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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 23 juin 2020 140 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiEnvironnement & énergie

Bourdin Direct - Mardi 23 juin 2020

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 28 %Défensif 54 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:20OuverteRéponse directe

    Le pic de l'épidémie de coronavirus est attendu entre la deuxième et la troisième semaine de juillet en Guyane. C'est bien cela ?

  • 17:01OuverteRéponse directe

    Avec un reconfinement possible, Antoine Caram ?

  • 25:19OuverteRéponse partielle

    Coup de massue pour les salariés d'Alcatel-Lucent. La filiale française de Nokia, 1233 emplois vont être supprimés. Premier site concerné par ce plan social, celui de Lagnon, en Bretagne. Qu'en pensez-vous ?

  • 41:54OuverteÉludée

    On nous fait disparaître, toute la France se coucherait à 2h du matin ou 3h. Moi, je ne comprends pas non plus cette mesure où on interdit tous les rassemblements.

  • 42:01ComplaisanteRéponse partielle

    Pourquoi pas, hein. Si le virus menace à nouveau, pourquoi pas.

  • 42:47OuverteRéponse directe

    Vous avez peur de tomber.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23InvitéFait
    « Les derniers mots de Cédric Chouvia, décédé après une interpellation violente à Paris en janvier dernier, ont été enregistrés sur son téléphone, un élément clé du dossier. »
  • 1:25PrésentateurFait
    « M. Chouvia n'a pas menacé les policiers »
  • 1:32PrésentateurFait
    « Les policiers l'ont insulté et ont fini sans aucune raison valable à utiliser des techniques très violentes qui peuvent entraîner la mort, c'est-à-dire la clé d'étranglement et le plaquage ventral. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « Cédric Chouvia, à leur menotté, répète « j'étouffe » à 7 reprises. »
  • 5:08InvitéFait
    « Le gouvernement se prépare à un automne noir. »
  • 14:30PrésentateurChiffre
    « On considère que l'évolution de l'épidémie arrivera et atteindra justement à la mi-juillet des records, puisque aujourd'hui, nous avons dépassé les 2500 cas, 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours, avec 8 décès et plusieurs dizaines de personnes en réanimation. »
  • 15:17InvitéFait
    « À Paris, on a sous-évalué la situation, alors que les élus que nous sommes et les associations avaient demandé des moyens dès le mois de février-mars pour anticiper la crise. »
  • 16:50InvitéFait
    « Si la France avait pu négocier avec le Brésil au moment où nous le réclamions, pour fermer les frontières et pour éviter que les gens rentrent chez nous, le virus n'aurait pas circulé avec autant de rapidité. »
  • 17:48InvitéFait
    « Le système hospitalier en Guyane est très en retard. »
  • 19:45AuditeurFait
    « Non, du tout. »
  • 19:52AuditeurFait
    « C'est au SMIC. »
  • 35:33PrésentateurFait
    « Quelle maladie peut-elle transmettre ? »
  • 38:42PrésentateurFait
    « Elle vous saute dessus, quoi, en quelque sorte ? »
  • 49:02InvitéFait
    « Le gouvernement va alléger le protocole sanitaire dans les entreprises. »
  • 49:37InvitéFait
    « Le protocole sanitaire va être assoupli dans les entreprises. »
  • 50:39AuditeurFait
    « On a 1000 ingénieurs R&D qui ont bossé pendant le confinement jour et nuit, à qui on demande de faire les 2h8 le samedi, le dimanche. »
  • 52:57InvitéFait
    « Le gouvernement pourrait accorder l'accès aux allocations chômage après 4 mois de travail en un an, au lieu de 6 aujourd'hui. »
  • 56:19AuditeurChiffre
    « Un million signalés en seulement huit jours. »
  • 57:07InvitéChiffre
    « Europe Écologie Les Verts est arrivé en tête au soir du 15 mars dernier avec 28% des voix. »
  • 59:03PrésentateurChiffre
    « L'Institut Bourdin confirme également 20% à l'intérieur, c'est-à-dire dans les milieux fermés, on porte moins le masque. »
  • 59:12PrésentateurChiffre
    « 26% des Français, c'est-à-dire 1 sur 4, se sont mis à refaire des bisous, la bise depuis la fin du confinement. »
  • 1:05:30InvitéChiffre
    « C'est 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Hall Hall. »
  • 1:13:05PrésentateurFait
    « Aux Etats-Unis, la vitesse sur autoroute est déjà limitée entre 105 et 113 km heure. »
  • 1:13:19PrésentateurFait
    « Pétitions lancées notamment par le Rassemblement National et l'Association 40 millions d'automobilistes. »
  • 1:13:35PrésentateurFait
    « Le tirage au sort qui a amené à cette proposition de 110 km heure. »
  • 1:13:49PrésentateurFait
    « C'était plutôt un panel. »
  • 1:14:47PrésentateurFait
    « La ministre des Outre-mer aujourd'hui à Cayenne, un reconfinement est envisagé. »
  • 1:16:15PrésentateurChiffre
    « Le géant finlandais des télécoms va supprimer 1 233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent. »
  • 1:17:13PrésentateurFait
    « Le ministère de l'économie demande à Nokia d'améliorer très significativement son plan social. »
  • 1:17:43InvitéFait
    « Le gouvernement se prépare à un automne noir. »
  • 1:17:54InvitéPromesse
    « Le gouvernement va d'ailleurs annoncer demain des mesures pour soutenir le chômage partiel de longue durée. »
  • 1:17:58InvitéFait
    « L'État prendra en charge pour les entreprises encore à l'arrêt l'indemnisation du chômage partiel si elle signe un accord de maintien de l'emploi. »
  • 1:18:23InvitéFait
    « Bercy doit également dévoiler la semaine prochaine un plan de soutien aux commerçants, artisans et indépendants. »
  • 1:18:43PrésentateurFait
    « Le conseil scientifique qui épaule le gouvernement dans la crise sanitaire juge extrêmement probable une augmentation de la circulation du coronavirus à l'automne. »
  • 1:19:34InvitéChiffre
    « 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours avec 8 décès et plusieurs dizaines de personnes en réanimation. »
  • 1:19:46InvitéFait
    « Une personne malade en contamine en moyenne plus de deux autres. »
  • 1:20:07InvitéFait
    « On nous a déconfinés le 11 mai alors que le pic était en train de se préparer à arriver. »
  • 1:21:58PrésentateurFait
    « Cédric Chouvia décédé en janvier à Paris lors d'une intervention de police a répété j'étouffe à 7 reprises. »
  • 1:23:53InvitéFait
    « L'interpellation ne dure que 22 secondes. »
  • 1:24:07InvitéChiffre
    « Les enquêteurs ont examiné 13 vidéos. »
  • 1:31:16PrésentateurFait
    « Ils n'étaient pas vraiment tirés au sort ? »
  • 1:34:10PrésentateurFait
    « Les grecs tiraient au sort les représentants du pouvoir législatif ? »
  • 1:37:59InvitéFait
    « Le Covid-19 va-t-il revenir en force en automne prochain en France ? »
  • 1:38:08InvitéFait
    « Il faut à tout prix conserver les données de santé déjà récoltées. »
  • 1:38:59PrésentateurFait
    « Si l'épidémie ne s'arrête pas, ça veut dire qu'il y aura une transmission continue dans ces hémisphères ? »
  • 1:40:25InvitéFait
    « Les 4 mètres carrés obligatoires pour chaque personne sont remplacés par un mètre de distance seulement entre les salariés. »
  • 1:41:25InvitéChiffre
    « 831 personnes vont se retrouver sur le carreau. »
  • 1:42:20InvitéFait
    « pour nous l'entreprise se tire une balle dans le pied »
  • 1:42:26InvitéFait
    « on a besoin de gens pour poursuivre la recherche et développement »
  • 1:42:37PrésentateurChiffre
    « 95% d'entre eux sont en télétravail »
  • 1:43:00InvitéFait
    « j'étouffe »
  • 1:43:05InvitéFait
    « les policiers impliqués dans son arrestation ont été placés en garde à vue »
  • 1:43:20InvitéFait
    « le tueur en série a avoué il y a quelques mois le meurtre de la fillette de 9 ans »
  • 1:43:30InvitéChiffre
    « 11 personnes morales et 12 personnes physiques sont jugées »
  • 1:43:42InvitéFait
    « la deuxième ville de France qui pourrait basculer à gauche dimanche »
  • 1:43:50InvitéFait
    « c'est la liste de l'écologiste Michel Rubirola qui est arrivé en tête »
  • 1:45:10InvitéFait
    « le texte prévoit aussi des restrictions sévères aux libertés pour une durée de 5 à 10 ans »
  • 1:54:21PrésentateurFait
    « le télétravail n'est plus la norme »
  • 1:54:25PrésentateurFait
    « la règle des 4 mètres carrés d'espace entre deux salariés passe à 1 mètre carré »
  • 1:56:04PrésentateurChiffre
    « en moyenne hier c'était 10 à 15% des salariés dans les grandes entreprises qui reviennent au travail »
  • 2:00:16PrésentateurPromesse
    « nous avons proposé que le port du masque soit porté le plus possible et qu'il soit gratuit pour tout le monde »
  • 2:00:24PrésentateurChiffre
    « un masque chirurgical c'est 95 centimes, c'est le prix d'une baguette par jour »
  • 2:02:58PrésentateurChiffre
    « il y a 460 milliards d'euros d'argent public injecté en partie dans l'économie »
  • 2:03:28PrésentateurChiffre
    « l'État donne aujourd'hui 7 milliards d'euros à Renault »
  • 2:07:13PrésentateurFait
    « on voit bien aujourd'hui que l'on a besoin d'avoir un système de retraite qui garantit la pension des travailleurs quoi qu'il arrive »
  • 2:11:10PrésentateurFait
    « l'entreprise qui dégage des bénéfices ne peut pas être une entreprise qui protège l'environnement »
  • 2:11:31PrésentateurChiffre
    « les 40 plus grandes entreprises boursières françaises ont distribué 473 milliards d'euros de dividendes aux actionnaires »
  • 2:14:48PrésentateurFait
    « c'est de la responsabilité d'industriels et d'un système financier »
  • 2:16:19PrésentateurFait
    « Adama Traoré a été étranglé »
  • 2:17:59PrésentateurChiffre
    « François Baran 1 ou Xavier Bertrand à 12% »
  • 2:18:00PrésentateurChiffre
    « Jean-Luc Mélenchon 11 à 12 »
  • 2:18:51PrésentateurFait
    « parler aux salariés de Nokia, de Renault, de Peugeot, de Chinson, de Camailleux »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur 22 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mardi 23 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, il est 6h, Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour.

0:13
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. J'étouffe un cri d'agonie répétée cette fois. Les derniers mots de Cédric Chouvia, décédé après une interpellation violente à Paris en janvier dernier, ont été enregistrés sur son téléphone, un élément clé du dossier. Le finlandais Nokia sabre dans ses effectifs en France, un tiers des salariés supprimés, quatrième plan social depuis 2016. Et puis n'oubliez pas votre brumisateur, les jours qui viennent s'annoncent très chauds, aujourd'hui température autour de 30 degrés quasiment sur tout le pays. Bienvenue à tous sur RMC. Les derniers mots prononcés par Cédric Chouvia le 3 janvier 2020 sont glaçants et rappels ceux de George Floyd.

Ce livreur, père de 5 enfants, est arrêté par la police ce jour-là pour un contrôle routier. Quai Branly au bord de la Seine à Paris ? La Seine a été reconstituée grâce à l'analyse de 13 vidéos, dont 9 filmées par Cédric Chouvia lui-même. Martin Juret.

1:08
Présentateur

Lorsqu'il est interpellé, Cédric Chouvia décide de filmer la Seine avec son téléphone portable. Tous ses échanges avec les 4 policiers sont enregistrés. Les vidéos, le site Mediaparty a eu accès et Edouard Plenel, son fondateur. Les enregistrements, il révèle que premièrement, M. Chouvia n'a pas menacé les policiers, que les policiers l'ont insulté et ont fini sans aucune raison valable à utiliser des techniques très violentes qui peuvent entraîner la mort, c'est-à-dire la clé d'étranglement et le plaquage ventral. Toujours selon les enregistrements, Cédric Chouvia, à leur menotté, répète « j'étouffe » à 7 reprises. Les policiers le gardent pourtant plaqué au sol pendant de longues minutes.

Selon leur avocat, maître Laurent Franck-Liénard, les forces de l'ordre n'ont pas entendu. Les plaintes du livreur. Ils ne l'ont pas entendu parce qu'ils étaient en bordure de voies de circulation, il y avait beaucoup de voitures qui passaient. Ils étaient en train de lutter contre M. Chouvia pour obtenir ses bras, pour pouvoir passer un menottage, afin de l'interpeller. M. Chouvia se débatte. Dans les colonnes du Parisien, le père de Cédric Chouvia explique qu'il n'a plus confiance en la police, coupable à ses yeux de beaucoup trop de mensonges depuis le premier jour.

2:12
Invité

Et c'est dans ce contexte qu'hier, environ 200 policiers se sont rassemblés à l'appel du syndicat de police alliance pour manifester devant la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny. Un rassemblement contre la mention « violence policière » inscrite sur une fresque murale à Stein, juste au-dessus des visages d'Adama Traoré et de Georges Floyd, Maxime Brandstatter et Jean-Baptiste Bourgeon.

2:32
Présentateur

Face à des dizaines de ses collègues, Yvan Ascioma, du syndicat de police alliance, annonce victorieux le soutien du préfet de Seine-Saint-Denis.

2:38
Invité

Il a fait part de son indignation au maire de Stein, il va tout mettre en œuvre pour que cela s'arrête.

2:45
Présentateur

Le préfet demande donc au maire de Stein de faire disparaître la mention « violence policière » de la fresque murale, explique le syndicaliste.

2:52
Invité

Il y a une différence entre la liberté d'expression et que ce soit cautionné par un élu de la République. Et c'est ce qui a ulcéré tous nos collègues. Le maire de Stein ne pouvait ignorer cette phrase et de lui-même, il aurait dû se rendre compte qu'il y avait un problème dans cette phrase qui était lourd de sous-entendu.

3:07
Présentateur

Au même moment, Astin, face à la fresque bleue, Assa Traoré met en garde contre une atteinte à la liberté d'expression.

3:13
Auditeur

Si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, c'est un appel à la haine, c'est un appel à la violence, c'est un appel au non-respect de nos morts dans le quartier populaire. Les seuls responsables, en tout cas, ce sera le syndicat de police alliance.

3:25
Présentateur

Elle ajoute que le comité pour Adama restera mobilisé pour éviter toute dégradation de cet hommage à son frère.

3:31
Invité

Les fouilles pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin hier n'ont rien donné. Des fouilles menées dans les Ardennes, sur d'anciennes propriétés du tueur en série Michel Fourniret. Les recherches pourraient durer jusqu'à la fin de la semaine. Réquisition attendue au procès du scandale sanitaire du Mediator. Aujourd'hui, 11 personnes morales, 12 personnes physiques sont jugées pour tromperies, aggravées, homicides et blessures involontaires. RMC 6h03, 1233, c'est le nombre de postes qui vont être supprimés en France chez le finlandais Nokia. Cela représente un tiers des effectifs. Le groupe a annoncé un projet de transformation.

Jamais dans la longue histoire des plans de licenciement de Nokia, une annonce n'avait eu une telle ampleur. Pour le délégué CFDT du site de l'Agnon, Bernard Trémulot, ce plan social est une trahison. 400 de postes vont y être supprimés.

4:17
Présentateur

Le 16 mars, au moment du confinement, on est tous passés en télétravail. Il n'y a jamais eu d'arrêt d'activité chez Alcatel-Lucent. Il y a quelques semaines, la direction nous a même remerciés d'être restés mobilisés. On a même pu sortir certains programmes en avance par rapport au planning. Il y a de la trahison, il y a de la rage, il y a de la colère parmi les salariés. On tape sur des gens qui sont en train de donner le maximum pour que Nokia sorte des produits de qualité. C'est complètement incompréhensible, d'où la rage et la colère qu'on a aujourd'hui.

4:50
Invité

Alors l'économie du pays va-t-elle réussir à se relever de la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus ? Tous les jours, des plans sociaux, des restructurations sont annoncées. Aucun secteur ne semble être épargné. Paul Barcelone, le gouvernement va tenter d'éviter une trop forte explosion du chômage. Le gouvernement se prépare à un automne noir. La crise est un accélérateur, constate un conseiller ministériel qui scrute les secteurs de l'industrie et du commerce. Le gouvernement va d'ailleurs annoncer demain des mesures pour soutenir le chômage partiel de longue durée.

