Examen du budget : premiers débats, premiers revers
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce budget peut être considéré comme une victoire pour la droite ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La taxe Zucman est-elle une mesure symbolique ou efficace ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ce budget est-il qualifié de 'Frankenstein' ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Le PS peut-il éviter la censure sans perdre son identité ?
- 7:00RelanceRéponse directe
La suspension de la réforme des retraites est-elle une défaite pour Macron ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les LR ont-ils un projet clair pour 2027 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Chiffre
« Des mesures chiffrées à 3 milliards d'euros qui n'iront pas dans les poches de l'État. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Opération délicate pour Sébastien le Cornu, bien décidé à ce que son gouvernement ne tombe pas. Le budget doit mettre d'accord un maximum de parlementaires pour éviter la censure. Pour le moment, satisfaction chez les Républicains.
Une large coalition de députés a approuvé leur amendement de suppression du gel de barê de l'impôt sur le revenu ainsi que la défiscalisation totale des heures supplémentaires. Des mesures chiffrées à 3 milliards d'euros qui n'iront pas dans les poches de l'État. Dans cette bataille budgétaire, la droite républicaine vient de remporter deux victoires.
Euh ce budget, il va être ce qu'on va en faire. Contre l'avis du gouvernement encore. Autre vote la défiscalisation des pensions alimentaires, mais aussi le rabotage de la niche fiscale des journalistes ou encore une réduction d'impôts de 25 % sur les frais de séjour en ÉPAD en crédit d'impôt.
Des mesures sociales mais qui n'apaisent toujours pas le PS. Le groupe qui a décroché la suspension de la réforme des retraites porte toujours son totem. la taxe Zucman.
Pour la faire passer, le groupe a même travaillé une alternative et des amendements de repli pour taxer les haut patrimoines. Si aucune de ces solutions n'est approuvée, la menace pèse sur le gouvernement. Ce budget va tomber et donc s'il tombe et bien il y aura pas d'autre choix que de censurer et puis ensuite d'aller à la dissolution. des négociations fustigées par la France insoumise.
Les socialistes viennent d'inventer une taxe zu homéopathique, c'est-à-dire qui est dû luée au point qu'elle ne servira plus à rien. À la fin, ça sera un rendement quasiment nul et que le Parti socialiste est en train de tout abandonner. C'est euh le monde où euh on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir.
Enfin, c'est absolument absurde. La taxe Zucman qui devait être évaluée par l'Assemblée ce lundi sera finalement débattue par les parlementaires mercredi. Quoi de mieux que de commencer la semaine avec ces deux visages, ces deux experts de l'information politique.
Bonjour à tous les deux. Émilie Zapalski, communiquante, fondatrice de l'agence Émilie Conseil. Bonjour Pablo.
Bonjour. Bonjour. Rédacteur en chef de la revue Regard.
On va revenir bien évidemment sur tout ce qui se passe au Parlement depuis depuis vendredi. On va essayer de tirer les premiers enseignements si vous le voulez bien. Premiers enseignements, je me lance, ça débat.
Jou moi c'est un petit peu voilà, je voudrais être sur une note un peu positive parce que c'est vrai que depuis le début, si on refait le film à l'envers, on pensait qu'il y aurait censure tout de suite que ça tomberait. le gouvernement le corn 2 tombe. On est à quelques jours voilà de cette nomination et ça continue à débattre et globalement même si c'est pas gagné évidemment ça débat sur le fond aussi ça débat sur quel type de taxe, quel type de recette et je trouve que c'est quand même intéressant et qu'on n'aurait pas imaginé être là à ce moment.
Après, il faut être très prudent et c'est ça quoi. On revoit un peu ses ambitions à la baisse et on regarde le moment présent parce que là, c'est évidemment pas gagner pour le vote, le passage au Sénat, enfin ça va être encore compliqué. Et il y a le PLFS qui arrive aussi.
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale examiné en commission aujourd'hui à l'Assemblée. C'est grâce à Sébastien Lecornu, Pablo tout ça. Non, c'est lui qui remet les clés en quelque sorte de la maison au Parlement.
Absence de 493, on y va, on débat. C'est parti. Oui.
