Le gouvernement noté 3/10 ?! Aurore Bergé réagit - L'Interview Politique
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Et alors le gouvernement, quand il a une note de 3,3 sur 10 attribuée par les 150 de la Convention climat, il a réussi sa mission ?
- 2:31RelanceRéponse directe
Par qui, du coup ?
- 3:11OuverteRéponse partielle
Jean-Marc Jancovici critiquait le manque de connaissances fondamentales des politiques sur le climat. Les enseignants sont-ils suffisamment formés ?
- 3:44RelanceRéponse partielle
Les enseignants sont-ils réellement suffisamment formés sur la durée de vie d'un kilogramme de carbone ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Ma grand-mère a peur de l'AstraZeneca, elle s'est fait vacciner. Est-ce que c'est lié ?
- 7:44OuverteRéponse directe
Vous êtes favorable à la notation à l'école ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Locuteur non identifiéChiffre
« On l'a votée de manière assez large, déjà. 332 votes pour et seulement 77 contre. »
- 2:24Locuteur non identifiéFait
« Il y a l'éducation à ses enjeux climatiques et au développement durable. »
- 4:31Locuteur non identifiéFait
« Il y a une faiblesse générale en France du fait scientifique. »
- 5:35Locuteur non identifiéFait
« Les doutes, ils doivent se heurter à la réalité des faits et à la vérité scientifique qui est, elle, établie, vérifiable. »
- 7:03Locuteur non identifiéFait
« Je pense qu'elle a eu raison de se faire vacciner. »
- 9:35Locuteur non identifiéFait
« On peut s'interroger sur le fait qu'il fallait ou pas qu'il y ait une note qui soit délivrée. »
- 10:07Locuteur non identifiéFait
« Vous aviez 150 personnes qui ont été des citoyens, qui ont été tirées au sort et qui ont accepté. »
- 10:31Locuteur non identifiéFait
« Vous avez une vingtaine de personnes qui, systématiquement, quelle que soit la question, miséraux. »
- 12:32Locuteur non identifiéFait
« Le fait que le Conseil d'État donne un avis, ce n'est pas tout à fait anodin. »
- 14:28Locuteur non identifiéChiffre
« Il faut bien qu'il y ait 40% de baisse des émissions de CO2 d'ici 2030. »
- 15:00Locuteur non identifiéFait
« Il va falloir aussi qu'on leur donne les moyens d'en changer. »
- 18:14Locuteur non identifiéFait
« C'est un fait. Je ne l'aurais pas. Je l'ai fait. »
- 19:21Locuteur non identifiéFait
« Il a renoncé parce qu'il y a eu une demande très puissante pour qu'il renonce. »
- 20:19Locuteur non identifiéFait
« J'ai vécu un attentat terroriste islamiste sur ma circonscription, sur mon territoire à Rambouillet. »
- 23:06Locuteur non identifiéFait
« Il y a des médias sur lesquels, parce que je considère que ce ne sont pas des médias, j'ai toujours refusé d'aller. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié82 %
- Présentateur17 %
≈ 2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Noter, ça permet tout simplement, non pas de se citer par rapport aux autres, mais de savoir ce que soi-même, on a réussi ou pas.
Et alors le gouvernement, quand il a une note de 3,3 sur 10 attribuée par les 150 de la Convention climat, il a réussi sa mission ? Attends, pause. C'est quoi le Créomédia ? On est une équipe qui vous propose du contenu vidéo respectant trois piliers. Le débat, l'ouverture d'esprit et la pluralité des opinions. Notre but, faire réfléchir et permettre la libre circulation des idées. Bonne vidéo.
Je ne vais pas mal, mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes aujourd'hui avec Aure Berger. Bonjour Aure Berger. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes députée, élue de la 10e circonscription des Yvelines, et vous êtes également la présidente déléguée du groupe La République en Marche à l'Assemblée Nationale.
Exactement.
On a un sujet d'actualité tout de suite. La semaine dernière, s'est tenu le vote solennel de la loi Climat et Résilience. Vous êtes rapporteuse du titre Consommé. Qu'est-ce qui vous rend légitime à cela ?
Alors, on dit rapporteur parce que rapporteur, ça a une connotation un peu bizarre liée au collège ou au lycée. Donc, du coup, on va garder rapporteur, en tout cas pour une femme préfère. Donc, on l'a votée de manière assez large, déjà. 332 votes pour et seulement 77 contre. Donc, ça veut dire qu'il y avait quand même une large approbation. Il y a toujours ceux qui vous diront qu'on n'est pas allé assez loin sur un certain nombre d'autres sujets. Ceux qui considèrent au contraire qu'on est allé déjà beaucoup trop loin sur certains.
