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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 14 avril 2019 25 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Réunion publique à Mer (41) : discours de Nicolas Bay

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:34Invité politiqueChiffre
    « près de 50% de notre PIB en prélèvement obligatoire »
  • 8:27Invité politiqueFait
    « Quel est le résultat ? Le résultat, c'est l'immigration massive, le chômage de masse, la casse sociale »
  • 13:48Invité politiqueFait
    « adopté par Nicolas Sarkozy »
  • 15:25Invité politiqueChiffre
    « à continuer de payer 5 milliards par an comme contributeurs nets »
  • 21:22Invité politiqueChiffre
    « On a 120 000 demandeurs d'asile, rien que pour la France »

Temps de parole

  • Nicolas Bay100 %

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0:11
Nicolas Bay

Chers amis, merci de votre accueil chaleureux ici dans le Loir-et-Cher. C'est le plaisir d'enchaîner les étapes de campagne et de rencontrer partout cette ferveur militante, cette volonté, non pas de quitter l'Europe, non pas de combattre l'Europe comme le disent bêtement nos adversaires, mais simplement de défendre la véritable Europe, cette Europe des nations, cette Europe des protections, cette Europe des coopérations, c'est-à-dire la seule qui puisse donner la puissance, l'indépendance et le rayonnement à nos nations.

Depuis maintenant plus de 20 samedis consécutifs, des Françaises et des Français se mobilisent avec détermination et quoi que prétende le gouvernement, de manière pour l'immense majorité d'entre eux parfaitement pacifique, pour dire ce qu'ils pensent de la politique insupportable qui est menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Depuis plus de 20 samedis, ils disent qu'ils n'en peuvent plus de cette fracture démocratique où une petite caste décide, non seulement sans les Français, mais contre les Français. Depuis plus de 20 samedis, ils disent aussi qu'ils n'en peuvent plus de payer toujours plus d'impôts pour avoir en contrepartie toujours moins.

Sans doute pour la première fois dans notre pays, des Français par centaines de milliers et soutenus par la majorité de nos compatriotes ne se mobilisent pas comme le font les syndicats de gauche ou d'extrême-gauche pour réclamer toujours davantage, mais simplement pour que l'État leur prenne moins. Quelle a été face à cela la réponse d'Emmanuel Macron et de son gouvernement ? Eh bien absolument rien, sauf un grand débat qui en réalité est un grand monologue. Eh bien nous, nous savons au contraire apporter une réponse politique à ce mouvement des Gilets jaunes dont nous avons respecté le caractère non-partisan.

Jamais nous n'avons cherché à le récupérer pour une raison simple, c'est que leurs aspirations, leurs préoccupations étaient les nôtres et que nous avons des réponses politiques. Des réponses politiques d'abord ? Des réponses d'abord sur la démocratie. Oui, la démocratie française est malade. A la fois parce que la démocratie représentative ne fonctionne pas, parce qu'on a une Assemblée nationale composée de 300 députés macronistes qui votent comme un seul homme et sans réfléchir toutes les propositions du gouvernement et qui ne reflètent absolument pas l'état de l'opinion publique.

Et ensuite parce que la dernière fois que les Français ont eu le droit de s'exprimer par référendum, c'était il y a 14 ans et que leur vote a été piétiné par un vote 5 ans plus tard. Alors oui, il faut répondre à cette attente. Il faut une vraie démocratie représentative, c'est-à-dire la proportionnelle, faire en sorte que tous les Français soient convenablement représentés à l'Assemblée nationale.

Et il faut bien sûr, comme nous le réclamons depuis des décennies, le référendum d'initiative populaire ou d'initiative citoyenne, c'est-à-dire permettre aux Français, lorsque le gouvernement fait adopter une loi dont ils ne veulent pas, de la faire abroger par référendum et permettre aux Français, lorsque le gouvernement ne veut pas mettre en place une loi qu'ils attendent, de la faire adopter par référendum. Et puis il faut bien sûr une réponse sur le pouvoir d'achat et la fiscalité. Les Français n'en peuvent plus. Il ne faut pas augmenter pour les uns, baisser pour les autres. On a assisté ces dernières semaines au concours Lépine.

