Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 10 septembre 2022 42 minComplaisantMixteInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieSanté

Olivier ARAUJO : Maire LR de Charly

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez un avis sur le sujet de la laïcité et des traditions lyonnaises ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on arrive et s'installe dans cette commune ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on vient à l'engagement politique ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire quelque chose aujourd'hui d'être un maire de droite ou de gauche ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi garder votre activité professionnelle en parallèle ?

  • 7:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que c'est que le quotidien d'un maire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39Invité politiqueFait
    « On ne peut pas se défiler face à cette tradition. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « À Charlie, on a un certain nombre de communautés religieuses et toutes sont à la fois les bienvenues à la mairie. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « C'est la première ville-village. »
  • 11:30Invité politiqueChiffre
    « Nous avons quasiment 5000 habitants. »
  • 13:22Invité politiqueChiffre
    « Charlie, c'est 500 hectares, à peu près, dont la moitié de terrains agricoles. »
  • 13:52Invité politiqueFait
    « La métropole de Lyon envisageait de créer son troisième cimetière métropolitain sur 14 hectares. »
  • 16:19Invité politiqueChiffre
    « On a l'acquisition foncière qui est importante. Comme je vous l'ai dit, 250 hectares de terrain agricole sur la commune. »
  • 18:18Invité politiqueFait
    « Nous avons énormément de nouvelles familles qui arrivent. »
  • 19:11Invité politiqueFait
    « Charlie a un taux de logements sociaux qui est assez bas. »
  • 19:35Invité politiqueChiffre
    « Plus de 85% sont des maisons individuelles à Charlie. »
  • 22:26Invité politiqueFait
    « Quand on a un bus par heure, c'est compliqué d'organiser notre vie familiale, personnelle ou professionnelle. »
  • 26:19Invité politiqueChiffre
    « C'est un certain nombre toujours de malades en France, quasiment 200 000. C'est presque 25 000 séropositifs non connus. »
  • 30:00Invité politiqueFait
    « le coût de la cantine »
  • 30:06Invité politiqueFait
    « l'énergie, les factures d'énergie qui sont difficiles à régler »
  • 30:17Invité politiqueFait
    « le secours populaire, le secours catholique, la Croix-Rouge aussi »
  • 31:11Invité politiqueFait
    « la période actuelle est plutôt inquiétante »
  • 31:32Invité politiqueFait
    « on a un budget, on a un budget qui est limité »
  • 31:55Invité politiqueFait
    « permettre l'évolution de nos bâtiments, par exemple, en termes de rénovation »
  • 33:21Invité politiqueFait
    « notre quotidien, c'est la préoccupation de nos habitants sur la voirie, sur la sécurité, sur les écoles »
  • 35:02Invité politiqueFait
    « il y a, aujourd'hui, dans le paysage politique national, finalement, trois orientations que tout le monde évoque »
  • 35:25Invité politiqueFait
    « la droite a toute sa place dans ce paysage politique »
  • 39:16Invité politiqueFait
    « c'est passer du temps avec mes enfants, avec ma famille »
  • 39:57Invité politiqueFait
    « ils sont étiquetés maintenant les enfants du maire »

Temps de parole

  • Invité politique56 %
  • Présentateur43 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique, le samedi de 11h30 sur Lyon 1ère. Et pour cette deuxième émission de rentrée, je suis très heureux de recevoir et de rencontrer, puisqu'on ne se connaissait pas, le maire de Charlie, Olivier Arrogeau, bonjour. Merci beaucoup d'être dans notre studio pour découvrir un petit peu mieux votre commune et puis parler évidemment de tous les sujets d'actualité, de ce qui se passe à la métropole.

On va parler de votre ville, vous allez nous la faire découvrir, on parlera de politique nationale. Et puis on va aussi, comme le veut la tradition, peut-être commencer par une question d'actualité avant de découvrir qui vous êtes et d'où vous venez. Le 8 septembre est une date importante pour les Lyonnais, les vœux aux échevins. Depuis trois saisons, un an, trois années, il se trouve que le maire de Lyon, Grégory Doucet, n'a pas souhaité participer ou remettre, comme le voulait la tradition, l'écu à l'archevêque. Et cette année, c'est André Manoukian, qui est certes une personnalité lyonnaise qui l'a remis.

Alors au-delà des considérations et sans polémiques, il y a peut-être quand même une question assez intéressante, me semble-t-il, entre ce qui ressort de la laïcité et du respect des traditions. Est-ce que vous, vous avez un avis sur le sujet ?

1:18
Invité politique

Bon, d'abord, merci de m'inviter. C'est un sujet, bien sûr lyonnais, mais qui interroge quand même sur la relation entre l'élu, la laïcité et les religions. C'est une tradition lyonnaise, bien évidemment, et je pense que comme maire, on ne peut échapper, puisque c'est un peu le ressenti que donne le maire de Lyon aujourd'hui. On ne peut pas se défiler face à cette tradition. Et je crois que quand on est maire, on se doit d'être à l'écoute, d'aller à la rencontre de l'ensemble des communautés, quelle que soit la religion.

1:51
Présentateur

Donc, à sa place, j'aurais été présent. Même si André Manucon est quelqu'un tout à fait intéressant, etc. Est-ce que d'ailleurs, au-delà de ces questions de laïcité, qui sont particulièrement complexes, dans un contexte assez compliqué, mais qui, si on revient en fondamentaux, sont aussi des questions, effectivement, du vivre ensemble et de la différence, lorsqu'on est maire, quelque part, est-ce que ce n'est pas le cœur, j'allais dire, de votre mission et de votre fonction, c'est de pouvoir faire en sorte que tout le monde vive bien ensemble sur un territoire ? Bien sûr, c'est une évidence.

2:20
Invité politique

Si, en tant que maire, on commence à mettre des barrières entre les différentes communautés, entre les différents acteurs de notre vie sociale, eh bien, je pense que c'est un peu le début de la fin. Pour moi, ce n'est pas une méthode. À Charlie, on a un certain nombre de communautés religieuses et toutes sont à la fois les bienvenues à la mairie, et je pense que je suis aussi le bienvenu chez eux. Ça, c'est une bonne chose.

2:42
Présentateur

Alors, vous êtes maire depuis 2020, donc depuis les dernières élections. Vous étiez avant, je crois, dans l'opposition municipale. Vous n'êtes pas né à Charlie, mais un Charlie-Rot, je crois qu'on dit comme ça, d'adoption. Comment est-ce qu'on arrive et comment est-ce qu'on s'installe dans cette commune ? Qu'est-ce qui vous a amené dans la région ? Et qu'est-ce qui vous a fait vous engager sur ce territoire ?

