Fin de vie : une loi pour avoir le choix ? | Renaissance
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le micro fonctionne bon bien euh bonsoir à tous les adhérents présents et et ceux qui nous qui nous suivent en visio que je salue euh nous allons débattre ce soir de de la fin de vie et des de de la réflexion qui est menée dans notre pays actuellement qui n'est pas la première évidemment euh débattre sur la fin de vie et pour moi et pour nous et pour beaucoup d'entre nous et pour la majorité même des citoyens n'est pas un débat d'experts n'est pas le seul débat des experts pour nous ce n'est pas le seul débat des médecins et c'est un débat avant tout des citoyens des citoyens devant la mort des citoyens devant leur mort devant leur propre fin de vie devant leurs droits devant la fin de vie et donc je crois qu'il faut qu'on le regarde sous cette hône là pour commencer on peut considérer aussi aujourd'hui avec avec pragmatisme les évolutions de notre système de santé les évolutions scientifiques les progrès l'allogement de la vie tout ce qu'on peut faire pour maintenir une personne en vie et se dire en même temps que les évolutions législatives sont elles aussi légitimes dès lors qu'on est dans cette situation les refuser en bloc c'est aussi ce de ne pas se donner tous les moyens que N nous avons d'y réfléchir ensemble eu pourquoi on n pas pu toujours faire le débat sur la fin de vie dans notre pays si on y réfléchi bien c'est qu'à chaque fois il a fallu une affaire emblématique on en a tous vécu j'en ai vécu une personnelle d'autres aussi autour de moi une une une aventure qui a marqué les médias qui a marqué les esprits est venue et on nous a dit on ne peut pas légiférer dans l'émotion alors on repousse la deuxième façon de repousser un bon débat de ce type c'est de se dire tout est fait tout va bien et c'est un débat qui devient alors caricatural avec les antiou et les proou et là on nance pas la troisième façon de repousser c'est de mettre à chaque fois comme si il fallait le faire en opposition les soins palliatifs avec l'évolution éventuelle législative en France comme si l'un n'accompagnait pas l'autre comme si l'un n'était pas nécess nire à l'autre tant qu'on sortira pas de ces ornières là on sera toujours dans un débat caricatural et d'opposition qui ne se prête pas à un vrai débat de réflexion intense que nous devons mener dans ce pays on est fort aujourd'hui du regard qu'on peut porter sur les avancées législatives qu'on a connu la loi classonetti qui a permis dans notre pays qu'aujourd'hui on puisse aller vers la sédation profonde et continue que beaucoup refusent d'appeler létal mais qui pourtant la même finalité on peut aussi se dire est-ce qu'elle est suffisante on a le droit de se dire ça est-ce que on a tous en nos têtes des exemples qui nous disent que oui c'est suffisant et oui ça répond à tous les besoins je crois pas sinon on nen parlerait plus la deuxième chose c'est se dire est-ce que dans notre pays nous devenons tous des incapables majeurs dès lors qu'on a des problèmes de santé je ne crois pas je crois qu'on a tous des droits euh et les médecins aussi et les professionnels de santé aussi donc il faut vraiment réfléchir à tout cet ensemble sans prendre de positions ferme et définitive dès lors qu'on on y réfléchit moi je vais je vais vous donner juste mon sentiment au préambule c'est que je ne suis pas une militante euh j'adore la vie j'ai très peur de la mort mais pour autant euh j'ai des convictions des convictions qui sont nées d'expérience qui sont nés de vécu qui sont nés de de de combat que j'ai été amené à mener alors que je n'étais pas militante et donc de creuser le sujet et d'aller voir et de me renseigner sur les autres législations sur les autres vécus sur ce qu'on avait pu me me retourner comme autre situation de débats énormes que j'ai mené dans toute la France avec des jeunes avec des jeunes parce que ce débat-là croyez-le intéresse énormément les jeunes c'est vrai qu'on n pas forcément la connaissance de la loi cllonti dans notre pays mais pour autant il y a quand même des disparités à la fois régionales des disparités aussi dans l'accès aux soins et des disparités dans l'accès à la culture même de cette appropriation d'une loi qu'on qu'on n pas et que tout le monde n'est pas capable de maîtriser donc voilà tous les les paramètres qu'on doit toujours avoir en considération sans invective sans jeter des anathèmes ni même d'avoir de pouvoir penser même que certains auraient envie d'en finir plus rapidement avec quelqu'un de sa famille partons du principe qu'on n pas tous des grands criminels en puissance qu'on a juste envie de se dire que peut-être il y a des progrès à apporter et que on doit y réfléchir posément on part aussi d'un autre constat aujourd'hui c'est que on a eu depuis une convention citoyenne qui a fait un travail extrêmement rigoureux très sérieux et que encore une fois parce qu'on considère que c'est un débat qui aussi citoyen on ne peut pas comme ça du jour au lendemain se dire bah cette convention elle est mignonne elle nous a bien intéressé puis point final donc on peut pas donc on est à ce moment charnière d'un moment où on peut avoir ce débat apaisé apaisé parce que là aussi encore une fois lorsque la il n'y a pas de de problème médiatique emblématique qui vient un peu ruiner les efforts qu'on pourrait faire sur un débat apaisé bah on vous dit bah puisque c'est un il se passe rien il y a pas de raison que ça bouge ça va très bien comme ça on va pas refracturer la société à cause de ça et ben alors à quel moment va-t-on pouvoir y réfléchir vraiment donc voilà où on en est aujourd'hui de ce débat sur la fin de vie on a à côté de nous euh Marina carer D'cos que vous connaissez qui est journaliste médecin aussi au départ et qui a fait récemment un un documentaire qui était je vais bien dire le titre parce que sinon je vais me faire disputer fin de vie pour que tu aies le choix euh donc c'est elle qui va nous nous parler maintenant et puis ensuite je passerai la parole à agè Fermain lebaudeau qui est la ministre déléguée en charge de l'organisation et des professionnels de santé l'organisation territoriale euh et qui a aussi présidé la Commission éthique à l'Assemblée je peux vous dire que c'est un travail énorme qui a été mené extrêmement sérieux qui avait mis de côté la fin de vie pour ne pas fracturer le débat et qui se retrouve quand même aujourd'hui à à mener ce travail de fond et et notamment sur une législation qui pourrait intervenir dans notre pays mais ça ce sera pour après donc je vais sans plus attendre passer la parole à Marina carer D'cos pour qu'elle nous livre sa version merci beaucoup mesdames les ministres mesdames et messieurs je suis extrêmement heureuse de pouvoir m'exprimer devant vous sur sur ce sujet essentiel pour lequel je pense qu'il est urgent d'agir alors juste une petite précision avant de vous donner ma position et de vous dire pourquoi je la défend je ne suis pas juriste je ne suis pas philosophe je ne suis pas spécialiste de l'éthique je suis devant vous en tant que citoyenne avec le le souhait d'avoir ce choix de ma mort en tant que médecin ayant rencontré des patients au port de la mort et en tant que journaliste vous l'avez rappelé j'ai incarné un documentaire sur la fin de vie qui a été diffusé sur France 5 puis sur France 2 et qui m'a conduit pour mon enquête en Belgique en su et au Canada et c'est fort de ces expériences et connaissances que je m'engage alors je défends aujourd'hui une évolution de la loi cl Leonetti du 2 février 2016 tout en défendant ce que cette loi a de bon parce qu'elle a de très bons points le premier point c'est vous l'avez évoqué les soins palliatifs qui sont non seulement à préserver mais à multiplier que ce soit à l'hôpital que ce soit en épad ou à domicile où ils sont quasi inexistants on rappelle qu'une majorité de Français c'est 81 % des Français souhaitent mourir à domicile à peine un/art euh y parvient et le constat est parfaitement clair quel que soit le lieu de résidence du malade on manque partout de soins palliatif près de 300000 personnes en auraient besoin chaque année à peine 100000 y ont accès il faut donc multiplier ces unités de soins palliatif les lits de soins palliatifs les soignants dédiés à ces soins et les formés je vais y revenir dans un instant deuxième mesure essentielle c'est cette sédation profonde et continue jusqu'au décès qui existe dans cette loi euh cette mesure en fait c'est un soin consistant à endormir profondément une personne pour soulager ou pour prévenir une souffrance réfractaire elle est associé à une analgésie et à l'arrêt des traitements de maintien en vie et la mort survient en quelques heures quelques jours parfois quelques semaines plus rarement concrètement qui peut en bénéficier dans le texte de loi il y a beaucoup de mots qui ont été employés et dans le texte de loi et dans les recommandations de la Haute Autorité de santé ça peut être donné en cas de souffrance réfractaire dû à une maladie incurable en face avancée ou terminal quand le décès est imminent et inévitable on lit encore en cas d'infection grave et incurable engageant le pronostic vital à court terme et provoquant des souffrances réfractaires aux thérapeutiques actuels alors cette mesure cette sédation profonde et continue jusqu'au décès c'est une solution qui est tout à fait adaptée à près de 9 155 % des patients en fin de vie c'est avant tout des patients euh atteints de cancer en face terminale elle existe elle doit être mieux connue des médecins et des médecins qui doivent être formés c'est pour ça je l'évoqua à écouter la parole et la souffrance des patients et on voit encore dans les unités de soins palliatif trop de médecins qui faceent à une telle demande estime bah que le moment n'est pas encore venu que la souffrance n'est pas suffisante et je ne sais pas quel médecin est capable de dire à un patient là honnêtement non vous souffreit pas assez on va attendre encore un petit peu il