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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 janvier 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Sébastien Chenu : "On est prêts à faire tomber Sébastien Lecornu !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut, est-ce que vous assumez ce matin une guerre commerciale avec les Etats-Unis ?

  • 1:03RelanceRéponse directe

    Là, vous justifiez votre position qui est de dire, oui, Maduro dehors, mais attention à la méthode trumpienne.

  • 1:26OuverteÉludée

    Emmanuel Macron va donc demander au nom de la France l'activation du fameux instrument anti-coercition de l'Union Européenne. D'abord, est-ce que vous saluez le volontarisme du président français ?

  • 2:03RelanceRéponse partielle

    M. Chenu, qui peut croire qu'en dénonçant un tel accord, M. Trump va arrêter ses appétits du Groenland ?

  • 2:27FerméeRéponse directe

    Par exemple, est-ce que vous au pouvoir, est-ce que vous iriez, donc réciprocité des droits de douane, vous dites oui ?

  • 2:33FerméeRéponse directe

    Imposer des quotas sur les services numériques, vous dites oui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « les déclarations de Donald Trump, cette espèce de chantage commercial, il est inacceptable. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « ceux qui se réjouissaient de le voir mettre hors d'état de nuire et sortir Maduro, aujourd'hui doivent comprendre que c'est la même logique qui habite Donald Trump. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Maduro était un salaud au Venezuela. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout, parce qu'en fait, il fait n'importe quoi Emmanuel Macron. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Il y a eu un accord cadre qui a été signé au mois de juillet dernier entre l'Union Européenne et les États-Unis. Nous, nos députés européens, sous l'égide de Jordan Bardella, s'y sont opposés. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Oui, mais ça c'est normal. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « C'est Emmanuel Macron qui a détricoté notre puissance. »
  • 4:18Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron qui a vendu Alstom, enfin c'est Emmanuel Macron qui a déconstruit, et qui maintenant se plaint des effets de la politique qu'il a menée lui-même. »
  • 5:17Invité politiqueChiffre
    « la contribution de la France à l'Union Européenne est extrêmement importante. Et elle augmente chaque année. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « Sébastien Lecornu savait depuis le début qu'il n'avait pas de majorité pour sauver ce budget, pour voter ce budget. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « il avait dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3. Il va l'utiliser. »
  • 7:54Invité politiqueChiffre
    « On ne vote pas un budget dans lequel il y a 3 500 milliards d'euros de dettes. »
  • 9:17Invité politiquePromesse
    « On a censuré, on a fait tomber Michel Barnier, on a fait tomber François Bayrou. Écoutez, on est prêt à faire tomber Sébastien Lecornu. »
  • 9:36Invité politiqueChiffre
    « les mesures qu'il sort, elles ont un coût qui a été évalué, je crois, à 7 milliards. »
  • 10:38Invité politiqueFait
    « C'est l'entrisme islamiste, c'est le communautarisme dans ce qu'il a de plus abouti. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur32 %

9,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue Sébastien Chenu.

0:01
Sébastien Chenu

Bonjour Madame.

0:02
Présentateur

Après les menaces du président Donald Trump d'imposer des droits de douane punitifs à de nombreux pays européens, dont la France, des pays, je le rappelle, qui veulent contrecarrer ces velléités de s'emparer du Groenland, la riposte s'organise. Tout d'abord, est-ce qu'il faut, est-ce que vous assumez ce matin une guerre commerciale avec les Etats-Unis ?

0:20
Sébastien Chenu

Ce qui est sûr en tous les cas, c'est que les déclarations de Donald Trump, cette espèce de chantage commercial, il est inacceptable. La façon dont Donald Trump menace l'Union Européenne et la France, qui sont des pays amis et partenaires, n'est pas acceptable. Ça, c'est la première des choses. Je le dis aussi, le fait que Donald Trump cherche à mettre la main sur le Groenland n'est pas acceptable davantage. Mais ceux qui se réjouissaient de le voir mettre hors d'état de nuire et sortir Maduro, aujourd'hui doivent comprendre que c'est la même logique qui habite Donald Trump. On était très contents de voir Maduro sorti, parce que Maduro était un salaud au Venezuela.