3:02
Invité politique

Alors, d'abord, je suis arrivé dans la région lyonnaise dans la fin des années 90 pour mes études. Et puis, après, la vie a fait que j'ai eu des enfants. Et avec mon épouse, on a souhaité quitter le centre-ville. On a longuement habité à Montplaisir. Et donc, on a cherché. Et une des très belles destinations qu'on connaissait, puisque nous avions un certain nombre d'amis. Mon épouse est en lyonnaise. Un certain nombre d'amis à Charlie. Et donc, voilà, c'est le hasard. C'est la découverte aussi d'un village magnifique qui est à 20 minutes de confluence. Donc, c'est la première ville-village.

Et ça a été un véritable coup de cœur dès la première visite, quitter cette voie rapide et se retrouver au milieu des champs. Voilà, le village dans la ville. J'ai trouvé ça assez extraordinaire.

3:50
Présentateur

Vous vous êtes installé et vous êtes... Alors, j'allais dire, ça aussi, c'est quelque chose d'intéressant. Vous avez aujourd'hui, effectivement, un mandat de maire dont on verra qu'il prend à la fois beaucoup de temps et qu'il est très prenant. Mais vous avez aussi une activité professionnelle. C'est-à-dire que vous n'êtes pas un professionnel de la politique. Ça vous est tombé dessus, peut-être par hasard, vous nous raconterez. Mais comment est-ce qu'on vient à l'engagement politique puisque vous êtes médecin et toujours en activité, je crois, dans l'industrie. Qu'est-ce qui vous a amené à vous engager ?

Comment est-ce qu'on passe de l'autre côté entre parfois un souci de la solidarité, de l'humanitaire, de la vie associative ? Comment tout d'un coup on passe à la politique ?

4:23
Invité politique

L'engagement n'est pas nouveau pour moi. J'ai été très, très longtemps dans le monde associatif. Depuis, je pense, mon adolescence. Et donc, après un certain nombre de temps au sein de la Croix-Rouge ou d'autres associations de ce type, j'ai fait beaucoup d'humanitaire. Et à un moment donné dans ma vie, c'était en 2010, je me suis dit qu'il fallait peut-être aller un peu plus loin dans l'engagement. Et il m'a semblé à ce moment-là évident que l'engagement politique était peut-être une suite à donner à mes engagements associatifs. Et donc, c'est ainsi que j'ai basculé, on va dire. Et puis après, l'engagement pour une municipalité, c'est l'engagement pour son village.

Et quand on est amoureux de son village, c'est assez naturel de s'investir au sein des associations et naturellement au sein de la mairie.

5:14
Présentateur

Alors, on parle de village. C'est vrai que c'est une petite ville ou un gros village, parce qu'il y a à peu près 5 000 habitants. À Charlie, on reviendra un peu, vous nous décrirez cette commune. Vous êtes toujours LR, et quand vous avez fait votre campagne en 2014, vous étiez sous l'étiquette UMP. Est-ce que ça veut dire quelque chose aujourd'hui d'être un maire de droite ou un maire de gauche ? Est-ce qu'à Charlie, qui avait une tradition plutôt assez centriste, ou divers droite, divers gauche, est-ce que ce n'était pas un peu étonnant ? Est-ce qu'on peut être maire sans avoir une étiquette ou inversement ?

Quel est le rapport que vous avez avec le parti politique ou l'esprit partisan de votre mandat et de votre fonction ?

5:54
Invité politique

Alors, ma relation est assez simple. Je pense que tout est lu à des convictions, des convictions nationales, si on peut dire ainsi. Dans mon engagement à Charlie, il a toujours été très simple auprès des habitants. J'ai toujours été honnête avec eux. À Charlie, la seule chose qui compte, c'est l'intérêt général. Et donc, il n'y a pas, sur nos sujets locaux, en tout cas, de grandes divergences qui nécessiteraient une liste de gauche ou une liste de droite. Donc, j'ai toujours fait cette union-là. J'ai toujours travaillé sans étiquette politique auprès de mon équipe ou auprès des habitants de Charlie. Mais par contre, j'ai toujours été transparent et honnête avec eux.

Et je ne me suis jamais caché de mes orientations politiques au niveau national.

6:33
Présentateur

Je disais, vous avez une activité. Vous étiez, je crois, infirmier avant de devenir médecin. Ce qui est déjà, je ne sais pas si on peut parler de reconversion, mais un prolongement d'une carrière d'accompagnant et de soins. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité garder votre activité professionnelle en parallèle, je veux dire, de votre engagement à la mairie ?

6:52
Invité politique

Le métier de soignant est un métier de passion. Donc, j'ai cette chance d'exercer un métier de passion. Et l'engagement politique est aussi un engagement de passion. Donc, pour moi, il semblait évident, en tout cas, après ce parcours que vous avez évoqué d'évolution professionnelle, il me semblait évident de continuer à l'exercer. C'est un métier que j'aime, que je chéris vraiment et que je ne souhaite pas arrêter. Donc, dans la mesure du possible, un équilibre est parfois compliqué. La vie d'un élu et d'un maire de petites communes comme Charlie demandent beaucoup d'efforts. Les semaines sont chargées, mais pour le moment, j'arrive à concilier des deux.

7:33
Présentateur

Alors, qu'est-ce que c'est, d'ailleurs, je pense que les auditeurs se demandent souvent ça, qu'est-ce que c'est que le quotidien d'un maire ? Parce qu'on a reçu ici, à la fois des maires d'arrondissement, des maires de très grandes communes, etc. Est-ce que vous avez, on parlait tout à l'heure du maire de Lyon, est-ce que vous avez la même fonction, la même activité que le maire de Lyon ou est-ce que c'est très différent quand on est dans une petite commune ? C'est quoi le quotidien du maire de Charlie, du coup ?

7:56
Invité politique

Le quotidien, c'est simple, c'est on est maire du lundi matin au dimanche soir. Dans une petite commune, les gens se connaissent, il y a une proximité. C'est d'ailleurs ce que l'on recherche quand on vient vivre dans des communes comme Charlie, cet esprit un peu convivial. Et du coup, cet esprit convivial se retrouve aussi dans nos relations et dans cette proximité qu'on peut avoir avec nos habitants. Donc, la vie de maire, c'est en permanence. C'est quand on va faire ses courses, quand on va faire son marché, quand on va déjeuner au restaurant. Donc, c'est ce contact permanent. Et la vie de maire, c'est du quotidien.