faut vraiment une formation des médecins à l'écoute des patients donc elle doit être mieux connue des médecins elle doit aussi être mieux connu des patients pour qu'il puissent la demander au même titre que ces patients doivent mieux connaître le troisème outier de cette loi qu'il faut aussi préserver que sont les directives anticipées des directives qui doivent être écrites laissé en lieu connu de proche ou auprès de la personne de confiance qui peuvent être maniés tout au long de la vie et qui permettent de dire ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas pour sa fin de vie seul 15 % des Français de plus de 50 ans les ont rédigé ce qui est quand même ridicule soyez rassuré ça ne tue pas de d'écrire des directives anticipées je l'ai fait il y a longtemps mais c'est essentiel laaffaire vcent Lambert n'aurait pas existé si il avait écrit ces directives et qu'il ne les a pas simplement exprimé à sa femme donc c'est absolument essentiel et ça aide beaucoup les médecins j'ai dit donc beaucoup de bien de cette loi je persiste elle est aujourd'hui mal connu insuffisamment et souvent mal appliqué il faut faire connaître cette sédation profonde et continue les directives anticipées et développer les soins palliatifs alors pourquoi ne pas faire cela plutôt que de faire évoluer cette loi pour deux raisons d'abord parce que vous l'avez dit développer les soin palliatif et faire évoluer la loi ne sont pas opposables et ne doivent pas être opposés bien au contraire c'est comme si avant la loi sur l'IVG on avait dit attendons de développer la contraception que les femmes la gèrent mieux et après on fera une loi non et pourquoi non parce qu'aujourd'hui en France il y a des patients qui ne peuvent pas attendre parce que de toute façon ils ne pourront pas bénéficier de cette loi cl Leonetti c'est le deuxième point il y a des patient aujourd'hui hors la loi cl Leonetti alors ce sont ceux qui ont une maladie grave et incurbl eux aussi qui ont des souffrances physiques ou psychiques réfractairees au thérapeutiques actuels eux aussi mais qui n'ont pas un pronostic vital engagé à court terme alors qui sont-ils des patients atteints de maladie neurodégénérative la plus connue étant la maladie de Charco qui est la plus fréquente des maladies rares c'est quand même 8000 patients en France le risque d'être atteint par cette maladie c'est un pour 350 pour les hommes un pour 400 pour les femmes c'est tous aurar mais c'est aussi des patients qui ont fait des accidents vasculaires cérébraux très grave qui entraîne ce qu'on appelle des syndromes d'enfermement c'était le cas de Jean-Dominique Bobby si vous vous en souvenez qui avait ce qu'on appelait un lotine syndrome et qui ne pouvait plus s'exprimer des patients également qui ont eu des traumatismes crâniens très sévères c'était le cas de vincentber à l'origine de tétraplégie et de perte de communication verbale qui sont bien souvent muets et aveugles et qui ne peuvent pas non plus s'exprimer et ces patients on l'a vu avec j'ai cité Vincent imber Vincent Limberg mais également Chantal SBIR ou hanber peuvent vivre encore des mois voir des années totalement coupé du monde avec des douleurs physiques et ou morales insupportables et ces patients-là doncont qu'une solution aujourd'hui c'est d'aller en Belgique ou en Suisse pour mourir comme il le souhaite et ça c'est indigne de notre pays indigne d'obliger des malades à s'exiler pour cela et indigne que cette mort choisie soit assortie dans ce cas-là d'une inégalité parce qu'il faut des moyens financiers familiaux et sociaux pour pouvoir le faire alors évidemment que proposer euh l'aide à mourir qu'elle soit active médical ou juste aide à mourir on a deux possibilités en gros que sont le suicide assisté et l'euthanasie pour bien préciser les choses le suicide assisté c'est le modèle donc qui existe en Suisse depuis 1941 euh concrètement un médecin va écouter le patient en demande s'il est d'accord c'est le médecin qui va rédiger l'ordonnance pour pouvoir euh pour que le patient puisse aller acheter le produit létal et le jour du geste la personne sera assistée d'un membre d'une association il y a pas de professionnel de santé sur place en tout cas c'est pas du tout demandé mais c'est la personne qui boira elle-même la potion ou si elle est en incapacité de le faire appuiera sur le bouton d'une perfusion qui aura été posé par un professionnel ce qui veut dire que des patients atteints par exemple de cette maladie de Charco qui savent qu'ils seront un jour totalement immobilisés risque quoi et bien risque d'avancer leur mort d'anticiper leur mort de l'avancer pour pouvoir bénéficier d'un suicida cité dans leur pays et s'ils ne l'ont pas fait ou s'ils sont d'emblé totalement immobiles comme après un traumatisme crânien gravissible et bien ils seront contraint de continuer à aller en Belgique pour pouvoir mourir puisqueils ne pourront pas avoir un suicide assisté il me paraît donc assez inutile de faire évoluer une loi si c'est pour maintenir des inégalités entre les patients en grande souffrance l'euthanasie elle all est pratiqué vous le savez dans de nombreux pays aujourd'hui en Belgique au Pays-Bas au Luxembourg en Espagne au Canada en Autriche là c'est le médecin qui va injecter le produit létal qui entraîne la mort en quelques minutes avant cela il y a un protocole lourd à suivre selon les pays il faut l'accord de deux ou trois médecins parmi lesquels souvent le médecin traitant et un médecin référent de la pathologie si la demande est acceptée le médecin s'assure régulièrement de la volonté de son patient qui peut changer au cours de sa maladie on le voit régulièrement et c'est très important alors de nombreux pays ont dans leur arsenal les deux possibilités cel-ici d'assister et euthanasie selon l'état des malades et c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi on a si peur dans notre pays de faire évoluer la loi alors qu'une majorité de citoyens yen il est favorable et depuis longtemps il y a deux raisons essentiellement la première c'est la crainte des dérives et dans toute grande loi qui fait bouger la société il y a cette crainte qui est justifiée et parfaitement audible nous l'avons vu nous comm quand nous sommes allés tourn au Canada on a rencontré une femme vétéran de de l'armée qui était donc en fauteuil roulant après un accident survenu dans le cadre de ce de ses fonctions et qui demandait depuis des années au gouvernement une aide matérielle pour pouvoir euh une rampe en fait pour pouvoir rentrer chez elle avec son fauteuil roulant rien n'avait été accordé depuis des années jusqu'à ce que euh quelqu'un des autorités lui disent mais vous savez madame vous avez vous avez droit à l'aide active à mourir on comprend donc et c'est pas un cas isolé puisqu'on a répertorié plusieurs cas de ce type au Canada on comprend donc parfaitement cette crainte de dérive ça n'est pas pour moi en tout cas une raison de ne pas légiférer avant la loi sur l'IVG les craintes étaient immenses d'une explosion du nombre de cas d'IVG ça n'a pas été le cas sauf cette année où on a 16000 cas en plus qui s'explique de tout à fait d'autres raisons qu'une qu'une dérive sans sans intérêt il faut encadrer au maximum la loi et en tout cas pour moi ne pas accepter ce que d'autres pays autorisent qu'on puisse recourir au suicide assisté ou à l'euthanasie parce qu'on a peur de mal vieillir ou qu'on en a assez de la vie la Suisse par exemple autorise pour moi ni la société ni la loi ni les médecins ne sont là pour ça et ça doit être très clairement écrit tout comme doivent être écrits les mots concernant un choix libre et éclairé tout comme doit être posée la question de ce geste chez les mineurs chez les personnes qui souffrent de maladie mental ou de certaines pathologies dégénératives comme la maladie d'Alzheimer il faut être très exigeant et très précis sur cela mais encore une fois ça n'est pas une raison pour ne pas légiférer moi j'ai confiance en tout cas dans mon pays et la deuxième raison qui est à mon avis la plus forte c'est la réticence du corps médical à être impliqué dans ce geste on entend beaucoup les médecins qui sont contre pas assez les autres madame la ministre dans notre documentaire a dit qu'elle elle avait entendu aussi justement ces médecins-là si on lit la tribune du Monde du 7 septembre 2023 qui a été signée par plus de 90 professionnels de santé parmi lesquels des réanimateurs des neurologues des oncologues des médecins de soins palliatifs ils disent nous qui soignons les personnes malades sans espoir de guérison et dont les souffrances ne peuvent être apaisées dans le cadre législatif actuel estim qu'il est de notre responsabilité de les accompagner dans leur demande d'aide active à mourir qu'il s'agisse d'une demande de suicide assisté ou de ou deutanasie dès lors que cette demande nous apparaît comme étant le reflet d'une volonté libre et éclairée nous estimons de notre responsabilité de leur garantir une assistance médicale jusqu'à l'acte final afin de leur permettre une mort digne et apaisée ces médecins il faut les entendre ils disent estimer que l'aide active à mourir doit s'inscrire dans le champ du soin et c'est ça que moi j'ai entendu de la part des médecins qui pratiquent cette anasie en Belgique au Canada et en France pour tous les médecins qui se mettent hors la loi quand ils le font et ils ne sont par réim dans notre pays ils disent que c'est l'ultime acte de soin d'un médecin qui accompagne son patient de la naissance à la mort il faut donc autoriser ces médecins à accompagner leurs patients ainsi et garantir en même temps à tous ceux qui sont opposés qu'il n'auront jamais à le faire et c'est parfaitement normal si la loi évolue il existera je pense comme pour les VG une double clause de conscience ça ne posera pas de problème en Belgique c'est moins de 3 % des morts qui meurent par euthanasie ça ne demande pas la totalité des médecins mais respecter l'éthique et les convictions religieuses de chaque médecin c'est indispensable