Alors, je je partage pas tout à fait le constat. d'Émilie. C'està-dire que moi je crois au contraire que le budget tel qu'il est débattu ne permet pas en fait beaucoup de visibilité ne permet pas en fait que ce ce trace en fait des horizons pour la France ne permet pas la compréhension par les Français et les Françaises de ce qui est en train de se passer.
On a pas mal de partis politiques, de mouvements politiques, de dynamiques politiques qui sont pas tout à fait convergentes comme on leur a compris. Euh mais c'est ça ce qui fait la beauté du du jeu parlementaire. Euh oui, mais comme vous dites, c'est un jeu.
Et euh le problème, c'est que derrière, moi j'aimerais bien qu'on parle de politique et au contraire, moi je trouve que là on a d' espèce de budget Frankenstein comme le disait le président de la commission des finances euh où euh chacun essaie de troquer des carottes contre des tomates euh et puis euh je te donne trois patates et tu me donnes quatre poireaux. Et moi, j'aimerais bien qu'on parle de politique en fait, qu'on vraiment on réfléchisse et je pense que c'est le le budget et le budget de la de enfin de la de la sécurité sociale, c'est l'occasion de le faire. qu'on réfléchisse à bah qu'est-ce qu'on met en commun, comment est-ce qu'on fait pour vivre ensemble, où est-ce qu'on a envie d'aller, euh où est-ce qu'on où est-ce qu'on on pose nos nos dépenses et cetera.
Et ça, on ne le fait pas tellement. Moi, j'ai pas vu de débat de grand débat en fait de dire en fait enfin voilà à quoi ça sert à quoi ça sert tout ça. Euh on a 50 % de notre dépenses de nos de nos dépenses en général dans notre pays qui sont des dépenses publiques.
Qu'est-ce qu'on en fait ? Moi c'est marrant. J'ai l'impression que c'est comme une répétition.
Il y a deux répétitions en cours. La répétition de comment on fait du compromis au Parlement parce que c'est pour moi c'est la première fois qu'on essaie de voir comment alors qu'on s'entend pas, comment on peut essayer. On a des votes qui sont un peu bizarres en effet euh LFI RN, le PS avec les macronistes mais on essaie voilà on répète pour savoir comment on fait du compromis comme les pays du nord.
Ça, on sait pas faire. On a l'impression qu'on on tâonne un petit peu sur ça. Répétition aussi pour la présidentielle parce que moi je suis pas d'accord.
Je trouve qu'il y a des thèmes qui sont au débat euh même ne serait-ce que la suppression ou la suspension de la réforme des retraites, la taxe pour les plus hauts revenus ou les plus grosses entreprises qui sont pas taxées par ailleurs. C'est des débats en fait de fond, c'est des prémisses qui pourraient être rediscutés au moment de la présidentielle et je pense en tout cas moi c'est l'attente que j'aurai si la présidentielle le permet d'avoir ces débats beaucoup plus de fond que ce qu'on a eu en 2022. Absolument aucun débat.
Et là, on sent qu'il y a un peu les prémisses de ça qui sont posées sur la table au parlement. C'est ça. Pablo, on n'est pas en plein changement de culture comme le demandait d'ailleurs Sébastien le cornu vendredi.
Il demande effectivement à ce qu'on change de de culture politique, changement de méthode, est-ce que voilà, on prend la direction de ce ce changement de de culture politique ? Oui. Mais alors euh moi j'ai une question.
Pourquoi est-ce qu'on est tous obsédés en fait par les démocraties du nord de l'Europe ? Enfin, pourquoi est-ce qu'il faudrait absolument ressembler à l'Allemagne et avoir des grandes coalités ? sembler qui est en trois morceaux et c'est impossible d'avoir une majorité pour le moment.
Je je ne dis pas le contraire, on est d'abord c'est possible d'avoir une majorité. Le problème c'est que la la démocratie, il y a des institutions et il y a la façon dont on traite ces institutions. Ces institutions, elles ont été maltraitées notamment ces dernières années.
Je pense notamment au Parlement enfin qui sous la présidence d'Emmanuel Macron a été particulièrement genre mis mis de côté. que ça soit les oppositions d'ailleurs comme la comme la majorité ou l'absence de de majorité. Donc il s'agit à un moment de de redonner en fait la possibilité à ces institutions de pouvoir exister.
