Boualem Sansal: son avocat va saisir l'ONU pour contester "une détention arbitraire"
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enfin de se maintenir en éveil notre vigilance elle est extrêmement importante ne pas se résoudre comme cet ép brouillard qui qui peut se mettre en place autour de nous nous nous éviter justement ce silence un silence trop fort et de continuer toutes ces actions de sensibilisation et essayer surtout de mettre nos part partir d'information juste vérifier car de fait beaucoup d'informations on circulé ces dernières semaines on nous dit que boilem aurait entamé une griffe de la fin qu'il aurait renoncé à son traitement médical qu'il aurait déconstitué ses avocats français et algérien aucune de ces informations ne nous ont été formellement confirmé le bâtonnier d'Alger maître Bagdadi dans un entretien publié par pard de l'accent Watan wat c'est bon il y a quelques jours on a démenti une partie sans pour autant donner une ide claire du cadre actuel de la défense de Boem sans et du calendrier judiciaire qui le concernait donc je vous dis nous sommes vraiment dans un grand flou qui n'est malheureusement pas artistique et on est encore plus que jamais préoccupé euh par ce qui peut se passer dans les jours dans les mois qui viennent pour ma part je n'ai rien reçu de B sans sal ni de sa famille ni de quiconque confirmant ou infirmant telle ou telle information aussi je considère que son avocat français que j'ai mandaté qui lui même est en possession d'une lettre de de Boem pour le pour représenter ses intérêts auprès de de la justice algérienne maître zimr reste aujourd'hui pleinement saisi de sa défense et qu'il doit en conséquence pouvoir exercer son rôle dans des conditions qui sont difficiles qui sont parfois dramatiques et a commencé il le demande depuis de mois par l'octroit d'un droit de visite effectif à BEM Sansal qui qui n'a absolument eu aucune réponse pour l'instant nous savons par contre de sources sûr que boellem Sansal et bien aujourd'hui aujourd'hui même à l'hôpital Mostfa d'Alger et que son épouse y jouit encore d'un droit de visite un léger droit de visite qui lu est consenti de façon plus ou moins régulière mais la certitude dans lequelle nous sommes à l'égard de la situation judiciaire de vol S ne fait que confirmer celle-ci est d'abord lié un calendrier politique et diplomatique sur lequel nous n'avons pas de prise nous n'avons pas de prise bien sûr nous appelons de nos vœux un apaisement dans les dans les relations entre nos deux pays l'Algérie la France mais c'est mal parti puis depuis le le le grandcours les choses sont devenues encore plus profondément difficile euh c'est il est vrai que euh on aimerait un apaisement nos peuples nos cultures aurait pu s'entendre jamais réussi vraiment à s'entendre et aujourd'hui il il bien loin l'un de l'autre et pourtant on sait qu'il y a plusieurs millions ici qui d'Algériens de FrancoAlgérien qui reste profondément attaché au relation entre la France et l'Algérie donc nous nous appelons tout simplement au respect des droits humains qui fait qu'un homme mis en cause en toutes circonstan doit pouir faire avoir ses droits à la défense et Monsieur vous allez mettre vous allez nous le dire mais notre rôle d'éditeur quel est-il il est de rappeler les fondamentaux qui s'attachent à la liberté d'expression de création et publication lesquels ne coïncident pas avec le temps politique des relations entre États et non donc pas y être soumis l'association que nous avons créé la société de soutien international à Boem Sansal a tenu ass a redonneré la parole aux écrivains pour réaffirmer leur solidarité pleine et entière à l'égard de boilem sans sal nous avons organisé le 18 février dernier à l'invitation de Jacques Lang une soirée mémorable à l'Institut du monde arabe où de nombreux auteurs français et internationaux ont pu prononcer des paroles fortes en soutien à Boem sensable d'autres rencontres ont eu lieu en Allemagne notamment en présence de camel et de se préparer aussi comme à Nice bientôt à Strasbourg et bientôt dans le cadre du Festival du Livre de Paris avec l'Union