Nicolas Sarkozy en prison pour un mois minimum : La demande de remise en liberté déposée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 40 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Henry GuenaFait
« Vous savez qui qui est content aujourd'hui ? Qui se marre ? Les voyou. Je laisse la justice à ses faire son examen de conscience. En tout cas, moi aujourd'hui, j'ai honte de mon pays. »
- 1:45Sébastien LigierFait
« On a vu Marine Le Pen, on voit aujourd'hui Nicolas Sarkozy, peut-être que demain ce sera Jean-Luc Mélenchon, peut-être qu'après-demain ce sera Emmanuel Macron le jour où il quittera l'Élysée. »
- 3:00Jean-Michel SalvatorFait
« Il faut se souvenir que Clin Jupeté par exemple est passé devant les juges et était obligé de s'en aller parce queil pouvait plus exercer en France. »
- 3:30Jean-Michel SalvatorFait
« Là, ils poussent leur avantage jusqu'au bout jusqu'à finalement être considéré par une partie de l'opinion comme bah faisant acte de vengeance idéologique d'une certaine façon. »
- 5:00William MouigerFait
« Il y a pas de traitement de faveur si vous voulez, il est placé à l'isolement comme tous les autres détenus placés à l'isolement avec toutes les les contraintes qui qui vont avec. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
13h 14h Europe Info Europe Info la suite avec Kelly Mathias sur Europe vos deux chroniqueurs du jour Sébastien Ligier Jean-Michel Salvator et vous a rejoint en studio William Mouiger du service police justice de Rinclé avec vous William Moligier on va voir dans un instant les les conditions exactes du placement des tensions de Nicolas Sarkozi juste avant je voulais vous faire écouter Henry Guena ancien conseiller de l'ancien chef de l'État qui a réagi à l'incarcération de Nicolas Sarkozi et qui était présent ce matin au rassemblement ce qui s'est passé là va peser sur l'avenir de nos institutions de notre pays. Aller donc après ça essayer de restaurer l'autorité dans ce pays. Vous savez qui qui est content aujourd'hui ?
Qui se marre ? Les voyou. Je laisse la justice à ses faire son examen de conscience.
En tout cas, moi aujourd'hui, j'ai honte de mon pays. Ça aura des conséquences Sébastien Liger cette cette décision et cette incarcération. Est-ce que les voyou peuvent être satisfaits ?
Est-ce que le rapport à la justice va changer ? Moi, je pense surtout que ça va avoir des conséquences pour le responsable politique en réalité, plus que pour les voyou dont on a bien compris qui n'étaient pas logés à la même enseigne que les responsables politiques. On a quand même l'impression maintenant depuis plus d'une décennie qu'on a décidé, quand je dis on c'est la justice de rattraper et de rattraper cette faute pendant 40 ans où il est vrai les il y avait un sentiment d'impunité généralisé par rapport aux hommes politiques qui passaient souvent entre les gouttes et on a l'impression depuis le PNF, depuis l'affaire Causac, depuis le mandat de François Hollande qu'il faut rattraper finalement d'un coup ces 40 ans d'impunité vers le politique et que finalement il faut les il faut les juger plus durement que les autres et qu'en fait personne ne pourra y échapper.
On a vu Marine Le Pen, on voit aujourd'hui Nicolas Sarkozy, peut-être que demain ce sera Jean-Luc Mélenchon, peut-être qu'après-demain ce sera Emmanuel Macron le jour où il quittera l'Élysée. On a l'impression que il y a une volonté oui d'expier la faute originelle d'avoir laissé un petit peu trop souvent les politiques passer entre les gouttes et j'ai peur qu'on en arrive comme souvent dans des dérives et je pense que le cas de Nicolas Sarkozi en est la preuve la plus flagrante. Jean-Michel Salvator, ça va laisser des traces ?
Oui, parce que alors moi je pense que ça ça peut laisser beaucoup de trac entre les Français et la justice parce que finalement la justice est quand même l'une de nos grandes institutions et c'est vrai qu'aujourd'hui on peut plus dire qu'on a quoi qu'il arrive confiance en la justice de notre pays. Je pense que les Français le montrent jour après jour quand il contestent par exemple les décisions des juges euh contre les malfras. Il y a toujours ce sentiment quand même de la culture de l'excuse, toujours ce sentiment finalement d'une politique assez laxiste et c'est un et c'est un c'est un premier coup de canif d'une certaine façon entre les Français et la justice.
Et là, je pense que les Français, pas tous évidemment, il y a des Français qui considéreront que c'est tout à fait normal, mais vous avez toute une partie des Français qui qui va considérer que là, il y a un acharnement, que là on va trop loin, que là finalement bah les juges se rendent coupables d'arbitraire d'une certaine façon et je pense que ça ne va pas ça ne va pas réconcilier la justice avec avec les Français. Et ça, je pense que c'est quand même assez dramatique. J'ajoute que ce que ce que dit Sébastien est assez juste.
C'est vrai que pendant des années, pendant des années, les politiques sont passées entre les gouttes. Mais ça fait quand même longtemps, ça fait longtemps que la justice d'une certaine d'une certaine façon a repris la main sur les juges. Ça date depuis ça date de 40 ans finalement.
