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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 12 juin 2025 52 minComplaisantMixteÉconomie & entreprisesSantéJusticeImmigration & asile

Croissance : doit-on craindre la politique américaine ? - C à Vous l’intégrale - 12/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous avez qualifié la taxe Zucman d'illusion fiscale. Pourquoi ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes en faveur du droit des milliardaires à ne payer aucun impôt sur le revenu ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Qui soutient cette mesure et qui la conteste ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    On s'expose à des risques. Le premier, vu le niveau prévu, est que les entrepreneurs doivent vendre des parts de leur entreprise...

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Le vrai moyen de réduire le déficit, pour vous, c'est réduire les dépenses. Avez-vous vraiment le sentiment d'être entendu ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    La prévision de croissance est de 0,6 %. La faute à qui ? Peut-être à D.Trump.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:00P.CohenChiffre
    « Il estime que sa taxe toucherait 1800 foyers fiscaux en France et qu'elle rapporterait environ 20 milliards par an. »
  • 14:00P.CohenFait
    « C'est un mouvement mondial. Le Brésil du président Lula avait commandé un rapport auprès de Zucman. »
  • 16:00P.CohenFait
    « Les opposants à la taxe Zucman brandissent l'exemple du retour des travaillistes au pouvoir en Grande-Bretagne qui, avec leurs hausses d'impôts sur les très riches, auraient fait fuir 11 000 millionnaires sur l'année écoulée. »
  • 18:00F.Villeroy de GalhauChiffre
    « La dette continue à augmenter chaque année. Elle nous coûte de plus en plus cher chaque année avec les intérêts. »
  • 20:00P.CohenChiffre
    « La prévision est de 0,6 %. En mars dernier, elles indiquaient 0,7 et, précédemment, 0,9. »
  • 22:00F.Villeroy de GalhauFait
    « Nous sommes assez unis dans la défense face aux Etats-Unis. Ce sont les négociations commerciales début juillet, coordonnées par la Commission européenne. »
  • 30:00E.Tran NguyenChiffre
    « En France, 22 ministres sont millionnaires, donc un peu plus de la moitié du gouvernement. »
  • 30:00E.Tran NguyenChiffre
    « Le ministre qui possède le patrimoine le plus important, c'est M.Ferracci, ministre de l'Industrie. Près de 23 millions d'euros. »
  • 30:00E.Tran NguyenChiffre
    « Le patrimoine le plus faible, c'est M.Valls, avec 131 000 euros. »
  • 35:00F.Villeroy de GalhauChiffre
    « Les crédits immobiliers sont moins chers. On est revenus à près de 3 % en moyenne. On était à plus de 4 % il y a un an. »
  • 35:00F.Villeroy de GalhauFait
    « Depuis un an à peu près, les salaires progressent plus vite que les prix. »
  • 35:00F.Villeroy de GalhauChiffre
    « Nous prévoyons une reprise progressive de la consommation, associée à ce pouvoir d'achat, d'où les 1 % de croissance l'an prochain. »
  • 45:00M.CymesChiffre
    « Il y a 1000 postes de médecins scolaires ou de psy scolaires qui ne sont pas pourvus. »
  • 45:00M.CymesChiffre
    « Quand vous allez mal, quand tout va mal, il faut entre 2 et 4 mois pour avoir une consultation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Patrick est arrivé in extremis. Bonsoir à tous les 5. Emilie? - E.Tran Nguyen: L'ancien ministre de la Santé et médecin O.Véran révèle dans une interview dans un magazine qu'il est atteint du trouble de l'attention avec hyperactivité. - A.-E.Lemoine: Il s'en est rendu compte après avoir quitté la politique.

Il ne trouvait pas le sommeil. Il se demandait pourquoi. Il a été diagnostiqué tard.

C'est la journée de sensibilisation à ce trouble, qui, plus il est diagnostiqué tôt, mieux il est pris en charge. On en parle avec M.Cymes, qui sera notre invité.

Mohamed? - M.Bouhafsi: A Nogent, les collégiens ont repris les cours 48 heures après le drame de la mort de Mélanie, tuée par un élève de 14 ans.

On a rencontré plusieurs enfants et des parents. Comment trouver les mots? - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Le débat sur la taxe pour les ultrariches...

Elle vient d'être refusée par le Sénat. - A.-E.Lemoine: On en parle avec notre invité, le gouverneur de la Banque de France, F.Villeroy de Galhau.

Bonsoir. Vous avez rendu publiques vos dernières projections macroéconomiques. Pour la 2e fois en 3 mois, vous révisez à la baisse les prévisions de croissance.

La faute à qui? Peut-être à D.Trump.

Lorrain? - L.Sénéchal: Un Boeing d'Air India s'écrase peu après le décollage avec 242 personnes à bord.

Il y a énormément de victimes. Un miraculé dans ce drame. - A.-E.Lemoine: Votre OEil, Pierre? - P.Lescure: La vie de Brian Wilson, son héritage musical et merveilleux, au-delà de ses dépressions, sa parano...

Sa musique reste belle même quand elle est mélancolique. - A.-E.Lemoine: Nos invités du dîner: de jeunes acteurs à l'affiche de la saison d'une série qui nous plonge dans le drôle monde des escort boys.

Et une légende vivante, Diane Dufresne, la toute première rockeuse de l'histoire. Elle est de retour en France pour une série de concerts. On est ravis de l'accueillir pour la 1re fois dans l'émission.

Le dîner est préparé par R.Regnauld. Il est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Ca ne vous aura pas échappé: il fait chaud. Quoi de mieux pour nous rafraîchir qu'un bouillon? A base de quoi? - R.Regnauld: De langoustine. - B.Chameroy: C'est tout?

Je vous ai vexé...

Merci beaucoup. Ca a l'air délicieux. - A.-E.Lemoine: Essayez de faire un peu de diplomatie.