Je comprends euh que aujourd'hui dans l'Assemblée nationale, il y en a qui ont envie de se dire "Bon ben, il faudrait que ça marche." Le problème, c'est que il y a un choix qui a été fait notamment de nomination à Matignon, le de de Premier ministre qui ne correspond pas en fait à une quelconque dynamique ni majoritaire, ni même on va dire le le le l'endroit de la politique dans l'Assemblée nationale qui est le plus en en dynamique. Donc et et le choix c'est Sébastien Lecnu.
Donc en fait à partir de ce moment-là, pour moi le jeu il est faussé. le jeuge. Bon, à partir du moment où ils ont choisi Sébastien le Cornu, c'est-à-dire le le membre d'un groupe euh qui est tout sauf majoritaire, qui est tout sauf en dynamique, laisse, on peut quand même lui reconnaître que c'est une personne qui euh envisage différemment le les corps intermédiaires et notamment les parlementaires, les élus aussi lui-même ayant et il Non mais en tout cas non mais en tout cas voilà, il respecte les parlementaires et le reste des corps intermédiaires et il a obtenu quand même s'il est très attaché à Macron parce qu'il est ministre depuis le début, c'est infidèle.
Il a réussi quand même à obtenir certaines acquis notamment le 493 de ne pas utiliser éventuellement donc la suspension de la réformité la seule réforme à peu près là où Pablo n'a pas tort et peut-être même raison, c'est que quand on regarde ce qui a été voté depuis depuis vendredi, c'est un peu à perdre. Il y a victoire de la droite avec la diffiscalisation des heures subs, victoire peut-être de la gauche avec la pérénisation de la taxation des revenus. Qui peut voter ça ?
C'est un budget. Non, pour l'instant non, il y a pas de ligne directrice mais j'allais dire c'est pas grave. On le sait que globalement ce budget ça va passer.
On le sait que ça va être très compliqué et que probablement il y aura des solutions un peu pour que le gouvernement vou dire qu'en fait on fait on fait tout ça pourrêten mais je trouve que c'est quand même important qui a ce débat qu'on puisse l'avoir. Et après en effet il y a chaque parti politique qui essaie de de jouer son coup là. On a bien vu le renvoquer, les choses comme ça, mais c'est important qui ait ce débat que les parlementaires reprennent un peu le lead même si ça n'ira pas beaucoup plus loin.
On le sait, les budgets, la plupart du temps ne sont pas votés en dehors d'un 493. C'est pas non plus quelque chose voilà qu'on a en tête. Donc il y a du débat.
Moi, je pense que c'est important. Pour moi, c'est pas aujourd'hui que c'est important. C'est comme si on regardait qu'on pouvait faire ça, qu'on pouvait débattre, qu'on pouvait avoir cette culture là.
Et ça, c'est important. On saura d'ici à la fin de semaine s'il y a 10 solutions. Vous savez de qui vient cette phrase ?
Le PS Olivier Fort qui nous dit ça hier sur LCI. Il y a pas un jour presque où Olivier Fort ne menace pas le gouvernement. Aujourd'hui, c'est vraiment lui, c'est vraiment ce sont vraiment les socialistes qui qui font danser le gouvernement.
Alors, est-ce qu'ils le font danser ? Oui, sûrement ils le font danser. Ça, je pense que en tout cas, ils ont la ils ont la main sur la gâchette, ils ont le doigt sur la guillotine et c'est eux qui bah du jour au lendemain peuvent décider si oui ou non il va y avoir une censure.
Puisque je le rappelle, l'ensemble des autres groupes d'opposition, eux votent la censure, que ça soit l'extrême droite, le Rassemblement national ou le reste de la gauche. Donc évidemment, ils ont une place de choix malgré leur petit nombre hein, ils ne sont que 69. euh ils ont une place de choix et ils entendent bien utiliser un maximum en fait genre leur marge de manœuvre.
La question c'est à quoi il l'utilisent ? Et là j'ai j'ai comme un j'avoue que j'ai du mal à comprendre. C'est pas que je suis pas Oui, si je suis pas convaincu parce que j'essaie de comprendre en fait et ils ont des lignes rouges.
Enfin au début ils ont apporté deux choses donc l'absence de 493 et la la suspension de la réforme des retraites. Bon on a vu que la suspension de la réforme des retraite c'était un peu plus compliqué que ça. On a écouté Emmanuel Macron qui a dit que c'était un décalage.