Mais le problème, c'est que la logique de Donald Trump l'amène à continuer à développer cette espèce d'expansionnisme.

1:03
Présentateur

Là, vous justifiez votre position qui est de dire, oui, Maduro dehors, mais attention à la méthode trumpienne.

1:08
Sébastien Chenu

Oui, parce que les souverainetés appartiennent au peuple. Sur, effectivement, votre question et le chantage commercial, il est inacceptable. Et nous avons des moyens de rétorsion qui permettent d'ailleurs tout simplement de résister à la pression de Donald Trump.

1:23
Présentateur

Une norme de dissuasion, rappelons-le d'ailleurs à nos auditeurs et télésplicateurs ce matin. Emmanuel Macron va donc demander au nom de la France l'activation du fameux instrument anti-coercition de l'Union Européenne, qui vise en réalité à pousser à la négociation un pays tiers qui vous menace. D'abord, est-ce que vous saluez le volontarisme du président français ?

1:41
Sébastien Chenu

Non, pas du tout, parce qu'en fait, il fait n'importe quoi Emmanuel Macron. C'est totalement illisible et ce mécanisme dont il parle, il y a quand même des choses plus simples à faire. Il y a eu un accord cadre qui a été signé au mois de juillet dernier entre l'Union Européenne et les États-Unis. Nous, nos députés européens, sous l'égide de Jordan Bardella, s'y sont opposés.

1:59
Présentateur

Ils vont être actés dans quelques semaines.

2:00
Sébastien Chenu

Donc voilà, s'y sont opposés, eh bien dénonçons, suspendons cet accord.

2:03
Présentateur

M. Chenu, qui peut croire qu'en dénonçant un tel accord, M. Trump va arrêter ses appétits du Groenland ?

2:09
Sébastien Chenu

Mais parce qu'il y a aussi pour les États-Unis dans cet accord cadre des avantages dans l'exportation d'un certain nombre de produits. Donc si vous voulez, il faut que les États-Unis comprennent que la politique qu'ils mènent, ils ont le droit de mener la politique qu'ils veulent, mais elle va avoir un coût et des conséquences aussi pour eux. Donc voilà, je pense qu'il faut la volonté politique de le faire.

2:27
Présentateur

Par exemple, est-ce que vous au pouvoir, est-ce que vous iriez, donc réciprocité des droits de douane, vous dites oui ?

2:32
Sébastien Chenu

Oui, mais ça c'est normal.

2:33
Présentateur

Imposer des quotas sur les services numériques, vous dites oui ?

2:36
Sébastien Chenu

Oui, je pense que ce qui permet en réalité de montrer Donald Trump que sa politique a un coût et que l'Europe n'est pas son vassal, parce que je pense que c'est ça aussi. Si l'Europe ne montre rien, je parlais de suspendre cet accord cadre ou de mettre un certain nombre de politiques en place, ça montre que Bruxelles accepte une sorte de vassalisation.

2:55
Présentateur

Mais jusqu'où l'échelle ? Interdiction des importations de produits américains, suspension des autorisations d'exercer à certains groupes américains sur le sol européen, est-ce qu'il faut une échelle, une graduation ?

3:03
Sébastien Chenu

Mais comme dans toute, j'allais dire, négociation, dans toute relation, il faut une échelle des graduations. Et je pense que, et d'ailleurs Donald Trump lui-même...

3:11
Présentateur

Donc là vous assumez une guerre commerciale, une confrontation totale et directe.