Chaque ministre avait une idée, non pas pour baisser les impôts, mais pour les augmenter. Chacun proposait la taxe carbone, revisiter l'impôt sur le revenu dès le premier euro, la suppression des niches fiscales. Non, il faut globalement baisser les impôts parce qu'on atteint un niveau confiscatoire dans notre pays, près de 50% de notre PIB en prélèvement obligatoire, alors même que les services publics disparaissent, que l'État se désengage de tout, qu'il n'assure pas la sécurité des Français, qu'il est incapable d'aménager le territoire, qu'il est incapable d'avoir une école de la République qui soit performante et qui permette de faire fonctionner l'ascenseur social.

La défaillance du gouvernement, elle est totale, mais les Français n'ont qu'un seul droit, payer toujours davantage, payer, subir et se taire. Il aura fallu à ce gouvernement de payer 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent qu'on baisse les impôts. Il y en a qui sont un petit peu durs de la feuille. En réalité, vous l'avez vu, vous l'avez vécu, vous l'avez ressenti, ce grand débat était une grande escroquerie, consistant pour Emmanuel Macron, qui prétendait quand même, il y a deux ans, faire de la question européenne un enjeu central. Il était très arrogant à l'époque, expliquant qu'il allait relancer littéralement la construction européenne.

Jamais il n'a été aussi isolé, marginalisé, affaibli sur la scène européenne. Et du coup, il a changé son fusil d'épaule et il a tout fait pour parasiter cette campagne européenne. Nous, nous sommes avec Jordan en campagne depuis le mois de janvier. Emmanuel Macron a délibérément lancé une grande opération de communication pour expliquer aux Français, avec de la pédagogie, comme ils disent, ce qu'il a déjà fait et ce qu'il va faire. Mais les Français ont très bien compris. Ils ont très bien compris que Macron voulait toujours plus d'immigration. Ils ont très bien compris qu'il voulait faire payer toujours davantage les classes populaires et les classes moyennes.

Ils ont très bien compris qu'il voulait supprimer toutes les protections économiques. Ils ont très bien compris qu'il voulait toujours plus de fédéralisme européen. Ce n'est pas la peine de leur expliquer. Ce n'est pas la peine de passer des heures et des heures à se mettre en scène pour leur dire ça. Un président de la République digne de ce nom, il serait attentif à la détresse des Français. Il proposerait des changements majeurs de cap politique pour répondre aux problèmes du pays. Mais là, il n'a été question de tout cela. En réalité, il veut simplement essayer d'occuper l'espace, saturer l'espace médiatique, comme on dit, pour échapper à ce grand débat européen.

Et il lance sa campagne presque en catimini avec une Mme Loiseau qui, sur sa branche, n'a aucun programme et Macron qui peut continuer à dérouler l'histoire de son grand débat et maintenant la restitution du grand débat, alors qu'il n'a rien à restituer. Il devrait plutôt restituer l'argent au français. Madame Loiseau, dont tout le monde a vu que son programme tenait en trois points, combattre le Rassemblement national, combattre les nationalistes, combattre les populistes. Ces gens-là, à défaut d'argument, manient l'invective. Ils n'ont aucun véritable projet européen, à part aller encore plus loin dans ce qui a déjà échoué et ce qui fait déjà souffrir les peuples.

Ils n'ont aucun projet européen, alors ils se contentent de nous sortir cette fable totalement creuse, totalement vide, des gentils progressistes contre les méchants populistes. La réalité, c'est que l'Europe, la construction européenne, aujourd'hui, elle est à la croisée des chemins et elle est déjà aussi à l'heure d'un premier bilan. Elle s'est construite au gré des traités successifs. On a vendu aux Français qu'en allant plus loin dans l'intégration européenne, on aurait la croissance, l'emploi, la sécurité. Quel est le résultat ?