internationale des éditeurs je tiens à vous dire que nous nous ne relâcherons pas nos efforts de sensibilisation et nous ne concentrerons jamais au silence lourd ni à l'opacité qui s'installe autour de la détention de boilem sans est-ce que tu veux dire un petit Simon camel juste par rapport au fait que quand même c'était très important que tu puisses aller à Berlin justement pour sensibiliser les les Allemands et tu as entendu un retour très fort de cette sensibilisation pour boilem merci bonjour Ce pas prévu mais je vais à moi euh j'étais à Berlin effectivement l'éditeur les traducteurs de bum saintsal beaucoup de de gens de culture euh de la société civile se sont mobilisés se mobilisent de plus en plus pour BEM saint-sal et cela a beaucoup de bénéfices pour lui pour nous cela nous sort du bilatéral où on essaie d'enfermer le cas de BEM sasal cela nous sort aussi de cette sorte de tension politique entre deux gouvernements ou deux états ou de ou deux politiques et cela rapatrie un peu les enjeux à leur vraie place BEM sal c'est une affaire franco-française parce que la France est un pays de culture et son capital c'est sa littérature ce sont ses éditeurs ses lecteurs et tous autant que vous êtes ici ba c'est une affaire algér algérien parce qu'il s'agit aussi d'un Algérien et que dans ce pays-là on s'est battu pour être libre non pas pour mettre des écrivains en prison VO c'est une affaire franco-algérienne parce que qu'on le veuille ou pas nous partageons maintenant des morts des enfants des migrants des voyageurs et des binationaux donc on ne peut pas dire que c'est un quelqu'un d'étranger à nous deux c'est quelqu'un à la fois qui est nous qui est vous tout et qui fait le lien entre les deux pays BEM Saal c'est un homme qui a 80 ans qui croupie en prison sans procès sans inculpation son droit de visite son avocat et il incarne c'est le corps de tous les écrivains algériens aujourd'hui qui se testent par peur qui se tisent parfois par prudence qui sont persécutés qui sont exilés c'est aussi l'incarnation de ce qui se passe pour les éditeurs pour les libraires pour le droit d'expression pour la liberté d'expression pour la presse algérienne que vous avez connu dans les années 90 qui a connu sa splendeur et son âge d'or et qui est maintenant réduite à des misères donc B c'est un peu tout cela et si nous nous nous l'oublions si N nous en parlons pas un jour ça nous atteindra même dans ce pays-là et nous le perons tous vous journalistes écrivains éditeurs citoyens binationaux algérien français allemand ou tout le reste donc c'est ce que j'avais à dire depuis très longtemps je me suis tu mais je le dis maintenant on est fatigué de cette histoire là on est fatigué de la persécution on est fatigué de tout cela nous avons besoin de libérer bam S et de libérer l'Algérie parce que c'est mon pays j'y tiens on m'en a chassé et je reviendrai un jour et personne ne changera cela que c'est un pays qui m'appartient et que j'aime et dont je rêve la liberté comme je la rve pour s merci merciel pour ces fortes parolesant je laisse la parole à Maître Zim merci cher Antoine GIM merci mesdames et messieurs je voudrais d'abord vous remercier d'avoir euh organiser ce ce point euh avec la presse et saluer tous ceux qui qui l'ont organisé euh chacun a été si témoin depuis la première réunion que nous avons eu ici j'ai essayé d'inscrire mes pas à la fois dans une longue tradition d'avocats français qui défendaient la liberté en Algérie et cette tradition elle commençait avant la dépendance algérienne euh mais aussi et surtout dans le cadre du respect euh de la procédure judiciaire algérienne en contact et en liaison permanente avec mes confrères algériens j'ai voulu m'inscrire dans ce cadre j'ai voulu ignorer tout ce qui était de nature à à à parasité la défense euh toutes ces incandescences qui ont été évoquées tout à l'heure euh cette relation franco-algérienne extrêmement dégradé euh et euh ignorer aussi les les les campagnes contre moi la campagne contre moi qui s'est déclenché dans la presse algérienne dès ma désignation euh ignorer et me taire lorsque le président tboun au mépris