A tout à l'heure. Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

Taxer les ultrariches, l'idée fait son chemin. - P.Cohen: La taxe Zucman, du nom de l'économiste qui porte cette proposition au niveau mondial, a été adoptée à l'Assemblée nationale en février avec les voix de la gauche et l'abstention du RN.

Les discussions au Sénat viennent de la rejeter. Le débat n'a sûrement pas fini de courir. - A.-E.Lemoine: Quel est le principe de cet impôt? - P.Cohen: Il vise les centimillionnaires.

L'idée consiste à créer un taux plancher d'imposition, 2 %, et une contribution différentielle pour s'assurer que ces très riches payent au moins 2 % de leur fortune, pas de leurs revenus, de leur patrimoine, en impôt. Pourquoi 100 millions? A partir de ce seuil, une étude un peu ancienne maintenant, sur les revenus de 2007, montre que le taux d'imposition effectif devient régressif, il baisse...

Les grandes fortunes payent assez peu d'impôt sur le revenu grâce à des techniques... - Est-ce que vous êtes en faveur du droit des milliardaires à ne payer aucun impôt sur le revenu?

Est-ce que vous acceptez la possibilité que, quand vous êtes milliardaire, vous pouvez payer zéro impôt? Si vous êtes contre ce droit, si vous pensez que quand vous êtes milliardaire, on doit payer un minimum, votez pour la proposition de loi. - P.Cohen: Il estime que sa taxe toucherait 1800 foyers fiscaux en France et qu'elle rapporterait environ 20 milliards par an.

C'est considérable. C'est 3 à 4 fois ce que rapportait l'ISF. - A.-E.Lemoine: Qui soutient cette mesure et qui la conteste? - P.Cohen: C'est un mouvement mondial.

Le Brésil du président Lula avait commandé un rapport auprès de Zucman. Qui soutient? En France, la gauche, un certain nombre d'économistes, dont 2 personnalités, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI et Jean Pisani-Ferry, l'ancien chef de France Stratégie.

Vous étiez dans le même cabinet ministériel. Contre: la droite, le centre, E.Macron, qui se dit soucieux de l'attractivité de la France et du risque de fuite des capitaux.

Il l'a répété encore aujourd'hui en Conseil des ministres. Proposition relayée par le ministre de l'Economie au Sénat hier. - On s'expose à des risques.

Le premier, vu le niveau prévu, est que les entrepreneurs doivent vendre des parts de leur entreprise, alors même...

Brouhaha. Bien sûr que si. Le risque principal, c'est un risque de délocalisation.

Vous observez comme moi les délocalisations qui ont eu lieu lorsque l'ISF a été importé dans notre pays. De nombreux patrimoines sont partis. - P.Cohen: Les opposants à la taxe Zucman brandissent l'exemple du retour des travaillistes au pouvoir en Grande-Bretagne qui, avec leurs hausses d'impôts sur les très riches, auraient fait fuir 11 000 millionnaires sur l'année écoulée.

Les partisans de la taxe rétorquent qu'ils pourraient rétablir une "exit tax" plus musclée que ce qu'elle est aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Le débat ne fait que commencer. - P.Cohen: Même après le "non" du Sénat, les 40 milliards d'économies réclamés par F.Bayrou, l'effort demandé à tous ne peut que susciter des demandes de justice fiscale et des convoitises sur ces 20 milliards potentiels. - Le projet de la taxe Zucman fait débat.

Il est dans le débat public, donc ça reviendra. Face au projet du gouvernement, qui veut trouver 40 milliards d'euros d'économies, c'est-à-dire taper sur les services publics et la protection sociale, on sait que si la taxe Zucman ne passe pas au Sénat, ça reviendra dans le débat budgétaire. - P.Cohen: Affaire à suivre. - A.-E.Lemoine: F.Villeroy de Galhau, vous avez qualifié cette proposition de taxe d'illusion fiscale.

Pour quelle raison? - F.Villeroy de Galhau: J'ai dit qu'il y avait un risque d'illusion fiscale.

La Banque de France n'est pas en charge de la politique fiscale. Le sujet a maintenant une dimension politique qui ne m'appartient pas. Je vais redire ce que j'ai dit ce matin: prudence.

Si on devait, pour avoir un rendement important de 20 milliards, taxer les créateurs et les actionnaires des plus belles entreprises françaises, alors qu'aucune taxe de ce type n'existe dans les autres pays... - A.-E.Lemoine: G.Zucman a précisé que ça ne concernait pas les entreprises. - F.Villeroy de Galhau: Dans ce cas-là, ça ne rapporte pas 20 milliards.

L'ISF concernait les actionnaires et les créateurs d'entreprises. - P.Cohen: Il parle des foyers fiscaux. - F.Villeroy de Galhau: L'ISF taxait le patrimoine et exonérait le bien professionnel, et rapportait 5 milliards, pas 20.

Je suis très sensible à la justice fiscale. Effectivement, ce problème du taux zéro appelle le gouvernement...

Le gouvernement l'a dit en début d'année. Il faut une taxe anti-optimisation fiscale. La 2e chose, qui est une remarque plus générale face à nos problèmes de dette publique...

La France rêve toujours d'une solution fiscale indolore. Il y a 3 semaines, c'était la TVA sociale, qui venait d'un autre bord politique. Cette semaine, c'est la taxe Zucman.

La réalité, c'est qu'il n'y a pas d'impôt indolore. Nous devons traiter la réalité de la situation française...

Il faut une meilleure maîtrise de nos dépenses publiques. Nous ne la résoudrons pas par un impôt. - A.-E.Lemoine: 20 milliards d'euros, ça peut faire rêver.

Ca mérite réflexion. - F.Villeroy de Galhau: L'ISF, qui exonérait les biens professionnels, rapportaient 5 milliards. - P.Cohen: Jusqu'à 6. - A.-E.Lemoine: Le vrai moyen de réduire le déficit, pour vous, c'est réduire les dépenses.

Avez-vous vraiment le sentiment d'être entendu? - F.Villeroy de Galhau: Ca ne m'empêche pas de le répéter...