Concrètement, l'État prendra en charge pour les entreprises encore à l'arrêt l'indemnisation du chômage partiel si elle signe un accord de maintien de l'emploi, un dispositif plus généreux que celui mis en place jusque-là. Mais pour éviter une trop forte explosion du chômage, le gouvernement prépare aussi de nouveaux plans de soutien. D'abord pour l'emploi des jeunes avec un volet formation alors que 700 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Bercy doit également dévoiler la semaine prochaine un plan de soutien aux commerçants, artisans et indépendants. Le gouvernement qui s'apprête à alléger le protocole sanitaire dans les entreprises.

Information des écoles, télétravail ne sera plus la norme. Fini aussi la règle des 4 mètres carrés par salarié. Une simple distance d'un mètre suffira. Ce nouveau protocole doit être dévoilé par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, cette semaine. La France a enregistré 23 décès supplémentaires liés au Covid-19 ces dernières 24 heures. 701 malades sont en réanimation, soit une légère baisse. En Guyane, la situation de l'épidémie est jugée très préoccupante par les autorités sanitaires. La pandémie ne recule pas mais continue de s'accélérer, a prévenu l'Organisation mondiale de la santé. Il a fallu plus de 3 mois pour que le premier million de cas soit signalé.

Le dernier million l'a été en seulement 8 jours. Et puis c'est parti pour plusieurs jours de grosse chaleur en France. Des températures en nette hausse, on l'a vu avec Géraldine de Maury. 30 degrés en moyenne sur tout le pays aujourd'hui. Mais vous allez l'entendre, ce n'est pas tant la chaleur qui préoccupe ceux que nous avons interrogés. Reportage à Paris de Florian Chevalet.

6:53
Présentateur

C'est avec beaucoup de décontractions que Maryse évoque la hausse des températures. Et lorsqu'on lui demande si ça l'inquiète...

6:57
Auditeur

Moins que le coronavirus quand même, qui nous inquiète davantage.

7:01
Présentateur

Patricia, elle redoute, après deux mois de confinement, de passer à nouveau plusieurs jours bloqués dans son appartement.

7:06
Auditeur

On a le Covid et puis on a la canicule qui arrive par-dessus. Je suis sous un toit en zinc et cette année, écoutez, ce n'est pas dur, j'ai acheté une clim.

7:14
Présentateur

Devant son arrêt de bus, Nathalie, 80 ans, craint que ce soit encore plus difficile de porter le masque.

7:18
Auditeur

On étouffe un peu avec le masque. On a besoin de respirer.

7:23
Présentateur

Dans les hôpitaux et les EHPAD, la question du ventilateur fait débat. Il est déconseillé par les autorités sanitaires dans les zones communes et les chambres doubles. Il peut potentiellement transporter le virus. Christophe Trival est chef d'un service de gériatrie à l'hôpital Paul-Brousse dans le Val-de-Marne. C'est des choses qui ne sont pas réalistes. Les ventilateurs, nous, les chambres ne sont pas climatisées. Donc on a des ventilateurs dans chaque sang. Et là, on est un peu entre la balance du risque du Covid-19 et du risque de mourir d'un coup de chaleur. Ce médecin est très inquiet pour les patients qui ont survécu au Covid-19 et qui, pour certains, sont encore très fragiles.

7:54
Invité

Voilà, chaleur, chaleur.

7:56
Présentateur

Oui, Covid-19, chaleur. Et maintenant, la tique à pâte rayée ou à pâte rayée ? À pâte rayée. À pâte rayée, oui. On va se recoucher. Je le dis tout de suite. Bon, la tique à pâte rayée, j'en parlerai tout à l'heure. Quand on sourit, mais attention, ce sont des fièvres hémorragiques. C'est un virus, c'est vrai ? Ah oui, j'ai trop peur de la tique. Elle est dans le sud, elle est dans le sud de la France. Bon, pour l'instant, ça va. On maîtrise cette tique, mais on saura tout à 6h40. Écoutez bien. Bon, Céline, on vous retrouve tout à l'heure. Anaïs Castagna est avec nous. Bonjour Anaïs. Bonjour. Charles Magnin aussi est là. Bonjour Charles. Bien, à Seine et dans l'Isère. Bonjour à Seine.

Bonjour. Ça va à Seine ce matin ? Ça va et vous ? Oui, ça va bien. La radio, la télé le matin. Ça va à la radio parce que je rentre du travail. Oui. Ah, vous avez travaillé toute la nuit à Seine ? C'est ça, oui. Bon, que faites-vous ? Je suis technicien dans l'industrie pharmaceutique. Dans l'industrie pharmaceutique, oui. On vous a déjà eu, me semble-t-il, non ? Pas à Storcy, plutôt. Non, plutôt. Ah, d'accord. Bon. À Seine, le télétravail. Vous êtes en télétravail, vous ? Moi, non, parce qu'on est sur... Oui, puisque vous rentrez du travail, oui. Voilà, exactement. Par contre, tout le plateau technique est en télétravail et jusqu'au 31 août, quoi. Oui, le télétravail.

Qu'est-ce que vous pensez du télétravail ? Ben, ça dépend. Il y a certains collègues qui travaillent beaucoup plus que quand ils sont sur plate et d'autres qui travaillent moins, par exemple. Ben oui, ça, c'est sûr. Mais beaucoup, ils sont débordés. Quand même, je trouve, moi, une distanciation sociale, si je puis dire. C'est-à-dire qu'on ne va plus à l'entreprise, on ne voit plus les collègues, on n'a plus de vie sociale, on est centré sur sa vie familiale et professionnelle, réunis sous le même toit. Je ne suis pas certain que ça soit toujours si facile que ça. Et je ne suis pas certain que ça soit vraiment la meilleure des solutions, le télétravail. Personnellement, j'y suis...

Quand c'est possible, bon, pourquoi pas, mais je n'y suis pas favorable à long terme. Et vous ? Ben, moi, mes collègues avec qui j'ai des contacts qui sont en télétravail, essayent de revenir un jour par semaine pour justement retrouver ce contact. Mais bien sûr, et puis sortir de son univers familial, sortir de l'univers, sortir de son domicile un peu. C'est ça. Bien, merci beaucoup, Hassan. Merci à vous. Et merci, et puis bonne nuit.

10:14
Auditeur

Ben, ben, merci beaucoup, bonne journée.

10:16
Présentateur

Merci, bonne journée. Il est 6h10, le coronavirus sera-t-il de retour à l'automne ? Le voilà dans tous les cas qui revient au devant de l'actualité. Pourquoi ? Parce que le conseil scientifique, vous savez, chargé d'éclairer le gouvernement sur le Covid-19, juge extrêmement probable, je dis bien extrêmement probable, ce sont les mots du conseil scientifique. Une augmentation de la circulation du coronavirus à l'automne en Europe. Il préconise donc de conserver les données de santé recueillies pendant l'épidémie, des données qui permettent de détecter et d'isoler des contacts de personnes malades.

Une mesure prévue par le projet de loi sur la fin de l'urgence sanitaire est adoptée hier soir en première lecture par le Sénat. Selon le conseil scientifique, la crise du Covid-19 n'est donc probablement pas derrière nous. Romain Poiseau. Le retour du froid, la reprise de l'activité, le relâchement des gestes barrières, autant d'éléments qui font penser que le Covid-19 sera de retour à l'automne, mais pas seulement. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré-de-Garche, c'est la situation sanitaire dans les pays de l'hémisphère sud qui fait craindre le retour probable du virus en Europe.

Lorsqu'on regarde notamment au Brésil, c'est-à-dire les pays de la zone équatoriale, si l'épidémie ne s'arrête pas, ça veut dire qu'il y aura une transmission continue dans ces hémisphères et qu'on a un risque d'une saisonnalité. Et donc d'autant plus que le Covid-19 revienne à l'automne, à l'hiver, dans les pays de la zone tempérée. Alors pour limiter ce retour, Benjamin Davido en appelle à la responsabilité de chacun. La distanciation, le port du masque, le lavage des mains et surtout dépister pour isoler les malades. Ça nous fera gagner du temps jusqu'à un vaccin qui très clairement sera la solution qui nous sortira de cette épidémie.

Pour faire face à cette deuxième vague, le conseil scientifique propose donc de conserver les données de santé déjà récoltées lors de la première vague. Qui a eu le Covid ? Quel est son entourage ? Mesures liberticides pour l'ordre des médecins. Mesures essentielles pour le docteur Robert Sebag, infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Pour recenser, pour voir le suivi, s'il y a des rechutes, de voir dans le temps des personnes qui ont eu le Covid-19, peut-être dans six mois, dans un an, de dire « Ben voilà, vous avez encore des anticorps neutralisants, vous êtes immunisés ». C'est important aussi pour la connaissance du vaccin.

Le conseil scientifique qui tient à rassurer, tout sera fait pour protéger l'identité des malades. Bien, il est 6h12, le protocole sanitaire dans les entreprises. Tiens, je vous en parlais tout à l'heure. On envisage d'alléger le protocole sanitaire dans les entreprises, Quentin Véné.

12:37
Invité

Oui, aujourd'hui, vous savez, la règle, c'est 4 mètres carrés autour de chaque salarié quand il est à son poste de travail. Et il est question, désormais, de passer à une simple distance d'un mètre, comme dans les écoles, en fait, juste ce qu'il faut pour respecter les règles de distanciation sociale

12:51
Présentateur

avec les collègues. C'est ce qui est écrit dans un projet de protocole qui sera certainement présenté cette semaine par le gouvernement. Ce seraient donc des contraintes en moins pour les entreprises.

12:59
Invité

Le port du masque aussi, tiens, il ne serait plus obligatoire uniquement quand la distance d'un mètre n'est pas effective, c'est ce qui est écrit, et concernant le télétravail, ce ne serait plus la norme. Peut-être la fin du télétravail, à part pour les travailleurs qui sont jugés à risque ou ceux qui vivent avec des personnes. Dans ce cas, c'est une façon, effectivement, de répondre aux patronats, notamment le MEDEF ou la CPME, qui réclament avec insistance, depuis quelques jours, un retour à la normale dans les entreprises le plus rapidement possible.

13:24
Présentateur

Oui, le télétravail, dites-nous, qu'en pensez-vous ? C'est une bonne solution à très court terme, à moyen terme, ou alors doit-on le poursuivre sous télétravail ? Vous nous dites 3216RMC.fr, je sais que vous êtes très, très, très nombreux à réagir sur le sujet. Nous allons partir pour la Guyane, enfin pour la Guyane. Nous allons retrouver Antoine Caram dans un instant, qui est sénateur apparenté de la République En Marche de la Guyane, parce que là-bas, la situation est très sérieuse. La situation Covid-19, évidemment. 6h14, vous êtes sur RMC, vous réagissez. Notre lien, vous connaissez, c'est le 3216. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous, à tout de suite. RMC. RMC, 6h-9h.

Vos d'indirect. Il est 6h17, vous êtes sur RMC. Antoine Caram est là, sénateur apparenté de la République En Marche de la Guyane, parce que je voudrais que nous parlions de la situation en Guyane. Antoine Caram, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Le pic de l'épidémie de coronavirus est attendu entre la deuxième et la troisième semaine de juillet en Guyane. C'est bien cela ? C'est bien cela. On considère que l'évolution de l'épidémie arrivera et atteindra justement à la mi-juillet des records, puisque aujourd'hui, nous avons dépassé les 2500 cas, 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours, avec 8 décès et plusieurs dizaines de personnes en réanimation.

500% des cas en augmentation de 500% en 15 jours. On s'inquiète beaucoup. Là-bas, des renforts ont été envoyés, je crois. Alors, les renforts sont censés être arrivés hier. Oui. Parce que moi, actuellement, je suis à Paris, mais je rentrerai en Guyane, en tous les cas, je l'espère, demain. Oui. Mais il est vrai, il faut le dire, à Paris, on a sous-évalué la situation, alors que les élus que nous sommes et les associations avaient demandé des moyens dès le mois de février-mars pour anticiper la crise. On nous a confinés lorsqu'il ne fallait pas le faire, ou lors de mes du premier tour des élections.

municipal, on nous a déconfinés le 11 mai, alors que le pic était en train de se préparer à arriver. Alors, il y a eu des incohérences, et puis aujourd'hui, maintenant, nous le payons très cher. Pourquoi ces incohérences ? Parce qu'on néglige, et je pourrais employer un mot plus fort, parce qu'on néglige les départements au territoire d'Outre-mer ? Je pense qu'on a l'impression de Paris que les départements d'Outre-mer sont en Europe, sont dans l'Hexagone. Nous sommes en Amérique du Sud. Nous avons en face de nous un géant brésilien avec qui nous partageons 750 kilomètres de frontières. La Guyane, c'est la première frontière de l'Union européenne en Amérique du Sud.

Et vous connaissez comme moi la politique du président actuel du Brésil, M. Bolsonaro, qui avait considéré lui-même que la Covid-19 était une grippette. Vous connaissez les résultats. Le Brésil est le premier pays d'Amérique du Sud à avoir autant de morts. Tous les jours, c'est entre 600 et 1 000 morts. Ils ont largement dépassé les 40 000 morts. Voilà la réalité. Si la France avait pu négocier avec le Brésil au moment où nous le réclamions, pour fermer les frontières et pour éviter que les gens rentrent chez nous, le virus n'aurait pas circulé avec autant de rapidité. Nous avons réclamé donc un certain nombre de moyens qui sont en train d'arriver. Mais le mal est fait.

Nous devons considérer que la Guyane est dans une situation de précarité extrême en ce moment. Avec un reconfinement possible, Antoine Caram ? Tout à fait. Ce sera certainement annoncé. Le Premier ministre a laissé entendre. La ministre de l'Outre-mer arrive cet après-midi en Guyane. Je pense qu'il y aura un reconfinement pour au moins trois semaines, le temps que les choses reviennent à la normale. Enfin, en tous les cas, on l'espère. Parce que vous savez, lorsqu'on dit déconfinement, tous les êtres humains se ressemblent.

Les gens sont partis dans les carbés, les gens ont fait la fête, les gens ont enlevé les masques alors qu'il fallait conserver la distanciation sociale et les mesures de barrière pour éviter justement que la situation ne se dégrade. Est-ce que la Guyane est équipée pour faire face à une forte poussée du Covid-19 ou de la Covid-19 ? Alors, le système hospitalier en Guyane est très en retard. Alors, je voulais juste rajouter que nous avons non seulement, c'est la totale chez nous, non seulement la Covid-19, mais nous avons deux autres épidémies qui circulent en ce moment. L'épidémie classique de dingue que l'on connaît à la même époque.

Et puis, l'heptospirose, c'est une épidémie qui vient des urines des rats. Alors, le système hospitalier est très en retard. Il y a un véritable désert médical. Lorsque nous avons pensé qu'il fallait qu'on fasse, comme certains pays d'Amérique du Sud, gênir des médecins cubains, on a dit que ce n'était pas la peine, que la réserve sanitaire suffira. Alors, c'est vrai que la réserve sanitaire arrive en ce moment, mais le mal est fait. Eh bien, elle essaiera de réparer tous les dégâts. Et puis, aujourd'hui, tout doit être mis en place pour surmonter la vête et empêcher ce qu'on appelle un véritable tsunami médical. Merci Antoine Caram.

Dans tous les cas, nous n'oublierons pas ce qui nous concerne la Guyane. Et nous reviendrons sur le sujet. Les difficultés rencontrées par ce territoire français. Je dis bien ce territoire français. Il est 6h22. Merci d'être avec nous. Allez, un peu de... Non, la pub, on l'a faite. Alors, nous allons écouter Benjamin. Bonjour Benjamin. Bonjour Jean-Jacques. Vous êtes saisonnier, Benjamin. Oui, dans les vergers. Vous êtes dans les Deux-Sèvres. Dans quel secteur, Benjamin ? Argenton-les-Vallées, Toir. Oui, Toir, à côté de Toir. Saisonnier, pour faire quoi ? Pour ramasser quoi ? Pour les vergers. Pour faire l'éclaircissage dans les vergers, pour les pommes. D'accord.

Et vous arrivez à trouver du travail ou pas ? Nous, il y a beaucoup de travail. On a du mal à trouver des gens dans le coin qui sont obligés d'aller chercher, de faire venir des Polonais et des Bulgars parce qu'ils ont du mal à trouver des gens qui veulent venir. C'est vrai que c'est physique. Donc, on a beaucoup de gens qui viennent pendant deux jours et qui repartent. Oui. Donc, souvent, on est obligés de faire venir des gens d'ailleurs pour... C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à trouver, avec le chômage en ce moment, avec les difficultés, vous n'arrivez pas à trouver de main-d'oeuvre ?

19:45
Auditeur

Non, du tout.