Quand on rencontre quelqu'un, quand on est interpellé, bien sûr, c'est un moment d'échange important avec eux.

8:37
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas paradoxalement peut-être un peu plus difficile ? Je me souviens qu'on avait reçu, si on reste dans le coin, on avait à la fois rencontré le maire de Givors, où il y a peut-être dix fois plus d'habitants, le maire de Pierre-Bénith, votre voisin à Vernaison, qui doit faire à peu près la même taille. Mais je me dis, est-ce que ce n'est pas parfois un peu difficile, paradoxalement plus difficile, lorsqu'on a à la fois moins de budget, peut-être moins de ressources ou de personnel, d'être maire dans une petite collectivité qu'une grande collectivité ?

Est-ce qu'on a l'impression qu'on fait le même métier, entre guillemets, ou avec peut-être plus de difficultés et de frustrations ?

9:09
Invité politique

Je ne peux pas parler à la place de mes collègues maires, mais en tout cas, il est vrai qu'une commune comme Charlie, on a un nombre d'agents municipaux qui est moins important qu'ailleurs, puisque nous avons un budget qui est restreint. Et forcément, quand on est maire d'une commune plus petite, l'implication est beaucoup plus importante. Les adjoints, les délégués, les conseillers municipaux ont une place très importante dans le dispositif municipal. Donc oui, en tout cas, je ressens une implication peut-être plus importante quand on a moins de collaborateurs, moins de services qui sont en capacité de travailler sur les sujets.

Eh bien, les élus participent davantage à la vie quotidienne de la mairie.

9:47
Présentateur

Est-ce qu'il y a un style d'ailleurs particulier que vous avez voulu impulser comme maire ? Qu'est-ce qu'on dit de vous ? Qu'est-ce que disent vos habitants ? Parce que vous parliez de la convivialité, de la proximité. Vous êtes visiblement quelqu'un de très accessible. Comment on définirait votre style, votre rapport aux gens dans votre commune ?

10:05
Invité politique

En tout cas, j'espère être honnête et transparent. Et puis, l'idée, c'est de redonner du dynamisme à Charlie. Donc, j'espère apporter cette image-là. La proximité qui est quand même la base. On est élu pour les autres. On est là pour Charlie. On est là pour les habitants. Donc, c'est la proximité, la mise à disposition finalement de notre fonction, de nos personnes pour les habitants.

10:28
Présentateur

Un petit peu comme un chef d'orchestre qui donne le la, donne le ton et fait travailler un peu tout le monde dans le même sens. On va partir de toute façon dans une seconde partie de notre émission. La découverte un peu plus poussée de Charlie. Je vous en ferai la description et une carte postale. Puis, on parlera des projets qui vous animent depuis deux ans. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec le maire de Charlie, Olivier Arrogeau.

On parlait juste avant, dans la première partie de notre émission, de votre parcours, de votre engagement, de la passion qui vous anime et de votre métier de médecin. Aujourd'hui, d'ailleurs, on verra qu'on retrouve sans doute un tropisme et un attachement à ces questions du soin dans différentes mesures que vous avez prises. Mais moi, je voudrais d'abord peut-être que, pour ceux qui ne connaîtraient pas Charlie, vous nous en fassiez un peu la carte postale. L'identité, où ça se trouve, combien d'habitants, est-ce qu'il y a des personnages célèbres à part le maire, enfin, ce genre de choses.

11:24
Invité politique

Oui, alors, bon, Charlie, c'est ce qu'on appelle maintenant une ville-village dans l'état d'esprit. Nous avons quasiment 5000 habitants. C'est une commune du sud-ouest lyonnais, donc une grande ville à côté de Saint-Génie-Laval. C'est une très, très belle ville, parce que quand on a envie de quitter la zone urbaine, eh bien, en quelques instants, à Charlie, on est au milieu des champs, au milieu des vergers, au milieu des cerisiers. Et c'est ce que nous recherchons tous quand on va à Charlie. C'est aussi un esprit de village, une place, une place centrale, la place de la mairie, qu'on a redynamisé avec des événements, avec un marché le dimanche matin. C'est presque une conception de vie.

On sait que tout le monde court un peu de partout, toute la semaine. Et Charlie, finalement, sur la place, le dimanche, les charlireaux ont plaisir à se retrouver dans cet état d'esprit un peu en dehors de la ville, de tout ce que ça peut impliquer. Et on a une qualité de vie qui, forcément, est extraordinaire pour nous tous, et que je ne peux que promouvoir.

12:28
Présentateur

Avec, parfois, d'ailleurs, et on en reparlera tout au long de cet échange, c'est-à-dire qu'il y a des inconvénients aux avantages, notamment dans les transports, dans les mobilités. Mais on va y revenir. Alors, c'est vrai que vous disiez, une ville à la campagne avec des champs, puisque je crois que presque la moitié de la commune est en terre agricole, ce qui pose, d'ailleurs, des questions fondamentales sur le foncier. Je voudrais revenir, quand même, sur, d'ailleurs, ce qui, peut-être, vous a fait connaître, parce que, quand vous êtes arrivés, je ne dis pas que c'était une surprise, mais peut-être que tout le monde ne vous attendait pas à gagner cette élection.

Et je crois que, juste après votre arrivée, on a beaucoup parlé de Charlie pour une histoire assez abracadabrantesque, si je reprends les propos présidentielles, d'un cimetière que vous avez quasiment découvert. Alors, je voulais revenir un peu sur cet épisode et puis savoir où on est, ce fameux cimetière intercommunal.

13:14
Invité politique

Bon, effectivement, ça a été une mauvaise surprise pour nous, élus, et puis pour la population, tout simplement. Effectivement, comme vous l'avez dit, Charlie, c'est 500 hectares, à peu près, dont la moitié de terrains agricoles, donc de terrains non constructibles. Nous essayons, depuis le début de mandat, de mener une politique agricole importante pour faire revenir des agriculteurs, pour créer du lien, de la proximité avec nos produits. Et donc, nous essayons d'acquérir un certain nombre de terrains, de faire évoluer des friches agricoles.

Et puis, on a eu cette mauvaise surprise d'apprendre que sur un des plus beaux plateaux de la commune, eh bien, la métropole de Lyon envisageait de créer son troisième cimetière métropolitain sur 14 hectares. Donc, ça a été une mauvaise surprise pour nous. On a essayé d'échanger avec beaucoup de difficultés. Au début, avec la métropole de Lyon, on s'est fortement opposé à ce projet, notamment sur la méthodologie qui nous était imposée. Et donc, on a pu, petit à petit, renouer les liens avec le président de la métropole, se rencontrer, et puis voir comment on pouvait faire évoluer ce besoin métropolitain.