de la présomption d'innocence et au mépris de la séparation des pouvoirs sans é pris au mois de janvier devant les les deux chambres du parlement algérien réunis à boilem Sansal alors incarcéré et persécuté euh j'ai fait preuve je crois d'une grande euh modération d'une pondération qui n'a pas toujours été d'ailleurs comprise par ceux dont dont don dont le cœur évidemment incite à à à un élan plus plus vigoureux et une protestation plus plus ouverte tout simplement parce que je ne voulais rien dire rien faire qui puisse d'une façon ou d'une autre se retourner contre les intérêts de la personne que j'avais la charge de défendre je suis obligé aujourd'hui de regarder considérer la réalité telle qu'elle est cette réalité c'est que près de 4 mois après son incarcération j'attends toujours la réponse à mes deux demandes de visa et je suis obligé de me rendre au constat que je ne l'ai pas eu que je n'ai pas pu me rendre auprès de mon client que je n'ai pas pu accéder au cabinet du magistrat instructeur que je n'ai pas pu voir les charges qui pèse contre lui que par conséquent sa défense est aujourd'hui impossible et lorsqu'une défense est impossible lorsque les droits de la défense sont rendus impossibles par le discrédit de l'avocat par l'impossibilité physique faite d'exercer son métier il ne peut pas y avoir de procès équitable et s'il n'y a pas de procès équitable la détention est arbitraire et puisque la détention est arbitraire nous allons saisir les organes de l'ONU du Haut commissariat au droits de l'homme chargé d'apprécier le caractère arbitraire d'une détention chargé de dénoncer les violations du des traités définissant le procès équitable et c'est ce que nous allons faire dès demain à travers la sisine des procédures spéciales des Nations Unies à la fois pour ce qui concerne l'indépendance des juges et des avocats l'indépendance de la justice euh et les violations de la présomption d'innocence les violations de la séparation des pouvoirs qui sont la base de toute procédure judiciaire de tout procès équitable et également le caractère arbitraire de cette détention donc voilà le message que je voulais vous dire aujourd'hui en effet nous n'avons plus aucune nouvelle de boilem alors que durant ces semaines ces mois nous arrivions malgré tout à voir par tel ou tel canal un certain nombre de de de de nouvelles ce que nous savons c'est qu'il a subi des pressions des pressions pour changer d'avocat contre son gré qu'il a protesté avec vigueur et avec tellement de vigueur qu'il a voulu changer d'avocat algérien des précisément de ceux qui venaient lui faire cette ces propositions ou C ces demandes et que depuis nous n'avons aucune nouvelle il se serait d'après ce que dit l Watan mais qui n'est pas pour moi une voie d'information procédurale suffisante il aurait décidé de se défendre tout seul en tout cas moi je fais le constat qu'aujourd'hui je ne peux pas faire mon travail de défenseur et je dois en tirer les conséquences et il y a heureusement des pour ce type de situation des procédures qui sont ce sont des situations atypiques d'ailleurs c'est pour ça qu'on les appelle les procédures aussi spéciales parce que ce sont des procédures dérogatoires qui qui qui visent à à répondre aussi à des des situations exceptionnelles bien nous allons saisir de ces plaintes contre l'Algérie euh les Nations Unies et nous envisageons de le faire pour toutes les grandes instances multilatérales auxquelles l'Algérie est partie qu'il s'agisse de l'Union africaine qui a la Commission Africaine des des droits de l'homme également qu'il s'agisse de la procédure article 104 de l'UNESCO également partout où cela sera possible et bien nous saisirons les voies diplomatiques et judiciaaires pour dénoncer cette détention arbit si vous voulez poser des questions à maître c'est le momentprès votre expérience ce genre de procédure aboutit à quoi ensuite ça combien de temps estminé et quelles sont les chances que ça a un effet sur laension de alors c'est une bonne question euh en général ce sont des procédures longues mais la saisine des rapporteurs spéciaux des Nations Unies peut être