19:46
Présentateur

Ça, c'est quand même... Il y a des choses que je ne comprendrai jamais. C'est payé comment et combien ? Au SMIC. C'est au SMIC. Au SMIC ? Oui, c'est le SMIC. Oui. Ça, c'est... On fait 35 heures. Après, quand on fait 39, ils payent les 4 heures en plus. Mais sinon, c'est au SMIC. 35 heures au SMIC avec un travail difficile. Oui. Oui, évidemment. Oui, c'est vrai que c'est pas alléchant. Évidemment, c'est pas suffisant. Non, c'est vrai. Bon, ça fait du travail, quoi, après. Mais ça fait du travail. Vous, vous le faites, vous, Benjamin ? Moi, je suis argenton. Ça fait 6 ans que je fais ça, moi, en saisonnier. Oui. Pourquoi est-ce que vous aimez ce travail-là ? Moi, j'aime bien être dehors.

Je me plais dans la nature, comme ça. Ça me plaît. En plus, ils ne sont pas embêtants. On n'a pas le chef postement sur nous. Ils ne sont pas... C'est tranquille comme travail, quoi. C'est tranquille. Quand on fait notre boulot, ils ne nous embêtent pas, quoi. Alors, qu'est-ce que vous ramassez ? Les pommes. Les pommes ? Là, on fait l'éclaircissage. On enlève toutes les pommes qui ne vont pas être cueillies. Voilà. Les pommes, ça sera pour l'automne, hein ? Oui, voilà. C'est ça, oui. Bien sûr. Bien sûr. Septembre, octobre. Bien. Merci beaucoup. Merci, Benjamin. C'est moi qui vous remercie, Benjamin. Merci vraiment, Benjamin, d'être avec nous.

Vous écoutez la radio ou vous regardez la télé le matin, Benjamin ?

21:01
Auditeur

Non, je vous écoute.

21:03
Présentateur

Bon. Ben, merci dans tous les cas. Merci. Tous les matins. Au revoir. Au revoir, Benjamin. Tous les matins, vous avez nos auditeurs. Nous avons nos auditeurs, nos auditrices qui sont là. Le 32-16, c'est notre lien. Puis tous les matins, avec Charles Magnin, trois histoires et trois images. Nous commençons avec un record de température, de chaleur, où ? En Sibérie. Oui. 38 degrés Celsius, c'est évidemment un record historique enregistré ce week-end dans la ville de Verkoyansk. Je le prononce sûrement très mal. Non, c'est ça. Verkoyansk. Nous sommes au-delà du cercle polaire arctique, pour vous donner une idée. Il peut y faire jusqu'à moins 60 l'hiver.

Mais ce week-end, on s'est baigné, selon les spécialistes. Le phénomène actuel, ces 38 degrés observés en Sibérie, n'étaient attendus qu'en 2100. Il arrive donc avec 80 années d'avance. Et puis dans le même temps, le Québec bat des records de chaleur. Plus de 33 degrés Celsius dans plusieurs villes. Une cinquantaine de records de température ont été battus ces derniers jours au Québec. Enfin, autre image symbolique du dérèglement climatique. Cette fois, dans les Alpes italiennes, où le glacier de Prézena a été emballé, recouvert de grandes toiles blanches. Objectif, protéger le glacier de la chaleur. Il a perdu un tiers de son volume en 25 ans.

C'est pourquoi 100 000 mètres carrés de bâches ont été déroulées et cousues les unes aux autres ce week-end pour protéger le glacier. Ces images sont absolument incroyables. Bien, une histoire marseillaise. L'automobiliste qui a fini dans le Vieux-Port veut porter l'affaire en justice. C'était le 2 mars dernier, au petit matin. Nasser part travailler à Marseille, une ville qu'il ne connaît pas. Il suit les indications de son GPS qui, arrivé sur le Vieux-Port, lui dit de poursuivre sa route. Il s'engage ainsi dans la Méditerranée. Alors, par chance, il réussit à s'extraire par la fenêtre de sa voiture. Mais quelques jours plus tard, il reçoit la facture du remorquage.

Plus de 2 000 euros que Nasser n'a pas les moyens de régler. Il se tourne alors vers un avocat qui explique au quotidien à la Provence qu'il a identifié les responsables des malheurs de Nasser. D'abord, son GPS qui lui a dit de continuer tout droit dans l'eau. Et puis ensuite, la métropole d'Aix-Marseille qui n'aurait pas assez bien indiqué la présence de la Méditerranée dans le Vieux-Port. Car comme le rappelle l'avocat... Au bout de la route ! Oui, c'est au bout de la route, il y a l'eau. Et oui, la mairie ne l'a pas assez bien indiqué. Ce n'est pas la première fois qu'une voiture plonge dans l'eau à cet endroit.

La métropole explique que le panneau de signalisation va bientôt être remplacé. Une barrière sera installée. Mais Nasser et son avocat se disent prêts à porter l'affaire en justice pour obtenir une indemnisation totale. Et puis, depuis le déconfinement, les célibataires se sont adaptés sur les sites de rencontres. Oui, sondage du site de rencontres mythique auprès de ses abonnés. Après un mois de déconfinement, 8 célibataires sur 10 sont prêts à vivre des rendez-vous en vrai. Mais on s'adapte. La grande majorité privilégie les terrasses de café ou les jardins publics pour une première rencontre. 28% déclarent porter le masque.

En tout cas, au début du rendez-vous 48, 24% disent avoir déjà échangé un baiser depuis le déconfinement. Bref, les affaires ont repris pour les célibataires. Et puis d'ailleurs, messieurs, petit conseil ce matin. Si vous êtes inscrit sur l'un de ces sites, une étude américaine nous apprend qu'un homme a moins de chances de séduire les femmes sur ses sites s'il pose avec un chat dans les bras sur ses photos de profil.

24:15
Auditeur

Mais oui, les chercheurs ont montré à des femmes des photos avec les mêmes hommes avec et son chat dans les bras.

24:23
Présentateur

Eh bien, quand un homme pose avec son chat, il est perçu comme moins viril, moins ouvert. Bref, les femmes ont moins envie d'un rendez-vous.

24:31
Invité

Et une femme avec sa chatte ?

24:32
Présentateur

Eh bien, en revanche, on ne sait pas. Les gens ne sont pas à étudier si les femmes séduisaient plus en posant avec leur félin sur ses sites de rencontre. Non, non, non. Il est 6h28. Il est 6h28. La machine à café avec Quentin Vinet qui n'a pas de chat.

24:48
Auditeur

Vous avez un chat, Quentin ?

24:49
Présentateur

Non, je n'ai pas de chat. Bon, d'accord. C'est bien. Vous êtes bien parti, alors. Bon, d'accord. Quentin, la machine à café, 32-16, la touche 5. Et le mot matin par SMS, 7-32-16. Bien, tout de suite.

25:01
Invité

On en parlait dans un... Il y a un instant, un tic à patrayer s'implante dans le sud de la France et pourrait transmettre un virus responsable d'une fièvre hémorragique. Renaud Lancelot, qui est vétérinaire et chercheur au CIRAD, sera avec nous juste après le journal.

25:19
Présentateur

Coup de massue, donc, pour les salariés d'Alcatel-Lucent. La filiale française de Nokia, 1233 emplois vont être supprimés, des départs volontaires, des solutions de reclassement. Premier site concerné par ce plan social, celui de Lagnon, en Bretagne, 402 emplois en moins. Le second est situé à Nausée, dans l'Essonne, 831 emplois sont menacés. Thomas Chupin est allé à la rencontre des salariés hier. Cela fait 30 ans que Philippe est ingénieur chez Alcatel, groupe qui appartient aujourd'hui à Nokia. Dégoûté par ce PSE, ce plan de sauvegarde de l'emploi, d'autant plus que lui et ses équipes ont beaucoup donné durant la période d'épidémie.

25:51
Invité

Les gens ont fait des efforts, ils n'ont pas baissé d'activité, au contraire. Dans mon équipe, c'est le cas, on a fait plus de choses.

25:57
Présentateur

La récompense, c'est un PSE, c'est d'un cynisme sans nom. Sur ce site de Nausée, 831 emplois sont donc menacés. Que des ingénieurs qui aujourd'hui ne sont donc plus à l'abri, explique Laurent et Luc-GT. Par le passé, on pouvait se sentir à l'abri, mais maintenant, dans le monde actuel, on se sent plus proche, je dirais, du monde ouvrier. Notamment, j'ai tous les jeunes qui ont été embauchés très récemment, qui sont des gens très pointus, qu'on a sélectionnés justement pour leurs compétences techniques. Ces gens-là, ils sont écoeurés. Alors le gouvernement est entré dans la discussion, mais les élus syndicaux n'y croient pas beaucoup.

D'autant plus dommage, explique Claude Josserand, délégué CGT du groupe, que la technologie 5G est en plein développement.

26:30
Invité

Pour nous, l'entreprise se tire une balle dans le pied, puisqu'en effet, la 5G démarre. Il y a des contrats qui sont signés en ce moment, on a besoin de gens pour poursuivre la recherche et le développement. Et tous ces postes-là sont visés aujourd'hui.

26:42
Présentateur

Des syndicats qui veulent mobiliser, mais ce ne sera pas simple, avoue-t-il. Alors que beaucoup de salariés ne sont pas sur site, héritage de la crise sanitaire, 95% d'entre eux sont en télétravail. Et notons que les syndicats seront reçus aujourd'hui par le cabinet de la secrétaire d'État, Agnès Pannier-Runacher. 23 morts supplémentaires du coronavirus en 24 heures hier en France. 29 663 décès depuis le début de l'épidémie. Nous n'en avons pas fini avec le virus qui pourrait à nouveau circuler cet automne. C'est l'avertissement du conseil scientifique qui épaule le gouvernement dans cette crise sanitaire.

Au niveau mondial, la pandémie de Covid-19 s'accélère même selon l'Organisation mondiale de la santé. Pour le moment, l'Europe semble plutôt bien se porter, mais c'est plus compliqué pour d'autres continents. En Amérique latine notamment, Margot Bédé.

27:26
Invité

C'est là-bas que se situe aujourd'hui le plus gros foyer Covid. Le continent est entré dans l'hiver, saison qui semble propice au développement du virus. A titre d'exemple, le Brésil a dépassé le seuil des 50 000 morts, 8 000 au Pérou. Au-delà de la météo, d'autres facteurs ont pu accélérer la reprise du virus comme des déconfinements prématurés. C'est le cas en Azerbaïdjan. Le pays a dû remettre en place des mesures strictes de confinement jusqu'au 1er août. L'Europe semble toutefois bénéficier d'un répit. De nombreux pays allègent d'ailleurs leurs protocoles sanitaires. L'Espagne est sortie dimanche de l'état d'urgence sanitaire et rouvre ses frontières avec la France.

Mais attention, le conseil scientifique a prévenu une hausse des cas. Covid est extrêmement probable dans l'hémisphère nord à l'approche de l'hiver.

28:07
Présentateur

RMC 6h33, les vidéos de l'interpellation de Cédric Chouvia ont été analysées. On le rappelle, ce livreur de 42 ans a été plaqué au sol par trois policiers le 3 janvier dernier à Paris. Il avait perdu connaissance avant de décéder 48 heures plus tard à l'hôpital. Maxime Branstetter est avec nous ce matin. Bonjour Maxime, du service police-justice d'RMC. Ces vidéos analysées sont celles d'un automobiliste témoin de la scène, celles d'un des policiers et celles de Cédric Chouvia lui-même. Et on y entend le livreur répéter « j'étouffe » au policier à sept reprises.

Oui, sept fois de suite, on entend Cédric Chouvia dire qu'il n'arrive pas à respirer alors qu'il est en train de se faire interpeller. On découvre aussi que les enquêteurs ont pu, avec les vidéos, reconstituer les douze minutes qui ont précédé son interpellation. L'expert qui a analysé les bandes-sons explique que l'échange est relativement correct entre l'homme de 42 ans et les policiers, même si Cédric Chouvia les provoque. À plusieurs reprises, il les traite de clown, de pauvre type ou encore de guignol. Mais aucune violence, selon l'expert, ni dans les actes, ni dans les propos, jusqu'à son interpellation et la clé d'étranglement qui a duré 22 secondes.

Pour mettre Laurent Franck-Lénard, l'avocat de certains policiers, c'est le casque de scooter porté par Cédric Chouvia qui empêche les forces de l'ordre d'entendre ces appels au secours. Après ces révélations, le père de Cédric Chouvia a répondu aux Parisiens. Il a déclaré avoir confiance en la justice, mais plus en la police. Merci Maxime. Côté enquête judiciaire, ouverte en janvier dernier pour homicide involontaire, les quatre policiers impliqués dans cette interpellation ont été placés en garde à vue mercredi dernier, entendus par l'IGPN, la police des polices. Les recherches se poursuivent aujourd'hui pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin disparue en 2003.

Des fouilles dans une ancienne propriété de Michel Fourniret, dans les Ardennes. Le tueur en série a reconnu son implication dans la disparition de la fillette. La première journée de recherche n'a rien donné hier. Les fouilles doivent durer encore plusieurs jours. Deuxième tour des élections municipales ce dimanche. Cap sur Marseille ce matin. La deuxième ville de France peut-elle basculer à gauche après 25 ans de règne de la droite ? La gauche qui est arrivée en tête au premier tour. 23,44% des voix pour la liste menée par Michel Rubirola contre 22,3% pour la liste des Républicains conduite par Martine Vassal. Une avance ajoutée à l'ouverture d'une enquête préliminaire samedi 13 juin.

Enquête préliminaire sur de possibles fraudes aux procurations des militants et des candidats les Républicains. Et depuis, le ton est monté d'un cran dans la cité fosséenne. A Marseille, la campagne prend des allures de feuilleton télévisé. Principale cible, la candidate LR. Ce n'est plus Martine Vassal, c'est Martine Scandal. Stéphane Ravier, tête de liste du Rassemblement National à Marseille. Aujourd'hui, elle est allée trop loin dans cette volonté de garder le pouvoir en pratiquant et en établissant ses fausses procurations. On touche le fond avec le clan Vassal. Il faut curer les égouts de la politique marseillaise.

Je demande à Martine Vassal déjà si elle arrive encore à se regarder dans la glace le matin. A sa place, je présenterai ma démission. En tout cas, je me retirerai de cette campagne électorale. Sûrement pas, répond Stéphane Soto, le porte-parole de la candidate des Républicains. Il vante l'intégrité de Martine Vassal. Nous connaissons ses valeurs d'engagement, d'honnêteté, qui ont été bafouées ces dernières semaines. Sans finalement nous donner, jamais nous nous donner le choix de pouvoir répondre avec des enquêtes menées uniquement à charge. Soyez sûr que nous avons été très touchés par tout ce qui s'est passé ces dernières semaines.

31:29
Invité

C'est la candidate d'Union de la Gauche, Michel Rubirola, qui pourrait en profiter. Elle était en tête au premier tour avec plus de 23% des voix.

31:36
Présentateur

L'espoir avec le football, la Ligue de football professionnelle qui réunit aujourd'hui son Assemblée Générale pour acter le maintien d'une Ligue 1 à 20 équipes la saison prochaine. Voilà qui ouvrirait la voie à une descente en Ligue 2 pour les clubs d'Amiens et de Toulouse. La décision finale qui sera ensuite prise lors de l'Assemblée Fédérale de la Fédération Française de Football, elle aura lieu, cette Assemblée Fédérale, le 26 juin prochain. Bien, merci Rémi. Les courses aujourd'hui avec Anaïs. C'est à l'Hippodrome d'Auteuil.

32:04
Invité

À 13h50. A Auteuil. Exactement. Le pronostic de la Dream Team AMC, c'est le favori Evans. Et puis voilà, pour le favori de la Dream Team AMC, on y revient évidemment dans une heure.

32:18
Présentateur

Avec vous, Rémi. Le 7 et le 3. Le 7 et le 3, exactement.

32:23
Auditeur

Huguette.

32:24
Présentateur

Oui. Bonjour Huguette. Et bonjour. Bonjour toute l'équipe. Vous êtes à Bozelle, c'est en Haute-Garonne. Oui. Pas loin de Toulouse ?

32:35
Auditeur

Non, pas loin. Moi, je suis à côté de Blagnac.

32:42
Présentateur

À côté de Blagnac. Oui, d'accord Huguette, d'accord. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio tous les matins, Huguette ? La radio, non. Je vous regarde tous les matins. Bon. Et ça fait quelques temps que j'essayais de vous avoir, mais j'arrivais pas à vous avoir. Bah, vous voyez, vous voyez. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire, Huguette ? Je voulais vous dire que vous êtes une très bonne équipe. Mais oui, c'est vrai. C'est vrai. Très plaisant de vous écouter le matin. Bah oui, c'est vrai. C'est vrai. Voilà. Très belle équipe. Et oui, Huguette. Oui. Bon, écoutez, tant mieux. Vous savez, j'étais contente à mon âge parce que dans 3 mois, je vais faire 90 ans. Quoi ? Non.

Bah, dites-moi, vous avez bon pied et bon oeil, hein, Huguette ? Oui, je sais. Oui, je sais. Je sens. En tous les cas, vous avez une voix claire et jeune, Huguette.

