Contre-Matinale #67 | Pass vaccinal : La bataille n'est pas finie
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 8:22OuverteRéponse directe
Est-ce que tu aimerais commenter cette titrologie sur l'élection présidentielle ?
- 10:06OuverteRéponse directe
Quelle leçon peut-on tirer de la bataille du pass vaccinal ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Peux-tu rappeler la différence entre pass sanitaire et pass vaccinal ?
- 11:59RelanceRéponse directe
Quelles sont les évolutions possibles aujourd'hui quant au pass vaccinal ?
- 23:02OuverteRéponse directe
On a un Emmanuel Macron qui a une vision binaire de la crise sanitaire. Qu'en penses-tu ?
- 26:06FerméeRéponse directe
Si le pass vaccinal était voté, quand rentrerait-il en vigueur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:04Invité politiqueFait
« Depuis quelques semaines, donc il est question du pass vaccinal. Le pass vaccinal, il exclut en fait les antigéniques et les PCR de cette chose qui nous donne accès au théâtre, au restaurant, au bar, aussi peut-être de manière plus importante encore, pour les personnes qui en ont besoin pour aller au travail. »
- 11:23Invité politiqueFait
« Si on n'a pas le pass vaccinal, on ne peut plus prendre les transports interrégionaux, interrégionaux, donc ce qui fait que ça va beaucoup pénaliser, notamment des travailleurs. »
- 12:26Invité politiqueFait
« À part les députés de la France insoumise et globalement les députés du groupe EGDR, donc des députés qui sont communistes et apparentés au Parti communiste français, il y a un vrai morcellement avec un certain nombre de députés, une grande partie des députés socialistes, une grande partie des républicains qui ont voté pour ce pass vaccinal. »
- 12:48Invité politiqueFait
« Quand on regarde la composition du Sénat, il y aura des modifications qui seront faites par les sénateurs, comme ça avait été le cas pour le pass sanitaire, mais il n'y aura pas de remise en cause du principe même du pass vaccinal. »
- 13:20Invité politiqueFait
« Le Conseil constitutionnel avait dit que la validité de cette mesure était liée à un équilibre entre le fait de préserver la santé des Françaises et des Français, le tout en équilibre avec la question des libertés fondamentales. »
- 21:10Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement a fermé 84 000 lits d'hôpitaux depuis le début de la mandature, ce qui est énorme, en fait, ce qui est quasiment du jamais vu. »
- 29:03InvitéFait
« L'Allemagne a pratiqué à partir de l'euro une très forte modération salariale, ce qui fait que les autres pays qui échangeaient avec elle s'ils voulaient garder leur part être compétitifs ils devaient aussi faire de la modération salariale. »
- 29:22InvitéFait
« Le CICE en France a été fait pour rattraper notre retard de compétitivité par rapport à l'Allemagne. »
- 30:35InvitéFait
« Les marchés financiers avaient bien compris que dans cette zone euro il n'y avait pas de coopération entre états, il n'y avait pas de transfert budgétaire permis. »
- 39:11InvitéChiffre
« la France c'est 1% de la population mondiale c'est 2% de la consommation d'énergie mais c'est 17% des réacteurs nucléaires situés chez elle »
- 41:06InvitéChiffre
« un EPR qui a beaucoup d'années de retard qui était au départ en 2006 à 3 milliards qui est maintenant à plus de 19 milliards et qui n'est toujours pas en activité »
- 42:36InvitéChiffre
« quand on prolonge la durée de 10 ans c'est 50 milliards de grands carénages »
- 48:25Locuteur non identifiéFait
« délinquance immigration autorité »
- 49:15InvitéFait
« la réforme de l'ISF la loi travail 2 la flat tax Sarkozy n'a pas osé faire ça »
- 50:10InvitéFait
« quand vous avez trois usines qui ferment par mois en France il ne faut pas s'étonner qu'après les taux de chômage explosent »
Temps de parole
- Invité44 %
- Présentateur24 %
- Invité politique17 %
- Invité 27 %
- Présentateur 24 %
- Locuteur non identifié3 %
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et les parents naviguent à vue. Depuis la rentrée scolaire, lundi 3 janvier, parents et enfants sont contraints de multiplier les tests au prix d'heures d'attente. Les classes ferment, malgré tout, et obligent les écoles à improviser un système D. Les consignes ministérielles restent floues. Au terme de la 1re semaine de janvier, le ministère de l'Éducation a fait savoir que les conditions d'enseignement en présentiel ou distanciel seraient détaillées prochainement sans indiquer d'échéance. La situation de jour en jour ingérable ne fait pas flancher Jean-Michel Blanquer qui campe sur ses positions. Les écoles resteront ouvertes.
Face à l'imperméabilité du ministre de l'Éducation, la plupart des syndicats appellent à la grève jeudi 13 janvier prochain. Ils demandent plus de sécurité et de stabilité avec en sous-texte la revodication d'un retour au protocole, un cas, une fermeture. On vous invite à voir ou revoir la chronique de Lisa Lap sur le sujet, diffusée vendredi dernier, et qui inspire également nos sociaux qui nous font parvenir ce dessin signé d'Ide. Présidentiel, le calme plat, titre La Croix, à trois mois du premier tour, les candidats ne parviennent pas à capter l'attention des électeurs. Même le phénomène Éric Zemmour, incontournable, au début de l'automne, se fait un peu plus discret.
La crise du Covid au cœur des préoccupations et des débats, explique-t-elle ce désintérêt pour l'élection présidentielle ? Pas seulement, selon La Croix. Si l'épidémie a écrasé effectivement l'actualité ces dernières semaines au détriment de la campagne électorale, il y a en France un sentiment d'impasse politique. Beaucoup ont l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'alternative crédible. A Emmanuel Macron, explique le politologue Bruno Cotteresse. Pour l'heure, la situation semble bénéficier au président de la République, qui depuis décembre défend ouvertement son bilan dans toutes ses interventions.
Elle lui permet d'occuper le terrain, comme l'a encore démontré son interview aux Parisiens. Consciente que leurs plans sont mis à mal par la crise sanitaire, les équipes de campagne ajustent leur stratégie et se préparent à devoir convaincre les Français en un temps record, poursuit La Croix. Sur le même thème, l'humanité titre, crise sanitaire, la présidentielle en distanciel et s'interroge, campagne sous Covid, campagne au rabais, meetings repoussés, travail des militants limités, agenda monopolisé par le Covid. La pandémie menace le déroulement démocratique de l'élection d'avril 2022. Face à ces bouleversements, les formations politiques cherchent à s'adapter.
Peu de grands rassemblements sont déjà programmés jusqu'en avril par les partis qui ne peuvent pas prendre le risque de créer un cluster ou mettre en danger leurs militants. Comme l'a confirmé le Conseil constitutionnel, les rassemblements politiques ne peuvent être soumis à des restrictions. Ce mardi, le Premier ministre réunira la commission chargée d'organiser la campagne sous Covid, une instance de concertation qui doit impliquer l'ensemble des candidats. On continue de parler de la présidentielle avec cette une de libération. Christine Taubira le coup de poker face à une Valérie Pécresse au pied du dur. On ne se lasse pas des jeux de mots de Libé et de ses illustrations taquines.
L'ex-garde des Sceaux a fait un pas de plus vers une candidature en annonçant qu'elle accepterait le verdict de la primaire populaire. Mais la promesse d'une candidature unique à gauche est déjà compromise par les refus réitérés de Jadot, Roussel et Mélenchon pour qui le débat sur la primaire sature le temps de parole de la gauche et désespère les électeurs. Christiane prendra la parole à la mi-janvier pour en dire davantage sur ses intentions et son projet qui sera en rupture totale avec la politique du président de la République actuelle, explique Christian Paul, son plus fidèle soutien.
