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InterviewFrance Culture — Sens politique (sur Site radio)· 17 février 2024 44 minContradictoireFond programmatiqueAgriculture & alimentationSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Dominique Faure : "Le salon de l’agriculture sera une belle édition"

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 82 %Attaque 11 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:24RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement est composé à 50% de millionnaires. Est-ce que la politique sous Macron s'est réservée aux riches ?

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Qui soutenez-vous dans l'affaire Sabrina Agresti-Roubache et ses avis de sagesse au RN ?

  • 6:28RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous jugez normal d'avoir des discussions avec le RN dans l'hémicycle ?

  • 8:04OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous faire pendant les questions au gouvernement sans ministres ?

  • 9:45FerméeRéponse directe

    Soutiendrez-vous la proposition de loi Horizon sur le cumul des mandats ?

  • 11:38OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu votre renomination après la crise agricole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Invité politiqueFait
    « Je suis un pur produit de l'ascenseur social, vous l'avez rappelé. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « Je n'ai pas d'élément de comparaison, mais vous savez, quand vous travaillez avec votre époux dans le privé, ce qui a été mon cas, pendant 25 ans, dans des fonctions de direction, eh bien, effectivement, vous pouvez acheter une belle maison et vous pouvez effectivement avoir un patrimoine qui est considéré comme important. »
  • 3:54Invité politiqueChiffre
    « Parce que je pense que, comme le dit le canard enchaîné, on fait partie de ces 10% qui avons plus d'un million de patrimoine. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « mais c'est le pur fruit du travail. Vous l'avez compris, je n'ai hérité de rien. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Il est allé chercher des députés, des élus, des gens de la société civile qui ont de l'expérience et qui vont pouvoir accélérer la mise en œuvre de nos politiques et changer la vie de nos concitoyens. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Moi, je soutiens d'abord le fait que Marine Le Pen et son parti sont clairement des adversaires. »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « Et donc, je soutiens Sylvain sur le fait que donner un avis de sagesse sur une proposition de ce parti me paraît être critiquable. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « Tout simplement parce qu'ils sont élus au suffrage universel et on se doit impérativement de n'exclure personne. »
  • 10:02Invité politiqueFait
    « Il faut quand même se rappeler que c'est un des marqueurs du gouvernement qu'Emmanuel Macron a constitué en 2017 quand il a été élu. »
  • 10:23Invité politiqueFait
    « Le non-cumul des mandats, ça a apporté un nouveau souffle ? »
  • 10:27Invité politiqueFait
    « On a une Yaël Braun-Pivet qui se retrouve président de l'Assemblée nationale et à qui je tire mon chapeau. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire beaucoup, beaucoup des barons locaux. »
  • 18:41Invité politiqueFait
    « nous prenons conscience de à quel point l'élu n'est plus protégé, il n'est plus respecté »
  • 19:19Invité politiqueFait
    « je mets en place un premier dispositif que j'annonce sur le perron de Matignon »
  • 20:47Invité politiqueChiffre
    « Emmanuel Macron reçoit environ 500 maires à l'Elysée »
  • 30:03Invité politiquePromesse
    « nous annonçons le plan village d'avenir »
  • 30:11Invité politiqueFait
    « les préfets mettent les bouchées doubles pour recruter de bons profils »
  • 30:32Invité politiqueChiffre
    « seuls 63 chefs de projet avaient été recrutés sur les 100 pour lesquels on a le budget »
  • 31:35Invité politiqueFait
    « c'est un dispositif qui a été mis dans la loi de finances 2024 »
  • 34:27Invité politiqueChiffre
    « notre taux de chômage est encore de 7% »
  • 38:37Invité politiqueFait
    « on est encore le pays dans lequel la fiscalité est la plus importante pour nos entreprises »
  • 38:43Invité politiqueFait
    « on voit les entreprises revenir »
  • 41:37Invité politiqueFait
    « sur les 13 départements de l'Occitanie, on a des départements dans lesquels il a une histoire et dans lesquels il est très présent »

Temps de parole

  • Invité politique76 %
  • Présentateur19 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Un podcast de France Culture. L'ADN Renaissance est cochée, elle fait partie des ministres millionnaires récemment épinglés dans l'humanité. Mais en 2012, envie d'engagement local. Sur ses terres occitanes, elle prend la carte du parti radical, candidate aux législatives, échec, en 2017, échec aussi. C'est grâce à l'étiquette « En marche » qu'elle est élue, dix ans plus tard, députée de Haute-Garonne en 2022. Mère de Saint-Orinse de Gameville, près de Toulouse pendant huit ans, elle voit de près la crise agricole qui est désormais sur le devant de la scène. Ses grands-pères aussi lui ont transmis ce double ADN.

Ouvrier agricole ne sachant ni lire ni écrire d'un côté, secrétaire de mairie de l'autre, la politique déjà et la ruralité. Le 4 juin 2022, elle entre discrètement au gouvernement d'Elisabeth Borne. Elle est reconduite dans celui de Gabriel Attal qui manquait cruellement de représentants du Midi. Elle est aujourd'hui ministre, déléguée aux collectivités territoriales et à la ruralité. Bonjour Dominique Faure. Bonjour Astrid. Merci d'être l'invité de Sens Politique. Je rappelle le principe de l'émission, une invitée et trois archives pour retracer son parcours, son engagement et sa personnalité. Et merci à vous de nous écouter. Vous êtes sur France Culture. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h30.

Une ascension sociale comme celle de votre famille, est-ce encore possible aujourd'hui ?

2:12
Invité politique

Nous y travaillons. Nous y travaillons particulièrement dans la ruralité, mais aussi bien sûr dans les quartiers de politique de la ville. C'est un sujet qui me préoccupe et c'est bien là un des fondements de mon engagement politique. Je suis un pur produit de l'ascenseur social, vous l'avez rappelé. C'est une fierté pour moi qu'Elisabeth Borne m'ait appelée en juillet 2022 pour rentrer au gouvernement sur ce sujet qu'est la ruralité, avec très peu de mots. Elle me dit, Dominique, tu es première vice-présidente de la quatrième métropole de France, Toulouse Métropole. Et tu es un pur produit de la ruralité. Je suis une enfant de l'Aude.