33:35
Locuteur

Non, elle n'est pas jeune, je vous dis. Oh, mais alors, voilà, souriez un peu, voilà.

33:42
Présentateur

Et le matin, avec mon mari, on se régale. On boit deux petits cafés et on vous souhaite une très bonne journée à tous, une bonne santé. Et c'est très, très, très bien. Toute l'équipe, elle est super. Je vous embrasse tous. Eh bien, moi aussi, vous embrassez votre mari et je suis content de vous savoir là, le matin, devant la télé, avec votre petit café. Salut, Huguette. À bientôt. À bientôt, Huguette. À bientôt. Merci, au revoir, Huguette. Au revoir. Il est 6h39. Ah, ça fait du bien. Ça fait du bien. On est bien partis ce matin. Il est 6h39. Un peu de pub, tiens. Puis, nous allons parler de cette tique qui est la tique à pâtes rayées qui s'implante dans le sud de la France.

Renaud Lancelot est vétérinaire, chercheur au Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement. Il est avec nous dans deux minutes. Il connaît bien cette tique à pâtes rayées. Et à tout de suite, RMC, RMC, 6h09, Vaudin Direct. Il est 6h43. Renaud Lancelot, bonjour. Bonjour. Merci. Vous êtes vétérinaire, vous êtes épidémiologiste, vous êtes chercheur au Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement à Montpellier. Le CIRAD, Renaud Lancelot, parlons de cette tique à pâtes rayées, dit-on, qui s'implante dans le sud de la France. Oui, mais enfin, aucun cas n'a vraiment été recensé pour l'heure dans l'hexagone, non ?

La tique est bien présente, ça c'est sûr. Mais cela dit, on s'intéresse à cette tique parce qu'elle est capable de transmettre certaines maladies. Et effectivement, les maladies en question n'ont pas été détectées pour l'heure dans l'hexagone. Voilà. La tique est là, mais pour l'instant, heureusement. Parce que que quelle maladie peut-elle transmettre ? Il y a plusieurs maladies qui sont transmises par cette tique, en tout cas, susceptibles d'être transmises. Et celle qui nous fait plus peur, entre guillemets, c'est la fiebre hémorragique du Crimée Congo. C'est une maladie qui est largement répandue dans le monde, y compris dans certains pays d'Europe.

Et donc, on surveille de près sa progression et le risque d'incorruption en France. Bon, on la voit dans plusieurs départements du Sud. On l'a observé dans plusieurs départements du Sud. Je ne vais pas donner tous les départements, mais allons-y. Pyrénées-Orientales, Aude, Héros, Gare, Bouches-du-Rhône-Var, et maintenant dans l'Ardèche, je crois. Oui, dans le sud de l'Ardèche, tout à fait. Dans le sud de l'Ardèche. Renaud Lancelot, vous, vous l'avez, vous l'avez eu, cette tic sur votre mollet, je crois. Ah oui, alors, cela dit, moi, je ne suis pas en théologie, je ne suis pas spécialiste de la tic elle-même. Je suis plutôt épidémiologiste et spécialiste des maladies transmises.

Mais effectivement, j'ai déjà eu l'occasion de l'avoir de près, de très près même. Et je l'ai sur mon mollet, sur la main, etc. Donc, ça ne présente pas de danger particulier, d'ailleurs. Ce n'est pas mordu par la tic. Elle est grosse ? Elle n'est pas spécialement grosse. Ce qui veut dire aux gens qu'elle est grosse, c'est qu'en fait, quand on est mordu par ses tics, ou en tout cas, quand on risque de se faire mordre, on a affaire à des adultes de la tic. Alors que, par exemple, quand on a affaire à d'autres tics, notamment les tics qui sont responsables de la maladie de Lyme, de la transmission de la maladie de Lyme, on est souvent piqué par les NAF de ces tics. Elles sont très petites.

Alors, comparativement aux NAF de ces tics-là, cette tics-là qui est adulte est très grosse. Mais c'est le cas général des adultes par rapport aux NAF. Alors, ces tics peuvent piquer, mordre les humains ? Ce n'est pas piquer, c'est mordre. Disons que mes collègues préfèrent le mot piquer. Ah bon, d'accord. Ce n'est pas grave. Est-ce qu'elles peuvent piquer ? Oui, elles peuvent piquer, bien sûr. Ce sont des tics qui sont relativement agressifs. Cela dit, l'hôte de préférence n'est pas l'homme. C'est beaucoup plus les grosses espèces de manifères domestiques, par exemple. Oui, les chevaux, les sangliers aussi. Oui, les sangliers, oui, tout à fait.

Et les chevaux, c'est vraiment l'hôte préférentielle. Oui, les chevaux, oui. Oui, tout à fait. Mais elles vivent où, ces tics ? Elles vivent dans l'herbe ? Elles vivent dans les bois ? Elles vivent où ? Elles ont un habitat assez diversifié, mais c'est plutôt des tics de régions arides ou semi-arides. On la trouve beaucoup en Afrique, dans les pays du Seed, par exemple. En Afrique du Nord également. Mais on la trouve dans une manière de distribution assez large. Donc, on craint, effectivement, qu'elles se propagent en France. Oui. C'est-à-dire que si je me promène, je frôle un brin d'herbe, et paf, la tic peut se coller à mon mollet, par exemple. Alors, non, justement.

C'est une tic qui chasse. Ce n'est pas une tic qui reste à l'affût. Elle chasse, c'est-à-dire ?

38:44
Auditeur

Elle chasse.

38:45
Présentateur

C'est-à-dire qu'elle est sensible aux vibrations du sol, et quand vous marchez, ou quand vous piétinez à un endroit donné, elle ressent les vibrations et elle se dirige vers vous.

38:54
Auditeur

Elle vous saute dessus, quoi, en quelque sorte ?

38:57
Présentateur

Oui, enfin, ça ne saute pas, justement. Ça ne saute pas ?

39:01
Auditeur

Bon, mais alors, comment ça s'accroche ?

39:03
Présentateur

Si vous restez immobile pendant suffisamment longtemps, elle vous grimpe sur le pied, par exemple, et puis elle monte le long de votre jambe. Eh oui, eh oui, eh oui, eh oui. Alors, on la connaît mieux. Est-ce qu'il y en a plus qu'avant ? C'est-à-dire qu'avant, il n'y en avait pas. Avant, il y a quelques années, il y a quelques dizaines d'années. C'est quand même des choses qui vont assez lentement. Ce n'est pas comme une maladie infectieuse comme la Covid. Ça se répand beaucoup plus lentement. Et donc, effectivement, il faut suivre sa distribution de ce qu'on fait. On a des collègues qui la suivent de près depuis plusieurs années, y compris sur le continent.

Et donc, ça veut dire des enquêtes des élevages, notamment. Et donc, c'est comme ça qu'on peut retracer sa propagation. Et puis, n'oublions pas qu'elle existe quand même depuis de nombreuses années en Espagne, Italie, Grèce, Turquie, au Maghreb, en Europe centrale, hein ? Tout à fait, tout à fait, voilà. Bon, merci beaucoup. Pour l'instant, ça va, elle n'est pas impliquée dans la maladie de Lyme. Donc, ça, on est plutôt rassuré. Depuis 2016, je vous donne des chiffres, 4 cas ont été recensés en Espagne, un seul mortel. Bien, merci beaucoup. Il est quelle heure ? Il est 6h48. On en parlait beaucoup dans les journaux de cette tique. Donc, je voulais en avoir le cœur net, si je puis dire.

Vous avez beaucoup de messages. Tiens, si je prenais Patrick, qui est gérant de discothèque, qui est toujours en colère, j'imagine. Patrick, vous êtes à Bordeaux. Bonjour, Patrick. Bonjour, M. Bourdin. On n'est pas en colère, on est juste dégoûté de ce qui se passe. Oui, oui, oui. Oui, je dis colère, mais en fait, vous êtes dégoûté parce que vous êtes fermé jusqu'en septembre. Je le disais hier matin, je ne comprends pas, mais je ne comprends pas cette mesure. Mais nous non plus, on ne la comprend pas. Quand on autorise les clubs échangistes, ça me choque totalement, quoi. Et aujourd'hui, les bars... Parce que les clubs échangistes sont ouverts. Ils ne font pas notre travail, quoi.

Patrick, les clubs échangistes sont ouverts. Apparemment, ils étaient ouverts. Ils sont ouverts, ils sont autorisés à être ouverts. Ah, d'accord, oui. Par contre, les clubs échangistes, il n'y a pas de rapport, il n'y a pas de rapprochement, on est bien d'accord. Hum, hum. Non, je crois que c'est des confinements. Les clubs échangistes à distance, quoi. Oui, je ne sais pas combien de fois, il va être virtuel, quoi. C'est possible. Je ne sais pas. On va envoyer un reporter. On va envoyer un reporter, Patrick. Bon, oui. Allez-y, Patrick. Non, non, nous, tout simplement, ce que l'on veut, c'est qu'on nous explique, quoi. On ne peut pas nous laisser comme ça.

Les bars aujourd'hui, on a vu la fête de la musique, qu'on a vu les manifestations, on a vu tout ça. C'est une honte, quoi, qu'on nous ferme. Je pars du principe, aujourd'hui, je me pose la question très sérieusement, si on ne veut pas nous faire disparaître, tout simplement. Vous les discothèques. On n'est pas beaucoup en France. On est 1600. On nous fait disparaître, toute la France se coucherait à 2h du matin ou 3h. Moi, je ne comprends pas non plus cette mesure où on interdit tous les rassemblements. Bon, pourquoi pas, hein. Si le virus menace à nouveau, pourquoi pas. Mais si on autorise les rassemblements, les manifestations, on autorise les discothèques. Enfin, bon.

Bien, merci beaucoup, dans tous les cas. Merci, Patrick. Par contre, on a toujours besoin de vous. On a besoin que vous nous étiez, parce qu'autrement, personne ne nous écoutera. Ça devient catastrophique. À jouer à un patron en Bretagne qui fait une grève de la paix, c'est quand même aussi terrible, quoi. Oui, oui. Merci, Patrick, dans tous les cas. Merci, monsieur Boulin. Au revoir, à bientôt. Au revoir. Et merci d'être avec nous le matin. Il est 6h51. Qu'allons-nous faire ?

42:38
Invité

On va parler vélo avec Anthony Morel. Et on va peut-être convaincre les réticents, ceux qui ont peur de tomber, comme moi, Anthony Morel a la solution.

42:47
Présentateur

Vous avez peur de tomber.

42:48
Invité

Oui, j'ai peur de tomber. Mais c'est pour ça que je ne fais pas de vélo. Voilà. C'est mon excuse en tout cas. J'en aurais plus d'excuses parce qu'Anthony Morel a la solution. Des vélos électriques anti-chute à suivre dans un instant. RMC.

43:03
Présentateur

RMC, c'est déjà demain. 6h55, c'est déjà demain. Avec Anthony Morel. Bonjour, Anthony. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes venu à vélo ? Je ne suis pas venu à vélo. Ça marche parfois, mais pas aujourd'hui. Parce qu'il fait beau. Oui, oui. Pour le vélo, c'est formidable. Et avec le déconfinement, le vélo. Mais en plus, on est seul sur son vélo. On ne risque pas d'attraper. Il n'y a pas de promiscuité. Oui, il y a des gens qui désertent les transports en commun. Il y a d'autres vélos. Évidemment. Oui, le problème, c'est qu'il y a de plus en plus de monde sur les pistes cyclables, il y a des trottinettes, il y a la voiture, il y a les scooters qui sont là de plus en plus nombreux aussi.

Pour éviter les accidents, on pourrait voir arriver des vélos anti-chute. Ça, c'est pour Anaïs Castan. Oui, qui a peur du vélo. Alors, si ce soit ça, ce soit les petits troulettes. Donc, vous choisissez. Oui, non. Peut-être pas les petits troulettes. Non, les petits troulettes. C'est un niveau style, c'est pas super. Comme une petite fille.

43:52
Invité

Donc, le vélo anti-chute, c'est en fait un vélo

43:56
Présentateur

avec un système d'autostabilisation intégré qui fait qu'en fait, le vélo va comprendre l'autostabilisation intégrée. C'est-à-dire, le vélo, en gros, commence à tomber. Là, vous êtes un peu déséquilibré. Le vélo va le comprendre. Il a des capteurs électroniques qui lui permettent de comprendre ce qui se passe sur la route. Et à ce moment-là, vous avez un moteur qui va l'incliner pour le remettre sur le droit chemin. On va dire ça comme ça. Oui, alors ça ne fait pas forcément ce bruit-là. Mais enfin, vous avez compris l'esprit. Je connais vos bruitages qui vont avec, vous savez bien. Donc, ça, c'est l'université de Delft, notamment aux Pays-Bas qui travaillent sur le sujet.

Ils sont loin d'être les seuls. Et l'idée, ce serait même d'avoir à terme carrément des vélos autonomes. C'est-à-dire des vélos qui seraient capables de rouler tout seuls, comme les voitures. Oui, sans nous. Alors, à quoi ça sert un vélo qui roule sans nous ? Mais si, mais si, attendez. Alors, regardez. Alors, regardez, d'abord, c'est très joli. D'abord, ça va être surprenant, en vie. Si vous courrez derrière votre vélo... Je peux vous dire que la première fois que vous allez voir dans le centre-ville un vélo qui roule sans personne sur la salle, ça va vous dire. Mais non, mais elle renvoyait un endroit. Non, mais ça va arriver. Vous êtes sûr, Jean-Jacques ?

Non, non, je vous jure, je vais regarder un peu la tête. Vous allez faire tomber tout le monde. Non, mais c'est vrai. Ça va créer des accidents. Non, mais ça va être très utile parce qu'aujourd'hui, plutôt que d'aller chercher son vélo à la borne comme aujourd'hui pour les Vélibs ou tous les équivalents dans toutes les grandes villes, vous pourrez l'appeler via une application et tel un fidèle destrier, tout juste, il se présentera devant vous devant le seuil de votre port. C'est pas mal. Oh oui, c'est pas mal. Et bien si. Tour de France sans cyclisation. Oui, exactement. Plus de Vélos. Tour de France sans coureur. Oui, c'est ça. Et plus de dopage. Oui, c'est ça. Le vélo peut être dopage.

Oui, c'est une pure envie de dopage électronique à l'intérieur. Bon, parce que certains vélos, par exemple, atteignent des vitesses incroyables. Ah bah alors là... 80 km heure. Là, si vous parlez de dopage, non, c'est-à-dire qu'on va avoir des vélos qui vont être de plus en plus des hybrides. On ne sait plus trop si c'est un vélo, si c'est un scooter, si c'est une moto. Vous avez ce modèle. Alors, on voit sur RMC, découverte qu'elle, c'est incroyable. Regardez-le. Il y a un système d'assistance. C'est une petite moto.

45:57
Invité

C'est quasiment ça.

45:57
Présentateur

Alors, je précise que c'est complètement illégal en France. En France, on a des systèmes de bridage qui ne nous permettent pas de dépasser les 25 km heure en assistance électrique. Mais ce sont des modèles qui commencent à arriver dans d'autres pays. D'où l'intérêt d'avoir des systèmes anti-accident, anti-chute, etc. Parce qu'avec des engins comme ça, si vous voulez, c'est un peu compliqué. Dites-moi, les systèmes anti-chute, c'est bon aussi pour les motos, les scooters ? Alors oui, aussi, absolument. Alors, il y a plein d'innovations qui sont présentées par tous les constructeurs de motos qui travaillent sur des motos qui sont capables de démarrer tout seuls.

Oui, bien sûr, de se restabiliser dans les virages. Oui, c'est original. La moto, c'est par seul, c'est original. Non, mais il faut imaginer ça. Avec le pilote dessus, évidemment, c'est en fait une assistance à la conduite. Exactement comme sur les voitures, vous avez des systèmes de maintien dans la voie. Là, en gros, si vous vous approchez un petit peu trop de la ligne blanche avec la moto, la moto va se rééquilibrer toute seule. Et puis peut-être qu'à terme, on aura un bouton pour passer en mode pilotage automatique et profiter du paysage pendant qu'on est sur sa moto. Olivier ! Olivier ! Olivier ! Où est-ce que vous êtes ? Vous m'entendez ou pas ? Ah ben non, vous n'êtes pas perdu.

Vous êtes à Saint-Christol, les Alès. Non, non, non, je ne suis pas perdu. Vous m'entendez ? Oui, je vous entends, Olivier. Vous ne pouvez pas être perdu à Saint-Christol. Non, non, non, non. On ne peut pas être perdu à Saint-Christol, dans la plus belle région. Oui, oui, oui. Les Cévennes. Mais oui, le Gard. Mais oui, mais évidemment. C'est étonnant, ça. Qu'est-ce que vous voulez y faire ? Mais oui, c'est la plus belle région. Qu'est-ce que vous voulez ? Quand je pense que je suis... Toute objectivité. Toute ma jeunesse à quoi ? À 3 kilomètres de Saint-Christol ? Non, mais c'est pas, Olivier. Bon, ça va, Olivier ? Ça va bien, et vous ? Très, très bien. Olivier, vous regardez la télé ?