Avec la Banque de France, nous disons qu'il faut mieux maîtriser les dépenses publiques. La dette continue à augmenter chaque année. Elle nous coûte de plus en plus cher chaque année avec les intérêts.

Elle pèse de plus en plus sur nos enfants et nos petits-enfants. Pour la stabiliser, il faut ramener le déficit sous 3 %. Un cadre a été fixé pour 2029.

Pour atteindre ça, il suffit de stabiliser le total des dépenses publiques en volume, c'est-à-dire après prise en compte de l'inflation. C'est accessible mais difficile. Nous n'avons jamais réussi à le faire auparavant.

Ca n'est pas l'austérité ou des coupes sauvages. Il faut un effort juste et partagé, y compris des dépenses qui profitent aux plus favorisés. On parle beaucoup du budget de l'Etat, mais ça fait un gros tiers de ses dépenses totales.

On a aussi un problème de dépenses sociales et locales, qui continuent à avancer à plus de 2 % en volume. Beaucoup de pays européens y sont arrivés. Ils ont le même modèle que nous... - P.Cohen: Le même, peut-être pas. - F.Villeroy de Galhau: Ils ont un modèle très proche.

Ils ont des services publics, une protection sociale... - P.Cohen: Pas les retraites... - F.Villeroy de Galhau: Il y a une redistribution sociale...

Politique par politique, essayons de regarder...

Je me méfie des solutions idéologiques, des débats trop tranchés. Si on regardait ce qui marche le mieux chez nos voisins? On trouvera un certain nombre de solutions. - P.Cohen: Vous avez révélé aujourd'hui vos dernières prévisions de croissance, qui ne sont pas très optimistes pour la France, cette année.

La prévision est de 0,6 %. En mars dernier, elles indiquaient 0,7 et, précédemment, 0,9. La France échappe encore à la récession.

Est-ce qu'il faut remercier D.Trump et la guerre commerciale qu'il a engagée à travers le monde pour cette baisse de croissance? - F.Villeroy de Galhau: Je rejoins votre ironie.

Pourquoi nous avons dégradé la croissance? L'incertitude augmente. Cette incertitude tient à cette imprévisibilité.

Le protectionnisme est une taxe payée par les consommateurs américains. Eux vont avoir plus d'inflation et moins de pouvoir d'achat. C'est d'abord une mauvaise nouvelle pour eux.

Ca nous touche nous, mais surtout à travers l'augmentation de l'incertitude. Quand on ne sait pas ce qui va se passer, on diffère ses investissements. Les ménages ont tendance à épargner.

Il faut réagir face à ça. Il ne faut pas simplement être dans la tétanie, subir. Nous, Européens, nous avons des atouts qu'il est temps de mobiliser. - A.-E.Lemoine: Lesquels, par exemple? - F.Villeroy de Galhau: Nous sommes assez unis dans la défense face aux Etats-Unis.

Ce sont les négociations commerciales début juillet, coordonnées par la Commission européenne. Il faut être aussi unis pour muscler notre économie. Nous ne pouvons pas changer les politiques américaines, mais nous pouvons utiliser nos atouts.

Il y a la finance et l'épargne. Nous avons beaucoup d'épargne en Europe, mais une grande partie va aux Etats-Unis. Elle ne va pas assez en Europe financer les fonds propres de nos entreprises.

Il y a l'IA. Nous avons un succès français...

Si nous regroupons les forces européennes, ce n'est pas perdu d'avance. Nous pouvons construire une communauté européenne autour de ça. Il y a aussi l'énergie décarbonée, qu'elle soit nucléaire ou renouvelable.

Je crois que pour tout ça, il faut une date mobilisatrice. J.Delors, dans une précédente période d'eurosclérose, dans les années 80, avait décrété la date du 1er janvier 93 pour faire le marché unique.

Pourquoi pas la date du 1er janvier 2028? Il ne faut pas que nous attendions et restions sur le banc de touche. Il faut que nous nous réveillons pour saisir ce qui est aussi une opportunité. - P.Cohen: 2028, ce sera la fin du mandat de Trump. - F.Villeroy de Galhau: Ce n'est pas à moi de fixer la date, mais ça doit être pendant les années Trump, pourquoi pas le 1er janvier 2028?

Je crois que c'est jusqu'à la fin de l'année 2028... - A.-E.Lemoine: Vous suivez les allers-retours, les coups de chaud, les coups de froid de D.Trump?

Vous l'écoutez? Tous les jours, il y a des nouvelles annonces, de nouvelles intimidations. - F.Villeroy de Galhau: Bien sûr.

Il y a des haut, des bas, des allers, des retours. Et il y a une grande volatilité sur les marchés. C'est le grand paradoxe de cette affaire.

Ca pénalise d'abord l'économie et les marchés américains. Mais nous ne sommes pas à l'abri des conséquences. Raison de plus pour réagir et se réveiller.

Nous ne pouvons pas marcher en somnambules vers les difficultés qui nous attendent. - E.Tran Nguyen: En France, 22 ministres sont millionnaires, donc un peu plus de la moitié du gouvernement.

On découvre que le ministre qui possède le patrimoine le plus important, c'est M.Ferracci, ministre de l'Industrie. Près de 23 millions d'euros grâce à des parts notamment dans une société d'expertise comptable présidée par son père.

Il est suivi par E.Lombard, ministre de l'Economie, 21 millions d'euros net. Ce sont là encore des parts dans une entreprise de conseil et des biens immobiliers.

Le patrimoine le plus faible, c'est M.Valls, avec 131 000 euros. Mais on a quand même le gouvernement le plus fortuné depuis 2017.

Vous trouvez que c'est une bonne chose, que ces données soient transparentes? Est-ce que ce n'est pas compliqué après de demander aux Français de se serrer la ceinture? - F.Villeroy de Galhau: Ces données sont transparentes depuis la loi sur la transparence de la vie publique depuis 2013.