mais ça ne doit en aucun cas être un frein à l'évolution de notre société et je voudrais juste finir en disant cela j'ai beaucoup entendu les médecins de soit palliatifs que je comprends hein dire que ces gestes d'euthanasie ouudessusci d'assister sont le contraire de leur métier qu'ils ne sont pas là pour tuer et bien pour moi pour les médecins que j'ai rencontré pour les patients l'euthanasie et également le suicide assisté puisque c'est le médecin qui rédige l'ordonnance ça ne consiste pas ça ne consiste jamais à tuer un patient cesdtion profonde et continu et euthanasie ce sont pour moi deux gestes de soin dans un cas on va donner un produit qui va soulager et entraîner le décès dans les jours qui viennent dans l'autre on injecte un produit qui entraîne la mort en quelques minutes pour moi l'intentionalité est la même soulagée al que va choisir le gouvernement un gouvernement qui a travaillé vous l'avez dit avec la convention citoyenne qui a fait un remarquable travail avec le remarquable travail également de Madame la Ministre qui a écouté des spécialistes de tout bord qui a visité de nombreux pays qui a observé qui a beaucoup réfléchi l'euthanasie seul le suicide assisté seul le suicide assisté avec exception d'euthanasie donc dépénalisations pour les patients que j'ai cité quel que soit le choix j'espère en tout cas que ce nouveau texte permettra à tous les patients sans espoir d'amélioration atteint d'une maladie grave et incurable et souffrant de douleur physique et ou psychique réfractaire d'avoir une fin de vie digne et j'ai bien dit tous les patients sans inégalité et j'ajouterai évidemment seulement ceux qui le souhaitent cette possibilité représentera un droit un choix et jamais une obligation on peut quand même être rassuré là-dessus merci beaucoup je vais laisser parler Agnès firm leodo sur ce qu'elle veut si possible quand même sur la fin de vie mais surtout pour nous dire un peu ce qu'elle ressent ce qu'elle a pu voir ce qu'elle a pu entendre c'est surtout ça l'essentiel évidemment elle va pas nous dévoiler ici l'avancée de ses travaux mais en tout cas la méthode utilisée jusque maintenant et est ce qu'elle a pu constater ça ça me paraît intéressant avant qu'on ait un échange avec la sal bon bonsoir à tous euh merci Brigitte pour ton invitation merci Marina pour ces propos comme ça vous avez tout le contexte Marina a planté clairement clairement le décor moi je vais me permettre si vous voulez bien de de de replacer un petit peu le pourquoi nous y sommes arrivés euh à écrire ce texte de loi euh et peut-être rebondir sur ce que tu as dit en introduction Brigitte sur les raisons pour lesquelles c'est jamais le moment l'opposition soin palliatif aide à mourir euh puis tu as donné une troisème raison euh les les anti tout l'émotion voilà euh tout d'abord euh le président de la République l'avait inscrit dans son programme électoral déjà euh le Conseil consultatif national d'éthique a rendu un avis et le président de la République j'allais dire s'est appuyé sur cet avis pour lancer les travaux euh qu'il avait promis dans dans son programme électoral cet avis du conseil d'éthique l'avis 139 en résumé dit que la loi cl leonityti ne répond pas à toutes les situations à moyen terme c'estce que dit l'avis et donc le 13 septembre 2000 22 le président de la République dans un communiqué de presse dit qu'il va lancer la convention citoyenne promesse de campagne électorale mais là où et c'est peut-être pour ça que nous y sommes arrivés il lance une méthode de travail innovante et complètement nouvelle il demande à de ministres pour cet acte 1 de la réflexion à Olivier verrand et à moi-même de mener des travaux de façon sont parallèles la convention citoyenne s'est réunie du 9 décembre au 2 avril a fait un travail extra ordinaire je tiens vraiment à le dire que pour le coup euh j'allais dire peut-être les leçons de ce qui n'avait peut-être pas marché sur la convention pour le climat ont été retenu et le travail de la convention citoyenne a été extraordinaire 185 citoyens tirés au sort qui ont commencé les travaux le 9 décembre 184 sur la ligne d' arrivé le 2 avril seule personne qui n'a pas fait tous les travaux c'est parce qu'entre-temps elle a trouvé du travail une bonne excuse euh pour vous dire moi je suis allée les voir travailler pas dans les séances plinières dans l'hémicycle en commission j'ai été vraiment très impressionné par la montée en puissance de leurs connaissance par la façon dont ils savaient s'écouter et se respecter peut-être certains devraient en prendre un petit peu de la graine euh c'était vraiment très très impressionnant et surtout par la façon dont très vite s'est dégagé une majorité 75 25 mais par la façon dont les 25 qui étaient plus plutôt contre l'évolution de la loi ont continuait les travaux ont continua même à avancer à réfléchir alors qu'ils avaient une position affirmé sur pour eux il ne fallait pas que que la loi évolue donc cette convention citoyenne et pendant cette période jusqu'au 3 avril j'ai comme l'a dit Marina j'ai beaucoup écouté beaucoup consulté alors des professionnels des associations les cultes les franc-maçons ENF vraiment beaucoup beaucoup beaucoup travailler et surtout je suis aussi allé à l'étranger pour voir les pays qui avaient légiféré depuis longtemps la Belgique qui a légiféré depuis 20 ans avec le modèle euthanasie la Suisse qui n'a pas légiféré puisque en Suisse ils ont un beau principe pas duplicable du tout en France tout ce qui n'est pas interdit est autorisé ça chez ça marchera pas euh l'Espagne qui a choisi le modèle euthanasie mais depuis simplement 3 ans c'éit intéressant de voir aussi en peu de temps comment ils avaient réussi à évoluer mais pourquoi ça marchait pas si bien que ça en Espagne en Grande-Bretagne qui essae de légiférer depuis des années mais qui n'y arrive pas donc je voulais comprendre les freins euh et en et en partant les parlementaires que j'ai vu mon surtout si vous y arrivez on viendra voir pourquoi vous vous y êtes arrivé euh et puis je suis aussi allé aux États-Unis en Oregon parce que je voulais euh voir euh ce modèle qu'on dit dit oreggonais j'ai fait le choix Mo marina de ne pas aller au Canada euh parce que très clairement c'est pas le modèle euh quand voulez la conviction que très vite euh j'ai eu c'est qu'il n'y avait aucun modèle duplicable inexttino dans notre pays et je vous dirai peut-être pourquoi tout à l'heure donc des voyages à l'étranger un groupe de parlementaires transpartisans quand je dis parlementaires c'est députés et sénateurs qui ont travaillé ensemble et quand je dis transpartisan c'est-à-dire tous les partis politiques qui souhaitaent venir travailler avec nous sont venus travailler avec nous donc nous les réunissions avec Olivier et certains sont venus nous accompagner à l'étranger un groupe de soignants transpartisan alors là pas tout à fait le même transpartisan c'est-à-dire des soignants pour et des soignants cont et quand je dis des soignants je dis des médecins des médecins spécialistes des médecins généralistes des médecins de so palliatif des médecins réanimateur mais je dis aussi aide soignante et infirmière qui sont les professionnels le plus longtemps au Chevé du malade et c'était très important pour moi de les associer directement et quand je dis alors je je le dis depuis tout à l'heure parce que il y a quelqu'un qui m'a dit mais en fait on est on y est arrivé parce que on a créé une méthode innovante de de de de fonctionnement et une méthode intégrée alors je demandé ce qu'on m'exlique ce que ça veut dire que la méthode intégrée ça veut dire qu'en fait on a fait travailler tout le monde en même temps et donc on a fait travailler on a fait réfléchir des parlementaires qui ont travaillé avec des soignants on a confronté dans des mêmes ateliers des parlementaires et des soignants c'était assez intéressant on a fait travailler des administrations centrales avec des experts parfois ça fritait un peu mais mais l'intérêt c'est que en fait tout le monde a avancé ensemble en fait c'est tout le monde avancé ensemble et donc on arrive au 3 avril où donc la convention citoyenne remet au président de la République le fruit de ses travaux et je remets au président de la République le fruit des miens et le 3 avril le président de la République annonce dans le discours alénisé qu'il souhaite que le gouvernement lui remette pour la fin de l'été un texte de loi sur le modèle français d'accompagnement de la fin de vie avec la priorité des priorités une stratégie décenale sur les soins palliatifs et une avancée l'accès à l'aide à mourir là commence j'allais dire l'acte 2 l'acte de des travaux il fallait maintenant écrire un projet de loi et donc il m'a confié avec ellisabeth born cette mission d'écrire ce projet de loi partir de là commence une nouvelle nouvelle phase une nouvelle phase de consultation et nous avons souhaité euh avec les travaux à la fois de la convention citoyenne puisque le président de la République dans son discours du 3 avril dit clairement à les mineurs pronostic vital engagé maladie incurable volonté libre et éclairé de la personne et souvrance physique réfractaire ou insupport portable ce sont les lignes directrices fixées par le Président de la République et dans cet acte 2 nous avons continué à écouter les soignants à travailler avec les parlementaires mais puisqu'il s'agit bien d'un projet de loi c'est bien de la responsabilité du gouvernement d'écrire le texte mais c'est pour ça qu'il fallait continuer à toujours écouter euh j'ai aussi continué à participer à de nombreux débats euh nombreux très nombreux et les échanges qu'on peut avoir sont toujours intéressants et donc nous avons écrit ce texte de loi qui sera euh complètement validé puisque c'est dans la presse je me permets de vous le dire euh mardi prochain euh nous avons une réunion de travail j'allais dire qui va nous permettre de présenter après le texte au Conseil des ministres fin décembre et il arrivera à l'Assemblée nationale