Vous écoutez la radio le matin ? Alors, je regarde la télé le matin, parce que la radio ne porte pas chez moi. Ah ben, je sais que... Ben, je sais. Ça, on a encore les fréquences. Les fréquences, on est peut-être conciliées. Enfin, enfin qu'on s'y penche sur RMC. Enfin bon, ça fait quand même 20 ans que je dis ça. Olivier, ben oui, ça fait 20 ans. Olivier, vous êtes commercial. Merci d'être avec nous le matin à la télévision sur RMC Découverte, où vous êtes toujours aussi nombreux. Vraiment, je regarde les chiffres. Merci d'être avec nous, Olivier. Vous avez gagné votre machine à café, les capsules qui montent avec. Eh ben, j'en suis un, 10 jours. Merci beaucoup.

Et passez une très, très belle journée avec nous, Olivier. Eh ben, vous aussi. Et puis bonjour à toute l'équipe. Merci beaucoup, Olivier. Merci, à bientôt. Merci, à bientôt. Au revoir. Il est 7h.

48:20
Invité

Chaque matin, dans Bourdin Direct sur RMC, gagnez une Nespresso et les capsules compatibles le GAL, végétal, biodégradable et compostable. Une innovation mondiale signée le GAL, le goût. À suivre, après le journal, 10 enfants de djihadistes français de Syrie rapatriés hier en France. Ils ont été pris en charge par les services sociaux. Mais que se passe-t-il pour les autres ? Près de 300 enfants de djihadistes français sont retenus dans des camps au nord de la Syrie. C'est le cas des 4 petits-enfants de Pascal Descamps. Elle est votre invitée, Jean-Jacques, à 7h10.

48:50
Présentateur

Mardi 23 juin. L'info sur RMC. 7h02, merci d'être avec nous. Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

48:58
Invité

Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le télétravail, bientôt de l'histoire ancienne. Le gouvernement va alléger le protocole sanitaire dans les entreprises. Explication dès le début de ce journal avec Quentin Vinet. Nokia taille encore dans ses effectifs. La firme finlandaise annonce la suppression de 1 233 postes en France. Les salariés se sentent trahis. Les derniers mots de Cédric Chouvia, le livreur plaqué au sol lors de son interpellation, a prononcé « j'étouffe » à 7 reprises. 13 vidéos permettent de reconstituer l'enchaînement des faits. Bienvenue à tous sur RMC. Favoriser encore un peu plus le retour au travail.

Comme à l'école, le protocole sanitaire va être assoupli dans les entreprises. Moins de règles drastiques. L'info est tombée hier soir et sera présentée officiellement dans la semaine. Quentin Vinet, ça devrait permettre aux salariés de travailler presque comme avant.

49:45
Présentateur

Oui, c'est ça. On oublie la règle des 4 mètres d'écart autour de chaque salarié. Il est question de passer seulement à 1 mètre d'écart, juste l'espace nécessaire en fait pour permettre de respecter les règles de distanciation un peu comme dans les écoles. C'est peut-être aussi la fin du télétravail. Le télétravail qui a explosé pendant le confinement, plébiscité par 85% des DRH selon un cabinet de conseil. Eh bien, ce ne serait plus la norme à part pour les salariés jugés à risque ou qui vivent avec les personnes dans ce cas. Le port du masque, ce ne serait plus obligatoire si la distance d'un mètre est respectée. Tout ça, c'est écrit dans un projet de protocole dévoilé par les échos.

Cela va dans le sens du retour à la normale voulue par le patronat. Ce seraient des contraintes en moins, en fait, pour les entreprises. Mais attention, pas une obligation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une entreprise qui souhaite maintenir le télétravail

50:29
Invité

ou des règles très strictes dans son entreprise,

50:32
Présentateur

eh bien, on aura toujours le droit.

50:33
Invité

Merci, Quentin. Eux s'apprêtent à perdre leur travail. 1233 salariés de Nokia sont menacés. C'est un tiers des effectifs dans toute la France. Selon la direction, ces suppressions de postes s'inscrivent dans un plan mondial de réduction de coûts. Plan mondial de réduction de coûts. Les syndicats ont appelé à un rassemblement ce matin à 11h sur le site de Lagnon dans les Côtes d'Armor. Là, 400 de postes sur 772 devraient disparaître. Isabelle Strasset est élue CFE-CESGC du groupe Nokia. Elle est abasourdie par les chiffres annoncés hier, d'autant que l'ensemble des salariés est resté particulièrement mobilisé ces derniers temps.

51:08
Auditeur

C'est énorme.

51:09
Invité

On a 1000 ingénieurs R&D qui ont bossé pendant le confinement jour et nuit, à qui on demande de faire les 2h8 le samedi, le dimanche, qui ont sacrifié des vacances et qui sont remerciés avec des coups de pied. Ce sont des ingénieurs extrêmement qualifiés. On a parlé des télécoms comme une filière stratégique. Le gouvernement n'arrête pas de nous dire qu'il faut qu'on récupère, qu'on soit les meilleurs. Et on laisse partir des talents. On a des gens qui vont repartir, devoir se reformer parce que dans les télécoms, il n'y a plus de boulot en France. Ce n'est pas acceptable. Et les syndicats sont reçus aujourd'hui par le cabinet de la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher.

Les télécoms, les médias, l'habillement, aucun secteur ne semble être épargné. L'enseigne de prêt-à-porter masculin Célio, qui emploie plus de 4000 personnes dans le monde, a demandé à être placé sous procédure de sauvegarde. La fermeture brutale de ces 1500 magasins dans le monde a entraîné une perte de chiffre d'affaires de 100 millions d'euros pendant le confinement. À 18h ce soir, Matignon reçoit les représentants syndicaux des saisonniers. Depuis le début de la crise, là aussi des dizaines de milliers de personnes n'ont pas repris le travail, selon le Force ouvrière. Et aujourd'hui, certains sont en fin de droit. Romain Cluzel.

Début mars, Sullivan a commencé sa saison de serveur dans un grand restaurant parisien, mais à peine démarré, le confinement a brutalement mis fin à son activité.

52:29
Présentateur

C'est plutôt la panique, puisque mes droits de chômage se sont arrêtés le 5 mai. Et j'ai mes trois enfants de 5 ans, 6 ans et 10 ans. Si je ne retravaille pas là, je ne sais pas comment je vais faire.

52:39
Invité

Par manque de clients, le restaurant ne le reprendra pas avant la fin du mois minimum. Pour Sullivan, c'est une grande partie de son année de travail qui s'évapore.

52:46
Présentateur

D'habitude, les saisons sont de mi-avril à mi-novembre. Si, dans le meilleur des cas, j'arrive à travailler à la fin de ce mois-ci, je ne pense pas que j'aurais fait assez de mois pour pouvoir avoir le chômage cet hiver.

52:57
Invité

Pour aider ces salariés précaires, le gouvernement pourrait accorder l'accès aux allocations chômage après 4 mois de travail en un an, au lieu de 6 aujourd'hui. Une première avancée pour Eric Becker, secrétaire fédéral FO, mais ce représentant des saisonniers compte demander à Matignon ce soir une aide d'urgence.

53:11
Présentateur

Il y a cette obligation de sauver un pan de l'économie. Et ça passe par les saisonniers. C'est plus qu'une urgence pour certains, c'est vital.

53:19
Invité

Eric Becker espère que cette aide sera distribuée dès le mois prochain pour pallier le manque de revenus des saisonniers. RMC 7h06, les derniers mots glaçants de Cédric Chouvia le 3 janvier 2020 à Paris. Il prononcera « 7 fois j'étouffe ». Ce jour-là, qu'est branlie au bord de la Seine, ce livreur, près de père de 5 enfants, est arrêté par la police pour un contrôle routier, contrôle qui dégénère. L'homme est alors violemment plaqué et maintenu au sol. La Seine a été reconstituée grâce à l'analyse de 13 vidéos, dont 9 filmées par Cédric Chouvia lui-même. Martin Juret.

53:51
Présentateur

Lorsqu'il est interpellé, Cédric Chouvia décide de filmer la Seine avec son téléphone portable. Tous ses échanges avec les 4 policiers sont enregistrés. Les vidéos, le site Mediaparty a eu accès et Dwy Plenel, son fondateur. Les enregistrements, ils révèlent que premièrement, M. Chouvia n'a pas menacé les policiers, que les policiers l'ont insulté et ont fini sans aucune raison valable à utiliser des techniques très violentes qui peuvent entraîner la mort, c'est-à-dire la clé d'étranglement et le plaquage ventral. Toujours selon les enregistrements, Cédric Chouvia, alors menotté, répète « j'étouffe » à 7 reprises. Les policiers le gardent pourtant plaqué au sol pendant de longues minutes.

Selon leur avocat, maître Laurent Franck-Liénard, les forces de l'ordre n'ont pas entendu les plaintes du livreur. Ils ne l'ont pas entendu parce qu'ils étaient en bordure de voies de circulation, il y avait beaucoup de voitures qui passaient. Ils étaient en train de lutter contre M. Chouvia pour obtenir ses bras, pour pouvoir passer un menottage afin de l'interpeller. M. Chouvia se débatte. Dans les colonnes du Parisien, le père de Cédric Chouvia explique qu'il n'a plus confiance en la police, coupable à ses yeux de beaucoup trop de mensonges depuis le premier jour.

54:55
Invité

Les fouilles vont reprendre aujourd'hui pour tenter de retrouver le corps de la petite Estelle Mouzin. Hier, les recherches menées dans les Ardennes sur d'anciennes propriétés du tueur en série. Michel Fourniré n'ont rien donné. Fourniré qui a avoué il y a quelques mois avoir tué la fiette en 2003. Didier Seban, avocat du papa d'Estelle Mouzin, se félicite des moyens mis en place par la justice.

55:15
Présentateur

Les recherches n'ont pas abouti. On ne peut pas dire qu'on a identifié qu'Estelle ait pu être retenue dans cette maison. Tout n'a pas encore été vérifié. Il y aura encore des recherches autour de cette maison. Mais en tout état de cause, c'est une première étape. On est forcément déçus parce qu'on n'a pas avancé. Mais on est aussi heureux parce qu'on voit qu'enfin la justice met les moyens pour chercher la vérité sur la disparition d'Estelle. Et c'est ce que nous attendions depuis si longtemps et pourquoi nous nous battions depuis si longtemps.

55:44
Invité

Feu vert de l'Assemblée et des mesures de sûreté pour les terroristes sortant de prison. Le texte a été adopté cette nuit en première lecture et prévoit des restrictions sévères aux libertés pour une durée de 5 à 10 ans comme le pointage ou encore l'imposition du lieu de résidence. L'interdiction aussi de rentrer en contact avec certaines personnes. Nous parlions tout à l'heure du protocole sanitaire qui allait être allégé dans les entreprises. En France, c'est vrai qu'il y a de moins en moins de malades. Mais c'est loin d'être le cas à travers le monde. L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète de l'augmentation du nombre de cas, notamment en Amérique latine et au Moyen-Orient.

Un million signalés en seulement huit jours. Écoutez le directeur général de l'OMS.

56:23
Auditeur

La pandémie continue

56:27
Invité

de s'accélérer. Il a fallu seulement plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million a été signalé en seulement huit jours. Nous savons que la pandémie est bien plus qu'une crise sanitaire. C'est une crise économique, sociale et même politique dans de nombreux pays. Ces effets se feront sentir sur des décennies.

56:48
Présentateur

Et l'Arabie Saoudite

56:54
Invité

a décidé de maintenir fin juillet le grand pèlerinage de la Mecque mais avec un nombre très limité de fidèles. Nous partons à Lyon ce matin à quelques jours du second tour des élections municipales. Je vous rappelle que c'est dimanche. Lyon où Europe Écologie Les Verts est arrivé en tête au soir du 15 mars dernier avec 28% des voix. Des alliances se sont donc formées entre la République En Marche et les Républicains d'à côté. Les Verts et la gauche de l'autre. Des alliances qui ont décidé clairement certains électeurs à choisir l'un des trois candidats Éloïsa Patricio. Patrice avait toujours soutenu les socialistes et Gérard Collomb. Cette année, il votera Écolo.

57:29
Présentateur

Je votais plutôt Collomb mais bon, vu qu'il s'est rallié à la liste de droite, moi je n'ai jamais voté à droite donc je ne voterai pas pour lui.

57:37
Invité

Le candidat d'Europe Écologie Les Verts, c'est Grégory Doucet arrivé en tête au premier tour.

57:41
Présentateur

Faire de Lyon une ville bien plus agréable pour les piétons. 100% marchable. Faire une ville de Lyon 100% cyclable, c'est à réaliser aujourd'hui. C'est ça qu'il faut faire.

57:51
Invité

L'écologie s'invite aussi dans le programme de l'héritier de Gérard Collomb Yann Cuchera. On voit bien qu'il y a des enjeux importants en lien avec notre environnement,

57:59
Présentateur

avec la transition écologique, avec la défense de la biodiversité. On est d'accord sur le diagnostic mais nous ne sommes pas d'accord sur la manière de répondre à ces enjeux-là.

58:07
Invité

Le troisième candidat, Georges Képéné-Quian, il avait assuré l'intérim lors du départ de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur.

58:12
Présentateur

Lyon est une ville ouverte. Elle doit le rester plus que jamais. Et s'il faut bien entendu penser à une autre dimension qui est celle de la planète, j'ai tendance à dire oui, bien sûr. Mais pensons aussi aux Lyonnais tout de suite.

58:26
Auditeur

C'est l'abstention qui pourrait faire la différence.

58:28
Invité

60% des électeurs n'ont pas voté au premier tour. Lyon, où il va faire chaud aujourd'hui, comme partout ailleurs en France, 30 degrés en moyenne.

58:35
Présentateur

Au niveau électoral, il va faire chaud, oui, comme partout. Bien, merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure, évidemment. Anaïs Kassania est avec moi, ainsi que Quentin Vinet. Anaïs regarde les messages très nombreux. Quentin, lui, observe un relâchement sur les gestes barrières. Non, non, c'est pas moi qui observe. Oui, non, mais je plaisante. Je plaisante. Sondage YouGov, 30% des Français, effectivement, ont arrêté de porter le masque à l'extérieur. Moi, j'ai observé. Ah oui ? Pas vous ? Oui. L'Institut Bourdin confirme également 20% à l'intérieur, c'est-à-dire dans les milieux fermés, on porte moins le masque.

Et puis, on sait aussi, grâce toujours à cette étude YouGov, que 26% des Français, c'est-à-dire 1 sur 4, se sont mis à refaire des bisous, la bise depuis la fin du confinement. Ah oui ? Ça m'est arrivé. Et certains avouent... Pas vous ?

59:19
Invité

Vous avez failli me la faire. Ah oui, j'ai failli vous la refaire. Ah, j'ai failli la semaine dernière.

59:23
Présentateur

Et j'ai refait la bise. Mais quel regret ?

59:24
Invité

Je peux le dire, j'avoue, j'ai refait la bise à des proches.

59:26
Présentateur

Mais évidemment, moi aussi. Et certains avouent qu'ils vont s'y remettre rapidement. C'est pareil pour la poignée de main dans des proportions un peu moindres. Ou alors, ils se demandent vraiment si c'est raisonnable. Il y a une toute petite partie, je dirais 1 sur 10 à peu près, qui dit la bise, les poignées de main, jamais. Bien. L'inquiétude grandit partout dans le monde. C'est ce que dit l'OMS. Avec un million de cas en 8 jours, la pandémie s'accélère, dit l'OMS. Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais néanmoins, attention, attention, le Portugal, par exemple, décide de reconfiner en partie. Non, Quentin. C'est ça. Et on fait la balle parallèle avec les feux de forêt.

Vous savez, pendant l'été, le pays a enregistré lors des 30 derniers jours plus de 9000 nouveaux cas, principalement dans la région de Lisbonne, la capitale. C'est des foyers. Et comme pour les incendies, il faut répondre avec les moyens nécessaires pour éviter la propagation. Alors, à partir d'aujourd'hui, le confinement va être resserré autour de la capitale, Lisbonne, avec l'interdiction des rassemblements de 10 personnes et la fermeture des cafés et des commerces à partir de 20 heures. Le gouvernement est très prudent à l'approche des grandes vacances, mais il faut quand même dire que le pays est relativement épargné. 1500 morts et plus de 25 000 personnes guéries.