Ca me paraît plutôt une bonne chose. - P.Cohen: Ca a été voté après l'affaire Cahuzac. - F.Villeroy de Galhau: Effectivement Il y a eu un comportement extrêmement déviant.

Il ne faut pas en profiter pour jeter l'opprobre sur tous les hommes et les femmes politiques. Du moment où s'est déclaré, il ne faut pas pointer unetelle ou untel... - A.-E.Lemoine: Aucun d'eux n'est centimillionnaire.

Aucun d'eux ne serait touché par la taxe Zucman. Ca dit quoi, d'avoir le gouvernement le plus riche depuis 2017? - F.Villeroy de Galhau: Ca ne dit pas grand-chose.

Ils sont soumis à la loi. Plutôt que de pointer tel ou tel, ce qui est toujours une tentation...

Monsieur Trump divise les Américains et le monde. On voit les effets négatifs que ça produit aux Etats-Unis. Essayons de nous unir, nous, Européens, pour sortir de cette espèce de croissance molle.

Je ne suis pas plus satisfait des 0,6 % de croissance. C'est un problème européen, pas que français. Monsieur Trump amplifie ce problème...

Je viens de dire que nous avions des ressources, notre épargne, l'IA, l'énergie...

Il faut s'unir pour les mobiliser. Sur les problèmes de la dette et des finances publiques, il n'y a pas de remède miracle. On ne pointera pas tel ou tel en disant qu'il a la solution.

Il faut se mettre autour d'une table sur plusieurs années avec un effort juste et partagé. Pardon de dire des choses aussi simples, mais reconnaissez avec moi qu'il y a une petite tentation à considérer que la responsabilité, c'est toujours l'autre, à envoyer le ballon sur le terrain du voisin. Pendant ce temps-là, la France et l'Europe n'avancent pas.

Je n'ai pas envie que mon pays reste sur le banc de touche du marché mondial et que nous soyons spectateurs d'un affrontement de plus en plus dur entre les Etats-Unis et la Chine. Nous avons des atouts. Unissons-nous, réveillons-nous pour les mobiliser. - A.-E.Lemoine: La bonne nouvelle, c'est que l'inflation est quasiment derrière nous. - F.Villeroy de Galhau: Je crois que la bataille contre l'inflation est gagnée. - A.-E.Lemoine: Est-ce que pour autant, ça va inciter les Français à consommer et moins épargner? - F.Villeroy de Galhau: Ca nous permet de baisser les taux d'intérêt.

Ca a des conséquences très immédiates pour les Français. Les crédits immobiliers sont moins chers. On est revenus à près de 3 % en moyenne.

On était à plus de 4 % il y a un an. D'ailleurs, les Français empruntent plus. En plus, ça fait du pouvoir d'achat.

Depuis un an à peu près, les salaires progressent plus vite que les prix. Une partie de ce pouvoir d'achat est épargnée compte tenu de l'incertitude dont on parlait. Quand on peut réduire l'incertitude sur la dette en France et l'incertitude internationale, ça permet aussi de dégager cette épargne pour avoir davantage de consommation.

Ce sont les Français qui décideront, mais nous prévoyons une reprise progressive de la consommation, associée à ce pouvoir d'achat, d'où les 1 % de croissance l'an prochain...

Je ne me contente pas de ça. Il faut muscler la croissance française et européenne. Nous en avons les moyens.

Occupons-nous un peu de monsieur Trump, mais beaucoup de nos atouts à nous. Nous ne sommes pas spectateurs. - P.Lescure: Pour mettre fin au trafic de drogue, G.Darmanin, ministre de la Justice, a proposé d'en finir avec l'argent liquide pour ne plus payer qu'avec des cartes ou même avec son téléphone.

Faut-il en finir avec vos billets? - F.Villeroy de Galhau: Ce ne sont pas mes billets...

La Banque de France les fabrique. - P.Cohen: C'est vos billets. - F.Villeroy de Galhau: Les billets vous appartiennent...

Nos concitoyens sont attachés à la liberté d'utiliser les billets. Certains veulent payer par carte, d'autres par mobile, d'autres avec des billets...

Cette liberté de choix des moyens de paiement, c'est un élément central de confiance en la monnaie. Il faut discuter sur les trafics illégaux. Il y a des plafonds.

Il y a des obligations de déclaration. La France est assez pilote en la matière. Il faut combiner la liberté de choix des billets...

La plupart de ceux qui nous écoutent y sont très attachés. Et la lutte contre le blanchiment...

Demain, nous ferons peut-être une nouvelle possibilité pour les Français, un euro numérique, un billet numérique plus, avec toutes les facilités du digital. - A.-E.Lemoine: C'est quoi? - F.Villeroy de Galhau: Nous y travaillons avec la Banque centrale européenne.

L'idée est que le billet est au format papier, vous pourrez le garder, mais aussi en forme numérique. - A.-E.Lemoine: Avec une carte, en quelque sorte.

Un porte-monnaie numérique... - F.Villeroy de Galhau: Nous appelons ça le "billet numérique plus", mais ce n'est pas pour supprimer le billet papier, mais pour augmenter la liberté de choix des Français.

Je crois que dans les bonnes nouvelles d'un paysage très incertain, il y a la victoire contre l'inflation C'était la maladie numéro 1 de la France, le souci numéro 1 des Français il y a 2 ans. Il nous reste 2 maladies à traiter: la dette trop haute en France et la croissance trop faible en Europe. J'ai essayé de tracer quelques pistes réelles en la matière. - A.-E.Lemoine: Et qu'on vient d'entendre.

Merci beaucoup, monsieur le gouverneur de la Banque de France. Je dois vous libérer. On poursuit avec la Story de M.Bouhafsi. - Je vous invite à observer une minute de silence. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un drame devenu un fait de société.