Le résultat, c'est l'immigration massive, le chômage de masse, la casse sociale, la disparition des services publics, l'affaiblissement de notre nation, son incapacité à rayonner dans le monde comme elle l'a fait dans son histoire. Nous étions ce matin avec Jordan, à quelques dizaines de kilomètres d'ici, dans une région voisine, sur le site de Bécé-sur-Bray, dans la Sarthe, aux côtés des salariés d'Arjo-Biggins. Ils sont les victimes des politiques européennes.

Ils sont les victimes de cette logique de la concurrence déloyale, de ce continent européen qui est devenu un terrain de jeu pour la finance, de cette fiscalité qui frappe durement les ménages, durement les classes populaires et les classes moyennes, mais qui frappe aussi durement nos entreprises, qui se trouvent paralysées, accablées de charges, de contraintes, et qui aujourd'hui, dans un espace totalement ouvert, face à la concurrence déloyale venant des pays de l'Est ou face à la concurrence déloyale venant de l'autre bout du monde, se trouvent incapables de lutter. Et un État qui s'engage toujours davantage. Un État qui est incapable dans les secteurs stratégiques.

Et Dieu sait, si une entreprise comme Arjo-Biggins qui fait vivre un territoire entier est un enjeu stratégique, l'État qui ne réagit pas, regarde ça comme une vache regarde passer les trains et ne propose que des plans d'accompagnement du chômage à des salariés qui n'attendent qu'une chose, c'est de continuer à travailler et même à travailler dur pour une entreprise qui pourrait parfaitement être prospère et dont le carnet de commande était rempli. Et derrière tout ça, il y a évidemment la question du modèle économique.

Leur modèle économique, c'est l'effondrement de l'économie réelle asservi à ceux qui ont une conception purement financière de l'économie, une toute petite catégorie qui gagne toujours plus au détriment de l'immense majorité de nos compatriotes qui gagnent toujours moins quand ils ont encore la chance d'avoir un emploi. Il ne s'agit évidemment pas de savoir si on est pour ou contre l'Europe. L'Europe, c'est une réalité, ce n'est pas une construction technocratique. L'Europe, c'est une histoire, c'est une culture commune et c'est aussi bien sûr des défis à relever. Nous avons des grands défis à relever avec les autres nations.

Ce qui ne signifie pas d'ailleurs qu'on ait nécessairement les mêmes intérêts dans tous les domaines. Mais sur la protection des frontières, sur les nécessaires protections économiques, sur la haute qualité de notre alimentation, sur la sécurité sanitaire, sur l'intelligence artificielle, sur la protection des données numériques, sur tout ça, on doit organiser, bien sûr, des coopérations à l'échelle continentale. Mais c'est justement ce qu'on ne peut plus faire aujourd'hui dans le cadre de l'Union européenne. L'Union européenne a finalement un peu les mêmes défauts que l'État en France.

L'État s'occupe de tout ce dont il ne devrait pas s'occuper et il est incapable d'agir là où il est attendu. L'Union européenne s'occupe de la courbure des concombres et dicte des règles et des normes toujours plus contraignantes, souvent inefficaces, souvent inutiles, pensées par des technocrates, par un des 34 000 fonctionnaires de la Commission européenne à Bruxelles. En revanche, elle est incapable d'empêcher et même elle encourage de fait la dislocation totale de notre tissu économique. Alors, dans cette Union européenne, eh bien, il faut tout changer. Tout changer du sol au plafond, à la fois dans le fonctionnement et dans les orientations.

Le fonctionnement, il est profondément antidémocratique, opaque, avec des pouvoirs considérables détenus entre les mains de la Commission européenne, des commissaires européens que personne ne connaît, mais qui, aujourd'hui, font la pluie et le beau temps sur l'ensemble du continent européen. Et ce caractère antidémocratique, il l'assume. Il l'assume, d'ailleurs, avec des involtures. Vous vous souvenez des propos de Jean-Claude Juncker, qui, de sa démarche chaloupée, venait nous expliquer qu'il n'y avait pas de démocratie hors des traités européens.