On a regardé l'électrificative. Ça ressemble effectivement plus à un décalage qu' a une suspension. Mais bon après il y a la taxe Zucman.
Alors la taxe Zucman pour certains OPS c'est une ligne rouge. Pour d'autres bon bah c'est pas très grave. Du coup, ils font le choix de faire une proposition allégée et ça tout le monde a compris que c'était une taxe duman alléger.
La France insoumise dit que ça sert à rien mais enfin ça reste une taxe duman allégé. Donc on se dit bon bah ils sont à chaque fois ils décalent un peu les lignes rouges en fait qui sont qui sont acceptables en fait. Euh c'est ça le compromis peut-être.
Ouais mais c'est c'est c'est Oui. D'accord. Peut-être le compromis mais pas la politique.
Et en fait au bout d'un moment les socialistes il faut quand même qu'ils aient une identité politique. Ils sont socialistes hein. Ils sont pas macronistes.
S'ils sont restés au PS veut dire qu'ils ont quelque chose de gauche à dire. Donc c'est là qu'il y a un peu un problème. Je pense qu'ils ont fait un un double paris.
Ils ont fait le pari de la responsabilité d'essayer de voilà de se dire on va participer à ça parce que la France subit une instabilité politique énorme et donc on va faire le pari de redevenir le parti d'avant, un parti de gouvernement, un parti responsable et ils ont fait le pari aussi de se détacher de la France insoumise qui pesait beaucoup à l'heure actuelle sur leur relation enfin de toute façon et avec un axe LFI depuis le 7 octobre très marqué qui ne leur convenait pas. Donc c'est ce double paris qui s'exprime là. Alors oui, c'est vrai que on se demande où jusqu'où ça va aller, mais en terme d'imag et de et d'électron libre que représente maintenant le Parti socialiste au sein de cette gauche qui était avant noué par le NFP ou la NUPES, c'est ça c'est ça ce Paris là qu'il joue.
On va voir jusqu'où ça va aller. Mais ne serait-ce que les points que vous avez indiqué, voilà, le PS est revenu au devant du jeu. Imaginez-vous l'année dernière, on en parlait même plus du PS, c'était c'était les LR mais c'était c'était fini.
É, vous avez posé la la bonne question jusqu'où tout ça va aller ? On a posé la question à Boris Valallot. Est-ce qu'on se dirige vers une dissolution ?
Écoutez-le, c'est pas l'avenir du gouvernement qui m' qui qui m'intéresse, c'est est-ce qu'on est capable d'avoir un budget juste ? Est-ce qu'on est capable de dire que ceux dont les don dont le patrimoine et la fortune a été multiplié par presque 10 depuis 2000 peuvent faire un effort de justice fiscale, de solidarité nationale au bénéfice de tous les autres qui passent leur temps à se serrer la ceinture. C'est simple. vous censurerez.
Bah écoutez, en tout cas je je ça fait partie des des des hypothèses censur ce qui voudrait dire dissolution. Donc la dissolution la menace de la dissolution plane toujours sur la France Pablo. Elle plane toujours sur la France.
C'est leur levier principal dans leur discussion apre avec le le gouvernement. Euh mais au fond, ce que dit Boris Vallot répond à ce que disait Émilie tout à l'heure. C'est-à-dire que Émilie disait "Oui, de toute façon ce débat, on sait très bien que un, il va pas ressembler à grand-chose." Euh et deement, non mais je la je la paraphrase.
Euh un, ça va pas ressembler à grand chose et de bon bah il va sûrement passer et cetera. Et Boris Vallot lui dit "Mais non, mais on se bat pour un budget qui" Bah non, en fait camarade Valot, en fait ça sert à rien. Enfin, genre je je veux dire tout tout le monde a bien compris en fait que de toute façon ce budget va pas ressembler à grand-chose à cause du jeu arithmétique qui de l'Assemblée nationale.
