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interviewC à vous (sur YouTube)· 22 mai 2026 8 min

Vincent Lacoste cleptomane !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est son 17e film, présenté hier dans la sélection Cannes Première. On accueille V.Lacoste, N.Tereszkiewicz et S.Abkarian, qui a fait l'événement hier à Cannes avec la montée des marches de "La Bataille de Gaulle".

C'est le premier volet de cette superproduction consacrée au héros de la France libre. ...

Bonsoir à tous les trois. - V.Lacoste: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Simon, on va parler de la façon extraordinaire dont vous incarnez de Gaulle.

Vous n'en avez plus ni les oreilles ni la moustache. - S.Abkarian: Reste que le nez. - A.-E.Lemoine: D'abord, Vincent, Nadia, quel plaisir de vous voir à nouveau devant la caméra de C.Honoré.

Nadia, c'est la 1re fois pour vous. Ce film nous embarque dans un mariage. Théoriquement, c'est heureux et festif.

Là, ça va devenir le théâtre de tensions avec des blessures d'enfance qui se réveillent et explosent? - V.Lacoste: C'est une famille un peu dysfonctionnelle.

C'est un bon moment pour eux. C'est une famille qui danse sur des braises. Ensuite, ça devient une tragédie.

C'est un film à la fois très joyeux et qui a une grosse part de violence, comme un peu dans toutes les familles. - A.-E.Lemoine: Il y a une personne qui n'est pas invitée: le père de famille.

Vincent, vous êtes pas au top. Vous êtes malheureux en ménage. Vous venez de perdre votre job. - V.Lacoste: J'ai cru physiquement! - A.-E.Lemoine: On peut en parler. - V.Lacoste: "Vincent, pas ouf." - A.-E.Lemoine: Vous contenez autant que possible cette violence et cette colère qui ressemblent un peu à celles de votre père. - V.Lacoste: Oui.

Ils ont un père très violent. Je suis un ancien enfant qui a subi des violences et qui les reproduit sur ses propres enfants et sur sa femme. Après, il n'y a pas que ça.

C'est un vrai film choral. - A.-E.Lemoine: Il y a 7 enfants, déjà. - V.Lacoste: Avec les compagnes et compagnons, ça fait un joyeux mélange.

Le mélange est magnifique. C'est du grand C.Honoré. - A.-E.Lemoine: Vous êtes la mère du réalisateur, Nadia.

Ca doit être quelque chose, d'incarner la mère de l'homme qui vous dirige derrière la caméra. - N.Tereszkiewicz: Il faut rendre hommage aux souvenirs de cette époque.

Il y a une responsabilité émotionnelle, disons. J'étais très touchée symboliquement. - A.-E.Lemoine: C'est une histoire très intime et aussi très universelle. - N.Tereszkiewicz: Je pense qu'on retrouve tous quelque chose de notre propre famille, que ce soit les liens indéfectibles d'une famille...

J'ai vu hier un grand amour. J'y ai cru. Et la violence...

J'étais plus choquée par la violence de l'époque. Elle s'est presque normalisée. Hier soir, il y a quelque chose qui m'a frappée.

En même temps, j'ai ressenti une forme de nostalgie. Je sais pas si c'est la nostalgie du tournage, la nostalgie d'une époque qu'on n'a pas connue, la nostalgie des gens qui sont...

La mère de Christophe est vivante, mais les autres personnages ne sont plus là. Il y a quelque chose qui m'a rendue un peu triste, hier, même si j'ai trouvé le film magnifique. - P.Lescure: Dans la nostalgie, il y a plein de souvenirs.

C'est une plongée dans les années 70. On retrouve les téléphones à fil, les papiers peints cirés, les clopes tout le temps...

C.François est électrocuté et on apprend sa fin en plein scénario. Et il y a la fameuse boisson obtenue en mélangeant de la poudre et de l'eau pour obtenir une boisson au goût d'orange, d'où le titre. - Je vais vous le faire, votre...

Comme si j'avais pas assez de travail! Essayez de pas me déranger, les enfants. Et dire qu'en plus, à la télé, ils ont été dire que...

Ils nous prennent vraiment pour des ânes! - P.Lescure: On a retrouvé la pub de l'époque! - B.Chameroy: On en a tous de très bons souvenirs. - V.Lacoste: Je connaissais pas.

On peut expliquer. C'est une poudre qui fait du jus d'orange. Pourquoi ne pas prendre un jus d'orange? - A.-E.Lemoine: Parce qu'à l'époque, le chimique faisait pas peur.

J'en ai bu, du Tang. Simon aussi. C'était pas dégueu. - P.Lescure: Et vous êtes imitateur, vous chantez du J.Dassin. - V.Lacoste: L'équipe à Jojo... - A.-E.Lemoine: On en veut un peu plus, Vincent. - V.Lacoste: Il faut aller voir le film. - A.-E.Lemoine: Oh, l'autre!

Vincent, vous êtes un peu cleptomane. - V.Lacoste: Ah bon?

Dans le film! - A.-E.Lemoine: Non, dans la vraie vie.

Quand quelque chose vous plaît dans un décor, il est possible qu'on le retrouve chez vous. C'était le cas d'un canapé... - V.Lacoste: Sur le tournage de "Victoria". - A.-E.Lemoine: Là, vous avez piqué quoi? - V.Lacoste: Du Tang! - A.-E.Lemoine: On doit citer d'autres marques. - B.Chameroy: Mais non, ça n'existe plus. - A.-E.Lemoine: Si.

Sprite, Oasis...

Vous êtes d'une fidélité incroyable à C.Honoré. C'est le 4e film que vous tournez sous sa direction.

Il vous a offert votre premier rôle d'adulte. Il vous a offert votre rôle de la maturité. Vous étiez très associé au succès des "Beaux gosses" dans le rôle de l'ado obsédé sexuel et boutonneux.

On vous en parle encore. Cet ado a une dimension universelle. - V.Lacoste: On m'en parle encore parce que c'est mon 1er film.

J'ai remarqué qu'il passait très souvent à la télévision, encore. J'adore le film, donc ça me dérange pas. On a fait la BD avec R.Sattouf. - N.Tereszkiewicz: C'est générationnel.

C'était un gros truc, quand c'est sorti. - A.-E.Lemoine: Vous aviez un crush pour Vincent, à l'époque? - V.Lacoste: Bien sûr!

Ca se voit! Comment résister? - A.-E.Lemoine: Oui, on se jette dessus...

Ce rôle vous a valu un crush de Nadia et une 1re nomination aux César. Un premier Cannes. Vous étiez pas connu mais vous vous faisiez passer pour une star. - V.Lacoste: Non, c'est juste que les gens nous demandaient tous...

Il y avait moins de gens qui se filmaient. Maintenant, dans Cannes, tout le monde se filme. A l'époque, c'était plus surprenant.

On faisait des interviews en déambulant. On nous disait: "Mais vous êtes qui?" "On a fait un film..." J'avais dit à personne dans ma classe que j'avais fait un film.

Ils m'ont vu débarquer sur le plateau du "Grand Journal"... - A.-E.Lemoine: De M.Denisot... - B.Chameroy: L'un de vos meilleurs souvenirs de Cannes, c'est votre rencontre avec K.Stewart.

Qui était l'invitée de "C à vous" vendredi dernier? K.Stewart, pour défendre le film de Q.Dupieux. - B.Chameroy: Elle était déchaînée.

A l'époque, vous étiez tombé des nues parce qu'elle vous avait reconnu. Elle ne savait pas que vous étiez l'A.Pacino français?

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