Quant à Valérie Pécresse, elle prend le risque de se couper d'un électorat plus modéré si elle s'obstine à suivre une ligne très dure. Analyse de quotidien, selon le sondage réalisé par Via Voice, pour Libération, 34% des personnes interrogées ont une opinion positive de la candidate LR contre 43% qui en ont une image négative, tandis que 23% ne se prononcent pas et attendent d'en savoir davantage sur la présidente de la région d'Île-de-France. Elle est néanmoins considérée comme plus crédible qu'Éric Zemmour et Marine Le Pen, mais peine à élargir ses thématiques de campagne.
Si la Macronie voyait d'un mauvais œil la candidature de Valérie Pécresse, trop proche idéologiquement, elle se réjouit aujourd'hui de ses récentes déclarations. Polémique sur le drapeau européen, brandi sur l'arc de triomphe, volonté d'aller chercher le karcher de Nicolas Sarkozy à la cave et meeting ultra-droitier à Cavaillon à l'occasion duquel la candidate a repris la rhétorique d'extrême droite sur l'assimilation et fait le lien entre immigration et délinquance. La présidente de la région d'Île-de-France s'inscrit ainsi dans un trio Zemmour-Pécresse-Le Pen qui ne représenterait rien d'autre que trois nuances d'une même droite selon un proche du chef de l'État.
C'est l'actualité internationale qui domine la une du Figaro, Poutine-Biden, comment éviter la guerre en Ukraine. Une série de pourparlers auront lieu cette semaine entre Moscou et Washington pour tenter d'éviter une guerre en Ukraine et redéfinir la relation de la Russie avec l'OTAN. Alors que la Russie continue de masser ses forces aux frontières de l'Ukraine, la menace d'une invasion plane mettant en péril la sécurité du continent. Face à Vladimir Poutine, Joe Biden ne dispose qu'une marge de manœuvre limitée, prendre le risque d'une escalade militaire aux conséquences tragiques et d'une reculade diplomatique qui discréditerait l'OTAN et les garanties de sécurité américaines.
Mais les espoirs de parvenir à un accord sont minces, souligne le journal de droite. Du côté de la presse indépendante, on note l'enquête de rapports de force qui dresse le bilan d'une année de violence de l'extrême droite à l'aide notamment d'infographies. Intimidation, ingressions ou encore préparation d'attentats, tout au long de l'année 2021, le journal a compilé, cartographié et classé 105 événements violents perpétrés par des militants d'extrême droite.
Des violences en augmentation tout le long de l'année sont à déplorer, en particulier au sein des manifestations anti-pass sanitaires où certains manifestants identifiés comme de gauche sont agressés et des affrontements entre milieux antifascistes et groupuscules d'extrême droite éclatent. Un pic de violence est observé en fin d'année et qui s'explique beaucoup par le lancement de la campagne d'Éric Zemmour. Il représente près de 40% des 41 événements violents recensés lors des trois derniers mois de l'année. Rapport de force rapporte que l'agression est le mode d'action privilégié de ces militants.
Outre les agressions, l'année 2021 a été marquée par trois projets d'attentats liés à l'extrême droite. 17 personnes, majoritairement des hommes, ont été mis en examen pour provocation à un acte de terrorisme. La plupart d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Toujours en 2021, quatre salves d'arrestations au sein de milieux d'extrême droite armées ont également eu lieu, mais aucun n'a donné lieu à des mises en examen pour faits de terrorisme. Rapport de force révèle que la ville de Lyon est le laboratoire des violences de l'extrême droite. Bastion de feu génération identitaire, elle est la commune où ces violences ont été les plus nombreuses.
Pour plus de détails, on vous renvoie vers cet article très fourni de rapport de force. Beaucoup parlé. Je suis bien contente, Marion Beaumbalet, que tu sois à mes côtés. Est-ce que tu aimerais peut-être, avant de revenir sur le sujet qui nous concerne, commenter cette titrologie ?
Oui, ce qui est amusant sur tous ces titres contrats à l'élection présidentielle, donc à savoir est-ce qu'on va plus parler du Covid, pourquoi ça n'intéresse pas les gens. Il y a cette une de libération sur Christiane Taubira, qui parle aussi de Valérie Pécresse. Et aujourd'hui, ce qu'on voit quand on s'intéresse déjà au débat, quand on est militant politique, c'est qu'on a une droite qui, hélas, est déjà en ordre de bataille avec une Valérie Pécresse qui se pose tout le temps comme opposante à Macron. Enfin c'est tout le temps dans ses discours.
Et quand on regarde du côté de la gauche, là où on pourrait attendre un peu plus d'espoir en termes de changement, d'émancipation, et là où, en tout cas, moi, mon cœur balance, eh bien en fait, on a une gauche où on a un Jean-Luc Mélenchon qui est déjà en campagne.
Et toute une partie de la gauche qui sature effectivement l'espace médiatique, comme c'est dit dans un des articles, qui ne parle que de la primaire populaire, qui est une primaire qui rassemble des gens qui sont déjà politisés, en fait, qui ne sont pas forcément des abstentionnistes et qui ont tous un chouchou, qui sont issus de partis traditionnels ou non, mais en tout cas, en fait, qui ne sont pas tournés vers les électeurs et les électrices et vers les abstentionnistes.
Et malheureusement, si aujourd'hui, on a une campagne qui est saturée par le Covid, et c'est normal au regard de l'ampleur de ce qui se passe, eh bien du côté de la gauche, on se dit est-ce que, en fait, la gauche a quelque chose à proposer, exception faite donc de certains candidats qui ont dit qu'ils ne participeraient pas à cette primaire. Quand on voit Anne Hidalgo, quand on voit Christiane Taubira, quand on voit aussi Arnaud Montebourg, qui sont un peu un pied vers la primaire, le regard tourné vers est-ce qu'ils y participent, est-ce qu'en fait, s'ils vont retirer leur candidature selon les résultats, et qu'ils changent d'avis une semaine sur deux ?
Eh bien je pense qu'il ne faut pas s'étonner, en fait, que la presse parle d'autre chose, parce que la campagne qu'offre une partie de la gauche aux Françaises et aux Français, elle n'est pas au niveau, elle n'est pas au niveau de la séquence historique. Et il faudrait peut-être que tout un tas de personnes se remettent en question pour qu'on parle un peu plus d'eux.
Marion, donc cette confusion autour de cette élection présidentielle et cette primaire de la gauche, on la retrouve aussi autour du pass vaccinal. C'est un peu la cacophonie, tout est flou, rien n'est clair, on navigue à vue. Quelle leçon peut-on tirer de la bataille du pass vaccinal, qui a fait beaucoup de bruit la semaine passée ? Alors peut-être que tu veux revenir, il est peut-être important de rappeler cette différence entre le pass sanitaire et le pass vaccinal, puisque rien n'est clair.
Tout à fait. Alors le pass sanitaire, pour rappeler, donc très simplement, c'est ce avec quoi on a vécu ces derniers mois. Donc en fait, on pouvait l'avoir sur notre téléphone, ou en tout cas avoir le petit formulaire qui disait qu'on avait ce pass sanitaire, dès lors qu'en fait, on avait soit un parcours vaccinal complet, soit qu'on avait un certificat de rétablissement, donc qui attestait qu'on avait eu le coronavirus et qu'on était guéri jusqu'à, il me semble, 6 mois après la guérison, ou encore, en fait, qu'on avait fait soit des tests antigéniques ou PCR, donc pour les personnes non vaccinées. Depuis quelques semaines, donc il est question du pass vaccinal.
