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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 26 août 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraites

Impôt sur les sociétés : Patrick Martin regrette "de mauvaises nouvelles et de mauvaises décisions"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:38OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce chiffrage, il vous paraît à peu près dans le bon étiage ou excessif ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que les entrepreneurs prennent suffisamment leur part dans la transition ?

  • 3:03FerméeRéponse directe

    Ça vous inquiète ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Frustration et inquiétude, est-ce que là encore, en termes de comportement d'investissement, d'emploi, cette situation se traduit par quoi ?

  • 4:28OuverteÉludée

    Est-ce que c'est une solution pour alléger le fardeau des finances publiques et, pourquoi pas, réutiliser cet argent peut-être pour soutenir les entreprises ?

  • 6:17RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que les forces politiques vont réussir à se mettre d'accord, en particulier en année présidentielle, pour éviter des discussions à rallonge et pour éviter cette incertitude que vous dites tous payer en tant que chef d'entreprise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02Invité politiqueFait
    « 'abord, ça nous rend encore plus conscients de ce péril climatique. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « On voit qu'en particulier l'industrie française a des émissions de gaz à effet de serre qui ont beaucoup baissé depuis 20 ou 30 ans. »
  • 2:41Invité politiqueChiffre
    « Ça coûte beaucoup d'argent, ça coûte 40 milliards par an aux entreprises de tenir la trajectoire de décarbonation. »
  • 3:12Invité politiqueFait
    « Ça impacte tout le monde, y compris les ménages sur le crédit à la consommation, sur le crédit immobilier. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Le mesure, moins d'embauches, moins d'investissements, moins de croissance. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « Quand vous ne remboursez pas un crédit, on vous coupe les vivres. Vous êtes interdit bancaire. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Il faut avoir en tête que la dette française est majoritairement détenue par des créanciers étrangers. »
  • 6:45Invité politiqueChiffre
    « Ça a été chiffré jusqu'à 6%. »
  • 7:13Invité politiqueFait
    « On a les entreprises les plus taxées au monde. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « Regardez la surtaxe d'impôt sur les sociétés. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « On atteint notre seuil de douleur. »
  • 10:40Invité politiquePromesse
    « Elle générerait de la croissance et très rapidement 300 000 emplois. »
  • 11:36Invité politiquePromesse
    « Elle générerait de la croissance et très rapidement 300 000 emplois. »
  • 19:17Invité politiqueChiffre
    « On a 22% de taux de chômage des jeunes. »

Temps de parole

  • Patrick Martin59 %
  • Présentateur24 %
  • Présentateur 215 %
  • ?3 %

≈ 15,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et dans le grand entretien, nous recevons donc ce matin le président du MEDEF. Venez avec vos questions, vos réactions, chers auditeurs. N'hésitez pas au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Patrick Martin. Bonjour. Merci d'avoir choisi France Inter le jour de l'ouverture de vos universités, de rentrer à Roland-Garros dans un climat d'inquiétude des patrons. À l'orée de la campagne présidentielle, vous recevrez d'ailleurs sept candidats qui devront répondre à ces inquiétudes demain. Ce matin, c'est nous qui allons vous poser des questions.

On va évidemment parler de la situation économique, du budget, de vos propositions, puisque le MEDEF a tout pour se faire entendre dans le débat présidentiel. Mais d'abord, Patrick Martin, un sujet transversal qu'on a tous vécu, subi cet été. Ce sont les conséquences

0:49
Locuteur

du

0:50
Présentateur

réchauffement climatique, cette série de vagues de chaleur intenses qui ont des effets sur l'économie, sur la croissance. Alors vous qui parlez avec les patrons, ils en ressortent

0:59
Locuteur

comment

0:59
Présentateur

? Ils en tirent quel bilan

1:01
Locuteur

? D

1:02
Patrick Martin

'abord, ça nous rend encore plus conscients de ce péril climatique. On évoque les incendies, mais il y

1:07
Locuteur

a

1:07
Patrick Martin

pu y avoir des tornades ici et là, en Outre-mer notamment. Donc on est très mobilisés sur ce sujet, spécifiquement dans le Var, en Gironde, dans les Landes. Il y a beaucoup d'entreprises qui sont directement affectées, dans l'hôtellerie, la restauration, le camping, mais pas que. Ma propre entreprise a été touchée en Gironde. Donc on a mobilisé toutes nos troupes pour trouver des financements pour, et malheureusement ça n'avance pas assez vite, déroger aux règles de reconstruction. Mais on a en face un État qui nous dit non,

1:35
Locuteur

il

1:35
Patrick Martin

y a des règles d'urbanisme, ça prendra deux ans si ça doit prendre deux ans.