3:15
Sébastien Chenu

Oui, enfin une guerre commerciale, on peut l'appeler comme on veut, on peut jouer à se faire peur. On assume le fait de résister, de montrer qu'avec les moyens que nous avons, ils existent. Encore faut-il vouloir les mettre en œuvre.

3:26
Présentateur

Donc riposte européenne, Sébastien Chenu ?

3:28
Sébastien Chenu

Oui d'accord, mais pour que la riposte...

3:29
Présentateur

Non, je pose la question pour vous, elle est forcément européenne ?

3:31
Sébastien Chenu

Parce que là, sur ces accords-là, elle est européenne, puisque c'est l'Europe qui a le mandat de négocier les accords commerciaux. Moi je le regrette en partie, parce que sinon on n'aurait pas le Mercosur. Moi je pense que le fait d'avoir délégué à l'Europe nos leviers de souveraineté, dont les accords commerciaux agricoles, dont la politique agricole commune, est une faiblesse pour notre pays. Aujourd'hui, l'Europe a cette possibilité, il faut qu'elle l'utilise. Et il faut peser pour cela, mais il faut que les nations soient fortes également. Car si les nations sont faibles, mais Donald Trump le comprend, si les nations...

4:01
Présentateur

Emmanuel Macron, pour être craint, il faut être puissant.

4:05
Sébastien Chenu

Oui d'accord, mais enfin c'est Emmanuel Macron qui a détricoté notre puissance. C'est lui qui a sans arrêt donné plus de possibilités, de leviers de souverainisme, de leviers de décision à l'Union Européenne, et qui nous a privés de ces leviers de souveraineté. Emmanuel Macron qui a vendu Alstom, enfin c'est Emmanuel Macron qui a déconstruit, et qui maintenant se plaint des effets de la politique qu'il a menée lui-même. Tout ça n'est pas très sérieux et nous place dans des relations évidemment extrêmement difficiles aujourd'hui vis-à-vis des Etats-Unis.

4:32
Présentateur

La question, Sébastien Chenu, est plus large, est de savoir si on peut finalement, à l'intérieur de l'Union Européenne, protéger les intérêts français. Vous avez parlé du Mercosur. L'ERN dit oui, affirmant qu'il est possible de transformer l'UE de l'intérieur. Mais est-ce que vos promesses ne risquent pas de se fracasser sur le mur de la réalité si vous arrivez au pouvoir ?

4:51
Sébastien Chenu

Non, parce que là aussi encore, on a des leviers, c'est toujours pareil, c'est la même chose. Avec Trump, l'Union Européenne a des leviers, il faut qu'elle les active. Et nous, la France, vis-à-vis de l'Union Européenne, on a des leviers, il faut les activer. Je ne vais même pas encore jusqu'à la politique de la chaise vide que nous pourrions, que la France pourrait faire si elle est en désaccord.

5:07
Présentateur

Vous dites qu'on ne pèse plus rien, alors sur une chaise vide, ou si on y est, que pèse-t-on ?

5:10
Sébastien Chenu

Par exemple, la contribution de la France à l'Union Européenne est extrêmement importante. Et elle augmente chaque année. Et dans le budget de Le Cornu, elle va encore augmenter. Eh bien, si on gelait cette contribution, si on disait à l'Union Européenne, encore faudrait-il que Emmanuel Macron veuille défendre les intérêts de la France, eh bien la France gèlera sa contribution. Croyez-moi que ça fait bouger les choses.

5:30
Présentateur

C'est un des leviers. Vous dites ce matin, malgré ce qu'on a vu l'épisode sur le Mercosur et ce que l'on voit là en termes, dites-vous, en tous les cas de transfert de souveraineté, le RAN ne franchira pas le rubicon de la sortie de l'UE s'il n'arrive pas à faire bouger de l'intérieur les lignes, si vous arrivez au pouvoir encore une fois.