Le pass vaccinal, il exclut en fait les antigéniques et les PCR de cette chose qui nous donne accès au théâtre, au restaurant, au bar, aussi peut-être de manière plus importante encore, pour les personnes qui en ont besoin pour aller au travail. Si on n'a pas le pass vaccinal, on ne peut plus prendre les transports interrégionaux, interrégionaux, donc ce qui fait que ça va beaucoup pénaliser, notamment des travailleurs. Et donc aujourd'hui, en fait, ce tournant, il est lié à la volonté que le gouvernement a de contraindre les personnes à se faire vacciner.
Donc durcir, donc plus d'alternative. Donc l'alternative des tests est complètement supprimée. Volonté également de durcir les sanctions. Alors je suis d'avis. La confusion aussi sur le plateau du média, là, voilà. Donc par rapport à... Quelles sont les évolutions possibles aujourd'hui quant au pass vaccinal ? Donc ça a été adopté à l'Assemblée nationale. C'est aujourd'hui à l'étude, au Sénat.
Tout à fait. Là, en fait, on a une étude en commission à huis clos qui va commencer aujourd'hui au Sénat et ensuite des discussions qui seront en séance. Ce qu'il faut voir, c'est que le Sénat, c'est une chambre qui est de droite. Donc si on est contre le pass vaccinal, pour rappel à l'Assemblée nationale, ce qui s'est passé, c'est qu'en fait, à part les députés de la France insoumise et globalement les députés du groupe EGDR, donc des députés qui sont communistes et apparentés au Parti communiste français, il y a un vrai morcellement avec un certain nombre de députés, une grande partie des députés socialistes, une grande partie des républicains qui ont voté pour ce pass vaccinal.
Quand on regarde la composition du Sénat, il y aura des modifications qui seront faites par les sénateurs, comme ça avait été le cas pour le pass sanitaire, mais il n'y aura pas de remise en cause du principe même du pass vaccinal. Donc hélas, il n'y aura pas de grand bouleversement à attendre du côté des sénateurs qui sont pour la plus grande partie des personnes de droite, des républicains. Il y aura peut-être à voir du côté du Conseil constitutionnel des choses à attendre. Une fois que ça aura été voté, ce sera examiné.
Au moment du pass vaccinal, le Conseil constitutionnel avait dit que la validité de cette mesure était liée à un équilibre entre le fait de préserver la santé des Françaises et des Français, le tout en équilibre avec la question des libertés fondamentales. Vu que le pass vaccinal, c'est un recul en plus en termes de liberté, peut-être qu'ils estimeront qu'un cap a été franchi et qu'en tout cas, l'équilibre est rompu et que ce pass, dans la manière dont il va être voté, ne sera pas acceptable.
Oui, c'est ça. Donc il y a de grandes chances que ce pass vaccinal puisse heurter à l'opposition du Conseil constitutionnel. On se souvient que dans leur décision du 5 août dernier, les sages chargés de veiller à la constitutionnalité en des lois votées par le Parlement avant promulgation avaient bien relevé, pour valider la loi qui étendait le pass sanitaire au cinéma, bar, café et restaurant, que ces dispositions n'instaurent en tout état de cause ni obligation de soins, ni obligation de vaccination. Donc on se pose vraiment la question de savoir comment cette loi va pouvoir être votée sans être retoquée ensuite par le Conseil constitutionnel.
Et même si le Conseil constitutionnel validait cette loi, il y a toujours cette QPC, cette question prioritaire de constitutionnalité. Alors peut-être qu'on peut... Les débats ont été très animés au sein du Parlement. Est-ce qu'on a des vidéos à projeter ? Enfin, à projeter.
Chers collègues, s'il vous plaît, je vous demande de la retenue et je vous informe qu'il appartiendra... Pardon, mais il ne s'agit pas de gagner ou de perdre. Non. Il appartiendra donc à la conférence des présidents de déterminer les conditions dans lesquelles la suite de son examen pourra être réinscrite à l'ordre du jour. La séance est levée. Votre texte s'intitule « Renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire ». Mais il n'y en a qu'un seul. La vaccination. La vaccination n'est pas en cause. Elle protège des formes graves et c'est heureux. C'est pourquoi nous restons sur la position de l'Organisation mondiale de la santé convaincre plutôt que contraindre.
Vous nous aviez imposé votre passe sanitaire qui est, vu la situation actuelle, une impasse sanitaire. Et maintenant, vous nous imposez votre passe vaccinale qui sera une passoire virale. Le ministre Véran a dit le 29 décembre « Je m'adresse à ceux qui nous regardent et qui ne seraient pas vaccinés ». Je ne vous le dis pas comme une menace car je suis ministre, mais aussi médecin et j'ai de l'empathie. Pour toutes les personnes que je traite de la même manière, sans distinction, il y a peu de chances que vous passiez cette fois entre les gouttes. Mais alors, pourquoi un seul outil ? Véran et Macron ne déploient pas de purificateurs d'air.
Alors ils emmerdent les non-vaccinés, les vaccinés contaminés et les Français tout entiers. Véran et Macron ne mettent pas en place la société de roulement. Alors ils emmerdent les non-vaccinés, ils emmerdent les vaccinés contaminés et les Français tout entiers. Véran et Macron, ils suppriment 5700 lits pendant la pandémie.
Je me suis donc penché sur les errements de la communication gouvernementale, tantôt comiques, parfois déconcertantes. Gabriel Attal, en mars 2021, à la veille du troisième confinement, nous dit, j'avoue avoir du mal à expliquer qu'on puisse aller dans un Sephora, mais pas dans un musée, à la veille du troisième confinement. Agnès Buzyn, le 24 janvier 2019, ce n'est pas si loin. Le risque d'importation des cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul, parce que la ville est isolée. Ensuite, de l'inutilité des masques, à la contravention pour non-port du masque dans l'espace public, jusqu'à l'obligation pour les mômes de 6 ans d'emporter un.
Je fais l'impasse sur les propos du directeur général de la Santé, qui nous disait que le port du masque était totalement inutile, pas nécessaire. Ça ne sert à rien, disait-il, si Bête Diaye nous disait à l'époque que c'était trop compliqué de mettre un masque et qu'il fallait être polytechnicien. Je fais l'impasse sur les fermetures des remontées mécaniques et les ouvertures de pistes, sur les produits essentiels et les produits non essentiels. De l'esprit brillant de nos bureaucrates aura germé cette idée que les coiffeurs se devaient d'être fermés, alors que les sex-shops devaient rester ouverts, une drôle de manière d'envisager les gestes barrières.
Président Macron, qui, à propos de l'échec de l'application Covid, nous disait « Je ne dirais pas que c'est un échec, je dirais que ça n'a pas marché. » Encore un beau fleurilège de langage gouvernemental qui peine à consolider la parole publique puisque c'est bien de ça dont il s'agit. Noël, où on nous a invités à partager la bûche en deux, papy et mamie dans la cuisine, tandis que les enfants devaient profiter la bûche de Noël dans les autres pièces. J'aurais pu vous parler de « dedans avec les miens, dehors en citoyen », le slogan réinventé par le gouvernement au moment où il fallait à nouveau respirer le luxe, le calme et la volupté.
Mais ça aurait été trop dur pour vous que d'entendre cela. J'en viens maintenant à la dernière trouvaille, celle qui a juste allé vraiment en cours, Madame la Présidente. L'interdiction du petit café debout, vu que le virus épargne, ceux qui déjeunent assis, de là, de ça a germé l'idée de ceux qui conseillent le Président de la République. Alors, soyez humble, Monsieur le ministre, quand vous appréhendez les discours de vos oppositions. Très animé.
Ce qui ressort beaucoup de ces interventions, c'est finalement ce que ces interventions pointent, c'est les incohérences en fait du gouvernement dans la gestion de cette crise qui, pour se déresponsabiliser, va chercher à incriminer les non-vaccinés.
