Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 57 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 10:35OuverteRéponse directe
Est-ce qu'un compromis sur le budget est envisageable d'ici mardi prochain ?
- 11:28RelanceRéponse directe
En l'état, c'est invotable. Le EKRV, même question : si rejet de la partie recette, comment ça se passe au Sénat ?
- 12:44OuverteRéponse directe
On nous dit qu'il n'y a pas de deal entre les socialistes et Matignon. Est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui ?
- 14:56RelanceRéponse partielle
Pourquoi est-ce que les Républicains ont fait sauter le plafond de défiscalisation des heures supplémentaires ?
- 22:09OuverteRéponse directe
Quelle est votre opinion sur la taxe Zuckman light ?
- 24:39OuverteRéponse directe
Concrètement, comment ça se passe si on taxe les biens professionnels ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:56InvitéFait
« le gouvernement a déjà encaissé plusieurs défaites et que la taxe Zuckmann ainsi que la suspension de la réforme des retraites seront débattues à l'Assemblée dans les prochains jours. »
- 8:31InvitéFait
« Un impôt sur les multinationales est approuvé par la gauche et le RN. »
- 8:44InvitéFait
« il s'agit d'effacer les 8 ans d'Emmanuel Macron à l'Elysée. »
- 9:10InvitéFait
« les députés ont aussi voté pour doubler la taxe sur les GAFAM, passant de 3 à 6%. »
- 9:42InvitéFait
« Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus importants et quelle que soit la nature des impôts nouveaux qui pourraient voir le jour, nous y sommes opposés. »
- 10:36PrésentateurFait
« Est-ce qu'un compromis sur le budget, en tout cas sur le volet recettes, est envisageable selon vous d'ici à mardi prochain ? »
- 10:50PrésentateurFait
« Le Premier ministre a fait le choix audacieux, risqué, voire inadapté, de se priver de l'arme constitutionnelle qu'est le 49-3 pour doter le pays d'un budget. »
- 12:22InvitéFait
« les économies qui doivent être faites parce qu'on a quand même avec l'affaire de la réforme des retraites et de la pseudo-tax-Zuchman complètement omis de parler des autres sujets qui devraient être ceux de la trajectoire budgétaire, de la réduction de la dette, de la réduction de la dépense, de l'augmentation de l'activité. »
- 13:36InvitéPromesse
« si ce budget n'est pas plus juste, alors ça sera la censure. »
- 14:07InvitéFait
« c'est la taxe Zuckmane et c'est là où on va voir aussi jusqu'où la majorité est prête à aller. »
- 14:22PrésentateurFait
« Nous, on souhaite réfléchir à une baisse de la dépense qui est déjà colossale dans notre pays, près de 10 points de plus de PIB de dépense publique que dans les autres démocraties occidentales. »
- 15:56InvitéChiffre
« C'est 2 milliards d'euros de recettes ou de dépenses supplémentaires pour l'État. »
- 17:30InvitéChiffre
« 26 milliards d'euros c'est ce que dit Bruno Retailleau. »
- 19:08InvitéFait
« C'est 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros maintenant. »
- 19:25InvitéChiffre
« C'est 7-8 milliards d'euros voilà c'est cette estimation qu'on fait. »
- 27:37InvitéFait
« il faut être prêt à dire qu'on peut la taxer »
- 27:39InvitéFait
« Le Équerver vaut mieux une dissolution plutôt qu'une taxe Zuckman »
- 29:05InvitéChiffre
« le taux d'activité en France est 8 points inférieur à l'Allemagne »
- 30:30PrésentateurChiffre
« C'était quatre actifs pour un retraité aujourd'hui c'est 1,7 7 actifs pour un retraité »
- 31:29InvitéFait
« le dernier mot arrivera aux députés »
- 34:48PrésentateurChiffre
« cette dette qui dépasse les 3400 milliards d'euros »
- 35:26InvitéChiffre
« Depuis 2017 44% de la dette souscrite c'est le déficit des régimes de retraite »
- 35:46InvitéFait
« il y avait un deuxième volet qui devait être évoqué qui a donné d'ailleurs lieu aux travaux dits du conclave sous Bayrou »
Temps de parole
- Invité33 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Il y a presque un an tout pile, une partie du département de la Loire était touchée par des inondations spectaculaires. Depuis, les sapeurs-pompiers de la Loire s'entraînent durs et s'apprêtent à affronter l'imprévisible. Un exercice grandeur nature avait lieu il y a quelques jours pour tester les dispositifs de coordination de secours. Regardez ce reportage de nos amis de TL7. Le sujet est signé Alexandre Crouzet. Carambolage géant, bus renversés, victimes coincées sous des épaves. Rue Gutenberg, dans le quartier de la rivière à Saint-Etienne, la scène est chaotique. Des pompiers plongent au cœur du danger pour sauver des vies.
Avec le SAMU, des chiens de recherche et des drones, ils affrontent chaque seconde comme si c'était la réalité. L'objectif, coordonner les secours, tester les réflexes et montrer que face à l'imprévisible, chaque geste compte. C'est bien un exercice. L'objectif, c'est d'apprendre à travailler ensemble avec les départements de la zone. Donc on a 10 départements sur les 12 de la zone de défense qui sont présents aujourd'hui. C'est de travailler aussi en inter-service. On a notamment différents services de l'État qui sont engagés. Et on a la chance de pouvoir travailler avec une très bonne entente entre les services qui nous permet d'apprendre à nous connaître.
Et le jour J, de pouvoir travailler au mieux tous ensemble. Les 10 de 10 départements de la région participent à cette mise en situation extrême. Un an après les tempêtes d'octobre 2024, les secours s'entraînent pour être prêts à toute catastrophe climatique pour sauver des vies et protéger la population. Alors c'est intéressant parce qu'il y a un an exactement, il y avait des tempêtes, une tempête qui est passée sur la vallée du Gier, sur Saint-Etienne et sur le Pila. Et les services départementaux d'incendie et de secours ont pu assurer les premières heures. Mais au bout d'un moment, on a besoin de renforts. Donc les renforts viennent de la zone et peuvent même venir au niveau du national.