5:46
Sébastien Chenu

Non, mais je pense que l'arrivée du Rassemblement National, d'une présidente ou d'un Premier ministre au Rassemblement National à la tête de la France obligerait de fait, puisque la France est l'un des premiers contributeurs, le second, je crois, obligerait l'Union Européenne à se mettre autour de la table. Ben non, parce que nous sommes un des piliers de l'Union Européenne, y compris financièrement. À partir du moment où la France dirait, écoutez, nous on ne contribue pas autant, on recule sur notre contribution, ou alors vous vous mettez à table pour négocier, vous nous redonnez des leviers de souveraineté, croyez-moi que ça les fera bouger. Mais on n'a pas ça.

Ce discours, il n'existe pas. Aucun Premier ministre qui se soit succédé n'a porté ce discours, et surtout pas Emmanuel Macron, qui lui ne croit qu'à la souveraineté européenne, ce qui n'existe pas. La souveraineté, c'est les nations qui l'hébergent, c'est constitutif des nations. Emmanuel Macron a délégué nos leviers de puissance à d'autres, je le disais, sur l'agriculture, sur les accords de libre-échange, mais aussi sur les frontières. Et aujourd'hui, il nous laisse dans un état d'extrême faiblesse.

6:40
Présentateur

La puissance, en tous les cas, elle est aussi économique, financière évidemment. Venons-en au budget Sébastien Chenu. Le Premier ministre a écrit aux entrepreneurs pour tenter de les rassurer, alors que des gages ont été clairement donnés aux socialistes, notamment avec cette surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Rappelons qu'elle concerne quand même 400 entreprises. Sébastien Lecornu qui justifie le tout par la stabilité qu'il faute au pays. Le PS sourit, la censure s'éloigne. Comment vous qualifiez vous-même ce budget ?

7:08
Sébastien Chenu

Pour d'abord qu'elle perde de temps. Sébastien Lecornu savait depuis le début qu'il n'avait pas de majorité pour sauver ce budget, pour voter ce budget. Et donc, il a fait croire aux députés qu'ils allaient construire un budget, alors qu'évidemment, nos positions, parce que nous, nous sommes élus sur des idées politiques, sur des positions politiques, elles sont opposées à celles des macronistes et opposées à celles de l'extrême gauche. Donc il nous a fait perdre du temps. Puis il a menti aux Français, accessoirement. Pourquoi ? Il avait dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3. Il va l'utiliser. Situation bloquée, dit-il. Oui, de son fait. On savait tout ça dès le début.

7:41
Présentateur

De son fait, alors, lui, il pense que... Enfin, il le pense. L'exécutif affirme que les soins-boteurs sont LFI et ERN.

7:48
Sébastien Chenu

Non, mais ça, c'est la facilité. Nous, on est l'opposition. On n'est pas d'accord avec ce budget. On ne le vote pas. On ne s'est jamais caché derrière notre petit doigt. On ne vote pas un budget dans lequel il y a 3 500 milliards d'euros de dettes. Il n'y a aucun effort qui est fait sur la dépense publique. Aucun effort qui est fait sur le déficit. Marine Le Pen avait dit tout ça. Mais peut-être qu'il y a une chose. C'est que le PS, il y a quelques mois, enfin, depuis quelques mois, plutôt, fait monter les enchères. Alors, il n'était pas achetable encore il y a quelques semaines.

8:13
Présentateur

Vous parlez d'achetable. Eux, en tous les cas, sur cette surtaxe, c'était écrire noir sur blanc comme demande du Parti Socialiste.

8:19
Sébastien Chenu

Alors, c'est en fait... Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c'est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays. Donc, si vous voulez...

8:30
Présentateur

La comparaison va faire réagir.

8:32
Sébastien Chenu

Oui, oui, non, mais c'est ça. Les socialistes sont des soumis. Ils sont soumis électoralement à la France insoumise. Ils sont soumis ensuite aux deals qu'ils font avec le gouvernement. Ils ne dominent rien du tout. Ce sont des soumis qui ont peur pour leur siège.