Tout à fait. Déjà, ce qu'il faut, c'est des débats qui ont été tardifs, donc je pense qu'il faut saluer la motivation des députés qui savaient que je pense leurs amendements avaient peu de chances d'aboutir, qu'ils sont restés en fait à lutter contre la politique du gouvernement jusqu'à 5 heures du matin. Il me semble que c'est l'heure à laquelle le pass a été adopté à l'Assemblée nationale. Et effectivement, ces débats ont été l'occasion pour les députés de l'opposition de mettre le gouvernement face à tout leur paradoxe.
Dans une autre vidéo, ce qu'on voit, c'est qu'à l'Assemblée nationale, tout un des éléments de défense de l'exécutif, c'était de dire qu'il ne s'agit en aucun cas d'une obligation vaccinale. Sur Brut, on a une vidéo où Olivier Véran dit, ce n'est pas une citation exacte, mais qu'en fait, le pass vaccinal, c'est une forme d'obligation vaccinale, juste, contrairement à l'obligation, c'est un peu plus efficace. Donc en fait, dans la philosophie dans laquelle s'inscrit le gouvernement, là, on est quasiment sur de l'obligation, mais quelque chose qui, selon eux, est plus efficace.
Et donc les députés n'ont eu de cesse à l'Assemblée pendant des débats qui ont été très, très suivis de mettre le gouvernement face à leur paradoxe, à leur hypocrisie aussi. Ça a été l'occasion pour les députés, par exemple, de rappeler qu'ils parlent de l'hôpital, de ne pas saturer les hôpitaux. C'est le moment de rappeler, donc à l'Assemblée nationale, que le gouvernement a fermé 84 000 lits d'hôpitaux depuis le début de la mandature, ce qui est énorme, en fait, ce qui est quasiment du jamais vu.
Donc ces débats-là ont été l'occasion de montrer toutes les incohérences, tous les renoncements aussi du gouvernement, de revenir par exemple sur la question de la société du roulement qui a été proposée par plusieurs députés, notamment Éric Coquerel, en disant que pour éviter que le virus circule, peut-être que le fait d'échelonner les horaires de départ au travail et d'éviter les horaires de pointe, ça pourrait être une solution. Les débats, donc c'est des moments où tout ça a pris forme, a été répété et en vain parce que les macronistes sont majoritaires.
Donc on a des députés qui mettent le gouvernement face à leurs contradictions, à leurs insuffisances, à leurs incapacités et surtout pointent leurs responsabilités. Vous êtes les véritables responsables.
Tout à fait. Tout à fait, parce que là, avec le pass vaccinal, on est sur un parti pris qui est choisi, donc qui est quasiment celui de l'obligation, de la contrainte. C'est l'OMS qui dit qu'il faut plutôt privilégier la persuasion, le fait de convaincre les gens de les rassurer plutôt que de les contraindre. Là, le gouvernement, il choisit la contrainte, il choisit pas ce qui est préconisé par l'OMS. Donc ces débats politiques, ça a été finalement l'occasion de rappeler que oui, du coup, le gouvernement préfère menacer, suspendre certaines libertés pour tout un tas de personnes plutôt que de les rassurer, plutôt aussi de tester tout un tas de mesures alternatives.
Par exemple, dans les écoles en Belgique, on a une commission qui recommande l'utilisation de purificateurs d'air et de capteurs de CO2 et de faire des petites pauses dans les classes. Ça fait plusieurs mois maintenant que les députés de l'opposition réclament la mise en place de purificateurs d'air et de capteurs de CO2 et le gouvernement leur répond que c'est pas utile, c'est pas intéressant et qu'ils ne les mettront pas en place. Alors que dans d'autres pays, on en a en fait qui se sont mis en place ou en tout cas, c'est fortement recommandé d'en installer. Donc tous ces débats, ça a été l'occasion de discuter de ça.
Oui. Donc on a un Emmanuel Macron et un ces gouvernements qui ont une vision assez binaire de cette crise sanitaire. Il y a ceux qui luttent contre les vaccinés et ceux qui, au contraire, compliqueraient les choses, les emmerdeurs. Donc les non-vaccinés et on se doute bien évidemment que c'est beaucoup plus complexe que ça et beaucoup plus nuancé, on peut peut-être écouter David Guiraud qui justement explique les raisons pour lesquelles parfois on est français et qui voudraient se faire vacciner ne le sont pas forcément.
C'est des gens qui n'ont pas en frein la loi, au fait, je le rappelle comme ça, et qui sont condamnés à la mort sociale. Vous avez l'Inserm qui a déclaré que 40%, c'est-à-dire quasiment un non-vacciné sur deux, l'étaient à cause de difficultés d'accès à la vaccination. Donc ces gens-là doivent être traités comme des criminels, c'est comment ?
Il y avait aussi une autre vidéo, il me semble, de David Guiraud qui explique qu'il y a des déserts médicaux et là je vois Lisa à l'écran, j'aurais aimé voir David Guiraud qui explique que finalement il y a des déserts médicaux, que la France ne se résume pas à la capitale et qu'il y a des gens parce qu'il y a une fracture numérique qui, notamment les personnes âgées, ne peuvent pas prendre des rendez-vous en ligne pour se vacciner. D'autres ont peur, d'autres ont des doutes, ils ont juste besoin d'être rassurés, tout simplement.
Oui, tout à fait. Là déjà, ce qu'on voit c'est qu'aujourd'hui on a les PCR qui prennent de plus en plus de place et à raison puisqu'en fait les tests antigéniques aujourd'hui ne permettent pas forcément de détecter. On a plein de tests qui sont faux négatifs donc il faut en recourir au PCR si on veut savoir si on est contaminé ou non.
Il y a beaucoup d'endroits où en fait avoir un PCR il faut attendre plusieurs jours, ça relève de la croix et de la bannière et déjà pour ces choses qui avec le pass vaccinal deviennent quasiment quotidiennes parce qu'on a un virus qui circule beaucoup et donc par exemple pour les écoliers pour les parents d'élèves pour les instituteurs il faut aujourd'hui beaucoup se tester pour autant c'est dur d'accéder à ces tests.
Alors on a encore le niveau au-dessus qui est celui que pointe du doigt David c'est que sur 40% des personnes non vaccinées et c'est l'Inserm qui le dit c'est pour des raisons c'est pas pour des raisons c'est pas des gens qui sont anti-vaccins qui seraient complotistes comme le gouvernement essaie de nous le faire croire c'est ce que Macron appelle des emmerdeurs et ben ces emmerdeurs pour 40% c'est des personnes qui en fait n'ont pas accès à des infrastructures pour se faire vacciner donc je pense qu'il faut retourner la question est-ce que du coup ces 40% de français par exemple ce sont des emmerdeurs pour le reste de la France ou est-ce que c'est pas des gens qui sont emmerdés en fait par la case des services publics et je pense qu'en fait Emmanuel Macron ben aujourd'hui en fait les gens qui emmerdent les français c'est le gouvernement c'est les gens qui ferment 84 000 lits en 4 ans d'exercice du pouvoir en France c'est eux qui en fait bloquent les français déjà s'il y avait plus d'infrastructures on aurait peut-être 40% des français non vaccinés en plus qui seraient vaccinés en fait
et c'est pas comme si on n'avait pas eu l'expérience d'autres vagues donc on aurait pu tirer un bilan et des conséquences donc si ce pass vaccinal était voté quand est-ce qu'il rentrer en vigueur ?