Alors la zone, c'est la région. Ils peuvent même aussi venir du national. Donc là, ce qu'on a voulu, c'est faire un exercice dans le cadre d'une tempête, mais pas d'inondation. Et avec tous nos collègues de la zone pour qu'ils apprennent à travailler ensemble, comme ils l'ont fait l'année dernière sur les opérations. Et cette année, c'est pour s'entraîner dans le cadre d'une tempête qui pourra arriver sur la région, dans la Loire ou dans un autre département de la région. Une opération exigeante, technique et humaine. Deux jours d'exercice pour un seul objectif, protéger la population et être prêt face à la multiplication des catastrophes naturelles.
Dans la Loire, les pompiers s'entraînent pour intervenir vite, coordonnés et efficaces quand chaque seconde compte. On reste au cœur de l'info locale. C'est encore avec vous Rémi. Rebonjour, vous avez fait le tour des quotidiens régionaux du côté de la presse. On revient notamment sur le budget 2026. Ça se corse, titre la dépêche du midi à propos de ce budget 2026, puisque le gouvernement a déjà encaissé plusieurs défaites et que la taxe Zuckmann ainsi que la suspension de la réforme des retraites seront débattues à l'Assemblée dans les prochains jours. Deux conditions du PS pour ne pas censurer Sébastien Lecornu.
Dans le cadre des négociations, le Parti Socialiste a même proposé une taxe Zuckmann allégée. Ce qui ne semble pas satisfaire les oppositions. Le courrier Picard aborde le cas Brigitte Macron. Oui, dix cyberharceleurs ont été jugés hier par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir relayé une infox au sujet du genre de la première dame. Des condamnations de 3 à 12 mois et des amendes jusqu'à 8 000 euros ont été prononcées. Le courrier Picard revient donc sur le soutien qu'apportent les habitants d'Amiens à Brigitte Macron. Côté agriculture, la viticulture fait face à de nombreux défis. Et oui, le midi libre en définit 3 principaux.
Recul de la surface d'exploitation, baisse de la consommation et dérèglement climatique. Conséquence directe, en 1980, la France produisait 30 millions d'hectolitres, compte seulement 10 millions en 2024. Les viticulteurs peinent même à régénérer leurs vignes dans la région et font face à de nombreuses pertes. À Marseille, le progrès continue. En effet, la cité phocéenne est même devenue capitale de la bio-inspiration. Lors de la Biomime Expo qui a permis de découvrir les innovations inspirées de la nature afin de répondre aux enjeux du futur comme des vêtements en fibres d'algues ou inspirés des poils de fourmis argentés du désert pour mieux résister à la chaleur.
Il fallait avoir l'idée, Steve. Pas mal, pas mal. Merci beaucoup, Rémi, pour toutes ces informations. L'actualité en région, à présent avec nos amis de la presse régionale. On retrouve tout de suite Pierre Calmeil. Vous êtes directeur départemental adjoint de la Nouvelle République dans l'Inde. Bonjour, Pierre. Avec vous, on va parler santé et déserts médicaux. Vous vous êtes penché sur l'avenir de l'hôpital de Châteauroux, c'est ça ? Oui, absolument. Bonjour. Bonjour à tous. On va parler santé et en un sens un peu économie aussi puisqu'avec un peu plus de 2 000 salariés, le centre hospitalier de Châteauroux est le plus gros employeur du département.
Cette seule statistique suffitait à en dire long sur le poids de l'hôpital de Châteauroux. Et c'est évidemment en tant que tête de pont de l'offre de soins dans le département que son rôle est le plus crucial, d'autant plus que le département de l'Inde figure parmi les départements français les plus sinistrés en matière de désertification médicale. Donc, ma consoeur, Fébé Imbergeant, s'est penchée sur les atouts, les fragilités et les défis de l'hôpital de Châteauroux dans les mois et les années à venir. Pour cela, elle a rencontré notamment le nouveau directeur de l'hôpital qui vient d'arriver, Cyril Armel.
Ce dernier insiste évidemment sur les atouts de son établissement, notamment d'un point de vue technique avec pas mal d'équipements derniers clics qui viennent d'arriver, un IRM Tesla, un mammographe dernière génération et même un robot depuis le mois de mars qui fait la joie des jeunes chirurgiens tant il permet d'atteindre des zones du corps plus difficilement accessibles sans lui. Surtout au-delà, le directeur annonce 30 millions d'euros d'investissement d'ici 2030, notamment pour l'extension du bloc opératoire du bloc opératoire de Châteauroux qui va passer à 10 salles.
On le voit, il mise sur les charmes de son établissement pour attirer patientelles et professionnelles de santé parce que vous vous en doutez dans un département aussi sinistré sur le plan de la démographie médicale que l'Indre, le recrutement de professionnels de santé reste un défi pour l'hôpital de Châteauroux. Néanmoins, le directeur se réjouit ainsi que d'ailleurs que le représentant des médecins de l'arrivée d'un neurologue, une spécialité longtemps très fragile dans le département et espère que cette arrivée fera tâche d'huile et attirera de nombreux autres professionnels de santé. Du futur de cet hôpital, on parle aussi d'un projet qui fait polémique.
Absolument, c'est le rapprochement qui se dessine entre l'hôpital de Châteauroux et la clinique Saint-François. Ce rapprochement fait couler beaucoup d'encre. Certaines de ces, parmi les responsables politiques, certains de ces détracteurs y voient la captation de moyens publics à des fins privées. D'ailleurs, on pourrait penser qu'il s'agit là d'élus uniquement de gauche mais ce n'est pas le cas puisque la sénatrice LR de l'Inde Frédéric Gerbeau fait partie des opposantes les plus acharnées à ce projet. Ma consoeur revient donc bien sûr sur le sujet.