8:46
Présentateur

Ils ne dominent rien, mais le budget est estampillé social au Macron.

8:49
Sébastien Chenu

Ah, mais ils colorent les choses, parce que la réalité... Ils dirigent même, monsieur. Je ne sais pas s'ils dirigent, parce que tout ça, c'est de la tactique.

8:54
Présentateur

Un budget, c'est quand même la colonne verte morale d'un pays.

8:56
Sébastien Chenu

Non, mais c'est de la tactique. La réalité de celui qui dirige, qui est Premier ministre, et qui accepte ces magouilles, ces soumissions, ces deals pourris avec le Parti Socialiste, c'est monsieur Lecornu.

9:06
Présentateur

Pourquoi n'avez-vous pas censuré depuis des mois ?

9:08
Sébastien Chenu

Enfin, on a censuré la semaine dernière, madame Mabrouk. Pourquoi pas depuis des mois ? Si vous continuez ce discours depuis des mois. On a censuré, on a fait tomber Michel Barnier, on a fait tomber François Bayrou. Écoutez, on est prêt à faire tomber Sébastien Lecornu. La semaine dernière, ni le PS, ni les Républicains n'ont voté notre motion de censure, parce qu'ils ont la trouille. Mais ce qui signe le budget, monsieur Lecornu, outre le fait que zéro effort sur le déficit, zéro effort sur la dette, c'est l'augmentation, effectivement, des impôts pour les Français. C'est parce que les mesures qu'il sort, elles ont un coût qui a été évalué, je crois, à 7 milliards.

Mais comment va-t-il les financer ? Cette fuite en avant, ces gens vont ruiner notre pays. Monsieur Lecornu va ruiner notre pays avec l'aide des socialistes. Les socialistes, ils sont habitués à ruiner tout ce qu'ils touchent. Regardez la gueule de la mairie de Paris. Donc les socialistes, de toute façon, c'est une pratique, ruiner tout ce qu'ils touchent. Mais monsieur Lecornu ne mène pas une politique budgétaire sérieuse, il va ruiner notre pays.

10:02
Présentateur

En tous les cas, 49-3 ou ordonnance, ce sera décidé tout à l'heure au Conseil des ministres exceptionnels. Vous vous semblez pencher pour le scénario du 49-3. La bataille des municipales se rapproche, Sébastien Chenu, des élections sur lesquelles plane l'ombre de l'entrisme islamiste. Notamment dans une ville que vous connaissez bien, à Denain, dans le nord, Soufiane-Ikuisen. Ce nom dit quelque chose forcément à nos auditeurs et téléspectateurs. C'est le fils de l'imam expulsé au Maroc par les autorités françaises parce qu'il a tenu des propos incitants à la haine. On apprend qu'il est candidat sur une liste proche, apparentée ou soutenue par des cadres locaux LFI.

Quelle est votre réaction ce matin ?

10:38
Sébastien Chenu

C'est l'entrisme islamiste, c'est le communautarisme dans ce qu'il a de plus abouti. À Denain, où nous lancions hier la campagne de notre candidat, le sénateur Joshua Auchard, nous connaissons la famille Kiusen depuis toujours. Moi, je les ai combattus bien avant même d'être député dès 2016. Ce sont des gens qui ont un agenda communautaire, un agenda idéologique qui n'a rien à voir avec le bien commun. Aujourd'hui, ces gens sont arrivés d'ailleurs, c'est pareil dans les villes d'à côté, vous avez un entrisme islamiste qui existe, sont arrivés par les partis politiques de gauche traditionnels, le parti communiste, le parti socialiste qui les ont hébergés.

Et aujourd'hui, ils prennent une sorte d'indépendance. Et la seule réponse à ça, c'est le vote du Rassemblement national. Parce que sur qui les électeurs peuvent-ils compter ?