Alors il devait au départ rentrer en vigueur le 15 janvier et vu que les débats ont pris du temps grâce aux magnifiques suspensions de séance imposées par l'opposition ça rentrera en vigueur le 17
Très bien merci Marion merci on continue de vous tenir informés des débats autour du pass vaccinal et de discuter les évolutions possibles et la discussion bien évidemment se poursuit dans le forum du Média et bien on va vous laisser Marion et moi entre les mains de Thomas Porcher avec ce nouveau numéro de l'instant Porcher on a parlé des 20 ans de l'euro et du projet de la commission européenne de classer le gaz et le nucléaire comme énergie durable Valérie Pécresse et son karcher étaient également à l'ordre du jour on va donc d'ores et déjà nous rendre l'antenne et vous confier à Thomas Porcher et Lisa qui réalisent l'interview de Thomas pour ma part moi je vous retrouve mercredi il est possible que Théophile revienne demain ça sera la grande surprise je vous souhaite une très bonne journée et à bientôt ne nous quittez pas l'instant Porcher c'est tout de suite
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant Porcher comme chaque semaine on va avoir des choses à dire décrypter et comprendre car nous sommes dans la ligne droite vers l'élection présidentielle au programme aujourd'hui avec Thomas Porcher on revient sur les 20 ans de l'euro la monnaie on décryptera aussi cette actu le gaz et le nucléaire ont été classés comme énergie durable par la commission européenne et enfin nous reviendrons sur la campagne de Valérie Pécresse qui préconise les Karcher on discute de tout ça avec Thomas c'est l'instant Porcher fini le franc le marque allemand la lire italienne il y a 20 ans apparaissait la monnaie unique européenne l'euro 340 millions de citoyennes et citoyens de 19 états de l'union utilisent la devise et l'euro a aujourd'hui un poids comparable à celui du dollar dans les transactions financières mondiales fin du dumping monétaire entre états régulation inflation on va faire le tri 20 ans après Thomas quel est le bilan de l'euro que tu peux nous faire aujourd'hui c'est un bilan qui n'est pas très positif on peut même dire qui est très négatif en fait à part le fait que l'euro ait supprimé la volatilité des taux de change qui a favorisé le commerce entre états membres il y a eu on va dire de gros gros gros gros effets négatifs pourquoi quand vous avez une même monnaie dans un cadre de marché unique qui favorise la concurrence avec des pays qui ont des modèles sociaux et des fiscalités des démographies et des développements différents qu'est-ce qui se passe et bien ça va favoriser une très grosse concurrence et cette grosse concurrence elle va se faire sur quoi sur les modèles sociaux la casse du modèle social pour être plus compétitif que son voisin et c'est l'Allemagne qui a commencé ça l'Allemagne a pratiqué à partir de l'euro une très forte modération salariale ce qui fait que les autres pays qui échangeaient avec elle s'ils voulaient garder leur part être compétitifs ils devaient aussi faire de la modération salariale vous voyez on a par exemple flexibilisé les marchés du travail dans certains pays et d'autres devaient faire exactement la même chose le CICE en France a été fait pour rattraper notre retard de compétitivité par rapport à l'Allemagne vous voyez et si on était dans un système où il y avait toutes les monnaies où chaque état avait sa monnaie qu'est-ce qui se passerait ?
la modération salariale de l'Allemagne aurait entraîné une appréciation du marque par rapport au franc ce qui aurait permis nous de garder la compétitivité de nos entreprises mais comme nous avons la même monnaie nous sommes obligés de faire des dévaluations internes c'est-à-dire reporter tout ça sur le travail plutôt que de faire des ajustements par la monnaie donc grosso modo l'euro a été vraiment un vecteur un vecteur de la mise en concurrence de la baisse de la fiscalité du nivellement vers le bas de la fiscalité dans les états ce qui fait qu'aujourd'hui au sein de la zone euro nous avons des paradis fiscaux et de toutes les lois travail qui ont été passées et en plus de ça on s'est rendu compte après la crise 2008 que l'euro n'a pas été un bouclier face à la crise en fait il y a eu une crise américaine qui s'est très vite transformée en crise de la zone euro et ça c'est très difficilement explicable parce que les déficits budgétaires de l'ensemble de la zone euro n'étaient pas très élevés ça ne justifiait pas qu'on ait des attaques sur la dette par les marchés financiers on avait un déficit budgétaire qui n'était pas très élevé moins élevé que celui des Etats-Unis même que celui du Royaume-Uni mais les marchés financiers avaient bien compris que dans cette zone euro il n'y avait pas de coopération entre états il n'y avait pas de transfert budgétaire permis et donc on pouvait via des petits pays un peu plus fragiles la Grèce le Portugal faire vaciller l'ensemble de la zone euro enfin l'euro tout comme le marché unique sont des matrices des carcans qui ont été posés sur les Etats qui les obligent aujourd'hui à pratiquer de la casse du service public des baisses de fiscalité jusqu'à ce qu'on ait plus de fiscalité dans la zone euro et de faire des travailleurs des meubles les ajustements aujourd'hui de la compétitivité qui se faisait avant finalement sur la monnaie donc le bilan est extrêmement négatif Est-ce que pour la France seulement pour la France il y a eu des aspects positifs ?
Non il y a eu des aspects très négatifs pour la France et surtout encore une fois pour les plus pauvres quand on regarde le niveau de vie des 10% des français les plus pauvres il augmentait constamment jusqu'en 2000 2002 l'entrée dans la zone euro avec une préparation de 10 ans avant quand on regarde le secteur manufacturier il s'est dégradé très fortement quand on regarde la balance commerciale nous étions excédentaires dans les années 90 nous sommes aujourd'hui déficitaires vous voyez donc l'entrée de la zone euro a dégradé a permis la désindustrialisation de la France où un certain nombre d'industries se sont mis soit les pays du sud le Portugal soit les pays de l'est vous voyez donc finalement il y a eu un transfert dans l'Europe alors quand on parle après de souveraineté européenne ça ne veut plus rien dire parce qu'en fait en réalité en souveraineté européenne ça n'a rien changé sauf que les emplois français sont maintenant dans d'autres pays de la zone euro donc vous voyez il y a eu un vrai problème là-dessus et puis ça a pesé sur notre déficit alors ce qui a fait que les populations un peu plus résistaient en France par rapport à d'autres pays c'est que nous avons un modèle social extrêmement élevé et donc quand vous avez des entreprises qui partent vous avez des prestations chômage qui sont données aux salariés donc qui leur permettent en fait d'amortir les effets négatifs de l'euro mais ce modèle social est de plus en plus remis en cause et c'est pareil et encore une fois c'est dû à ce qu'on a dit au début à la structure à la matrice de la zone euro qui fait qu'il faut casser du service public et donc ces aides sociales sont remises en cause avec l'assurance chômage qui a été passée avec la réforme des retraites et ainsi de suite donc cette espèce d'amortissement qu'ont eu grâce au modèle social les français avec l'euro est en train petit à petit de disparaître donc le bilan pour la France est extrêmement négatif Est-ce que ça veut dire qu'on doit sortir de l'euro selon toi ?