1:38
Présentateur

Patrick Martin, quand Monique Barbud dit la canicule, ça a coûté 15 milliards d'euros. Et là, vous parlez des effets sur l'économie. Est-ce que ce chiffrage, il vous paraît à peu près dans le bon étiage ou excessif ?

1:50
Locuteur

Moi

1:51
Patrick Martin

je retiens plutôt ce que disent les assureurs, parce qu

1:53
Locuteur

'ils

1:53
Patrick Martin

sont directement concernés, et selon lequel il y aura des dizaines de milliards d'euros de dégâts sur la planète, et que ça va augmenter au fil des ans. Donc c'est de notre responsabilité collective, mais entrepreneuriale, d'abord de prévenir ce type de situation, et puis de savoir s'en protéger.

2:10
Présentateur

Est-ce que les entrepreneurs prennent suffisamment leur part dans la transition ?

2:15
Locuteur

On

2:15
Présentateur

avait hier à ce micro Jean-Marc Jancovici qui parlait encore d'un déni généralisé malgré la catastrophe qu'on a constaté très fort.

2:22
Patrick Martin

Non, Jean-Marc Jancovici que j'apprécie beaucoup, on est d'ailleurs d'accord sur, j'allais dire, la promotion du nucléaire. Je pense qu'il est très excessif, les chiffres sont là. On voit qu'en particulier l'industrie française a des émissions de gaz à effet de serre qui ont beaucoup baissé depuis 20 ou 30 ans. Ce n'est pas que parce qu'on a délocalisé, c'est parce qu'il

2:41
Locuteur

y a

2:41
Patrick Martin

eu de gros efforts. Après, ça coûte beaucoup d'argent, ça coûte 40 milliards par an aux entreprises de tenir la trajectoire de décarbonation. Ça renvoie à la nécessité quand même de ne pas étouffer les entreprises pour qu'elles disposent des capacités d'investissement pour être au rendez

2:54
Locuteur

-vous.

2:54
Présentateur

Alors on va parler des difficultés et du blues des entrepreneurs en cette rentrée, mais la question qui domine en ce moment, c'est celle de nos finances publiques. Les taux d'intérêt français ont dépassé les 4%, ça faisait 15 ans qu'on n'avait pas payé aussi cher pour emprunter. Ça vous inquiète

3:11
Locuteur

?

3:11
Patrick Martin

Bien sûr que ça vous inquiète. Ça impacte tout le monde, y compris les ménages sur le crédit à la consommation, sur le crédit immobilier. Et donc cette inquiétude, cette frustration aussi au regard d'un paysage politique qui est pour le moins gazeux, ça se traduit par quoi ? Ça se traduit par le fait qu'on va être 20 000 pour notre rencontre des entrepreneurs de France, cette université d'été, qu'on a eu 66 000 réponses de chefs d'entreprise, donc beaucoup de PME, de TPE qui composent les rangs du MEDEF, pour exprimer cette frustration et cette inquiétude.

3:41
Présentateur

Frustration et inquiétude, est-ce que là encore, en termes de comportement d'investissement, d'emploi, cette situation se traduit par quoi ? Par des entrepreneurs qui vous disent, moi là dans les mois qui suivent, dans les mois qui viennent, je vais geler des investissements que j'avais prévus, des embauches que je vais mettre sur pause

3:55
Locuteur

?

3:56
Patrick Martin

Absolument. En fait depuis la dissolution, on a des politiques publiques, et en particulier des politiques économiques, fiscales, sociales, qui sont très dissuasives pour les entreprises. Et donc d'ores et déjà, dans les chiffres,

4:08
Locuteur

on

4:08
Patrick Martin

le mesure, moins d'embauches, moins d'investissements, moins de croissance, donc on est rentré dans une espèce de cercle vicieux, parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire

4:15
Locuteur

plus

4:16
Patrick Martin

de personnes à indemniser, ça veut dire moins de rentrées fiscales, et donc il faut inverser cette logique.

4:21
Présentateur

On va parler du budget et notamment des décisions qui sont susceptibles d'être prises et leur impact sur l'activité économique, juste avant sur la question de la dette. On en parlait il y a encore quelques instants avec Dominique Seux et avec Clémence Guettet, la députée insoumise. Le débat a tourné autour de cette proposition émise par Jean-Luc Mélenchon de mettre au feu ou au frigo, c'est selon une partie de la dette française, 18%, qui est la dette détenue dans les coffres de la Banque de France. C'est une proposition qui est également soutenue par le banquier de gauche, Mathieu Pigasse.