Mais donc le le la question aujourd'hui et je reprends ce que disait Émilie tout à l'heure, c'est pour faire du pour créer du débat pour voir en fait comment se débrouillent les uns et les autres pour donner des pistes pour la présidentielle. Or là, la la direction qui est en train de donner le Parti socialiste, c'est de dire bah OK, nous sommes responsables parce que nous ne voulons pas la la censure immédiate, nous ne voulons pas la dissolution mais en même temps, il brouillent aussi les cartes parce que là, ils sont associés avec les macronistes et quand le le Parti socialiste, je suis désolé, ça va se payer dans les urnes, ça va se payer dans les urnes, c'est pas que ça va se payer dans les urnes, c'est que genre en fait au bout d'un moment, ils ont leur identité, c'est être de gauche. Le Parti socialiste ces 60 dernières années n'a gagné que lorsqu'il était de gauche à la fois François Hollande, François Mitterran et Lionel Jospin.
Donc ils peuvent faire le paris de la droite mais c'est un paris qui est perdant. Quand vous regardez la taxe Zugman même à c'est pas tellement en paris de la droite c'est institutionnellement là ils sont en train de se coller au macronistes dans l'image dans l'imaginaire des français. C'est pour ça qu'il y a cette menace perpétuelle pour essayer ces négociations quelque part avec les macronistes et ils ne tiendront que s'ils ont suffisamment de gage pour dire que on a obtenu des mesures qui sont plutôt de gauche.
C'est ce qui se passe là à l'heure actuelle. Moi, je pense que ça marque quand même des points parce que on voit un parti socialiste qui se bat, on voit quand même des mesures qui passent euh certaines. On va voir l'attaque Zucman alléger, c'est probable qu'elle passe pas, mais il y a cette bataille quand même et je pense que ça inscrit quand même dans les dans un futur électorat que le Parti socialiste se bat pour ses mesures de gauche vis-à-vis des Macronistes.
Les relations en tout cas sont plutôt fraîches. On l'aura vu entre les insoumis et les socialistes. Écoutez Manuel Bompard qui était sur ce plateau tout à l'heure.
Écoutez la déclaration d'amour d'Emmanuel Bonpard au socialistes. Vous avez encore des relations avec les socialistes ? Je m'en fiche.
Ouais. Mais vous avez des échanges encore ? Non, écoutez, je m'en fiche.
Mon sujet, c'est pas le Parti socialiste, je m'en fiche du Parti socialiste. Mon sujet, c'est que moi et mes collègues députés, nous avons été élus pour défendre des gens. Moi, mon travail c'est ça, c'est pas d'aller régler des comptes avec les uns ou avec les autres.
Le PS, c'est devenu l'ennemi de des insoumis. On a un peu l'impression ces derniers jours, ces dernières heures. Vous parliez de camarades tout à l'heure, c'est plus des camarades, ce sont plus des camarades.
Ben en fait de fait, ils le sont. De fait, c'est la gauche. Enfin, Manuel Bombard aura beau dire genre "Moi, je m'en fiche du Parti socialiste, en fait c'est une partie de la gauche aux yeux des Français et des Françaises, ben ça ça fait partie d'un tout." Et lorsque ben les les insoumis disent des socialistes, "Vous êtes des sociaux traîtres, vous êtes en train de rejoindre la droite ou ou que sais-je, il faut qu'il fasse attention parce que genre c'est une partie d'eux-même d'eux-même en tant que gauche qu'ils sont en train d'insulter, qu'ils sont en train de vouer aux gémonies.
Donc le le et en plus de ça, je pense pas que la la gauche, faut quand même pas oublier que ces derniers temps aux élections euh nationales, elle fait 30 % tout mouillé, c'est-à-dire moins d'un/3 euh de l'électorat de ceux qui se bougent pour aller voter. 30 % on va faut quand même si on veut avoir une chance de passer au deè tour si on veut avoir une il faut ménager les sensibilité non mais il faut il faut travailler et moi je trouve que la à la fois la NUPES et le NFP étaient des bons outils pour précisément créer des dynamiques dans lequel la le chaque sensibilité avait sa place. Le problème c'est que je vais vous dire il y a aucun travail qui a été fait ni dans la NUPES ni dans le Nouveau Front populaire.
Il y a des accords qui ont été signés en deux tons trois mouvements. Ils ont dit tiens un signe en bas de la page et puis comme ça des accords électoraux mais il y a pas de travail derrière. Donc maintenant faut travailler pour soit de gauche pour la France insoumise c'est difficile de voir ce divorce que qu'a socialiste et encore plus là avec le gouvernement le cornu 2.