Donc, je pense que c'est aussi la démonstration qu'on a tenu un équilibre, en fait, qui permet à la fois de faire en sorte que l'écologie se soit plus vue comme un sujet cosmétique ou gadget, mais bien pour ce que c'est, c'est-à-dire une urgence et une nécessité, mais aussi la question de l'accompagnement. Comment on fait en sorte que tous les Français, qui aspirent en vérité à avoir des pratiques qui sont plus vertueuses, aient les moyens de le faire ?
Et c'est ce qu'on a fait notamment sur la partie consommation, où il y avait à la fois des enjeux dans ce titre, c'est-à-dire dans cette partie de la loi qui était dédiée à ces questions-là, on avait à la fois les questions d'éducation, comment on fait en sorte que les enfants dès le plus jeune âge aient les bons réflexes, mais que ce soit aussi fait sur des bases qui sont des bases scientifiques, objectives, que ce ne soit pas n'importe qui aussi qui entre dans une salle de classe pour divulguer ou délivrer un enseignement à nos enfants. Je pense que ça, c'était important.
Donc ça, on l'a vraiment inscrit dans le marbre désormais, voilà, dans la Bible de l'éducation, c'est-à-dire le code de l'éducation. Il y a l'éducation à ses enjeux climatiques et au développement durable.
Par qui, du coup ?
Alors, ce sera soit par, évidemment, les enseignants qui vont être de plus en plus formés, parce que le corollaire de ça, c'est évidemment aussi que nos enseignants puissent être formés à ces enjeux. Ils le sont déjà sur une base souvent scientifique, évidemment, mais il faut aussi qu'ils puissent intégrer l'ensemble des enjeux développement durable, soit par éventuellement des intervenants extérieurs, mais qui doivent être agréés. Encore une fois, ce n'est pas n'importe qui qui doit pouvoir entrer dans une salle de classe. Ce n'est ni n'importe quel lobby, évidemment, parce qu'on doit en préserver nos enfants, mais ce n'est pas non plus aussi n'importe quelle association.
Il faut évidemment qu'on puisse vérifier tout simplement le savoir qui est enseigné, qui est délivré à nos enfants.
Mais juste sur ce savoir, je lisais récemment un post de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn, où il est très actif. Jean-Marc Jancovici qui préside la société Carbon4 et qui est très expert sur les questions de climat et de carbone. Il critiquait le manque de connaissances fondamentales sur le changement climatique, sur le carbone, sur la biodiversité, mais surtout sur les aspects climatiques, des représentants politiques. Est-ce que les enseignants vont réellement pouvoir...
Éduquer les politiques, je ne sais pas.
Non, mais les enseignants sont-ils réellement suffisamment formés sur la durée de vie d'un kilogramme de carbone, de CO2 dans l'atmosphère, sur l'émission comparée de l'éolien, du solaire et du nucléaire ?
Alors déjà, il y a à quel âge on doit délivrer des enseignements. On ne va pas apprendre la même chose ou le faire de la même manière pour un enfant qui est en classe de maternelle et pour un lycéen ou un étudiant à l'université ou dans une grande école ou en BTS. Déjà, il y a une gradation. Vous apprenez aussi par des enseignements pratiques. Quand vous êtes petit, vous n'apprenez pas de la même manière. Et ça, les enseignants, eux, ils ont cette faculté pédagogique parce que c'est le cœur de la manière avec laquelle ils ont appris et ils savent ensuite délivrer un enseignement. Ensuite, là où il a raison, c'est qu'il y a un enseignant.
Il y a une faiblesse générale en France du fait scientifique, c'est-à-dire qu'on a de moins en moins confiance dans la science et on a aussi une faiblesse de connaissances en matière scientifique. Moi, je ne suis pas devenue épidémiologiste parce qu'on a eu la crise sanitaire et parce que j'ai lu Wikipédia. Sauf que, de fait, on a de plus en plus de personnes qui s'auto-investissent de missions et de compétences qu'ils n'ont pas. Et donc, ça affaiblit aussi beaucoup le fait scientifique. Regardez, par exemple, tous les débats qu'on a sur la question vaccinale. On avait les débats en amont en disant, de toute façon, les Français sont frileux, les Français ne voudront pas se faire vacciner.
Il y aura des doutes sur des vaccins. Ça a été assez vite gommé parce qu'il y a une telle volonté, en vérité, de sortir de la crise. On voit bien qu'on a tous plutôt envie de se faire vacciner plutôt que d'y renoncer. Mais quand on parle d'un vaccin en particulier, l'AstraZeneca, par exemple, eh bien, on voit bien que là encore, on en vient à avoir des gens qui ne parlent pas des faits, mais qui parlent de croyance. Ils disent, je crois que, je pense que, j'ai entendu dire que... Et on peut toujours exprimer des doutes, mais à un moment, les doutes, ils doivent se heurter à la réalité des faits et à la vérité scientifique qui est, elle, établie, vérifiable.