11:21
Présentateur

Alors peut-être en amont, pardonnez-moi, on devrait d'abord se prémunir d'un tel entrisme islamiste. Donc, normalement, les autorités devraient le faire.

11:27
Sébastien Chenu

Là, ils sont là. Ils sont là, ils concourent au scrutin. Donc, le dénoncer, expliquer qu'ils sont.

11:31
Présentateur

Vous êtes les seuls, la droite ?

11:33
Sébastien Chenu

Oui, nous sommes les seuls. Oui, puis ça fait des années. Et on a été bien seuls. D'ailleurs, on a été moqués. Vous savez, c'est l'histoire du lycée Averro-Est.

11:38
Présentateur

Tous les autres sont complices de l'entrisme islamiste aujourd'hui.

11:40
Sébastien Chenu

Le lycée Averro-Est de Lille, puisqu'on est dans le Nord, financé par les islamistes, on l'a dénoncé avec Marine Le Pen dès 2015. M. Bertrand, Xavier Bertrand, qui finançait tout ça, nous a traité de tous les noms. Puis maintenant, il a ouvert les yeux. Il a remarqué qu'effectivement, on avait raison. Donc oui, en réalité, le Rassemblement national est toujours le premier à dire les choses. Mais c'est la meilleure réponse aux élections municipales face à l'entrisme islamiste. Il y aura le cas dans des grandes villes, à Marseille, à Nîmes, à Tarascon. Il y a des villes dans lesquelles cette problématique n'aura que pour réponse l'élection d'un maire Rassemblement national.

12:16
Présentateur

Ils entretiennent votre discours, en tous les cas, veulent vous remplacer, si je puis dire. C'est le cas dans la capitale. Sébastien Chenu, à Paris, votre candidat, Thierry Mariani, a beaucoup souffert de l'entrée en campagne de Sarah Knafo, qui creuse l'écart avec le RN. Elle va jouer les troubles faites, selon vous ?

12:31
Sébastien Chenu

Je n'en sais rien. Elle a son agenda. Moi, je crois que la réponse aux problématiques des Parisiens, tant sur l'insécurité que sur le logement, elle est la réponse du Rassemblement national et la candidature de Thierry Mariani. En quoi Sarah Knafo de Reconquête ne dit pas la même chose sur l'insécurité ? Oui, c'est vrai qu'elle copie un peu le problème du Rassemblement national. Mais la réalité, c'est que ces élections vont être très politiques. Si les électeurs veulent un changement politique dans leur pays, ça passe aussi par un changement local.

Moins d'impôts et plus de sécurité, c'est ce que les maires du Rassemblement national, que ce soit à Hénin-Beaumont, que ce soit à Bruet, pour rester dans les Hauts-de-France, c'est la politique qu'ils ont menée avec succès. Donc, il faut que les électeurs se disent, voilà, si on veut un changement, si on veut moins d'impôts et plus de sécurité, c'est le Rassemblement national. Mme Knafo mène la politique qu'elle veut, mais elle a un agenda personnel qui n'est pas celui de la capitale. Qui ne l'a pas en politique, dites-moi. Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'elle court après probablement son sort personnel, qui l'intéresse davantage que le sort des Parisiens.

13:29
Présentateur

C'est témoin à un responsable politique qui n'est pas...

13:31
Sébastien Chenu

Thierry Mariani, je crois que lui...

13:32
Présentateur

Pas du tout interdit par son sort personnel.

13:34
Sébastien Chenu

Écoutez, il est député européen, je pense qu'il a envie que nos idées progressent. Au-delà de ça, il faut absolument que la gauche soit boutée hors de Paris. C'est une nécessité. Ces gens ont ruiné la capitale, je le disais tout à l'heure, les socialistes ruinent tout ce qu'ils bougent, tout ce qu'ils touchent. Ils ont abîmé notre capitale, ils l'ont abîmé en termes de sécurité, en termes de programme de logement, ils ont ghettoisé notre capitale. Il y a urgence à sortir la gauche de Paris.