début euh de de l'année prochaine ce texte de loin il résulte je le dis vraiment d'un d'un travail fait par à la fois euh un groupe de travail que j'ai missionné pour écrire une stratégie décennale des soins palliatifs une partie sur le droit des patients la protection des personnes et une partie sur l'introduction dans la loi de l'aide à mourir je le redis le souhait du président de la République c'est de faire en sorte que nos concitoyens en fin de vie puissent avoir accès au soins palliatifs et au traitement de la douleur et à l'accompagnement de la douleur j'oublie pas la douleur parce que c'est important de façon égalitaire sur notre territoire vous le savez nous avons des grands enjeux d'égalité d'accès cette stratégie des soins palliatifs elle a comme ligne conductrice l'accompagnement l'accompagnement du malade et de la famille je pense qu'il est important et quand je dis famille je dis aident et la famille c'est ce qui a j'allais dire conduit toute notre réflexion et c'est sera c'est ce qui est le fil conducteur du projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres à la fin de l'année c'est l'accompagnement de la personne le respect du choix de la personne le fait d'avoir pris en compte aussi les échanges que nous avons eu avec tous les professionnels de santé et euh de pouvoir j'allais dire anticiper le plus en amont possible aussi la prise en charge lors de l'annonce d'une maladie grave je crois que c'est aussi ça qu'il nous faut pouvoir développer je suis ennuyé parce que je peux pas trop vous en trop en dire donc mais on pourra quand même répondre aux questions je je je je je le je le redis mais donc vous dire déjà qu'il y aura bien un projet de loi c'est quand même déjà en soi euh B mal euh à quelques jours près on va y arriver euh on fera on fera peut-être le débat dans quel dans quelques mois vous dire vous partagez quand même quelques convictions assez fortes tout d'abord euh moi je suis intimement convaincu que c'est jamais le bon moment on l'a toujours entendu je pense qu'au contraire là c'est le bon moment d'abord parce que je pense que la société est prête je suis aussi convaincu que nous aurons des beaux débats à l'Assemblée nationale c'est un débat de société donc le débat sera difficile mais nous avons grâce à ce débat l'occasion peut-être de nous réconcilier avec la démocratie et peut-être de nos concitoyens avec la politique au sens au sens noble du terme sur ce sujet de société peut-être qu'il y a une différence avec les autres sujets de société qui ont eu lieu dont les débats ont lieu dans l'hémicycle avant à tort certains de certaines personnalités politiques pensent qu'ils ne sont pas concernés ou qu'il n'étaient pas concernés par le mariage pour tous ou par pour la PMA pour le couple de femmes ou FAL à T je le dis mais là sur ce sujet là on va tous mourir non non mais non non mais c'est c'est c'est assez différent donc on est tous concernés on est tous concernés donc on on doit tous réfléchir alors après chacun avec ses idées et toutes les idées il y a pas de jugement à voir sur quoi que ce soit là on parle de la mort et on est bien vivant là on est bien vivant moi je suis pas fichu de vous dire quelle décision je prendrai lorsque je serai concerné par le sujet et peut-être je n'y serai pas peut-être mourir d'une crise cardiaque en sortant là sur le trottoir peut-être non non mais non non mais donc on ne sait pas donc c'est c'est un sujet c'est vraiment un sujet de de bon vibant mais on est tous concernés et donc je pense que sur ce sujet-là les débats seront assez différents que sur les autres sujets parce que je pense que certains de de de de des parlementaires ne se s sentit pas vraiment concerné par les autres euh mais là on est tous concernés que euh ouais donc on aura des beaux débats moi je pense que c'est le bon moment et on aura débat non non mais je je le dis vraiment parce que je je j'en suis intimement convaincu et comme l'a dit Brigitte j'ai eu la chance de de présider la commission spéciale des révisions de bois biotiqu et on le voit je pense qu'on peut le faire quand on veut et on a réussi à le faire euh alors il y a des moments la pression elle monte un peu hein mais c'est normal ça s'appelle la démocratie ça s'appelle les échanges mais on peut le faire en se respectant et en s'écoutant et d'ailleurs on apprend toujours en se en s'écoutant et en se respectant après vous dire quand même une conviction profonde sur ce pourquoi il fallait un seul texte avec les soins palliatifs dans le texte puisque c'est ce sont des débats sur lequel certains se sont on aurait pu se poser la question d'abord en travaillant sur vraiment la nouvelle stratégie pour développer les soins palliatifs en France peut-être qu'il rien ne relevait de la loi on va pas faire des textes de loi si il se trouve que oui et donc la question s'est posée est-ce qu'il faut faire deux texte de loi clairement la réponse est non elle est non pourquoi elle est non parce que d'abord faire deux textes c'est ouvrir un front et opposer soin palliatif à aide à mourir et ça ça n'est pas nécessaire je note je note que nous avons réussi à échapper à cet affrontement dans les débats jusque maintenant et donc ça n'est pas la peine de réouvrir un front qui n'existe plus la deème chose et peut-être Marina avons nous rencontré la même la même personne en Belgique mois de janvier je suis allé en Belgique et là premier choc une femme palliativiste qui au début de la légalisation de l'euthanasie ne pratiquait pas l'euthanasie et qui quelques années après l'a pratiqué et qui me dit vous savez je pense maintenant que l'euthanasie est la suite logique de la prise en charge palliative ça m'a un peu perturbé quand même je dois vous le dire vraiment ça m'a un peu perturbé et puis on a continué et j'ai continué à travailler à beaucoup écouter et quand même j'avais quand même moins l'impression que globalement c'était ça j'ai visité plus d'une quinzaine d'unités de soins palliatifs j'ai beaucoup discuté avec certains professionnels vraiment beaucoup j'ai aussi beaucoup discuté parfois avec des malades dans les unités de soin palliatifs et plus ça allait plus j'avais cette conviction mais sans vraiment euh et il y a quelques semaines je suis allé à Blois dans un débat euh au rendez-vous de l'Histoire et là un neurologue un neurologue dit vous savez moi je pense que l'aide à mourir est le continuum des soins palliatif ah je dis tiens j'ai l'impression que et il donne une explication à ça qui euh me paraît évidente maintenant mais que je n'avais pas encore complètement intégré cette explication c'est en France ça c'est moi qui le dit en France les soins palliatifs sont vécus comme un échec par les médecins parce que les médecins sont formés au tout curatif et sont pas formés au soins palliatif moi j'en étais à ça ça je l'avais bien intégré et lui va plus loin il dit les palliativistes visent vivent l'aide à mourir comme un échec parce que la prise en charge ne peut pas soulager tout le monde et en fait c'est ça et donc ce pourquoi il n'y aura qu'un texte c'est parce que Marina a dit queelle considérait que c'était un soin le débat il est clairement là est-ce que l'aide à mourir est un soin ou pas il un sociologue qui a un nom mais je l'ai oublié qui dit c'est un c'est une suite de soin voilà il dit c'est une une suite de soin euh moi je je n'empleurai pas ce terme je dis pour moi l'aide à mourir est le continuum d'une prise en charge palliative j'en suis arrivé à ce constat et donc oui il n'y aura bien qu'un texte et ceux qui militent pour qu'il y ait deux textes euh je pense qu'il se trompe et que euh on peut laisser le choix aux personnes euh et et je vais le le dire parce que je je vous dirai pas grand-chose mais sur ce qu'il y a dans la loi mais je vais quand même vous dire quelque chose j'ai quand même tenu à ce qu'il soit proposé systématiquement à chaque personne qui demanderait l'aide à mourir à ce que les soins palliatif soit systématiquement proposé si tel n'était pas le cas avant pour que juste au bout on propose un accompagnement et une prise en charge charge à la personne d'accepter ou pas mais au moins qu'on s'assure que la prise en charge palliative a pu être proposée parce que parfois il y a encore des territoires où c'est pas le cas et dans ce cas-là le médecin s'arrangera pour que ce soit le cas mais je crois que c'était vraiment important qu'on puisse aussi proposer cet accompagnement si ce n'est pas le cas donc voilà très très envraque ce que je voulais vous dire mais et vous dire que en fait on proposera bien sûr un projet de loi et que le travail parlementaire va commencer euh et que le travail parlementaire nourrira encore de nombreux débats il fera forcément euh évoluer évoluer le texte euh et que là aussi on prendra le temps de de travailler de s'écouter euh ça me semble important mais aussi dire que sur ce sujet-là le fait d' d'avoir travaillé avec un groupe de parlementaires en amont sur un sujet qui est quand même très complexe très complexe euh bah une partie euh de de de des députés et des sénateurs auront été j'allais dire acculturés au sujet euh auront aussi beaucoup appris et ça c'est aussi important parce que parfois ça peut éviter de dire des grosses bêtises et ça peut arriver mais mais mais c'est mais c'est important d'avoir aussi des parlementaires qui soni acculturés au sujet sur un sujet qui est vraiment très très difficile euh et puis je vais vous dire une dernière chose et puis après on répondra aux questions ce pourquoi je je très vite euh eu la conviction qu'il n'y avait pas de de modèle duplicable inextenso euh dans notre pays d'ailleurs on parle du modèle suisse on parle du modèle belge on parle du modèle oregonnais et ben on aura notre modèle français euh parce que d'abord on n'a pas la même antériorité des soins palliatifs que les autres pays les Suisses ont introduit les soins palliatifs bien après euh bien après le suicide assisté qu' on n' pas la modème le même modèle de prise en charge