Et plus récemment, le commissaire Oettinger, personne ne le connaît, rassurez-vous, un Allemand de la CDU, un ami de Mme Merkel, qui, au lendemain des élections législatives italiennes, qui les a quand même un peu fait trembler dans les immeubles de Bruxelles, nous disait que les marchés financiers allaient expliquer aux Italiens, allaient apprendre aux Italiens à bien voter. Voilà, voilà leur conception de la démocratie. Et donc, ils se moquent totalement de ce que pensent les peuples, ils se moquent totalement de ce que veulent les chefs d'État, les chefs de gouvernement, qui ont pourtant une légitimité démocratique. Ils veulent imposer leur vue, en toutes circonstances.

Ils sont totalement indifférents aux aspirations légitimes des peuples. Ils veulent imposer leur choix et ils le font d'autant plus facilement qu'aujourd'hui, la Commission européenne détient tous les pouvoirs. Elle a l'initiative législative. Ensuite, elle a le contrôle de la réglementation. Ensuite, elle vérifie que les nations appliquent dans le droit national les directives de Bruxelles. Et enfin, grâce au traité de Lisbonne adopté par Nicolas Sarkozy, elle peut, en tant que garante des traités, aller faire de l'ingérence dans tous les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence à l'intérieur des États membres.

Et c'est ce qui fait, par exemple, qu'elle fait la leçon à la Pologne ou la Hongrie avec des prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres uniquement parce qu'elle ne supporte pas que Victor Orban, le courageux Premier ministre hongrois, refuse les quotas obligatoires de migrants. Et on le voit d'ailleurs aussi avec le Brexit. Ils ont tout fait pour que ça se passe mal, délibérément. Pour eux, il y avait deux options.

La première option, c'était le Brexit qui se passe dans les pires des conditions, en faisant souffrir les Britanniques qui ont fait ce choix de sortir de l'Union européenne pour éviter tout phénomène de contagion et pour éviter qu'un autre pays ait éventuellement la même idée. Et puis, il y a ceux qui disaient, au sein des institutions européennes, eh bien, on va tout faire pour faire changer le choix des Britanniques, pour que ce Brexit, il n'ait pas lieu. Et aujourd'hui, ils sont en train d'enclencher, de tenter d'enclencher ce processus. Ils font durer les délais, ils profitent d'une situation de chaos dans la politique nationale.

La vérité, c'est que le texte de Brexit était un véritable scandale négocié par Thérésa May et Michel Barnier, tous les deux opposés au Brexit, tous les deux favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne. Ils ont négocié ensemble un texte qu'ils ont mis en scène mais qui, en réalité, aboutissait à maintenir la Grande-Bretagne dans tous les dispositifs actuels de l'Union européenne, à continuer de payer 5 milliards par an comme contributeurs nets et à maintenir au moins jusqu'en 2022 et sans doute au-delà le Royaume-Uni au sein du carcan de l'Union européenne alors même que ça fait déjà trois ans que les Britanniques ont fait le choix de la quitter.

Ce fonctionnement punitif, antidémocratique, il s'ajoute à des orientations qui sont désastreuses. L'Union européenne a délibérément organisé l'invasion migratoire de l'Europe. On nous avait promis avec Schengen qu'on allait abaisser les frontières nationales mais qu'en contrepartie on protégerait les frontières extérieures. Ils ont abaissé les frontières nationales et ils ont aussi abaissé les frontières extérieures. Ils n'ont jamais eu ni la volonté, ils ne se sont jamais donné le moindre moyen de protéger ces frontières extérieures pour une raison simple, c'est qu'ils conçoivent l'Union européenne comme une étape vers le mondialisme. Et évidemment, ils veulent que cette immigration entre.