13:58
Présentateur

Est-ce que l'agenda judiciaire, cette fois-ci, risque de percuter, enfin, il risque de percuter de fait les élections municipales ? Marine Le Pen joue en ce moment, elle, son avenir personnel. Le nouveau procès, Sébastien Chenier en appelle, dans l'affaire des assistants parlementaires, a entraîné un changement de ligne, de stratégie, semble-t-il, puisque Marine Le Pen a affirmé que si un délit avait été commis, elle veut bien l'entendre, donc pas d'intention, dit-elle délibérée, de commettre un délit. Mais est-ce que vous reconnaissez que vous avez entendu le jugement de première instance ?

14:25
Sébastien Chenu

L'entendre, oui, Marine Le Pen le dit. Qu'est-ce que ce dossier dit ? Ça dit qu'il y avait des pratiques administratives, l'utilisation de collaborateurs qui ont été validés par le Parlement européen, qui a changé un peu, évidemment, la règle du jeu en cours de route, et qui ont amené au fait d'être contestés par le Parlement européen. On a un désaccord sur l'utilisation de ces collaborateurs.

14:46
Présentateur

Et que ne l'avez-vous dit au premier procès ?

14:48
Sébastien Chenu

Il n'y a pas eu d'emploi fictif, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, et nous entendons que, c'est ce que dit la justice, qu'il y aurait eu un délit. Marine Le Pen dit, moi je veux bien entendre, vous dites, est-ce qu'elle a entendu ? Je veux bien entendre cela, mais il n'y avait aucune volonté, aucun acte délibéré de commettre un délit. Nous, on a utilisé les textes qui existaient, et ces textes, en plus, ils ont, je vous le dis, évolué. Donc nous entendons, Marine Le Pen entend cela, mais elle continue à se battre pour faire valoir quoi ? Son innocence. Elle n'a jamais voulu frauder quoi que ce soit.

15:20
Présentateur

L'une des possibilités, ou l'un des scénarios plausibles, ce serait deux ans d'inéligibilité qui permettrait à Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle. Est-ce que ce serait acceptable ? Est-ce que dans ce cas-là, vous ne dénonceriez pas un déni de démocratie, puisque ce sont les Français, in fine, qui pourraient voter et donc choisir ?

15:36
Sébastien Chenu

Non, mais que les Français votent à la fin pour le candidat de leur choix aux élections présidentielles, me semble être la pierre angulaire de l'ADN. Sur la ligne de départ. Donc il faut que Marine Le Pen puisse concourir. C'est ce que nous disons depuis toujours. Ce n'est pas à la justice de décider qui peut ou pas être candidat. Marine Le Pen se bat pour faire valoir son innocence.

15:53
Présentateur

Ce serait le cas s'il y a seulement, si je peux dire, deux ans d'inéligibilité.

15:56
Sébastien Chenu

Si Marine Le Pen peut être candidate à l'élection présidentielle, elle sera candidate à l'élection présidentielle. Ça nous semble être la logique des choses. Mais Marine Le Pen, aujourd'hui, elle se bat pour faire valoir quoi ? Son innocence.

16:09
Présentateur

Pour conclure, quelques questions rapides, Sébastien Genu, mais sur un thème d'importance, puisque c'est une semaine décisive autour du projet sur l'euthanasie au Parlement, notamment au Sénat. Pour beaucoup, nous sommes en train d'assister à un basculement éthique et anthropologique majeur. Il y a quelques mois, vous déclariez ceci. Je vous cite. Vouloir voter, un texte facilitant la fin de la vie dans un contexte choisi, mais pas n'importe lequel. Vous n'êtes pas sur la même ligne que Jordan Bardella, qui dans une tribune pour le JDD a clairement dit son opposition à l'euthanasie.