Et je pense que c'est aussi cet esprit-là qu'on doit pouvoir délivrer, évidemment, dans la formation des enseignants, mais qu'ensuite, eux, ils sont à même de délivrer à nos enfants, pour qu'on puisse faire la différence entre ce qui relève de la science, ce qui relève d'une vérité, ou ce qui relève de la croyance. Et je crois que, toute cette dernière année, elle a montré que les frontières, elles étaient quand même très poreuses sur ces questions-là.
Ma grand-mère a peur de l'AstraZeneca, elle s'est fait vacciner, deux fois, mais elle regrette presque, elle se dit, moi, je l'ai fait parce que mon fils me l'a demandé, mais si ça n'avait tenu qu'à moi... Non, son fils, enfin, mon père, du coup, si ça n'avait tenu qu'à moi, j'y serais pas allé. Est-ce que c'est lié ?
Les gens ont le droit d'avoir peur, les gens ont le droit de douter, les gens ont le droit de poser en permanence des questions, mais ça, c'est naturel, c'est humain face à une maladie qu'on connaissait très peu, face à des vaccins qui sont nouveaux, qui ont aussi des fonctionnalités, qui ont été fabriquées de manière complètement nouvelle. Donc, la question, ce n'est pas de reprocher à votre grand-mère d'avoir peur. La question, c'est qui doit dire si on doit ou non utiliser tel ou tel vaccin ?
Quand j'en parle, par exemple, des gens qui sont des grands fumeurs et qui, dans le même temps, ne vont pas se faire vacciner, ils ont bien plus de risque de développer une thrombose, tout simplement en continuant à fumer, sans compter bien d'autres maladies, alors qu'avec le vaccin, outre le fait que le risque, il est minime et que ça a été démontré, par contre, en plus, ils peuvent être protégés des formes graves du virus. Donc, je pense qu'elle a eu raison de se faire vacciner. Je pense que si elle l'a fait, c'est non seulement parce que son fils lui a dit, mais probablement aussi parce que son médecin lui a dit, parce qu'elle a été conseillée.
Et de fait, elle est aujourd'hui, grâce à ça, protégée des formes les plus graves du virus qui peuvent l'amener jusqu'au décès ou à des séquelles qui sont très conséquentes. Et d'ailleurs, quels que soient les âges, on le voit bien, les séquelles de gens qui ont contracté la maladie, même quand vous avez 30 ans, 35 ans, 50 ans, elles sont durables. Donc, c'est ça qu'on veut éviter. Et encore une fois, c'est pour ça qu'on doit se battre pour faire en sorte que la croyance ne l'emporte pas sur ce qui relève de la vérité scientifique.
Revenons à l'école. Vous êtes favorable à la notation à l'école ?
Notation à l'école ? Moi, j'ai toujours été notée à l'école. Je n'en ai pas ressenti des grands traumatismes. Moi, je trouvais que c'était intéressant parce que ça permet de se situer, ça permet de savoir ce qu'on vaut aussi à un moment. Est-ce qu'on a acquis ou pas les compétences qui sont attendues de nous ? Donc après, est-ce que c'est une note ? Est-ce que c'est des couleurs ? Peu importe. Mais le fait d'avoir peur d'être évalué, à mon avis, n'est pas une bonne chose. Déjà, parce qu'il faut être lucide. Dans notre vie de tous les jours, on est en permanence évalué. On est évalué par nos amis, par nos proches, par nos collègues, par nos patrons.
On évalue nous-mêmes en permanence les autres. On juge en permanence. Donc il ne faut pas... Il faut assumer aussi ce fait-là. Et donc l'idée, ce n'est pas de venir sanctionner parce qu'on va noter. C'est juste de dire, on vous permet de vous auto-évaluer. On vous permet de savoir tout simplement où vous en êtes. Sinon, comment vous faites...
Donc une vraie note, c'est encourageant ?
Déjà, un, il y a un vrai sujet en France sur le fait que l'échec, ce n'est pas un problème. Ce n'est pas grave d'échouer. Ce n'est pas grave de se planter. Ce n'est pas grave d'avoir une mauvaise note. Et ce n'est pas pour autant que vous devez vous auto-flageller et considérer que votre vie est foutue parce que vous n'avez pas réussi votre concours blanc, votre exam, ou parce que vous avez dû redoubler une classe. Enfin, ce n'est pas vrai, en fait. Déjà, la réussite, elle a beaucoup d'autres facteurs qu'uniquement la réussite scolaire ou universitaire. Par contre, le fait tout simplement de savoir si, oui ou non, est-ce que j'ai réussi ?
Est-ce que ce qu'on attendait de moi, j'ai réussi à l'acquérir ? Je crois que ça, c'est important. Et le fait d'être noté, ça permet tout simplement non pas de se citer par rapport aux autres, mais de savoir ce que soi-même, on a réussi ou pas.
Et alors, le gouvernement, quand il a une note de 3,3 sur 10 attribuée par les 150 de la Convention climat, il a réussi sa mission ?