Est-ce que c'est une solution pour alléger le fardeau des finances publiques et, pourquoi pas, réutiliser cet argent peut-être pour soutenir les entreprises

4:58
Locuteur

?

4:59
Patrick Martin

Monsieur Pigasse qui a fait une énorme fortune, grâce à la faillite des États, peut-être songe-t-il à la même chose pour la France, c'est une vue de l'esprit. C'est une vue de l'esprit dont l'histoire d'ailleurs les assignats, une époque, quand un État fait défaut, c'est terrible. C'est exactement comme pour un ménage. Quand vous ne remboursez pas un crédit, on vous coupe les vivres. Vous êtes interdit bancaire.

5:18
Présentateur

Un État ne fonctionne pas

5:19
Locuteur

comme un ménage.

5:20
Présentateur

On peut le déplorer, mais un ménage ne pourrait pas avoir 3 500 milliards de dettes et continuer

5:26
Locuteur

à...

5:27
Patrick Martin

Proportionnellement, c'est exactement la même chose.

5:30
Locuteur

Il

5:30
Patrick Martin

faut avoir en tête que la dette française est majoritairement détenue par des créanciers étrangers. Ce qui n'est pas le cas au Japon ou en Italie, deux pays qui ont également une dette publique énorme. Donc, ces créanciers étrangers nous surveillent attentivement. C'est pour ça d'ailleurs que le spread, l'écart de taux qu'on a entre la France et certains pays. L'Allemagne, au premier chef, est en train d'augmenter. Parce que ces créanciers se disent, on ne va pas se mettre en risque de ne pas être remboursé par la France. Donc, il ne

5:57
Locuteur

faut

5:57
Patrick Martin

pas se raconter d'histoire. C'est peut-être très séduisant dans le cadre d'une campagne électorale. C'est la baguette magique, c'est la pierre philosophale, c'est le fil à couper le beurre, c'est tout ce que vous voudrez. C'est une vue de l'esprit.

6:06
Présentateur

Alors, cette situation économique, elle va évidemment peser sur le budget et l'élaboration du budget 2027. Sébastien Lecornu a lancé un appel à la responsabilité. Est-ce que vous y croyez ?

6:19
Locuteur

Est

6:19
Présentateur

-ce que vous pensez que les forces politiques vont réussir à se mettre d'accord, en particulier en année présidentielle, pour éviter des discussions à rallonge et pour éviter cette incertitude que vous dites tous payer en tant que chef d'entreprise ?

6:31
Locuteur

Il

6:31
Patrick Martin

faut absolument qu'on ait un budget. Moi, je ne

6:33
Locuteur

suis

6:33
Patrick Martin

pas constitutionnaliste. Est-ce que ça doit passer par des ordonnances ? Est-ce que ça doit passer par 1,493 ? En tout cas, il ne

6:39
Locuteur

faut

6:39
Patrick Martin

pas une loi spéciale qui figerait, on le sait, toutes les dépenses et qui accroîtrait encore le déficit. Ça a été chiffré jusqu'à 6%. On

6:47
Locuteur

précise

6:48
Présentateur

une loi spéciale qui reconduirait le

6:49
Locuteur

budget 2026 sur l'année 2027.

6:51
Patrick Martin

Et là, je peux vous dire que nos créanciers réagiraient séance tenante. C'est-à-dire, retireraient leur financement et que nos taux d'emprunt augmenteraient encore. J'insiste, ça impacterait tout le monde, pas seulement l'État. Non, la vraie difficulté de l'exercice, c'est que dans ce panorama, c'est tellement facile pour les politiques, j'allais dire de tous bords, de faire supporter la charge aux entreprises. L'effort partagé, il pèse déjà beaucoup sur les entreprises. On a les entreprises les plus taxées au monde. Alors, on peut se dire, ce n

7:15
Locuteur

'est

7:15
Patrick Martin

pas grave, c'est les actionnaires qui payent. Si je regarde le MEDEF, simplement le MEDEF, principale organisation patronale, on a 12 millions de salariés dans nos rangs. Qu'est-ce qui se passe ?

7:23
Locuteur

On

7:24
Patrick Martin

n'embauche plus. Parfois, on doit licencier. On ne peut pas augmenter les salaires comme on voudrait augmenter les salaires. On n'investit pas. Regardez la surtaxe d'impôt sur

7:32
Locuteur

les sociétés. Et donc, tout ça, c

7:33
Présentateur

'est à cause des taxes et des cotisations ?