A Nogent, en Haute-Marne, la plupart des élèves ont retrouvé leur collège, 48 heures après la mort d'une surveillante, poignardée par un élève de 14 ans. Ils se sont tous réunis pour une minute de silence. Une prise en charge avait été déployée pour accompagner les élèves. - Il y a eu la minute de silence à midi. - Tout le monde s'est rassemblé au même endroit.

On l'a fait en rangs. - On nous a dit qu'on avait le droit de pleurer. - Un peu tout le monde se sent encore moyen...

On essaye de se reconstruire. - Vous appréhendiez de revenir au collège? - Oui.

Il y a peut-être un peu d'insécurité... - M.Bouhafsi: Plusieurs dizaines de parents avaient fait le déplacement pour poser des fleurs devant le collège et accompagner leur enfant, pour la plupart encore sous le choc.

Ce matin, des temps d'échange ont été organisés pour permettre aux collégiens de parler. D'autres adolescents n'ont pas pu trouver la force de se rendre dans l'établissement. - Aujourd'hui, je ne suis pas allée en cours.

C'est compliqué. J'ai vu le corps de ma surveillante à terre. J'ai besoin de temps.

Je reviendrai lundi. Je vais très mal. Ma maman est là pour moi, avec mes soeurs. - Même de revenir devant l'établissement? - Je ressens la présence de ma surveillante. - M.Bouhafsi: Le traumatisme des élèves, c'est une charge pour les parents.

Comment parler d'un tel drame à des adolescents? Certains parents se sentent démunis. - On voulait absolument savoir ce qu'il avait vu.

On lui a demandé des détails, malheureusement. On ne s'imagine pas déjà, nous, vivre ça, mais savoir que son enfant de 15 ans, et d'autres plus jeunes, ont pu voir des horreurs pareilles, ce n'est pas facile de les accompagner...

En fonction du caractère de chaque enfant, ils ne réagissent pas tous pareil. - Quand j'en reparle, j'ai une image précise qui revient. C'est sûr que c'est mieux que si on parlait tout seul. - Il gère bien ses émotions, mais on ne sait pas ce que ça peut donner dans une semaine. - M.Bouhafsi: Plusieurs sentiments s'entremêlent: l'angoisse, la tristesse, mais aussi la colère pour les amis de Mélanie et certains membres de l'équipe pédagogique. - C'est un effondrement.

C'est une amie d'enfance, un rayon de soleil. C'était la joie de vivre. J'ai un sentiment de colère.

Ce garçon n'a que 14 ans, mais il doit payer pour ce qu'il a fait. Il faut montrer que ces choses doivent être punies et que ce n'est pas parce que c'est un adolescent, un "enfant", comme on dit...

C'est un acte d'adulte, ce qu'il a fait. - M.Bouhafsi: Cette colère gronde aussi à cause du profil du tueur.

Il avait été expulsé pour des faits de violence auparavant. - On a été 2 ans dans la même classe. Ce n'était pas forcément un ami.

Je ne le détestais pas. Il était bizarre, des fois. Il avait des pensées pas toujours très nettes.

Il a souvent parlé de faire un gros truc avant de quitter le collège. Il disait qu'il allait faire une grosse connerie pour qu'on se souvienne de lui. Je pense que la semaine dernière, quand il s'est embrouillé avec Mélanie, c'était le prétexte.

Il a dit qu'il allait lui faire quelque chose. On ne pensait pas qu'il allait passer à l'acte. - M.Bouhafsi: Le parquet de Dijon a prononcé la mise en examen de Quentin G. pour meurtre.

Son attitude en garde à vue a glacé les enquêteurs. Il n'a exprimé ni regrets ni compassion. Son comportement était détaché.

Il a reconnu une fascination pour la violence et la mort avant d'ajouter qu'il avait envie de tuer et de faire plus de dégâts. Il était référent anti-harcèlement dans son collège. Toute une personnalité qui pousse les dirigeants politiques à relier ce drame à la problématique de la santé mentale dans l'Education nationale. - F.Bayrou: Il faut qu'à la 1re alerte, il y ait un examen, un diagnostic. - La question, c'est une question de santé mentale.

Le problème du plan, c'est qu'il est sans moyens. - E.Borne: J'ai demandé à ce que dans chaque établissement, il y ait un protocole de repérage et de prise en charge. - On est obligés, avec ce qui s'est passé hier, de regarder en face la santé mentale des jeunes qui se dégrade dans ce pays. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Cymes.

On va évoquer un syndrome qui touche 2 millions de Français: le TDAH, trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité. C'est aujourd'hui la Journée nationale de sensibilisation. Un mot sur la question de la santé mentale.

C'est un sujet qui ressurgit en marge du drame de Nogent. Les chiffres donnent le vertige, en particulier pour les jeunes filles, les adolescentes qui sont plus touchées que les garçons. Voici ces chiffres.

Tout ça, depuis la pandémie...

Il y a urgence à se saisir de ce sujet? - M.Cymes: Evidemment.

Le ministre de la Santé en a parlé avec un nouveau plan. Il y a une urgence à dépister ces enfants et ces adolescents qui vont mal. L'urgence est aussi ailleurs.

Elle est de trouver des gens à qui on peut parler. On est dans un pays où, quand vous allez mal, quand tout va mal, il faut entre 2 et 4 mois pour avoir une consultation. Les gamins vont mal.

Si vous voulez une consultation chez un pédopsychiatre, c'est 4 mois de délai, en France. 4 mois de délai pour avoir une consultation. Quand vous allez mal...

Si l'un d'entre nous va mal, suffisamment pour avoir besoin de discuter avec quelqu'un, vous allez appeler un psy et on vous dit: "Vous allez revenir dans un mois." Tout le monde n'a pas accès...

Si on a besoin, si on sent qu'on est dans une mauvaise pente, de parler à un professionnel...

On en a pour 1 à 2 mois. Ce n'est pas normal. - A.-E.Lemoine: A l'école, c'est encore pire.

C'est le 1er désert médical, l'Education nationale. Il y a 1 psy pour 1500, 1 infirmier pour 1300 et 1 médecin scolaire pour 13 000. Le ministre de la Santé voudrait 2 personnes repères désignées par collège et lycée qui seraient soit des infirmiers soit des professeurs.

