Bonjour chez vous ! du 11 mars 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 39 %Défensif 37 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:03OuverteRéponse directe
Que va faire le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe ?
- 7:48OuverteRéponse directe
Avez-vous des contacts avec des Français bloqués au Moyen-Orient ?
- 8:47FerméeRéponse directe
Combien de Français sont encore bloqués en Iran ?
- 11:05RelanceRéponse directe
L'offensive israélienne est-elle disproportionnée sur le Liban ?
- 12:22OuverteRéponse directe
La France fait-elle suffisamment pour aider le gouvernement libanais à désarmer le Hezbollah ?
- 13:29OuverteRéponse directe
Croyez-vous à une paix historique entre Israël et le Liban avec le soutien de la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:42InvitéFait
« Notre aspiration est de libérer le peuple iranien du joug de la tyrannie. »
- 5:51InvitéFait
« nous sommes en train de leur briser les os et nous n'en avons pas encore fini. »
- 8:55InvitéChiffre
« on est sur environ 500 Français, donc pour la plupart franco-iraniens qui sont encore en Iran. »
- 10:27InvitéFait
« La France civile israélienne est disproportionnée, contradictoire, contre-performante et, à mon avis, inopérante dans la durée. »
- 16:49InvitéFait
« L'objectif, ce serait, quand il y a une baisse de ces conflits, de manière totalement pacifique, de pouvoir escorter des tanqueurs, des portes-conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'Hormuz pour aller alimenter les marchés mondiaux. »
- 17:27InvitéFait
« Seul, très probablement non. Ce que propose Emmanuel Macron, c'est plutôt une coalition internationale, probablement européenne. »
- 28:19InvitéChiffre
« En réalité, on peut quand même contourner un peu. Donc la réalité, c'est une perte d'approvisionnement de 10 à 15 millions de barils par jour sur un marché mondial, sur une consommation mondiale de l'ordre de 105. »
- 28:42InvitéChiffre
« se balader entre 150, 250 millions de barils. Ça représente trois semaines à peu près permettant de combler ce déficit. »
- 34:00InvitéFait
« notre position elle est défensive, elle est d'attente, elle est d'accompagnement. »
- 36:30InvitéFait
« l'Europe est en morceaux si je puis dire et donc il y a des intérêts très divergents. »
- 38:29InvitéChiffre
« les Allemands développent une intense démarche de réarmement. L'année dernière c'était 100 milliards, cette année ils vont mettre 200 milliards. »
- 39:04InvitéFait
« aujourd'hui on tombe sur un monsieur Trump qui dit vous êtes très gentil mais enfin assumez votre propre défense. »
- 39:36PrésentateurFait
« ou acheter américain »
- 40:17PrésentateurFait
« il met le doigt sur nos faiblesses »
- 42:40PrésentateurChiffre
« on est à 3500 milliards de dettes »
- 43:41PrésentateurChiffre
« il faudrait qu'on soit à 3% en 2029 »
- 46:48PrésentateurChiffre
« il y a 68% des communes où il n'y a qu'une seule liste »
- 55:19PrésentateurFait
« il n'y a pas un seul maire RN en Seine-et-Marne »
- 1:01:40PrésentateurFait
« il a fait de sa victoire à Vraize une condition pour la course à l'Élysée »
- 1:02:35InvitéFait
« axe sa campagne sur le logement, l'accès aux soins et la gratuité des transports »
- 1:04:04InvitéFait
« Edouard Philippe doit être changé comme maire parce qu'il n'a pas fait le travail »
- 1:06:45PrésentateurFait
« on lui a reproché les 80 km/h »
- 1:11:44PrésentateurChiffre
« un sondage qui plaçait Louis Alliot à 43% au premier tour »
- 1:13:28InvitéFait
« le 7 juillet on aura la décision définitive du tribunal en appel »
- 1:13:35InvitéChiffre
« les réquisitions demandent trois ans d'inéligibilité pour Louis Alliot »
- 1:22:55PrésentateurChiffre
« 95% des maires vont être élus au premier tour »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Invité11 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 11 mars. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Douzième jour de conflit au Moyen-Orient et un conflit qui semble bien parti pour durer encore selon Israël. Nous n'en avons pas encore fini, dit Benyamin Netanyahou. L'Iran, de son côté, assure avoir mené la plus violente et la plus lourde vague de frappes depuis le début. Une guerre aux conséquences humanitaires, plus de 760 000 déplacés au Liban.
Une guerre aux conséquences économiques. Emmanuel Macron réunit cet après-midi les chefs détails de gouvernement du G7 sur la situation énergétique. On va en parler avec notre invitée, la sénatrice Sophie Briande-Guimont, qui représente les Français établis hors de France. Bonjour, merci d'être avec nous. Et puis l'inquiétude en France, on le disait, liée notamment à la hausse des prix à la pompe qui touche les particuliers, les professionnels. Que va faire le gouvernement ? Sébastien Lecornu réunit cet après-midi les chefs de parti à Matignon.
Et dans une demi-heure, on va recevoir l'un d'entre eux, Hervé Marseille, le président de l'UDI, qui préside ici également aussi le groupe Union Centriste. Et puis l'autre actualité, ce sont les municipales J-4 avant le premier tour. Et la campagne qui s'accélère, dernier meeting, on verra les dernières infos, l'analyse des enjeux avec nos éditorialistes Françoise Degoy et Hubert Caudurier. Et puis à la une de nos régions, notre tour de la campagne des municipales. On ira à Perpignan, la plus grande ville actuellement détenue par le Rassemblement national. Et puis immersion dans la campagne où à vous, Édouard Philippe joue bien plus que son poste de maire, son avenir présidentiel.
Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour C'est Jourdain. Bonjour Yann. Et à la une de ce mercredi 11 mars, douzième jour de conflits au Moyen-Orient et des frappes au centre de Beyrouth. Dans la nuit, l'armée israélienne a mené des frappes contre des infrastructures du Hezbollah dans la capitale libanaise. Il s'agit de la deuxième frappe israélienne à Beyrouth depuis le début de la guerre. Au total, l'offensive de Tsaal a fait au moins 760 000 déplacés dans le pays. Et de son côté, l'Iran affirme avoir mené dans la nuit l'attaque la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre.
Salve de missiles sur Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa en Israël ainsi que sur des cibles américaines au Kurdistan irakien, au Bahreïn et au Koweït. Et l'armée américaine qui annonce avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens près du détroit d'Orbouz. Un détroit stratégique pour le commerce international et l'acheminement d'hydrocarbures. Hier, sur France 2, le ministre des Affaires étrangères a détaillé la position de la France qui souhaite débloquer ce détroit. Écoutez.
Ce que nous voulons, c'est bâtir une mission, à l'exemple de ce que nous avons fait en mer rouge avec des partenaires européens, grecs, italiens et espagnols, pour assurer, mais pas uniquement dans les jours qui viennent, plus durablement, la sécurité de la circulation dans le détroit. Comment atténuer la hausse des prix du pétrole ?
Faut-il toucher par exemple aux réserves stratégiques, Oriane ? C'est une question qui sera évoquée cet après-midi par Emmanuel Macron. Elle est dirigeante du G7. Les détails avec Clément Guillaumeau. Au 12e jour de la guerre au Moyen-Orient, les répercussions sur les prix du carburant sont spectaculaires en France et en Europe, avec des prix au litre qui dépassent les 2 euros. Ça fait très mal au portefeuille. Hier, le ministre de l'économie Roland Lescure a présidé une réunion avec tous les ministres de l'énergie du G7 pour anticiper les prochains jours.
Nous avons demandé à l'Agence internationale de l'énergie de commencer à travailler sur des scénarios, d'actualiser évidemment ces données de stock pour qu'on ait les données les plus récentes et qu'on puisse éventuellement commencer à travailler sur des quantités qui pourraient être libérées. Évidemment, dans les heures et dans les jours qui viennent, nous continuerons à suivre la situation de très près.
Alors que la guerre au Moyen-Orient met en évidence la fragilité des économies qui dépendent des énergies fossiles, l'énergie atomique revient sur le devant de la scène. Hier, Emmanuel Macron présidait le deuxième sommet consacré à la relance du nucléaire.
Et nous voulons plus d'indépendance. Et on le voit dans le contexte géopolitique qui est le nôtre. Combien, lorsqu'on est trop dépendant des hydrocarbures, cela peut devenir un instrument de pression, voire de déstabilisation.
Pour la présidente de la Commission européenne, il est essentiel de miser sur l'énergie nucléaire pour moins dépendre des énergies fossiles importées.
Le nucléaire et les énergies renouvelables ayant tous deux un rôle clé à jouer, il ne s'agit pas de choisir entre l'un ou l'autre, c'est en les combinant qui sont les plus efficaces. Car ce dont nous avons besoin, c'est du meilleur mix énergétique global, propre, abordable, résilient et européen.
Ursula von der Leyen a profité de ce sommet pour annoncer une garantie de 200 millions d'euros pour soutenir l'investissement dans le nucléaire. Et Sébastien Lecornu réunit aujourd'hui les partis politiques à matin. C'était une demande d'Emmanuel Macron. Le Premier ministre va informer les partis mais aussi les groupes parlementaires des répercussions en France de la guerre au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu qui est très attendu, Rian, notamment sur la hausse des prix du carburant et sur les solutions envisagées par l'exécutif pour y remédier. Et on va en parler dans quelques instants. Hervé Marseille sera notre invité dans une demi-heure. Il sera présent à Matignon cet après-midi.
On va revenir sur ces actualités avec vous, Sophie Briand-Guimonze, la sénatrice RDSE, représentant les Français établis hors de France. Pendant cette demi-heure, on va évidemment parler de ce conflit au Moyen-Orient. Douzième jour de conflit et visiblement pas le dernier. On va écouter Benyamin Netanyahouf.
Notre aspiration est de libérer le peuple iranien du joug de la tyrannie. En fin de compte, cela dépend de lui, mais il ne fait aucun doute qu'avec les actions menées jusqu'à présent, nous sommes en train de leur briser les os et nous n'en avons pas encore fini.
On entend le Premier ministre israélien. Il faut se préparer à un conflit qui va durer, Sophie Briand-Guimon.
Si on en croit les propos du Premier ministre israélien, effectivement. Maintenant, la question, c'est qu'est-ce que va faire Donald Trump ? Et est-ce qu'il a intérêt à ce que ce conflit dure ou pas ? Et rien n'est moins sûr, vu aussi le contexte politique aux États-Unis et le fait que lui-même doit se confronter à des élections dans quelques mois.
Ils ont des intérêts divergents, Benyamin Netanyahouf et Donald Trump, dans ce conflit ?
Il me semble que oui. Israël joue sa sécurité dans le sens où ce qui les motive dans ce conflit, c'est vraiment une sorte de raison existentielle. Alors que les États-Unis sont sur un créneau qui est totalement différent, même si les États-Unis sont en train de reprendre un peu leur rôle un peu impérialiste. Pour autant, leurs intérêts politiques sont divergents, ils peuvent être convergents à un moment divergé, et c'est le cas notamment aux États-Unis. Je ne crois pas que la base électorale de Donald Trump soit 100% alignée avec ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient.
Ce qui va mettre un terme au conflit pour les États-Unis, c'est l'opinion publique américaine, c'est les midterms à la fin de l'année ?
Il me semble que le camp républicain aux États-Unis aujourd'hui est quand même le frein principal à cette guerre.
Est-ce que sur le fond aussi, vous avez le sentiment que les intérêts divergent, qu'on a plutôt un Benyamin Netanyahou qui veut faire chuter le régime iranien, pendant qu'un Donald Trump, lui, veut uniquement s'attaquer au programme nucléaire iranien ?