La question, c'est qui note et est-ce que ça a été biaisé ou pas ? Et c'est ça, la question qu'on doit aussi se poser. C'est-à-dire, déjà, on peut s'interroger sur le fait qu'il fallait ou pas qu'il y ait une note qui soit délivrée, qui est une note d'ailleurs sur le projet de loi, qui n'est pas une note sur la loi définitive. Puis d'ailleurs, la loi, pour l'instant, elle a été votée à l'Assemblée nationale, elle va suivre son parcours. Donc il faudrait peut-être la noter à la sortie aussi de l'Assemblée nationale. Et puis on va la renoter à la sortie du Sénat. Et puis la renoter à la fin, une fois qu'elle sera définitivement adoptée. Peut-être qu'on verra que les choses évoluent.
Ensuite, ce que je regrette, c'est que la manière avec laquelle cette note a été attribuée. C'est-à-dire que vous aviez 150 personnes qui ont été des citoyens, qui ont été tirées au sort et qui ont accepté. D'autres avaient refusé. Donc là, c'est les 150 qui ont accepté au final de consacrer du temps et de l'engagement, très clair et très sincère pour la Convention citoyenne pour le climat. Sauf qu'au moment de la notation, vous avez des citoyens qui n'ont pas du tout pris part au vote, qui n'étaient pas présents. Et vous avez une vingtaine de personnes qui, systématiquement, quelle que soit la question, miséraux. Quelle que soit la question.
Même quand on fait la modification qui était demandée de la Constitution et de l'article 1er. C'est-à-dire, pour le coup, c'est...
Ça n'a pas encore été fait. C'est intégré, mais ce n'est pas validé.
Alors, nous, on a voté à l'Assemblée nationale. Nous, on a voté à l'Assemblée. Maintenant, c'est le Sénat qui doit avancer. Ça s'appelle un processus parlementaire, tout simplement. Et on ne peut pas faire fi du Parlement. ou alors, je crois qu'on aura d'autres problèmes dans ce pays.
Mais je suis d'accord avec vous sur l'idée que le politique et notamment les parlementaires doivent trancher et ont peut-être un accès à une information plus large parce qu'ils ont beaucoup d'experts qui viennent leur rendre visite, qui viennent leur expliquer ces sujets-là, ces problématiques.
Est-ce que, pour autant, les conventionnels n'ont pas eu aussi, eux, 250 experts qui sont venus leur parler des questions climatiques, n'ont pas progressé sur ces sujets-là et ne seraient-ils pas suffisamment éclairés en tant que citoyens pour avoir la capacité de prendre en compte au moment où ils formulent des propositions que ça peut avoir des impacts qui sont socialement difficiles pour d'autres personnes ? Voilà. Pourtant, s'ils les ont formulés, est-ce que ce n'est pas quand même un débit de démocratie que de les...
Je ne remets pas du tout en cause la légitimité de la convention. Moi, je pense qu'on n'est pas en concurrence. Il n'y a pas d'un côté les conventionnels qui auraient tort, qui auraient mal fait leur job, qui n'auraient pas rempli la mission qu'on leur a confiée et de l'autre, les parlementaires qui savent et qui donc peuvent balayer d'un revers de la main tout ce qui a été fait. Ce n'est pas vrai. La démocratie, ce n'est pas de mettre en concurrence une forme de démocratie délibérative, directe et la démocratie représentative.
C'est surtout faire en sorte que les deux puissent se rejoindre, justement, que ce ne soit pas de la confrontation en permanence, mais qu'on puisse se parler et qu'on puisse travailler ensemble. Sauf que nous, il faut aussi qu'on fasse notre job. Et notre job, on le fait comment ? On le fait d'abord en écoutant. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a le texte et les propositions de la Convention citoyenne pour le climat, ensuite, il y a un projet de loi. Ce projet de loi, il passe par un certain nombre d'étapes, de filtres, des filtres juridiques. Alors, on peut trouver que c'est contraignant, mais aussi, est-ce que c'est respectueux ou non de la Constitution, par exemple ?
Le fait que le Conseil d'État donne un avis, ce n'est pas tout à fait anodin. Alors, on peut considérer que parfois, c'est très contraignant et parfois, c'est vrai que sur certaines lois, il y a des choses où on aimerait aller plus loin ou faire différemment, mais on ne peut pas dans une démocratie faire comme si ces garde-fous-là n'avaient plus aucun sens et n'existaient plus. Et puis après, il y a en effet tout le travail que nous, on a continué à faire de concertation et de consultation. Et on a écouté tout le monde.
Moi, encore une fois, la partie sur laquelle j'étais rapporteur, c'est des dizaines et des dizaines et des dizaines d'auditions de personnes et ça va de toutes les ONG environnementales, ça va aux partenaires sociaux, ça va aux organisations professionnelles, enfin, tout le monde a été entendu, tout est public, on sait exactement qui on a auditionné, quel jour on l'a auditionné, ils nous ont rendu des documents, les auditions ont même été filmées pour un certain nombre d'entre elles, donc il n'y a rien de caché qui se fait derrière le rideau.