7:35
Patrick Martin

Mais parce qu'on ne sait pas faire les efforts auxquels on ne pourra pas échapper de réduction

7:40
Présentateur

des dépenses. On va rentrer dans le détail des propositions que vous faites, mais si on s'arrête précisément sur ce que vous évoquiez, la surtaxe de l'impôt sur les sociétés sur les grandes entreprises qui étaient dans le budget 2026, qui était censée être temporaire, on le rappelle. Là, il s'agit bien d'une surtaxe sur les grands groupes qui dégagent des bénéfices. Est-ce qu'on peut dire, comme vous le dites, il faut faire des efforts, il faut précisément éviter que les créanciers perdent confiance en la signature France, et dire, par contre, dans les entreprises, là, nous,

8:07
Locuteur

on

8:07
Présentateur

a donné, on ne

8:07
Locuteur

fait

8:07
Présentateur

plus d'efforts

8:08
Locuteur

?

8:09
Patrick Martin

Mais si je ne me trompe pas, et je ne me trompe pas, nos dépenses sociales sont payées à crédit dorénavant. Alors, on détourne le regard vers les entreprises. Il se trouve que les entreprises, et dorénavant, prioritairement, les très grandes entreprises sont les plus taxées au monde. Donc, à un moment donné, c'est assez mécanique, l'économie. Vous avez moins d'argent, vous investissez moins, vous embauchez moins. Et donc, ça pose un premier problème, je dirais, objectif. Ça pose, par ailleurs, un problème en termes de message. Quand l'État s'engage

8:38
Locuteur

à

8:39
Patrick Martin

ne prélever un impôt que sur une année,

8:41
Locuteur

qu

8:41
Patrick Martin

'il le reconduit une deuxième année, qu'il s'apprête à le reconduire une troisième année, ça crée une défiance à l'égard

8:46
Locuteur

de

8:46
Présentateur

l'État.

8:47
Locuteur

Mais Patrick

8:47
Présentateur

Martin,

8:47
Locuteur

sur

8:47
Présentateur

la question des engagements qui avaient été pris, vous avez raison, puisque, rappelons-le, c'était censé être temporaire, mais sur la philosophie globale d'un effort à faire à partir du moment où on a un déficit qui dépasse les 5%, une dette qui tangente les 115% de ce que l'on produit chaque année, au nom de quoi les entreprises devraient-elles être exonérées d'efforts qui sont pourtant fournis ? Il est question d'augmenter les franchises sur le remboursement des médicaments, il est question de mettre à contribution les administrations et les ministères, au nom de quoi les grands groupes qui dégagent des bénéfices n'auraient pas à contribuer à cet effort ?

9:17
Patrick Martin

Parce que les entreprises, d'une manière générale, sont déjà les plus taxées au monde. On atteint notre seuil de douleur. Moi, j'observe une chose, ça fait 6 trimestres, 6 trimestres, que le chômage augmente. Où est-ce qu'il augmente ? Dans le privé. Est-ce que les emplois dans les fonctions publiques, et singulièrement les collectivités locales, ont diminué en même temps qu'ils diminuaient dans le privé ? Non.

9:40
Locuteur

Il

9:40
Patrick Martin

y a eu des créations d'emplois publics. Donc à un moment donné, il faudrait que chacun se mette bien en tête, ça n'est pas votre cas évidemment, que tout ça est payé par le privé, et prioritairement par les entreprises. Donc dire que les entreprises doivent faire un effort supplémentaire, et en réalité qu'elles supporteront une fois de plus l'intégralité de l'effort, c'est s'il y

9:58
Locuteur

a

9:58
Patrick Martin

la branche sur laquelle on est assis.

9:59
Présentateur

Donc vous assumez de demander une année blanche sur les prestations sociales, de demander une augmentation de la TVA, ça c'est nouveau, plus 2%, donc on gèle les APL, le RSA, mais pour vous il n

10:13
Locuteur

'y

10:13
Présentateur

aura rien

10:14
Patrick Martin

de plus

10:15
Locuteur

? Je

10:15
Patrick Martin

voudrais commencer par vous dire qu'il est question de désindexer ou sous-indexer les retraites, pour toutes les parties des retraités. J'attire votre attention sur le fait que c'est à l'euro près, le coût de la suspension de la réforme borne. D'un côté on travaille moins, d'un autre côté on dépense plus, mais à un moment donné, c'est des

10:32
Locuteur

matières. Donc on paye,

10:32
Présentateur

donc les retraités qui sont susceptibles de voir leur pension désindexée, payent la suspension de la réforme borne ? Absolument,

10:37
Patrick Martin

et ça n'est pas fini, si on ne revient pas à cette réforme, le cas échéant modifié. L

10:43
Présentateur

'augmentation de la TVA, plus 2% ?

10:44
Patrick Martin

Mais on a fait une proposition qui est économiquement et socialement de loin la meilleure. Parce que...