Le directeur de l'hôpital se veut apaisant, il temporise, il relativise, il dit que chacun restera maître chez lui, l'hôpital maître à l'hôpital, la clinique, maîtresse à la clinique que l'une ne bouffera pas l'un et que l'un ne bouffera pas l'autre. Reste à savoir néanmoins si ce remède apaisant servira à enrayer la création de l'abcès qui naît autour de ce projet dans tout le département. Merci beaucoup Pierre, merci, on va voir la une de la Nouvelle République, elle est consacrée au défi donc de l'hôpital de Châteaurue. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
On passe tout de suite au débat, on va se demander si un compromis est encore possible sur le budget d'ici à la semaine prochaine, avant ça, les derniers votes de l'Assemblée Nationale, c'est avec Adrien Pain. Contre toute attente dans la soirée, les députés votent très largement pour cette taxe. Un impôt sur les multinationales est approuvé par la gauche et le RN. Proposé par LFI, cette mesure est inspirée par les travaux de l'association Attaque et de l'économiste Gabriel Zuckman. Ce qu'on vous propose dans cet amendement est relativement simple, il s'agit d'effacer les 8 ans d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Face à cette nouvelle taxe, le camp présidentiel s'indigne.
Cet article, cet amendement... En plus de cette mesure, les députés ont aussi voté pour doubler la taxe sur les GAFAM, passant de 3 à 6%. Soyez prudents, mesdames et messieurs les députés. En dépit de l'opposition du gouvernement, très inquiets de représailles de Donald Trump, ce qui amuse le RN. Ce qui est très drôle depuis quelque temps, c'est que les prises de parole du Bloc central et de LR soutiennent la fraude fiscale des multinationales américaines. De nouveaux impôts qui passent mal au Sénat, où la majorité est composée de la droite et du centre. En attendant d'examiner le budget à son tour, la droite sénatoriale affiche déjà une position ferme.
Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus importants et quelle que soit la nature des impôts nouveaux qui pourraient voir le jour, nous y sommes opposés. Les débats budgétaires se poursuivent toujours à l'Assemblée avec un bras de fer à venir au sujet de la taxe Zuckman sur les hauts patrimoines. Le gouvernement martèle son opposition, y compris à la version allégée proposée par les socialistes. Un compromis sur le budget est-il encore possible ? Il se dessinera peut-être sur ce plateau, chers téléspectateurs. Trois élus de couleurs politiques différentes sont là pour en débrade. Bonjour, Laurence Garnier. Bonjour. Vous êtes sénatrice à l'air de l'art atlantique.
Arthur Delaporte, bonjour, député socialiste du Calvados. Louis Kervé, la chaise arrive. Vous pouvez vous installer, Louis Kervé. Vous êtes sénateur union centriste de Haute-Savoie. Je crois que vous n'avez pas encore vos micros, ni l'un ni l'autre. Laurence Garnier, vous, vous avez vos micros. Tout à fait. Est-ce qu'un compromis, très simplement, est-ce qu'un compromis sur le budget, en tout cas sur le volet recettes, est envisageable, selon vous, d'ici à mardi prochain ?
Moi, ça me paraît compliqué en l'état actuel des choses et vu l'évolution des débats à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a fait le choix audacieux, risqué, voire inadapté, de se priver de l'arme constitutionnelle qu'est le 49-3 pour doter le pays d'un budget. Aujourd'hui, le débat parlementaire se déploie à l'Assemblée nationale et demain au Sénat. Je suis interrogative sur cette façon de faire dans le cadre d'un paysage politique extrêmement parcellaire, extrêmement émietté.
Les choses me semblent difficiles et je dois vous dire en tant qu'élu de la droite sénatoriale que le budget tel qu'il ressort des premiers débats à l'Assemblée nationale me semble encore plus difficile à voter qu'il ne pouvait l'être hier.
En l'état, c'est invotable. Le EKRV, même question. Alors, imaginons, rejet de la partie recette la semaine prochaine. Le Sénat se saisit du texte. Expliquez-nous comment ça va se passer. Le Sénat, on est dans le cadre de la navette parlementaire tout à fait classique avec un examen du budget de l'État et de la sécurité sociale puisque c'est deux textes différents et le Sénat va prendre le texte tel qu'il arrivera de l'Assemblée nationale. Alors, si le volet recette est rejeté, à ce moment-là, c'est la copie initiale du gouvernement que les sénatrices et sénateurs examineront.
Or, nous avons une méthode de travail totalement différente de celle de l'Assemblée nationale parce que nous, depuis des mois, sous l'égide du président du Sénat et notamment du travail des rapporteurs généraux, nous travaillons sur une copie pour simplement honorer la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre et notamment les économies qui doivent être faites parce qu'on a quand même avec l'affaire de la réforme des retraites et de la pseudo-tax-Zuchman complètement omis de parler des autres sujets qui devraient être ceux de la trajectoire budgétaire, de la réduction de la dette, de la réduction de la dépense, de l'augmentation de l'activité.
Sur de la porte, on va essayer de voir un petit peu plus clair. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui avec Matignon ? On nous dit qu'il n'y a pas de deal entre les socialistes et Matignon. Est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui, mercredi ? Il n'y a pas de deal au sens où rien n'est acté. Il ne veut pas dire qu'il n'y a pas des discussions mais ça c'est normal. On est dans une démocratie qu'on cherche à reparlementariser. Donc tout le monde doit discuter. Sinon, on ne s'en sortira jamais. Nous, on fait un pari.
Ce pari, c'est celui de dire que le budget qui nous est présenté est inacceptable mais qu'avec le Parlement, on peut réussir à avoir une copie non seulement qui n'est pas défavorable aux Françaises et aux Français en particulier aux catégories populaires et par ailleurs qu'on peut avoir une trajectoire responsable mais qui se fait par un équilibre différent. Et c'est ça qu'on cherche à dessiner à l'Assemblée nationale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on met à contribution les classes les plus favorisées et qu'on arrête de les épargner. Alors je sais bien que ce n'est pas exactement la même vision qui est déployée par les Républicains. Mais donc on va voir qui à la fin l'emporte.