non plus qu'on n pas tout à fait la même culture qu'on n' pas le même système de soin et donc que tout ça fait que on peut pas se dire que on va dupliquer tout à fait voilà et donc on a essayé de regarder ce qui était bien chez tout le monde et construire notre modèle français et donc comme le président de la République l'a demandé nous avons construit notre modèle français d'accompagnement de la fin de vie et c'est ce que vous verrez bientôt merci bien tu as pas pu nous dire grand-chose mais tu nous as dit beaucoup de choses déjà sache-le et merci alors on a quelques questions déjà posées pour nos adhérents qui sont en visio on va en prendre deux ou trois dans la salle avant et puis ensuite je poserai celles qui m'ont été adresser alors là-bas merci de ces trois interventions très intéressante mais je suis quand même déçu et angoissé je suis déçu parce que il y a un terme qui a été prononcé et qu'on entend depuis un petit moment l'euthanasie pour les exceptions je trouve que c'est mettre très vite au panier la fin de vie des cancéreux parce que j'ai connu ça j'ai connu cette situation mon mari est mort d'un cancer et il était belge heureusement donc il était en Belgique donc il a pu profiter pendant il a cétait réglé avec le cancérologue on savait dès le départ que toute façon c'était incurable donc il avait fait tous les papiers il a vu deux cancérologues qu'il connaissait il a vu un psychiatre des témoins enfin c'est verrouillé on ne peut pas plus verrouiller et au moment de quand quand le les médicaments n'agissaient plus on lui a proposé les soins palliatifs il a dit non je veux rentré chez moi donc il est rentré à la maison je suis restée avec lui pendant 3 mois et à la fin c'était c'est en tout cas un jour il m'a dit ma vie n'est plus une vie donc je vais appeler le médecin il lui restait 3 jours 3 semaines un mois je ne sais pas mais il ne pouvait plus supporter il se levait il tombait il était dénutri il était en très mauvais état et donc je je pense que là on on va faire deux catégories et ça ça me dérange énormément les cancéreux et puis les pathologie neurologique parce que j'ai vu ma ma voisine mourir d'un cancer à côté de chez moi c'est une amie d'un cancer du pancréas ce qu'on lui a fait c'est pire que de la maltraitance c'est de la torture elle voulait partir son mari voulait qu'elle parte ses enfants tout le monde souffrait et on a rien fait parce qu'on l'a dit elle n'est pas en fin de vie donc ça a duré un mois cette torture donc on ne peut pas euh moi je suis pour le modèle belge carrément je l'ai vécu moi-même dans ma chair et là je je suis désolé parce que j'arrive pas être sereine quand je parle de ça et donc je suis déçu quand on dit on peut pas copier le modèle B le modèle gel pour moi il est parfait c'est l'euthanasie c'est le suicide et je veux pas qu'on fasse deux catégories de malades il y a pas les cancéreux et les maladies neurologiques il a les malades et on Meur pas la française on meurt on est des humains on meurt pas la française tout le monde parle de la même famille merci on est-ce qu'on en prend plusieurs ou pas on va répondre d'abord vous et je voulais juste préciser avant de laisser la parole à Madame c'est moi qui qui mis le mot exception d'euthanasie parce que je ne sais pas ce qu'il y a dans ce texte de loi et qui est et non non non non qui est simplement que si euh si si c'est uniquement le suicide assisté quel que soit le terme employé qui était le le texte de loi j'espérait qu'il y aurait en plus des exceptions d'euthanasie pour que les patients qui ne peuvent pas bénéficier du ce suicide assisté puissent malgré tout mourir comme il le souhait voilà c'est juste ce mot-là que j'ai employé mais encore une fois je ne sais absolument pas ce qu'il y a dans ce texte c'était le minimum que je souhaitais non non non non non non non mais je vais pas moi j'ai pas parlé j'ai pas parlé d'exception mais je je je le redis dans les critères d'éligibilité même si je n'aime pas ce terme euh quand on parle de pronostic vital engagé à moyen terme on dit on parle pas de maladie neurologique ou de cancer on parle pas de pathologie on parle pas de pathologie euh on parle de maladie grave et incurable non non mais on parle pas on parle pas de malad on parle pas on parle pas de de de maladie grave et et d'ailleurs vous faites allusion aux 3 jours euh quand on dit moyen terme c'est le miroir de la loi cl Leonti qui continuera d'ailleurs à exister puisque comme l'a dit très justement Marina dans la loi cl Leonti il y a des très bonnes choses euh il y a des très bonnes choses mais on parle pas de pathologie on parle pas de pathologie et quand vous parlez de d'aide à mourir de suicide assisté ou d'euthanasie c'est la technique j'aime pas ce terme là mais euh mais mais c'est c'est c'est c'est la technique euh pour mourir c'est pas ça le sujet le sujet c'est de savoir qui peut avoir accès à et et on a on fait pas de maladie dans la loi il y aura pas de maladie de cité on parle de pronostic vital engagé à moyen terme c'est le miroir du court terme pour la loi cl Leonetti qui définit quelques jours à quelques semaines la difficulté du moyen terme et on voit bien c'est quelques mois euh voilà mais c'est pas c'est pas je ne crois pas ni dans les propos de Marina ni dans les miens avoir classifié des maladies la difficulté et en fonction de ce qui sera choisi dans le texte vous voyez bien que physiquement une personne peut-être empêcher si c'était le modèle suicide assister et donc il faut permettre à cette personne de pouvoir avoir accès à ce droit et donc dans ce cas-là c'est pour ça qu'on parle d'exception d'euthanasie parce que parce que c'est d'abord le suicide assisté je dis bien si c'est le modèle choisi c'est ça l'objet mais il y a pas il y a pas on nexclut pas les c'est 80 % en fait dans tous les pays qui ont ouvert l'aide à mourir 80 % des personnes qui ont accès sont des personnes qui sont atteintes d'un cancer c'est 80 % voilà il y a pas de il y a pas de la loi la plus restrictive c'est la loi qui est en Oregon c'est la loi la plus restri non non c'est la loi la plus restrictive c'est la loi la plus restrictive dans dans les critères d'accès critèr d'acès c'est la loi restrictive voilà mais ce qu'on peut dire aussi c'est que et ce qui est ce qui est aussi important et pour avoir échangé avec des personnes qui sont en process qui sont allé en Suisse et qui sont en fin de vie c'est que le fait le fait de savoir que lorsque vos souffrances vous sembleront insupportable vous pouvez avoir accès à en moyenne 60 % ne vont pas jusqu'au bout du process 60 % c'est pour la personne un apaisement j'allais dire déjà c'est ça c'est 60 % le fait de savoir que vous pouvez avoir accès à lorsque vos souffrances vous les jugerez vous vous insupportable c'est c'est déjà beaucoup c'est déjà énorme c'est ça c'est statistique hein c'est le cas d'un patient effectivement que j'ai rencontré en Belgique qui avait un cancer du pancréa qui était un homme relativement jeune et euh qui m'a dit maintenant que je sais que j'ai droit à cette à cette ethanasie peut-être que je vais pas utiliser ce droit euh parce que euh je vais peut-être aller au bout de du chemin de ma vie euh et puis finalement 10 jours après il a décidé que c'était ça n'était plus possible il a demandé il a bénéficié de ce geste et c'est pour ça que je je redit qu'il faudra former les médecins parce qu'il n'est pas acceptable que des patients jugent à partir de quand un patient n'en peut plus il y a que le patient qui est dans son corps et dans sa tête qui souffre et ça n'est pas acceptable d'entendre encore des médecins dire non on pouveit tenir encore un petit peu c'est ça monsieur et puis al il y en a encore deux alors attendez parce que oui il faudrait qu'ils ait un micro moi j'en ai un si vous voulez moi j'avais la question lever la main donc sans TR techniciser le débat parce que il y a un mot quand même qui me qui me semble important c'est le mot d'amour et d'émotion en fait puisque il faut je pense citer l'amour dans tout ça puisque les personnes qui entourent le malade en général ou la personne qui est en fin de vie c'est d'abord aussi un geste de responsabilité et d'amour donc il faut pas que le le pas de la technique dans un texte je pense aussi important il y a pas de difficulté puisque c'est un choix d'amour donc vraiment quelque chose d'assez simple et je pense de M même de de grande tranquillité dans la société de savoir parce que là aujourd'hui toute la salle est incapable de dire comment ça va se passer si ce n'est d'aller en Suisse ou en Belgique ce qui est pas un bon modèle pour nos amis belges ni pour nos amis suisses depuis au moins une 30aine ou quarantaines d'années donc je pense que ça c'est vraiment fondamental de répondre à cette tranquillité de société et je pense que tous les Français ont le droit d'avoir cette tranquillité de société et que chaque jour qui passe c'est un manque de tranquillité euh c'est vraiment vraiment dommage et je peux pas utiliser le on comme on a décidé d'aller ou de ne pas aller puisque le on dans ce cas-là ne vaut rien attention je pense vraiment il mieux vaut utiliser le jeu dans ces expériences là et je peux l'utiliser puisque j'ai été confronté assez récemment dans ce que je voulais ça voulais indiquer simplement dans cette scène qui euh finalement euh juxtapose à la fois le corps médical le corps soignant le malade et la famille que le corps médical a un accès très important à l'intimité familiale et cette intimité est assez déformante puisque euh et certainement déstabilisante aussi pour le corps médical qui ne sait peut-être pas l'appréendé et c'est tout à fait normal puisqu'il est répété de façon régulière et qu'il ne s'agit pas de déshumaniser finalement un Act technique mais bien de parler d'amour et je pense que peut-être un élément tiers à cette à ce moment-là pour le corps médical les soignants le et sans doute la famille et qui plus est pour pour la personne qui est surtout en fin de vie serait un