10:50
Locuteur

Vous savez ce

10:51
Présentateur

qu'on va vous rétorquer ? Une augmentation de

10:53
Locuteur

2%, c'est très

10:54
Présentateur

inégalitaire,

10:54
Locuteur

tout le monde

10:54
Présentateur

la paye.

10:55
Patrick Martin

Des gens qui ne sont pas dans la rationalité, qui sont dans la posture et dans le dogme. On dit la TVA, je vois bien qui dit ça, la TVA c'est antisocial, c'est absurde. La proposition qu'on a faite d'abord ne toucherait pas, pardon d'être un peu précis, le taux réduit. Les ménages modestes, 50% de leurs dépenses, ce sont des achats à TVA taux réduit et des dépenses de logement qui ne supportent pas la TVA. Donc les ménages modestes, non seulement, ne seraient pas affectés, mais

11:19
Locuteur

quand

11:19
Patrick Martin

ils

11:19
Locuteur

vont faire un supermarché,

11:20
Présentateur

ils ne sont pas à taux réduit.

11:22
Patrick Martin

Mais bien sûr que si. 50% des dépenses des ménages modestes, c'est le logement et des dépenses à TVA taux réduit. Par ailleurs, la proposition qu'on a faite, elle permettrait quoi ? D'augmenter les salaires nets. On a un vrai problème de pouvoir d'achat. Mais au-delà de ça, elle générerait de la croissance et très rapidement 300 000 emplois. Je pense que les 300

11:40
Locuteur

000

11:40
Patrick Martin

jeunes en particulier qui trouveraient un emploi grâce à ça, ne seraient

11:44
Locuteur

pas mécontents. Si

11:44
Présentateur

je puis me permettre sur les prévisions du MEDEF, la dernière fois qu'on a entendu un patron du MEDEF nous dire une politique va créer un million d'emplois,

11:50
Locuteur

on

11:50
Présentateur

n'en a pas tout à fait vu la couleur.

11:52
Locuteur

Deux millions.

11:53
Présentateur

Autant,

11:53
Locuteur

donc

11:53
Présentateur

Pierre Gattaz avait tout à fait vu juste dans la...

11:55
Locuteur

Il s'est trompé

11:56
Présentateur

par

11:57
Patrick Martin

modestie. Bon, pas tout à

11:59
Locuteur

fait sûr que... Écoutez, je

11:59
Patrick Martin

prends les chiffres, si soyons factuels, il y a deux

12:01
Locuteur

millions d'emplois. Je ne dis pas

12:02
Patrick Martin

que c'est du seul fait de Pierre Gattaz.

12:04
Présentateur

C'était un peu mon idée. Simplement, d'un mot sur les positions que vous tiendrez par rapport à Bercier et à Roland Lescure, qui est le ministre de l'économie. Est-ce que vous avez bon espoir d'obtenir gain de cause, précisément, sur cette question de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés ? Ou au fond, est-ce que vous avez fait votre deuil du fait que de toute façon, ce budget ne sera pas favorable aux entreprises

12:23
Locuteur

? On

12:24
Patrick Martin

ne fera jamais notre deuil

12:26
Locuteur

de

12:26
Patrick Martin

ces mauvaises nouvelles et de ces mauvaises décisions. On prend en compte le fait que le gouvernement a des marges de manœuvre incroyablement étroites et que finalement, le job du Premier ministre, ça peut se comprendre, c'est de tenir. Donc, ça les amène à prendre des décisions qui ne sont pas courageuses. Ce n

12:41
Locuteur

'est

12:41
Patrick Martin

pas de leur fait, c'est du fait de l'Assemblée nationale qui ne sont pas courageuses et qui, en réalité, non seulement ne règlent pas les problèmes fondamentaux de l'économie française, mais les augmentent. Bon courage à qui sera président ou président de la République en 2027.

12:53
Présentateur

Eh bien, justement, Patrick Martin, ça fait partie des sujets que vous aborderez, évidemment, avec les candidats à l'élection présentielle. Les sept candidats à

13:00
Locuteur

l

13:00
Présentateur

'élection présentielle que vous recevrez demain aux universités de rentrée du MEDEF à Roland-Garros pour ce qui est présenté dans la presse comme le premier débat de l'élection présidentielle, de la campagne présidentielle. Est-ce que, d'abord, avant de rentrer dans le détail de ce que vous leur demanderez, vous pouvez nous expliquer à quoi ça va ressembler ? Est-ce que, parce que parfois, on nous dit, oui, c

13:16
Locuteur

'est

13:16
Présentateur

des débats et en fait, c'est les gens qui parlent les uns après les autres. Est-ce qu'ils vont vraiment pouvoir débattre entre eux

13:19
Locuteur

?