Tout est transparent à l'Assemblée et puis ensuite, tous nos débats en commission et en séance publique, tout est retransmis en direct et on sait qui vote quoi et pourquoi on le fait. Donc il n'y a pas de déni là-dessus et il n'y a, encore une fois, personne ne le fait de manière cachée. Je pense que ça, c'est important qu'il n'y ait pas ce fantasme de pensée qu'on ferait ça, encore une fois, sous le manteau, ce n'est pas vrai.
Ça fait partie de mon ambition aussi dans cette interview de recréer un lien de confiance entre les représentants politiques et les citoyens.
Mais ce qui est nécessaire, mais encore une fois, le meilleur moyen de le faire, c'est aussi d'assumer de se dire qu'encore une fois, nous, on n'est pas entrés par effraction, on est entrés parce que les Français, à un moment, ont fait des choix. Ils ont fait des choix parce qu'ils ont voté ou parce que d'ailleurs, certains n'ont pas voté. Ça concourt aussi à faire des choix. Et donc, on a été élus. Et donc, derrière, notre responsabilité, c'est d'être digne du mandat qu'on nous a confié. Et d'en être digne, c'est de faire notre travail. Et faire notre travail sur le projet de loi climat, c'était encore une fois d'arriver à pondérer, à prendre en considération l'ensemble des problématiques.
Comment on fait pour garantir une trajectoire carbone ? Comment on fait pour se dire que oui, il faut bien qu'il y ait 40% de baisse des émissions de CO2 d'ici 2030 ? Et encore une fois, pas pour se faire plaisir, pas pour cocher la case, mais parce que c'est une nécessité. Mais comment on le fait dans un enjeu qui était aussi un enjeu de justice sociale pour qu'un moment, les Français, ils aient les moyens tout simplement d'être acteurs de l'écologie ? Enfin, vous ne pouvez pas dire aux gens parce que ça va être fait. On va dire que les voitures les plus pôle vente ne vont plus pouvoir accéder au cœur des villes de 45 plus grandes villes de France. On l'a mis dans la loi.
Mais vous ne pouvez pas juste leur dire c'est fini, désolé, vous aviez une veille bannole, donc vous ne pourrez plus rentrer. Il va falloir aussi qu'on leur donne les moyens d'en changer. Ça prend du temps. Et non seulement ça prend du temps et il faut l'accepter, mais ça se finance, ça s'accompagne.
On ne peut pas juste dire à des gens, moi je vis dans les Yvelines donc c'est en grande couronne, des gens qui mettent beaucoup de temps pour arriver à venir et bosser à Paris ou qui doivent transiter par Paris pour aller dans d'autres départements d'Île-de-France et leur dire vous n'avez pas de bol, vous n'avez pas pu venir vivre à Paris ou vous avez le droit aussi de ne pas avoir envie d'y vivre. Par contre, vous n'avez plus le droit d'y passer. En fait, il faut leur donner aussi les moyens de le faire. Et donc encore une fois, c'est en permanence ça qu'on a dû pondérer.
Rapidement, est-ce que vous avez une suggestion d'un autre sujet pour une nouvelle convention citoyenne peut-être à venir ?
Moi je pense beaucoup au sujet justement sur la culture. On a été...
Vous êtes à la commission culture. Je suis à la commission culture,
je suis très engagée sur ces questions-là. On n'a pas été privé de culture parce que de fait, on a continué à vivre dans un pays où au contraire la création a pu continuer. Et ça, c'est une chance inestimable. Par contre, on a été privé de notre rapport habituel à la culture. On a été privé de nos salles de concert, de nos salles de spectacle, du cirque, des cinémas, des musées, du patrimoine en général. On n'a plus du tout les mêmes leviers pour y avoir accès. Et se dire qu'il faut qu'on arrive à recréer ce lien, recréer ce lien entre les Français et le monde de la culture et les artistes en particulier, ça je crois que ce serait très précieux à faire.
Malheureusement, à chaque fois qu'on... Enfin, vous savez, quand proactivement on demande aux personnes quels sont les thèmes qui sont prioritaires pour eux, la culture, c'est jamais prioritaire. C'est jamais la première chose qu'on dit.
Artiste était le métier le plus inutile dans un sondage que j'avais vu passer lors du premier confinement.