élément d'apaisement merci euh j'ai r j'ai oublié de rajouter dans les facteurs de d'éloignement du débat à chaque fois en France c'est que quand il y a des antitou que je ne nommerais pas on vous culpabilise toujours le fond de la pensée c'est toujours de dire en fait vous voulez vous débarrasser de votre de votre malade gênant et ça c'est horrible c'est horrible et c'est le fond de pensée qui vous emmène vers ça qui vous oblige à penser même ça et donc ça c'est inadmissible et et et c'est ça aussi qui a toujours un peu caricaturé le débat et et qu'on doit éviter complètement encore une fois dans cette phase là je vais passer la parole là parce que je crois qu'il va perdre le bras jusqu'à ce que le micro arrive mais monsieur va perdre le BR mais répondre à la question jusqu'à ce que le micro arrive tout à l'heure j'ai parlé de la personne le jeu c'est la souffrance de la personne euh je vous dis que ça permettait d'apaiser correspondre à votre tranquillité et dans les propos liminires que ce soit ceux de Marina ou que ce soit les miens euh je vous ai dit que le le fil conducteur c'était accompagnement de la personne et de la famille de la personne et de la famille je pense euh que c'est important euh et y compris de la famille lorsque le malade aura accompli le geste ou le malade ne sera plus je veux dire dire que voilà c'est parce que l'objet c'est ou bien on est très clair que l'idée c'est euh que cette aide à mourir puisse se pratiquer bien sûr à l'hôpital et et et au domicile et donc c'est l'accompagnement de la famille aussi euh qui est important c'est le fil conducteur c'est pour ça que j'ai l'humilité de dire que la demande du Président de la République et de la première ministre c'est une loi d'humanité c'est on accompagne on accompagne selon le choix de la personne jusqu'à la fin la personne et la famille et on aura des travaux sur les dents j'ai un jeu enfin j'ai pas un jeu j'ai une question c'est bête ce que je viens de dire qui a écrit ces directives anticipées et ben voilà cette salle est aussi mauvaise que la moyenne nationale voilà bien allez-y monsieur bonsoir à tous moi je voulais revenir sur deux sujets importants pour moi c'est le droit d'homme le soin palliatif je vous explique en 2 secondes moi je suis handicapé depuis mes 9 ans et je suis dans mon boulot et le travail dans l'insertion handicap pour les remettre pour les aider à pou avoir une vie normale le soin palliatif si on considère que le soin palliatif c'est le soin pour aller mieux moi je suis en soin palliatif depuis l'âge de mes 9 ans donc aujourd'hui quand on en discute entre nous quand j'en discute avec les personnes que j'accompagne toute la journée ce qu'on veut nous c'est le droit de choisir parce que des médecins moi juste mensuellement j'envoie h par mois et donc un moment ou un autre ce qu' ce qu'on souhaite dans cette Po et qu' je peux vous dire que les 12 millions d' personnes sitation d'hicap l'attendent avec impatience cette loi parce que ils sont nombreux à monter en Belgique ou à partir en Suisse qu'on ça va plus et vraiment c'est une noi qu'on a qu'on tient au bout de bras pour vous dire merci qu'elle soit mis en place mais un des points c'est le droit de choisir merci alors il y a plein de mains euh j'ai quand même entre deux je pose une petite question des des adhérents qui nous regardent si vous le permettez il y a Laura qui disait comment répondre aux craintes des médecins qui administreraient la solution létale et qui joueraiit un rôle dans la fin de vie euh notamment si l'accord du patient est remis en question je pense que quand même avec les critères que tu évoquais mais on va pas trop rentr alors la la double colose de conscience ça je pense que c'est quelque chose c'est un préambule et pour euh je crois que c'est remis en question par personne euh ça ça me semble être quelque chose je crois qu'il faut respecter euh et quand on parle du médecin on parle pas que du médecin euh on parle de tous les professionnels qui seraient amenés euh y compris euh des infirmiers y compris des étoignantes je pense que il est important sur ce sujet de respecter euh j'allais dire le choix des soignants aussi je pense que c'est vraiment euh pour le coup euh là aussi ça me semble être quelque chose d'important le seul professionnel de santé qui n'a pas de double conscience c'est le pharmacien c'est le seul et là il ne pourra pas non plus en avoir puisque le pharmacien n'a pas à juger de l'ordonnance et de la prescription qu'il reçoit donc pour le pharmacien il y a pas il y a pas de de de de clause de conscience spécifique possible euh voilà donc c'est euh oui et et même si si j'essaie de comprendre un peu mieux la question elle elle se demande si euh un médecin peut craindre mais il peut craindre surtout aujourd'hui parce que la loi justement lui interdit et c'est plutôt euh justement aujourd'hui que euh la question se poserait si un médecin aidait de manière plus active quelqu'un aujourd'hui dans notre code pénal c'est toujours euh un acte une réalitéectuel donc voilà ce qui se passe il faut bien préciser que les médecins qui le pratiquent aujourd'hui en France parce que les médecins quand ils ne peuvent plus rien pour leurs patients et que leurs patients leur demande il y a des médecins qui euh qui qui le font ces médecins disent qui se sentent totalement isolés qui le font sans pouvoir en parler avec leurs confrères sans pouvoir ce qu'on appelle débrifer après pour pouvoir et avant et après pour savoir si effectivement ce patient-là correspond bien à cette au au cadre de la loi c'est le cas en Belgique où les où les médecins sont extrêmement euh solidaires les uns des autres pour ceux qui pratiquent l'euthanasie et qui disent discute énormément avec leur leurs confrères avant et après parce que c'est un un geste qui est douloureux et compliqué à faire on a l'impression que c'est c'est banal ça n'est absolument pas banal ça reste rare dans les pays qui l'ont dépénalisé et les médecins disent voilà on le fait effectivement mais ça reste quelque chose de difficile qui nous marque à chaque fois on est c'est compliqué à vivre c'est compliqué à vivre pour nous pour les familles et on a besoin ensuite d'en discuter entre nous et cette cette la légalisation est pour ça essentielle effectivement c'est pas une crainte c'est que c'est un acte difficile à faire pour les médecins et que c'est important de pouvoir en parler entre eux c'est c'est les protégés et Marina Ron le le le parler quand on parle d'accompagnement l'accompagnement de la famille mais après c'est l'accompagnement des professionnels de santé aussi et d'ailleurs on le voit aussi dans les soins palliatifs lorsque vous allez visiter des unités de soins palliatif régulièrement j'allais dire le le le rapport à la mort il est il est difficile il faut que les professionnels puissent puissent en parler entre eux ça c'est important et donc l'accompagnement de la famille puisque on aura toute une grosse réflexion sur l'accompagnement du deuil hein dans cette dans cette dans ce projet de loi euh l'accompagnement des familles est important mais l'accompagnement des professionnels de santé aussi derrière pour répondre au monsieur sur les les soins palliatifs le développement des soins palliatifs il est bien sûr à l'hôpital il est bien sûr à domicile il est aussi bien sûr dans les établissements sociaux et médicos-sociaux que nous n'avons pas oublié parce que la prise en charge euh des personnes en situation de handicap en situation de polyhandicap les soins palliatifs c'est absolument nécessaire et il il nous faut aussi avancer dans ce domaine et je n'ai pas parlé des soins palliatif pédiatrique mais là aussi nous avons un retard énorme et donc là il y a tout un enjeu sur le développement des soins palliatifs pédiatriques aussi merci euh justement pour parler des médecins en fait j'ai j'ai un peu relu justement est-ce qu'il y a pas quelque chose à travailler alors je m'adresse surtout à Marina qui est médecin euh est-ce qu'il y a pas quelque chose à travailler aussi sur le serment d'Hippocrate si c'est possible parce que ils sont un peu coincer là-dessus puisque en fait le serment d'Hippocrate dit je ferai tout pour soulager les souffrances je ne prolongerai pas abusivement les agonies je ne provoquerai jamais la mort délibérément est-ce qu'il y a pas quelque chose à réviser aussi là-dessus ou est-ce qu'ils sont alors c'est en toute conscience bien évidemment he ça a été écrit il y a des siècles alors bien sûr que il y a plein de choses qui ont évolué depuis mais est-ce qu'ils sont pas un peu un peu allz ceux qui sont tatillons est-ce qu'il peuvent pas dire oui mais bon c'esthppocrate ils ils ont utilisé exactement les mêmes arguments avant la loi sur l'IVG ouais d' je peux pas paroc vraiocrateutu peut-être qu'on peut le faire évoluer mais encore une fois je suis moi dans le tout à fait la même optique que madame la ministre le délibérément je enfin voilà c'est toute une nuance effectivement sur lesquelles se battent les médecins de soins palliatifs en disant que l'euthanasie s délibéré et c'est une intentionnalité et pas le la c'est la surondé continue qui sont des nuances que personnellement moi j'arrive pas à entendre mais effectivement peut-être qu'il faudra un jour réviser ce Hippocrate mais on est passé au-dessus pour la loi sur lesvg je pense que ça sera pas un obstacle sur lequel il faut s'arrêter en tout cas je voulais parler de d'autres choses parce que bon du coup j'ai rebondi là-dessus parce que je je venais juste de lire par contre alors moi je je voulais parler de la convention citoyenne là qui a été faite au c mon fils a eu la chance vraiment d'y participer à 24 ans et vraiment ils m'ont dit que c'était un travail extraordinaire vraiment très sérieux et cetera donc vraiment c'était une bonne initiative du président de de la République alors pour alors moi je vais je vais être un peu comme le monsieur hein je souffre de plusieurs maladies malheureusement douloureuses chroniqu euh incurable