Je pense que les deux veulent faire tomber le régime iranien, et ce n'est pas nouveau que les États-Unis veulent faire tomber le régime des Mola, ça c'est une certitude. Maintenant, la question, ça va être la manière, et est-ce qu'ils ont vraiment un plan convergent à moyen-long terme pour le faire ? Et ça, rien n'est moins sûr.
Sur les personnes qui sont bloquées sur place en raison de ce conflit, il y a également des Français. Est-ce que vous, qui représentez les Français de l'étranger, vous avez des contacts avec certains de nos ressortissants qui sont dans cette zone au Moyen-Orient ?
Oui, absolument, parce que les sénateurs des Français de l'étranger, on représente les Français dans le monde entier, on n'a pas de circonscription attitrée, on a le monde en circonscription.
Et donc, effectivement, on a évidemment des contacts, que ce soit via les élus consulaires, donc les conseillers des Français de l'étranger sur place, ou directement avec les Français, donc toute la zone nous reviennent des informations en permanence, et en particulier l'inquiétude qu'il y a, que ce soit les Français qui sont encore en Iran aujourd'hui, les Français, pour la plupart, franco-libanais qui sont aujourd'hui au Liban, les Français des Émirats arabes unis qui sont encore dans une autre situation, parce qu'ils étaient vraiment, je pense que c'était peut-être ceux qui se sentaient le plus en sécurité, et qui sont le plus surpris par ce qui s'est passé depuis 12 jours.
Donc, dans chaque pays, en fait, il y a une situation qui est un peu différente, mais ce qui revient de partout, c'est cette crainte des conséquences de l'embrasement régional qu'on est en train de vivre.
Est-ce que vous arrivez avec vos contacts à savoir à peu près, combien, par exemple, il y a de Français qui sont encore bloqués en Iran ? Ou c'est compliqué à évaluer ?
Alors, d'après ce qu'a pu nous dire le ministre des Affaires étrangères, on est sur environ 500 Français, donc pour la plupart franco-iraniens qui sont encore en Iran. Je ne parle pas de touristes, là, en principe, il n'y en a plus. Enfin, s'ils ont suivi les consignes du ministère des Affaires étrangères, aucun Français n'a été faire du tourisme en Iran. Maintenant, la question, c'est les Français de l'étranger, ceux qui vivent en Iran, qui vivent dans toute la région, et qui, a priori, ne sont pas amenés à revenir en France, sauf conditions extraordinaires.
Le rapatriement, j'imagine qu'il vous en parle, également, ces Français, que vous avez, via les élus consulaires, des retours. Le rapatriement, il est compliqué pour ceux qui veulent revenir ?
Il est compliqué. Il est compliqué encore plus quand on parle de pays où l'espace aérien est fermé, ce qui n'est pas le cas de toute la région. Maintenant, ce qu'on sait, encore une fois, par le ministère des Affaires étrangères, c'est que 7500 Français ont signalé qui voulaient rentrer en France. 15 000 sont rentrés dans les derniers jours, souvent par leurs propres moyens, enfin, par des vols commerciaux, et environ 1 000 qui sont rentrés via des vols affrétés par la France. Mais, encore une fois, c'est différent si on était touriste à Dubaï et qu'on rentre, évidemment, parce qu'on était en vacances, que si on est durablement installés.
Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a beaucoup de Français, aujourd'hui, qui se posent la question, qui vivent dans ces pays depuis longtemps, qui se posent la question de rentrer ou pas.
La situation, elle est compliquée au Liban. On en a un peu parlé. On va développer Israël. Elle a mené ce matin de nouvelles frappes sur la banlieue de Beyrouth, bastion du Hezbollah. On va écouter ce qu'en dit l'ancien ministre, Jean-Yves Le Drian. Il est maintenant représentant personnel du président de la République au Liban.
La France civile israélienne est disproportionnée,
contradictoire, contre-performante et, à mon avis, inopérante dans la durée. Quand on voit la détresse des Libanais, la désespérance, d'une certaine manière, leur désarroi, la colère, cette pression du peuple libanaise sur les responsables du Hezbollah doit être assez forte. Il faut passer par là. On peut avisager une négociation avec Israël qui, du coup, peut arrêter les frappes. Deux choses dans ce que dit Jean-Yves Le Drian. D'abord, l'offensive israélienne est disproportionnée sur le Liban. Vous partagez ?
Oui, surtout, en fait, quand on parle du Liban, pour la France, on est vraiment dans une situation différente que le reste du Moyen-Orient et on voit que tout le poids de la diplomatie française va, en fait, se concrétiser sur ce qui se passe au Liban actuellement. Et donc, qu'en 12 jours, on ait 750 000 déplacés, avec les conséquences que ça ne va pas avoir immédiatement, mais sur le moyen long terme, c'est évidemment quelque chose sur lequel on doit absolument pouvoir agir sur un plan diplomatique.
Et ce qui me remonte, moi, des contacts que je peux avoir au Liban, j'ai l'impression qu'on est sur un niveau d'inquiétude qui est bien supérieur à celui qu'on a pu avoir il y a un an et demi, que la population libanaise elle-même est beaucoup plus inquiète alors que c'est une population qui est extrêmement résiliente et qui est capable de vivre une guerre de façon assez normale, finalement. Et j'ai l'impression que là, le niveau d'inquiétude est beaucoup plus important et surtout qu'il y a, et c'est un terme qui est souvent revenu dans les échanges que j'ai pu avoir, une véritable peur de guerre civile.
– Il y a aussi, pardon, il y a aussi quand même quelque chose d'intéressant, de voir d'historique, c'est que le gouvernement libanais demande maintenant au Hezbollah de se désarmer et demande même à la France de venir en aide pour pouvoir procéder à ce désarmement. Est-ce que nous, on fait suffisamment pour aider le gouvernement libanais et l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah ?
– Je pense que la diplomatie française sur le Liban fait vraiment beaucoup. Et le fait, même la stabilisation politique qui a suivi le dernier conflit tient beaucoup au rôle qu'a bien voulu jouer la France et à ce rôle un peu stabilisateur.
– Il demande des armes, il demande des armes et un soutien vraiment…
– Absolument, mais c'est pour ça que l'équilibre politique est très fragile aussi au Liban et que la question n'est absolument pas si simple à résoudre que ça. Si c'était simple de désarmer le Hezbollah, on n'en serait absolument pas là. on est en train de parler de dizaines et de dizaines d'années d'armement, d'alliance avec l'Iran. Et donc la configuration politique religieuse du Liban fait que ce n'est absolument pas un sujet simple et de là vient par les Libanais eux-mêmes cette crainte de la guerre civile.
– Il y a certaines sources qui évoquent la possibilité d'une paix entre le Liban et Israël, notamment au Moyen-Orient, dans le cadre de ce conflit qui ne dégénérerait pas effectivement en guerre civile. Est-ce que vous y croyez ? Vous voyez une paix historique entre Israël et le Liban, une paix dans laquelle la France serait en soutien ?
– Moi je pense qu'il faut toujours privilégier le dialogue diplomatique. Et on ne peut pas partir du fait que ça ne marchera pas. Il faut évidemment essayer. Et si on n'essaye pas, c'est sûr qu'il n'y aura aucune paix. Mais en fait c'est la seule façon à court terme, moyen terme et long terme pour pacifier la situation.
– Mais juste quand vous dites guerre civile, c'est entre qui et qui ? C'est entre les chiites ?
– Entre la population libanaise qui soutient le Hezbollah et celle qui est totalement opposée de manière très forte depuis des dizaines d'années.
– Autre chose dans ce que disait Jean-Yves Le Drian, on peut envisager une négociation avec Israël pour arrêter les frappes. Le président libanais demande depuis des jours à Emmanuel Macron d'intervenir auprès de Benyamin Netanyahou justement pour stopper les frappes. Est-ce que vraiment la France est en position à assez de poids pour pouvoir intervenir auprès de Benyamin Netanyahou ?
– Je ne saurais pas répondre à cette question. Je pense que la relation franco-israélienne actuellement est très compliquée. Et à mon avis, la seule personne qui peut arrêter le Premier ministre israélien, en réalité, aujourd'hui, c'est Donald Trump. On l'a bien vu sur le dernier conflit et la guerre des 12 jours qu'Israël en réalité ne voulait pas arrêter parce qu'ils estimaient, eux, qu'ils n'étaient pas allés jusqu'au bout de leurs objectifs. Et qui sait qui a sifflé la fin de la partie ? C'est Donald Trump.
– On parle de plus de 760 000 déplacés, le chiffre est énorme. Comment on peut faire pour les aider, ces déplacés ? Emmanuel Macron, il a envoyé une aide humanitaire, il a parlé de plusieurs tonnes de médicaments. Est-ce qu'il faut aller au-delà ?
– Je pense qu'il faut tout faire pour faire cesser ce conflit au plus vite. C'est quand même la meilleure façon pour faire en sorte que le nombre de déplacés n'augmente pas. Et ensuite, évidemment, aider sur un plan humanitaire et continuer à faire en sorte que tout ceci n'aboutisse pas à un embrasement encore plus généralisé qu'il ne l'est déjà.
– L'un des points de tension de ce conflit, c'est le détroit d'Hormuz qui est contrôlé de facto par Téhéran. La République islamique a menacé que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient jusqu'à Nouvelle-Orgue. Je pense que la Téhéran bloque le détroit. D'abord, rappelez-nous, Steve, qu'est-ce que c'est exactement ce détroit d'Hormuz ? – Oui, on en a déjà parlé sur cette chaîne, Oriane. C'est un passage maritime extrêmement étroit entre le golfe Persique et le golfe d'Omane. Il est coincé entre l'Iran au nord, Omane et les Imérats arabes unis au sud. En termes de dimension, on est dans un mouchoir de poche, environ 55 km de large et 200 km de long.
Et surtout, Oriane, c'est l'un des points les plus stratégiques de toute la planète pour l'énergie. – Et on comprend mieux pourquoi depuis quelques jours. – Oui, chaque jour, environ 20 millions de barils de pétrole passent par ce détroit. Ça représente près de 20% du pétrole consommé dans le monde. Il n'y a pas que le pétrole. Le gaz naturel liquéfié, le GNL, transite aussi massivement par là. Environ un quart du commerce mondial du GNL passe par Hormuz, essentiellement depuis le Qatar. En temps normal, entre 100 et 150 navires traversent le passage chaque jour. Mais depuis le début des tensions et les menaces iraniennes, le trafic est quasiment à l'arrêt.
Selon plusieurs estimations, les flux pétroliers ont chuté de près de 90%. – Et Emmanuel Macron veut donc débloquer ce détroit. – Oui, il l'a confirmé lundi lors de son déplacement à Chypre.
Écoutez le chef de l'État. – L'objectif, ce serait, quand il y a une baisse de ces conflits, de manière totalement pacifique, de pouvoir escorter des tanqueurs, des portes-conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'Hormuz pour aller alimenter les marchés mondiaux. Et puis la route aussi des portes-conteneurs pour alimenter beaucoup de pays de la religion qui aujourd'hui sont en train de manquer de certaines denrées ou de certains éléments.
– Sur France 2, hier soir, Jean-Noël Barraud a expliqué le plan de bataille. L'idée est de bâtir une mission européenne, à l'image de ce qui se fait actuellement en mer-roujurienne. – Est-ce que la France a les moyens de débloquer ce détroit ? – Seul, très probablement non. Ce que propose Emmanuel Macron, c'est plutôt une coalition internationale, probablement européenne, et il insiste sur un point, la France veut rester dans une posture purement défensive. Je cite « purement défensive ». Madame la sénatrice, qu'est-ce que vous pensez de cette formule ? Purement défensive, est-ce que c'est tenable quand on est en guerre
ouverte et aussi chaude, pour reprendre les mots du chef de l'État ? – C'est un équilibre extrêmement précaire, et qui en plus peut bouger à tout moment. Maintenant, c'est ce que vous venez de dire, c'est-à-dire que la France toute seule ne pourra absolument pas débloquer ce détroit ?