Finalement on voit que voilà le divorce il est annoncé. Ça veut pas dire que ça reviendra pas la réunion parce qu'en effet selon les batailles notamment quand il s'agit de de combattre le l'extrême droite, on voit que bah les les rangs se resserrent facilement. Mais pour LFI c'est difficile et pour le PS c'est difficile de réappartenir à une union de gauche avec le positionnement qu'a choisi LFI au fur et à mesure des années.
Et je parlais tout à l'heure du 7 octobre, ce positionnement vis-à-vis des musulmans et vis-à-vis des juifs, c'est particulièrement compliqué. C'est un paris électoraliste qui fonctionne a priori, mais le PS ne peut pas le supporter. Donc il y a il y a ce décrochage qui est acté.
Il faut pas oublier quand même qu'il y a un front euh anti mélchon qui s'organise hein euh aussi bien qu'il y a un front euh anti RN qui s'organise et globalement le front anti-Mélchon, il est presque en train de d'être supérieur au front antiN et ça le Parti socialiste, il le voit aussi. Que pense Gabriel Zucman de la nouvelle version de la taxe Zucman ? Écoutez, la réponse de l'économie c'était sur France 2.
Il propose de sortir les détentions de plus de 50 % au capital d'une entreprise. À l'époque de l'ISF, c'était 25 %. Le risque, c'est que les personnes très fortunées, vous savez, elles sont bien conseillées.
Oui. Et donc elle risque de trouver d'exploiter ses échappatoires pour échapper à l'impôt. À l'inverse, si on veut maximiser le rendement budgétaire, ce qui est important, c'est d'avoir un dispositif sans échappatoire possible.
C'est ça qui est gage de justice et c'est ça qui est gage d'efficacité. L'examen de la version socialiste de la taxe devait être examinée aujourd'hui. Finalement, ce sera mercredi.
Ça va être un peu le juge de paix cette taxe pour la suite du gouvernement de l'accord de non censure et cetera. Pablo, je pense que c'est déjà on sait déjà très bien comment ça va se passer. C'est-à-dire que la version tax Zucman version Zucman ça c'est out, on en parle pas.
Donc il y a la version alléger qui euh genre arithmétiquement comment si on regarde si on fait les additions euh a peu de chance de passer aussi. Donc gen voilà et la gauche ne la votera pas. Donc euh genre euh je vois pas trop où est-ce qu'on va avec cette arithmétique là.
Donc moi je mais surtout en vérité le principal problème c'est que cette question de la taxe Zucmane c'est une petite question dans le budget. Je veux dire, c'est 15 à 20 milliards. C'est pas négligeable.
C'est un symbole. C'est un symbole. J'entends partout parler de ce mot de totem.
OK. D'accord. C'est un totem que pourrait ramener à la maison le Parti socialiste.
Mais enfin, ça donne pas une direction au budget. C'est pas ça en fait qui va résoudre tous les problèmes de justice sociale ni de justice fiscale. Oui, mais c'est ça en fait que je reproche à budget.
Je dis pas qu'un budget doit tout résoudre. En revanche, je pense qu'un budget doit aller un peu plus profondément en fait dans les questions qu'il pose que juste dire bah tiens, on va prendre 2 % euh en comptant les biens professionnels de toutes les fortunes. C'est vrai qu'on est un peu dans une caricature en fait avec chacun qui essaie d'imposer des mesures qui sont symboliques, plus symboliques que structurelles.
Euh mais moi je pense que c'est important. Alors c'est normal que Zucman soit pas content, on prend pas sa sa taxe, sa version. Donc voilà, moi je trouve que c'est intéressant parce que regardez depuis plusieurs mois, on discute de cette taxe, on discute d'éventuellement taxer les entreprises euh ou les plus riches alors qu'avant ce débat, il avait pas lieu.
On n arrivait pas, on allait pas jusqu'au bout alors que même des modèmes avaient déposé des amendements qui ressemblaient à ce type de taxe. Donc on avance quand même. Le débat, il avance lentement mais il avance un peu et je trouve que c'est important au-delà du symbole de pouvoir discuter de ce type de taxation.
Alors, depuis vendredi, la droite aussi a obtenu des victoires lors de ces premières heures de débat. Écoutez, François Xavier Bami, c'était sur TF1. Je les remercie aussi parce que comme un français parmi tant d'autres qui regardent les débats à l'Assemblée nationale, je m'inquiète de savoir qui défend qui défend la France qui bosse, la France qui travaille, la France qui a travaillé toute sa vie.