Mais il y a un pays où ça va vraiment trop vite, c'est la Serbie. Oui, avec un exemple très frappant. La Serbie où vient d'être organisé un grand tournoi de tennis avec le numéro 1 mondial, Novak Djokovic. C'était le premier tournoi post-Covid. C'était une grande fête toute la semaine dernière avec du public, des embrassades. On les a vus danser torse nu sans distanciation, pareil pour la foule. Sauf que voilà, trois joueurs ont été testés positifs. Le bulgare Dimitrov, quelqu'un de connu, qui était complètement à plat lors du match de samedi, testé positif. Pareil pour son entraîneur. Dimitrov, on l'avait vu en train de faire un check avec le croate Koric.

Eh bien, Koric lui aussi a été testé positif. Autre joueur qui a participé à ce tournoi,

1:01:08
Invité

donc qui a joué avec eux, le serbe Troiki, positif. Il avait joué contre Djokovic dont le préparateur physique a lui aussi été testé positif. La finale dimanche, elle a été annulée et c'est l'inquiétude maintenant dans le sud de la France où un autre tournoi d'exhibition est organisé en ce moment avec des joueurs qui reviennent de Serbie comme l'allemand Zverev, lui il a été testé négatif ou l'Autrichien Thiem. On ne connaît pas les résultats.

1:01:28
Présentateur

Bien, eh bien, il est 7h14, ça vous inquiète Anaïs ? Je vois votre regard. Non, non, mais on est juste avec attention parce que quand même, en plus,

1:01:35
Invité

ils arrivent en France.

1:01:36
Présentateur

Évidemment. Mais ça veut dire qu'ils ne font pas attention, on fait un peu moins attention et puis ça tombe comme des moules. Mais c'est vrai, on fait moins attention. Alors, est-ce qu'on fait moins attention ? Vous me le dites. On en parle ce matin. N'hésitez pas, 3216RMC.fr. Pascal Descamps est avec nous, membre du collectif des Familles Unies. Pascal Descamps, bonjour. Bonjour, M. Bourdin. Avec vous, je change évidemment totalement de sujet. Je vous ai déjà eu plusieurs fois par téléphone, Pascal Descamps. Oui, je remercie d'ailleurs. Non, c'est normal. La France a rapatrié dans la nuit de dimanche à lundi 10 enfants de djihadistes de Syrie.

300 enfants environ sont toujours retenus dans des camps tenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Pascal Descamps, vous-même, votre fille et vos quatre petits-enfants sont actuellement détenus dans un camp dans le nord de la Syrie. C'est cela, hein ?

1:02:26
Invité

Oui, oui, tout à fait. Depuis un an et demi pour ma famille. D'autres, ils sont depuis deux ans et demi dans l'autre camp de Roche également.

1:02:36
Présentateur

Le camp de Halol pour votre fille et vos quatre petits-enfants. Trois garçons et une fille âgés de 2 à 10 ans et demi. Trois sont nés en France, le dernier en Syrie. Leur père est décédé. Vous avez des nouvelles ?

1:02:50
Invité

Je n'en ai plus depuis un certain temps parce qu'ils ont été emmenés par des militaires, on suppose, dans une prison. Je ne sais rien. Nous n'avons aucune information. Juste des vidéos, des informations qui viennent des médias kurdes et de quelques femmes dans les camps qui disent que des tentes sont vides. on les a emmenées normalement pour les transférer d'un camp à un autre, du camp de Halol vers le camp de Roche. Aujourd'hui, elles n'y sont pas. Où sont-elles ? On suppose qu'elles sont en prison, en dur, avec les enfants, entassés. Vous pensez bien que ce ne sont pas des prisons comme en France. si les températures sont extrêmes et ça avoisine les 40 degrés.

Bien évidemment, il n'y a pas la clim. Dans quelles conditions vivent-ils ? C'est un nouveau traumatisme en plus pour les enfants.

1:03:43
Présentateur

Est-ce qu'on connaît l'identité des 10 enfants qui ont été rapatriés dans la nuit de dimanche à lundi ?

1:03:50
Invité

Non, on ne les connaît pas. On respecte ça.

1:03:55
Présentateur

Pour l'instant, vos petits-enfants ne font pas partie de ces 10 enfants-là. Vous ne le savez pas, d'ailleurs ?

1:04:02
Invité

Non, je pense que je le saurais quand même, même si nous ne sommes pas prévenus. Une fois les enfants sur le sol français, on préviendrait quand même la famille. Après, j'espère en tous les cas. Non, nous ne sommes pas concernés. Ce sont en majorité des enfants orphelins et quelques enfants qui sont rapatriés dans un but humanitaire. On ne comprend pas trop parce que la garde des Sceaux au Nicole Belloubet dit qu'il faut que nous soyons dans toutes les hypothèses, il faut que nous soyons en mesure d'aller les chercher sur les lieux où ils se situent, selon les conventions internationales du droit de l'enfant. Et après, on parle de cas par cas.

Donc là, moi, je voudrais bien comprendre auquel cas... Parce que rapatrier un enfant, c'est lui sauver la vie. Ne pas le rapatrier, c'est prendre des risques qu'il décède. 28 ont été rapatriés en deux ans. C'est très peu. Il en reste que 250 à peu près, précisément, c'est pas. Donc, ne pas les ramener, les laisser en péril au risque de leur vie, de décès, et d'agrandir le traumatisme qu'ils ont déjà, les pauvres. Donc, auquel cas, on rapatrie un enfant et pas un autre. Ces petits garçons, des petits-enfants de 5 ans, 6 ans, ce sont des enfants ordinaires comme les autres. Ils ont assez souffert. Aujourd'hui, pourquoi on les rapatrie ?

Je veux tout de même rappeler un chiffre qui est sidérant. C'est 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Hall Hall.

1:05:40
Présentateur

371 enfants ?

1:05:40
Invité

Absolument. Selon le croissant rouge kurde. C'est la croix rouge kurde.

1:05:50
Présentateur

La croix rouge kurde.

1:05:51
Invité

Oui, ce ne sont pas tous les français, évidemment, puisqu'il y a énormément de nationalité dans ce camp.

1:05:56
Présentateur

Mais 371 enfants sont morts, morts de malnutrition, morts de maladie.

1:06:05
Invité

Oui, oui, quand il fait froid l'eau algènes, on rappelle qu'ils sont dans des tentes, pas toujours des tentes d'hiver, ce sont des tentes de... quand il fait chaud l'eau, elle chauffe et puis elle est croupie, l'eau, ils sont mal salés. Donc c'est soit de maladie, il fait des chaleurs extrêmes, un froid extrême, le manque de nourriture, la maladie, manque de soins. On sait bien que si quelqu'un est malade là-bas, ça prend des proportions terribles. Non, non, on a l'impression qu'on les laisse crever, c'est incompréhensible.

1:06:40
Présentateur

Incompréhensible. Merci Pascal Descamps. Merci.

1:06:43
Invité

Merci monsieur, je vous permets.

1:06:44
Présentateur

Merci beaucoup. Il est 7h19, vous êtes sur RMC, sur RMC et RMC Découverte. A tout de suite, Marie Dupin.

1:06:52
Invité

On va parler des labels anti-Covid qui se multiplient dans les hôtels et dans les restaurants, mais à quoi ça sert ? Est-ce que c'est fiable ? Vous serez tout dans un instant avec Marie.

1:07:01
Auditeur

RMC.

1:07:03
Présentateur

RMC Dupin Quotidien. Il est 7h23, Dupin Quotidien, c'est avec Marie Dupin, bien sûr. Bonjour Marie, ça va Marie ? Je prendrai Nathalie, tiens, tout à l'heure, qui est... Vous voulez qu'on prenne Nathalie ? Non, elle est Marie. Mais comme vous voulez, sans ça. On va voir. On va voir Nathalie et ensuite Charles. Allez, Marie, à quoi servent les labels anti-Covid ? Parce que Nathalie va nous parler du Covid. Ça tombe bien. à quoi servent les labels anti-Covid dans les hôtels et les restaurants ? Vous savez, on en voit fleurir un petit peu partout de ce type de label. Il y a le label Covid-free, le Save Restart, le label de sécurité sanitaire.

L'objectif, c'est de rassurer les clients, de les inciter à venir au restaurant, à partir en vacances. J'ai créé mon label. Donc le principe de tous ces labels, c'est toujours le même à peu près, avec une charte de bonne pratique, un renforcement du nettoyage, vérification du port d'équipement de protection individuelle et l'entreprise qui délivre le label vient sur place de façon inopinée, vérifier que les règles sont bien respectées. Et les commerçants doivent payer combien pour obtenir ce label ? Parce que ça n'est pas gratuit d'avoir ce label. Il faut quand même débourser plusieurs centaines d'euros. Il y en a qui ont flairé la bonne affaire. Exactement.

Donc j'ai passé un petit coup de fil hier. Par exemple, pour le label Covid-free, il faut débourser quand même 450 euros. Quelle que soit la taille de l'établissement, que vous soyez un petit coiffeur, un petit café ou un immense restaurant. Quel est l'intérêt d'avoir ce label Covid-free ? Ça rassure le pire. C'est-à-dire que je crée, je crée, je ne sais pas moi, Covid, je ne sais pas. Vous avez une idée ? 100% sans Covid. C'est une arnaque parce que tu ne peux pas garantir que tu n'as pas... Voilà, c'est ça. C'est que le risque zéro n'existe pas. Et puis surtout, les chartes de ces labels... Je crée ça, je vais voir le commerçant, il affiche ça. Je crée un logo, il affiche ça, 450 euros.

C'est pas bon. Mais ça reprend...

1:08:57
Auditeur

C'est pas bon. C'est ça.

1:09:02
Présentateur

Certes, elles reprennent en gros les préconisations du gouvernement et les protocoles sanitaires

1:09:09
Auditeur

mais il y a un autocollant en plus.

1:09:10
Présentateur

Oui, mais alors sachez que le gouvernement donne aussi un autocollant gratuitement. Bon, Marie, si nous prenions Nathalie qui est en région lyonnaise. Bonjour Nathalie.

1:09:24
Invité

Oui, bonjour Jean-Jacques.

1:09:25
Présentateur

Bonjour, Dessine Charpieux. Dessine, c'est là où est le stade. Oh oui, notre fameux stade. Pourquoi dites-vous oui ? Je sens que oui. Il est beau, non ?

1:09:36
Invité

Il est magnifique, il est magnifique. Tout fermé pour l'instant, mais bon, il est magnifique.

1:09:40
Présentateur

Bah oui, tout fermé. Bon, les gestes barrières. Vous étiez ce week-end dans une ville, l'une des plus belles villes de France.

1:09:47
Invité

Voilà, une ville qui vous est chère et une région qui vous est chère. Une région,

1:09:51
Présentateur

parce que la ville, je la connais très bien, évidemment, mais bon, je n'y vais pas tous les jours non plus, mais dans cette ville, il y a un des... D'abord, c'est le premier duché de France. Quelle ville, messieurs, dames ? Premier duché de France ? Non, vous ne savez même pas, non ? Il y a un marché magnifique. C'est pas nid, en tout cas. Non. Il y a un marché magnifique, Nathalie. Oh oui, superbe. Bon. Et alors, qu'est-ce que vous avez vu à Uzès ?

1:10:16
Invité

Alors, à Uzès, nous nous sommes descendus deux week-ends de suite parce que nous avons une maison de famille là-bas. le week-end dernier, ça a été effarant. Un monde, ce n'est pas possible. Les gens se croisaient dans tous les sens, se bousculaient et personne n'avait de masque.

1:10:35
Présentateur

Ben, voilà. Et personne n'avait de masque.

1:10:37
Invité

Voilà. Donc, en fait, ce n'était pas des gens venant de l'étranger puisque les frontières sont toujours fermées. Donc, c'était des gens de la région ou du secteur, enfin, des communes environnantes et personne, personne n'avait quasiment de masque. Les bancs des marchands étaient à nouveau toutes accolées alors que la semaine d'avant, nous y étions. C'était bien réparti. Il y avait bien, je dirais, deux, trois mètres entre les bancs. Et là, il y avait vraiment un respect, en fait, des mesures barrières. Et là, je vous assure, ce week-end, on a été effarés. Effarés de voir le manque, en fait, je dirais, de respect des autres, tout simplement.

1:11:17
Présentateur

Tout simplement. Et oui. Merci, Nathalie. pour votre témoignage.

1:11:19
Invité

Mais je vous en prie, c'est bonjour à toute l'équipe.

1:11:21
Présentateur

Et merci d'être avec nous, toute l'équipe. Tiens, Charles Magnin, par exemple, c'est dans le Gard. 7h28, c'est dans le Gard. C'est dans le Gard. L'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin. Le passage 230 à 110 km heure, proposition de la Convention citoyenne pour la vitesse sur autoroute, le passage passe mal, si je puis dire. Oui, auprès des internautes, la polémique sur les réseaux a pris beaucoup d'ampleur hier matin quand la ministre des Transports, Elisabeth Borne, s'est dite favorable à cette mesure. C'était sur ce plateau. Vitesse sur autoroute, réduite à 110 km heure. Vous êtes favorable ou pas ? Si on baisse la vitesse, on réduit de 20% les émissions de gaz à effet de serre.

Dans le principe, du coup, c'est vrai que c'est une mesure efficace pour le climat. A titre personnel, oui. A titre personnel, vous me dites, oui, j'y suis favorable. Voilà, mais je pense que c'est important de vérifier qu'il y a aussi une adhésion des Français. Ça n'a pas été facile. Il fallait que je lui pose plusieurs fois la question. Ça dure 1 minute 30. Ça dure 1 minute 30, oui. cette réponse. Alors, il faut donc vérifier l'adhésion des Français, dit la ministre. Pour l'instant, à la lecture des commentaires sur les réseaux, ce n'est pas gagné, côté adhésion. C'est facile de se dire favorable quand on ne roule pas et qu'on a un chauffeur. Ça gaffe un internaute.

Bientôt, des pistes cyclables sur autoroutes grincent un autre. Et puis surtout, beaucoup estiment que, je cite, si les autoroutes passent à 110, il ne faudra pas s'étonner de voir du monde sur les nationales. On ne va pas payer pour rouler pratiquement à la même vitesse, dit un internaute. Selon un autre, le seul moyen de faire passer cette idée, ce serait de rendre les péages gratuits. D'ailleurs, certains rappellent l'épisode des 80 km heure qui avait provoqué la colère des Gilets jaunes à croire qu'ils n'ont rien compris à cette séquence, dit un internaute. Mais attention, j'ai tout de même réussi à trouver quelques commentaires favorables à cette idée.

Je roule déjà à 110 sur autoroute, dit un internaute, car je consomme beaucoup moins. Et puis un autre précise que, par exemple, aux Etats-Unis, la vitesse sur autoroute est déjà limitée entre 105 et 113 km heure. Et puis en attendant, la contestation s'organise concrètement. Plusieurs pétitions ont déjà été lancées pour protester contre ces éventuels 110 km heure sur autoroute. Pétitions lancées notamment par le Rassemblement National et l'Association 40 millions d'automobilistes. Merci Charles. Il est quelle heure ? Il est 7h30. Bientôt, Nicolas Poincaré à 8h moins 10 pour des explications. Nicolas, bonjour. Oui, bonjour Jean-Jacques, justement. Le tirage au sort.

Le tirage au sort qui a amené à cette proposition de 110 km heure. On va se poser la question ensemble est-ce que c'est vraiment un système démocratique ? Comment ça se passait au moment sous les Grecs de l'Antiquité ? Ça vient de la démocratie grecque. Ça vient de là-bas. Mais est-ce que ce groupe de citoyens de la Convention était vraiment tiré au sort ? Je vais vous expliquer que pas vraiment. C'était plutôt un panel. Bon, il est 7h30. Merci à tout à l'heure. 8h moins 10, Nicolas Poincaré. Après le journal,

1:14:00
Invité

on reviendra sur la mort de Cédric Chouvia. Sur les enregistrements de son téléphone, il a répété « J'étouffe » à 7 reprises. On sera avec Laurent Franck-Lienard qui est l'avocat des 4 policiers mis en cause dans cette affaire à suivre à 7h40.

1:14:16
Présentateur

C'est 7h31. Rémy, qui est là pour les dernières informations. Rémy, bonjour. Jean-Jacques, bonjour. Bonjour à tous. Ça y est, l'été est là. Premier pic de chaleur aujourd'hui. Température élevée. Deuxième menace pour les personnes fragiles après le Covid-19. Nokia, le géant des télécoms, troisième employeur de la ville de Lagnon en Bretagne, veut y supprimer plus de 400 postes. Le maire de Lagnon craint des répercussions sur l'économie de sa commune, sur les commerces ou sur les écoles. Et puis, nous irons en Guyane dans ce journal où le coronavirus y circule activement. La ministre des Outre-mer aujourd'hui à Cayenne, un reconfinement est envisagé.