14:23
Présentateur

C'est un vrai sujet. Ceci étant, effectivement, vous n'êtes pas en train de dire que ce n'était pas important. C'était plus sur le fait que vous n'aviez pas été associé au projet ni concerté. Tout à fait. On l'a découvert.

14:35
Invité politique

Et donc, aujourd'hui, l'idée, c'est quand même de faire évoluer ce plateau agricole plutôt vers un espace naturel sensible sur lequel nous travaillons depuis le début de mandat avec les communes voisines et la métropole de Lyon. Et puis, de voir comment on peut en faire quelque chose. Et donc, aujourd'hui, pour répondre à la question où en sommes-nous, eh bien, c'est un peu le stand-by. Nous sommes en attente d'une nouvelle étude qui a été lancée par le président qui s'est engagée à réétudier le besoin et puis voir comment, techniquement, les choses peuvent se passer. Alors, est-ce qu'il y aura un cimetière ? Est-ce qu'il n'y en aura pas ?

Pour l'instant, la réponse n'est pas tranchée auprès de la métropole de Lyon. Nous sommes encore en discussion. Mais il y a un certain nombre de propositions qui ont été faites de mutualiser, peut-être, une partie de nos cimetières communaux avec la métropole de Lyon pour éviter, justement, des ouvrages presque pharaoniques sur un terrain aussi important. Donc, ça vient interroger, quand même, l'espace agricole de nos communes. Ce n'est pas clos, en tout cas, le sujet.

15:37
Présentateur

Alors, puisqu'on parlait espace agricole, je crois qu'il y a quand même, d'ailleurs, et vous l'évoquiez, des choses qui sont assez intéressantes en termes de politique agricole puisqu'on a, ça n'aura échappé à personne, une majorité écologiste tant à la métropole qu'à la ville de Lyon. Et les questions de l'alimentation durable, des circuits courts, des produits du terroir, de ce que mangent nos enfants dans les cantines, c'est des vrais sujets. Est-ce que vous vous inscrivez quelque part dans cette dynamique, dans cette politique ?

Est-ce que vous pensez qu'il y a des possibilités à l'échelle de la métropole et autour d'arriver à fournir en circuit court un certain nombre de cantines scolaires ? Est-ce que c'est des perspectives sur lesquelles vous, vous travaillez quand vous dites que vous voulez refaire venir des agriculteurs ? Est-ce que ça peut être dans ce sens ?

16:18
Invité politique

Bien sûr. D'abord, on a l'acquisition foncière qui est importante. Comme je vous l'ai dit, 250 hectares de terrain agricole sur la commune, 40 hectares environ qui sont en frige. Donc, on a une vraie possibilité d'évolution. Ensuite, il y a la volonté de développer la partie purement agriculture en favorisant le retour d'agriculteurs sur notre bassin de vie. Il y a une volonté aussi de faire ce circuit court. Donc, avec les communes alentour, nous discutons bien sûr de cette filière. Peut-être un jour une création sur la commune de Charlie d'une ferme municipale où on puisse produire réellement. il y a aussi l'idée d'une cuisine centrale qu'on pourrait partager avec les communes autour.

C'est un sujet d'actualité. Et puis ensuite, fournir à l'ensemble à la fois de nos écoles, nos maisons de retraite et puis peut-être même des habitants qui le souhaitent des produits qui viennent de notre commune

17:13
Présentateur

ou des communes voisines. Alors, une perspective qu'on suivra parce que c'est quand même un vrai sujet. Vous parlez de cette vie de village et donc de ce cadre de vie quand même assez préservé. J'ai cru comprendre que quand vous êtes arrivé vers vos affaires et devenu maire, dans votre preuve, il y avait l'envie de redonner une dynamique quelque part à cette ville qui s'était peut-être, je ne sais pas si elle s'était endormie, mais en tout cas, il y avait l'envie d'une dynamique d'attirer de nouveau des populations et y compris des familles. J'ai l'impression que vous avez été particulièrement entendu puisque la population a beaucoup grandi.

Est-ce qu'il n'y a pas aussi parfois un risque quand on est comme ça le maire d'une collectivité à être entre guillemets victime de son succès et quand il y a plein de nouvelles familles, je crois que c'est 85% de maisons individuelles à Charlie, comment on fait lorsqu'il y a des terres agricoles, beaucoup de maisons individuelles et qu'on doit accueillir des nouvelles familles à la fois pour le logement et puis pour l'école parce que vous allez nous le redire mais c'est quand même assez amusant. Je crois que dans la mairie, vous avez l'école publique qui est aussi dans le même bâtiment. Oui, tout à fait.

18:12
Invité politique

Alors, c'est vrai que Charlie est presque victime de son succès. Nous avons énormément de nouvelles familles qui arrivent et c'est une très bonne chose. La population se renouvelle. Malheureusement, quand on a plus d'habitants, il faut plus de services publics. Donc, ça a été un peu l'enjeu du début de notre mandat de mettre les services municipaux à la hauteur des attentes des habitants et puis nous avons, bien sûr, la problématique du foncier. Comme vous l'avez dit, 50% de la commune qui est agricole, donc l'autre est constructible mais aujourd'hui, nous sommes presque à saturation. Malheureusement, le PLU, le PLUH nous contraint dans la construction et la densification.

Nous essayons autant que possible de maîtriser cela. Vous savez que c'est la métropole maintenant qui a presque le droit de regard

19:07
Présentateur

assez prononcé.

19:08
Invité politique

Et donc, nous avons une pression très importante, bien sûr, Charlie a un taux de logements sociaux qui est assez bas. De fait, nous sommes sous contrainte de construction. Mais ça veut dire

19:18
Présentateur

que si on ne peut pas s'étaler, c'est-à-dire qu'on fait monter les habitations et ça, je suppose que ce n'est pas forcément quelque chose qui est le sens dans lequel vous souhaitez aller.

19:27
Invité politique

Non, parce que ça n'est pas l'identité de la commune, ça n'est pas l'ADN. L'ADN, c'est l'agriculture. Ensuite, on a les habitations. Plus de 85% sont des maisons individuelles à Charlie, donc nous avons du collectif. Mais ça n'est pas l'ADN de la commune. Donc oui, pour faire évoluer, bien entendu, puisqu'il faut le faire. On a un vrai besoin en logement pour nos jeunes habitants. Nous avons de vrais besoins pour nos seniors qui ne souhaitent pas quitter la commune. Donc, il faut de l'offre en logement, il faut de l'offre en logement social aussi, mais il faut le faire dans un esprit d'intégration de ce que nous connaissons de Charlie aujourd'hui.