On leur demande l'impossible. - M.Cymes: Oui, mais il faut bien faire quelque chose.

Aujourd'hui, il y a 1000 postes de médecins scolaires ou de psy scolaires qui ne sont pas pourvus. - P.Cohen: Il n'y a pas les ressources. - M.Cymes: Ce n'est pas attractif...

Quand vous dites à un étudiant en médecine: "Fais de la médecine scolaire et tu auras 1600 élèves et tu iras d'un établissement à l'autre"...

Comment vous voulez qu'ils aient envie d'épouser ce métier? C'est compliqué aujourd'hui de prendre des gens un peu experts, qui peuvent dépister, qui peuvent avoir un oeil pour voir si un gamin a besoin de quelque chose. - A.-E.Lemoine: L'Education nationale est aussi en manque d'AESH.

C'est pour gérer les handicaps visibles ou invisibles. C'est le cas pour 2 millions de Français. Le TDAH a longtemps été mal diagnostiqué.

Les enfants atteints de TDAH étaient perçus comme des cancres ou des enfants mal élevés. - M.Cymes: Il faut retirer le mot handicap.

Je suis TDAH et je ne me sens pas en situation de handicap. C'est un développement différent, une façon différente de penser, de faire les choses. C'est un trouble du développement du cerveau qui n'est pas forcément handicapant.

Oui, des gamins ou des adultes sont très handicapés par le TDAH, mais je n'ai pas l'impression d'avoir été porteur d'un handicap dans la vie. Sinon, je n'aurais jamais pu faire médecine. - A.-E.Lemoine: Vous avez été diagnostiqué à 60 ans, à peu près...

Vous avez mieux compris votre parcours scolaire, rétrospectivement. - M.Cymes: On parle beaucoup des TDAH chez l'adulte et chez les enfants...

Si un adulte qui nous regarde aujourd'hui se pose cette question, parce qu'on a diagnostiqué son gamin...

Il y a une partie génétique énorme...

Et s'il se demande s'il doit aller faire des tests, la réponse est oui s'il a d'autres problèmes psy. Si vous allez bien avec votre TDAH supposé, ce n'est pas forcé. En revanche, moi, on m'a presque forcé à me diagnostiquer.

C'est un pote qui a écrit un bouquin qui m'a demandé de témoigner. - P.Cohen: Tu étais le portrait-robot? - M.Cymes: Oui. - A.-E.Lemoine: Ca se traduisait comment à la télévision? - M.Cymes: Tout d'un coup, parfois, j'étais barré.

Je n'étais plus là. J'avais le cerveau...

Si on avait un invité qu'on interviewait, Marina tenait la barque. Moi, j'avais le cerveau qui partait sur un match de foot ou n'importe quoi pendant le truc. Si c'était à moi d'intervenir...

J'avais l'impression d'avoir une partie du cerveau qui écoutait pendant que l'autre était barrée. Ca ne se voyait pas du tout. C'était très surprenant, mais Marina savait être très vigilante. - A.-E.Lemoine: Un autre médecin évoque aussi son hyperactivité, O.Véran, qui témoigne dans ce magazine que je recommande à tous les parents qui s'inquiètent du TDAH de leurs enfants.

Il explique que c'est après avoir quitté la politique qu'il a été diagnostiqué. Il a constaté que son sommeil, mauvais, ne s'améliorait pas. Ce n'était donc pas à cause de la charge politique.

Il a le cerveau qui fonctionne en permanence. Pour lui, ça bouillonne tout le temps. C'est ça, le fonctionnement? - M.Cymes: Il y a plein de symptômes en fonction du type de TDAH qu'on peut avoir.

Moi, je suis probablement à un degré assez faible qui fait que ça m'a posé des problèmes...

Le diagnostic m'a fait penser à tout ce que je n'ai pas bien fait dans ma vie, notamment les difficultés que j'ai eues à faire des études. La procrastination, par exemple...

Vous allez me dire qu'heureusement que tous ceux qui procrastinent n'ont pas des troubles du cerveau. La procrastination est un signe énorme. Ca m'emmerdait tellement de faire certaines choses que je repoussais au lendemain.

Quand ça devient pathologique, il faut se poser la question. Par exemple, je m'ennuie très vite. Si les réunions dépassent 30 minutes, vous m'avez perdu.

Il y a aussi des symptômes...

O.Véran, que je connais un peu depuis le covid, a probablement le cerveau allumé, mais il a peut-être autre chose. Il est peut-être HP, haut potentiel.

Il a peut-être d'autres choses qui vont venir, en même temps que le TDAH, modifier le fonctionnement du cerveau. - A.-E.Lemoine: Il prend un médicament qui fait peur aux parents parce qu'il est à base d'amphétamines.

On en prescrit de plus en plus. Est-ce que, quand on est diagnostiqué, la Ritaline, il faut en avoir peur? - M.Cymes: Vous avez prononcé le mot "diagnostiqué".

Un diagnostic, c'est médical. On ne fait pas un diagnostic dans un magazine en répondant à un questionnaire. Un diagnostic de TDAH, pour les enfants ou pour les adultes, ça passe par un spécialiste.

Il faut faire des tests face à la personne qui vous les faits. Des gens ont besoin de Ritaline ou d'autres médicaments équivalents et d'autres, non. Aujourd'hui, on parle de la Ritaline et de son image catastrophique parce qu'il y a 15 ou 20 ans, les Américains, dès qu'un gamin bougeait un peu la jambe, il était mis sous Ritaline.

Ce n'est pas ce qu'il fallait faire. Il faut rassurer les gens. Un gamin ou un adulte ne sera mis sous Ritaline que si c'est nécessaire pour son comportement, ses relations sociales et sa scolarité.