Le commissaire européen Avramopoulos, rassurez-vous, personne ne le connaît, responsable d'immigration a d'ailleurs déclaré un jour nous avons besoin de l'immigration pas seulement pour des raisons morales disait-il, on ne voit d'ailleurs pas bien lesquelles, mais aussi parce que nous sommes un continent vieillissant. C'est-à-dire qu'ils veulent justifier cette immigration massive, le chaos identitaire, sécuritaire, économique et social qu'elle génère par le fait qu'on aurait un déficit de natalité.

Mais il y a une autre solution, beaucoup plus simple, beaucoup plus raisonnable, c'est d'encourager la natalité européenne de faire ce que fait Orban en Hongrie et Salvini en Italie, c'est-à-dire des incitations sociales, fiscales, au service des familles et au service de la natalité de nos nations. Et puis en matière économique, cette Union européenne elle a procédé de la même manière. On va faire le marché commun, on va supprimer les tarifs douaniers à l'intérieur, mais en contrepartie, vous verrez, on va protéger à l'extérieur. Et qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont en effet supprimé les protections à l'intérieur.

Ça nous a placés dans une situation de concurrence déloyale, notamment à cause de l'élargissement de l'Europe à l'Est. Mais par contre, ils ont dans le même temps supprimé les protections extérieures, abaissé les tarifs douaniers, multiplié les accords de libre-échange, c'est-à-dire placer notre économie dans une situation de concurrence déloyale contre laquelle on ne peut pas lutter.

Et le résultat, on le connaît, des délocalisations massives, la suppression des emplois, la désindustrialisation des pays européens et la France a été très durement touchée avec ce modèle profondément anti-écologique consistant à fabriquer des produits manufacturés en Chine, à les vendre en Europe, à retraiter un certain nombre de matières en Afrique, tout ça avec des supercargos sillonnant les océans, 50 000 sur la planète et qui chacun pollue plus que des millions de véhicules individuels.

Et ces gens-là osent aujourd'hui culpabiliser les Français, faire de l'écologie punitive en reprochant à nos compatriotes et notamment aux plus modestes d'entre eux d'utiliser leur vieille twingo diesel pour aller travailler alors qu'ils n'ont aucun autre choix parce que l'État s'est totalement désengagé des territoires, parce que les zones rurales sont abandonnées, parce qu'on a supprimé les services publics, notamment de transport.

Culpabiliser les Français alors qu'eux défendent un modèle qui est le plus anti-écologique qui soit, qui n'est pas respectueux de la planète et qui aboutit d'ailleurs en pratique à encourager les pratiques économiques les plus scandaleuses, les plus inadmissibles moralement, faire travailler des gamins 15-18 heures par jour, payer une poignée d'euros par mois épouvant la terre entière. Voilà le modèle qu'ils défendent. Eh bien nous, nous défendons le contraire, la relocalisation des activités humaines, les circuits courts, c'est-à-dire produire, consommer, retraiter, chaque fois que c'est possible dans un espace géographique le plus raisonnable possible.

Tout ce qu'on peut produire ou fabriquer sur notre sol français européen doit l'être et on ne doit avoir recours aux exportations que pour les produits dont on serait dans l'incapacité de les produire ou de les fabriquer sur notre sol. Voilà une vision authentiquement écologique à rebours des choix désastreux idéologiques et mondialistes qu'ils ont fait. Alors mes chers amis, dans cette campagne européenne, il n'y a plus de place pour les ambiguïtés. Emmanuel Macron défend le fédéralisme européen à marche forcée. Aller toujours plus loin dans les pouvoirs de la Commission européenne, aller toujours plus loin dans cette logique du libre-échange.

Ça a tué notre industrie hier, ça tuera notre agriculture demain. On le voit avec le traité avec le Canada, on le voit avec les projets de traité avec les pays d'Amérique du Sud ou d'Océanie. Il continue d'ailleurs de le faire dans le dos des peuples. L'été dernier, Jean-Claude Juncker, toujours avec sa démarche chaloupée, est allé au Japon signer en Katimini un accord de libre-échange avec ce pays sans consulter le Parlement européen et en consultant encore moins évidemment les parlements nationaux. Ils veulent aller toujours plus loin, toujours plus vite dans ce modèle qui ne marche pas. Mais ce modèle, il est arrivé à bout de souffle. Parce qu'aujourd'hui, les peuples se lèvent.

