Olivier Roche, président communauté de communes du Pays de Mauriac, Cantal
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
Ce que vous voulez faire finalement, c'est faire entendre la voix de vos administrés ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous craignez, par exemple, des personnes âgées qui vont être isolées ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Pour l'instant, les aides, elles sont insuffisantes ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Quelles autres mesures seraient les bonnes selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33Invité politiqueFait
« On entend des témoignages pour aller travailler, pour amener les enfants à l'école, pour avoir des activités. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Avoir une voiture en milieu rural, c'est vital aussi pour ne pas être isolé. »
- 2:39PrésentateurFait
« Quand vous êtes retraité, commerçant, artisan, agriculteur, et que vous avez des petites retraites, je ne vois pas comment les gens vont pouvoir réussir à se chauffer tout l'hiver. »
- 3:47Invité politiqueFait
« Le ministre de l'Économie, hier, a dit hors de question de baisser les taxes. »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Invité politique38 %
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I.P.I. d'Auvergne,
I.C.I. Matin.
Il
est 7h46 sur I.P.I. d'Auvergne, la flambée des prix des carburants, frappe de plein fouet le milieu rural. On va en parler avec l'invité d'I.C.M.A
.T
.I., Delphine Marion-Boulogne. Oui, car la colère monte chez les habitants, mais aussi chez les élus, qui montent au créneau dans le cantal des élus de plusieurs communautés de communes, se mobilisent, dont la communauté de communes du pays de Moriac. On est avec son président Olivier Roche, bonjour. Bonjour. Vous appelez à un rassemblement vendredi matin à 11h devant la sous-préfecture de Moriac et vous êtes rejoint par vos collègues du pays de Salaire, de Sumé-Nartence, du pays gentienne. Ce que vous voulez faire finalement, c'est faire entendre la voix de vos administrés ?
Complètement. C'est de faire entendre la voix des territoires gros, faire remonter cette voix.
Vous sentez la colère qui grogne chez vous
?
On sent effectivement un sentiment de colère, de désespération aussi. Et ça, on veut le faire remonter pour qu'en haut,
ils
le comprennent et ils l'entendent.
On
l'entendait dans nos reportages, dans nos journaux, ces habitants qui disent qu
'on
ne peut que subir. Est-ce qu'il
y a
finalement le sentiment d'être pris en otage par une situation qu'on ne maîtrise pas
?
Aujourd'hui, effectivement, c'est ce sentiment-là, un sentiment de situation où on est pris en otage, on nous augmente les tarifs, on nous
l'a
subi. Sur nos territoires ruraux, il est compliqué. À part la voiture, on n'a pas d'autres moyens de locomotion, nous, dans le Nord-Campagne. Donc, c'est notre seul moyen.
Et
si on augmente tôt les tarifs des carburants, à un moment donné, on ne pourra plus y arriver.
On sait que c'est vital, par exemple, on entend des témoignages pour aller travailler, pour amener les enfants à l'école, pour avoir des activités. Il y a aussi la question de l'isolement, avoir une voiture en milieu rural, c'est vital aussi pour ne pas être isolé. Vous craignez, par exemple, des personnes âgées qui vont être isolées, qui ne vont plus sortir de chez elles parce qu'elles n'ont pas les moyens de faire le plein
?
Mais effectivement, c'est ce qu'on craint aussi. On craint des personnes éloignées sur des territoires un peu éloignés, qu'elles ne peuvent plus sortir. Mais aussi, on craint l'accompagnement qu'il pourrait y avoir aujourd'hui des personnes qui accompagnent à domicile, avec des petits salaires, avec des charges, des coûts de carburant. Ils n'auront plus peut-être moyen d'aller accompagner ces gens-là au loin dans nos territoires.
Vous pensez aux aides à domicile, aux infirmiers,
par exemple
? Par exemple, c'est un exemple.