Eh bien ça c'est une question qui est en fait très difficile si on est franc d'un point de vue théorique moi je dis oui bien sûr il faudrait sortir de l'euro et ce serait pareil pour l'Italie parce que ce sont des pays l'Italie et la France sont les pays qui ont le plus subi négativement l'euro l'Allemagne s'en est bien sortie parce qu'elle a transformé l'euro en un euro marque en fait voilà avec des institutions qui sont à son service je ne suis pas sûr que les Allemands soient plus heureux parce qu'il y a une modération salariale très forte mais l'économie allemande d'un point de vue macroéconomique s'en est mieux sorti que les autres tout en n'ayant pas une croissance majeure parce que quand on regarde la croissance moyenne à partir de 2007 c'est une croissance qui est en dessous d'un pour cent mais comme c'est un pays qui est vieux il n'a pas énormément besoin de croissance quand vous êtes un pays jeune vous n'avez plus besoin de croissance quand vous êtes un pays vieux pas énormément de croissance parce que la croissance économique sert surtout à insérer les jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi il faut avoir nous on a une forte natalité il faut qu'on ait un fort taux de croissance pour trouver des emplois aux jeunes qui arrivent sur l'emploi donc moi d'un point de vue théorique je dirais oui il faut en sortir oui mais maintenant si on est pratico-pratique j'ai un certain nombre de craintes même des craintes très sérieuses la première c'est que vous savez on a rarement vu une désintégration monétaire il y a eu des désintégrations monétaires des pays de l'ex-bloc URSS voilà quand l'URSS s'est cassé vous avez un certain nombre de pays qui sont devenus indépendants le Kazakhstan etc et qui ont retrouvé une monnaie etc sauf que là c'était une transition d'un système communiste à un système capitaliste donc dans ce type de transition qui a été extrêmement douloureuse pour les populations vous ne manquez pas de financement puisque vous passez du communisme au capitalisme vous n'avez pas une défiance des marchés financiers même l'inverse vous avez parfois des euphories de marchés financiers parce que vous passez du communisme au capitalisme etc mais quand vous faites une désintégration monétaire dans un système libéral apprécié par la finance puisque s'ils donnent les pleins pouvoirs à la finance apprécié par le capitalisme vous avez des mouvements de capitaux vous avez des capitaux qui sortent qui vont se placer ailleurs ils ont très peur et donc il faut exercer un contrôle des capitaux et ainsi de suite donc pour les populations il risque d'y avoir à un moment des fortes secousses peut-être pas sur le long terme on ne sait pas mais il peut y avoir des fortes secousses sur quelques mois peut-être même quelques années et donc c'est très difficile d'avoir un point de vue tranché sur cette question moi ce que je vois c'est que l'euro n'a pas tenu sa promesse ça c'est sûr la croissance n'a pas été là les emplois n'ont pas été là aujourd'hui ce qui règne c'est la concurrence l'austérité la précarité pour les plus jeunes qui ont le choix entre chômage ou emploi précaire ce n'est pas l'économie de la connaissance qu'on nous avait dit et donc il faut critiquer ça il faut faire un état de fait et aujourd'hui il n'y a pas de débat là-dessus vraiment je tiens à le dire il n'y a pas de débat là-dessus c'est-à-dire qu'on ne peut pas critiquer l'euro à partir du moment où on met des éléments techniques comme j'ai mis en face les gens vont vous dire oui mais l'euro c'est la paix si on a un débat comme ça et c'est la même chose au moment de la constitution en 2005 il y a 16 ans de ça il y a eu un gros débat sur la constitution qui n'avait absolument rien de critères fondamentaux importants dans la construction européenne c'était que des choses économiques et sociales qui avaient pour but d'imposer le marché de réduire les services publics et ainsi de suite il y a beaucoup de gens qui ont voulu débattre là-dessus mais chaque fois en face le camp du oui le camp pro-européen dit toujours oui mais l'Europe c'est la paix l'Europe c'est l'amour des peuples et ainsi de suite alors qu'en fait l'Europe c'est la concurrence il faudrait se poser la question les allemands sont des partenaires ou des concurrents si c'est des partenaires l'Europe est coopérative si c'est des concurrents c'est le marché et là il n'y a pas de coopération donc vous voyez on doit critiquer l'Europe on doit dénoncer les paradis fiscaux qui ne sont pas faits et ainsi de suite mais après la sortie est quelque chose je ne peux pas dire comme ça de mon bureau de mon pupitre il faut faire la sortie parce que ce serait une période extrêmement difficile est-ce que le jour on voit la chandelle il y a des grosses interrogations probablement que oui sur le long terme probablement qu'il n'aurait pas fallu faire ça mais sur le court terme ce serait quelque chose quand même de difficile alors moi mon principe pour finir là-dessus c'est déjà un l'euro est une religion dans la zone euro c'est-à-dire qu'il y a très peu d'études qui chiffrent le coût de la sortie de l'euro la plupart des études qui ont été faites sur la critique radicale de l'euro et ce qu'il faudrait faire les solutions esquissées pour en sortir ont été faites par des américains Stiglitz etc qui ont proposé des voies de sortie des voies de négociation ça il faudrait absolument que ce soit chiffré pratiqué en France parce que dans les négociations qu'on pourrait avoir sur les investissements publics le contrôle des déficits etc si on n'a pas d'études sérieuses montrant que si ça ne fonctionne pas nous sommes prêts à sortir de la zone euro parce que nous avons ces études-là parce que nous avons évalué parce que la population soutient ça la négociation ne sera pas bonne notamment avec l'Allemagne parce que sinon on arrive comme Hollande on dit on va négocier puis on repart on n'a rien fait donc il faut qu'on soit plutôt prêt à la sortie pour pouvoir bien négocier donc pour conclure si on avait eu un vrai débat en amont sur le marché unique sur l'euro on n'en serait probablement pas là mais des pro-européistes nous ont mis des arguments qui n'avaient rien à voir avec le débat de fond et aujourd'hui on en est là et maintenant qu'on en est là bien empêtrés avec toutes ces matrices qui imposent la concurrence à tous les échelons c'est très difficile de s'en sortir sans qu'il y ait des secousses même si d'un point de vue théorique moi je dirais qu'il faudrait en sortir parce que je ne vois pas les avantages mais d'un point de vue pratique je suis plus pour un point de vue intermédiaire où on prépare concrètement la sortie d'un point de vue technique ce qui nous permet de renégocier les traités et autre chose d'un point de vue pratique le gaz et le nucléaire des énergies durables en tout cas ils pourront bénéficier de financements labellisés durables selon une proposition de la commission européenne envoyée aux états membres le 31 décembre Mediapart titre énergie l'Europe accusée de greenwashing en effet le document provoque une levée de bouclier et divise l'Europe c'est ce que nous raconte le papier notre président de la république Emmanuel Macron en est certain le coeur de la stratégie européenne doit passer par le nucléaire tout en disant qu'en France je cite nous allons construire des réacteurs de nouvelles générations plus sûrs et qui produisent moins de déchets dans les colonnes du Parisien Thomas pourquoi Bruxelles a jugé utile le nucléaire et le gaz dans la transition énergétique ?
Je pense qu'il y a eu des comme vous dire des grosses négociations parce que la France veut ça depuis longtemps c'est normal la France a une spécificité avec le nucléaire puisque nous sommes le pays qui avons le plus de réacteurs au monde par habitant je tiens à rappeler quand même que la France c'est 1% de la population mondiale c'est 2% de la consommation d'énergie mais c'est 17% des réacteurs nucléaires situés chez elle donc nous avons énormément de nucléaire or aujourd'hui on se rend compte que le nucléaire peut être une énergie qui est beaucoup plus sobre d'un point de vue climatique que les autres formes d'énergie donc la France pousse pour le nucléaire l'Allemagne était vent debout puisqu'elle est le sort du nucléaire mais en échange elle a réussi à obtenir le gaz pourquoi ?
parce que dans la transition énergétique quand vous utilisez des renouvelables des éoliennes des panneaux solaires vous avez une forme d'intermittence la nuit les panneaux solaires ne fonctionnent pas quand il n'y a pas de vent les éoliennes ne fonctionnent pas et quand il y a une intermittence vous n'avez plus d'électricité quand vous allumez votre interrupteur donc il faut que là il y ait des centrales à gaz qui arrivent en backup pour fournir de l'électricité c'est pour ça que quand vous faites une transition énergétique appuyée sur des renouvelables vous êtes obligé d'avoir des centrales à gaz et à charbon voilà personne ne veut des centrales à charbon l'Allemagne en a encore quelques-unes qui fonctionnent mais c'est pour ça qu'on met le gaz et pas le charbon dans la taxonomie européenne pour dire que voilà finalement le gaz est un allié sous certaines conditions parce qu'il y a quand même des conditions de centrales à gaz qu'elles émènent moins de CO2 pour la transition énergétique donc en réalité voilà c'est un accord un peu entre la France et l'Allemagne où chacun lâche de son côté la France voulant développer sa filière nucléaire et l'Allemagne voulant petit à petit remplacer centrales à charbon par des centrales à gaz qui arrivent en backup derrière les renouvelables est-ce qu'on peut développer le nucléaire et les énergies dites renouvelables dans le même temps ?