20:03
Présentateur

Alors, le fait d'avoir renoué avec le président de la métropole, est-ce que ça vous permet d'être un peu entendu ? Parce que, j'y fais référence, on a reçu beaucoup de nouveaux collègues maires, y compris des maires de plein exercice, qui nous disaient tous à un moment, visiblement, ça s'est détendu, mais qu'il y a eu quand même beaucoup de difficultés dans la relation avec la métropole et dans, quelque part, une non prise en compte de l'identité des communes, de la spécifité des communes, d'une moindre représentation, y compris des maires. Par exemple, vous n'êtes pas à la métropole. Est-ce que ça, c'est toujours un peu d'actualité ?

Est-ce qu'on arrive quand même à travailler avec la métropole de Lyon ? Puisqu'il y a d'autres sujets, on va y revenir, mais les questions de mobilité sont aussi un vrai sujet. Mais dans la gouvernance, dans la relation, est-ce que vous avez l'impression que ça a avancé un petit peu ? En tout cas,

20:49
Invité politique

on part de très loin, donc ça ne peut que s'améliorer, c'est une bonne chose et le mandat n'est pas fini, donc on a quand même un peu d'espoir pour la suite. Il est vrai que c'est compliqué. Quand on a des communes qui ne sont plus représentées à la métropole de Lyon, forcément, notre opinion, notre voix, la voix de nos habitants porte un peu moins. C'est évident, l'organisation actuelle de la métropole ne nous permet pas de peser pleinement sur les décisions qui sont prises.

Donc, sur certains sujets, nous avançons, effectivement, nous avons de bonnes relations avec les services, par exemple, et c'est une bonne chose puisque c'est notre vie quotidienne, vous savez, la voirie, le trottoir, le chemin, la rue, donc c'est des sujets qu'on travaille au quotidien avec les services de la métropole et cela se passe très bien. Après, sur les sujets structurants, les sujets d'avenir comme la mobilité, là, c'est un peu plus compliqué.

21:35
Présentateur

Alors justement, on va en parler parce que vous êtes, alors ça dépend par quel endroit on se passe, mais au bout du bout de la métropole ou pas très loin, juste après, il doit rester Grigny et Givor. Se rendre en transport en commun à Givor, à Grigny ou à Charlie, ce n'est quand même pas forcément quelque chose d'excessivement simple. Est-ce que, quelque part, ce n'est pas du coup un frein à la fois à votre développement ? Comment est-ce qu'on gère cette espèce de pénurie de transport et que vivent d'ailleurs tous les élus le long de l'autoroute et sur cette ligne ? Comment on fait et qu'est-ce qu'il y a comme perspective possible en termes de transport public pour vous ?

22:09
Invité politique

Alors comment on fait ? On fait comme on peut. Donc, on prend moins les transports en commun qu'ailleurs. C'est une évidence, à Charlie, c'est une ligne de bus qui fait Givor, la gare Doulin. Donc, c'est un axe majeur qui nous amène au métro Doulin. C'est un bus qui est bien sûr très utilisé, mais quand on a un bus par heure, c'est compliqué d'organiser notre vie familiale, personnelle ou professionnelle avec cette organisation-là. Donc, aujourd'hui, la plupart des gens utilisent soit la voiture, bien entendu, soit bien sûr les vélos. Mais, quand on est un peu loin et qu'on n'a pas de solution de transport, les choses sont compliquées.

Donc, aujourd'hui, les perspectives, c'est l'arrivée du métro à l'hôpital Lyon Sud prochainement.

Nous avions, avec l'ensemble des maires de notre secteur, de notre bassin de vie, fait des propositions, notamment en fin d'année 2020, on avait fait la proposition à la métropole de Lyon de prolonger ce métro et de prolonger jusqu'à environ les 7 chemins, la commune de Bourgles, Bourg-le-Brignais, cette zone qui, à la fois, reçoit toute une série de voitures de la vallée mornantaise et puis, toute une série de voitures qui arrivent de la zone de Givor, quasiment 50 000 voitures qui arrivent sur la 450 qui est totalement bouchée tous les jours, le matin, l'après-midi, le soir et qui accentue encore les difficultés de transport.

Donc, on avait proposé ce métro aérien en quelque sorte qui pouvait desservir en fait l'ensemble de nos communes et du coup, diminuer le nombre, bien sûr, de voitures sur la route et puis permettre à chacun de se déplacer en transport en commun. Le problème pour nous, c'est qu'effectivement, on est un peu loin comme vous l'avez dit, on a un magnifique territoire de vie mais aujourd'hui, on est un peu délaissé sur le sujet et on s'en rend compte encore plus en ce début d'année scolaire puisque des lignes de bus ont été supprimées de façon provisoire, bien entendu, on nous a dit qu'il y avait

23:59
Présentateur

un manque d'effectifs. Des pénuries de transport à serre.

24:01
Invité politique

Mais comment fait-on quand on a des enfants qui vont au collège ou qui vont au lycée un peu plus loin ? Eh bien, dans notre bassin de ville, les gens ne peuvent pas faire autrement que de prendre la voiture donc c'est un peu paradoxal. On a eu un refus sur la proposition de prolongement de métro. On a plein d'espoir pour l'avenir mais en tout cas, aujourd'hui, c'est un sujet qui n'est pas d'actualité pour la métropole, malheureusement.

24:23
Présentateur

On ne vous a pas proposé de téléphérique non plus du coup. Non. Ça ne marchait pas. Parmi les spécificités de votre action, de votre projet, peut-être que je disais tout à l'heure qu'il y a un tropisme du soignant qui réapparaît, j'ai vu deux choses qui étaient, à mon sens, assez originales dans votre collectivité. D'abord, la création de ce que vous avez appelé une réserve civile solidaire et puis le fait très récent, sans que les deux soient liés, mais sans doute peut-être, d'avoir été récompensés comme une ville engagée contre le sida.

Est-ce que ça veut dire que les questions de solidarité, de santé publique, d'abord, peut-être, est-ce que c'est de l'ordre du mandat municipal et pourquoi est-ce que vous y accordez tant d'importance ?