Je suis née à Carcassonne, un territoire éminemment rural. Et puis, je suis une élue d'une circonscription extrêmement rurale de la Haute-Garonne, la dixième circonscription, 113 communes et des terres agricoles, comme vous l'avez dit. Et donc, ce mot qu'elle me dit ce dimanche soir où elle m'appelle, c'est « réconcilier les territoires ». Et c'est vraiment pour ces deux raisons que je me suis engagée déjà en 2012 et puis ensuite en 2014, quand je deviens maire de Saint-Horin-de-Gambeville.

3:16
Présentateur

On va y venir. On va en parler en profondeur de ce plan pour la ruralité que vous avez annoncée. Mais quelques questions d'actualité d'abord, Dominique Fort. L'humanité nous apprend donc cette semaine que le gouvernement auquel vous appartenez est composé à 50% de millionnaires. Est-ce que la politique sous Emmanuel Macron s'est réservée aux riches ?

3:34
Invité politique

Je n'ai pas d'élément de comparaison, mais vous savez, quand vous travaillez avec votre époux dans le privé, ce qui a été mon cas, pendant 25 ans, dans des fonctions de direction, eh bien, effectivement, vous pouvez acheter une belle maison et vous pouvez effectivement avoir un patrimoine qui est considéré comme important. Parce que je pense que, comme le dit le canard enchaîné, on fait partie de ces 10% qui avons plus d'un million de patrimoine. mais c'est le pur fruit du travail. Vous l'avez compris, je n'ai hérité de rien. Et c'est le pur fruit d'un couple qui a travaillé et élevé ses trois enfants en même temps.

4:10
Présentateur

Donc ça ne dit rien du gouvernement d'Emmanuel Macron pour vous et potentiellement sa compréhension ou non des sujets qui touchent les plus précaires ? Ça ne dit rien, parce que je vous disais, je n'ai aucun élément de comparaison, mais je... En tout cas, c'est plus que sous Elisabeth Barne, c'était l'objet de l'article.

4:26
Invité politique

Oui, oui, oui, j'ai lu ça, mais non, ça ne dit vraiment rien. Je pense que le président, il est attaché, comme moi, à une culture de résultats. Il est allé chercher des députés, des élus, des gens de la société civile qui ont de l'expérience et qui vont pouvoir accélérer la mise en œuvre de nos politiques et changer la vie de nos concitoyens. C'est vraiment cet objectif qui, je pense, a guidé les choix de Gabriel Attal et du président de la République.

4:54
Présentateur

Il y a eu des remous cette semaine au sein de la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale. Votre collègue Sabrina Agresti-Roubache a donné deux avis de sagesse à des amendements du RN sur un texte contre les dérives sectaires. Le président du groupe Renaissance, Sylvain Maillard, a demandé une suspension de séance pour rappeler à cette secrétaire d'État qu'il ne fallait pas approuver les positionnements du RN, ce qu'elle dément. Qui soutenez-vous dans cette affaire ?

5:16
Invité politique

Moi, je soutiens d'abord le fait que Marine Le Pen et son parti sont clairement des adversaires. Vous savez, j'ai fait beaucoup de tennis et c'est un adversaire politique. Et donc, je soutiens Sylvain sur le fait que donner un avis de sagesse sur une proposition de ce parti me paraît être critiquable. Cependant, je sais à quel point, quand nous sommes dans l'hémicycle, nous sommes confrontés. Et là, je suis totalement solidaire de Sabrina qui a fait ce choix personnel à ce moment-là et qui n'a peut-être pas mesuré l'impact que cela avait.

Et je pense qu'il faut savoir accepter qu'une secrétaire d'État ait pris une position qui ne soit pas celle et qui ne soit pas la ligne du gouvernement et sa ligne. Quand on sait que Sabrina vient de la gauche, elle n'a aucune raison d'aller mettre un avis de sagesse. Voilà, donc je pense qu'il ne faut pas polémiquer. C'était une erreur ? Moi, je ne dirais pas que c'est une erreur. Ou si je dis que c'est une erreur, je dis qu'elle est totalement pardonnable. Je n'ai pas eu l'occasion d'échanger avec elle sur le sujet.

6:28
Présentateur

Est-ce que vous jugez, comme Emmanuel Macron, qu'il est tout à fait normal d'avoir des discussions avec le RN dans l'hémicycle ?

6:34
Invité politique

Alors, je juge tout à fait normal, effectivement, d'échanger avec tous les députés et tous les sénateurs. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils sont élus au suffrage universel et on se doit impérativement de n'exclure personne. Moi, personnellement, j'ai souffert quand j'ai été candidate sur une commune de gauche, Saint-Horace-de-Gammeville, en 2013. J'avais une frange de la population qui, quand j'allais vers eux, me présenter, échanger pour être candidate. Eh bien, ne me serrez pas la main, parce que je n'étais pas une des leurs. Et ce n'était pas si vieux que cela. Et ça, ça m'a marquée, ça m'a fait mal.

Parce que même si on ne partage pas les mêmes idées politiques, et même si ce sont des adversaires, eh bien, ce sont des personnes qui sont élues au suffrage universel. Qui ne vous serrait pas la main ? En fait, des citoyens considérant que je n'étais pas une des leurs, parce que je n'étais pas de cette gauche un peu extrême.

7:26
Présentateur

Donc, pour vous, vice-présidente du parti radical, parti qui est né dans la République, on peut serrer la main au RN. Le RN est un parti républicain. Enfin, un parti républicain, c'est surtout des élus de notre République.

7:37
Invité politique

Donc, ils sont, comme le dit Gabriel Attal, dans l'arc républicain. Si Gabriel le dit, je dirais la même chose. Je dirais qu'il faut travailler avec tous les élus de la République. Elle est tellement menacée, notre République, notre démocratie, par ces violences. Et je crois que c'est un sujet que l'on va aborder, qu'il est absolument nécessaire d'apaiser, d'échanger avec les démocrates, les républicains et surtout les élus de la République.