Et nous, de toute façon, on l'a dit très clairement au Premier ministre, si ce budget n'est pas plus juste, alors ça sera la censure. Donc derrière, le Premier ministre a un intérêt. Mais tous les jours, vous menacez le gouvernement de le faire tomber. Jusqu'où ça va aller ? Jusqu'où ça va aller ? Ça va aller jusqu'à ce qu'on voit qu'il y a assez de recettes pour pouvoir épargner les catégories populaires. C'est aussi simple que cela. Mais il y a une deadline, vous dites, comme Olivier Faure, c'est à la fin de la semaine qu'on verra si c'est la dissolution ou pas la dissolution.
Pourquoi est-ce qu'Olivier Faure dit c'est la fin de la semaine pas simplement parce que c'est vendredi et qu'il faut que les journaux ferment ? C'est parce qu'en fait, nous, on sait qu'il y a un sujet qui est essentiel, c'est comment on arrive à avoir la fiscalité des plus riches. Donc c'est la taxe Zuckmane et c'est là où on va voir aussi jusqu'où la majorité est prête à aller. Jusqu'où les macronistes, jusqu'où les républicains sont prêts à faire des questions.
Pour nous, c'est très clair, monsieur le député.
Eh bien voilà. Donc vous, c'est très clair, vous ne voulez pas taxer les plus riches. Nous, on dit… Non, pardon.
Nous, on souhaite réfléchir à une baisse de la dépense qui est déjà colossale dans notre pays, près de 10 points de plus de PIB de dépense publique que dans les autres démocraties occidentales. On pense qu'il est sain de réfléchir à la baisse de la dépense publique plutôt que de partir dans une surenchère fiscale soutenable, on est le pays le plus taxé au monde. Ces vieilles recettes fiscalistes, elles ne fonctionnent pas. Si elles fonctionnaient, on aurait le meilleur hôpital du monde, le meilleur système éducatif et tout irait très bien dans notre pays.
Je comprends que vous vouliez appauvrir le budget de l'État, mais une petite question.
On veut faire des économies
pour permettre aux Français de… Pourquoi est-ce que Laurent Wauquiez a fait que, par exemple, les heures supplémentaires, elles étaient défiscalisées jusqu'à un certain niveau de revenus ? Pourquoi est-ce qu'il a fait adopter un plafond ?
Jusqu'à un montant plafond ?
Pourquoi est-ce que les Républicains à l'Assemblée nationale ont fait sauter ce plafond ? À quoi ça sert quand vous faites énormément d'heures supplémentaires et que vous gagnez beaucoup d'argent d'avoir ces heures supplémentaires défiscalisées ? Pourquoi est-ce que les Républicains se sont battus pour le dégel de l'impôt des plus riches et ne se sont pas contentés du dégel de l'impôt des plus pauvres ? Vous mélangez tout,
les heures supplémentaires, l'impôt des plus riches, je ne vois pas bien
le rapport entre l'un et l'autre. À quoi ça sert de défiscaliser les heures supplémentaires des plus riches et à quoi ça sert de déjeuner ? Est-ce que vous avez vu quelque part
qu'on défiscalisait les heures supplémentaires des plus riches ? Ça a été voté à l'Assemblée nationale par les Républicains il y a deux jours. On a fait sauter un plafond qui limitait le montant de défiscalisation des heures supplémentaires. Parce qu'il y a des gens qui sont peut-être moins riches et qui ont envie d'en faire beaucoup, mais ce que le député c'est un peu plus. On va laisser parler de l'État.
Je finis parce que c'est une question importante. C'est 2 milliards d'euros de recettes ou de dépenses supplémentaires pour l'État. Donc des recettes en moins ou des dépenses supplémentaires. Et ça c'est les Républicains qui ont aggravé le déficit à l'Assemblée nationale. Donc voilà, moi je veux dire il y a d'un côté les discours et de l'autre côté les actes qui favorisent toujours les plus riches. Nous en fait on a une autre vision. On préfère préserver les catégories populaires de l'effort fiscal et on préfère en effet que ceux qui ont les moyens puissent payer. On va écouter à Saint-Abruno Rotaillot qui reviendra au Sénat d'ici je crois c'est deux semaines c'est ça ? Le 12 novembre.
Le 12 novembre, Bruno Rotaillot qui était sur RTL ce matin et qui nous dit que ce budget en l'état est tout simplement invotable. Écoutez-le. Je pense qu'il est encore moins votable qu'hier puisque désormais avec une alliance souvent entre le Rassemblement national et l'extrême gauche et les filles c'était le cas cette nuit avec 26 milliards d'euros de plus il y a une folie fiscale il y a un choc fiscal quasiment sans précédent. Loïc Hervé, budget invotable. C'est vrai qu'il y a un peu tout dans ce budget. Pour vous il est complètement invotable aujourd'hui ce budget ? Mais je vais reprendre l'histoire de la méthode de tout à l'heure.
Ici au Sénat on réunit les rapporteurs c'est-à-dire ceux qui sont en charge des différentes parties du budget depuis des mois et ils travaillent ensemble. Là, nuitamment par des votes de votes assez mélangés d'ailleurs entre la gauche et les filles et puis le Rassemblement national on vote des augmentations dont on n'est absolument pas capable de mesurer les conséquences que ça peut avoir sur l'outil productif sur l'économie française. Alors on dit c'est bien c'est les GAFA c'est les grandes boîtes etc. Ils ont tellement d'argent on peut y aller. Mais enfin il faut être sérieux. 26 milliards d'euros c'est ce que dit Bruno Retailleau. Vous imaginez ?