parce qu'il y a pas de traitement précisément alors peut-être qu'on peut aussi travailler sur les traitements de certaines maladies avec des labos pour qu'il puissent sintéresse s'intéresser un petit peu aux maladies qui sont un peu compliquées euh moi j'ai envie de dire quand je suis en période de crise sincèrement je je j'ai envie de mourir je vous cache pas et puis il y a des moments où ça va mieux mais justement ce qui ce qui ce qui m'embête alors je je vous dis ça alors moi je suis complètement favorable cette loi je je vais pas vous le cacher euh mais ce qui m'embête c'est le terme maladie incurable parce que dans mon cas par exemple j'ai plusieurs maladies qui sont incurables douloureuses chronique euh qui empoisonn la vie vraiment [Musique] euh mais je voulais parler il y a il y a pas très longtemps je sais pas si vous en avez entendu parler je suis désolée de W il faut travailler aussi sur le le traitement de la douleur sincèrement parce que on a fait des choses mais concrètement dans les fait c'est pas c'est pas autant autant que autant que qu'on le voudrait en fait aussi et je voulais parler d'un d'un cas en fait qui m'a un peu surpris en 2021 en fa ça m'a surpris il y avait une candidate à la starac qui s'appelle Faustine nogerotto je sais pas si vous en avez entendu elle était passée aussi à l'émission N'oubliez pas les paroles avec N guide avait fait un hommage justement pour cette candidate et en fait elle avait une une encéphalomyélite myalgique he ce que j'ai par exemple et puis une autre maladie qui s'appelle le syndrome de gougero voilà bon bref je sais pas le dire euh des maladies invalidantes et en fait elle a été ça m'a fait mal ça m'a beaucoup touché en fait cette cette histoire et euh ça m'a mis un peu en colère parce que je me suis dit comment on peut elle avait 31 ans elle était belle comme un cœur enfin bon bref et et ça ça m'a un peu gêné parce qu'elle a été elle a été justement en en Belgique euh demander une une euthanasie et euh je me suis je me suis dit euh à un moment donné il y a aussi la la souffrance psychique je sais pas s'il va y avoir des psy l'accompagnement de psy et cetera mais c'est important euh en fait il faut vraiment que la souffrance psychique elle elle elle y est la souffrance physique bien évidemment mais moi ce que j'ai peur c'est voilà c'est euh c'est savoir à quel moment euh pourtant j'y suis complètement favorable vraiment euh c'est un peu l'ultime choix qu'on a un peu un peu comme le suicide je suis désolée de le dire mais c'est l'ultime choix qu'on a et mais voilà je je demande comment les chos être orchestré je suis désolée hein mais il y a beaucoup de demandes donc je vais vous demander d'être vraiment beaucoup plus court dans vos interventions sinon on va pas s'en sortir on parle de pronostic vital voilà pronostic vital et pour rebondir sur le le sujet de de la douleur euh je je je je je je je m'en veux parce que euh la commande du président de la République elle est très claire euh c'est euh soin palliatif et traitement de la douleur et dans les dans la façon dont nous avons travaillé je je le redis parce que je l'ai dit tout à l'heure les médecins sont formés au curatif et le palliatif est un échec l'idée c'est d'anticiper le plus en amont possible la prise en charge palliative et le traitement de la douleur euh tant pis je vais redire un truc et donc nous avons travaillé sur un plan d'accompagnement personnalis à partir du moment on vous annonce une maladie grave l'idée c'est de prendre très en amont très en amont l'accompagnement global c'est-à-dire la maladie votre maladie votre environnement social pour savoir qui sera potentiellement les dents là aussi pour travailler avec les dents et pour très en amont lorsque ce sera nécessaire parler des soins palliatifs votre maladie grave peut se guérir on ferme les discussions accompagne par rapport aux discussions par rapport au directiv anticipé discussion accompagné et ce plan personnalisé d'accompagnement il ira jusqu'à la fin de vie si nécessaire il pourra se fermer si vous guérissez de votre maladie se réouvrir mais c'est vraiment quelque chose qui vous appartient qui est le suivi de votre maladie et de votre de le suivi de votre environnement c'est vraiment un accompagnement global avec la volonté de prendre le plus en amont possible la prise en charge de la douleur et là aussi n'oublions pas que la science progresse et que la recherche progresse aussi et que les prises en charge les prise en charge thérapeutique vont évoluer bien heureusement le meilleur exemple ce sont les cancers pédiatriques il y a 10 ans 80 % des enfants atteints d'un cancer décédai maintenant 80 % des enfants atteints d'un cancer enérissent même plus donc on voit bien que la science progresse et tant mieux et tant mieux on ne peut on ne peut pas préjugé de de l'avancée de la science et c'est pour ça que effectivement vous insistez sur le fait qu'il y a ilura le temps Flex de loi le le le le l'espérance de vie le pronostic vital engagé à moyen terme c'est essentiel à la fois parce que effectivement si un patient qui risquerait de mourir 20 ans après si d'ici là on développe un traitement ce sera effectivement un vrai problème mais ça effectivement élimine du champ je pense effectivement de des des candidats à cette à à ces gestes les patients qui certes souffrent mais qui n'ont pas un pronostic engagé à moyen terme à moyen terme on l'a dit 6 mois un an un mois de plus enfin ça sera compliqué mais c'est pas ça le vrai problème le vrai problème c'est qu'effectivement ce sont des patients qui ont un pronnostic vital engagé et ça réduit effectivement beaucoup les risques de de dérive alors Monsieur et puis encore quelqu'un dans le fond et Monsieur là trois on prend encore trois question si vous le voulez bien parce que l'heure tourne quand même on voudrait pas épuiser notre minute ni fatigué c'est pas grave ça va non mais toiit oui bonjour euh madame la ministre euh j'ai j'aurais trois questions mais c'est pour vous aider c'est pour vous aider à sortir des ornières dont vous parlez tout à l'heure mais d'aller peut-être un peu plus loin que ça la première question euh concerne votre méthode pour élaborer le projet de loi que vous avez en main vous avez beaucoup consulté des quantités de d'experts d'associations de parlementaires et cetera vous avez beaucoup voyagé mais vous ne n'avez pas au bout du compte la vie des citoyens non madame vous n'avez il n'y a depuis depuis que la Convention citoyenne s'est terminé et a ouvert la voix à une aide active à mourir je n'ai vu dans la presse ou ailleurs je n'ai vu aucun sondage traitant de des critères d'accès à l'aide active àour parce qu'on n'a pas encore légiféré monsieur on est en train de vous exposer le truc et on s'appuie bien sur la convention citoyenne on n'a pas encore légiférer donc le texte vous l'avez pas vous sa vous êtes en train vous êtes en train de préparer une loi avec des quantités de détails et de précision et qui et qui ne répondent et qui ne répondent pas nécessairement à la façon dont les 60 millions de Français abordent la question alors Monsieur monsieur jus si je peux vous dire quelque chose juste je peux vous dire quelque chose effectivement et c'est pour ça que madame la ministre dit que c'est effectivement le moment de légiférer parce que ça fait 20 ans que des sondages montrent que 75 à 78 % des Français sont pour une évolution de la la loi pour l'application d'une aide à mourir et que ça fait 20 ans qu'on dit au français et c'est une réalité dans un sondage euh comme ça sur la fin de vie alors que le ce concept est extrêmement complexe et demande une très grande connaissance on dit que ces sondages ne valent rien ce qui n'est pas entièrement faux et que c'est parce que cette convention citoyenne a existé parce que pendant 6 mois ces gens ont travaillé en écoutant toutes les nuances possibles qui peuvent exister sur les critères de de fin de vie et sur la loi euh que enfin on se dit queon peut effectivement proposer une loi parce que cette convention citoyenne a permis de donner vraiment la vie des citoyens avec un avis éclairé voilà et ça c'est essentiel votre deè question monsieur vot votre deuxè question la deuxème question concerne le critère d'accès accorder une aide une aide active à mourir ça suppose qu'il y au avant une demande volontaire de mourir bien entendu mais pourquoi et mais ça ça permet de se poser la question d'un autre point de vue c'est-à-dire de la point de vue du citoyen euh pourquoi quelqu'un à un moment donné doit-il va-t-il demander à mourir c'est parce que il n'a plus confiance dans l'avenir parce qu'il a il considère que son avenir euh est bien moins enthousiasm que son passé c'est-à-dire que sa vie active et donc ce qu'il faut noter c'est qu'il y a un besoin de marquer et de et d'interrompre euh ce qui était auparavant une vie active et autonome dans la perspective de passer à de la dépendance et de la réclusion dans un hôpital ou dans un épad ou même éventuellement à domicile non monsieur les patients qui qui qui font cette demande d'aide à mourir il s'agit pas et c'est pour ça je disais bien que en Suisse on accepte certaines choses que l'onacceptera pas je crois en France qui serait la peur de mal viillir la peur d'être un jour dépendant ou la peur de souffrir de certaines maladies ou parce qu'on en peut plus parce qu'on a plus envie de vivre les patients qui feraient ce choix et qui le font dans les pays où c'est aujourd'hui dépénalisé sont des patients euh qui n'ont pas un avant et un après qui simplement savent que le devant est épouvantable que ce qui reste dans les mois qui restent à vivre est une aggravation une souffrance permanente une dépendance et et une indignnité de leur conditions de vie et de ce qu'ils font subir euh bien malgré eux à leurs proches parce que c'est terrible d'imposer aussi de telle souffrance et une telle dépendance à des proches qui ne peuvent rien faire pour les aider et ce sont des patients qui n'ont rien