– Mais vous comprenez ce mot, « purement défensif », quand le détroit est de facto complètement bloqué ? – Quand on envoie le char de Gaulle, quand on envoie le char de Gaulle, des hélicoptères ? – Il y a des mines, il y a des missiles qui tapent sur les bateaux, est-ce qu'on peut rester là et dire « bon, on reste en position purement défensive » ?
– Alors moi, je ne suis pas du camp politique du président de la République, donc je ne vais absolument pas le défendre, mais je pense qu'il y a un travail de diplomatie qui est fait, qui est effectivement très compliqué. et je suis d'accord avec vous, le terme « purement défensif », on ne sait pas exactement ce que ça veut dire, de manière générale sur toute la région, surtout quand beaucoup de Français, je pense, ont découvert il y a quelques jours qu'on était liés par plusieurs traités de défense avec plein de pays du Moyen-Orient.
Donc le « purement défensif », c'est sûr que ce n'est pas la position de l'Espagne qui est beaucoup plus ferme et qui dit « non, nous, on refuse absolument toute intervention et on est contre la guerre de manière générale et vous n'utiliserez pas nos bases ».
– Ce serait votre position, la position du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez ?
– Moi, je pense qu'il faut qu'on ait une position effectivement un peu plus ferme, même si je comprends, encore une fois, de toute façon, on est lié par des traités, ça c'est… on ne peut pas…
– Quand vous dites « ferme », c'est « non à la guerre », comme dit Pedro Sánchez.
– Comme dit Pedro Sánchez, comme dit Dominique de Villepin, comme disent plein de responsables politiques en France.
– Mais on ne peut rien faire quand il y a des pays comme Chypre, qui fait partie de l'Europe, qui sont menacés ?
– Non, mais c'est toute la difficulté, effectivement, du conflit. Et c'est intéressant d'ailleurs, le déplacement du président de la République à Chypre, parce qu'on a tendance à vouloir sectoriser ce conflit au Moyen-Orient, en espérant que ça ne dépasse pas ce cadre-là, et en se disant « de toute façon, ça reste quand même un peu loin ». Mais la réalité, c'est qu'on ne sait pas ce qui peut se passer demain. Et effectivement, Chypre est juste à côté. D'ailleurs, si on évacue demain les Français du Liban, ça passe par là. Enfin, je veux dire, c'est juste à côté de chez nous.
Et c'est pour ça qu'on est beaucoup plus concernés par ce conflit que peuvent l'être, par exemple, les États-Unis, même si on reviendra sur la question des prix du pétrole. Mais la proximité fait qu'on est quand même en plein dedans.
– On a l'impression qu'on essaye d'exister comme on peut, mais qu'on ne pèse pas vraiment sur la marche des choses.
Est-ce que vous êtes d'accord ? – Je pense que, pour l'instant, la grande absente, la voie diplomatique qu'on attend aussi, c'est celle de l'Europe. Et c'est là-dessus qu'on peut être très déçu, en tout cas sur les 12 premiers jours, qu'encore une fois, on voit la réponse individuelle de chaque pays. Alors effectivement, personne n'a consulté ni l'Europe, ni chacun des membres pour dire est-ce qu'il fallait faire ce conflit ou non. Et tous les instruments de droit international ont absolument été laminés, avec un retour à la force et des impérialismes qui est assez hallucinant.
Pour autant, on pourrait quand même espérer, et je pense que l'Union européenne là-dessus a quand même son mot à dire, en tant que puissance stabilisatrice aussi, qu'on puisse parvenir à quelque chose de différent qu'aujourd'hui.
– Et comment vous expliquez qu'on soit aussi inaudibles, nous les Européens, là-dessus ? C'est quoi ? C'est la Commission européenne ? C'est Ursula von der Leyen ?
– Non, je pense qu'il y a effectivement tous les problèmes de coordination de positions politiques différents qu'on peut connaître de l'Europe ou de l'Union européenne, mais je pense que la voie de l'Europe est aussi peut-être minimisée dans ce monde qui est en train de se recomposer avec des pays qui sont les États-Unis, qui sont la Chine, le retour des impérialismes, et que l'Union européenne là-dessus est vraiment un contre-modèle. parce qu'on ne fonctionne pas du tout comme ça, et tous les jours, on a la preuve qu'on peut vivre entre États souverains, mais sur un modèle qui est complètement différent.
Et je crois que les pays qui ont cette tendance à revenir vers l'impérialisme n'ont absolument pas intérêt à montrer qu'il y a un contre-modèle qui fonctionne aujourd'hui.
– Et aussi peut-être que ce sont des pays qui se sont réarmés massivement, qui montrent leurs muscles. Peut-être que nous aussi, l'Union européenne, si on ne compte pas, c'est peut-être aussi qu'on est un peu faibles militairement, non ?
– Oui, alors il y a quand même toute la question du réarmement européen qui est en cours. C'est un sujet qui est sur la table et qui n'est pas sur la table depuis aujourd'hui, mais depuis quelques années déjà. Donc je ne crois pas que ce soit juste le sujet de la défense ou le sujet militaire. C'est aussi une question de vision du monde qui, je pense, aujourd'hui, la vision qu'on peut porter en tant qu'Européens est différente de celle que peuvent porter des pays comme la Chine, les États-Unis, la Russie.
– On va parler des conséquences économiques de ce conflit. On le disait, Emmanuel Macron, qui réunit cet après-midi les chefs d'État et de gouvernement du G7 pour justement parler de la situation énergétique. Une situation qui inquiète en France, une hausse des prix à la pompe, qui inquiète particuliers, qui inquiète les professionnels. Et on va essayer de comprendre pourquoi et ce à quoi on peut s'attendre dans les prochains jours. À jour, avec vous, Philippe Chalmin. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes économiste, professeur à l'Université Paris-Dauphine et spécialiste des marchés des matières premières.
Et on a vraiment envie d'avoir votre éclairage pour mieux comprendre ce qui se passe. Les Français sont préoccupés par l'augmentation des prix à la pompe. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi l'effet se fait déjà ressentir à la pompe après seulement quelques jours de conflit ? – Écoutez, en temps normal, on a une réaction entre le prix du baril et le prix à la pompe, il se passe suivant les cas entre 3 et 5 jours. Je dirais qu'on est à peu près dans les marques puisqu'on était à 72 dollars le baril à la veille des frappes israélo-américaines, donc le 28 février. Et là, nous sommes montés. Alors le marché a connu une extraordinaire volatilité.
On est monté lundi matin, on est allé jusqu'à 118 dollars. Hier, on était aux alentours de 92 dollars. Et vous voyez, ce matin, le marché en Asie a ouvert aux alentours de 87 dollars. Donc les hausses se sont faites, ce qui est assez logique. Elles sont plus fortes sur le diesel puisqu'on a quelques problèmes spécifiques au diesel. Mais lorsque l'on regarde les prix moyens, il n'y a pas eu d'augmentation particulière et je dirais la polémique qui est traditionnelle devrait s'éteindre à peu près. Lorsque je vois juste à l'écran une station à 2,22, excusez-moi, ça n'est pas la norme. Tous ceux qui sont allés faire leur plein, là, on est à 1,85. Cela me paraît beaucoup plus raisonnable.
Et je rappelle que les moyennes de prix telles qu'elles sont calculées par Bercy étaient encore hier aux alentours de 1,82, 1,85. Ça veut dire juste, Philippe Chalman, que le prix, c'est vrai qu'il y a eu des prix assez exorbitants affichés dans les pompes ces derniers jours, ça veut dire que ça va baisser ? Ça va rebaisser ? Attendez. Alors là, par contre, soyons honnêtes, ce que les économistes nous appelons l'élasticité des prix à la hausse est toujours beaucoup plus intense que l'élasticité des prix à la baisse. Et donc, le temps pour que les prix rebaissent sera plus long. Puis, d'autre part, je le répète, et cela vient d'être largement dit, le conflit n'est pas terminé.
Certes, le marché a entendu l'annonce des pays du G7, l'annonce de l'Agence internationale de l'énergie que l'on allait remettre sur le marché des stocks stratégiques. On a annoncé même des chiffres relativement élevés, ce qui explique la détente des cours aujourd'hui. Maintenant, Hormuz reste bloqué. Il y a un certain scepticisme quant aux capacités des marines à garantir le passage d'Hormuz. On n'est pas dans la logique des convois de bateaux sur l'Atlantique Nord dans les années 40. Ce n'est pas du tout cela. C'est beaucoup plus difficile.
Et donc, on se trouve quand même dans une situation telle que par rapport à la vision qu'on avait en début d'année, en début de 2026, les marchés étaient à 60 dollars et les prévisions que nous faisions à l'époque du prix moyen de 2026, c'était de l'ordre de 58 dollars le baril. Aujourd'hui, on est presque satisfait d'être aux alentours de 90 dollars. Donc, il y a quand même un changement. Ça va se retrouver dans les prix à la pompe. Je rappelle simplement qu'avant même la crise, nous avions une fourchette entre les stations les moins chères qui sont celles de la grande distribution et les stations d'autoroutes qui pouvaient aller jusqu'à 40 centimes.
Donc, c'est toujours facile de la part des chaînes d'information en continu, etc., d'aller toujours chercher les stations les plus chères. Quand on regarde, là, vous passez un certain nombre d'images, on voit l'extraordinaire hétérogénéité et les automobilistes n'étant pas des idiots,
ils savent en général choisir et trouver les stations les plus compétitives.
Juste, Philippe Chalmin, parce que vous parlez des réserves stratégiques, deux questions. Est-ce qu'on peut prendre dans les réserves stratégiques pour faire baisser les pressions, la pression sur les prix de l'essence ? Est-ce que les réserves stratégiques, ce n'est pas plutôt en cas de pénurie ? Et deuxième question, la France, elle peut tenir combien de temps sur des réserves stratégiques ? Il ne faut pas raisonner. On n'est pas à l'heure de la pénurie. Ça, il faut appeler un chat un chat. L'idée de pénurie, d'absence d'approvisionnement, pour l'instant, ça n'est pas le cas.
L'idée de l'utilisation des réserves stratégiques,
c'est faire pression sur le marché. En clair, la chose est claire, le blocage du détroit d'Hormuz, il prive quand même le marché mondial d'un approvisionnement, on a dit 20 millions de barils passent chaque jour. En réalité, on peut quand même contourner un peu. Donc la réalité, c'est une perte d'approvisionnement de 10 à 15 millions de barils par jour sur un marché mondial, sur une consommation mondiale de l'ordre de 105. C'est considérable. On a parlé d'un lâchage, c'est-à-dire d'une ouverture des stocks stratégiques, d'après les chiffres qui ont traîné, se balader entre 150, 250 millions de barils. Ça représente trois semaines à peu près permettant de combler ce déficit.
Et ça, c'est le message qui est envoyé au marché. De la même manière que les États-Unis ont envoyé un message dont on peut discuter beaucoup plus, qui est la levée des sanctions sur le pétrole russe. Donc tout ceci a joué sur finalement le paramètre prix. Avant de parler de pénurie, il y a le problème du prix. Et il faut bien se rendre compte que la controverse que nous avons sur le prix de l'essence en Europe, elle est identique et même elle est plus violente aux États-Unis. Parce que nous, en Europe, on a un petit avantage comparatif, c'est que quand nous achetons de l'essence, nous payons avant tout des impôts.