Première semaine de l'été donc et déjà le mercure qui va grimper. 30 degrés sur la plupart des régions dès cet après-midi. Certains s'en réjouissent, d'autres, un peu moins comme les personnes âgées, peuvent être obligées de se réfugier au frais à l'intérieur après trois mois de confinement. Reportage à Paris de Florian Chevalet. C'est avec beaucoup de décontractions que Maryse évoque la hausse des températures et lorsqu'on lui demande si ça l'inquiète.

1:15:15
Auditeur

Moins que le coronavirus quand même, qui nous inquiète davantage.

1:15:19
Présentateur

Patricia, elle redoute après deux mois de confinement de passer à nouveau plusieurs jours bloqués dans son appartement.

1:15:23
Auditeur

On a le Covid et puis on a la canicule qui arrive par-dessus. Je suis sous un toit en zinc et cette année, écoutez, c'est pas dur, j'ai acheté une clim.

1:15:31
Présentateur

Devant son arrêt de bus, Nathalie, 80 ans, craint que ce soit encore plus difficile de porter le masque.

1:15:35
Auditeur

On étouffe un peu

1:15:36
Présentateur

avec le masque.

1:15:38
Auditeur

On a besoin de respirer.

1:15:41
Présentateur

Dans les hôpitaux et les EHPAD, la question du ventilateur fait débat. Il est déconseillé par les autorités sanitaires dans les zones communes et les chambres doubles. Il peut potentiellement transporter le virus. Christophe Trival est chef d'un service de gériatrie à l'hôpital Paul Brousse dans le Val-de-Marne. C'est des choses qui ne sont pas réalistes. Les ventilateurs, nous, les chambres ne sont pas climatisées donc on a des ventilateurs dans chaque sang. Et là, on est un peu entre la balance du risque du Covid-19 et du risque de mourir d'un coup de chaleur. Ce médecin est très inquiet pour les patients qui ont survécu au Covid-19 et qui, pour certains, sont encore très fragiles.

RMC 7h33, plan social en vue chez Nokia. Le géant finlandais des télécoms va supprimer 1 233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent. C'est un tiers des effectifs, suppression d'emplois par le biais de départs volontaires ou de solutions de reclassement. Deux sites sont concernés, celui de Nausay dans l'Essonne, 831 postes en passe d'être supprimés donc, et puis celui de Lagnon en Bretagne avec 402 emplois menacés. Le maire de Lagnon, Paul Lebihan, lui-même qui a travaillé chez Nokia, craint des difficultés à venir pour sa ville. On s'en sort jamais, quoi. C'est tous les ans, tous les ans et demi, un nouveau plan social qui est annoncé et tout cela dans l'objectif de survivre.

Nokia est le troisième employeur de la ville. 400 postes, c'est énorme, c'est la moitié du site, ce qui veut dire que ça a des répercussions à la fois sur la vie de la ville, bien sûr, mais sur ses services publics, sur ses écoles, enfin, sur tout cela. C'est sans doute vers une fermeture d'un site qu'on va aller. Et donc, c'est la mort assurée, de tout un pan de nos commerces et de nos activités. Voilà, précisons que le ministère de l'économie demande à Nokia d'améliorer très significativement son plan social. On parle là des télécoms, mais beaucoup de secteurs sont touchés par des plans sociaux, par des restructurations. C'est le cas, par exemple, dans les médias.

Ici, à RMC, BFM TV, dans l'habillement avec Célio, la Halle, Camailleux, à Air France, avec 8 à 10 000 suppressions d'emplois prévues. Alors, l'économie va-t-elle parvenir à se relever et après la crise sanitaire, le gouvernement se prépare en tout cas au pire. Paul Barcelone.

1:17:43
Invité

Le gouvernement se prépare à un automne noir. La crise est un accélérateur, constate un conseiller ministériel qui scrute les secteurs de l'industrie et du commerce. Le gouvernement va d'ailleurs annoncer demain des mesures pour soutenir le chômage partiel de longue durée. Concrètement, l'État prendra en charge pour les entreprises encore à l'arrêt l'indemnisation du chômage partiel si elle signe un accord de maintien de l'emploi, un dispositif plus généreux que celui mis en place jusque-là. Mais pour éviter une trop forte explosion du chômage, le gouvernement prépare aussi de nouveaux plans de soutien.

D'abord pour l'emploi des jeunes avec un volet formation alors que 700 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Bercy doit également dévoiler la semaine prochaine un plan de soutien aux commerçants, artisans et indépendants.

1:18:29
Présentateur

Ces questions crise économique, protection des salariés, Jean-Jacques Bourdin en parlera avec son invité tout à l'heure, 8h35 dans une heure sur RMC BFM TV, Fabien Roussel à son micro, secrétaire national du Parti communiste français. Le conseil scientifique qui épaule le gouvernement dans la crise sanitaire juge extrêmement probable une augmentation de la circulation du coronavirus à l'automne. Nous n'en avons donc donc pas fini avec ce coronavirus. Cette situation en Guyane qui est d'ailleurs jugée très préoccupante par le ministère de la Santé. Le virus qui circule activement. Matignon envisage donc un reconfinement.

Plus de 2500 cas confirmés et près d'une centaine de patients hospitalisés. La propagation du virus connaît une brusque accélération dans ce département d'Outre-mer depuis 10 jours. Pic épidémique attendu dans un mois, ce qui inquiète forcément les élus sur place. Maube et Kerr-Granier.

1:19:19
Invité

L'hypothèse d'un reconfinement de la Guyane devra être réexaminée. Voici ce qu'annonçait le gouvernement dimanche et depuis rien ne s'améliore. Le sénateur de Guyane Antoine Caram était sur RMC ce matin.

1:19:30
Présentateur

Aujourd'hui nous avons dépassé les 2500 cas. 500% d'augmentation au cours des 15 derniers jours avec 8 décès et plusieurs dizaines de personnes en réanimation.

1:19:42
Invité

Et la circulation du virus est particulièrement active en Guyane. Une personne malade en contamine en moyenne plus de deux autres. Pour le sénateur le gouvernement n'a pas su gérer les spécificités de ce territoire.

1:19:54
Présentateur

On a sous-évalué la situation. On nous a confinés lorsqu'il ne fallait pas le faire. On nous a déconfinés le 11 mai alors que le pic était en train de se préparer à arriver. Il y a eu des incohérences et puis aujourd'hui maintenant nous le payons très cher.

1:20:08
Invité

Pour faire face à cette situation la ministre des Outre-mer Annick Girardin arrive aujourd'hui à Cayenne. Une mission express au cours de laquelle elle installera un comité de gestion de crise. Demain la ministre pourrait annoncer le reconfinement de la Guyane.

1:20:22
Présentateur

Les sports et le retour au travail si l'on peut dire pour des centaines de boxeurs, boxeuses, lutteurs, lutteuses. Les professionnels des sports de combat, des sports de contact ont enfin le droit de pratiquer. Soulagement, liberté retrouvée pour les sportifs de l'INSEP dans le Bois de Vincennes à Paris. Reportage Julien Richard. Pour les sports de combat la distanciation physique c'était un peu la double peine. Ils revivent. Les boxeurs ne remettront les gants qu'aujourd'hui sous l'œil attentif de John Dovey le manager des équipes de France et de l'entraîneur Julien de Santa Barbara reprise prudente après un confinement qui a laissé quelques petites traces.

Un peu moins affliteux mais quand même en condition puisqu'ils avaient des programmes à suivre. Maintenant une grosse envie de remonter sur le ring. La priorité c'était ça c'est retrouver le goût des gants et en mettre et en recevoir. Les athlètes retrouvent le sourire. Ça fait vraiment du bien. La taekwondoïste McDavid.

1:21:09
Invité

Taekwondo c'est la tactique c'est les distances donc avoir un adversaire c'est obligatoire pour pouvoir se régler pour les compétitions à venir.

1:21:16
Présentateur

Reste le flou d'une saison au calendrier complètement chamboulé.

1:21:19
Invité

On a vraiment zéro date. On attend les dates pour le tournoi de qualification olympique. C'est un peu compliqué c'est sûr pour se projeter mais après pour la motivation on sait que dans tous les cas dans un an il y a les Jeux donc si on veut être prêt il faut repartir maintenant.

1:21:30
Présentateur

Si les professionnels ont reçu le feu vert les amateurs eux doivent encore patienter avant de pouvoir croiser les gants. RMC 7h38 presque 39 les courses. Oui. Anaïs ?

1:21:40
Invité

C'est à Auteuil 13h50 pronostic de la Dream Team des courses RMC favoris 7 Evans Knight Outsider 3 Exupéry.

1:21:50
Présentateur

Bien. Cédric Chouvia vous vous souvenez de ces témoignages ici notamment pas de lui de son père évidemment.

Cédric Chouvia décédé en janvier à Paris lors d'une intervention de police a répété j'étouffe à 7 reprises l'affaire Cédric Chouvia son père était venu nous dire qu'il qu'il croyait en la justice qu'il ne croyait plus en la police mais qu'il croyait dans la justice il y aura une conférence de presse tout à l'heure des avocats de la famille Chouvia et nous aurons peut-être demain matin le témoignage du père de Cédric Chouvia dans tous les cas cette révélation cette révélation renverse renverse je ne sais pas mais dans tous les cas change beaucoup de choses nous serons dans un instant avec maître Laurent Franck Liénard l'avocat de deux des quatre policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia en attendant Maxime Brandstatter revenons sur toute l'affaire Chouvia des enregistrements sonores donc c'est une révélation du monde et de Mediapart des enregistrements sonores de l'interpellation de Cédric Chouvia révèle que ce dernier c'était en janvier dernier c'était dans le 7ème arrondissement de Paris Cédric Chouvia était un livreur 42 ans révèle donc ses enregistrements que ce dernier a répété 7 fois j'étouffe pendant son interpellation Maxime exactement on l'entend alors c'est Cédric Chouvia qui filme lui-même la scène avec son portable comme vous l'avez expliqué il est chauffeur-livreur il a donc un micro intégré dans son casque et alors en fait c'est le portable qui continue à filmer exactement il a filmé plusieurs fois il y a 9 vidéos venant de Cédric Chouvia et alors qu'il se fait interpeller son portable continue de filmer et donc le micro de son casque enregistre ce qu'il dit et c'est là qu'on l'entend répéter 7 fois qu'il l'étouffe ce micro qui enregistre ses derniers mots alors il le dit très vite il le répète dans un instant très court il faut rappeler que l'interpellation ne dure que 22 secondes c'est très rapide il n'y a pas que les vidéos de Cédric Chouvia les enquêteurs ont examiné il n'y a pas que les vidéos sonores enfin que les enregistrements sonores il y a aussi des vidéos les enquêteurs ont examiné 13 vidéos exactement alors il y a les 9 vidéos de Cédric Chouvia il y a aussi des vidéos

1:24:11
Invité

qui émanent d'un des policiers qui filmait aussi et d'autres vidéos d'un automobiliste alors avec ces vidéos ils ont reconstitué

1:24:17
Présentateur

les 12 minutes qui ont précédé l'interpellation alors ces 12 minutes elles sont très importantes car elles donnent des informations sur le contexte de cette arrestation un expert les a analysés et parle d'un échange correct entre Cédric Chouvia et les policiers même si on peut ressentir que Cédric Chouvia les provoque il les traite plusieurs fois de clowns de pauvres types leur demandent de ne pas les toucher mais en revanche aucune violence ne ressort de ces vidéos ni dans les propos ni dans les actes sauf en mis pendant la phase d'interpellation des éléments qui sont dans le dossier où en est l'enquête ? où en est l'enquête aujourd'hui ?

aujourd'hui la semaine dernière les 4 policiers ont été entendus par l'IGPN en garde à vue c'est assez rare

1:24:55
Invité

dans ce genre de dossier ils pourraient être entendus prochainement par un juge d'instruction et éventuellement mis en examen de son côté on l'a rappelé tout à l'heure

1:25:03
Présentateur

le père de Cédric Chouvia réagit dans une interview au journal Le Parisien il continue de dénoncer l'attitude des 4 policiers il rappelle qu'il croit en la justice mais plus en la police mais plus en la police dans un instant je serai avec maître Laurent Franck-Liénard l'avocat de 2 des 4 policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia à tout de suite vous êtes sur RMC RMC Découverte pour savoir et comprendre RMC 6h 9h il est 7h46 maître Liénard Laurent Franck-Liénard bonjour bonjour vous êtes l'avocat de 2 des 4 policiers mis en cause dans cette affaire Chouvia donc révélation avec ses enregistrements les dernières paroles répétées à 7 reprises par Cédric Chouvia j'étouffe j'étouffe j'étouffe je ne vais pas le dire 7 fois qu'est-ce que ça change dans le dossier maître Liénard ?

ce qui est assez étonnant c'est que le père de Cédric Chouvia dit qu'il a confiance dans la justice mais il ne laisse pas la justice faire son travail et il ne rappelle pas à ses avocats qu'il faut arrêter de faire n'importe quoi on va vous rappeler parce qu'il y a un problème technique ça ne va pas trop maître Liénard on va vous rappeler pour que ça fonctionne bien pour que vous puissiez bien vous exprimer à tout de suite il est quelle heure ?

7h47 début janvier à Paris donc Cédric Chouvia qui décède à la suite d'un contrôle policier le 3 janvier ce livreur à scooter 42 ans a été victime d'un malaise cardiaque pendant le contrôle après avoir été plaqué au sol contrôle musclé mais oui c'est le moins qu'on puisse dire le père de famille interpellé pour usage du téléphone en conduisant est mort à l'hôpital 48 heures plus tard et maître Liénard vous êtes là à nouveau ?

oui je suis là à nouveau je suis arrivé je ne sais pas pourquoi on a un problème avec votre téléphone qui grésille sans cesse c'est bien dommage on va essayer allez on va essayer vous me dites vous me dites ce que je ne comprends pas c'est pourquoi le père de Cédric Chouvia pourquoi le père de Cédric Chouvia dit qu'il fait confiance à la police à la justice et qu'il ne fait pas confiance à la police non il fait confiance à la justice mais il ne laisse pas la justice faire son travail et il laisse ses avocats faire n'importe quoi les procès-verbaux qui ont été publiés ils font l'objet d'une violation du secret de l'instruction l'instruction elle est secrète en France et la justice elle doit travailler sereinement et on doit arriver au bout de l'instruction à définir les responsabilités la sortie qui a été faite hier par Mediapart et par Le Monde elle est elle est totalement contraire mais d'où ça vient d'où ça vient ça vient évidemment des avocats qui ont accès au dossier ça ne peut venir que de là et donc c'est insupportable ça déshonore la profession il faut quand même rester fidèle à ces principes et fidèle à la loi sinon on n'est pas avocat vous pensez que ce sont les avocats ce sont des accusations que vous portez pardon Maître Lienarou on sait que ce sont les avocats de la famille Chouvia qui ont volontairement rendu public ces enregistrements je dis juste qui d'autre qui d'autre un greffier si c'est un greffier il déshonore sa profession si c'est le plus il déshonore aussi sa profession et si ce sont les enquêteurs de l'IGPN il déshonore l'IGPN ça m'étendrait que ça vienne d'eux donc je dis simplement il y a un problème majeur dans ce pays c'est que ce qu'elle l'instruction n'est plus respecté et on fait n'importe quoi avec la presse on envoie des PV d'audition qui sont évidemment qui ont un caractère unilatéral et on ne peut pas apporter la réplique on ne peut pas apporter la contre et ça ne va pas cela dit je comprends votre colère mais en même temps en même temps pardon mais Cédric Chouvia à cette reprise dit aux policiers j'étouffe évidemment alors il le dit dans son micro son micro qui est contre sa bouche les policiers qui interpellent ils interpellent dans une rue avec des gens qui passent ils sont en train de lutter contre Cédric Chouvia qui ne se laisse pas interpeller et qui refuse de donner ses bras et donc il y a un environnement il y a des actes qui sont faits qui empêchent les policiers d'entendre les policiers ils disent on entend qu'ils parlent et qu'on ne sait pas ce qu'ils disent voilà le problème évidemment s'ils avaient entendu j'étouffe ils auraient arrêté ils m'étouffent oui mais enfin d'accord ils n'ont peut-être pas entendu maître Liénard ils n'empêchent qu'il est tout fait oui il est tout fait il est tout fait pourquoi ?

il est tout fait peut-être parce que l'étranglement dont il était victime était mal fait ou trop violent peut-être je ne suis pas l'avocat de procéder à l'étranglement peut-être était-il mal fait peut-être mais on ne doit pas tirer d'une mauvaise manœuvre policière la suspicion que la police tue les gens c'est pas vrai la police ne tue pas les gens en France où est-ce qu'on en est d'ailleurs où est-ce qu'on en est les policiers ont été entendus placés en garde à vue la semaine dernière ils sont suspendus maître Liénard où en est-on ? alors ils ne sont pas suspendus ils continuent à travailler ils ne sont pas suspendus est-ce que c'est logique ?

oui c'est logique parce que sur ces quatre policiers moi j'en défends deux qui ont passé les menottes ils ont passé les menottes à Cédric Choubiard ils n'ont absolument rien fait je ne vois pas pourquoi ils devraient être suspendus ça n'a pas de sens de demander leur suspension bien merci beaucoup maître Liénard malheureusement un peu gâché cette intervention par cette qualité téléphonique désastreuse il est 7h c'est exaspérant ça m'énerve d'ailleurs ça enfin bon allez 7h52 à tout de suite tout de suite même avec Nicolas Poincaré les explications Nicolas RMC expliquez-nous le tirage au sort on a beaucoup parlé de la convention citoyenne sur le climat 150 citoyens tirés au sort c'est bien cela Nicolas tirés au sort parce qu'ils n'ont pas été on nous répète tout le monde nous a répété que ces citoyens étaient tirés au sort ils n'étaient pas vraiment tirés au sort en fait c'est ce qui a été dit et répété mais effectivement ils ont plutôt été en vérité sélectionnés par un institut de sondage c'est pas tout à fait pareil c'est un panel voilà parce que l'institut Louis Harris a effectivement tiré au sort environ 200 000 numéros de téléphone parmi ces 200 000 personnes on leur a demandé est-ce que vous êtes d'accord pour venir à Paris pendant 7 week-end et un tiers environ 30% ont répondu oui et à ce moment-là on les a choisis parmi ce tiers mais il y a donc déjà un biais ils ne sont pas choisis parmi les français et ensuite ils ne sont pas tirés au sort parmi ces 200 000 ils sont choisis en fonction des règles des quotas on a donc voulu qu'il y ait à peu près autant d'hommes que de femmes de CSP plus que de CSP moins de gens qui habitent à Paris que de gens qui travaillent en province de diplômés que d'autres dont ne diplômés donc en fait effectivement ça ressemblait plus à un panel de 150 personnes comme pour un sondage choisi par un...