C'est les recettes envisagées effectivement sur ce qui a été... Non mais ok, on est dans le volet recette. C'est normal. C'est normal qu'on parle de ça parce qu'on est dans le volet recette. Ce qui m'intéresse moi en tant que sénateur de la majorité sénatoriale c'est qu'on puisse savoir et documenter ce que ça a comme conséquence. C'est pas simplement de se faire plaisir. Et donc Bruno Retailleau a totalement raison. Ça n'est pas votable en l'État. Alors je pense qu'il... Votable par la droite en l'État. Mais nous verrons au Sénat puisque in fine ça veut dire que sans doute le volet recette ne sera pas voté parce qu'une grande partie des députés vont avoir de bonnes raisons de voter contre.
Et donc on aura la copie du gouvernement Il y a quand même un sujet central je crois qu'on l'aura tous remarqué c'est la fameuse TAC Zuckman. Vous ne parlez plus de TAC Zuckman d'ailleurs c'est un nouveau nom. Pas du tout. Chez vous votre version c'est IMTHP c'est quoi ? C'est quoi votre ? Qu'on comprenne. Votre version il sera examiné avant la fin de la semaine. Ce que nous défendons pour que ça soit très clair c'est la TAC Zuckman. Mais on entend qu'il n'y a pas de majorité pour la TAC Zuckman parce que les LR le RN mais ça c'est pas notre sujet les macronistes disent il y a des sujets dans la TAC Zuckman c'est leur argument qui font qu'on ne peut pas la voter.
On dit ah bah très bien chiche qu'est-ce que c'est ces sujets ? C'est la question des start-up. Bon. C'est la question des transmissions des entreprises familiales si vous... Bon bah on dit ok très bien les entreprises familiales les start-up on les retire est-ce que vous votez ? C'est un défi c'est un défi qui est posé On rappelle c'est 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros maintenant. Donc c'est en fait une taxe alternative c'est pas la taxe du Kman-Lai c'est une autre taxe de dire est-ce que si on va taxer les ultra-riches les multimillionnaires est-ce qu'on peut récupérer de l'argent en se rendant compte des deux points ?
C'est 7-8 milliards d'euros voilà c'est cette estimation qu'on fait on n'est pas ministre du budget donc on n'a pas non plus tous les services de législation fiscale avec nous mais c'est vrai que nous on porte un chemin qui est de dire ok la taxe du Kman c'était 15 milliards d'euros là on a peut-être la moitié ça ne sera pas forcément suffisant c'est light parce que c'est quand même 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros en fait c'est mettre au défi les macronistes de dire vous aviez pointé ces deux sujets si on les retire est-ce que vous êtes toujours contre l'augmentation de la fiscalité des plus fortunés ?
Ce qui est dingue dans ce débat c'est que le sujet c'est de mettre au défi les macronistes et la droite alors que le sujet ce serait de savoir si on a un impôt qui est un impôt juste mais vous savez quand vous avez une bassine qui est percée vous avez deux solutions soit vous bouchez les trous soit vous rajoutez davantage d'eau en disant que finalement ça marche quand même donc l'idée elle est très simple d'abord sur la taxe du Kman le patrimoine professionnel c'était totalement inenvisageable de le faire le patrimoine professionnel juste parce qu'on rentre un peu dans le détail oui il y a un débat sur ce que c'est exactement le patrimoine professionnel est-ce que c'est une holding avec des yachts par exemple non mais ça c'est un débat effectivement technique est-ce que c'est des actions c'est l'oréal qu'on comprenne bien Loïc Hervé vous vous dites pas de taxe du Kman pas de taxe du Kman allégé non moi je suis alors je vous le dis moi je ne suis pas opposé à l'idée d'une fiscalité sur les personnes qui se sont le plus enrichies depuis une vingtaine d'années parce qu'en réalité quand on regarde les choses c'est vrai alors fortune absolument donc cette question là on ne peut pas moi je suis un démocrate chrétien donc j'ai une un sens social assez élevé et je trouve qu'il y a le Covid n'a pas aidé d'ailleurs a plutôt accru encore ce phénomène là entre l'enrichissement des français l'enrichissement moyen depuis 20 ans et l'enrichissement d'un certain nombre de patrimoine donc mais qu'on regarde les choses avec mesure vous avez dit effectivement qu'il y a une nécessité de regarder ça techniquement et visons un compromis sur ce sujet là et pas une mise au défi parce que si vous faites une mise au défi ça veut dire que vous êtes sur le plan moral et sur le plan moral vous dites si vous ne votez pas ça veut dire que vous êtes contre la taxation des riches c'est pas le sujet c'est pas du tout ça non non je suis désolé vous ne pouvez pas faire des procès d'intention nous on dit juste qu'on a besoin d'aller chercher là où il y a de l'argent vous l'avez dit vous même les plus riches sont enrichis et donc si à un moment on dit non à tout c'est simplement qu'on ne veut pas taxer les plus riches Marine Le Pen hier elle l'a dit très clairement il n'y aura pas de taxe Zuckman il n'y aura pas de taxe Zuckman light comme elle le dit bon et bien nous on dit très bien le RN eux ils défendent les plus fortunés maintenant en fait nous le sujet c'est pas de dire on veut par principe mettre à l'amende les plus riches on veut juste qu'ils puissent contribuer et que ça soit pas les plus riches alors les républicains Laurence Garnier dans cette histoire de taxe Zuckman light pas light super light je ne sais plus comment il faut l'appeler mais vous quelle est votre opinion
une taxe si je comprends bien qui va toucher beaucoup plus de monde que la taxe Zuckman hard on est d'accord là-dessus
2% sur 100 millions d'euros de patrimoine et 3% sur 10 millions d'euros de patrimoine donc on est d'accord que ça va toucher
beaucoup plus de personnes est-ce qu'on est d'accord monsieur le député que ça va toucher beaucoup plus de personnes
ça va toucher plus de personnes mais attention ces personnes-là sont déjà plus utilisées donc comme c'est une taxe différentielle si vous payez déjà les impôts vous ne payez pas la taxe