Et donc, les fluctuations du prix de l'essence hors taxes sont amorties par notre matelas fiscal. Aux États-Unis, il y a beaucoup moins d'impôts. Et donc, la hausse des prix est beaucoup plus violente. On a passé les 3,50 $ le galon. Et pour Donald Trump, qui a des élections de mid-term dans six mois, c'est là quand même un enjeu politique beaucoup plus important, paradoxalement, que ne l'est l'enjeu politique en Europe ou en France traditionnel sur le prix de l'essence à la pompe. Merci Philippe Chalmin. Merci beaucoup pour votre éclairage justement sur ces questions. Sophie Briante, un dernier mot.
Est-ce que la France, le gouvernement, doit mettre en place des aides, des mécanismes pour faire baisser les prix à la pompe et pour aider les Français face à ces hausses ?
Je pense que la solution ne sera absolument pas que française. C'est tout l'intérêt pour parler qui auront lieu aujourd'hui même du G7 Énergie et de comment faire en sorte justement d'agir sur l'offre pour que les prix puissent se détendre comme ça vient d'être expliqué.
Merci beaucoup, Sophie Briante-Gimon, d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Steve, on se retrouve dans 20 minutes ? Oui, on va parler municipale. Je vais vous dire qui va gagner dimanche. Ça, on aime bien quand vous nous faites vos petits pronostics. Attention, je vous prends pour vous. Je vais demander qui va gagner pour deux coups. Et on va tout de suite parler municipale, mais on va également revenir sur le conflit au Moyen-Orient avec Hervé Marseille, notre invité. Il nous rejoint. Bonjour Hervé Marseille. Merci beaucoup d'être notre invité ce matin, sénateur union centriste des Hauts-de-Seine, président du groupe union centriste ici au Sénat et président de l'UDI.
Tout ça. Vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessard-Eudon du groupe Ebra à tous les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. C'est exact aussi. Bonjour Hervé Marseille. Hervé Marseille, vous serez cet après-midi à Matinou puisque Sébastien Lecornu reçoit les chefs de parti. Qu'est-ce que vous allez lui dire au Premier ministre ? D'abord, je vais l'écouter parce que c'est une réunion d'information et soit elle a lieu suivant le cas à l'Élysée puisqu'il est arrivé que ce soit le président de la République qui tienne ce genre de manifestations soit à Matignon, ça s'est déjà fait.
Vous comprenez là que dans le contexte actuel ce ne soit pas Emmanuel Macron qui vous reçoive mais Sébastien Lecornu ? Je pense que le président il a beaucoup d'occupation aussi. L'essentiel c'est qu'il y ait ce genre de réunion d'information à destination des représentants au Parlement et des partis. Bon, il est en mesure de donner des précisions et je pense qu'il sera accompagné de responsables militaires ou du renseignement et en général il y a d'abord une phase d'information sur la situation d'estimation d'évaluation Et là, qu'est-ce que vous en attendez ? Qu'est-ce que vous avez envie de savoir, d'entendre de la part du Premier ministre ?
Écoutez, en vrai on n'apprend jamais vraiment des choses formidables puisque les informations elles sont quand même au quotidien j'allais dire heure par heure sur toutes les chaînes d'informations Donc, si, ce qui est important c'est d'avoir les intentions du gouvernement l'appréhension, la façon dont le gouvernement appréhende la situation la perspective notamment sur les conséquences pour le pays c'est-à-dire en matière énergétique les difficultés que ça peut engendrer et je pense qu'ensuite dans la phase habituelle de questions il y aura des demandes de précisions sur quand on fait le gouvernement dans tel et tel domaine Vous, c'est quoi les questions les précisions que vous attendez ?
Bon, écoutez il y a la phase militaire c'est-à-dire où est-ce qu'on en est sur le terrain la nature de l'engagement des Français Est-ce que vous comprenez la nature de l'engagement de la France ? Vous avez Emmanuel Macron qui dit on est dans une posture défensive on n'est pas engagé dans cette guerre et dans le même temps il envoie le Charles de Gaulle c'est pas rien 8 frégates des élus de terre amphibie est-ce qu'on n'est pas un peu sur une ligne de crête ?
Bien sûr, on est sur une ligne de crête d'autant que nous avons des accords avec les Émirats et nous avons des bases dans la région et donc c'est vrai qu'en l'état actuel des choses notre position elle est défensive elle est d'attente elle est d'accompagnement et le président a dit il faut essayer de libérer Mais elle est que défensive et d'attente on fait pas rien quand même dans la zone Oui mais on n'est pas offensif on n'envoie pas des missiles sur l'Iran on n'a pas de troupes on n'a pas...
Voilà, on est dans une phase où on sait qu'il peut y avoir des intérêts français qui sont touchés ou de gens avec lesquels nous avons des coopérations et des conventions internationales Donc on est présent Cette posture actuelle vous convient ? Écoutez, oui en l'état actuel des choses on n'est pas engagé dans le conflit on est présent et on marque notre présence je crois que c'est tout à fait normal et puis ensuite on va voir comment la situation évolue ceux qui sont offensifs on les connaît ce sont les Etats-Unis Israël dans la région Mais c'est-à-dire que la posture défensive elle pourrait être amenée à évoluer selon l'évolution du conflit ?
C'est pas souhaitable mais je ne sais pas comment le conflit va évoluer en l'état actuel des choses la position de la France je la respecte et je l'approuve c'est une position défensive d'attente d'accompagnement des intérêts de la France dans la région et ma foi j'espère qu'on ne sera pas amené à aller plus loin Emmanuel Sébastien Lecornu il vous reçoit cet après-midi les chefs de parti est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que vous demandez un débat au Parlement devant la représentation nationale ?
Écoutez on va voir comment tout ça se passe aujourd'hui le Parlement ne fonctionne pas en raison des élections municipales si c'était nécessaire bien entendu le gouvernement peut toujours demander qu'il y ait un débat je pense que ça peut Mais là c'est pas nécessaire à l'heure actuelle ça peut attendre la fin des municipales ? Ça peut attendre parce qu'on va faire un débat on va passer une journée à s'exprimer ça sera la même chose Et à la fin des municipales vous allez le demander vous en avez déjà parlé avec Gérard Larcher par exemple ?
Non on n'en a pas encore parlé on va voir comment évolue le conflit mais à n'en pas douter il y aura une demande certainement dès la fin mars à moins qu'avant il y a des événements malheureux qui obligent à se saisir du sujet mais je pense qu'on sera amené à en parler oui La position européenne on parle de la position française et la position européenne dans ce conflit vous l'analysez comment ? Elle est suffisante ? Non moi qui suis très pro-européen je suis toujours malheureux de voir l'état de l'Europe et Et de l'Europe de la défense ?
Oui on est très en retard l'Europe est en morceaux si je puis dire et donc il y a des intérêts très divergents on le voit bien quand il s'agit de travailler avec les Etats-Unis bon les initiatives qui ont été prises par la France me semblent très positifs quand même en matière de défense d'ailleurs quand le président s'est exprimé il y a de ça une dizaine de jours l'ensemble de l'arc politique français a globalement approuvé la position qui est équilibrée qui était celle qu'il a exprimée donc je pense que la position de la France elle est juste de la façon dont elle a été exprimée par le président et que les efforts qu'il déploie avec les Anglais avec les Allemands les Italiens en particulier et quelques autres pour entamer amorcer une défense à caractère européen sont positifs Ils peuvent suivre il y a notamment la question du déblocage du détroit d'Hormuz il peut être suivi là-dessus vous étiez en Italie il y a quelques jours alors c'était juste avant le déclenchement du conflit mais quand même c'est un pays que vous connaissez bien vous présidez ici le groupe d'amitié France-Italie est-ce que les Italiens par exemple ils peuvent suivre Emmanuel Macron ?
Les Italiens ils sont ils sont européens ils sont dans l'Europe mais ils ont toujours un oeil à Washington et puis en ce moment ils regardent quand même aussi du côté des Allemands alors ils sont très pro-français dans le travail qu'on peut faire entre industriels et c'est important parce qu'il y a une industrie italienne importante en matière d'armement Leonardo par exemple et on a des intérêts convergents mais en même temps bon voilà ils ont quand même toujours un regard vers Washington et puis les Allemands développent une intense démarche de réarmement l'année dernière c'était 100 milliards cette année ils vont mettre 200 milliards mais est-ce que là Emmanuel Macron il ne tente pas un peu de se poser comme leader de la défense européenne à défaut de pouvoir peser réellement sur le conflit en cours au Moyen-Orient la France a un rôle majeur nous sommes avec les Anglais ceux qui détenons l'arme atomique bon par définition nous avons un rôle différent un rôle majeur bon aujourd'hui il faut réarmer ce qu'on n'a pas fait on est en train de payer ce qu'on n'a pas fait pendant des décennies pendant des décennies on a dormi tranquillement à l'ombre de l'OTAN en pensant que s'il se passait quelque chose les Américains seraient là bon aujourd'hui on tombe sur un monsieur Trump qui dit vous êtes très gentil mais enfin assumez votre propre défense nous on sera là mais commencez par investir donc il va falloir faire au moment où on n'a pas d'argent les efforts qu'on n'a pas fait pendant des années pendant des années bon effort avec nos voisins pour essayer d'avoir quelque chose de cohérent en matière de défense puisque en gros chacun avait ses industries ou acheter américain ou continue d'acheter américain et donc voilà il faut déjà avoir de la cohérence c'est pour ça que je suis un peu triste quand je vois que l'Europe ne parle pas d'une seule voix et donc on a un vrai sujet et je pense que dans les quelques années qui viennent il va falloir passer la surmultiplier pour donner à l'Europe une gouvernance qui soit beaucoup plus efficace Est-ce que Trump n'est pas une chance pour l'Europe ?
On peut le dire comme ça oui il a réveillé l'Europe il a réveillé l'Europe c'est souvent avec les épreuves qu'on voit nos propres faiblesses et je pense que de ce point de vue là la façon dont M. Trump a chahuté l'Europe et les pays qui la composent avec les droits de douane avec des des remontades remontades régulières là maintenant c'est les médicaments voilà quelque part il met le doigt sur nos faiblesses et il nous oblige à prendre en considération ce qu'on n'a pas fait pendant des années Un mot sur le Liban puisque le président libanais en appelle depuis plusieurs jours à la France est-ce qu'on en fait assez sur la question du Liban ?