13:20
Patrick Martin

Écoutez, on va quand même essayer d'encadrer ce débat qui va quand même durer deux heures. Donc, ça laisse de la place aux expressions. Mais, ces candidats vont être interrogés par cinq chefs d'entreprise, adhérents du MEDEF, des dirigeants de PME. Donc, il

13:34
Locuteur

y a

13:34
Patrick Martin

une liste de courses sur des sujets qui se rapportent à l'entreprise et à l'économie. Donc, on va s'appliquer à ce que les prises de parole répondent à ces questions. Mais ils pourront s

13:43
Présentateur

'interpeller entre eux

13:44
Locuteur

? Ils

13:45
Patrick Martin

feront ce qu

13:46
Locuteur

'ils

13:46
Patrick Martin

voudront.

13:46
Locuteur

Je le crains.

13:47
Patrick Martin

Je le crains d'une certaine manière. Non, mais j'insiste beaucoup là-dessus. Notre rencontre des entrepreneurs de France, des entreprises de France, c'est un événement entrepreneurial et économique. Mais dans un pays où il y a 57% de dépenses publiques, l'entreprise est minute après minute concernée par la dépense publique. Donc, on se doit

14:04
Locuteur

d

14:04
Patrick Martin

'avoir un regard attentif sur le politique.

14:06
Présentateur

Patrick Martin, on se demande ce que vous attendez de ces candidats à

14:10
Locuteur

l

14:10
Présentateur

'élection présidentielle alors que vous avez fait réaliser un sondage auprès de plus de 65 000 patrons qui voient l'avenir en noir. Ils sont 82% à se dire pessimistes quant aux effets de la politique économique du ou de la prochaine présidente sur leur entreprise. C'est quoi ça, si ce n

14:26
Locuteur

'est

14:26
Présentateur

pas un rejet total de la politique ?

14:28
Locuteur

Non,

14:29
Patrick Martin

c'est un signal d'alarme ou un appel non pas désespéré, mais véhément à ce que nos politiques, la plupart d'entre eux qui ne le font pas, s'intéressent beaucoup plus à l'économie et à l'entreprise. Quand vous regardez la teneur du débat public, on ne

14:44
Locuteur

parle

14:44
Patrick Martin

vraiment pas beaucoup d'entreprise et d'économie. C'est un cas unique au monde. Unique au monde. Dans tous les autres pays, en tout cas les pays libéraux, démocratiques, l'entreprise est beaucoup plus considérée. Et j'insiste là-dessus.

14:56
Locuteur

Et

14:56
Patrick Martin

nos concitoyens le savent, pour la plupart d'entre eux. L'entreprise, c'est un collectif, c'est beaucoup les salariés eux-mêmes.

15:01
Présentateur

Patrick Martin, essayons de faire un tour d'horizon des profils de ceux que vous allez recevoir et notamment de leur programme. Commençons par le Rassemblement National. Marine Le Pen sera là. Ce sera donc elle la candidate. Qui, contrairement à Jordan Bardella, n'a pas l'air pressé, c'est un euphémisme, d'amender la réforme des retraites qui est celle du Rassemblement National qui, je le rappelle, prévoit de permettre de partir à 62 ans, voire un peu plus tôt pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. Question assez simple. Est-ce que l'élection du Rassemblement National serait un danger pour l'économie française

15:33
Locuteur

?

15:33
Patrick Martin

Écoutez, nous, on est démocrate. Donc on se pliera finalement.

15:38
Locuteur

Mais être démocrate et

15:38
Présentateur

respecter les règles

15:39
Locuteur

n

15:39
Présentateur

'empêche pas d'avoir un avis. sur l'effet d'un

15:42
Locuteur

programme sur l'économie.

15:42
Patrick Martin

L'avis, il est très difficile à exprimer s'agissant du Rassemblement National, Marine Le Pen ou de beaucoup d'autres candidats. C'est assez normal. On est à 7 mois encore de l'élection. On ne voit pas beaucoup de programmes précis. Nous, ce qu'on attend, c'est de la clarté,

15:55
Locuteur

c

15:55
Patrick Martin

'est de la loyauté et c'est du courage. On ne peut plus se dérober à des décisions courageuses singulièrement sur les retraites. Ça ne serait pas un drame. Et donc, il faut arrêter

16:05
Locuteur

par

16:05
Patrick Martin

démagogie de faire croire des choses qui sont des illusions.

16:09
Présentateur

Mais donc, c'est un danger pour l'économie française ? Ça, vous n'êtes pas en capacité de répondre à cette question

16:13
Locuteur

?