très bien ça va toucher beaucoup plus de monde beaucoup plus de Français qui vont payer cette taxe si elle était malheureusement adoptée dans le budget de l'État pour 2026 ça touchera beaucoup plus de monde que la taxe Zuckman pure beaucoup plus de personnes beaucoup plus de Français donc moi je veux bien qu'on m'explique que c'est plus light mais en fait non c'est moins light c'est plus hard que la taxe initiale premier point je pense qu'il fallait le dire parce que plus personne ne comprend rien à ce débat budgétaire qui est en train de perdre à peu près tous nos concitoyens et on les comprend je crois les uns et les autres ça c'est la première chose ensuite deuxième élément je redis que les républicains et la droite sont opposés à toute augmentation d'impôts par principe tant que l'on n'aura pas accepté de regarder comment l'État peut réduire et vraiment réduire ses dépenses ensuite on peut discuter Loïc Hervé l'a dit mais ensuite il faut qu'on commence par réduire les dépenses oui mais enfin vous me considerez qu'on ne voit pas beaucoup d'économies arriver la suspension de la réforme des retraites que la gauche a mis également dans la balance va coûter la bagatelle supplémentaire d'1,4 milliard d'euros de dépenses supplémentaires enfin dernier point je suis désolé j'ai échangé avec un de vos collègues de la gauche radicale LFI avec lesquels vous travaillez encore bien il y a un peu plus d'un an qui m'expliquait qu'en fait parce que le sujet c'est que si on taxe les biens professionnels il y a des entrepreneurs français qui accessoirement créent de la richesse créent de l'emploi créent la richesse qu'on va ensuite pouvoir distribuer on ne redistribue pas une richesse non créée donc ça aussi il faut le rappeler qu'est-ce qu'ils nous disent ils nous disent que si on taxe leurs biens professionnels prenons l'exemple de Mistral l'intelligence artificielle française en plein développement
comment
la taxe Zuckman pure pardon ça y est je crois qu'il y a un certain nombre de vos collègues qui la défendent
mais nous on la défend encore
et bien vous voyez donc vous la défendez encore bon concrètement comment ça se passe parce que moi ça m'intéresse toujours de débattre avec des gens qui pensent différemment votre collègue député LFI m'explique très tranquillement et très sereinement qu'il n'y a aucun problème on peut payer l'impôt en France par des actions sur son entreprise ça veut dire que les entrepreneurs français vont travailler vont se donner du mal vont développer des moteurs de recherche de l'initiative de l'innovation de la performance et puis que l'état va tranquillement au fil des années devenir actionnaire de leur entreprise pardon mais on arrive au communisme ça n'a aucun sens
on parlait attendez on parlait du rassemblement national et de Marine Le Pen pour le rassemblement national effectivement pas question de voter une quelconque taxe Zuckman écoutez Jean-Philippe Tanguy il était sur ce plateau il y a quelques instants nous ne soutenions pas la taxe Zuckman mais on soutenait le débat sur la justice fiscale vous n'auriez pu voter contre non parce que si on votait contre le débat s'arrêtait et on voulait que le débat vive pendant un an à l'époque madame de Montchalin avait dit bon compte tenu du débat on va proposer des mécanismes pour lutter contre l'exil fiscal et la fraude fiscale il revenait effectivement sur le vote de la taxe Zuckman qui avait lieu en février de la même année cette année à l'occasion duquel le RN s'était abstenu est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi le RN dit bah non on va voter contre c'était abstenu maintenant on vote contre on n'est pas un vote face près du rassemblement national ce qu'on a compris c'est que dans leurs différents votes ils protègent les possédants mais c'est la même chose pour les républicains là on vient d'avoir on fait une grâce de la cohérence non mais c'est vrai vous défendez ceux qui ont de l'argent et vous allez faire des économies sur le service public pour les autres donc maintenant une chose très simple vous m'avez parlé à l'instant de Mistral nous on vous dit ok si pour vous Mistral c'est le problème alors on supprime Mistral mais il faut quand même aller chercher de l'argent
mais moi je ne partage pas votre constat il faut parler nous d'économie au parti socialiste vous m'avez toujours pas dit
vous faisiez vos économies et je vous ai expliqué tout à l'heure que Laurent Wauquiez tout à l'heure avait créé des nouvelles dépenses supplémentaires qu'il allait falloir aller compenser sur les plus riches donc voilà vous n'avez pas de cohérence on a allégé des charges vous avez fait des dépenses fiscales supplémentaires c'est pas juste des charges ok quand vous allez appauvrir l'Etat c'est pas juste alléger des charges c'est appauvrir l'Etat donc maintenant vous le ferez mais on assume de réduire les recettes
de l'Etat parce qu'on veut que l'Etat fasse des économies
on vous mettra pas d'accord je pense que sur ce point j'ai essayé mais on vous mettra pas d'accord aujourd'hui on a Mistral moi je veux pas faire de Mistral le bouc émissaire de tout quand je discute parce que je travaille sur les sujets numériques avec des entrepreneurs de la tech ils me disent nous on est prêt à contribuer parce qu'en effet on s'est beaucoup enrichi on veut juste pas que nos capitaux ils partent aux Etats-Unis on veut pas que en fait notre patrimoine il sorte du giron national et donc aujourd'hui on leur dit bah écoutez l'Etat le temps que vous ayez assez de développer votre entreprise peut en effet prendre une part du capital et derrière vous la redonner le jour où vous êtes prêt à payer des impôts en vrai parce que vous savez aujourd'hui Mistral c'est très peu d'investissement c'est une capitalisation de plusieurs milliards d'euros et dès qu'on vend un bout d'action de Mistral c'est des milliards d'euros qui rentrent dans les poches des actionnaires donc oui aujourd'hui cette valeur c'est une valeur qui peut devenir une valeur réelle et il faut être prêt à dire qu'on peut la taxer Le Équerver vaut mieux une dissolution plutôt qu'une taxe Zuckman parce que c'est ça qui est en jeu que les téléspectateurs comprennent bien s'il n'y a pas de taxe Zuckman c'est censure et sans doute probablement très certainement dissolution Vous êtes devin ?