8:01
Présentateur

Une dernière question d'actualité sur ce sujet. Il pourrait y avoir du changement lors des questions au gouvernement. La séance du mercredi pourrait être uniquement consacrée à un échange entre le Premier ministre Gabriel Attal et les parlementaires. Qu'est-ce que vous allez faire, vous et les autres ministres, pendant ce temps-là ?

8:17
Invité politique

Alors, ne pensez surtout pas que quand le Premier ministre parle, eh bien, nous attendons notre tour pour parler. Gabriel est un jeune Premier ministre extrêmement talentueux qui tient déjà son gouvernement. Écoutez, Gabriel, aujourd'hui, quand on est ministre, pour voir le cap qu'il nous donne, après le cap que nous a donné le Président de la République, j'ai envie de dire que c'est très précieux. Dernier séminaire samedi dernier, on était tous autour de lui. On avait été, pour ceux qui avaient été renommés juste la veille, c'est extrêmement précieux de l'écouter sur ses objectifs. Et je pense que vous les connaissez, ce printemps des urgences, cet été des progrès et cet automne du travail.

Et ce cap, cette méthode qui est la sienne, je pense qu'il est intéressant que nous nous en imprégnons.

9:04
Présentateur

Il n'y a pas de risque à se retrouver tout seul face à cette Assemblée nationale qu'on connaît, qui est violente, qui est divisée, pour lui.

9:12
Invité politique

Pour moi, il n'y a aucun risque. Gabriel est très expérimenté, malgré son jeune âge, très expérimenté au Parlement. Il a une répartie incroyable. Il sait où il va. Il sait de quoi il parle. Il travaille. Donc, non, il n'y a, à mon avis, aucun risque. Surtout si nous sommes à ses côtés, nous l'entourons, nous déclinons derrière. Donc, moi, je n'y vois aucune sorte. C'est une bonne idée, de votre point de vue ? En tout cas, je ne sais pas si c'est une bonne idée. Je ne sais pas ce qu'il en est. Mais vous m'interrogez sur ce que j'en pense. Moi, je trouve que si telle était la décision, il sera à la hauteur.

9:44
Présentateur

Et c'est sincère. Le 14 mars, le groupe Horizon va déposer à l'Assemblée une proposition de loi pour rétablir le cumul des mandats. Est-ce que vous la soutiendrez, vous, ministre de la Ruralité et des Collectivités Territoriales ?

9:56
Invité politique

Le sujet du cumul des mandats est un sujet qui tourne depuis maintenant 18 mois. Il faut quand même se rappeler que c'est un des marqueurs du gouvernement qu'Emmanuel Macron a constitué en 2017 quand il a été élu. Ce non-cumul des mandats s'a véritablement modernisé, rafraîchi et amené un nouveau souffle. Le non-cumul des mandats, ça a apporté un nouveau souffle ? Oui. On a une Yaël Braun-Pivet qui se retrouve président de l'Assemblée nationale et à qui je tire mon chapeau. Parce que ça a renouvelé, vous diriez ? Je dirais que ça a renouvelé, mais surtout, ça aurait pu le renouveler en restant avec des gens qui ressemblaient à ceux d'avant. C'est-à-dire beaucoup, beaucoup des barons locaux.

Donc, oui, j'ai trouvé que c'était un véritable nouveau souffle et ça a permis à des gens de la société civile de devenir députés. Et ça, je suis vraiment, en tant que radicale, extrêmement fière de cela. Cependant, à l'usage, et maintenant, depuis 18 mois, je vois à quel point peut-être remettre un petit cumul des mandats serait pertinent pour amener des élus locaux dans notre hémicycle à l'Assemblée nationale.

11:08
Présentateur

C'est ce que propose le groupe Horizon. On pourra, si cette proposition de loi est adoptée, être député et adjoint au maire ou député et vice-président d'un exécutif local. Donc, pour vous, c'est une bonne proposition de loi ?

11:18
Invité politique

Alors, c'est une bonne proposition parce qu'elle met ce sujet au cœur des débats. Ça fait 18 mois que nous en parlons. On va évidemment la travailler, on va évidemment l'amender et on verra si elle est votée ou pas. Mais en tout cas, c'est bien d'avoir mis ce sujet au cœur de nos débats maintenant. Et vous le soutenez. Je soutiens cette proposition de loi.

11:38
Présentateur

Alors, récemment, vous avez été, comme beaucoup de ministres délégués et de secrétaires d'État, débarqués du gouvernement, puis renommés un mois plus tard alors que c'était la crise pour les agriculteurs pendant toutes ces semaines. Comment avez-vous vécu cette période et que dit-elle de la façon, au cas Emmanuel Macron, de gérer les ressources humaines ?

11:58
Invité politique

Cette période de quatre semaines me concernant a été longue. Mais comme je vous l'ai indiqué, j'ai été appelée par Gabriel et je sentais que j'avais sa confiance. J'avais très grande confiance de Christophe Béchut et Gérald Darmanin qui sont mes deux ministres de tutelle. Je savais qu'ils avaient envie de continuer à travailler avec moi et j'avais quelques signaux montrant que le président était content des résultats que j'avais. Je sais que cette culture du résultat est importante pour lui.

Donc, je ne vous dirais pas que j'étais sereine, mais je vous dirais que j'ai vécu cette période comme une période attente et à un moment donné, vous savez, j'ai fait ce parallèle et je veux le faire avec vous de gens à qui on a diagnostiqué un cancer et qui attendent pendant quatre semaines, cinq semaines parfois, les résultats des analyses pour savoir quelle forme de cancer, comment ils vont être soignés, quels risques ils ont. Et donc, la vie, elle apprend la patience. Et maintenant, vous m'interrogez sur le président et sa façon de gérer les ressources humaines. Quand il a nommé Gabriel Attal, beaucoup de noms ont circulé.

Je pense qu'il a conduit une réflexion intense pendant plusieurs jours qui aboutit à ce que j'appelle un bon choix. Spontanément, Gabriel Attal venant de démarrer dans un portefeuille ministériel qui était l'éducation nationale et où il commençait véritablement à réussir, ça n'a peut-être pas été le premier choix que de l'enlever au bout de six mois pour lui confier ce portefeuille de Premier ministre.