Aujourd'hui, partout, nos idées et nos alliés arrivent au pouvoir en Europe. Et on le voit d'ailleurs avec le règlement dit de Dublin. Ce règlement de Dublin, c'est le règlement d'asile au niveau européen. Ils veulent le réformer pour aller toujours plus loin dans le laxisme. On a déjà une immigration massive, incontrôlée. On a 120 000 demandeurs d'asile, rien que pour la France, auxquelles s'ajoutent 260 000 personnes au titre de l'immigration régulière, 50 000 mineurs isolés dont tout le monde sait qu'une bonne partie ne sont pas des mineurs, des dizaines de milliers de clandestins qui arrivent en France métropolitaine et en Outre-mer.

On est sans doute au-delà des 450 000 entre-parents rien qu'en France, mais ils veulent aller encore plus loin dans le laxisme quand même. Et bien, ce règlement de Dublin, il a été édicté par la Commission européenne, le Parlement européen, avec les amis de M. Macron, les Républicains, les Socialistes ont tous voté ce texte comme un seul homme. Et puis, aujourd'hui, ce texte, depuis des mois, il est bloqué au Conseil. Il est bloqué au Conseil parce que nos alliés, les Italiens, les Autrichiens et aussi ceux qui veulent défendre notre identité et notre sécurité, les Hongrois, les Polonais, ont dit non. Et ça montre bien que leur système est arrivé à bout de souffle.

Et d'ailleurs, ils en sont conscients. C'est pour ça que Macron défend aujourd'hui l'idée de la suppression de l'unanimité, c'est-à-dire la possibilité d'imposer, y compris aux chefs d'État et de gouvernement, des décisions contre leur volonté. C'est-à-dire qu'ils arrivent au bout de la logique démocratique, ils ne veulent plus de la démocratie et ils l'assument. Ils sont prêts à imposer à des États souverains des décisions totalement contraires à leurs intérêts. Donc on voit bien que finalement, ce modèle du fédéralisme, il est en fin de vie et que notre Europe des nations est là le vent en poupe partout en Europe.

Partout, pas seulement en Italie et en Autriche, que j'ai cité à l'instant, mais aussi dans beaucoup d'autres pays où des forces nationales, patriotiques, sont en train d'émerger et même d'arriver au pouvoir. Il y a quelques jours, nous avons été en Estonie rencontrer le parti Écrée qui a obtenu une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale et qui viennent d'entrer dans la coalition gouvernementale. Eh bien, ils ont répondu favorablement à l'appel de Matteo Salvini lundi à Milan qui a souhaité un large rassemblement des patriotes et des nationaux en Europe.

Et ce qui est vrai en Estonie, il est également en Espagne où nos amis de Vox vont avoir d'excellents résultats aux législatives européennes, mais c'est vrai en Slovaquie, en Tchéquie, en Finlande, au Danemark, partout en Europe se lèvent les peuples et il nous appartient évidemment en France d'être en première ligne de ce sursaut et de ce succès. Alors, mes chers amis, notre ennemi pour les élections européennes, ce n'est pas Nathalie Loiseau qui n'intéresse personne, c'est l'abstention. Il faut montrer aux Français l'importance d'aller voter.

L'importance d'aller voter parce que l'immense majorité des lois votées à l'Assemblée sont des simples transpositions de directives ou de recommandations de l'Union européenne. Parce que s'ils ne s'occupent pas de l'Union européenne, eh bien malheureusement, l'Union européenne va s'occuper d'eux, va continuer à les faire souffrir avec des décisions scandaleuses et Macron va aller encore plus loin dans cette logique. Ces élections européennes, elles sont l'occasion pour les Français de se faire entendre avec beaucoup de véhémence, bien sûr, mais de manière parfaitement démocratique pour que demain, nous puissions porter la voix de l'Europe des Nations, libre et fière au Parlement européen.

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