Sauf qu'on ne peut pas parler d'inutilité en parlant des artistes et en parlant du monde de la culture. C'est absolument essentiel et c'est vital. Donc, ce n'est pas une question de rentabilité. D'ailleurs, on peut en parler. C'était par rapport à des êtres soignants,
par rapport à des policiers, des pompiers,
quelqu'un qui va vous sauver la vie immédiatement sera toujours beaucoup plus essentiel qu'un parlementaire, qu'un journaliste, etc. Sauf que dans un pays où vous n'auriez plus une démocratie qui fonctionne, plus d'artistes qui permettent encore une fois de continuer à créer et d'être pleinement aussi une démocratie ou une journaliste qui vous informe, à un moment, il y a quand même quelque chose qui est bancal dans le pays. Et la France, elle serait plutôt plus ce qu'elle est si on n'avait plus des artistes qui puissent créer. Mais ils ne créent pas pour eux-mêmes. Ils créent parce qu'il y a un public en face.
Et ils créent aussi pour que chacun puisse s'en emparer et que ce ne soit pas pure reproduction sociale ou parce que vous avez eu la chance d'être élevé et de baigner dedans. Moi, ça a été mon cas et je sais la chance que ça a été. Sinon, tant pis pour vous, en fait. Vous n'avez pas eu cette rencontre, ce n'est pas grave, vous passerez à côté toute votre vie. Et je crois que ce n'est pas parce que spontanément, on ne dit pas qu'on a besoin de culture ou que c'est prioritaire que ça ne doit pas pour autant l'être dans notre vie parce que ça l'est, en vérité. Et je crois que ça aurait du sens de le lancer.
Ce n'est pas forcément pour déboucher d'ailleurs sur un projet de loi, mais tout simplement pour recréer des espaces de dialogue, tout simplement.
En parlant de culture, nous, on fait des interviews avec des artistes, des musiciens, avec des rappeurs notamment. On aimerait bien recevoir quelqu'un comme Médine qui vous a récemment accusé à porter plainte contre vous pour diffamation parce que vous l'auriez qualifié de rappeur islamiste sur un passage télé. Qu'est-ce que vous en pensez ?
C'est un fait. Je ne l'aurais pas. Je l'ai fait. La vidéo, elle est évidemment disponible. C'est en interview en matinale d'LCI. Les scientifiques, est-ce que vous organisez quand à l'ENS, l'école normale supérieure, vous avez par exemple ce rappeur islamiste Médine qui est invité ? J'ai dit et je l'assume. Et moi, déjà pour l'instant, je n'ai eu aucune notification. C'est-à-dire qu'il dit avoir porté plainte pour l'instant. Je n'ai pas été notifié. Je n'ai aucun élément lié à cette procédure. Donc je ne sais pas si ça a été fait ou pas et si ça va aboutir ou non. Moi, j'attends de voir si je serai mise en accusation et j'en répondrai. Et après, il en répondra aussi.
Et il expliquera les liens qui sont les siens ou pas. Et il suffit pour le coup de regarder sur les réseaux sociaux justement les publications qui ont été les siennes. Au-delà même des textes, des chansons qu'il a pu écrire, dire, chanter, etc. Il y a aussi l'attitude qui a été la sienne. Voilà. C'est à lui d'en répondre.
Vous avez été favorable au fait qu'il ait renoncé à son concert au Bataclan en 2018 ?
Ah mais, il a renoncé parce qu'il y a eu une demande très puissante pour qu'il renonce. Moi, je m'étais exprimée à l'époque sur ce sujet-là parce que je considérais que c'était une injure faite aux familles des victimes et à la mémoire des victimes d'avoir un rappeur qui tenait ce genre de propos sur la laïcité qui puisse venir se produire au Bataclan après avoir subi une attaque de terrorisme islamiste. Et je crois qu'à un moment, il y a aussi une mémoire à honorer. Il faut se souvenir de ce qui s'est passé et on ne peut pas faire comme si ça n'avait pas existé. On ne peut pas avoir la mémoire courte en fait.
On ne peut pas s'émouvoir pendant 48 ou 72 heures puis après se dire bon après tout, on passe à autre chose et on est dans une société de zapping permanent. Mais sur ces sujets-là, on ne peut pas zapper en fait.
Les Français ont zappé Charlie et les attentats du Bataclan ? Je ne sais pas
si les Français l'ont fait. Je pense qu'il y a une actualité qui fait que tout va extraordinairement vite. Vous savez, moi, je ne pensais pas vivre ça dans mon mandat parlementaire mais j'ai vécu un attentat terroriste islamiste sur ma circonscription, sur mon territoire à Rambouillet. Rambouillet, c'est une ville de 30 000 habitants qui est une ville paisible, qui est une ville tranquille, qui est une ville où il fait bon vivre à ce que tout d'un coup, une femme de 49 ans, parce qu'elle venait de changer son disque de stationnement et qu'elle travaillait au commissariat de Rambouillet, puisse être assassinée et puisse être égorgée.
En fait, c'est ça qui s'est passé en plein jour dans le sas même du commissariat de Rambouillet. Et il y a une émotion qui est extrêmement puissante mais je vois que cette émotion, elle reste parmi, évidemment, toutes celles et ceux qui l'ont connue. Elle reste sur le territoire, elle reste à Rambouillet, c'est-à-dire là où elle a vécu, là où elle a travaillé mais que finalement, l'émotion médiatique, ça dure 48-72 heures et qu'on passe à autre chose et qu'une actualité chasse l'autre. Et c'est extrêmement brutal.
