"La vraie menace pour la République c’est évidemment la France Insoumise" (François-Xavier Bellamy)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour François Xavier, Belami. Bonjour. Bienvenue à la grande interview sur C News et Europin.
Vous êtes le chef de fil des Républicains au Parlement européen et vice-président des LR. Donald Trump s'est félicité cette nuit des opérations américaines contre les sites nucléaires iraniens. C'est une réussite militaire spectaculaire, a-t-il dit.
Il y a eu des dégâts monumentaux à préciser le président américain. Est-ce que ce matin François Xav Belami vous vous félicitez sans ambiguïté de l'action américaine et de son résultat ou est-ce que comme le président français vous craignez un engrenage ? La destruction du programme nucléaire militaire iranien ne peut être qu'une excellente nouvelle pour le monde entier, pour Israël bien sûr, qui était menacé tous les jours dans son existence même par les dirigeants iraniens, mais aussi pour nos pays.
Parce qu'en réalité ce qui est visé à travers Israël, c'est aussi le monde occidental. Nos pays ont été directement déjà la cible du terrorisme organisée par l'Iran. Et donc la fin de ce programme nucléaire est une bonne nouvelle pour la sécurité du monde, pour la sécurité du monde occidental en particulier.
Pourtant la France ni informé et encore moins partie prenante. Comment vous expliquez ou vous comprenez la position d'Emmanuel Macron qui parlait il y a encore quelques heures François vous avez Bami de négociation de paix alors que et bien les les bombardiers américains allaient déjà été en vol et aller sur place ? Vous savez, je crois que nous sommes en train de vivre un basculement du monde et que les Européens en général ont du mal à le à le comprendre.
Pendant longtemps, nous avons cru à un ordre international fondé sur des règles. C'est l'expression que j'entends aussi souvent à Bruxelles. Nous avons cru que le droit international serait le seul cadre dans lequel se déroulerait toute discussion future.
Nous avons cru à ce que Francis Fukuyama appelait dans les années 90 la fin de l'histoire et aujourd'hui nous vivons la fin de la fin de l'histoire. Ça ne veut pas dire qu'il faille renoncer au droit, ça ne veut pas dire qu'il faille renoncer à la justice. Mais je crois que nous devons comprendre à nouveau que la justice sans la force est impuissante.
C'est la grande leçon de l'histoire de l'Europe. Et le drame, c'est que les Européens les oublient. Pascal disait, blesse Pascal, pardon de revenir à la philosophie, mais Pascal disait "Ne pouvant faire que ce qui est juste fut fort, on doit faire que ce qui est fort soit juste." He il faut il faut absolument qu'on fasse en sorte que la force soit canalisée par l'exigence de la justice.
Mais le fait est que nous avons renoncé au langage de la force, nous les Européens depuis depuis des décennies maintenant. Quel résultat ? Quelle est notre place, notre influence européenne mais plus singulièrement française dans cette région si stratégique du proche et du Moyen-Orient ?
Mais mais le fait est on est obligé de le constater aujourd'hui, la France, l'Europe sont devenus les spectateurs d'une histoire qui s'écrit sans eux. Et ce n'est pas une fatalité. Pour ma part, ça fait des années que je le dis.
Et je crois que le grand défi pour les pays européens aujourd'hui, pour la France en particulier, c'est de retrouver les moyens de maîtriser leur destin. Je le dis, je le répète, il faut que ça devienne maintenant une réalité concrète. Il faut qu'on investisse dans ce qui nous permettra de retrouver la capacité d'agir.
Et je me permets de dire que ce que nous voyons aujourd'hui sous nos yeux, c'est que la situation dans laquelle nous sommes n'a rien d'une fatalité. On nous a expliqué pendant très longtemps qu'on était maintenant trop petit pour peser que notre PIB dans l'économie internationale était devenu trop léger, que nous n'avions plus le poids lourd qui permettait d'agir en première ligne. Mais c'est faux.
Regardez, un pays comme Israël euh ça n'est pas par son PIB dans le monde qu'Israël aujourd'hui existe. Ça n'est pas par la surface de son pays qu'Israël pèse. Mais Israël est un pays qui s'est donné les moyens de décider de son avec des alliances stratégiques avec un allié euh et bien euh avec euh une alliance de Granite hein les États-Unis avec des avec des alliances qui ne sont pas non plus des dépendances parce que on voit bien que Israël est aussi en train d'imposer son tempo, y compris à son allié américain parfois.