16:13
Patrick Martin

Mais je pense que si Mme Le Pen ne s'amende pas, je le dis respectueusement, à son égard, comme à

16:19
Locuteur

l

16:19
Patrick Martin

'égard de tout autre candidat sur le sujet des retraites, ça accentuera les difficultés très graves de l'économie française.

16:25
Présentateur

Vous continuez à échanger avec le Rassemblement national. Qu'est-ce que vous dites quand vous voyez que votre homologue de la CFDT, Marie-Lise Léon, explique hier qu'elle ne leur parlera plus, elle ne parlera plus aux candidats d'extrême droite ? Je la cite.

16:39
Locuteur

Oui,

16:39
Patrick Martin

vous pourriez citer d'autres syndicats qui assument totalement de parler, y compris avec l'extrême droite, de la même manière que nous parlons avec LFI. On aura M. Mélenchon demain lors de notre REF. Donc, le moins qu

16:52
Locuteur

'on

16:52
Patrick Martin

puisse faire, quand même, c'est primo de nous inquiéter, de nous interroger sur la teneur des programmes des uns et des autres, d'une extrémité à l'autre, du spectre politique. Et puis, c'est ça le plus important, c'est de leur dire ce que l'on pense et ce que l'on veut. Il ne

17:06
Locuteur

faut

17:06
Patrick Martin

pas inverser les rôles. Il appartient à ces candidats ou candidates d'écouter la réalité du pays, la réalité économique.

17:14
Présentateur

D'accord,

17:14
Locuteur

mais

17:14
Présentateur

ça, pardon, Patek Martin, il y a un peu de slogan là-dedans. On voit quand on vous pose

17:17
Locuteur

la

17:17
Présentateur

question des dangers respectifs du programme du

17:21
Locuteur

Rassemblement national ou de la

17:23
Présentateur

France insoumise. Écoutez, je crois qu'on connaît à peu près les grandes lignes de ces programmes. On parle de politique économique, on a parlé du projet de Jean-Luc Mélenchon d'effacer une partie de la dette. Entre les deux programmes, lequel vous inquiète le plus ? Je ne connais pas ces programmes.

17:39
Patrick Martin

Monsieur Mélenchon essaie de faire croire qu'il est favorable aux petites et moyennes entreprises. Je suis bien curieux de savoir en quoi il est favorable. Ce sont des slogans. Vous me parlez de slogans. Voilà un slogan. Donc nous, on attend de connaître la réalité et le détail des programmes. Et on verra qui est qui et on verra qui est courageux. J'insiste là-dessus. Sur le plan économique, on est sur un point de bascule en France. Je ne reprends pas tout ce qu'on a évoqué déjà sur la croissance, le chômage, l'investissement, j'en passais des meilleurs, le déclassement de la France. Et puis, pardon, j'insiste sur un

18:07
Locuteur

point

18:07
Présentateur

qui... Mais

18:08
Locuteur

alors,

18:08
Présentateur

pardon, mais prenons à l'inverse. Chez vos, j'allais dire, vos administrés, vous n'êtes pas tout à fait maire des patrons, mais en tout cas, chez ceux que vous représentez, qu'est-ce qui les inquiète le plus entre le programme du Rassemblement National et le programme de la France Insoumise ?

18:20
Patrick Martin

Mais je vais vous dire très sincèrement et les yeux

18:23
Locuteur

dans les yeux,

18:24
Patrick Martin

les chefs d'entreprise ne se lèvent pas tous les matins en se demandant s'ils vont voter Mélenchon, Le Pen, Philippe, Attal, Rotaillot, je ne sais qui. Les chefs d'entreprise, et c'est encore plus vrai aujourd'hui parce que la situation est sur un point de bascule, se lèvent tous les matins en se demandant s'ils vont regarnir leur carnet de commandes,

18:39
Locuteur

s

18:39
Patrick Martin

'ils vont pouvoir faire les...

18:40
Locuteur

Ce qui est en

18:40
Présentateur

particulier aux décisions politiques qui seront prises en

18:43
Patrick Martin

mai 2027. Les non-décisions

18:44
Locuteur

actuelles

18:46
Patrick Martin

et effectivement, les décisions qui seront prises en 2027. Mais que voulez-vous ? On est en face d'une urgence économique. Nous, ce qui nous intéresse, c'est de savoir si les candidats prennent en compte cette urgence économique. et puis, pardon d'insister là-dessus, prennent en compte une situation qui est scandaleuse et que le MEDEF pointe depuis deux ans dorénavant, qui est la situation de la jeunesse.