beaucoup plus rapide et on fera tout pour que effectivement le le le que ce soit le groupe de travail sur la détenion arbitraire mais aussi les rapporteurs spéciaux compétents se saisissent rapidement de du casad deem sans sal les décisions ce sont des institutions qui sont très techniqu et par parce qu'elles sont très techniques leurs leurs décisions sont sont respecté elles sont elles émanent souvent de de magistrats de de juristes internationaux de de haut niveau et elles sont charpentées comme le serait un arrêt de de Cour suprême mais enfin elles n'ont pas de force impérative elles ont une force morale très grande puisque c'est les Nations Unies alors certains pays se plient spontanément d'autres les ignorent superbement toujours est-il que l'Algérie est sensible quand même à l'image de son pays dans les enceintes multilatérales que l'Algérie est actuellement membre du Conseil de sécurité des Nations unies et que je considère qu'un conseil de sécurité surtout dans la période que nous traversons ne peut pas avoir pour membre un pays qui s'assoit sur les droits fondamentaux peut pas faire respecter la paix la justice et le droit dans le monde en étant soi-même en contravention avec les principes les plus élémentaires de l'État de droit les érivs ont tri dans le pour demander au gouvernement de faire bouer les choses négo j'ai toujours voulu rester au contact de l'action diplomatique pour pouvoir saisir chaque opportunité de de de rapprochement d'apaisement et je sais que des mains tendues il y en a eu euh que la France n'a cessé de tendre la main pour rechercher cet apaisement tout simplement parce qu'on voit mal ou qui pourrait tirer le bénéfice de d'une crise durable euh mais j'ai j'ai néanmoins agi en totale indépendance par rapport à la à la diplomatie française euh je sais que des messages sont passés mais je suis obligé de me rendre de me ranger au constat comme tout le monde qu'aujourd'hui il n'y a pas d'écho et qu'il n'y a pas de réponse et malheureusement cette situation donne raison à tous ceux qui pensaient que seul le rapport de force le rapport d'influence la dénonciation et peuvent avoir un effet et cette situation elle donne tort à tous ceux qui comme moi pensaient que il fallait tenter de jouer l'apaisement qu'il fallait tenter de montrer fus à son corps défendant lorsqu'on était soi-même victime d'une campagne immonde s'inscrire dans le respect du cadre institutionnel du cadre judiciaire algérien ce que j'ai fait dans celui de mes confrères celui de la justice de ce pays du du code pénal et du Code de procédure pénale de ce pays bien en réalité les premiers à piétiner les droitsond fondamentaux qui sont inscrits dans la Constitution algériennetant les autorités algériennes je suis obligé de me ranger au constat qu'aujourd'hui l'idée même d'une défense est rendu impossible par l'attitude des autorités dernièr nouellez une deè question est-ce vous çaair pe direage de la relation dégradé reg par est clairement l'age de cette relation dégradé de cette relation oui en feu entre la France et et l'Algérie les dernières nouvelles précises parce qu'il y a des nouvelles un peu d'atmosphère comme ça mais des nouvelles précises remontent à une quinzaine de jours lorsque lorsque nous avons appris qu'à deux reprises il avait fait l'objet de pression de manipulation pour changer son avocat et qu'il avait protesté avec une très grande vigueur en évoquant l'hypothèse ou la ilité d'une grève de la fin qui ne semble pas s'être concrétisée c'est à ce moment-là que qu'il a été mis au secret absolu lui et ses proches c'està-dire que c'est un couvercle de peur de menace et d'intimidation qui s'est abattu sur lui et sur ses proches et cela doit être dénoncé ur V parler juste de précisions la première prendre unssier qui à inst et la de précision est manère s d'utrestis international oui ça va dans la foulée nous saisirons les autres instances internationales et ça prend la forme d'un mémoire s'agit pas simplement d'une d'une simple lettre mais d'un d'un vrai mémoire puisque on attend une une une décision une position et cespositions sont ne sont jamais prises à la