Mais on voit bien à quel point, quand vous réfléchissez, vous concertez, vous échangez, vous écartez des idées qui vous paraissaient bonnes, puis vous les reprenez, vous les triturez, et à quel point, ça doit avoir encore quelque chose de disruptif, de novateur, qui est le plus jeune Premier ministre. Donc, quatre semaines, c'est très long, beaucoup de choses à l'international, beaucoup de choses à conduire et une envie que je, personnellement, je trouve pertinente pour avoir appartenu à des comex dans le monde de l'entreprise, des comités exécutifs, des comités de direction, de commencer à gouverner la France avec onze ministres de plein exercice.

13:49
Présentateur

Dominique Fort, vous comparez l'attente de votre renomination au gouvernement à celle de l'attente des résultats d'un cancer ? Oui. Ce n'est quand même

13:57
Invité politique

pas les mêmes enjeux ? Absolument pas les mêmes enjeux. Pourquoi je les compare ? Je dis simplement que la vie apprend à relativiser et que la vie apprend à attendre. La vie apprend à surmonter, à aller chercher l'espoir en soi, les envies que l'on a et à maîtriser. Et que là, quand j'entendais certains me dire que c'est insupportable, c'est inimaginable, c'est impensable ce qu'il vous inflige, monsieur le Président de la République en vous faisant attendre quatre semaines, je leur disais, ces mots me paraissent excessifs par rapport à d'autres personnes qui attendent et qui, elles, sont confrontées à des choses beaucoup plus graves. Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ?

14:36
Présentateur

Et c'est peut-être surtout les sujets qui attendaient comme le logement, les transports qui n'avaient pas de ministres et en l'occurrence, là, les agriculteurs, la coordination rurale, syndicats agricoles souvent classés à droite ou à l'extrême droite appellent à poursuivre les actions coup de poing. Seule façon, disent-ils, de se faire entendre. Ils étaient encore cette semaine devant le château de Chambord pour faire entendre, je cite, les gueux contre les rois. Cette affiche aussi qu'on a pu voir, Macron, tes paysans meurent. Est-ce que les réponses ont été suffisantes travailler sur ces sujets-là pendant ces quatre semaines ou simplement vous n'étiez pas à votre poste ? Alors,

15:11
Invité politique

je n'ai pas pu travailler sur ce sujet parce que c'est un sujet qui relève principalement du portefeuille de Marc Fénault et du ministère de l'Agriculture. Par contre, je l'ai suivi évidemment de très près. Oui, je considère que les mesures annoncées par Gabriel Attal petit à petit et il a annoncé des mesures de trois natures, des mesures de court terme où il a arrêté par exemple l'augmentation du prix du GNR qui sont toutes mises en oeuvre ces mesures court terme d'orge et déjà au bout de 15 jours.

Il a annoncé des mesures de moyen terme dont certaines seront déjà annoncées au Salon de l'Agriculture puis il annonce évidemment des travaux au niveau de l'Europe qui sont plutôt des mesures à long terme mais on voit que dans sa rencontre avec le chancelier allemand on voit qu'Emmanuel Macron a pesé sur un certain nombre de sujets européens mais ce sont des sujets de long terme et donc oui je sens les agriculteurs moi qui suis sur des terres agricoles en Haute-Garonne je les sens véritablement avoir confiance parce qu'on a déjà des preuves de ce sur quoi il s'est engagé quand il a démarré ce dialogue en Haute-Garonne justement. Vous ne sentez pas la colère toujours présente sur le terrain ?

Je la sens toujours présente mais je les sens malgré tout commencer à comprendre l'intérêt de plutôt faire avec en refaisant confiance et puis par contre ils sont dans l'attente de ces résultats plutôt que de tout simplement continuer à s'opposer les agriculteurs sont des gens responsables ce sont des gens qui aiment la terre ce sont des gens qui aiment le pays ce sont des gens qui sont des entrepreneurs et ils voient bien que de faire contre ça n'aboutira pas à grand chose donc aujourd'hui je vais faire un certain nombre de déplacements où je serai amenée à les rencontrer je vous en dirai plus là ça ne fait que 4 jours que je suis revenue au gouvernement et puis on va surtout voir ce qu'il en est au salon de l'agriculture qui m'a l'air d'être bien parti pour être encore un grand salon une belle édition donc oui on va prendre la température mais je pense qu'il faut privilégier l'espoir la confiance plutôt que la critique l'opposition le blocage des routes à partir du moment où il a déjà prouvé par un certain nombre de mesures très court terme qu'il avait entendu la souffrance

17:22
Présentateur

des agriculteurs on ne sait pas que le président de la république la semaine prochaine au salon de l'agriculture sera chahuté pour vous ça va bien se passer

17:27
Invité politique

je ne vous ai pas dit ça non non non je ne vous ai pas dit ça je vous ai dit que je sentais que petit à petit d'un sentiment de révolte de colère de blocage on revenait vers un chemin plutôt de la confiance après je ne sais pas dire ce qui se passera au salon de l'agriculture

17:43
Locuteur non identifié

alarme élue ça veut dire qu'il faut que vous invitiez les maires à donner leur numéro de téléphone au préfet au gendarme ou à la police pour que quand ils appelleront écoutez moi pour que pour que quand ils appelleront ils puissent bénéficier d'un traitement spécifique messieurs et mesdames les sénateurs je vous en dirai plus un peu plus tard merci à vous

18:10
Présentateur

c'est votre voix qu'on entend le 17 mai 2023 Dominique Fort vous êtes au Sénat d'ordinaire calme qui réagit vivement à votre annonce du dispositif alarme élue pour les protéger des violences puisqu'on sait qu'aujourd'hui les maires les élus sont très exposés aux violences aux incivilités des administrés comment avez-vous vécu ce moment politique Dominique Fort