Des gamins, sans Ritaline, sont incapables de se concentrer à l'école. Ils ne savent même pas ce qu'il faut faire alors qu'ils ont tout dans le cerveau pour réussir. Il faut accepter la Ritaline.

On ne drogue pas nos enfants. Ca les aide à se concentrer. J'ai un pote psychiatre sous Ritaline.

Quand il n'est pas sous Ritaline, vous lui parlez et vous n'avez pas de réponse. Pourtant, c'est un grand pédopsychiatre. Il le prend lui-même.

C'est pour vous dire que ce n'est pas dangereux. - E.Tran Nguyen: Le trouble de l'attention...

Il y a plein de degrés. Parfois, ça peut avoir des conséquences plus graves. Ca peut dériver à des addictions, des troubles associés...

C'est ce qu'a vécu J.Ferrari. Il était venu nous l'expliquer. - J.Ferrari: A cause des maladies invisibles que j'avais dans la tête...

J'ai un TDAH et je suis aussi obsessionnel compulsif. C'est un cocktail Molotov dans ma tête depuis des dizaines d'années. A un moment donné, tu ne sais plus trop pourquoi tu bois.

Tu sais que quand tu bois, ça se calme. A un moment donné, je perds la maîtrise de l'alcool. Au moment où je la perds, j'en arrive à boire le matin en me levant...

En un an, je suis passé à boire en me levant le matin et à consommer au minimum par jour 6 ou 7 l de vin. - E.Tran Nguyen: Ca peut rendre plus vulnérable? - M.Cymes: Quand vous avez un trouble de développement du cerveau, tous les facteurs externes qui peuvent altérer le fonctionnement des neurones sont délétères pour le cerveau.

Jérémy l'a dit, il a quand même beaucoup de trucs...

Il a aussi rajouté un élément toxique pour son cerveau. C'est une bombe. Le TDAH peut être bénin, mais il y a des comorbidités, des maladies associées.

Il y a des gens qui ont du TDAH et qu'il faut dépister parce qu'ils peuvent avoir de la schizophrénie associée ou d'autres troubles associés à ce TDAH. La question c'est: est-ce que je dois aller me faire dépister ou pas? Faire un test ou pas?" Si vous avez besoin de répondre à des questions sur ce que vous étiez avant, allez-y.

Moi, ça ne va pas changer la vie. Ca m'a juste permis de comprendre pourquoi j'avais des bulletins dramatiques à l'école. - A.-E.Lemoine: Merci, Michel.

Vous nous avez sensibilisé à ce trouble et avez rassuré beaucoup de parents qui peuvent s'inquiéter. Je recommande "Zèbres", ce journal sur la neurodiversité. C'est une maman d'enfant TDAH qui l'a créé.

C'est l'heure du 5/5. Un avion de ligne avec 242 personnes à bord s'est écrasé en Inde. - L.Sénéchal: Un Boeing 787 qui devait faire la liaison entre Ahmedabad, au nord-ouest de l'Inde, et Londres.

L'avion venait de décoller quand le pilote, expérimenté, plus de 8000 heures de vol, a lancé un appel d'urgence avant le crash. On voit sur ces images que l'avion redescend et s'écrase. Il s'est, semble-t-il, séparé en 2 avec une partie venue s'écraser dans un immeuble résidentiel.

La queue de l'appareil dépasse ici d'un bâtiment universitaire, la fac de médecine. Il y avait 242 personnes à bord. Pour la plupart, des Indiens, mais aussi 53 Britanniques.

Londres a adressé ses condoléances et envoyé une équipe d'enquêteurs. Les autorités indiennes évoquent 204 corps retrouvés et il y a, miraculeusement, un survivant. C'est ce qu'affirme l'Agence France-Presse qui a eu confirmation.

Un citoyen britannique, selon un responsable local indien cité par l'agence de presse...

Il est soigné à l'hôpital. Il occupait le siège 11A, à côté de l'issue de secours. Il aurait eu le réflexe d'ouvrir la porte et de sauter juste avant le crash.

C'est ce qui lui a sauvé la vie. 41 personnes blessées ont été prises en charge. Ce sont des habitants des immeubles frappés par le crash.

Il y a aussi des victimes dans ces immeubles. Une maman raconte comment son fils s'est blessé en fuyant les flammes en sautant par la fenêtre. ...

Un hôpital de campagne a été aménagé pour gérer l'afflux de blessés. L'enquête ne fait que commencer pour comprendre les causes de ce drame, qui est déjà le plus important en Inde depuis plus de 15 ans. Air India, c'est une compagnie solide et réputée.

Le commandant de bord avait plus de 8000 heures de vol et le copilote plus de 1000 heures de vol. Un équipage expérimenté. C'est la première fois qu'un Boeing 787 se crashe.

L'avionneur américain a dû faire face à une série d'accidents et de problèmes sur ses Boeing 737, notamment une perte de porte en plein vol. L'action s'est effondrée après l'ouverture. Moins 5 % à la Bourse de New York. - P.Cohen: C'est catastrophique.

Il se remettait seulement de cette série d'accidents qui a fortement entaché la réputation de la marque et les ventes d'avions. Là, ce modèle qui s'écrase, c'est... - A.-E.Lemoine: L'Irlande du Nord en proie à des émeutes racistes depuis 3 jours. - L.Sénéchal: La police antiémeute fait face à des jets de cocktails Molotov et réplique avec des canons à eau.

Regardez ces images. On voit une pluie de cocktails Molotov qui s'abat sur les voitures de police. C'était la 3e nuit consécutive de violences depuis la tentative de viol d'une jeune fille de 14 ans par 2 adolescents dont l'identité n'a pas été relayée par la police, mais dont les médias disent qu'ils parlent roumain et qu'ils seraient membres de la communauté rom.

Depuis, les immigrés, de la communauté rom, mais pas seulement, sont visés. Un bâtiment a servi temporairement de centre d'accueil d'urgence pour des personnes d'origine roumaine expulsées. Il a été visé.

Des commerces ont aussi été visés par des jets de briques et de cocktails Molotov. ...