16:39
Sébastien Chenu

Oui, sur les questions de société qui font appel à l'intime, nous avons, nous, les députés du RN, une liberté de vote. Moi, j'ai voté ce texte. Marine Le Pen ne l'a pas voté, pour des raisons probablement qui nous habitent intimement, et aussi parce que j'ai considéré qu'il y avait des garde-fous suffisants. Si ces garde-fous étaient levés, évidemment, ça changerait beaucoup les choses.

16:59
Présentateur

Pourquoi ne le sont-ils pas quand on voit le texte ?

17:00
Sébastien Chenu

On va voir, le texte va revenir. Moi, je pense qu'il y a aujourd'hui des garde-fous, et je compte sur le Sénat pour maintenir ces garde-fous et pour faire en sorte que ce texte ne puisse pas permettre ces dérives que personne ne veut. Donc, nous en sommes là. Moi, je pense que ce texte, il a une nécessité dans notre société. Je maintiendrai mon vote si les garde-fous sont maintenus.

17:20
Présentateur

La commission d'enquête sur l'audiovisuel va reprendre ses auditions. Est-ce qu'on a voulu faire taire, selon vous, le député Charles Lalon, qui affirme qu'on ne le baïonnera pas ?

17:28
Sébastien Chenu

De toute évidence, tout est fait pour compliquer la tâche de Charles Lalon, le député UTR, bien courageux, qui fait des auditions dans l'adversité la plus totale, y compris parfois de nos institutions. Charles Lalon a bien du courage pour faire la lumière. On a l'impression que ça dérange de poser des questions à l'audiovisuel public, mais il va falloir s'y habituer. Parce que nous, on compte évidemment déranger l'audiovisuel public, le déranger jusqu'à le privatiser.

17:52
Présentateur

Une question que je ne pensais pas poser, parce qu'elle touche à la fois l'aspect politique et people, mais c'est ainsi. Le quotidien Le Monde a publié un long papier sur le président du RN, Jordan Bardella, qui, je cite, « L'article s'est affiché à l'événement du bicentenaire de Figaro avec l'héritière italienne d'une famille royale, en l'occurrence la fille du français Charles de Bourbon des De Siciles. Parmi les plus fortunés de la Jet Set internationale, pour Le Monde, je cite, « Se dire le relais d'un peuple oublié s'afficher ainsi, c'est incompatible. » Que répondez-vous ?

18:19
Sébastien Chenu

Non, mais c'est grotesque cette attaque du monde. Si Jordan Bardella est amoureux, qu'il le soit d'une princesse, ou qu'il le soit d'une étudiante, ou qu'il le soit de qui que ce soit, c'est son choix, c'est une belle histoire. Et je lui souhaite bien du bonheur dans le cadre de cette histoire, si c'est celle qu'il souhaite vivre.

18:36
Présentateur

Plus gravement, et c'est l'essentiel pour vous, pourquoi le monde, selon vous, le monde de la culture ne se mobilise pas autant pour les Iraniens que pour les Palestiniens ?

18:46
Sébastien Chenu

Vous avez raison. Salutons Isabelle Adjani et Audrey Lamy. J'ai vu que c'était deux comédiennes qui s'étaient mobilisées pour soutenir le peuple iranien. Ce monde de la culture, qui donne beaucoup de leçons, qui signe beaucoup de pétitions pour ce qui se passe au bout du monde, est incapable d'ouvrir les yeux pour ce qui se passe peut-être un peu plus près d'ici. Peut-être parce qu'ils ont peur, tout simplement, et parce qu'ils sont eux aussi sous la férule d'une certaine forme d'islamisme mené par LFI dans notre pays.

19:11
Présentateur

En tout cas, c'est aussi le combat d'Eli Chouraki qui sera dans quelques instants avec Romain Desarbres sur CNews, et qui porte ces combats multiples, évidemment, et qui ne sont pas à géométrie variable. Merci Sébastien. Merci madame. Merci de votre grande interview. A bientôt.