18:32
Invité politique

je l'ai vécu de façon très difficile pourquoi très difficile parce qu'on est au lendemain de l'agression du maire de Saint-Brévin vous vous souvenez et je prends conscience nous prenons conscience de à quel point l'élu n'est plus protégé il n'est plus respecté et donc je rassemble mes équipes et nous bâtissons un premier plan et je me rends compte parce que moi j'en étais j'en étais pas consciente à quel point un maire agressé doit déjà faire le 17 et non pas téléphoner au capitaine de gendarmerie qu'il a sur sa commune ou sur la commune voisine et donc je mets en place très rapidement on est très rapidement après l'attaque et la violence du maire de Saint-Brévin je mets en place un premier dispositif que j'annonce sur le perron de Matignon après avoir vu la première ministre avec le maire de Saint-Brévin avec David Disnard le président de l'AMF qui nous avait fait le plaisir d'être là parce que c'est le représentant des maires et il avait fait un aller-retour pour être là et nous annonçons sur le perron trois jours après ce que nous allons faire c'est un des dispositifs cette alarme élu mais c'est rappeler au maire qu'il ne faut pas qu'ils appellent s'il leur arrive quelque chose l'ami gendarme ou le capitaine comme je vous le disais de la commune mais il faut qu'ils appellent le 17 pourquoi on sera plus efficace on sera plus efficace si le numéro est enregistré dans ce fichier qui va faire que tout de suite on va savoir que c'est un maire qui appelle qui est en situation difficile et on va pouvoir être beaucoup plus réactif

20:04
Présentateur

le 21 novembre 2023 sur Public Sénat six mois après l'extrait qu'on vient d'entendre vous annoncez un numéro vert pour accompagner les élus qui auraient besoin d'un appui psychologique est-ce que toutes ces mesures permettent de régler le problème en profondeur ?

20:20
Invité politique

l'avenir nous le dira en tout cas à l'issue de ce mois de mai très difficile comme je vous le dis on travaille sur un véritable plan et effectivement tout début juillet on annonce un certain nombre d'actions dont la protection fonctionnelle des élus dont la protection psychologique des élus après la protection physique des élus et il est vrai que cette dimension psychologique elle est devenue encore plus évidente quand après les émeutes le président de la république Emmanuel Macron reçoit environ 500 maires à l'Elysée et je reste jusqu'au bout et j'échange avec un certain nombre de maires et je vois un maire pleurer ça fait trois heures qu'il dialogue avec le président de la république et ils ont fait l'objet d'émeutes et je me rends compte à quel point le trouble est fort et grand ça a touché à la famille et voilà Vincent Jambrin que vous connaissez le maire de l'Elysée il a véritablement été lui aussi agressé dans sa chair et donc cette dimension psychologique pour ceux qui le souhaitent était importante pour nous donc on a mis un budget pour effectivement mettre en place un numéro vert Vous savez si les maires l'utilisent ?

Alors aujourd'hui peu mais il est vraiment opérationnel le temps de le mettre en place de former les personnes qui répondent au téléphone et qui dirigent vers des psychologues ça doit dater du mois de novembre seulement

21:40
Présentateur

Alors dans ce plan pour lutter contre la pénurie de maires puisqu'on sait qu'il y a 1300 démissions depuis 2020 de maires c'est un tous les jours qui quitte ses fonctions vous avez soutenu une loi le 7 février dernier qui a renforcé les sanctions contre les auteurs de violences et on attend une autre loi sur la base du rapport Spilbou-Jumel qui crée un statut de l'élu pour renforcer reconnaître ses compétences renforcer le statut de maire salarié mais la question de la rémunération n'est pas abordée est-ce que c'est un chantier que vous aviez ouvert l'été dernier que vous avez abandonné ?

22:14
Invité politique

Je vais répondre à votre question je veux juste clore le sujet de la violence faite aux élus pour dire qu'un texte de loi qui a été voté au mois de janvier définitivement à l'Assemblée nationale parce qu'elle avait été votée à l'unanimité au Sénat préalablement vise à parfaire ce plan de lutte contre la violence faite aux élus avec la dimension sanction après la prévention fonctionnelle dont je vous ai parlé la protection physique c'est celui du 7 février

22:40
Présentateur

en effet

22:40
Invité politique

et donc on a là un peu clos la mise en oeuvre totale avec la dimension législative de ce plan de violence faite aux élus et là vous abordez un deuxième sujet qui m'est très cher qui est le sujet de la reconnaissance que je crois nous devons donner à nos sentinelles de la république à nos maires et donc oui j'ai fait un gros travail en fin d'année dernière avec environ 400 maires c'était la convention nationale de la démocratie locale ils sont venus on a travaillé on a travaillé toute une journée pour essayer de voir comment on pouvait les accompagner un peu mieux et en parallèle le Sénat et la sénatrice Gattel a porté un texte et en parallèle la députée Spielbuth avec Sébastien Jumel députée aussi dans une proposition de loi transpartisane ont proposé un texte que je trouve extrêmement intéressant donc je vais être au banc pour échanger et dialoguer et oui ce texte ne fait pas aujourd'hui état d'une augmentation de la rémunération de nos élus locaux c'est pas le sujet à votre avis ?

ah pas du tout ce texte n'en fait pas l'état c'est le parlement qui le propose moi c'est un sujet le fruit de mes travaux en fin d'année dernière montre à quel point ils attendent une augmentation de leur rémunération donc ils ont fait ce choix dans cette proposition de loi issue de l'Assemblée nationale de ne pas aborder ce sujet depuis vendredi que je suis revenue au travail j'ai évidemment démarré des travaux avec les associations d'élus pour voir dans quelles mesures et dans quelles proportions nous allons compléter ces textes issus du parlement avec la dimension augmentation qui est absolument nécessaire qui pourrait passer par quel dispositif ?

alors un dispositif tout simplement législatif une autre loi non non non on va pouvoir amender celle-là éventuellement mais en tout cas cette dimension est prise à bras le corps dès maintenant avec le parlement et les associations d'élus locaux pour voir quel est le moyen le plus rapide de répondre à cette demande