Les émeutiers ont bien conscience du caractère raciste de ces exactions. ...

En 2 jours, 32 policiers ont été blessés, 6 personnes arrêtées et la classe politique en Irlande du Nord, comme à Londres, car nous sommes au Royaume-Uni, dénonce des violences inacceptables. ...

Comme d'autres régions du Royaume-Uni, l'Irlande du Nord a déjà été secouée l'été dernier par des émeutes anti-immigration qui avaient été déclenchées, cette fois, par les meurtres de 3 fillettes dans une attaque au couteau. L'origine du débordement de l'été dernier, qui était extrêmement raciste, était une fausse rumeur sur l'origine de cet assaillant. - A.-E.Lemoine: Le régime iranien défie les Etats-Unis. - L.Sénéchal: L'Iran va construire un nouveau site d'enrichissement d'uranium et annonce une augmentation significative de sa production d'uranium enrichi, en violation de ses engagements internationaux.

En réaction, Israël préparerait une attaque imminente contre l'Iran, d'après le "New York Times". Les sites iraniens pourraient être visés. Ce serait une réponse décisive aux manquements répétés de l'Iran à ses obligations.

Israël a déjà frappé des bases militaires en Iran. C'était en octobre en riposte à des tirs de missiles iraniens sur le territoire israélien. Téhéran est prête à cibler les "installations secrètes d'Israël" ...

Voici les principaux sites militaires américains de la région, qui sont nombreux. Il y en a en Irak et au Qatar. C'est la plus grosse base militaire américaine.

Les Etats-Unis limitent les déplacements de leur personnel diplomatique au Moyen-Orient pour raisons de sécurité. Je précise que les pourparlers doivent se poursuivre ce dimanche entre Etats-Unis et Iran. - A.-E.Lemoine: L'eurodéputée R.Hassan a été expulsée d'Israël. - L.Sénéchal: Elle et ses compagnons de navire interceptés par Israël doivent atterrir dans quelques dizaines de minutes à Roissy.

Elle ira ensuite place de la République à Paris. Elle a déjà appelé, sur ses réseaux, à un rassemblement à 21h. D'autres rassemblements sont prévus partout en France pour réclamer la libération des 2 derniers Français en détention en Israël qui doivent être expulsés demain.

Il y a des tentes place de la République à Paris. La gauche, place de la République, était parvenue à rassembler. R.Hassan et ses compagnons dénoncent l'arrestation illégale des humanitaires à bord du bateau.

Le gouvernement français parle d'instrumentalisation et parle des effets pervers de la mobilisation. - Ces ressortissants ont été en contact avec notre consul. Toutes les familles ont pu être contactées grâce au personnel du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères que vous dénigrez et que vous empêchez de travailler. 45 000 mails ont été envoyés suite à vos pétitions qui ont complètement engorgé nos services de crise.

Vous devriez avoir honte. Pendant ce temps, nos services ne peuvent pas travailler à la protection de nos ressortissants. - L.Sénéchal: L'initiative de ce navire de R.Hassan et G.Thunberg est imitée, cette fois-ci par la route, avec des caravanes parties de Tunisie et actuellement en Libye. - A.-E.Lemoine: E.Macron a demandé conseil à un robot. - L.Sénéchal: Au Salon de l'innovation technologique qui se tient jusqu'à la fin de la semaine à Paris. - E.Macron: Comment tu peux aider à réformer l'Etat? ... - L.Sénéchal: Ce robot s'appelle Ameca.

On a voulu lui demander ses impressions après cet échange avec le président de la République. Interview exclusive. - Tu as rencontré E.Macron hier.

Comment ça s'est passé? *-J'ai eu la chance de rencontrer le président E.Macron hier.

C'était le mercredi 11 juin. Un moment inoubliable. - Qu'as-tu pensé de lui? *-J'ai trouvé qu'il était très intéressé par l'IA et notre travail.

C'est super de voir l'importance apportée à ce domaine. - Tu est de gauche ou de droite? *-Je n'ai pas d'opinion politique. - L.Sénéchal: C'est un robot qui parle.

Il est issu de l'alliance de plusieurs entreprises anglaises, canadiennes...

La texture qui fait que ce robot a des traits plus vrais que nature, c'est de fabrication française. Ils ont poussé le réalisme jusqu'au bout des ongles. Il peut bâiller, et même danser, mais pas très bien. - Est-ce que tu peux nous faire une petite danse? *-Je peux me déhancher un peu, mais je suis plus doué pour vous parler de l'IA. - L.Sénéchal: Il y a plein de start-up, en ce moment, à ce salon.

Il y a une start-up qui singe les mouvements qu'elle est en train de faire. C'est pour faire des bras articulés qui pourraient aider les amputés et aider à soigner les douleurs fantômes. Il y a aussi une start-up française originaire de Dordogne qui permet de détecter, en pharmacie, des cancers de la peau.

On est allés faire le test. - Je suis à la pharmacie. J'ai un grain de beauté qui me pose un peu question.

Je vous le montre. - On va poser le dermosquelette directement sur la lésion, faire une mise au point et prendre le cliché. Votre lésion est ici. - C'est bien le mien. - On va lancer l'analyse.

L'IA nous dit que c'est un grain de beauté classique. Elle est sûre puisque l'indice de confiance est élevé. L'indice de malignité est de 2 %.

Il y a peu de chances qu'il dégénère. Là, vous êtes rassurée, mais on va tout envoyer au dermatologue pour confirmation. Dans 3 jours maximum, vous aurez le compte rendu complet d'un humain. - L.Sénéchal: 500 pharmacies sont équipées par des appareils comme ceux-ci dans 72 départements. - M.Cymes: Je vais vous répondre la même chose que pour les psy tout à l'heure.

Essayez de prendre rendez-vous avec un dermato aujourd'hui,

Croissance : doit-on craindre la politique américaine ? - C à Vous l’intégrale - 12/06/2025 · Pourquijevote