c'est ça en fait la vraie question quand on voit chez nous chez nous quand vous avez 70% plus de 70% de l'électricité qui est du nucléaire d'accord et que vous avez pour projet de construire des nouveaux réacteurs nucléaires ça c'est le projet qui est dit par Emmanuel Macron avec un EPR qui a beaucoup d'années de retard qui était au départ en 2006 à 3 milliards qui est maintenant à plus de 19 milliards et qui n'est toujours pas en activité mais quand vous avez un projet de construire plus de centrales nucléaires il faut savoir qu'un réacteur nucléaire fonctionne comme un paquebot c'est-à-dire que ça fonctionne quasiment à temps plein donc ça fournit énormément d'électricité en grande quantité donc si vous avez plus de centrales probablement que ces centrales absorberont l'excès de consommation qui est dû à la croissance de la population et à nos modes de vie donc dans ces conditions-là les énergies renouvelables n'auront une place que marginale donc en réalité le nucléaire concurrence très fortement les énergies renouvelables c'est pour ça que quand vous baissez le nucléaire comme en Allemagne vous le remplacez par des énergies renouvelables et effectivement des centrales à gaz et à charbon en back-up derrière mais si vous augmentez le nucléaire vous prenez la place aux énergies renouvelables surtout quand on a 70% déjà d'électricité qui est faite avec du nucléaire donc vous voyez je ne vois pas comment donc on ne peut pas dire on développera les deux c'est faux à premier moment on développe le nucléaire on fait le choix du nucléaire contre les énergies renouvelables et ça c'est aujourd'hui j'aime bien le rappeler mais c'est une vraie question c'est-à-dire qu'il y a une époque cette question ne se posait pas pourquoi ?
parce que nos réacteurs étaient jeunes donc nos réacteurs sont faits pour 40 ans ils sont jeunes ils ont 20 ans d'âge moyen 25 ans donc la question ne se pose pas tout de suite sauf qu'aujourd'hui ils ont pratiquement 37 ans d'âge moyen ils ont été faits pour 40 ans ils ont 37 ans donc se pose une vraie question est-ce qu'on en ferme ? c'était le choix avec Fessenheim est-ce qu'on en ferme ? ou est-ce qu'on prolonge la durée de 10 ans ? sachant que quand on prolonge la durée de 10 ans c'est 50 milliards de grands carénages donc ce n'est pas un coût ce n'est pas gratuit et puis après 10 ans qu'est-ce qui se passe ? on ferme ou c'est 60 ans ?
mais après 60 ans on ne sait pas alors peut-être que des réparations on ne sait pas aujourd'hui c'est un saut dans l'inconnu donc on est l'énergie étant sur des temps non on est vraiment à un carrefour de décision un vrai débat pour se dire choisissons-nous le renouvelable qui a beaucoup encore une fois d'incertitudes mais qui est en phase aussi de progression technologique est-ce qu'on choisit ça et en orientant toutes nos compagnies publiques là-dessus sachant qu'il y a toujours cette question du stock de l'électricité parce que l'électricité n'est pas stockable à part sur des petites batteries de téléphone à grande échelle ce n'est pas stockable donc il faut des centrales à gaz et à charbon donc ça a un impact sur le climat où est-ce qu'on choisit le nucléaire qui a un coût très élevé l'EPR ça va se voir encore sur la facture des consommateurs le surcoût de 19 milliards vous voyez il y a le traitement des déchets et puis il y a aussi le risque nucléaire qui est quand même un risque qu'il ne faut pas minimiser donc nous au fur et à mesure on augmente nos réacteurs alors que nous sommes déjà le pays qui a le plus de réacteurs par habitant au monde nous augmentons clairement la probabilité d'un accident grave et un accident je vais dire nucléaire c'est un accident qui ne s'arrête même pas aux frontières je crois que c'est Ban Ki-moon qui disait la sûreté nucléaire est un bien public mondial mais il avait raison parce que le Tchernobyl on l'a vu il s'est arrêté à notre frontière mais il a passé tous les autres pays Fukushima ça a traversé tout le Pacifique donc à un moment c'est la question qu'il faut se poser c'est à dire nous on augmente notre risque à titre personnel et puis après je dirais une autre chose si nous avons des bons résultats en termes climatiques grâce au nucléaire on s'en réjouit tous mais beaucoup de pays vont faire comme nous sauf qu'il n'y a pas de normes de sécurité globale il y a des réacteurs low cost aujourd'hui au niveau mondial personne n'a établi de normes de sécurité et une agence pouvant vérifier ces normes au niveau mondial donc si nous nous mettons à nous dire bon allez on peut de manière on va dire augmenter notre consommation d'électricité de manière exponentielle en suivant une consommation qui va augmenter comme ça en créant des réacteurs nucléaires on aura résolu la question du climat je trouve que c'est un peu léger comme analyse enfin en tous les cas dans le cadre de la France on a fait clairement choix du nucléaire contre le renouvelable et ce choix du nucléaire a des implications en France en termes de risques et à l'extérieur en termes de modèles qui risquent d'être copiés et qui va associer d'autres risques avec et selon toi comment on peut établir une politique énergétique fiable aujourd'hui ?