devant eux si ce n'est la souffrance la dégradation et et le et l'augmentation de leur dépendance donc il s'agit pas du tout de de d'un avant d'un après de d'une perspective qui serait sombre c'est juste l'horreur qui les attend au bout du chemin c'est rien d'autre hein vraiment notre promesse républicaine repose sur l'accompagnement des vulnérabilité ça c'est un vrai enjeu hein il faut vraiment que vous poser de façon courte parce qu'il y a encore des personnes monsieur la trè question si tout le monde pose trois questions s'en sort pas endaire ou la voix parlementaire puisque vous êtes vous êtes déclaré euh pour la voie parlementaire et non pas pour la voie référendaire or il me semble que les parlementaires euh dans leur campagne électorale n'ont jamais évoqué ce sujet et euh ou quelquesun peut-être par exception mais donc je ne je ne les pense pas mandaté pour traiter de façon légitime de cette question je n'oppose pas d'une manière générale la voie référendire et la voie parlementaire c'est pas ça mais là il s'agit de question qui touche à l'intimité des individus et je pense que chaque individu a son mot à dire et donc il me semble qu'il serait très démocratique et ça serait un moyen eff de réconcilier de nous réconcilier avec la démocratie mais monsieur la ça fixe un cadre ça ne s'impose pas notamment sur une loi qui fixerait un droit n'est pas un droit qui s'impose c'est un qui vous laisse le libre choix mais qui légalise des choses point final je veux dire c'est pas parce qu'on va créer un droit que vous allez obligé de recourir à l'aide active à moi si vous avez pas envie alors qu'on vous offrira la possibilité répondre je vais vous répondre sur le référendum d'ailleurs les députés sont élus par des citoyens pour faire la loi c'est leur c'est leur mission pour l'évaluer aussi et et pour répondre sur la question du référendum à l'heure où je vous parle euh la Constitution ne permet pas à ce que les débats de société et notamment celui-là à l'heure où je vous parle puisse être soumis au référendum euh le président de la République a clairement ouvert la voix mais pas tout de suite et et si je peux me permettre je me suis personnellement je me suis personnellement euh opposée euh à ce qu'avait déclaré la présidente de l'Assemblée nationale avec tout le respect que je lui dois qui disait peut-être qu'il faudrait faire un référendum c'est une insulte pour moi à la Convention citoyenne qui a travaillé justement et qui exprime voilà et qui exprime effectivement ce que avec les compétences nécessaires euh ces questions bonjour merci de me donner la la parole je vais parler en tant que psychologue en tant que parent d'une association puisque nous nous sommes rencontrés madame la ministre à l'Institut Currie lorsque vous êtes venu le 15 février pour la journée de mondiale de lutte contre les cancers pédiatriques et en tant que citoyen et je travaille également de temps en temps en intervenant auprès de la démocratie de l'UE de démocratie sanitaire pour les aspects psychologique dans le domaine médical je pense que la centration vers laquelle nous allons par l'intermédiaire de cette et de non pas prendre et ça c'est pour tout le cursus médical vu par moi non pas à chaque fois avec la technicité de traiter une maladie chez un patient mais traiter un patient atteindre une maladie ce qui est fondamentalement différent en terme de de de de prisme et ce qui fait que si dans tout le parcours cette centration est faite les praticiens pourront plus facilement être amenés à accompagner les personnes pour laquel c'est un choix et non pas une obligation la question ensuite est liée à la partie pédiatrique parce que je ne connais pas évidemment le le contenu mais qu'en est-il des mineurs dans le le projet sur lequel vous travaillez j'ai j'ai je je l'ai dit le président de la République la convention citoyenne l'a dit aussi pas les mineurs les mineurs seront exclus euh du texte de loi excusez-moi il y Aum infiltrant du Tron cérébral dont on sait que la médiane est entre 15 et 18 mois que ça atteint les enfants de 5 ans 10 ans quelquefois 15 ans et qui sont dans une souffrance extrême et je trouve que ça pourrait être intéressant parce que je sais que le président avec son épouse sont venus également dans les unités de cancer pédiatrique de de être amené pour accompagner les familles parce que c'est c'est une souffrance enfin déjà la perte d'un enfant c'est quelque chose de sidérant et d' d'insoutenable mais si en plus on dit parce que l'enfant est mineur il ne peut pas lui-même bénéficier c'est un humain on parle pas d'âge on parle d'humain la question évidemment à se pose elle est essentielle c'est exceptionnel que dans les lois qui ont été voté ça soit d'emblé un critère la la Belgique qui a dépénalisé en 2002 à ouvert aux mineurs en 2014 il y a très peu de cas en l'occurrence mais il y en a qui existent aujourd'hui mais honnêtement ouais c'est ça mais il a fallu 12 ans pour ouvrir la loi au mineurs parce qu'on a constaté avant qu'il y avait pas de dérivve parce qu'on a bien bien surveillé tout ce qui se passait peut-être qu'un jour je je peux pas me engager ça sera auouvert mineur mais c'est et ça ne se passe jamais avec ce critère d'emblé moi j'ava cette question est essentielle bien évidemment j' et le débat et le débat aura lieu il a d'ailleurs lieu à la Convention citoyenne puisque le premier vote de la convention citoyenne avait ouvert aux mineurs h et et et et très vite un nouveau débat a eu lieu puisque pour le coup ça a quand même saisi des frroid beaucoup de monde ça euh et ils ont retravaillé et dans les dans les travaux finaux c'était pas les mineurs pour le coup pour le coup c'était et vraiment ils ont réfléchi à la question puisque la première fois lors du premier votes puisqu'ils ont voté euh sur toutes les questions c'était pas c'était les mineurs et vraiment euh ça a suscité tellement d'effroid que le sujet a été retravaillé ils sont arrivés à la conclusion que il ne fallait pas dans le texte introduire les mineur et et moi j'avais rencontré la la la députée belge qui était à l'origine de de la loi euh qui elle aussi m'avait expliqué ça qui m'avait dit que ça n'aurait pas été entendable au moment où ils ont légiféré il y avait des débats très animés pas croire que ça s'est passé comme ça et et je pense que la société française est dans le même état et c'estàdire que ils peuvent entendre l'évolution législative mais pour l'instant je pense pas qu'il soit prêt même si pour toutes les conditions que vous avez évoqué bien sûr mais qu' soit prêt à cette évolution tout de suite et donc il faut en tenir compte et j'ajouterai juste un point qui est particulier c'est que l'adulte qui demande ça fait ce choix pour lui et que on le sait les enfants qui sont très gravement malades ont une maturité exceptionnelle et ont une bien souvent une volonté de soulager leurs parents et qu'on se demande parfois si ces choix-là ne sont pas des choix hum humains vis-à-vis de leurs parents et ça complique encore cette question on laissera les travaux parlementaires se faire mais je je le redis que là aussi il y a quelque chose qu'on a pas du bien fait en France actuellement c'est les soins palliatifs pédiatriques et là l'enjeu c'est vraiment de développer les soins palliatifs pédiatriques euh et là on a un énorme travail à faire dans très peu d'endroits c'est proposé alors on on prend la dernière question va être obligé de conclure he je suis désolée parce que là franchement on a largement débordé mais on peut continuer la discussion après si vous voulez bien pour allez-y madame qui a vraiment plus de bras tout à l'heure je je la plain elle on va être responsable d'une tendinite par là oui bonjour euh alors moi je suis pas du tout du tout d'accord de cette loi parce que euh c'est qui drôle d'idée en fait hein de de d'aider à mourir euh comment vous différenciez euh quelqu'un qui reste dans le coma pendant des années et euh quelqu'un qui va euh que vous allez demand que vous allez assisté pour mourir moi par exemple je suis restée 3 ans d'arocoma vous vous imaginez si on m'avait euh on m'avait débranché en disant euh euh je vais l'aider à mourir moi je crois au Mirac on le ferait pas comment on le ferait pas avec la loi on vous débrancherait pas si vous avez pas demander à ce que on arrête vos soins si vous n'êtes pas euh dans dans le cas dans tous les cas don qu'on vous a cité tout à l'heure sauf si vous l'avez écrit dans vos directives anticipées mais ça n'est que votre choix et que vos droits donc vous voyez il y a pas de la la dérive elle est aujourd'hui si quelqu'un décide de vous débrancher qui est-ce qui va venir vous le dire mais là on inscrit dans la loi pas du tout ce ce cas de figure les proches ne pourront jamais demander une aide à mourir c'est uniquement le la personne de confiance qui pourra montrer la directive anticipée à un médecin éventuellement et on appliquera dans ce cas-là votre décision tant tant que vous pouviez vous exprimer mais un proche ne pourra jamais demander une aide à mourir et je voulais demander aussi moi les médcins je les appelle les magiciens alors les les traduire dans cette histoire de de t'aider à mourir et je trouve ça dommage vraiment je trouve ça dommage euh je trouve que cette loi euh il y a d'autres lois qui qui qui pourouraient être être là pour aider les gens madame si les médecins étaient des magiciens personne ne mourrait personne ne souffrait ne souffrirait malheureusement il y a des maladies plus fortes que que la médecine et c'est pour C on soit et une autre question il y avait plein de questions excusez-moi mais il y avait plein de questions Viso que je ne peux pas prendre euh et donc je pense que on va essayer alors je voulais le dire pour les organisateurs on on va les lister certaines se ressemblent et on on fera une réponse voilà qu' qu'on adressera aux personnes qui ont gentiment patienté parce que elles elles ont pas le micro voyez bah merci à tous pour ces échanges et rendez-vous en janvier