25:02
Invité politique

Eh bien, c'est des sujets qui concernent le vivre ensemble, finalement. La réserve solidaire, ça a été une création post-crise sanitaire. C'est-à-dire que nous avons vécu le Covid, le confinement et on a eu un élan de générosité dans notre commune et nous avons, avec l'ensemble des élus, essayé de rassembler, en fait, toutes ces forces vives de la commune pour apporter de l'aide à l'ensemble des habitants qui en avaient besoin.

Ensuite, sur l'organisation suivante, on l'a laissée en place pour se dire que malheureusement, nous aurons peut-être d'autres crises sanitaires qui arriveront ou d'autres événements et nous avons, comme ça, une organisation déjà en place et des bénévoles, des personnes engagées sur l'aspect solidaire qui pourront, à nouveau, intervenir à nos côtés. Donc, c'est pour nous quelque chose d'important. Ce n'est pas que la mairie qui intervient lors d'événements majeurs, mais c'est aussi la population qui arrive à s'unir derrière un projet de solidarité. Ensuite, sur la partie sida, c'est la question de la santé publique. C'est un sujet qui malheureusement,

26:07
Présentateur

eh bien... C'est passé un peu derrière tout ce qui se passait aujourd'hui en termes d'actualité de santé et de Covid. Tout à fait. Mais qui existe toujours. C'est aussi une manière de le rappeler aux populations.

26:16
Invité politique

Tout à fait. C'est un certain nombre toujours de malades en France, quasiment 200 000. C'est presque 25 000 séropositifs non connus. Et c'est une maladie qui aujourd'hui, malgré l'évolution de la thérapeutique, continue malheureusement à tuer. Et donc, nous avons voulu, en tant que mairie, nous investir sur ce sujet à travers des programmes de prévention, des conférences et remettre finalement ce sujet un peu écarté au centre des grands sujets de santé publique actuellement.

26:43
Présentateur

Mais on le voit, c'est aussi très divers cette fonction et ce mandat de mai. On parlera de tout ça et d'autres choses encore dans la troisième partie de notre émission. On se retrouve avec plaisir pour la troisième partie de notre émission L'Invité politique le samedi sur Lyon 1ère de 11h à midi, toujours avec le maire de Charlie, Olivier Arrogeau. On parlait de beaucoup de choses et on se quittait juste avant sur les questions et les enjeux de santé publique qui ne sont pas forcément toujours ceux qui sont abordés par les élus.

On aurait pu parler aussi, on n'a pas parlé tant que ça, mais c'est vrai de la mobilité, de la difficulté, mais aussi des problèmes peut-être de l'école puisque du coup, je n'ai pas fini mon histoire mais je trouvais ça assez intéressant. Cette école qui est dans votre mairie, c'est-à-dire que juste en face ou juste en dessous vous avez l'école, comment est-ce qu'on fait pour faire grandir les murs quand on a besoin de créer des classes ?

27:28
Invité politique

C'est compliqué. Alors effectivement, c'est un vrai bonheur d'avoir l'école primaire au sein du bâtiment de la mairie. Ça fait un peu de bruit à chaque récréation, mais c'est assez sympa, c'est une vraie vie. Alors par contre, vous avez raison, la population augmente, les jeunes familles arrivent et nous avons, donc c'est la troisième rentrée que j'effectue l'année dernière et cette année, nous avons ouvert deux classes au total. Donc aujourd'hui, l'école primaire a dix classes. Les prévisions, travailler avec l'inspecteur d'académie, montrent que nous sommes dans le besoin de places supplémentaires et aujourd'hui, nous n'avons pas la possibilité de pousser les murs.

Donc il y a un vrai sujet pour les années à venir à Charlie. Comment faire pour accueillir ces nouvelles familles et accueillir ces enfants dans de bonnes conditions à l'école publique ? Alors, voilà, on se met un peu en mouvement sur ce sujet pour proposer au Charlie Rau un projet travaillé en commun avec eux, avec les écoles, avec les parents pour répondre au mieux à ce besoin.

28:31
Présentateur

Donc globalement, la rentrée scolaire, puisqu'on est en plein dans l'actualité, s'est plutôt bien passée, mais on est concentré sur les suivantes. Elle s'est bien passée dans les écoles, est-ce qu'elle s'est bien passée pour vos populations ? Parce qu'on va parler un petit peu peut-être de politique nationale et de cette rentrée sociale ou politique. On nous parle évidemment de sujets assez graves et on a toujours le contexte international, la guerre en Ukraine, mais on parle souvent aussi de ces conséquences et de cette inflation qui augmente, de ce niveau de vie, de ce pouvoir d'achat qui impacte certainement y compris vos habitants.

Comment est-ce que, lorsqu'on est un élu, on s'empare de ces sujets ? Est-ce que vous êtes vous-même interpellé là-dessus ? Est-ce que vous êtes sollicité ? Est-ce que vous avez une marge de manœuvre pour essayer d'accompagner ? Je crois que certaines communes, parfois, par le biais du CCAS, font des gestes, trouvent... Comment on fait face à une rentrée qui est difficile pour vos populations ?

29:25
Invité politique

Vous l'avez dit, c'est une rentrée qui est difficile pour certaines personnes, effectivement, et à Charlie aussi. On n'est pas épargné par ces difficultés. Notre moyen d'action, c'est le CCAS. Nous avons d'énormes partenariats, heureusement. Centre communal d'action sociale. Tout à fait. Il ne serait pas. Et donc, nous avons des partenariats avec l'ensemble des associations sociales de notre bassin de vie. Et puis, nous essayons de traiter au quotidien les demandes qui nous sont faites par la population pour les personnes en difficulté. Alors, ça concerne, bien sûr, le coût de la cantine, par exemple.

ça peut être des fournitures scolaires, ça peut être l'énergie, les factures d'énergie qui sont difficiles à régler. Donc, on a ce travail d'équipe à travers le CCAS et puis, on s'entoure aussi d'associations très présentes, le secours populaire, le secours catholique, la Croix-Rouge aussi. Donc, on essaye d'accompagner notre population qui est en difficulté ou dans le besoin de façon parfois provisoire uniquement. Mais, c'est notre rôle d'être là à leur côté, notamment dans cette période où les choses se compliquent un peu plus.

30:34
Présentateur

Est-ce que, comme citoyen, puisque un maire est aussi et avant tout un citoyen peut-être plus engagé que les autres, mais est-ce que cette situation, cette inflation qui augmente, ces demandes, on y reviendra, davantage de sobriété énergétique, est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète, vous interpelle, même à titre personnel ? Est-ce que vous avez l'impression que cette société, elle est devenue quand même à la fois un peu plus folle et un peu plus complexe ? Parce qu'on a beaucoup parlé du vivre ensemble. Mais est-ce que aussi, tout ça ne crée pas des difficultés dans les relations entre les uns et les autres ? Comment est-ce que vous, vous vivez tout ça ?