24:33
Présentateur

Dominique Fort une question sur Instagram de Ronan qui nous écrit de Rennes ne faudrait-il pas faire davantage de télétravail pour mieux développer la ruralité ? je suis tout à fait

24:50
Invité politique

d'accord avec Ronan tout à fait d'accord pour plusieurs raisons d'abord parce que je fais partie de ceux qui considèrent que quand on a une mission que l'on peut exercer en télétravail évidemment on est plus efficace et on est plus heureux j'ai beaucoup d'expériences dans ma vie professionnelle de télétravail réussi et d'efficacité qui sont recherchées à la fois par la personne elle-même et par l'employeur mais c'est pas ce que propose aujourd'hui le gouvernement moi je vais attendre de voir ce que Stanislas Guérini propose sur ce sujet je pense qu'il est en plein dialogue social avec les organisations syndicales il y a des il y a des sujets qu'il faut prendre en compte il y a des missions qui ne peuvent pas faire l'objet de télétravail et donc ça crée un peu un décalage entre ceux qui peuvent en bénéficier parce qu'ils ont des tâches qu'ils peuvent faire de chez eux au téléphone ou sur l'ordinateur d'autres qui ne peuvent pas donc il y a un certain nombre d'effets de bord que nous devons prendre à la fois dans nos administrations d'état et en même temps dans les collectivités locales donc la fonction publique territoriale moi j'avais permis à mes agents de la commune de Saint-Horace de Gamelville d'abord évidemment pendant le Covid mais aussi un petit peu avant et beaucoup plus après pour certaines fonctions de télétravailler donc c'est quelque chose qui doit être travaillé avec les syndicats qui doit être travaillé avec évidemment les encadrants et qui doit être étroitement lié aux missions qui sont confiées aux agents Est-ce que l'on vit un exode urbain Dominique Faure ?

Alors moi j'ai tendance à vous dire que non pourquoi ? parce que j'ai fait travailler des scientifiques vous savez on a une petite entité dans une de nos directions qui porte en son sein un travail scientifique avec des géographes des aménageurs des urbanistes des architectes des sociologues et cette entité porte deux programmes POPSU Métropole et POPSU Territoire POPSU Territoire était essentiellement dédié à la ruralité

26:58
Présentateur

POPSU c'est un autre sigle comme on en connaît beaucoup en France je vais le dire pour les auditeurs et auditrices la plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines

27:06
Invité politique

Exactement mais ce POPSU Territoire qui est né récemment vise à travailler sur les stratégies rurales et en fait je rencontre quasi tous les mois deux à trois scientifiques que cette entité qui est dirigée par Jean-Baptiste Marie me fait rencontrer pour éclairer la réflexion et les politiques que nous portons et ce sujet ça a été un des tout premiers sujets que j'ai abordé et c'était mon sentiment qui était une réalité de ce sentiment de relégation que les populations qui habitent en ruralité ressentent et je voulais le comprendre ce sentiment de relégation et dans leurs travaux ils montrent que cet exode n'existe pas vraiment en faveur de la ruralité il existe surtout en faveur des villes moyennes et on a approfondi ce travail les scientifiques ont poursuivi leur travail pour arriver à démontrer que finalement c'est plutôt les petites villes ou les villes moyennes qui ont bénéficié de cet exode en ruralité ils ont pour certaines ruralités on va dire les plus gâtées vu quelques logements vacants être acquis mais finalement les travaux n'ont pas été réellement réalisés de rénovation de ces maisons donc on ne peut pas vraiment dire que la ruralité a bénéficié de cet exode

28:20
Présentateur

est-ce que selon vous l'état doit accompagner cet exode urbain

28:24
Invité politique

s'il existe moi je dois accompagner une plus grande équité territoriale et si c'est le sens de votre question oui c'est absolument nécessaire je ne parle pas d'égalité des territoires on n'arrivera évidemment jamais et personne ne recherche une complète égalité des territoires ce qui voudrait dire des transports en commun dans nos petits villages aussi faciles et aussi fluides que dans une grande ville bien sûr que non égalité mais équité oui équité pourquoi pour servir l'ascenseur social dont vous me parlez au début et c'est vrai que ce plan France Ruralité annoncé le 15 juin il vise à effectivement rééquilibrer il vise à permettre à nos jeunes à nos enfants en ruralité de pouvoir lever ce plafond de verre et on a un certain nombre de programmes qui sont mis en place et moi je sens que ça démarre sauf que évidemment quand on est au gouvernement on annonce un plan le 15 juin et c'est vraiment le laitmotiv de notre président au conseil des ministres et maintenant de Gabriel Natal ça l'était aussi du temps où Elisabeth Borne était première ministre c'est mise en oeuvre réalisation concrète mesurée efficace au service de nos concitoyens et entre le moment on annonce un plan alors évidemment on nous dit vous communiquez vous communiquez et encore hier je faisais une visite dans le Rhône et il me disait on ne voit pas mais qu'est-ce que dit ce plan France Ruralité entre autres mais juste pour prendre un exemple il dit que quelques villages un groupement de villages peuvent candidater pour être village d'avenir c'est-à-dire être accompagnés gratuitement par de l'ingénierie et c'est pour délivrer cette ingénierie d'abord 100 chefs de projet 1 par département que nous recrutons 15 juin nous annonçons le plan village d'avenir est très apprécié par la MRF Michel Fournier son président l'association des maires ruraux de France et on embarque ce sujet les préfets mettent les bouchées doubles pour recruter de bons profils nous voulons des gens qui vont apporter de l'ingénierie à nos petits villages pour leur permettre tout simplement de faire aboutir leur projet on est vraiment dans une démarche de proposition de nos territoires donc il faut accompagner leur projet puis nous venons les financer et les accompagner et bien pas plus tard qu'avant-hier seuls 63 chefs de projet avaient été recrutés sur les 100 pour lesquels on a le budget c'est long de recruter et ils sont en train d'être formés j'intervenais auprès d'eux on a des profils très divers et donc quand ils vont être formés opérationnels ils vont devoir aller voir évidemment très rapidement les maires travailler sur les projets pour des réalisations pour les premières que nous allons voir qu'à la fin de l'année et donc l'impatience elle est légitime j'essaye d'accélérer le plus possible les choses mais voilà