Et donc, je dis juste qu'on ne peut pas avoir la mémoire courte, on ne peut pas applaudir les forces de l'ordre comme on l'a fait pendant les manifestations qui suivaient notamment les attentats de Charlie pour ensuite leur cracher à la figure et considérer que c'est normal qu'ils se fassent tabasser en manif le 1er mai. Il faut juste avoir un peu de mémoire et être cohérent par rapport à la société qu'on veut. Et moi, c'est ce pour quoi je plaide en tout cas.
Et est-ce que cet excès d'informations, cette infobésité comme on crée parfois ce mot-valise, il n'est pas aussi alimenté par l'excès de passages en télévision et de médias dont vous-même, vous êtes l'une des figures. Vous passez beaucoup, beaucoup à la télévision. Vous relayez beaucoup d'interventions sur votre chaîne YouTube. Sur Twitter, vous êtes très active. est-ce que vous n'êtes pas en contradiction du coup avec ce discours-là ?
Déjà, l'infobésité, je reprends complètement le terme. Après, déjà, qu'est-ce qu'on qualifie être de l'information ? Ça, c'est un vrai premier sujet quand même. De savoir à un moment, est-ce qu'une information, elle est qualifiée ou pas ? Est-ce que ça a été un travail journalistique ? Est-ce qu'à un moment, on délivre vraiment de l'information ou pas ? Ou est-ce qu'on délivre une opinion ? Et ce n'est pas la même chose du tout. Et on fait de moins en moins la différence.
Qu'est-ce que vous délivrez ?
Non, mais moi, quand je suis invitée, comme je suis là ou quand je le suis en télé, je réponds à une interview et je réponds typiquement sur LCI. J'étais face à un journaliste, c'est Jean-Michel Apathy qui me pose ces questions. Ce n'est pas moi qui dicte l'interview, ce n'est pas moi qui lui dicte les questions. Et moi, je suis là pour répondre. Je suis députée, je suis là aussi pour un moment à la fois faire et faire savoir ce qu'on fait. C'est assez basique comme principe, mais c'est assez nécessaire. Et donc, en effet, je fais un à deux médias par semaine et je réponds les invitations. Et je passe plutôt, a priori, mes journées, à dire non à beaucoup d'invitations.
Je pense qu'on en a 5, 6, 7, 8 par jour où on répond non en fait et on dit que je n'irai pas. Donc, j'en fais une à deux par semaine par rapport au volume d'invitations qu'on reçoit. Il y a des médias sur lesquels, parce que je considère que ce ne sont pas des médias, j'ai toujours refusé d'aller. Donc, je n'irai jamais sur E-Chateoudé par exemple. Je considère que ça n'est pas ma place. Je considère que je ne suis pas là pour donner un quelconque crédit à un média qui a d'autres intentions que celle d'informer et qui est financé par une puissance étrangère. Donc, typiquement, je n'irai jamais. Son nom l'indique un peu.
Oui, peut-être que tout le monde ne parle pas forcément anglophone.
Mais donc, voilà, typiquement, ça, j'ai toujours refusé évidemment d'y aller. Après, sinon, à chaque fois qu'un média m'a invité, j'ai accepté, enfin, je n'ai jamais fait le tri. Je n'ai jamais dit que je ne voulais pas être interviewé par telle ou telle personne ou que je ne voulais pas être en plateau avec telle ou telle personne. Et voilà. Et je pense que notre job, c'est de répondre aussi. Parce que sinon, comment on s'adresse aux Français ? Moi, je m'y adresse localement. C'est-à-dire, évidemment, je reçois comme tous les parlementaires, comme tous les élus, en permanence des gens, dans ma permanence, physiquement, où je les ai par téléphone. Dans les Yvelines.
Dans les Yvelines, à Rambouillet, et là où je suis élue. Mais sinon, comment vous interagissez avec les Français, les journalistes ? Il faut un travail d'intermédiation permettant normalement de poser aussi les questions que les Français se posent pour nous permettre d'y répondre. Et après, encore une fois, c'est ce travail-là auquel on doit se confronter. En tout cas, quand on veut faire de la politique et qu'on a la chance de pouvoir en faire parce qu'on a été élu, notre responsabilité, c'est aussi de dire dans quelle direction on souhaite que le pays aille ou n'aille pas. Et typiquement, sur ces questions-là, je pense que les Français sont clairement en attente qu'on pose ces limites.