et bien alors ce qu'il faut rappeler c'est que les choix énergétiques sont des choix politiques si nous nous avons choisi le nucléaire c'est un choix politique aucun autre pays n'a fait pareil l'Italie qui est juste à côté n'a pas de centrale nucléaire ils ont refusé pour des questions de dangerosité chacun a fait des choix politiques aujourd'hui en Europe on veut que les choix politiques soient régis par le marché vous voyez alors que finalement un choix énergétique c'est un choix de long terme quand vous investissez dans une énergie aujourd'hui c'est celle que vous allez consommer dans 20-30 ans donc c'est des choix de long terme qui doivent être stables parce que ça nécessite des investissements énormes donc quel que soit le choix que nous faisons que nous choisissons le nucléaire ou les renouvelables quel que soit le pays il faut qu'il y ait un certain nombre de conditions pour que ça fonctionne bien premièrement des entreprises publiques voilà et en monopole nous EDF pendant très longtemps était en monopole GDF en monopole EDF maintenant qu'elle est devenue totale était en monopole voilà il faut qu'il y ait des monopoles publics parce que ces monopoles publics finalement ils appuient des choix politiques et ça permet d'avoir des décisions de long terme donc si on choisit demain les renouvelables on ne peut pas faire comme aujourd'hui des incitations par les prix pour qu'elles puissent se développer il faut qu'il y ait un choix franc qui au début n'était pas fait qui est fait maintenant pour le nucléaire donc c'est dans ces conditions-là qu'on pourrait avoir la meilleure politique après quel choix nucléaire ou renouvelable on voit bien que chacun a ses défauts c'est ça qui est très difficile encore à choisir chacun a ses défauts certains ont plus de risques que d'autres mais des avantages en termes de climat il y a un avantage énorme on le voit bien pour le nucléaire c'est pour ça que ça revient parce que ça avait disparu le nucléaire après Fukushima ça revient mais la question climatique est une question extrêmement importante mais quand on l'élargit à la question environnementale l'environnement et c'est ça normalement la taxonomie européenne c'est l'environnement sur le critère environnemental le nucléaire d'un point de vue environnemental n'est pas le plus parfait donc voilà il y a un certain nombre de choses je pense moi j'en suis à un point où je me dis qu'il faudrait presque trancher ça par référendum alors c'est un peu bizarre de dire ça parce que c'est des choix très techniques mais les renouvelables ont un impact on le voit bien dans les territoires les gens n'en veulent plus il y a le not in my backyard personne ne veut avoir une éolienne comme ça on le voit bien il y a des gens qui sont même des écologistes parfois qui disent ils ne veulent pas de ça l'éolien et les renouvelables on va avoir besoin de centrales à gaz ou à charbon donc il va y avoir quand même voilà ça ne sera pas 100% renouvelable ce ne sera pas complètement neutre deuxièmement on ne les fabrique pas complètement chez nous donc il faudrait quand même réindustrialiser une grosse partie de la fabrication des renouvelables donc tu as plein de choses comme ça et le nucléaire il y a la vraie question de se dire jusqu'où on peut aller nous en France quand on a 70% d'électricité qui est du nucléaire jusqu'où on peut aller et quel impact ça peut avoir donc c'est un choix qui doit dépasser moi je pense le cadre des lobbies de part et d'autre et peut-être être tranché un moment par référendum peut-être
il faut ressortir le Karcher il a été remisé à la cave par François Hollande et Emmanuel Macron depuis 10 ans aujourd'hui il est temps de nettoyer les quartiers et il faut traquer les caïds les voyous les criminels les dealers c'est eux qu'il faut harceler c'est eux qu'il faut punir c'est eux qu'il faut priver de leur citoyenneté
Valérie Pécresse veut nettoyer les quartiers au Karcher dit-elle dans le journal La Provence perdue entre LREM et l'extrême droite qui tous deux marchent sur ses plates-bandes la candidate LR réaffirme sa stratégie et s'inspire du sarcosisme dont elle reprochait l'absence de solutions nouvelles d'ailleurs en trois mots délinquance immigration autorité voilà la ligne claire de LR pour cette campagne présidentielle Thomas qu'est-ce que tu penses des propos de Valérie Pécresse je trouve ça assez marrant en fait c'est parce que tous ces candidats ils se présentent comme des novateurs différents en même temps il y a beaucoup de gens par exemple sur la gauche PS qui reparle de Mitterrand de Jospin on ressort Tobira et là on ressort du Sarkozy qui date de 2006 ou 2005 je crois donc ça fait ça fait 16 ans 17 ans donc ça veut dire quelqu'un qui a 25 ans aujourd'hui il ne se souvient presque plus de ce truc donc on ressort ça des termes comme ça pour montrer que on est dur et puis en fait Valérie Pécresse on l'accuse souvent d'être finalement un Macron bis ce qui est vrai politiquement en fait Macron a fait ce que Sarkozy n'a même pas osé faire je veux dire la réforme de l'ISF la loi travail 2 la flat tax Sarkozy n'a pas osé faire ça je veux dire Hollande a été plus à droite que Sarkozy sur beaucoup de points et puis là Macron est encore plus à droite que Hollande et donc que Sarkozy donc économiquement à part de la surenchère et donc de faire comme du Fillon de dire oui moi je ne vais pas supprimer 120 000 postes de fonctionnaires mais 500 000 postes de fonctionnaires au lieu de faire de la surenchère qui vont quand même dans le même sens c'est le même sens de politique c'est ce qu'elle fait là dans l'économie et dans la sécurité et donc elle ressort une phrase pour dire voilà moi je serai beaucoup plus ferme que Macron je vais ressortir les karcher ça permet de faire diversion sur tout le brouhaha qu'il y a eu sur le pass vaccinal à l'assemblée avec les LR mais bon il n'y a rien de novateur et en fait on ne s'interroge pas sur les questions de fond et les questions de fond c'est quand même pourquoi aujourd'hui dans des quartiers où il y avait des équilibres difficiles des taux de pauvreté élevés des taux de chômage très élevés des usines qui ont fermé quand vous avez trois usines qui ferment par mois en France il ne faut pas s'étonner qu'après les taux de chômage explosent et que les taux de pauvreté explosent et que finalement les seuls débouchés qui y aient pour une grande jeunesse ce soit l'économie informelle vous voyez donc plutôt que de s'attaquer aux problèmes de fond et aussi à la baisse des dotations des collectivités locales vous savez quand vous avez un équilibre fragile avec chômage-pauvreté quand vous avez des infrastructures de sport quand vous avez des cours du soir à l'école quand vous avez des places en crèche pour les familles pour que les femmes puissent aller travailler etc et bien vous permettez on va dire d'assurer un équilibre qui est encore très précaire mais quand vous retirez ces moyens-là qu'est-ce que vous voulez qu'il se passe quoi les gens sont pauvres les gens n'ont pas d'emploi ils sautent dans l'informel à pieds joints puisque l'informel est la première entreprise qui les emploie donc Pécresse au lieu de résoudre en amont les problèmes de fond elle ressort la technique du bâton sans vraiment d'innovation en réalité puisque Sarkozy a fait quand même beaucoup de mal avec la police de proximité etc etc c'est de la petite phrase voilà ça n'a rien changé c'est de la petite politique pour se démarquer de Macron parce que c'est difficile pour elle de se démarquer de Macron et c'est ça est-ce que ça révèle pas un peu sa stratégie politique ou elle est totalement coincée entre Emmanuel Macron et l'extrême droite aujourd'hui elle est exactement elle est coincée entre les deux elle est coincée entre les deux elle n'essaie pas de faire le grand écart comme certains candidats de gauche ont essayé de faire le grand écart et se sont tirés des balles dans le pied en allant chercher des thématiques d'extrême droite comme Montebourg elle elle se dit voilà il faut que j'aille plus loin il faut que je montre que Macron c'est un homme de gauche il faut que je montre que Macron il y a beaucoup de gens de droite qui pensent ça il faut que je montre que Macron c'est l'héritier d'Hollande c'est un homme de gauche alors qu'en fait non Macron d'un point de vue économique ça a été extrêmement libéral je l'ai répété donc si je dois montrer que Macron c'est un homme de gauche il faut que j'aille à droite toute et à droite toute il faut que je sois plus fort sur les réformes que lui style Thatcher alors que Macron c'était déjà l'héritier je ne sais pas si c'est le fils caché même de Margaret Thatcher et il faut que j'aille plus loin sur la sécurité quitte à aller draguer l'extrême droite c'est ce qu'avait fait déjà Sarkozy Sarkozy quand on a vu le score du FN à l'époque de Sarkozy on a dit il a tué le FN non il n'a pas tué le FN il a récupéré une grosse partie du FN et là je pense que c'est ce qu'elle veut faire un petit peu tout en ayant un aspect on va dire plus technocrate qu'un Zemmour ou qu'une Le Pen qui est stigmatisée par son nom depuis des années mais elle veut aller récupérer clairement moi je pense sur le terrain de la sécurité de l'immigration etc un électorat d'extrême droite Merci Thomas Merci Nous sommes en route jusqu'au printemps en suivant le chemin de la campagne présidentielle pour vous apporter une information différente et engagée et si nous pouvons être là c'est parce que vous vous qui nous regardez et nous aimez avez répondu présent à la suite de notre campagne de mobilisation de fonds de fin d'année merci beaucoup et bien entendu vous pouvez toujours participer à cet effort collectif soit en nous faisant un don sur la plateforme Oképal soit en devenant sociaux abonnés en allant sur lemédiatv.fr slash soutien on attend vos partages vos petits pouces en l'air sous la vidéo merci à vous d'avoir suivi cet instant emporché pour toujours mieux comprendre ce qui se passe autour de nous spectateurs abonnés, donateurs et sociaux je vous dis à la semaine prochaine à la semaine prochaine