Éditorial du 13 mars 2023 : Macron est pressé d'en finir ? On continue !
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Chapitres
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« Macron est pressé d'en finir avec la mobilisation ? Et bien, on continue ! »
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« Ce serait un passage en force, ce serait un bras d'honneur à l'encontre de tous les travailleurs. »
- 0:45Nathalie ArthaudFait
« Ils sont une minorité, mais ils n'en sont pas moins déterminés, déterminés pour leurs profits, pour leur prospérité. »
- 1:10Nathalie ArthaudFait
« La SNCF, La RATP, EDF, un certain nombre de raffineries, les éboueurs de certaines grandes villes et puis des enseignants ont décidé d'entrer dans la grève reconductible. »
- 2:00Nathalie ArthaudFait
« Se résigner ça veut dire reculer, reculer sur les salaires, reculer sur les conditions de travail. »
- 3:00Nathalie ArthaudFait
« Macron espère que l'adoption du texte sonnera la fin de la mobilisation et le retour au calme dans toutes les entreprises. »
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Macron est pressé d'en finir avec la mobilisation? Et bien, on continue ! Maintenant que le Sénat a voté le recul des retraites.
Le gouvernement veut plier l'affaire d'ici jeudi. Le principal suspense c'est de savoir s'il trouvera une majorité pour voter le texte à l'Assemblée nationale. ou s'il choisira de dégainer le 49-3.
Alors franchement ça ne change rien. Quand bien même il trouverait une majorité pour voter cette contre-réforme ce serait un passage en force, ce serait un bras d'honneur à l'encontre de tous les travailleurs. Ce serait la preuve s'il en fallait encore une, que ce gouvernement est férocement anti-ouvrier.
Alors je l'ai déjà dit, je le redis. Nous avons en face de nous un gouvernement et une minorité de privilégiés qui nous font la guerre qui nous font la guerre pour asseoir la domination des capitalistes dans cette jungle mondiale qu'est devenu aujourd'hui ce système capitaliste, en plus, qui est en crise. Donc en effet, ils sont une minorité, mais ils n'en sont pas moins déterminés, déterminés, pour leurs profits, pour leur prospérité, à nous en faire baver toujours et encore.
Alors nous en face et bien, il faut que notre camp fasse preuve d'autant de détermination. Alors après deux mois de mobilisation, puisque maintenant, ça fait presque deux mois, et bien tout le monde se pose la question de qu'est-ce qu'il faut faire de plus et puis, on est confronté aussi au risque de l'usure. Alors je crois que tout le monde quand même l'a en tête, l'étape supérieure, c'est bien sûr la grève.
La SNCF, La RATP, EDF, un certain nombre de raffineries, les éboueurs de certaines grandes villes et puis des enseignants ont décidé d'entrer dans la grève reconductible. Ça c'est vrai depuis le 7 mars et bien sûr, c'est cette voie là qu'il faut suivre. Parce que très clairement, à eux seuls, ils ne l'emporteront pas.
Il faut absolument qu'il y ait du renfort, et qu'on s'inscrive de plus en plus nombreux dans ce bras de fer qu'est la grève. Alors bien sûr, on l'entend. C'est difficile de faire grève.
Ça a un coût, mais la passivité, elle nous coûte aussi très cher. Se résigner ça veut dire reculer, reculer sur les salaires, reculer sur les conditions de travail. Ça veut dire se résigner à une société qui évolue vers toujours plus d'injustice, vers un système toujours plus inhumain, barbare et guerrier aujourd'hui.
Alors, tout ça, faut pas l'accepter. La mobilisation le montre, il y a désormais des millions de femmes et d'hommes qui ne l'acceptent plus et bien ilfaut qu'on continue ce combat. Macron espère que l'adoption du texte sonnera la fin de la mobilisation et le retour au calme dans toutes les entreprises.
Il espère sans doute d'ailleurs que ça mette un coup d'arrêt à toutes les grèves qui existent aujourd'hui, même sur les salaires, dans les entreprises. Que ça sonne la fin de toute cette agitation. Il dépend de chacun d'entre nous qu'il en soit autrement.
Il faut que cette mobilisation, elle continue. Le monde du travail est vaste, il a une ressource inépuisable. C'est la colère et bien, il faut qu'elle s'exprime alors dès mercredi 15, soyons mobilisés, entrainons ceux qui hésitent encore pour continuer ce brase de fer.