19:05
Présentateur

Parce que la jeunesse, vous considérez que l'emploi des jeunes a diminué, le chômage des jeunes a diminué sur les 10 ans d'Emmanuel Macron

19:12
Patrick Martin

? Mais ce n

19:13
Locuteur

'est

19:13
Patrick Martin

pas lié à ça. Enfin, si, c'est en partie lié à ça. Mais pas que... On a 22% de taux de chômage des jeunes. On a un taux d'emploi des jeunes qui est de 35%. Il est de 51% en Allemagne.

19:23
Locuteur

Il

19:23
Patrick Martin

est de 75% aux Pays-Bas. Ça pose des problèmes d'accès à l'emploi,

19:28
Locuteur

ça

19:28
Patrick Martin

pose des problèmes de pouvoir d'achat, ça pose des problèmes de logement. On parle beaucoup des seniors et il faut parler des seniors. Personne ne parle des jeunes. Si le MEDEF parle des jeunes, ça renvoie à quoi ? À l'apprentissage, à la réforme des lycées professionnels, à l'accueil des jeunes et des enseignants dans les entreprises. Je vais commettre un livre qui sortira mi-septembre sur ce sujet-là. Il y a une impérieuse nécessité et ça renvoie au programme des candidats de se pencher prioritairement sur cette situation.

19:53
Présentateur

C'est-à-dire de demander des aides ? En l'occurrence, parce que quand on parle d'apprentissage et qu

19:57
Locuteur

'on

19:57
Présentateur

demande pourquoi il y

19:57
Locuteur

a

19:57
Présentateur

moins d'apprentis désormais, vous répondez parce qu

20:00
Locuteur

'on

20:00
Présentateur

est moins aidé.

20:02
Patrick Martin

À vrai dire, si on est aidé, c'est avec de l'argent intégralement financé par les entreprises. Donc, c'est un peu hâtif de dire qu'on est aidé. Et ça ne se résume pas à ça. Nous, on est très demandeurs. Je crois que les syndicats le sont aussi, d'être beaucoup plus impliqués, par exemple, dans l'orientation, dans ce qu'on appelle la carte des formations. Il faut arrêter d'égarer des jeunes, y compris dans l'enseignement supérieur, dans des formations qui n'assurent pas de débouchés professionnels. La Suisse, 70% de chaque classe d'âge qui passe par l'apprentissage. Taux de chômage des jeunes, 3,2%. 22% en France. Donc, à un moment, ce n

20:35
Locuteur

'est

20:35
Patrick Martin

pas des histoires de crédit, d'aide, de subvention, de quoi que ce soit. Ce sont des questions de bon sens et d'intelligence collective.

20:40
Présentateur

Patrick Martin, si on continue et qu

20:42
Locuteur

'on

20:42
Présentateur

termine le tour d'horizon, le candidat à la primaire social-démocrate, Raphaël Glucksmann, propose à verser au débat cette proposition d'augmenter le salaire net, comme vous le souhaitez, sauf que vous, vous souhaitez le financer par une augmentation de la TVA de 2 points. Lui souhaite taxer les 1% des plus gros héritages en France qui rapporterait, il l'a chiffré, 15 milliards d'euros. Est-ce que c'est une bonne idée ? Il poursuit le même objectif que vous, augmenter le salaire net des Français.

21:09
Patrick Martin

Écoutez, comment dire, c'est un système de vastes communicants. Au bout du compte, ça ne créera pas 1 euro de richesse supplémentaire en France. Pas 1 euro. Et c'est pire que ça, je crois qu'il

21:18
Locuteur

y a

21:18
Patrick Martin

des économistes assez affûtés, peut-être plus affûtés que M. Zuckman d'ailleurs, qui ont démontré que ça ferait fuir des capitaux, ça dissuaderait l'investissement en

21:27
Locuteur

France. Ce n'est pas

21:27
Présentateur

la taxe Zuckman, ça, taxer 1% des

21:29
Locuteur

plus gros héritages. c'est

21:30
Patrick Martin

la logique, c

21:31
Locuteur

'est

21:31
Patrick Martin

la philosophie de la taxe Zuckman. Et puis, là aussi, il faut être objectif, lucide et honnête. La France est un des pays

21:40
Locuteur

où

21:41
Patrick Martin

les répartitions de revenus et de patrimoine sont les plus égalitaires au monde après redistribution. Donc voilà, on entretient ces écrans de fumée. Nous, ce qui nous importe, c'est de parler des faits et des réalités et de la concurrence internationale.

21:54
Locuteur

ce

21:55
Présentateur

que vous allez faire aujourd'hui et demain pour votre rentrée, vos universités d'été du MEDEF. Merci Patrick Martin d'avoir été au micro de France Inter ce matin. La revue de presse à suivre.