On pourrait toujours en faire plus le problème c'est avec quels moyens comment on sait que c'est très compliqué on sait que c'est très compliqué il y a le problème du Hezbollah il y a le problème de tous les gens qui ont été déplacés de Syrie il y a le problème de la frontière avec Israël bon là aussi je pense que la position française qui consiste à appuyer les autorités libanaises et à essayer de les accompagner pour désarmer le Hezbollah c'est pas une masse affaire d'aller demander gentiment au Hezbollah est-ce que vous pouvez rendre vos armes s'il vous plaît c'est pas le genre de la maison donc je veux dire on sait très bien que derrière les mots il y a des réalités qui sont très compliquées tout le monde sait que le Hezbollah sont les proxys de l'Iran qui cherchent à ouvrir un front pour desserrer le front iranien bon voilà il va falloir augmenter la pression
de quelle manière ?
la pression elle va être militaire c'est ce que fait Israël c'est ce que font les Américains le conflit au Moyen-Orient qui a des conséquences économiques qui étude autour des hausses des prix à la pompe est-ce qu'il faut que le gouvernement prenne des mesures pour limiter ces hausses ?
je crois pas c'est toujours facile surtout en période électorale de dire vous inquiétez pas dormez tranquille on va vous faire des chèques on va diminuer les prix tout ça c'est fini je veux dire on a payé beaucoup beaucoup beaucoup je crois qu'entre 2022 et 2024 on a dû dépenser 26 milliards voilà pour des chèques mais là vous entendez la France insoumise demande un blocage des prix il y a une proposition de loi le RN demande une baisse des taxes vous demandez rien de tout ça vous ?
la France insoumise je veux dire il faudrait que tout soit gratuit je veux bien je veux dire mais ça n'existe pas gratuit il y a toujours quelqu'un qui paye bon si c'est pas le consommateur c'est le contribuable en l'occurrence c'est les deux c'est le consommateur et le contribuable oui mais on ne va pas recommencer à distribuer des chèques d'abord on n'a pas l'argent on ne va pas emprunter pour distribuer on est à 3500 milliards de dettes on est à 160 milliards il faudrait 20 milliards à peu près oui on peut se dire au point où on en est voilà non mais donc là dessus cet après-midi à Sébastien Lecornu l'UDI ne va faire aucune proposition pour baisser les prix on va écouter ce que va nous dire le Premier ministre et éventuellement les ministres qui l'accompagnent je crois que l'idée qui consiste à déstocker ce qu'on appelle les réserves stratégiques est quelque chose qui est partagé dans beaucoup de pays européens et dans le monde bon c'est d'ailleurs été fait pour ça les réserves stratégiques mais il faut agir sur les réserves stratégiques vous n'allez pas demander d'aide de baisse de taxes d'aide publique on n'a pas les moyens je veux dire on serait dans l'opulence on pourrait dire écoutez on peut faire un geste bon mais on n'arrive déjà pas à faire un budget vous avez vu il faut des mois de tractation pour faire un budget où on espère atteindre les 5% déficit du PIB il faudrait qu'on soit à 3% en 2029 ce que vous dites ce que vous dites c'est qu'il ne faut pas relâcher l'effort on ne peut pas la question que se posent les françaises et les français c'est combien de temps tout ça va durer bien sûr parce que cette guerre en Iran quelle analyse vous en faites vous pensez que ça peut durer longtemps que Trump oui vous pensez je pense que le régime iranien est un régime dictatorial chacun le sait mais qui joue sa peau si je peux me permettre l'expression il y a des centaines de milliers de gardiens de la révolution qui savent très bien qu'un changement de régime signifierait la fin du système et peut-être même leur disparition personnelle parce que c'est par quartier que ça se passe ces gens-là ont tué pendant des années leurs concitoyens on a encore rappelé hier que tous ceux qui manifesteraient seraient considérés comme des agents de l'étranger bon et les malheureuses qui ont refusé de chanter l'hymne iranien aujourd'hui sont menacés donc on voit bien qu'on est dans un régime de terreur un régime qui tue ses propres ressortissants donc ils savent très bien ceux qui gouvernent ce système que s'ils relâchent quoi que ce soit c'est eux qui sautent avec le dispositif donc ils doivent tenir coûte que coûte coûte que coûte c'est pour ça que ça ne va pas être facile d'éradiquer le dispositif on va parler de la campagne des municipales est-ce qu'elle est un peu éclipsée par ce conflit au Moyen-Orient vous ressentez ça vous sur le terrain ?
écoutez sur le terrain d'abord en région parisienne les gens étaient en vacances la semaine dernière donc il y avait une espèce de faux plats voilà et puis maintenant que les gens reviennent petit à petit ils s'intéressent à leur actualité c'est-à-dire ce qui va se passer le week-end prochain un peu voilà ils commencent à être dans l'affaire électorale mais il est clair que ce qui se passe au plan international les préoccupe et les inquiète c'est-à-dire qu'il y a des guerres sur la campagne sur la campagne pas directement le petit c'est qu'une estimation ce qu'on peut peut-être imaginer c'est que quand il se passe des événements internationaux il y a ce qu'on pourrait appeler l'effet drapeau il y a toujours un resserrement autour de ceux qui sont en place gouvernement comme au plan local au moins on sait on sait qui on a ça ne prédispose pas à j'allais dire à avoir des votes de changement des votes éclatés on a tendance à se rassurer écoutez ça ne va pas bien le pays n'est pas en bon état l'international ça ne va pas du tout il y a de la guerre c'est dangereux donc il y a un effet un peu de conservatisme bon après j'en sais strictement rien on verra bien pareil pour la participation Justement sur la participation il y a la question internationale mais il y a aussi un nouveau mode de scrutin notamment dans les petites communes il n'y a plus de panachage possible il y a 68% des communes où il n'y a qu'une seule liste est-ce qu'une seule liste et pas de panachage ça va favoriser l'abstention on va voir vous savez la dernière fois on avait la Covid 2020 on ne s'en souvient pas c'était pas si loin que ça mais c'était très particulier moi je m'en souviens bien on avait appris quelques heures avant le premier tour que le pays allait être confiné bon c'était quasiment la veille que le premier ministre Edouard Philippe à l'époque a annoncé le confinement après il a fallu attendre plusieurs mois avant d'avoir le deuxième tour mais là est-ce que ce nouveau mode de scrutin ces nouvelles modalités risquent de favoriser l'abstention selon vous c'est possible on va voir dans les villages comment ça se passe et de la même façon dans les grandes villes Paris-Lyon-Marseille il y a un nouveau mode de scrutin on va voir comment c'est ressenti quel est le niveau de participation la dernière fois avec la Covid les personnes les plus âgées ne s'étaient pas déplacées c'était plutôt les jeunes qui étaient allés en masse voter les personnes âgées avaient craigné l'ambiance Covid bon on va voir cette fois-ci cette fois il n'y a pas de pandémie et comme le veurian 68% des communes ne bénéficient d'une seule liste ça veut dire que les électeurs n'ont pas le choix et ne peuvent même pas panacher ça révèle quand même ça dit quelque chose de la crise d'évocation aussi en politique locale quelle est la première mesure selon vous qu'il faudrait prendre demain dès aujourd'hui pour endiguer cette crise d'évocation je crois que la crise la crise de l'engagement elle date déjà de plusieurs années en particulier depuis la Covid elle touche les partis politiques qui formaient j'allais dire les candidats qui les détectaient qui les proposaient et qui les formaient mais c'est la même chose dans les associations et c'est la même chose dans les syndicats et on voit bien aujourd'hui qu'il y a un problème de l'engagement parce qu'il y a un problème de l'attirance pourquoi vous vous engagez ?
parce que vous avez envie de donner de votre temps de dire je veux changer ma commune je veux changer mon pays je m'engage personnellement ou dans les syndicats bon on voit bien que les gens aujourd'hui sont très frileux ils ne veulent plus il y a une mesure vous en tant qu'élu vous connaissez bien le terrain vous êtes élu par les maires d'ailleurs quelle est la mesure ? Françoise Gattel a quand même proposé pas mal de choses vous avez suivi le dossier oui mais c'est pour ceux qui sont déjà engagés c'est le statut des élus et pour les autres ?
moi je pense c'est pas une raison suffisante mais je pense que le non-cumul a tué beaucoup de choses aujourd'hui il faudrait revenir quand même sur la possibilité pour les élus d'avoir plusieurs mandats vous allez tenter de le refaire après les municipales vous avez déjà essayé mais vous allez retenter après les municipales je pense que ceux qui étaient contre ils ont fini par avoir vous prenez les verres ils étaient radicalement contre certains le resteront mais j'en vois beaucoup avec lesquels j'échange qui me disent ah finalement parce que bah oui ils ont été maires ils sont devenus maires adjoints de villes importantes etc ils se disent c'est quand même un peu stupide on peut pas donc ça peut marcher la deuxième tentative peut être la bonne je crois qu'on peut on peut revenir sur quelque chose comme ça sur le plan politique il y a des divisions alors la division la plus symbolique elle est à Paris Rachida Dati puis Arif Bournazel vous êtes pour qui vous ?
Dati Dati est-ce que vous croyez à une union dans l'entre-deux-tours ? je crois pas je suis je pense qu'il est indispensable je veux dire le premier tour a été mal préparé pourquoi ? parce qu'il y avait le budget il y avait eu le 5 octobre le premier gouvernement de Sébastien Lecornu qui avait donné lieu au départ de Bruno Retailleau enfin il y a eu il était mal préparé à Paris ou ailleurs aussi ? par les états-majors politiques mais que à Paris ou ailleurs aussi ? globalement il n'y a pas eu vous n'êtes pas réuni il n'y a pas eu de réunion vous Bruno Retailleau Gabriel Attal Edouard Philippe vous n'êtes jamais réuni pour parler des investitures ?
le seul endroit où il y a eu des réunions de ce type c'est dans le bureau de Gérard Larcher et le seul qui a pu réunir avec les gens dont vous parlez tous ?
il y avait Gabriel Attal il y avait Edouard Philippe oui et donc il est le seul à avoir pu réunir les uns et les autres pour parler des municipales à plusieurs reprises bon les appareils ne se sont pas parlé pas suffisamment il y a eu des B2B comme on dit voilà les uns ont appelé les autres mais il n'y a pas eu de réunion collective et on n'a pas pu trancher collectivement donc il y a eu un tas de listes qui sont parties sur le terrain je ne parle pas dans les départements les communes de moins de 10 000 habitants c'est 97% des communes donc voilà ça se passe localement mais dans les communes phares chef lieu on est je ne sais pas moi à Lille Strasbourg Mulhouse Tours Besançon Paris etc Nîmes bon il y a eu des listes qui sont rentrées en compétition ça crée des fractures si vous voulez réduire ces fractures aujourd'hui il est impératif de trouver les conditions du rassemblement pour le deuxième tour si on ne fait pas ça et ça vous pensez qu'il y a point à être trouvé oui vous croyez au rassemblement de la droite et du centre pour le second tour oui de tous ceux qui ne sont pas sur les mêmes listes et qu'est-ce que vous faites des électeurs de Sarah Knafow est-ce qu'ils sont dans un rassemblement à ma connaissance ils ne sont pas dans le bloc central moi je vous parle je vous parle du bloc central dans lequel j'inclus les républicains ceux qui soutiennent le gouvernement bon je ne parle pas de ceux qui sont dans la droite radicale donc ce n'est pas envisageable
de travailler avec Sarah Knafow
à ma connaissance à ma connaissance ce n'est pas envisageable Mme Knafow est tout à fait respectable elle dit des choses bon elle a son électorat bon voilà mais je ne vois pas comment on pourrait faire une alliance de ce type ce n'est pas concevable la seule alliance concevable à Paris c'est avec M.