Non Vous pensez qu'il n'y aura pas de dissolution ?
Je pense qu'il n'y aura pas de dissolution Censure du gouvernement Le Corneu Je pense qu'il n'y aura pas de dissolution Ah bah expliquez-nous ça nous intéresse Ah bah c'est très simple si vous avez une dissolution et que demain vous avez une Assemblée nationale sans majorité toute la pression reposera sur le Président de la République C'est tout Donc il va décider de ne pas dissolution Je pense que le Président de la République cherchera à durer encore plus longtemps et qu'il nommera ou nommerait un nouveau gouvernement puis encore un autre si nécessaire La menace de la dissolution c'est à l'égard des députés que ça marche Oui pas les sénateurs déjà C'est pas à l'égard des sénateurs C'est tranquille Parce que Dieu se louait le gouvernant n'est pas responsable devant nous Mais moi cette histoire de dissolution en plus au mois de novembre au mois de décembre ça n'a strictement aucun sens et je trouve que c'est un peu facile de toujours brandir cette espèce d'étendard en disant que si s'il y a une censure il y a ce risque de dissolution Que les députés soient responsables et qu'ils trouvent les voies et moyens d'un accord Je trouve d'ailleurs que dans le débat que nous avons eu sur les recettes et sur les dépenses il manque un élément et je le redis c'est l'activité Dans les générations de 15 à 65 ans c'est-à-dire les actifs le taux d'activité en France est 8 points inférieur à l'Allemagne Si nous réduisions ce gap-là qui existe et que nous revenions simplement à la moyenne de l'OCDE une grande partie des problèmes dont nous parlons seraient réglés J'aimerais vous faire réagir quand même à ce qu'il en a dit sur la dissolution Déjà vous confirmez Patak Zuckman censure socialiste Il n'y a pas de recette fiscale importante sur les plus riches en effet on ne voit pas comment on peut équilibrer le budget et à quoi ça sert de s'engager derrière sur la partie recette puisqu'en effet on veut un budget équilibré à la fin Et vous prenez le risque de la dissolution Enfin sur la partie dépense on prend le risque de la dissolution Non Nous on dit à ceux qui ne veulent pas s'engager dans un chemin de compromis dans un budget qui soit plus juste c'est votre responsabilité à vous Si vous ne la prenez pas si vous ne faites pas un pas vers nous et bien dans ce cas-là oui vous assumerez le risque de la censure Après c'est pas nous qui sommes maîtres de la dissolution ça vient d'être rappelé à l'instant c'est le président de la République mais ce qui est sûr c'est que la censure est sur la table s'il n'y a pas de justice fiscale Ce qui est sur la table aussi c'est la suspension de la réforme des retraites qui est présente de contenu dans le projet de loi de la Sécu le Sénat ne votera pas cette suspension Vous me le confirmez ?
Tout à fait
Tout à fait parce que le coût est parfaitement déraisonnable et qu'il faut qu'on arrive sereinement à parler en France de cette question des retraites qui moi je crois fondamentalement n'est pas un sujet politique est un sujet démographique Il y a beaucoup moins d'enfants aujourd'hui qui n'en avaient au sortir de la Deuxième Guerre mondiale lorsque ce système par répartition a été mis en oeuvre C'était quatre actifs pour un retraité aujourd'hui c'est 1,7% 7 actifs pour un retraité et puis surtout par rapport à la fin de la Seconde Guerre mondiale et c'est heureux on vit beaucoup plus longtemps donc c'est intenable et encore une fois ce n'est pas politique c'est démographique du reste tous les autres pays européens ont fait cette réforme ont bougé l'âge certains à 65 ans d'autres même jusqu'à 67 ans c'est une réalité démographique si demain tous les français avaient beaucoup d'enfants et bien on pourrait être amené à revoir peut-être je ne sais pas encore que la durée de vie s'allonge mais en tout état de cause il faut comprendre ça c'est un sujet démographique je crois que les français l'ont parfaitement compris évidemment que ça fait plaisir à personne de devoir travailler davantage on est tous pareils et on peut parfaitement l'entendre mais c'est un sujet de responsabilité vis-à-vis des français donc la droite restera la droite sénatoriale et la droite parlementaire en général sur cette ligne
et rétablira donc la réforme des retraites mais quel est le pouvoir de misance du Sénat là-dessus le dernier mot arrivera aux députés si je ne me trompe pas le Kervé mais il y a des étapes intermédiaires il y a d'abord l'examen du texte et la réunion de la commission mixte paritaire et si vous avez à la fin dans le dernier mot de l'Assemblée nationale tout un tas de députés qui ont de bonnes raisons de ne pas voter le texte vous pouvez avoir un texte qui post-échec de la CMP est refusé par l'Assemblée nationale et il n'y a pas de censure du gouvernement il n'y a pas de budget la conséquence c'est ça et ordonnance la conséquence c'est ça et c'est bon ordonnance ou loi spéciale on verra ce que le gouvernement choisit c'est pas automatique il faudra des actes juridiques qui tireront les conséquences du non-vote du budget de l'Etat ou de la sécurité sociale suspension de la réforme des retraites tout va se jouer en tout cas en ce qui concerne la réforme des retraites à la présidentielle 2027 c'est quoi la position du parti socialiste là-dessus la position qu'on porte c'est toujours la même c'est l'abrogation de la réforme borne là on suspend et on abroge en 2027 c'est une étape pour dire on peut aujourd'hui trouver un chemin de compromis temporaire le temps de régler les débats au moment de l'élection présidentielle je pense que c'est un choix assez sage c'est la décision qu'a prise Sébastien Lecornu derrière moi je constate qu'il n'est pas suivi forcément par ses troupes ou en tout cas celles et ceux qui devraient le soutenir donc on verra bien à la fin moi je crois dans la sagesse du Parlement je crois dans la sagesse de l'Assemblée nationale dans sa capacité à se dire que c'est un chemin ardu un chemin de reparlementarisation