légère en fonction d'un certain nombre de de critères violation des d'abord les quels sont les traités internationaux auxquels l'Algérie a souscrit en particulier pas exclusivement bien sûr la Déclaration universelle des droits de l'homme mais le Pacte international des droits civils et politiques par exemple et d'autres textes internationaux et en quoi ces traités ont-ils été violés exactement par quelle attitude à quel moment l'absence l'impossibilité faite à un avocat de pouvoir exercer son sa défense de pouvoir s'entretenir avec son client de pouvoir accéder au dossier de connaître les charges de les contester c'est c'est évidemment une violation que chacun le comprend de de la base d'un procès équitable euh mais mais ce n'est pas la la seule infraction d'ailleurs la seule contravention à C traité encore une fois le la la piétinement par l'autorité exécutive de ce pays de la séparation des pouvoirs alors même que boalb sensal est est incarcéré le dénoncer devant les deux chambres comme cela a été fait dans les termes O fait euh c'est aussi une une violation de d'un droit fondamental l'atteinte portée à sa présomption d'innocence par les autorités algériennes lorsqu'elles ont été amenées à s'exprimer au lieu de s'en remettre à l'enquête à la justice est une troisème violation et c'est de tout cela que nous sommes en train de finaliser le mémoire qui sera déposé demain quand on parle de menace et d'intimidation c'est pas de la torture c'est pas des choses physiqu à ma connaissance il y a pas eu de de de torture et de menace physique euh mais la détention en elle-même d'un homme âgé et malade est à tout le moins un traitement inhumain et dégradant euh donc je l''emploirai pas le terme de torture parce qu'il serait excessif et que j'ai toujours voulu rester juridiquement précis et factuel et ne pas me tromper dans les qualifications euh en revanche je crois qu'on peut d'abord dire que cette détenstion non seulement mais elle est abusive qui est un principe fondamental c'est qu'en matière de présomption d'innocence la détention et l'exception et la liberté doit être la règle que là en parle en plus d'une d'un délit d'opinion et d'un homme encore une fois âgé et atteint d'une infection grave qui suscite une une attention et des soins de de des soins importants dès lors son maintien à détention et sa privation accès à l'extérieur et sont sont non seulement une violation des des des droits de la défense mais c'est aussi une violation de ce que l'on appelle les normes Mandela c'est-à-dire les les règles minimales que la communauté internationale reconnaît comme le standard minimum de tous les détenus dans le monde et dans ces règles minimales il y a évidemment l'accès à ses proches l'accès à sa défense la possibilité de se promener la possibilité de sortir de de de correspondre et le respect tout simplement de cette dignité donc là je considère qu'aujourd'hui il est au secret ce qui est une détention dans la détention enfin c'est vraiment un degré de détention particulièrement renforcé que rien ne justifie si ce n'est une volonté de persécution d'un otage comme cela a été très bien dit euh parce pour à travers lui aussi et ben punir tous ceux qui qui comme la France croit croit au vertuus de de de la liberté et et au point de se mobiliser comme comme nous le faisons pour B sans de jours quand vous con par et que vouszout je je ne suis pas M euh et je j'avais le sentiment à ce moment-là qu'il était suivi donc je suis pas apte à apprécier la qualité de ce suivi mais je n' pas non plus de raison de d'en douter particulièrement donc je sais qu'il faisait l'objet d'une d'un suivi mais bon maintenant je suis incapable de vous dire quel est le degré d'évolution et de gravité de de son cancer ce qui est certain c'est qu'il est atteint d'un une forme de pathologie qui est qui atteint les hommes d'un certain âge parfois et que ça ça suppose un suivi très très très sensible et trèsès très attentif VO même des interventions puisqu'il devait avoir une une radiothérapie la dernière fois que j'ai eu de ces nouvelles et voilà je suis incapable de vous dire comment il réagit à