Donc le fait est que la grande question qui est posée pour nos pays et je dis pas par là qu'il faille suivre le modèle d'Israël ou que ce soit un modèle pour nous, je dis simplement que le grand sujet pour nous, le grand sujet du réveil européen, c'est est-ce que nous avons la capacité de retrouver cette volonté d'exister, cette volonté de peser ? Lorsque Emmanuel Macron parle encore aujourd'hui de possible négociation, comment vous comprenez cela François Xavier Balami ? Mais la négociation, elle est toujours nécessaire.
Bien sûr, il faut de la diplomatie. 40 ans, si je peux dire qu'elle dure, enfin très longtemps qu'on peut faire ça. Mais mais pourquoi est-ce que la négociation a été un échec jusque-là ?
Pourquoi est-ce qu'en une semaine, on vient de vivre le dénouement de 25 ans de négociation inutile ? Parce qu'encore une fois, je le répète, ce que nous retrouvons aujourd'hui, c'est la nécessité de la force. Le droit, la diplomatie, la négociation sans la force, ça ne veut rien dire.
La diplomatie sans la force, ça devient du bavardage inutile. La diplomatie sans la capacité de peser, sans la capacité d'agir, ça devient en réalité des communiqués euh interminables, remplis euh de mots qui sonnent creux. Et c'est la raison pour laquelle, je le répète, pour la France aujourd'hui, le moment que nous vivons, ce moment doit être l'occasion d'un réveil.
Je me suis battu au Parlement européen. Réveil, oui, et des divisions, on va en parler au Parlement européen, c'est très important. Mais la classe politique française se déchire au sujet de ces frappes américaines.
D'un côté, Rixioti dénonce François Xavier Belami a un gouvernement muniois. De l'autre, la France insoumise montre du doigt un gouvernement qui ne condamne pas clairement les frappes américaines et LFI en appelle au droit international. Comment vous expliquez aujourd'hui de la part de certains dans notre classe politique une complaisance par rapport au régime des MOL qui, je le rappelle fouette les femmes qui ne sont pas voilées et châti les homosexuels ?
Le régime iranien est d'abord le bourreau de son propre peuple. Et il est stupéfiant que des forces politiques en France comme en Europe soient incapable de le dire. Et moi je pense aujourd'hui à l'attitude si dérente, il y a pas d'autres mots, de la France insoumise dont les parlementaires invoquent maintenant le droit de l'Iran de répliquer comme si l'Iran en la matière était agressé gratuitement.
L'Iran tous les jours, le régime iranien a menacé de détruire Israël. Tous les jours, le régime iranien a raconté que ce programme nucléaire avait pour objectif d'aniler Israël. Et voilà que maintenant euh les parlementaires de la France insoumise nous parlent du droit que l'Iran aurait de de répliquer.
La vérité, c'est que le droit qu'il faut défendre, c'est d'abord le droit du peuple iranien de cesser de subir le jou de ce régime islamiste qui détruit toutes ses libertés. Réim change par la force des bombes. Est-ce qu'il s'échange par une démonstration de force et des bombes régime ?
En tous les cas, en tous les cas, euh il faut que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le peuple iranien à se libérer de ce régime. Et déjà, pardon, déjà, vous avez un regard aussi, j'allais dire expérimenté sur l'histoire et ce qui se passe François Xabelami, est-ce qu'un régime se change par la force ? Dans l'histoire, on ne peut pas dire que il y ait une seule réponse à cette question.
Si si les Américains et les Britanniques Si les Américains et les Britanniques s'était dit en 1944 non maintenant on s'arrête là, on change pas des régimes par la force, le destin de l'Europe aurait peut-être pas été exactement le même aujourd'hui. Il y a eu aussi évidemment des exemples catastrophiques. Mais mais ce que je veux dire c'est que moins commençons par cela.
Au moins commençons par ne pas légitimer un régime qui aujourd'hui opprime son peuple. C'est quand la Commission européenne il y a quelques années en pleine révolte des femmes iraniennes alors qu'elles risquaient leur vie et pour certaines donnaient leur vie pour se libérer du hijab. Quand la Commission européenne répondait avec ses publicités infamme qui disait apporter de la joie accepter le hijab ou bien la liberté est dans le hijab.