Bournazel bon ça va suffire comment ça va suffire il y a deux listes ça peut créer une dynamique de deuxième tour on verra le total des voix voilà le problème c'est de savoir si on veut gagner ou pas c'est tout il y a une ville où pour le coup le socle commun est uni c'est à Nice sauf qu'en face il y a Eric Ciotti l'ancien président des républicains qui est maintenant allié au rassemblement national est-ce que s'il gagne ça va valider sa stratégie de l'union de la droite et ça risque de faire exploser la droite et le centre on n'en est pas là je pense déjà on va voir les résultats dimanche c'est sûr qu'il y a une poussée sur l'arc méditerranéen très fort du RN et de l'UDR on le voit mais c'est vrai à Menton c'est vrai à Cagnes-sur-Mer c'est vrai à Toulon c'est vrai même à Marseille il y a des divisions de la droite à Toulon oui mais il y a là je parle de la poussée indépendamment des divisions il y a une poussée y compris à Marseille quand vous voyez le score du RN à Marseille donc à l'évidence il y a une dynamique RN-UDR dans ces régions-là il faut la prendre en considération j'espère qu'elle sera contenue mais elle est évidente donc et en septembre il y a des sénatoriales est-ce que vous qui connaissez bien la carte électorale et le Sénat pour vous c'est inéluctable il y aura un groupe RN ici au Sénat en septembre ?
en fonction des résultats municipaux à l'évidence les conséquences immédiates c'est des élus RN j'espère que ça ne sera pas le cas mais là vous parlez vous-même de la poussée notamment dans le sud de la France oui mais la poussée ça ne veut pas dire le succès je veux dire on verra bien dimanche soir quand vous voyez les sondages par exemple à Toulon il est imaginé quand même que c'est moins terrible qu'on ne l'imaginait tout le monde donnait Toulon comme une ville qui allait changer de mer et où le RN était fort bien positionné il y a des projections qui donnent la mer sortante de droite gagnante face à Laure-la-Valette bon et donc évidemment ça a des conséquences immédiates sur le Sénat et j'allais dire que dans d'autres départements il y a ce qu'on ne voit pas il y a ce qu'on ne voit pas c'est-à-dire dans les villages dans les petites communes l'imprégnation si je puis dire ici nous avons un sénateur de Seine-et-Marne élu RN bon il est de Seine-et-Marne il n'y a pas un seul maire RN en Seine-et-Marne donc il y a ce qu'on voit puis il y a ce qu'on ne voit pas merci beaucoup
merci Hervé Marseille
vous reviendrez après ces élections évidemment pour nous analyser tout ça et on pourra réellement se projeter sur les sénatoriales et la présidentielle merci d'avoir été avec nous Fabrice la une du Dauphiné ce sont les municipales et on en parlait quand il n'y a plus d'adversaires ces communes il n'y a qu'il se nique exactement et on va en reparler tout de suite puisque c'est l'heure d'ouvrir notre page spéciale consacrée à ces municipales le tour avec vous des dernières infos de la campagne ça s'accélère on est dans la dernière ligne droite on est à J-4 il y a des meetings plein de meetings on va commencer en allant à Strasbourg et un dernier sondage Ipsos qui donne Catherine Trottmann en tête au premier tour oui l'ancienne maire soutenue par le Parti Socialiste souhaite récupérer son fauteuil à l'hôtel de ville un quart de siècle rendez-vous compte après l'avoir quitté à 75 ans elle espère déloger l'actuel maire écologiste Jeanne Basséguian Catherine Trottmann qui était hier en meeting et qui a fait son entrée sur du Ayana Kamoura Auréane je ne vous demande pas de chanter un peu d'Ayana Kamoura Jean-Michel Aulas on va à Lyon Jean-Michel Aulas il était aussi en meeting hier Dernière réunion publique hier pour celui qui est présenté comme le favori de l'étape à Lyon Jean-Michel Aulas soutenu par la droite et par le centre qui a été critiqué pour sa prestation lors du débat télé organisé par BFM et Le Figaro il a affiché hier sa confiance et dénoncé l'alliance qui s'apprêterait que s'apprêterait selon lui à conclure le maire sortant avec LFI dans l'entre-deux-tours écoutez je vous le dis très solennellement le 15 mars prochain nous ne ferons jamais d'alliance avec les extrémistes d'où qu'ils viennent mais lui mais lui le maire sortant peut-il en dire autant lui qui s'apprête à conclure faire un accord avec LFI en marge d'une conférence de presse hier le maire sortant Grégory Doucet a lui estimé que Jean-Michel Aulas n'était je cite pas prêt à devenir maire de la ville après Strasbourg Lyon va à Nantes qui pour Nantes vous m'aviez promis des pronostics je ne peux pas vous dire qui va gagner mais je peux vous dire que Nantes ce sera une ville à scruter de très près ce dimanche pas moins de 8 listes sont sur la ligne de départ dans ce fief dirigé dans ce fief de gauche dirigé par la numéro 2 du parti socialiste Johanna Roland en campagne pour un troisième mandat la droite rêve de victoire les insoumis présentent leur propre liste et s'imaginent au second tour tous les enjeux sont à retrouver dans Presse Océan ce matin alors à Nantes il y a plein de candidats mais ce n'est pas le cas partout loin de là et comment on fait campagne quand on n'a pas d'adversaire c'est la question qui est posée par le Dauphiné libéré mais aussi Corse ce matin aujourd'hui en Corse dans la majorité des communes une seule liste est sur la ligne de départ c'est aussi le cas donc dans l'ISER et ces chiffres que vous pouvez retrouver sur publicsena.fr Oriane de nombreuses communes partout en France n'ont qu'une seule liste déposée cette année 68% très exactement et pourtant Corse ce matin nous dit que les candidats font quand même campagne objectif lutter contre l'abstention et puis rendre des comptes aussi aux électeurs c'est important Oriane et à Paris à Lyon à Marseille le changement du mode de scrutin nécessite une grande organisation pour dimanche c'est la grande nouveauté peut-être la grande inconnue de ces élections municipales ce dimanche à Paris Lyon et Marseille donc il y aura deux urnes différentes et même trois à Lyon qui doit envoyer aussi des élus à la métropole d'un point de vue logistique c'est pas toujours facile pour les organisateurs illustration à Paris écoutez
c'était un défi logistique colossal puisqu'effectivement on est passé de 902 bureaux de vote à 1806 bureaux de vote sites de vote en fait qui vont être ouverts donc ça veut dire 10 000 tables 20 000 chaises on a commandé acheter les tables basses dont je vous parlais pour que les urnes puissent être à une hauteur accessible pour tout le monde et puis c'est un défi humain parce qu'il fallait mobiliser 11 000 personnes c'est énorme c'est un stade de foot l'organisation des deux municipales
c'est pas le parc des princes non un peu moins quand même allez on va continuer parce que Public Sénat poursuit son tour de France des débats et le dernier avant le premier tour c'est ce soir c'est à Roubaix oui en partenariat donc avec France Télé et les antennes ici la chaîne organise le débat entre les candidats à la mairie beaucoup beaucoup beaucoup d'enjeux dans cette ville où plus d'un actif sur quatre est au chômage les derniers sondages de l'insoumis David Guiraud favori il affronte le maire sortant d'hiver droite Alexandre Garcin en poste depuis la condamnation de son prédécesseur pour escroquerie le reste de la gauche se tient en embuscade débat à suivre cet après-midi sur Public Sénat il sera animé par Quentin Calmet rendez-vous à 18h30 Auriane merci Steve pour toutes ces infos de la crise qui gagne qui perd ce dimanche donc ouais c'est un peu de la triche mais ce dimanche après 20h c'est ça on vous retrouve évidemment Steve ce sera à partir de 19h30 c'est ça dimanche sur cette antenne et on continue notre tour de la campagne on vous emmène au coeur de ces campagnes sur le terrain et c'est une ville où se joue bien plus qu'une municipale un avenir présidentiel ancien bastion communiste ravie par la droite le Havre et depuis 2010 le fief de l'ancien premier ministre Edouard Philippe le maire sortant embrigue un troisième mandat et fait de ce scrutin une condition pour le maintien de sa candidature pour 2027 mais la présence du rassemblement national pourrait bien permettre aux communistes de récupérer la ville reportage en campagne signé Gaspard Bunel le Havre sa plage son port et sa figure emblématique bonjour à tous est-ce que vous m'entendez oui vous m'entendez Edouard Philippe en poste depuis 2010 ne compte pas quitter son siège et veut rempiler pour un troisième mandat nous prenons la campagne électorale au sérieux et en vérité quand on dit nous prenons la campagne électorale
au sérieux c'est surtout qu'on prend les havreides et les havreides au sérieux
derrière son attachement à la cité océane l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron mène sa campagne à horizon 2027 premier candidat déclaré à l'élection présidentielle dès 2024 il a fait de sa victoire à Vraize une condition pour la course à l'Elysée mais aujourd'hui il tente de rassurer il est entièrement dévoué aux enjeux locaux
je crois qu'avoir un enracinement local avoir un chez soi avoir un endroit où on a appris on a rencontré des gens où on a transformé des choses où parfois on a réussi et où parfois on a échoué être enraciné et détenir ce mandat de maire c'est extrêmement précieux dans toute l'action politique
annoncée deuxième au second tour en cas de triangulaire Edouard Philippe Tang et voit la gauche contrarier ses plans
Jean-Paul Lecoq
député communiste de Seine-Maritime tient la barre d'une union des gauches hors LFI ce serait tellement bien tellement bien c'est bien des fois on n'y croit pas
trop mais bon
l'ancien électricien axe sa campagne sur le logement l'accès aux soins et la gratuité des transports lui ne veut pas entendre parler des élections nationales
ma grand-mère a disé faut jamais chasser deux lièvres à la fois après peut-être qu'il n'a pas la même grand-mère que moi et même si monsieur le journaliste vous me posez la question de la question de nationalisation par Edouard Philippe je vous répondrai le Havre je vous répondrai l'avenir des Havraises et des Havrais je vous répondrai les enjeux Havrais sont pour nous la priorité
un autre candidat tente d'exister dans ce scrutin local bonjour mesdames le programme des élections la liste de droite Franck Keller candidat d'extrême droite pour l'union UDR Rassemblement National il fait campagne au Havre le week-end et officie en tant que conseiller municipal la semaine à Neuilly-sur-Seine ce qui lui vaut l'étiquette de parachuté c'est une blague c'est quoi un parachutage ça veut dire quoi un parachutage est-ce que maintenant on juge les gens sur leurs origines si monsieur Philippe ou si la gauche veulent juger les gens sur leurs origines c'est quand même assez paradoxal dans sa quête pour l'hôtel de ville Franck Keller peut compter sur le soutien national de l'état-major de l'extrême droite Jordan Bardella Eric Ciotti ou encore Laurent Jacobelli invité d'honneur de son meeting à vrai devant plus de 200 électeurs le porte-parole du Rassemblement National ne s'en cache pas les regards sont déjà tournés vers 2027 et en 2027 nous sauverons ce pays que nous en entendons mes amis ici au Havre vous allez écrire l'histoire avec un seul vote on peut envoyer deux messages oui Edouard Philippe doit être changé comme maire parce qu'il n'a pas fait le travail et oui effectivement on rejette la Macronie parce qu'il en est l'incarnation les Havrets eux espèrent la levée du brouillard politique le 22 mars prochain et on va regarder ensemble la liste de l'ensemble des candidats à la mairie du Havre et on vous le rappelle le premier tour de cette élection c'est dimanche on va analyser tout ça avec nos experts nos éditorialistes bonjour Françoise Degor bonjour ma chère Henriette merci beaucoup d'être là et bonjour Hubert Coudurier merci également d'être avec vous directeur de l'information mon cher Hubert la droite est de retour c'est ça ?