Et les Républicains, les députés de notre groupe sont ceux qui aujourd'hui font barrage à toute la folie fiscale qui voudrait déférer sur la France à travers les propositions des socialistes et de tous leurs alliés. L'Assemblée nationale qui a voté pour la défiscalisation des heures supplémentaires. C'est le retour du du travailler plus pour gagner plus.
Oui, c'est la petite musique de Laurent Voquier, la sitana et puis travailler plus, ça revient. Moi je pense que Laurent Voquier par contre il fait un parcours qui est intéressant parce que quand même avec tout ce qui s'est passé autour de Bruno Retaillot les LR av avait été un petit peu décrédibilisé hein le le départ précipité parce que Bruno le maire arrivait au gouvernement c'était quand même assez ridicule et on voit que Laurent Voquier il a saisi l'opportunité pour reprendre un peu la main vis-à-vis de tous ces députés qui fait voter vraiment dans le même sens et puis là ce type de mesure. Donc c'est intéressant.
Moi, je suis pas sûr que pareil ça aille très très loin parce que les LR euh vous parliez de travail euh pour le coup hein dans le programme LR c'est compliqué hein, mis à part le travail ce que ce que vient de dire euh monsieur Benami, mis à part ça, il y a globalement rien du tout. Donc ce sont des petites victoires qui à mon avis feront pas une grosse victoire. Ils ont du mal à se repositionner dans le jeu alors que Bruno Retaillot en tant que ministre de l'intérieur avait fait un beau boulot.
Et d'ailleurs Bruno Retaillot, on en entend plus parler. Alors probablement il va remonter au Sénat. Voilà, il va profiter de ce positionnement pour remonter au front mais pour l'instant silence radio Pablo.
Ce qui se joue là aujourd'hui à droite, c'est leadership ALR pour la présidentielle de 2027. Oui, mais alors pour ça comme dirait Émilie, il faut avoir un projet he enfin parce que genre c'est sympa d'avoir une belle gueule et de dire "Oui, j'ai ramené deux trois, on a voté deux trois de mes amendements, mais ça fait pas la rue Michel pour être président de la République ni même pour être un candidat sérieux." Donc il y a un travail de fond qu'il va falloir qu'il fasse rapidement pour qu'il nous explique qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'ils ont à dire entre l'extrême droite et la la droite libérale pro business macroniste.
Et pour l'instant effectivement ce travail n'est pas fait. Et ce que fait François Xavier Bellami en tant que vice-président du parti, il est toujours vice-président, je sais pas, ça change beaucoup euh dans les instances, voilà, du parti euh c'est de c'est de il fait exactement comme font les socialistes ou comme font beaucoup de groupes. Il il prend une petite mesure, un petit amendement et il dit "Regardez, c'est une grande victoire pour pour les LR, c'est une grande victoire pour les Français.
C'est un peu fort de café. Il va falloir si il a il a toujours si les LR ont toujours l'ambition d'être un parti de gouvernement, il va falloir que il nous ils nous disent où est-ce qu'ils veulent emmener la France. Et pour l'instant, comme l'a très bien dit Émilie, c'est très flou.
Au cœur des débats budgétaires, il y a la fameuse suspension de la réforme des retraites. La discussion aura lieu à l'intérieur du budget de la CQ qui arrive aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale. Écoutez, le prix Nobel d'économie saluer la remise de l'ouvrage sur le métier, c'était hier sur LC.
J'étais soulagé que il y ait eu donc une proposition de suspendre l'horloge, moi je dis interrompre l'horloge de la réforme des retraites. Ça a donné de l'espace pour qu'il y ait une vraie négociation qui s'engage avec le Parti socialiste et avec l'ensemble des forces politiques voilà qui sont voilà de une partie de gouvernement que je dirais. Voilà et donc voilà il a ils sont en train de négocier et j'ai j'espère qu'ils vont arriver à j'espère qu'ils vont arriver à cette suisce.
Alors, c'était un proche d'Emmanuel Macron. Il faut le rappeler. Cette suspension de la réforme de retraite, ça signe la mort du macronisme.