Ils nous le disent en permanence. Ils le disent de plus en plus cruellement au moment des élections, soit en ne votant pas, soit en votant pour le Rassemblement national. Et donc, on a besoin à un moment aussi de poser ces limites parce que si nous, on ne les pose pas, eh bien en fait, d'autres vont les poser et vont les poser clairement et différemment et hors du champ républicain. Et on l'a vu récemment avec par exemple l'appropriation qu'a faite Marine Le Pen d'une tribune d'anciens généraux. Donc on a besoin...
Dans valeurs actuelles.
Je crois qu'on a profondément besoin d'avoir des repères.
Que nous avons reçus sur le frillon.
Mais les hommes et les femmes politiques ont besoin de repères. Non, on sert à quoi ? On sert à quoi ? On ne peut pas juste être une courroie de transmission et un tuyau où de fait, les citoyens veulent ça et donc on vote. Enfin, on a besoin nous d'être un filtre politique et donc d'assumer d'avoir des convictions. Et vous les en pensez quoi
de cette tribune vous par exemple ?
Mais sur le fond, je peux d'ailleurs partager un certain nombre de leurs remarques. Évidemment, je pense qu'on est tous et je vous le dis, moi je suis très marquée aussi parce qu'on vient de vivre ces dernières semaines, nous sur le territoire et cet attentat. Donc évidemment, je pense qu'on est tous soucieux de ce qui doit être l'identité de notre pays, la manière avec laquelle on doit non pas être dans un camp retranché mais au contraire démontrer que nos valeurs, elles sont des valeurs universelles et que c'est le meilleur garant de la démocratie, du pluralisme, de la capacité à tenir ensemble en fait et à faire corps. Donc ça, j'en suis convaincue.
Après, est-ce que ce sont à des militaires de l'exprimer ? C'est un autre débat et ils le savaient bien en signant cette tribune, ils savaient très bien évidemment l'agitation que ça allait générer. Donc d'ailleurs, les Français sont en accord sur le fond, ils l'ont dit en plein d'études d'opinion qui s'étaient en phase sur le fond. Je pense qu'ils ont aussi beaucoup de respect pour le fait que ce sont des militaires. Ni vous ni moi, on s'est engagés dans des territoires où on a risqué notre vie. Eux, oui.
Donc on a évidemment par principe du respect pour ceux qui l'ont fait mais ça ne justifie pas qu'on puisse avoir des prises d'opposition qui sont aussi fortes, aussi affirmées alors qu'un militaire est aussi là pour démontrer sa loyauté non pas à l'égard du politique mais à l'égard de l'État et donc une neutralité par rapport à ça. Et je sais que la frontière n'est pas simple.
Je peux comprendre que certains veuillent en sortir mais dans ces cas-là il faut qu'ils assument d'en sortir en redevenant civils et pas en essayant en même temps de garder la force et l'aura qui est la leur parce que justement ils ont eu ce passé glorieux ou en tout cas ce passé militaire et pour lequel les Français ont beaucoup de respect.
Pour aller vers la fin j'aimerais vous demander qui est-ce que vous souhaiteriez voir à votre place dans cette interview politique pour Le Crayon ?
On a beaucoup parlé culture donc moi à chaque fois qu'il y a des invités sur le monde de la culture je pense que c'est une bonne chose. On a un monde de la culture qui a été très affaibli par la crise donc je pense qu'il faut donner de la place et de la voix et de l'espace aux créateurs aux artistes et je pense que là-dessus il n'y a pas trop de difficultés à ce que vous puissiez trouver des hommes des femmes des jeunes ou des moins jeunes que vous pouvez inviter que ce soit des directeurs de musée que ce soit des dessinateurs que ce soit des danseurs enfin voilà on a un pays d'artistes donc choisissez parmi eux mais je pense que plus ils auront de place dans le débat public et mieux on ira
Et Rogeline Bachelot la chef des artistes
Elle n'est pas le chef des artistes il n'y a pas heureusement heureusement c'est pas le ministère de la culture qui dit aux artistes qu'ils doivent faire et penser et créer
mais si vous voulez
je lui lancerai l'invitation pour vous
Avec plaisir Que vous évoque la phrase trace tes contours qui est le credo de notre média et c'est la question qu'on pose à tous nos invités
Bah ça correspond bien à la vie politique en tout cas moi telle que je la conçois c'est à dire qu'à un moment c'est à nous de créer le job c'est à nous de faire notre propre place c'est à nous de poser des limites des frontières et de porter des convictions et je crois que c'est plutôt un bon credo de vie au delà de la vie politique que de se dire qu'à partir du moment où on part d'une feuille blanche c'est à nous justement de se dire si cette feuille elle est trop étroite ou si au contraire on peut progressivement réussir à l'élargir et puis on peut peut-être même la changer progressivement donc je trouve que c'est un bon credo
C'est la page blanche du crayon Merci Aurore Berger Merci à vous C'est la fin de cette interview j'espère qu'elle vous aura plu n'hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire à la partager autour de vous à vous abonner à la chaîne du crayon on se retrouve mardi prochain pour une prochaine interview Ciao