Et est-ce que, quelque part, vous n'êtes pas obligé d'être un peu plus rassurant que les autres, même si vous êtes inquiet ?

31:10
Invité politique

C'est vrai que la période actuelle est plutôt inquiétante. On a un contexte général, qu'il soit international ou national, qui nous inquiète tous. Après, pour revenir sur cette notion de sobriété qui nous a été proposée par le président de la République, je suis tenté de dire qu'on n'a pas attendu cette annonce pour l'être. Quand on est maire d'une commune, on a un budget, on a un budget qui est limité, on a un budget qu'on doit maîtriser, tout en assurant l'accueil à l'école, au sein de nos crèches, l'ensemble des services municipaux. Et donc, la sobriété, nous la pratiquons tous les jours, que ce soit sur l'énergie, bien entendu, mais sur tous les sujets.

Donc, nous essayons à chaque fois de travailler en bonne intelligence, permettre l'évolution de nos bâtiments, par exemple, en termes de rénovation, pour qu'on soit le plus cadré possible sur la consommation énergétique. Mais, comme je vous le dis, ça fait partie de notre quotidien. Donc, oui, pour continuer, de toute façon, nous le faisons déjà et nous allons continuer à être, bien sûr, attentifs à toutes ces questions environnementales et le mettre au cœur de tous nos projets. C'est ce que nous faisons depuis deux ans.

32:21
Présentateur

Est-ce que ça ne raconte pas, d'ailleurs, aussi, peut-être, quelque part, parce qu'on a des interrogations quand on regarde un petit peu les médias nationaux et qu'on voit ce qui se passe à l'Assemblée ou ces joutes verbales interminables ou parfois petites querelles intestinées politiciennes. Est-ce que, vous qui êtes élu et un homme politique, ça ne vous pose pas une interrogation ? Parce que souvent, on oppose, c'est-à-dire, le national et le local. On se dit, localement, c'est différent. On est, en fait, peut-être ni de gauche ni de droite. On travaille pour l'intérêt général. Au niveau national, c'est plus partisan. On se met un peu les uns sur les autres, etc.

Comment est-ce que vous vivez cette relation, après tout, à la politique ? Et est-ce que la politique nationale, vous en avez quand même... Je suppose qu'évidemment, vous suivez. Est-ce que vous avez un avis ? Est-ce que vous êtes plutôt critique ? Ou est-ce que vous avez l'impression que ce n'est pas là vraiment que ça se passe ? Ou que c'est aussi quelque chose qui est utile ?

33:06
Invité politique

Bien sûr, c'est utile. On ne peut pas le mettre de côté. Quand on est maire de sa commune, on est obligé d'être sur le terrain local. On n'est pas... Alors, on peut discuter autour d'un verre de grands sujets, mais en tout cas, nous sommes dans le quotidien. Et nous, notre quotidien, c'est la préoccupation de nos habitants sur la voirie, sur la sécurité, sur les écoles, sur l'accueil en crèche, sur les associations, sur le monde associatif dédié aux seniors. On est sur ce type de sujet. Alors, bien sûr, on voit ça un peu de loin. On peut aussi avoir l'impression parfois d'avoir des députés qui sont déconnectés du territoire.

Pour ma part, je n'ai pas de relation particulière avec le député de ma circonscription. Donc, voilà, je n'ai pas de lien entre Charlie et la politique nationale dans mon quotidien.

33:54
Présentateur

Ce qui ne vous empêche pas d'avoir un avis. Oui, absolument. Et notamment, peut-être... Alors, on en parle parce que c'est un peu d'actualité. Et c'est vrai que ça raconte aussi peut-être un certain nombre de choses sur la politique. Parce que vous disiez tout à l'heure, vous avez été à l'UMP, vous êtes maintenant LR. Donc, vous êtes un maire de droite, même si localement, ça ne veut pas dire grand-chose. On a une actualité chez les LR et plus globalement sur la droite, sur le paysage politique qui est qu'il va y avoir une élection, je crois, en décembre du président des LR. Aujourd'hui, il y a, je crois, à peu près trois candidats officiels.

Celui qui tient visiblement quand même la corde et qui est allé en avance, c'est Éric Ciotti, qui défend une ligne assez... à droite de la droite pour être peut-être assez simple. Est-ce que vous, du coup, en tant que militant, vous êtes quand même concerné par ce débat ? J'allais dire, est-ce que si on pose la question en allant un peu plus loin, ça n'interpelle pas sur, quelque part, qu'est-ce qui est devenue la droite ? On pourrait... Je pose la même question aux gens qui viennent de l'ANUPS ou des écolos, qu'est-ce qui est devenue la gauche ? Mais est-ce que la droite, ça veut encore dire quelque chose ?

Et est-ce que, quelque part, l'élection qui se profile avec un nouveau président de LR peut peut-être refaire naître la droite ou, au contraire, finir de l'achever ? On verra.

35:00
Invité politique

Je ne suis pas devin. En tout cas, il y a, aujourd'hui, dans le paysage politique national, finalement, trois orientations que tout le monde évoque. Cette orientation, on va dire, liée au président de la République. Et puis, ensuite, nous avons deux extrêmes, l'extrême droite et l'extrême gauche. Eh bien, je pense qu'au milieu de tout ça, il y a de la place pour une autre façon de penser, une autre façon aussi de faire. Et je pense que la droite a toute sa place dans ce paysage politique. Alors, la reconstruction, l'évolution, je ne sais pas ce que sera LR demain. En tout cas, il y a beaucoup d'espoir auprès des adhérents.

Il y a de l'espoir aussi auprès de la population qui, aujourd'hui, ne trouve pas son offre politique dans ce qui est proposé sur le plan national. Donc, on verra ce que nous présentera.

35:52
Présentateur

Vous attendrez de voir un petit peu ce qui se passe pour vous prononcer. Au-delà de ça, et je continue ce débat qui me semble essentiel sur l'engagement politique puisque c'est comme ça qu'on a commencé. Comment est-ce que tout d'un coup on passe de l'autre côté ? Comment est-ce qu'on affiche des convictions politiques ? Comment est-ce qu'aussi on interpelle ou on intéresse la jeunesse ? Vous avez été élu avec un taux de participation plutôt important mais il y a des tas d'endroits où les jeunes ne vont plus voter et les jeunes et pas simplement les jeunes d'ailleurs. Quelque part, c'est tout le système qui est abîmé par ça et qui discrédite, y compris sur le terrain, votre parole.