Sachant qu'on parle là des prix à la pompe, mais là, l'automne arrive, l'hiver va arriver. C'est le moment aussi de remplir les cuves de
fioul. Et ça,
c'est très
commun
dans le milieu rural.
Mais complètement, effectivement. Et ça, c'est le deuxième souci aussi qu'on souhaite faire remonter. C'est aujourd'hui, nos territoires, nous avons beaucoup de personnes qui se chauffent
au
fioul. Et quand on voit le prix du fioul, aujourd'hui, je vais prendre un exemple. Quand vous êtes retraité, commerçant, artisan, agriculteur, et que vous avez des petites retraites, je ne
vois
pas comment les gens vont pouvoir réussir à se chauffer tout l'hiver. Ça risque d'être très, très compliqué.
C'est la colère des habitants. C'est votre colère aussi en tant qu'élu ? Parce qu'on imagine, bien évidemment, que vous faites partie des premiers concernés aussi.
Bien sûr. On fait partie, effectivement, des premiers concernés. Effectivement, c'est cette colère que l'on veut faire, nous, en tant qu'élu, ça remonte. C
'est
pour ça qu'on organise ce rassemblement collectif vendredi matin, pour faire remonter cette colère et qu'elle remonte le plus haut possible et qu'ils puissent l'entendre et écouter et trouver des solutions pour que l'on puisse être serein encore sur nos territoires nouveaux et surtout sur nos cantales.
Pour l'instant, les aides, elles sont insuffisantes ? Selon vous, il y en a des nouvelles qui sont annoncées ce soir
? Aujourd'hui, je pense que les gens attendent plutôt une baisse des taxes plutôt que des chèques et des aides.
Mais ça, vous savez que de
toute
façon,
ça
exclut. En tout cas, le ministre de l'Économie, hier, a dit hors de question de baisser les taxes.
Peut-être. Enfin, il dit peut-être ça, mais on est toujours en droit de le demander. Donc, aujourd'hui, quand on voit qu'une personne sur deux va demander le chèque, il y en a qui n'iront pas les demander, même si c'est facile, même si c'est simple. Aujourd'hui, il est plus facile pour un ministre, effectivement, de voir le prix baisser plutôt qu'elle ait toujours demandé des chèques. Je pense comme ça. Il serait préférable de baisser les taxes. Et il est urgent.
Et sachant aussi que la baisse des taxes, ça permettrait de toucher le plus grand nombre en milieu rural et pas simplement les gens, par exemple, qui ont des allers-retours, domicile-travail.
Exactement. C'est ça l'idée. C'est effectivement de toucher tout le monde.
Et sauf s'il y
a
une baisse des taxes, quelles autres mesures, selon vous, seraient les bonnes, ou en tout cas, pour être mises en place
?
Après, il y a aussi, imaginer peut-être l'avenir en expliquant, le prix du carburant augmente énormément, mais par contre, peut-être, demain, inciter à rouler différemment, à rouler à l'électrique. Mais là, il faut qu
'on
nous accompagne aussi pour la mise en place de bornes électriques et une ramification d'un réseau électrique. Aujourd'hui, tout ça, ça n'existe pas. Donc, du coup, c'est compliqué d'imaginer, pour l'instant, autre chose que le carburant, des essences. Voilà.
Ça, c'est pour du moyen et du long terme. On le rappelle, ce rassemblement, vendredi matin, à 11h, devant la sous-préfecture de Mauriac, que vous lancez avec plusieurs communautés de communes.
Voilà. Avec trois collègues présidents, les quatre présidents des intercommunalités du Nord-Cantan, nous avons décidé d'organiser ce rassemblement pour, effectivement, faire remonter nos problématiques parce que, chez nous,
effectivement,
la voiture, elle est très indispensable et c'est notre seul moyen de nos commotions.
Merci beaucoup, Olivier Roche, président de la communauté de communes du pays de Mauriac. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Merci.
Bonne journée. Il est 7h51.
C
'est une.