Il faut se souvenir que Clin Jupeté par exemple est passé devant les juges et était obligé de s'en aller parce queil pouvait plus exercer en France. Il faut se souvenir aussi de la de l'affaire urbain contre le Parti socialiste. Enfin, je veux dire, les juges ont repris la main déjà depuis un certain temps, mais là euh et ça, ils reprennent pas la main.
Là, il c'est là là, ils poussent leur avantage jusqu'au bout jusqu'à finalement être considéré par une partie de l'opinion comme bah faisant acte de vengeance idéologique d'une certaine façon. On va revenir sur les conséquences de cette incarcération juste avant. Combien de temps va-t-il rester à la santé ?
Maître Christophe Ingrin, l'avocat de Nicolas Sarkozi, enfin l'un des avocats de Nicolas Sarkozi, a annoncé avoir déposé la demande de mise en liberté dès ce matin. Au moment où nous parlons, la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy a été déposée. Il y est pour un minimum de 3 semaines ou un mois puisque la cour d'appel a 2 mois pour statuer sur une demande de mise en liberté et le délai moyen à la cour d'appel de Paris, c'est un mois.
Donc euh en tout état de cause, même si rien ne justifie cette détention, il y est pour un mois, c'est un moment euh qui est très dur, mais le président a fait face, il affronte avec beaucoup de force euh ce cette incarcération, même si euh c'est une injustice épouvantable. Alors William Molig, un mois environ peut-être. Oui, le temps de Oui, oui, c'est le c'est c'est le temps euh d'audiencement euh de la chambre des des appels correctionnels qui qui met généralement un mois pour audiencer une une demande de remise en liberté.
Vous savez que dans ce dossier, il y a deux autres euh personnes qui sont détenues. Alexandre Jouri et WB Nasser, eux n'ont pas encore eu ils ont fait une demande de remise en liberté. Ils n'ont l'audiencement n'a pas encore été réalisé.
ça va être dans les les les prochaines semaines. Euh, dites-nous, un ancien président de la République en prison estce un détenu comme les autres ? Alors, ce qui ce qu'il faut comprendre, c'est que le régime carcéral auquel il est soumis, lui, il y a il y a pas de traitement de faveur si vous voulez, il est placé à l'isolement comme tous les autres détenus placés à l'isolement avec toutes les les contraintes qui qui vont avec.
C'est-à-dire qu'il est seul euh mais il est seul pour sécurité. D'ailleurs, d'ailleurs la question s'était posée, est-ce qu'on le met dans le quartier des personnes vulnérable, ce qu'on appelle le quartier entre guillemets VIP de la santé. Euh pour des raisons euh pratiques et pour des raisons de sécurité surtout euh il a été préféré le l'aile euh de l'isolement qui est réputé plus tranquille, moins de bruit, moins d'allervenu, moins de possibilité de croiser.
Non, il ne croisera pas de de détenus. il sera en il aura la possibilité d'aller donc dans dans une cour interne de de la santé en promenade une heure par jour là encore seul à la bibliothèque seul à la salle de sport seul il y a pas de si vous voulez il y a pas de de régime de de régime de faveur en fait dans ce régime carcéral dans ce cadre qui est lui contraint en revanche évidemment une attention toute particulière va être portée à ce détenu qui, vous l'avez compris, n'est pas comme les autres. Euh, il y a des facilités dans ce cadre là qui peuvent qui peuvent être pris.
J'imagine par exemple qui va aujourd'hui rencontrer le directeur de de de prison de la santé, André Varignon, qui lui a été installé il y a il y a pas très longtemps. Il va être reçu, on va voilà pour tous les détenus, ce qui est pas forcément le cas pour pour tous les détenus. Vous savez, en détention, c'est souvent ce que vous disent les les les prisonniers, le plus difficile, c'est l'attente.
C'est-à-dire dès que vous voulez aller en promenade, on vous dit "Bah, aujourd'hui, tu vas avoir le droit à 1 heure de promenade, vous savez pas quand c'est." Donc vous attendez une matinée, le déjeuner, l'après-midi et hop, on vient vous chercher à 17h. Là, ça va être beaucoup plus réglé, j'imagine, pour Nico, en tout cas, on l'espère pour Nicolas Sarkozi, Jean-Michel Salvator.
Ouais. sur euh sur le lieu d'incarcération, je trouve que il y a quand même un symbole qui est qui est terrible. Donc il va être dans ce secteur euh d'isolement euh et ses voisins de de cellules, en fait, il y a une douzaine ou euh ou 14 cellules en fait dans cette dans cette zone-là.
Et euh c'estes ces autres enfin et et les autres occupants, ce sont des narcotrafiquants et ce sont des terroristes. Donc il y a quand même quelque chose d'assez infamant. Alors, évidemment, on le comprend pour des raisons de sécurité mais ça dit quand même le sentiment d'injustice qu'il peut ressentir dans dans dans sa dans sa cellule.
Nicolas Sarkozy