30:58
Présentateur

dans ce plan il y a aussi les zones de revitalisation rurale ça existe depuis 1995 c'est pour exonérer fiscalement les entreprises créatrices d'emplois qui s'implantent dans les zones rurales vous avez essayé de le transformer de le renforcer en 2024 est-ce que vous pouvez déjà tirer un bilan de ce plan qui fait partie

31:19
Invité politique

de France Ruralité c'est un des quatre axes de France Ruralité Village d'Avenir je viens de citer en été un et effectivement est-ce que ça fonctionne

31:28
Présentateur

ce système d'exonération

31:30
Invité politique

pour l'instant puisqu'il sera opérationnel au 1er juillet 2024 c'est un dispositif qui a été mis dans la loi de finances 2024 dont je suis très heureuse et très fière pourquoi parce que il sert une France et des territoires plus équilibrés et plus justes pourquoi ? parce que nos ZRR précédemment avaient été renouvelés année après année et les dispositifs avaient été renouvelés pourquoi ?

parce que personne ne voulait accepter de sortir du dispositif et voulait tous bénéficier de ces exonérations que vous citiez et donc l'idée a été de un peu remettre à plat nos nos zonages on va dire et on a abouti à 17 000 communes ce qui est un grand nombre de communes qui sont zonées et pourquoi il est plus juste et il est plus équitable parce que là on a mis en place des critères qui sont dans la continuité des critères qu'il y avait avant mais on les a réappliqués des critères de richesse de la commune des critères de densité de la commune des critères tout à fait pertinents pour dire quelle commune doit bénéficier parce qu'elle est dans une ruralité profonde elle doit bénéficier de ce dispositif d'attractivité des commerces des artisans des médecins et quelles communes n'en bénéficient plus donc il y a des communes qui vont sortir des communes qui vont entrer et le dispositif sera en fonctionnement à partir du 1er juillet 2024

32:48
Présentateur

Une dernière question sur ce sujet la ville de Toulouse que vous connaissez bien est particulièrement touchée par le dispositif zéro artificialisation net qui lutte contre la bétonisation pour préserver la biodiversité est-ce que cet objectif climatique vient en contradiction avec le plan de réindustrialisation du gouvernement

33:05
Invité politique

bien sûr que non pourquoi tout simplement parce que d'abord rappeler que oui notre gouvernement porte deux enjeux majeurs on en porte d'autres mais celui de la planification écologique de la transition écologique est en transversaire de toutes les politiques portées par le gouvernement c'est tout l'objet de notre planification écologique et en même temps notre gouvernement porte la réindustrialisation de notre pays qu'avons-nous fait pour concilier deux objectifs qui comme vous le dites apparaissent un peu antinomiques bien tout simplement nous avons fait le diagnostic déjà de toutes les surfaces que nous avons déjà artificialisées et qui ne sont pas du tout utilisées et donc là c'est un préfet qui a fait ce travail remarquable d'inventaire et on a déjà une base de données de tous les lieux dans lesquels on peut accueillir des industriels sans artificialiser ensuite on a évidemment une volonté de réduire seulement de 50% l'artificialisation par rapport à ce qu'on a fait ces dix dernières années mais quel étalement urbain avons-nous fait et cette sobriété foncière je pense qu'aujourd'hui tous les maires et tous les habitants sont fiers que l'on porte cette sobriété le sujet c'est le comment et donc quand on va encore un peu artificialiser puisque réduire de 50% c'est pas ne plus artificialiser d'ici 2050 où là on porte l'objectif de zéro artificialisation nette et donc ce un peu artificialiser c'est le faire de façon pertinente au service de l'emploi comme vous le savez notre taux de chômage est encore de 7% et nous visons le plein emploi et nous visons le plein emploi par la réindustrialisation de notre pays par des filières comme celle des batteries qui sont des filières dont on a tellement besoin pour aussi travailler sur le sujet de la transition énergétique en complément de la transition écologique

34:44
Locuteur non identifié

en réalité les libertés dont se targuent aujourd'hui les champions de la liberté elles ont toujours été arrachées dans l'histoire à ceux qui aujourd'hui seraient les défenseurs de la liberté pour avoir les libertés de la presse il faut une insurrection à Paris en 1830 pour passer du suffrage censitaire au suffrage universel il faut une révolution en 1848 et lorsque vous en êtes aux droits économiques et sociaux j'en parlais l'autre jour avec Morois à Lille combien d'hommes sont morts pour le droit de grève aujourd'hui vous dites mais comment c'est acquis c'est acquis grâce à qui grâce au mouvement des forces populaires et à ceux qui se sont liés avec elle

35:26
Invité politique

avez-vous reconnu cette voix Dominique Farr ? Robert Badinter un grand homme un magnifique hommage j'étais émue aux larmes beaucoup d'admiration pour ce grand monsieur qui abolit la peine de mort bien sûr

35:43
Présentateur

dans cet extrait de l'émission Apostrophe le 18 juin 1976 Robert Badinter fait un plaidoyer contre le libéralisme qui s'accaparait les droits que la gauche a conquis les libertés on les gagne nous dit Robert Badinter il y a 48 ans qu'est-ce que ça dit du débat actuel ?

35:59
Invité politique

le débat sur les libertés elles sont fondamentales et on ne peut que souscrire on est vraiment dans une valeur permettre de donner notre pays la liberté à chacun après si vous me parlez de libéralisme économique moi je fais partie de ceux qui considèrent qu'on est dans un monde dans lequel ce libéralisme économique est une vraie réalité et nous devons nous devons prendre en compte le monde l'Europe et ne pas porter une politique protectionniste à l'extrême pour notre pays qui viserait à être repliée sur nous-mêmes donc

36:45
Présentateur

quelle liberté Emmanuel Macron a apporté aux salariés ?