Moi je peux vous dire Sonia Mavou que je suis fier que nous ayons nous notre délégation au Parlement européen interdit par des amendements à la Commission européenne de financer ses publicités. Et c'était un début et maintenant notre devoir et je pense que diplomatiquement là aussi il y a quelque chose à faire là-dessus, c'est de dire aux Iraniens, si vous sortez de cette logique, si vous sortez de ce programme nucléaire, si vous sortez de cet islamisme qui aujourd'hui détruit votre propre peuple, alors nous sommes prêts à lever des sanctions. Il faut aussi que la diplomatie soit là pour ouvrir un chemin au peuple iranien et lui faire comprendre et tout faire pour désolidariser le peuple iranien du régime qui européenne.
Peut-être qu'il y a eu une comment dire une pause mais quand même les financements continuent. Comment vous expliquez que cette même commission continue de financer de nombreuses organisations qui font donc, comme vous l'avez dit, la promotion d'un islam radical et soi-disant au nom de valeurs européennes parce que nous subissons un entrisme, un entrisme de ces organisations islamistes au sein de nos institutions qui sont par naïveté, par complaisance, par lâcheté, par compromission, par convergence idéologique parfois qui se sont d'une certaine manière laissé détourner de leur fonction, de leur mission, de leur vocation par ces organisations qui ont cherché à les pirater. de l'intérieur d'une certaine façon.
La semaine dernière, Sonia Mabrou, nous avons obtenu enfin la création d'une commission d'enquête parlementaire et nous l'avons fait malheureusement malgré le refus des socialistes, le refus des vers, le refus malheureusement de nos collègues Macronis qui ne voulaient pas entendre parler d'une commission d'enquête sur le financement des ONG. C'était pourtant fondamental parce qu'aujourd'hui ces ONG, elles prennent de plus en plus de place dans la vie de nos démocraties et la transparence de leur financement est une nécessité impérative pour garantir la sécurité de nos pays. Parce que demain, si des ONG sont instrumentalisés, ça peut être par l'islamisme, ça peut être par d'autres grandes puissances qui ne nous veulent pas du bien.
Je pense notamment à tout l'agenda environnemental de décroissance qui a été porté par ces ONG dans le débat public en France comme en Europe. Et bien nous voyons là un sujet de vulnérabilité structurelle pour nos pays. Et donc ça y est, on a obtenu cette commission d'enquête.
On va enfin faire on va enfin faire la devoir de de transparence justement devoir de transparence aussi dans ce qui se passe en France quand il y a des des événements ou ou des fêtes comme la fête de la musique François Xavami qui a dégénéré dans notre pays pillage, agression sexuelle, coup de coto et puis ce phénomène inquiétant de de piqû. Des femmes ont été piquées avec des des seringues. Est-ce qu'il peut plus avoir un événement en France ? une fête sans qu'il y ait de tels débordements, de tel pillage et sacage.
Et c'est le symptôme de ce que notre pays connaît aujourd'hui. Moi, je n'ai pas peur de le dire depuis très longtemps, nous le disons et et Bruno Rotaillot a fait le même diagnostic et c'est la raison pour laquelle il se battent tous les jours contre ce fléau. Nous vivons la réalité de l'ensauvagement de notre pays.
La vérité, c'est qu'aujourd'hui la fête qui est un lieu de vie collective est prise pour cible comme tous les aspects de notre vie de société. On a vu ce weekend un mariage devenir l'occasion d'une tuerie. Donc ça veut dire que ce qui était supposé être l'occasion de de la paix, de l'unité, ce qui faisait le lien commun devient devient la cible de la violence.
Ceux qui se croient tout permis pour voler, piller, planter des cou je crois que Emer Caron a la réponse à votre question. Voyons effectivement le le la réaction du député la France insoumise. Je le dis pour nos auditeurs d'Europin.
Je vais lire sa réaction. Je déplore les mouvements de violence et il a tout à fait raison qui ont eu lieu hier dans ma circonscription sous couvert de fête de la musique dit-il transformé en fait des bar qui passe à fond des CD de musique de boîte et puis il poursuit affirmant que l'organisation de cet événement doit être complètement repensée et la présence des forces de l'ordre augmentée. C'est c'est bien la première fois qu'on entend un représentant de LF mais il y a également la suite que l'extrême droite ne s'empare pas de ce message pour lui faire dire ce que je ne dis pas.