C'est pas la mort, enfin de toute façon, le macron du macronisme, il est en train de s'éteindre un petit peu de lui. Peut-être le dernier, ça aurait été peut-être c'était une des seules réformes qui avait été imposé en plus avec beaucoup de violence et sur lequel ils reviennent. Oui, c'est c'est un pas énorme d'avoir proposé ça, enfin d'avoir accepté ça et c'est terrible pour Macron parce que je ne sais pas quelle autre réforme de quelle autre réforme on va se souvenir de lui pendant ces ces deux quinquenas.
Non, moi je trouve que c'est intéressant qu'on puisse discuter ça et ce qu'on voit bien c'est que le prix de nouvell de l'économie, il a compris que le coût économique, il était inférieur au coût politique de cette instabilité et qu'il fallait accepter ce coût économique de suspension de la réforme des retraites pour relancer le débat et repermettre ça. Et encore une fois, c'est plutôt pour la visée présidentielle. Je pense que c'est comme si on disait "Attendez, on calme le jeu, on pose les choses et on attend la présidentielle pour voir ce qu'on est prêt à faire.
Est-ce qu'on revient dessus ? Est-ce qu'on avance dessus ? Et là, on entend parler de retraite à point euh de capitalisation.
On on a d'autres débats, d'autres modalités pour voir comment on organise et comment on garde cette cette ce système euh de de retraite qu'on a choisi. Pablo, vous avez 45 secondes pour nous dire ce qui restera de du bilan d'Emmanuel Macron sans cette réforme des retraites. Bonne chance.
Oui, mais alors déjà, je vais juste plutôt partir sur la réforme des retraite et le macronisme. Je ne comprends pas pourquoi on associe cette réforme des retraite au macronisme. Enfin, je veux dire, c'est un vieux truc de la droite qui traîne dans les tiroirs depuis bah littéralement Mitterran et puis même avant.
On va augmenter l'aspivot, on va augmenter nos nombres de trimestres. Euh moi personnellement, j'ai 35 ans. C'est ce que j'entends depuis 35 ans.
On me raconte toujours la même chose. Donc dire c'est ça l'essence du macronisme, c'est cette réforme qui était déjà porté par Nicolas Sarkozy, qui était déjà porté par Jacra, qui était déjà porté par Baladur. Enfin, je veux dire, tout le monde la portait cette réforme.
Donc c'est c'est pas ça qui fait le macronisme. Et hélas le macronisme, ça n'a jamais été grand-chose. Et ben là, tout se termine en notre boudin et c'est la preuve que dès le départ ça ça tenait pas la route.
Merci de m'avoir résumé tout ça en quelques secondes. Merci beaucoup Pablo. On passe tout de suite à l'histoire du jour.
Aujourd'hui, direction Genève, pas pour parler banque, pas pour parler chocolat aux finances, non, mais pour rencontrer un type qui a troqué les chiffres contre les lettres. Son nom, Martin Bougeol. Il a 29 ans.
C'est un influenceur littéraire comme on dit. C'est un bookstragrammeur professionnel. Je connaissais pas le nom mais c'est un boustragrammeur professionnel.
Imaginez un peu la scène. Une cave à 20 en plein milieu de Genève. Sauf qu'au lieu de bouteilles, il y a des livres. des livres par centaines.
Alors là, vous allez me dire que libraire c'est pas très nouveau comme job, OK ? Et Martin, lui, n'est pas libraire. Je vous ai dit qu'il était influenceur et c'est même l'influenceur littéraire le plus le plus suivi du monde francophone.
Il a plus de 300000 abonnés sur son compte. Ces vidéos cumulent des millions de vues. Martin parle à tout le monde avec un ton simple, joyeux, jamais snob.
C'est drôle, c'est accessible, ces vidéos cartonnent, les éditeurs se l'arrachent et surtout il redonnent envie de lire à toute une génération. Alors merci Martin, retenez son nom. Émilie Pablo, Martin Bougol, vous allez le suivre sur Instagram.
Super. En tout cas, lisez le portrait, le beau portrait qui est fait sur lui dans les pages du monde. Ça vaut le détour.
C'est la fin de cette émission. Merci Émilie, merci Pablo. Salut à vous derrière votre écran.
Merci de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Je vous souhaite une très très belle journée sur Pic Sena.
Ah.
Sébastien Lecornu