la radiothérapie mais il est clair que euh et et ce que j'ai pour pour être plus complet dans ma réponse s'agissant de sa santé psychologique euh on était passé d'une situation dans laquelle il supportait avec avec beaucoup de de de de courage et de combativité sa détention dans les premières semaines les premiers mois un [Musique] euh sentiment de de de de morale qui se perd et et même d'une d'un dépression hein donc euh donc c'est quelqu'un particulièrement en plus vulnérable aux pression aux intimidations euh qui euh qui qui a fait l'objet de ces pressions et de ces intimidations lorsque je l'ai rencontré ici même euh quelques semaines avant qu' le la nationité française il m'avez dit à plusieurs reprises j'ai peur je vi dans est-ce qu'il était gardé est-ce qu'il avait une garde du corps est-ce qu'il avait une protection quelconque écoutez en tout cas pas au moment de son atterrissage à Alger où je pense qu'il navait pas suffisamment peur pour euh pour craintre d'être arrêté je crois qu'il n'y croyait pas lui-même il ne croyait pas cela possible ou il n jamais eu de protection et et ici il n avait pas eu non plus donc euhit était sont é protégés par ce qu'il représentait lui-même il ne souitait pasentrer dans cette peur qu'on peut avoir qui devient toxique si on apporte trop est-ce que la diplomatie française continue d'rer pour venir en aide à ma connaissance oui maintenant est-ce que la diplomatie française compte tenu de cette relation extrêmement dégradée est aujourd'hui la mieux placée pour défendre s sal je ne sais pas mais il est clair que cela fait partie des euh des critères sans lesquel il ne peut pas y avoir d'apaisement et ça il faut poser la question à la diplomatie française mais j'ai aucun doute que qu'elle est mobilisée ou engagé euh mais encore une fois comme précisément il est l'otage de cette relation en même temps ils sont paradoxalement peut-être les plus mal placés pour aujourd'hui le défendre est au courant la démarche je compte sur vous pour je compte sur vous pour les informé mais ce qui ce qui moi m important pour moi de de vous dire c'est sentiment que je que je que j'prouve de que de que que ni encore une fois la modération ni la pondération ni le ni les marques de respect ni le fait de prendre sur soi n'ont été à aucun moment considéré comme comme des gestes suffisants ou de nature et et honnêtement moi je je je n'avais pas raison mais j'ai cru j'ai cru que que j'aurais ce visa que je pourrais le voir et que et qu'on pourrait ensemble tracer une un schéma de sortie qui irait dans le cadre du respect de la procédure algérienne et qui passe par aller au bout de cette procédure mais qui soit réellement défendu que l'on puisse défendre son innocence parce qu'il aussi c'est on parle de détention arbitraire on parle de sa persécution on parle de du fait qu'il est un otage ce mot était juste tire prononcé mais on ne dit pas assez une chose simple une chose évidente c'est qu'il est innocent et que la première chose comme avocat que je dois dire c'est que après avoir lu relu les deux pages de l'article 87 B du code pénal algérien je ne vois pas en quoi il a pu enfreindre l'une de ces une seule de ces disposition et c'est je suis frustré de ne pas pouvoir défendre cette cette innocence et je constate que personne en Algérie ne l'a jamais défendu ni dans la presse ni ni en justice c'est dire l'état des libertés dans ce pays il y a un moment pour voir les choses et les nommer et c'est un autre grand algérien Albert Camu qui disait mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde et il faut il faut les nommer et ce que je ce que je vois c'est que cette défense est impossible aujour' les réseaux consid est totalement diabolisé livré en pâture et et c'est une c'est à la fois ignoble lâche lâche parce que c'est lâche de s'en prendre un homme sans défense c'est c'est lâche c'est un c'est un acte d'une très grande faiblesse en réalité euh il y a une chose ça relève un peu de des colères d'enfants des caprices et et franchement ce n'est pas l'honneur de ceux qui ont pris cette décision de l'incarcérer et de l'y maintenir
François Zimeray