du journal le télégramme voilà j'ai fini la droite la gauche on va commencer par la campagne des municipales au Havre et on l'a vu au Havre c'est le chef d'Edouard Philippe et Edouard Philippe Françoise il joue bien plus qu'une campagne municipale oui alors je vais enfoncer les portes ouvertes Edouard Philippe s'est lancé un défi alors je le soupçonne d'avoir fait exactement ce qu'avait fait François Hollande il faut avoir un peu de mémoire François Hollande avant de se lancer dans la présidentielle c'était lancé le défi de devenir président du conseil général de Corrèze et il avait gagné en en faisant un triomphe alors que tout le monde savait dès le premier tour de chauffe que de toute façon cette élection ne pouvait pas lui échapper je pense qu'Edouard Philippe a voulu se propulser par rapport au panier quand je dis ça c'est pas le panier de crabe mais un peu quand même en tout cas par rapport aux autres se propulser en étant le vainqueur le triomphateur parce que c'est toujours très important d'être élu ou réélu et que d'une certaine manière là il y a quelque chose il y a un dérapage dans le scénario parce que la réalité c'est que les gens se disent oui ou non il est quand même en difficulté en grande difficulté ce serait donc le 22 mars un séisme total parce que c'est l'élimination directe d'Edouard Philippe dans la campagne présidentielle Et le RN parce que pardon juste Hubert la donne par rapport à la dernière fois c'est qu'il y a un candidat RN et on imagine que le rassemblement national il va essayer d'éliminer Edouard Philippe de la course à la présidentielle dès le 22 mars Comme partout mais moi je ne fais pas de pronostic il y a une prise de risque incontestable Edouard Philippe c'est le premier Premier ministre Emmanuel Macron donc à la limite je ne dirais pas que le souvenir s'efface Oui il y a un inventaire un peu un droit d'inventaire Sébastien Lecornu un petit avantage ensuite c'est le début du premier quinquennat avec des mesures économiques et fiscales plutôt disons une première année en tout cas assez positive dans l'ambiance jusqu'à l'affaire Benalla qui a commencé à marquer les difficultés c'est un homme qui a une stature qui est d'abord il est grand ensuite parce qu'il est responsable et qui à part quelques accros notamment on lui a reproché les 80 km heure et puis la gestion des gilets jaunes aussi il est quand même un peu dedans les gilets jaunes bon ça a été très difficile mais pour tout le monde on ne peut pas le lui imputer il y a eu l'affaire de Notre-Dame-des-Landes aussi qui est quelque chose qui l'embarrasse un peu mais au-delà de ça je veux dire dans le tableau de la droite c'est pas pour rien qu'il surplombe tout le monde même si sa popularité quand même a baissé est-ce lié aux propos par lesquels il s'est maladroitement distancié le président de la République est-ce lié aussi à l'entrée en scène de Bruno Retailleau parce qu'il était seul en fait jusqu'alors et puis maintenant il y a quand même beaucoup de concurrents à droite toujours est-il que cette élection est pour lui un prérequis mais qu'effectivement s'il était battu ça change tout à droite puisqu'on retrouverait Retailleau face sans doute à Gabriel Attal et ce serait une clarification mais avec des candidats qui sont quand même 10 points en dessous de lui même si lui-même a perdu 10 points Oui mais parce que moi je ne sais pas si vous avez raison je vais peut-être un peu vite je suis absolument d'accord avec vous c'est important d'aller un point plus un point égal entrer quand même en politique ce n'est pas la peine non plus de se complexifier évidemment je pense aussi quand même qu'Edouard Philippe a chuté parce que c'est l'entrée dans l'atmosphère c'est-à-dire que vous pouvez rester un candidat fantasmé c'est merveilleux et c'est ce que disait Jacques Lacan vous savez il y a un de ses élèves qui disait qu'est-ce que c'est le réel et Jacques Lacan répond royal le réel c'est quand on se cogne et ça arrive toujours aux gens qui surplombent avant de rentrer dans l'atmosphère c'est arrivé un nombre à calcul à deux fois bon il s'est cogné au réel et là par contre s'il se cogne véritablement à la réalité d'une défaite au Havre on peut carrément dire que c'est véritablement terminé c'est pas la peine d'essayer de revenir de refaire la course etc il n'y arrive absolument pas il est un peu il est à côté un peu grand commis de l'Etat un peu comme Dominique de Villepin dans un secteur différent effectivement c'est plus tout à fait le genre d'homme politique aujourd'hui qui gagne les élections il a besoin de cette victoire en tout cas il y a un bilan qui n'est pas mauvais mais il a eu raison de conditionner sa candidature il avait d'autres choix d'ailleurs de conditionner sa candidature à la présidentielle à sa victoire il a pris son risque parce qu'il a besoin de faire la différence déjà là où je suis d'accord avec Hubert c'est qu'il s'est complètement planté d'être celui qui tient le couteau et le parricide même s'il ne l'a pas fait de cette manière là il n'en avait pas besoin il a été très explicite et il a été suivi ou précédé par Gabriel Attal le parricide comme ça à vouloir tuer l'homme qu'il a révélé en fait parce que c'est quand même ça qui connaissait Édouard Philippe maire du Havre à part second précieux d'Alain Juppé c'est vrai que c'est Macron qui l'a fait malgré tout donc c'est Macron qui l'a fait mais en même temps il est entré effectivement il s'est lancé avant tout le monde ce qui est aussi une garantie mais ses partisans attendent maintenant le fameux plan massif c'est à dire ce qu'il avait besoin c'est ça la question il avait besoin ses partisans ne l'entendent pas suffisamment il ne s'exprime pas il était un peu trop en surplomb et en réserve et c'est pour ça d'ailleurs je pense qu'il prend ce risque parce qu'il a besoin de l'onction à nouveau du suffrage universel de l'onction à nouveau électorale pour mettre le start vous savez c'est pas de la com c'est vraiment des mécaniques de politique assez classiques assez simples je jurerais même que si d'aventure il était élu le 22 mars il est tout à fait capable d'avancer sur la présidentielle directement dès le soir du 22 mars maintenant n'oublions pas que c'est quand même un homme qui prend des positions parfois assez courageuses sur la retraite à 67 ans sur l'accord de 68 avec l'Algérie il a dit d'ailleurs il a donné une interview au point dans lequel il se disait en colère par rapport à ce manque de courage des hommes politiques aujourd'hui et finalement quelque part les français ne rejettent pas complètement ce genre d'augure c'est-à-dire que la démagogie la facilité vous voyez à quel point aujourd'hui dans le contexte international les marges de manœuvre budgétaire sont tellement étroites qu'on ne sait pas trop ce qu'on va faire ça peut aussi le servir c'est un peu un mystère Hubert le père il n'est pas le seul père fouettard dans la ménagerie écoutez Bruno Retailleau et Gabriel Attal qui ne sait plus comment zigzaguer comment prendre à la fois la droite et à la fois la gauche si vous voulez c'est pour ça que c'est Élise et Gabriel Attal mais honnêtement Edouard Philippe n'est pas le seul père fouettard sur l'économie et sur les réformes économiques un peu quand même peut-être allez on poursuit notre tour de France de la campagne on passe du nord au sud-sud on va à Perpignan bonjour Pierre Mathis merci d'être la rédacteur en chef du journal L'Indépendant Pierre vous organisiez hier le débat entre les candidats à la mairie de Perpignan alors on va faire avec vous un point sur cette campagne avec un maire sortant de Louis Alliot qui est en situation plutôt favorable oui en tout cas le dernier pointage comme on dit en sport il date du mois de décembre nous l'Indépendant on avait fait un sondage qui plaçait Louis Alliot à 43% au premier tour autant dire que c'est quand même une situation relativement confortable d'autant plus confortable qu'en face de lui il avait plutôt des adversaires divisés il y avait trois listes à gauche et une liste à droite par contre depuis le mois de décembre quand même la situation a un petit peu évolué tout le monde s'est un peu recentré la liste à droite entre temps a reçu l'investiture d'Horizon du Modem des Républicains de l'UDI donc c'est un petit peu renforcé à ce niveau là la liste de gauche soutenue par le PS et Place Publique a fusionné avec une liste du centre et pour finir Louis Alliot lui-même a proposé une liste assez surprenante puisqu'il y a 11 conseillers municipaux de la précédente liste celle de Jean-Marc Bujol c'est-à-dire celle du maire qui l'avait battu en 2020 donc il y a même quelques anciens de l'époque de Jean-Paul Alluit donc je vais vous dire si on est sur une normalisation au centre où tous les candidats essayent de capitaliser sur l'électorat du centre pour élargir leur base Et juste Pierre parce qu'il y a quand même une ombre qui plane sur le maire sortant Louis Alliot c'est le jugement du procès en appel des assistants européens du Front National
Oui alors c'est vraiment une ombre
parce que c'est un sujet qu'il a réussi à ne pas trop évoquer pendant la campagne il n'était pas notre débat d'hier il était représenté par un de ses colistiers Xavier Baudry il n'est pas non plus sur un débat de nos confrères de France 3 si vous voulez effectivement il y a une énorme interrogation sur l'avenir de Louis Alliot comme maire de Perpignan puisque je rappelle très rapidement le calendrier le calendrier judiciaire le 7 juillet on aura la décision définitive du tribunal en appel et il faut savoir que les réquisitions demandent trois ans d'inéligibilité pour Louis Alliot il ira plus que probablement en cassation si le jugement ne lui convient pas et cette cassation risque de prendre grosso modo une petite année probablement le jugement devrait être rendu avant les présidentielles on comprend tout à fait pourquoi puisqu'il est dans le même cas par exemple que Marine Le Pen donc ça veut dire que si les choses se passent mal pour lui si la justice confirme l'inéligibilité il est plus maire de Perpignan dans un an et on ne sait pas quel plan a été mis en place quelle solution de rechange et les électeurs vont voter sans savoir qui sera éventuellement maire d'ici un an ou un peu plus d'un an Merci beaucoup Pierre pour ce point sur la campagne à Perpignan c'est à la une de votre journal de l'indépendance ce matin le débat que vous avez donc organisé hier entre les candidats municipaux à Perpignan le débat musclé des candidats à la une de l'indépendant merci Pierre Matisse Pierre le disait Louis Alliot c'est un candidat favori mais finalement au sursis il y a une nombre judiciaire oui alors d'abord regardons l'enjeu du sud pour les candidats du rassemblement national Perpignan et Toulon semblent acquis Toulon alors la valette en revanche pas du débat des sondages de la maire sortante gagnante au second tour pas du José Massy parce qu'il y aura un accord avec la gauche on en reparlera les enjeux c'est aussi Nice Eric Ciotti et Marseille bon on n'y croit pas trop mais quand même là pour le coup ce serait un séisme en tout cas il y a un gros enjeu pour le rassemblement national dans des grandes villes du sud Perpignan il est maire depuis longtemps il a un bon bilan un bilan évidemment sécuritaire comme tous ces maires qui effectivement ont développé vidéoprotection police municipale aux effectifs mutés par deux ou trois ce qu'on n'ose pas encore faire et qu'on commence à faire dans l'ouest de la France que je connais bien et pour cause c'est un homme aussi assez peu connu Louis Alliot finalement c'est un historique du rassemblement national il a été directeur du front national il a été directeur du cabinet de Jean-Marie Le Pen on peut se demander d'ailleurs s'il avait été nommé élu président du rassemblement national à la place de Jordan Bardella ça aurait peut-être changé la face de l'histoire pour les élections présidentielles c'est un homme intelligent cultivé qui a fait des études de droit assez poussées et en fait il reste encore largement déconnu c'est donc à mon avis une interrogation sur la suite je suis d'accord sur la personnalité de Louis Alliot tout à fait mais je ne suis pas d'accord alors c'est un défi pour le rassemblement national le rassemblement national doit démontrer qu'il peut gagner autre chose que Perpignan donc il y a deux cibles il y a Marseille avec Franck Alizio que personne n'a vu arriver et que personne au début de la campagne ne voyait il y a une forme de il ne faut pas sous-estimer l'adversaire et Franck Alizio est parfaitement Marseillais dans le contexte de Marseille c'est-à-dire que voilà il est véritablement c'est un vrai match entre Alizio et Benoît Payan alors que ça aurait pu être vraiment le poids lourd contre le poids plume en réalité personne n'a vu arriver Franck Alizio à ces hauteurs-là deuxième point lors Lavalette à Toulon Toulon première ville de plus de 250 000 habitants conquise en 1995 par Jean-Marie Le Chevalier à l'époque Front National et Toulon ce serait un retour si vous voulez vers le futur si lors Lavalette prenait Toulon la réalité c'est qu'on sait très bien qu'il y a on le sait très bien évidemment qu'il y a un accord entre José Massy qui a succédé à Hubert Falco qui est la mère sortante avec cette droite modérée assez républicaine il y aura un accord avec toute la gauche et Toulon évidemment pour moi je ne mets pas je suis d'accord avec Hubert sur est-ce que le RN arrive à reprendre Toulon à prendre Toulon et donc à accrocher un scalp et un vrai trophée supplémentaire c'est un enjeu pour eux et moi ce que je vais aller regarder c'est est-ce que le Front républicain fonctionne encore et si le Front républicain fonctionne vous avez Laure Lavalette qui est à 38 entre 36 et 38 donc très largement devant la mère sortante qui est à 21 et à 22 mais vous avez toute la gauche le centre centre gauche et centre droit avec pardon des divisions de la droite au premier tour avec oui avec Michel Bonus bien sûr qui est l'ancien rugbyman d'ailleurs du RCT Michel Bonus sénateur républicain sénateur républicain qui lui est un peu dans les choux à 14 donc la réalité est que à Toulon il y a deux enjeux est-ce que le RN peut reprendre cette ville je crois que vous sous-estimez quand même le travail de terrain de Laure Lavalette je peux finir le deuxième enjeu qui va être majeur pour la présidentielle à venir est-ce que le Front républicain fonctionne encore tout le monde dit que ce Front républicain est mort moi je pense qu'il ne l'est absolument pas mais pardon François ce qu'est le Front républicain parce qu'il y avait le Front républicain anti-rassemblement national aujourd'hui on parle d'un Front républicain d'un cordon non non non on parle de Toulon là on parle pas de Toulon mais en général je vous dis juste que pour le moment le Front républicain sur Toulon il n'y a aucun problème c'est la gauche le centre-gauche et les modérés et la droite républicaine face au rassemblement national mais plus généralement est-ce que c'est le municipal il devrait être un enseignement pour le Front républicain et lequel ?