et que c'est la fin de l'hyperprésidentialisme si on n'arrive pas à s'en sortir aujourd'hui je ne vois pas comment demain même après une dissolution avec un paysage qui serait sans doute de nouveau fragmenté et tripolaire on arriverait à trouver les voies d'entente donc voilà nous on a essayé de dire changeons de méthode changeons de cap évidemment avec des conditions parce que nous ne sommes pas au gouvernement et je crois que ça aurait été la même chose si jamais nous avions été nommés et j'espère qu'un jour nous le serons par le président de la République vous n'aurait dû forcément n'aurait pas d'aller à la matinée le jour où Sébastien Lecornu ne fait pas la preuve de sa capacité à réussir le président de la République peut toujours décider de nommer un Lecornu 3 ou un Bayrou 2 mais et vous c'est un Olivier on a toujours l'idée de dire que la gauche peut être amenée à gouverner on est prêt à le faire on a toujours dit mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas le choix qui a été fait par le président de la République il y a toujours une coalition de façade même s'ils ne le disent pas entre les républicains et les macronistes des républicains sont au gouvernement les macronistes et les républicains votent ensemble la plupart du temps donc voilà on considère que c'est toujours eux qui sont le bloc majoritaire mais quoi qu'il en soit nous demain on leur demande de faire preuve de responsabilité sinon ils devront partir qui osera à droite au centre proposer promettre une réforme des retraites à 65-67 ans pour la présidentielle
bah écoutez on verra mais ce sera effectivement un sujet qui sera au coeur du débat présidentiel parce qu'on dit effectivement on décale je crois qu'il faut assumer les choses je vous promets la retraite à 67 ans en fait je pense franchement je crois que ce que les français attendent des hommes et des femmes politiques qui les représentent c'est un peu de courage un peu de clarté dans le discours un peu de cohérence dans les actes et dans les propositions que nous portons et du courage parce que évidemment quand on voit l'état des finances publiques quand on voit ce déficit qui est hors de contrôle cette dette qui dépasse les 3400 milliards d'euros bientôt ce sera le premier budget de l'état le remboursement des intérêts de la dette donc pendant qu'on rembourse les intérêts de la dette on ne fait pas d'éducation on ne fait pas de santé on ne fait pas d'environnement
il faut avoir le courage de proposer la retraite aujourd'hui
il faut avoir du courage sur ce sujet des retraites comme sur beaucoup d'autres sujets parce qu'aujourd'hui si on veut préparer l'avenir des français on n'a plus d'autre choix que d'assumer des économies que d'assumer des réformes qui seront parfois exigeantes évidemment mais moi je suis convaincue que les français le comprennent parfaitement et qu'ils l'attendent de la part des hommes et des femmes qui les représentent
Loïc Hervé sur ce point Depuis 2017 44% de la dette souscrite c'est le déficit des régimes de retraite donc aujourd'hui on emprunte à nos enfants de quoi financer le manque les cotisations insuffisantes pour financer notre système Deuxièmement chose très importante dans la réforme Borne il y avait un deuxième volet qui devait être évoqué qui a donné d'ailleurs lieu aux travaux dits du conclave sous Bayrou qui étaient les questions de pénibilité de travail des femmes de carrière longue ces questions-là elles ne sont pas évoquées et moi je trouve que le risque de cette suspension telle qu'elle a été faite pour permettre de donner une chance à ce qu'un budget soit adopté c'est qu'on a mis sous le tapis toutes ces questions-là et que on est quasiment arrivé à un compromis à la fin du conclave que ce quasi-compromis aurait dû être soumis au Parlement parce que c'est donc oui il faut une nouvelle réforme des retraites complémentaire la question de là je suis tout à fait d'accord avec ma collègue ce sera le point central de 2027 non non mais il n'y a pas que la question il n'y a pas moi je me suis abstenu sur la réforme des retraites parce que je considérais que la réforme paramétrique uniquement sur le critère de l'âge est une erreur en fait c'est une question beaucoup plus importante qui doit être posée donc il faut absolument revenir sur ce sujet-là et je suis pas sûr qu'il faille attendre la présidence c'est la fin de ce débat merci à tous les trois c'est l'heure de l'histoire du jour je ne sais pas si vous connaissez aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler d'un mariage oui c'est vrai que c'était déjà un peu le cas hier mais que voulez-vous la matinale de public sénat c'est que de l'amour samedi dernier dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris un couple s'est dit oui sous les voûtes du plus bel édifice de France pas n'importe quel couple puisque Martin charpentier de son état était l'un des artisans qui ont redonné à la cathédrale son toit et son âme après l'incendie dramatique de 2019 autrement dit l'homme qui a réparé Notre-Dame s'y est mariée c'est normalement pas autorisé mais Martin a demandé à l'archevêque de Paris une dérogation exceptionnelle dérogation obtenue donc et Martin a pu épouser Jade autour de 500 convives dont beaucoup de charpentiers certains avaient même emmené leur hache avec eux ça pourrait presque ressembler aux premières pages d'un roman de Victor Hugo mais tout ça est bien réel et ça contribue encore un peu plus à la légende de Notre-Dame de Paris vous avez un mot là-dessus ?
Non ? Rien à dire ? Merci à le riche d'avoir permis ça c'est... Un peu d'amour dans ce contexte mais génial Oui exactement bravo merci à ces charpentiers qui font l'honneur de la France et qui ont reconstruit cette belle cathédrale On a besoin de charpentiers pour le budget on peut le dire Tous les trois on en aura besoin Merci à tous les trois c'est la fin de cette émission salut à vous chers téléspectateurs
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