C'est-à-dire qu'on jette un peu le bébé avec l'eau du bain. Comment est-ce qu'on reprend contact avec une vraie démocratie ? Comment est-ce qu'on retrouve l'intérêt pour la politique ? Est-ce que ça, comme élu de terrain, ce n'est pas quelque chose qui vous inquiète quand même ? Bien sûr,

36:40
Invité politique

c'est inquiétant. Alors après, on essaie de se comparer et je vois que l'ensemble de mes voisins, nous avons une façon de faire de la politique. Les maires des communes autour de Charlie, nous sommes au plus proche de notre population. c'est aussi comme ça qu'on conçoit les choses et je pense que quel que soit le bord politique, ce n'est pas la question.

Nous devons avoir un rapport à la population qui change, nous devons avoir une accessibilité, nous devons avoir aussi un message plus clair, peut-être plus simple aussi, arrêter de partir sur des théories qui parfois dépassent tout le monde et revenir sur les intérêts d'abord locaux qui ensuite, de toute façon, amèneront sur des philosophies plus nationales mais nous devons revenir sur une manière de faire qui change avec une approche, je crois, un peu plus simple avec les habitants et donc les électeurs.

37:30
Présentateur

La politique a encore de l'avenir et le local est encore un échelon pertinent pour agir et Dieu sait que les enjeux et les dossiers sont importants. Vous l'évoquiez, être maire, même si on disait que vous avez toujours une activité professionnelle, c'est du 24-24 et du 7 sur 7. Qu'est-ce qui se passe quand vous n'êtes pas maire ou du moins, est-ce qu'il y a des moments où vous arrivez à être un peu moins maire que d'habitude ? Cette émission est diffusée le samedi, demain c'est dimanche, qu'est-ce qui se passe le dimanche dans la vie du maire de Charlie lorsqu'il ne le fait pas de politique ? Est-ce que ça arrive d'ailleurs qu'il n'en fasse pas ?

38:03
Invité politique

Le dimanche, pour nous, c'est une journée très importante à Charlie. Il n'y a pas de vrai dimanche en fait. C'est le jour du marché donc on a tous beaucoup de plaisir à se retrouver sur la place de la mairie, faire nos courses, légumes, fromage, viande, etc. Puis finir autour d'un petit verre parce que c'est aussi ça la vie de village. Et puis après, non, c'est une vie très simple, rien d'extraordinaire. Bon, on se retrouve en famille, on se retrouve entre amis autour d'une table et puis parfois le déjeuner nous amène jusqu'au soir. Donc voilà, une journée du dimanche assez traditionnelle comme beaucoup de personnes.

Traditionnelle mais qui permet malgré tout de se ressourcer auprès des proches, de la famille, des amis et je pense que pour moi en tout cas c'est quelque chose d'important.

38:45
Présentateur

Parce que se ressourcer c'est aussi peut-être parfois regarder d'autres choses ou s'intéresser à d'autres sujets. Est-ce qu'il y a un moment où on peut décrocher ? Est-ce que, je ne sais pas, par exemple, vous avez un hobby, une passion, une activité sportive ou de loisirs qui vous permet quand même de vous évader un petit peu ou de continuer à garder cette espèce de discipline qui vous permet de tenir ? Parce que c'est assez épuisant. Je crois que tous les élus qui viennent à notre micro nous le disent. C'est vraiment quand même très prenant. Est-ce que vous avez un hobby, une passion ? Qu'est-ce que vous faites d'autre ? Une lecture de l'été peut-être qui vous a marqué ?

39:14
Invité politique

En tout cas, pour moi, c'est passer du temps avec mes enfants, avec ma famille. Personne n'est du monde politique donc ça permet de parler d'autres choses et de parfois remettre les pieds sur terre. Donc, c'est très très bien. Être en couple, c'est aussi ça et on a tous besoin d'être entouré de sa famille. Donc, on va dire que c'est un peu ça. Mon hobby, c'est de passer du temps avec eux, du temps avec les amis et puis de parler d'autres choses, effectivement, pour se ressourcer et se recadrer un petit peu en moment.

39:39
Présentateur

Ça n'a pas été trop difficile d'ailleurs, souvent, on n'en avait pas parlé ça mais c'est vrai quand on a des enfants qui vivent le quotidien et qui sont donc dans la même commune, est-ce que pour eux vous avez changé ou est-ce qu'ils vous parlent différemment ? Est-ce qu'ils vous regardent d'une autre manière depuis que vous êtes à la fois père et mère pour le coup ? Oui, effectivement.

39:56
Invité politique

Oui, bien sûr, ça change pour eux puisque malheureusement, on va dire, ils sont étiquetés maintenant les enfants du maire donc j'espère que ce n'est pas trop dur à apporter. Ils m'en parleront peut-être dans quelques années, on verra. En tout cas, j'essaye de les protéger autant que possible, protéger Marie aussi, mon épouse qui vit aussi cette situation. C'est vrai qu'on a tendance à voir les élus uniquement lors de leur mandat, lors de représentation mais il y a toute cette vie familiale qui est particulièrement impactée qu'on oublie en vérité.

40:28
Présentateur

Oui, avec des questions qu'on n'a pas abordées et ce n'est plus le moment de le faire mais c'est vrai aussi que par rapport à l'élu à sa posture, il y a de plus en plus d'agressions, d'insultes, de moments un peu compliqués c'est-à-dire qu'on respecte quand même de moins en moins la fonction et ça c'est un vrai sujet qui n'est de toute façon pas acceptable. On se quitte parce que c'est aussi la tradition en musique et donc je vous ai demandé de choisir un titre et un artiste. Qu'est-ce que vous avez voulu entendre pour se quitter ?

40:53
Invité politique

En ce moment, j'écoute beaucoup Bon Entendeur donc voilà, un peu de musique française, un peu de légèreté, la musique qui donne un peu de beaux mots au cœur.

41:01
Présentateur

La pêche qui nous emmène ailleurs, je crois que le titre c'est Le Temps est Bon, on va se quitter là-dessus. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Merci à vous. Et la semaine prochaine, on recevra Sébastien Michel, le maire d'Eculi. Bonne semaine, fin de semaine, bon dimanche à toutes et à tous. Au revoir. Au revoir. C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Immédiat Positif, le web média qui rend visible l'essentiel. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

Lyon Première