Les agités que j'ai vu étaient tous blancs. Moi, j'imagine si vous à l'inverse François Xavier Balami, vous auriez qualifié les individus avec leur couleur de peau, une autre couleur de peau, qu'est-ce que ça aurait déclenché comme réaction ? Mais vous vous n'arrivez même pas à le dire tellement nous avons peur de ce que ça signifiait.
Si vous aviez dit qu'ils étaient tous noirs, imaginez ce que ça aurait eu comme conséquence. On voit là, voyez, c'est fascinant. Maintenant, la France insoumise ne se cache même plus.
On pourrait dire que la France insoumise ne ne se fatigue pas à pratiquer la Takia. Là, ils y vont carrément. Ils ont décidé de racialiser le débat public en France.
Et donc au-delà de cette amalgame absurde parce que affirmer que tous ceux qui ont créé des violences dans la fête de la musique étaient blanc, c'est manifestement absurde. Il suffit euh évidemment de de de d'un d'un rapport de police mais enfin il suffira surtout d'ouvrir les yeux pour pour le savoir. Mais mais encore une fois, ce qui est stupéfiant, sidérant c'est que nous avons été parce que nous dénoncions l'insécurité, parce que nous dénoncions la montée de violence, nous avons été accusés en permanence de racisme, nous avons été accusés d'amalgame même quand nous ne faisions que défendre comme le dit Bruno Retaillot, la France des gens.
La France des hones dejons elle s'embarrasse pas de couleur de peau. Mais eux, la France insoumise aujourd'hui, ils décident eux de communautariser, de racialiser, d'ethniciser ce ce débat. Quel objectif selon vous ?
Pour quel objectif ? Pour quel but ? Pour quelle finalité ?
Mais parce que leur but c'est de faire exploser la France, c'est de fracturer la France. Ils veulent faire de cette fracture française l'occasion de leur future victoire électorale. Ils ont décidé de parier sur une clientèle, sur un vote communautaire et ils font de ce communautarisme le réservoir électoral sur lequel il compte pour demain.
Et moi, je le dis avec beaucoup de clarté, cette logique là, c'est la logique qui menace le plus le pays. C'est la logique que nous combattons menace existentiellement. pour l'unité de la France c'est évidemment la France insoumise et quand je lis ce message on pourrait on pourrait on pourrait en sourire de ce message et de fait il mérite qu'on en sourit un peu parce qu'il y a un peu de ridicule là-dedans mais je crois que une fois passé le sourire il faut prendre très au sérieux la stratégie de ce mouvement parce qu'elle menace le fondement même de ce qui fait notre pay on entend le poids de vos mots mais à qui le dites-vous en ce moment le gouvernement et le premier ministre dit-on est occupé à si je peux dire sauver sa tête alors que se réunit ce jour le conclave sur les retraite pour un ultime échange.
François Xavier Bellami. François Baot a juste ses arguments en cas de départ forcé de Matignon selon le Parisien. Bref, on est dans un compte à rebour aujourd'hui.
C'est c'est l'immobilisme de la France qui prévaut. Mais le fait est qu'aujourd'hui la France n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Ça veut pas dire qu'on puisse pas agir sur beaucoup de sujets.
Il y a d'ailleurs à travers Bonota à travers les ministres LR au gouvernement. aussi ce qu'il fait, hein. Précisément, on on n' jamais connu autant autant d'interpellations euh dans ces événements marqués par la violence que que lors de ces de ces de ces dernières semaines au moment du du des émeutes qui ont suivi la victoire du Parissaint-Germain ou bien au cours de la fête de la musique.
Maintenant, le sujet ce sera pas seulement d'interpeller et tous les Français le voi bien. Le sujet c'est de reconstruire la chaîne pénale. Le sujet, c'est de reconstruire un état qui soit capable de bout en bout d'assurer depuis l'éducation jusqu'à la sanction l'autorité de l'État, le sens de l'autorité, du respect de l'autorité.
Et ça ça supposera une alternance, ça supposera une majorité claire et ça c'est le travail que nous faisons aujourd'hui avec les Républicains pour reconstruire une droite en France qui offre au pays la perspective d'alternance et d'espérance dont il a tellement besoin avec déjà l'objectif de 2027. Merci François, c'était votre grande interview. Bonne journée.
À bientôt. Merci.
François-Xavier Bellamy