36:52
Invité politique

moi je pense qu'il a déjà respecté toutes les libertés qu'ils ont en leur que nous avons aujourd'hui dans nos textes de loi je crois que la liberté de manifester dont on peut être fier la liberté de ne pas être d'accord il a mis à mon sens c'est pas lui qui les a apportés non non il les a maintenus ça je suis d'accord heureusement non et on a dialogué moi je considère qu'on a beaucoup beaucoup dialogué il a dialogué Elisabeth Borne a dialogué c'est avéré qu'on a eu des crises et effectivement je vois à quoi vous faites allusion mais cependant ces libertés du monde salarié elles sont réalité aujourd'hui et je pense qu'on les respecte moi je suis une femme vous l'avez dit j'ai dirigé un cabinet de conseil en ressources humaines et je faisais du conseil en dialogue social j'ai le dialogue social au coeur de mes tripes et voilà je travaille actuellement sur un sujet avec les policiers municipaux encore mardi je recevais les syndicats de la police municipale je vais ce soir rencontrer encore les policiers municipaux donc moi je pense que c'est un droit fondamental et qui est au coeur de notre façon de gouverner ce pays il en a surtout apporté au patronat vous diriez

37:59
Présentateur

Emmanuel Macron des libertés

38:00
Invité politique

alors non je vous dirais pas du tout que c'est le mot de liberté qui s'applique je pense que le président de la république comme le ministre de l'économie considère que de réduire la fiscalité des entreprises dans notre pays sert deux causes la première l'attractivité économique de notre pays il faut se souvenir enfin oui il faut savoir que tout simplement aujourd'hui aujourd'hui avec ces baisses de la fiscalité des entreprises qui peuvent être perçues comme des cadeaux que nous faisons aux entreprises c'est une façon très polémique de porter le sujet mais ces baisses de fiscalité elles visent à tout simplement servir l'attractivité de notre pays on est encore le pays dans lequel la fiscalité est la plus importante pour nos entreprises on voit les entreprises revenir j'en suis extrêmement heureuse mais qu'est-ce que ça sert aussi comme objectif ça sert évidemment l'emploi et l'emploi industriel qui est une des causes que nous portons donc c'est toujours vu de façon très primaire ces baisses de fiscalité s'envoient véritablement et surtout dans notre territoire à quel point on est content de voir arriver des entreprises

38:59
Présentateur

sens politique l'archive de l'invité

39:02
Locuteur non identifié

nous voulons des pouvoirs régionaux qui soient vraiment élus pour servir la région qui aient vraiment des ressources financières suffisantes pour équiper la région garantir l'emploi et suivre les problèmes d'évolution de l'emploi pour ne pas tomber dans un rame comme celui de l'affaire Libre par exemple qui est typiquement un problème de pouvoir régional alors que le gouvernement en a fait un fiasco terrible pendant des mois et des mois donc le pouvoir régional doit être une notion essentielle pour rééquilibrer la France permettre aux différentes régions de France de vivre de s'équiper de s'exprimer et de garantir l'emploi et l'évolution

39:35
Présentateur

La voix de Jean-Jacques la voix de Jean-Jacques Servan-Schreiber représentant du Parti Radical le 17 septembre 1973 il a eu de grands représentants ce parti dont vous assurez aujourd'hui la vice-présidence Dominique Faure Léon Gambetta Pierre Mendès France Jean-Louis Borloo aujourd'hui il semble dans l'ombre est-il en train de mourir ce parti ?

39:53
Invité politique

Le Parti Radical ne mourra pas le Parti Radical travaille sous l'autorité du président Laurent Hénard et le Parti Radical a une telle histoire porte de telles valeurs et surtout comme vous l'avez entendu en son sein les territoires donc je suis très fière aujourd'hui de vous avoir proposé évidemment un extrait de Jean-Jacques Servan-Schreiber vous dire simplement que c'est la semaine de son centenaire il est né en 1924 c'est pour ça que j'ai voulu lui rendre hommage en le citant aujourd'hui et surtout vouloir souligner à quel point notre gouvernement et c'est quand même un marqueur du Parti Radical mais aussi un marqueur de notre gouvernement de redonner du pouvoir d'agir à nos territoires et puis illustrer cette mission que le président de la République a confié Eric Woerth sur la décentralisation Comment expliquer qu'il soit si peu visible

40:52
Présentateur

aux yeux des Français ce parti ? Par exemple sur Youtube il n'y a que 283 abonnés quand on sait que Jordan Bardella président du RN a un million d'abonnés sur TikTok

41:01
Invité politique

Je ne sais pas répondre à cette question tout simplement j'en suis triste je m'y implique beaucoup depuis maintenant 18 mois aux côtés de mes collègues et aux côtés du président et on a peut-être tous été absorbés par nos responsabilités peut-être pas assez donné de temps d'énergie d'enthousiasme mais voilà je me présente c'est facile parce que je n'ai pas d'adversaire mais délégué du parti radical sur toute la région Occitanie pour justement capitaliser sur les départements dans lesquels le parti radical est fort parce que sur les 13 départements de l'Occitanie on a des départements dans lesquels il a une histoire et dans lesquels il est très présent et puis des départements dans lesquels il s'étiole un peu donc je vais déjà tester ma capacité à le revigorer le vivifier on a tout pour on a tout pour le manifeste du parti radical qui avait été porté par Jean-Jacques Servan Chrébert en 1970 exactement il est encore valable il est encore valable et donc je vais m'appuyer dessus pour aller rencontrer les fédérations de chacun des 13 départements puis ensuite bien sûr contribuer au plan national à la structuration l'organisation de notre parti aux côtés du président

42:10
Présentateur

et c'est l'étiquette que vous avez choisi de conserver aujourd'hui celle du vice-président du parti radical merci Dominique Fort ministre déléguée aux collectivités territoriales et à la ruralité d'avoir été l'invité de Sens Politique et merci à toute l'équipe à la préparation Anne-Claire Bazin à la réalisation Péré-Legras à la technique Ludovic Auger à la vidéo Lucas Finet vous pouvez réécouter cette émission sur l'application Radio France et sur franceculture.fr merci de nous avoir suivis à la semaine prochaine Sous-titrage Société Radio-Canada

Dominique Faure : "Le salon de l’agriculture sera une belle édition" · Pourquijevote