moi je pense qu'on aura un double Front républicain tout à fait elle a retourné à Toulon depuis 6 mois donc ça a peut-être évolué mais je crois pas beaucoup elle a fait un gros travail de terrain la droite est quand même éparpillée façon Peul oui je suis d'accord depuis la fin d'Hubert Falco d'accord qui a renié ses héritiers je suis d'accord je ne crois pas du tout que la droite puisse conserver c'est le mandat qu'il y avait déconfié à Falco par Jacques Chirac bien sûr mais je ne pense pas du tout que la droite reprenne la main et elle était la favorite la surprise des dernières semaines c'est plutôt de savoir ce qui va se passer à Nice et à Marseille je pense qu'elle ne va pas gagner à Toulon on peut avoir des surprises par ailleurs on va avoir de toute façon beaucoup de surprises notamment le score de Ciotti qui paraît irréversible tout le monde se demande même s'il ne sera pas élu directement des premiers tours Eric Ciotti ça c'est une vraie surprise on va parler justement de la droite françoise il y a le score d'Eric Ciotti qui va être scruté par les républicains et après on parlera du cordon sanitaire mais on va écouter Gérard Larcher le président du Sénat sur les ambitions des républicains pour ces municipales
notre ambition c'est que j'allais dire la vague bleue la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche il peut y avoir une vague bleue ?
non mais il y a le problème de la droite vaguelette Hubert vaguelette petite vaguelette il n'en parle plus de vague bleue il vient en parler oui mais c'est peut-être une erreur parce que autant le RN n'a rien à perdre il a déposé ici son liste mais il a très peu d'implantation locale autant la droite elle était puissante elle risque de perdre Paris elle risque de perdre Nîmes elle ne va pas de ne pas gagner Paris elle va perdre Saint-Etienne à coup sûr voilà je pense qu'elle peut gagner Nantes donc là on n'est pas d'accord avec Françoise mais je pense qu'à Nantes elle a réussi contrairement aux autres villes dans l'ouest à faire l'union ça d'ailleurs ça agace un peu la présidente du conseil général des Pays de Loire parce qu'elle estime qu'on ne lui a pas rendu l'appareil sur Rennes Christelle Morancé Christelle Morancé qui est maintenant au Rhin bien sûr parce que Nathalie a appéré en faveur des républicains c'est la mère de Rennes socialiste oui pardon pardon excusez-moi mais je pense que pour les républicains alors il va y avoir l'histoire quand même qui va influer malgré tout l'échec ou pas d'Édouard Philippe au Havre qui aura un impact un don négligeable mais au deuxième tour mais malgré tout je pense que pour les républicains il faut essayer de sauver des meubles là c'est plutôt ça je suis d'accord avec tout à fait avec Hubert parce qu'on ne regarde que les grandes villes alors c'est vrai que si on regarde que les grandes villes si vous voulez la droite Moudin qui est en immense difficulté à Toulouse et Toulouse peut être reprise par la gauche si on regarde par exemple Saint-Etienne je le dis et bien c'est Régis Jouanico pour le parti socialiste sans LFI qui est très largement en tête dans les sondages si on regarde Amiens on regarde les grandes villes mais regardons aussi et il y a beaucoup de gens qui ont quitté les républicains les villes voyelles à Reims bien sûr Moudin à Toulouse donc oui mais d'accord mais si on parle de la droite je pense que Bruno Retailleau il a besoin d'accrocher deux scalps pour sauver sa soirée électorale Paris le premier scalp c'est Paris est-ce que Rachida Dati malgré ce qu'elle dit fait accord avec Sarah Knafo auquel cas Paris deviendrait le laboratoire géant de l'union des droites pour la présidentielle avec pourquoi pas Sarah Knafo qui se dit je peux être l'alternative à Bardella moi dans cette histoire voyez ce que je veux dire Paris c'est immense l'enjeu et Bruno Retailleau a besoin d'accrocher le scalp de Paris et puis de se l'approprier et de Nantes voilà on peut dire c'est ça il a gagné on peut dire que les républicains auront gagné leur soirée pop-corn s'ils ont ces deux villes s'ils n'ont pas ces deux villes et bien ils feront grise mine parce qu'il restera quand même beaucoup d'endroits où ils vont être battus ils vont perdre beaucoup de villes les républicains il y a un truc qui est quand même assez marrant c'est que 95% des maires vont être élus au premier tour plus de 60% je crois des villes n'ont pas aucune liste 68 on dit que l'enjeu local est prédominant et effectivement les français aiment leur maire alors qu'ils rejettent les îles nationales mais dès le premier tour la première préoccupation ça va être de nationaliser l'élection pour en tirer des enseignements à partir des grandes villes mais bien sûr on va faire ça à partir des grandes villes mais moi je voudrais dire deux choses par rapport à ces municipales d'abord je pense qu'elles sont invisibilisées en une minute je pense que évidemment comme pour 2020 elles ont été percutées par l'actualité internationale 2020 c'était le Covid là c'est la guerre en Iran je pense qu'il y a des débats qui sont annulés tout simplement parce que les chaînes voient leurs audiences plonger les gens n'ont pas la tête à ça ils ont la tête à la guerre elles ont été invisibilisées et elles sont assez illisibles parce que est intervenu ce que vous disiez dans les 15 derniers jours avec les dérapages antisémites de Jean-Luc Mélenchon est intervenu le dilemme qui va se poser pour tout électeur de gauche est-ce qu'il vaut mieux perdre une élection que son âme avec LFI ça va être le cas à Toulouse mais pas simplement à Avignon à Limoges vous allez voir ce dilemme là va intervenir à gauche et le même dilemme quoi qu'on en dise il n'est pas une évidence folle pour la droite républicaine de gagner des villes avec l'extrême droite ça n'est pas encore quelque chose peut-être que sur les plateaux ça se discute mais dans les faits pas évident donc elles sont illisibles pour moi à l'heure où on se parle j'ai jamais vu un scrutin municipal aussi peu lisible je suis incapable de vous dire moi si Emmanuel Grégoire va gagner ou Rachid Alati par exemple à trois jours du scrutin on savait déjà qu'Anne Hidalgo gagnait en 2000 au niveau des enjeux parce que non seulement le national mais maintenant l'international écrase le local mais en plus il y a des tas d'enjeux qui ont pris beaucoup d'importance notamment le narcotrafic sur lesquels les maires n'ont pas vraiment la main donc si vous voulez c'est vrai que la démocratie locale a du mal à vivre dans ces conditions alors il y a par exemple hier c'est génial que vous parliez de ça Hubert parce qu'il y a une photo qui m'a à la fois fait de la peine qui m'a heurté qui m'a un peu brisé le coeur et que j'ai trouvé un peu malaisante c'est Amine Kessassi qui fait campagne sur le marché à Marseille il est numéro 3 de la liste de Benoît Payan avec trois policiers de la BRI masqués armes au point pour le protéger et donc là je trouve que il y a quelque chose qui a basculé dans cette campagne la question est-ce qu'il faut faire quand on est menacé de mort est-ce qu'il faut faire un marché en risquant sa propre mort et la mort des gens qui sont autour etc ça c'est une autre question mais quand même cette image elle va rester pour moi elle est un peu passée inaperçue dans le chambardement iranien mais cette image dit tout exactement de ce que vient de dire Hubert incroyable que le narcotrafic se soit invité dans la campagne à ce point il faudrait que pas que les élections qui suivent et notamment les présidentielles soient elles aussi invisibilisées comme elle l'a été par l'invasion de l'Ukraine parce qu'effectivement la France change il y a des enjeux extrêmement lourds aujourd'hui il suffit pas de déployer le porte-avions au large de la Méditerranée pour résoudre les problèmes et pour exister au niveau international et donc il va falloir que ces débats au-delà des thèmes récurrents sur cordon sanitaire ou pas à l'égard de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche qui sont des débats qui structurent notre vie politique depuis toujours mais qui commence quand même un peu à s'effriter que les vrais débats les vrais enjeux économiques et stratégiques soient occultés Je suis d'accord avec Hubert moi c'est ma grande angoisse honnêtement vu comme on est parti sur ces municipales je crains le pire si vous voulez avec finalement une présidentielle qui ne se fera qu'à coup de sondage et ça va être la jungle entre les sondeurs pour être celui qui fait le plus grand coup regardez ce sondage qui sort aujourd'hui avec Bardella et Mélenchon d'un seul coup en finale de présidentielle ce qu'on oublie d'expliquer c'est qu'il arrive Mélenchon en finale de présidentielle parce qu'il y a 3 candidats ou 4 candidats à droite ce qui n'arrivera jamais il n'y aura jamais Gabriel Attal et Édouard Philippe ensemble candidats et donc on crée comme ça des mouvements on crée finalement on crée des cabanes comme ça on crée des choses virtuelles et on a besoin d'un vrai débat on est à un tournant parce que 45% effectivement des français votent pour les extrêmes mais il y a encore 55% qui ne le font pas et on est à un point de basculement et j'ai moins 4 on suivra bien évidemment la fin de cette campagne mais avant de se quitter je voudrais qu'on parle de ce petit pins qu'on a tous puisque Public Sénat est partenaire de l'opération une jonquille contre le cancer lancé par l'institut Curie et cette année la campagne met la lumière sur la recherche contre les cancers métastatiques qui représente près de 80% des décès liés au cancer les chercheurs ont besoin de vous vous pouvez faire un don vous le voyez de 10 euros en envoyant dons 10 par SMS au 92 002 ou en ligne sur le site une jonquille contre le cancer .fr chaque euro compte pour permettre aux médecins de faire reculer les cancers et d'améliorer également la qualité de vie on l'apporte tout loin de mars c'est ça ?
c'est jusqu'au 22 mars et bien il faut quand même dire que sur les cancers la recherche fait des progrès fantastiques mais que la prévention reste fondamentale exactement les cancers deviennent des maladies chroniques effectivement et vous avez vu du coup le numéro le site pour faire un don à l'Institut Curie merci beaucoup François de Goine merci Bernard Coudurier d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain avec grand plaisir très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous et l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501