Nicolas c'est la mode c'est la mode c'est dans l'air du temps de contourner la représentation nationale classique exactement de remplacer cette représentation élue c'est-à-dire le Parlement par des grands débats des conventions citoyennes ou des référendums il faut rappeler d'où ça vient ça vient tout simplement des gilets jaunes sur les ronds-points on avait deux grandes revendications le pouvoir d'achat et le référendum d'initiative populaire Emmanuel Macron a répondu à la seconde revendication en organisant ce grand débat puis il y a une alliance d'écologistes et de gilets jaunes qui ont demandé dans une lettre ouverte d'aller plus loin et de créer une assemblée citoyenne le réalisateur écolo Cédric Dion qui était là hier matin il est ensuite allé avec l'actrice Marion Cotillard voir Emmanuel Macron à l'Elysée et le président de la République leur a donc promis l'organisation de cette convention sur le climat on connait la suite c'est ce qui s'est passé cette convention qui a donc travaillé sept mois et fait 150 propositions qui ont été rendues publiques le tirage au sort c'est une vieille revendication des écologistes oui ça fait par exemple moins dix ans que la fondation Nicolas Hulot demande la création d'une troisième chambre en plus de l'Assemblée nationale et du Sénat elle serait composée de 60 personnalités qualifiées et de 60 citoyens tirés au sort le tout adossé à un conseil scientifique pour éclairer ces parlementaires citoyens de cette troisième chambre c'est donc assez proche de ce qui vient de se passer exactement sur les climats assez proche aussi de la façon dont on a géré la crise du coronavirus avec un comité scientifique pour éclairer les décisions en fait c'est l'idée que face à l'urgence l'urgence climatique ou l'urgence sanitaire et bien les citoyens et les experts seraient plus légitimes que les élus que les ministres que les députés que les sénateurs oui ça pose vraiment le problème la question du fonctionnement de notre démocratie les partisans du tirage au sort font remarquer que le système est aussi vieux justement que la démocratie puisqu'il existait dans la Grèce antique et oui à Athènes il y a 2500 ans les grecs tiraient au sort les représentants du pouvoir législatif du pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire ils tiraient aussi au sort les hauts fonctionnaires et même les chefs de guerre les stratèges les généraux étaient tirés au sort les lois étaient donc préparées par 500 députés qui étaient tirés au sort 50 députés par tribus c'est à dire par région et ensuite elles devaient être votées par le peuple il fallait qu'au moins 6000 personnes se réunissent sur la colline de la Pnix à Athènes et votent à main levée les propositions de loi de l'Assemblée la boulet donc si on voulait s'inspirer des grecs il faudrait effectivement que les 150 propositions de la convention citoyenne soient soumises à référendum puisque les citoyens tirés au sort devaient être validés par le peuple dans la Grèce antique ce qui n'est pas le cas de cette convention citoyenne puisqu'ils ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas que leurs propositions soient validées par référendum et pour l'instant à part deux et pour l'instant c'est pas tranché ce n'est pas tranché il faut attendre Emmanuel Macron depuis la Grèce antique est-ce qu'on a eu d'autres systèmes de démocratie par tirage au sort dans l'histoire ?

depuis 2500 ans pas tellement un tout petit peu à Rome un petit peu dans les républiques italiennes de Padoue de Venise ou de Florence un petit peu en ce moment en Irlande où il y a des comités citoyens tirés au sort qui participent aussi au débat politique mais sinon depuis 2500 ans assez peu sauf alors il y a un système qui fonctionne par tirage au sort ce sont les jurés populaires pas dans tous les pays mais dans un certain nombre de pays pour juger les criminels effectivement on prend des citoyens tirés au sort sauf que là en l'occurrence c'est un vrai tirage au sort c'est-à-dire qu'on les tire au sort sur les listes électorales les gens n'ont pas le choix de dire oui ou non si on refuse d'être juré et bien on reçoit une grosse amende et puis si le hasard fait qu'on a un juré entièrement masculin ou entièrement féminin ou bien très vieux ou bien très jeune et bien tant pis c'est l'aléatoire du tirage au sort ce qui n'a pas été le cas de cette convention citoyenne bien merci c'est intéressant de préciser tout ça merci j'ai le temps à aller très vite Guillaume qui est à Nantes en Loire-Atlantique bonjour Guillaume bonjour Jean-Jacques c'est un plaisir de vous t'avoir pour la deuxième fois moi aussi Guillaume dites-moi vous distribuez gratuitement aux commerçants une formation quitte anti-covid formation en ligne c'est ça ?

exactement je travaille pour la CCI des vilaines et nous avons développé je vous arrête Guillaume parce que nous avons toujours le même problème sur notre téléphone ça grésille je ne sais pas ce qui se passe au standard mais ça ne va pas la technique ça ne suit pas c'est quand même extraordinaire à GSFR de ne pas avoir de bonnes lignes téléphoniques le matin mais ça passe mieux là ?

allez ça passe mieux Guillaume ça passe mieux alors juste très vite la CCI des vilaines a développé en fait une formation en ligne pour les CHR café, hôtel, restaurant qui est distribuée par toutes les CCI en France à l'initiative donc de la CCI des vilaines et plus largement la CCI Bretagne pour se former sur les gestes barrières et les mesures anti-Covid et donc cette formation pour les commerçants est gratuite donc tout à l'heure j'entendais la chronique de Marie Dupin qui disait que effectivement il y avait des personnes qui sollicitaient ces formations pour les faire rémunérer là c'est une formation complètement gratuite et c'est les CCI qui aident les commerçants café, hôtel, restaurant bon, merci vous avez pu finir Guillaume tant mieux merci merci Guillaume ça a marché 7h58 j'en suis heureux 7h58 oui qu'allons-nous faire

1:37:34
Invité

le conseil scientifique estime qu'un retour en force de l'épidémie de coronavirus à l'automne est extrêmement probable faut-il s'inquiéter Xavier Lescure infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris et l'invité de Jean-Jacques Bourdeurin à 8h10 sur RMC

1:37:48
Présentateur

RMC mardi 23 juin l'info sur RMC et 8h03 Céline Kalman est là pour les dernières informations Céline, bonjour

1:37:57
Invité

bonjour Jean-Jacques bonjour à tous le Covid-19 va-t-il revenir en force en automne prochain en France une hypothèse jugée extrêmement probable par le conseil scientifique il faut à tout prix conserver les données de santé déjà récoltées bientôt le retour à la normale dans les entreprises fini le télétravail et la règle des 400 mètres carrés par salarié le protocole sanitaire devrait être considérablement allongé et puis les salariés français du finlandais Nokia sous le choc le groupe sabre dans ses effectifs un tiers des postes supprimés bienvenue à tous sur RMC les membres du conseil scientifique n'avaient jamais aussi exprimé aussi clairement c'est désormais chose faite dans une note transmise au gouvernement ils mettent en garde sur les risques d'une seconde vague épidémique en France ou à minima d'un sévère rebond alors pas pour tout de suite mais pour l'automne pour appuyer leurs propos les experts s'appuient notamment sur la dynamique épidémique dans les autres régions du monde Romain Voiseau

1:38:49
Présentateur

c'est la situation sanitaire dans les pays de l'hémisphère sud qui fait craindre aux scientifiques une deuxième vague en France Benjamin Davido est infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches si l'épidémie ne s'arrête pas ça veut dire qu'il y aura une transmission continue dans ces hémisphères et qu'on a un risque d'une saisonnalité et donc d'autant plus que le Covid-19 revienne à l'automne à l'hiver dans les pays de la zone tempérée alors pour limiter ce retour Benjamin Davido en appelle à la responsabilité de chacun la distanciation le port du masque le lavage des mains et surtout dépister pour isoler les malades jusqu'à un vaccin qui très clairement sera la solution qui nous sortira de cette épidémie le conseil scientifique propose aussi de conserver les données de santé déjà récoltées lors de la première vague qui a eu le Covid quel est son entourage mesure liberticide pour l'ordre des médecins mesure essentielle pour le docteur Robert Sebag infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour recenser pour voir le suivi s'il y a des rechutes peut-être dans 6 mois dans un an de dire ben voilà vous avez encore des anticorps neutralisants vous êtes immunisé c'est important aussi pour la connaissance du vaccin le conseil scientifique qui tient à rassurer tout sera fait pour protéger l'identité des malades

1:39:53
Invité

et l'OMS de son côté prévient que la pandémie continue de s'accélérer dans le monde en Guyane la situation est jugée très préoccupante par les autorités sanitaires en métropole 23 décès supplémentaires liés au Covid-19 ces dernières 24 heures 701 malades en réanimation soit une légère baisse moins de tensions dans les hôpitaux des règles sanitaires allégées dans les écoles on l'a vu hier et c'est bientôt autour des entreprises de reprendre la vie d'avant moins de règles drastiques l'info est tombée hier soir et sera présentée officiellement dans la semaine Garance Munos

1:40:22
Présentateur

d'abord les distances de sécurité les 4 mètres carrés

1:40:26
Invité

obligatoires pour chaque personne sont remplacés par un mètre de distance seulement entre les salariés et si ce n'est pas possible le port du masque est conseillé en tout dernier ressort comme dans les écoles plus besoin donc de limiter le nombre de personnes présentes ensuite le télétravail il ne constitue plus une norme à privilégier et les salariés sont invités à revenir sur leur lieu d'activité excepté bien sûr les travailleurs les plus à risque pour le reste peu de changements l'employeur doit toujours désinfecter nettoyer les lieux régulièrement il se doit de tenir informés les travailleurs détachés saisonniers ou intérimaires et l'importance du dialogue social est soulignée le dialogue social nécessaire également concernant les plans sociaux qui sont annoncés chaque jour mais cela sera-t-il suffisant dernière en date Nokia un tiers des salariés devraient perdre leur emploi en France un plan d'une ampleur inédite ça concerne au total 1233 personnes le site de Lagnon dans les côtes d'Armor est visé tout comme celui de Nausée dans l'Essonne 831 personnes vont se retrouver sur le carreau les salariés se sentent trahis le reportage sur place de Thomas Chupin

1:41:32
Présentateur

cela fait 30 ans que Philippe est ingénieur chez Alcatel groupe qui appartient aujourd'hui à Nokia dégoûté par ce PSE ce plan de sauvegarde de l'emploi d'autant plus que lui et ses équipes ont beaucoup donné durant la période d'épidémie

1:41:41
Invité

les gens ont fait des efforts ils n'ont pas baissé d'activité au contraire dans mon équipe c'est le cas on a fait plus de choses

1:41:47
Présentateur

la récompense c'est un PSE c'est d'un cynisme sans nom sur ce site de Nausée 831 emplois sont donc menacés que des ingénieurs qui aujourd'hui ne sont donc plus à l'abri explique Laurent élu CGT par le passé on pouvait se sentir à l'abri mais maintenant dans le monde actuel on se sent plus proche je dirais du monde ouvrier notamment j'ai tous les jeunes qui ont été embauchés très récemment qui sont des gens très pointus qu'on a sélectionnés justement pour leurs compétences techniques ces gens là ils sont écoeurés alors le gouvernement est entré dans la discussion mais les élus syndicaux n'y croient pas beaucoup d'autant plus dommage explique Claude Josserand délégué CGT du groupe que la technologie 5G est en plein développement

1:42:19
Invité

pour nous l'entreprise se tire une balle dans le pied puisqu'en effet la 5G démarre il y a des contrats qui sont signés en ce moment on a besoin de gens pour poursuivre la recherche et développement et tous ces postes là sont visés aujourd'hui

1:42:31
Présentateur

des syndicats qui veulent mobiliser mais ce ne sera pas simple avoue-t-il alors que beaucoup de salariés ne sont pas sur site héritage de la crise sanitaire 95% d'entre eux sont en télétravail

1:42:39
Invité

et à 14h30 les syndicats seront reçus à Bercy ce sont des enregistrements précieux qui permettent de retracer l'interpellation de Cédric Chouvia le 3 janvier 2020 ce livreur père de 5 enfants est arrêté par la police pour un contrôle routier qu'est Branly à Paris la scène a pu être reconstituée grâce à l'analyse de 13 vidéos on l'entend prononcer j'étouffe à 7 reprises les policiers impliqués dans son arrestation ont été placés en garde à vue la semaine dernière ils affirment qu'ils n'ont à aucun moment entendu ces appels à l'aide dans les Ardennes des fouilles vont se poursuivre au château de Sautouf ancienne propriété de Michel Fourniret hier les recherches menées dans une autre maison pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin n'ont rien donné le tueur en série a avoué il y a quelques mois le meurtre de la fillette de 9 ans disparu en 2003 réquisition attendue aujourd'hui au procès du scandale sanitaire du médiator 11 personnes morales et 12 personnes physiques sont jugées notamment pour tromperie aggravée et homicide des blessures involontaires il va faire 31 degrés aujourd'hui à Marseille la deuxième ville de France qui pourrait basculer à gauche dimanche lors du second tour des municipales le 15 mars c'est la liste de l'écologiste Michel Rubirola qui est arrivé en tête devant Martine Vassal pour les républicains les résultats du deuxième tour risquent d'être serrés après une fin de campagne électorale très tendue Élodie Salé

1:44:00
Présentateur

à Marseille la campagne prend des allures de feuilleton télévisé principale cible la candidate LR ce n'est plus Martine Vassal c'est Martine Scandal Stéphane Ravier tête de liste du Rassemblement National à Marseille aujourd'hui elle est allée trop loin dans cette volonté de garder le pouvoir en pratiquant et en établissant ses fausses procurations on touche le fond avec le clan Vassal il faut curer les égouts de la politique marseillaise je demande à Martine Vassal déjà si elle arrive encore à se regarder dans la glace le matin à sa place je présenterai ma démission en tout cas je me retirerai de cette campagne électorale sûrement pas répond Stéphane Soto le porte-parole de la candidate des Républicains il vante l'intégrité de Martine Vassal nous connaissons ces valeurs d'engagement d'honnêteté qui ont été bafouées ces dernières semaines sans finalement nous donner jamais nous nous donner le choix de pouvoir répondre avec des enquêtes menées uniquement à charge soyez sûr que nous avons été très touchés par tout ce qui s'est passé ces dernières semaines

1:44:56
Invité

c'est la candidate d'union de la gauche Michel Rubirola qui pourrait en profiter elle était en tête au premier tour avec plus de 23% des voix les députés ont voté cette nuit pour le port d'un bracelet électronique pour les détenus condamnés pour terrorisme et qui vont bientôt sortir le texte prévoit aussi des restrictions sévères aux libertés pour une durée de 5 à 10 ans comme le pointage ou l'interdiction de rentrer en contact avec certaines personnes ça devait être le 11 mai ce sera finalement ce soir à 21h sur France de cérémonie des Molières qui récompense les acteurs de théâtre cérémonie enregistrée sans public les théâtres peuvent accueillir du public depuis hier et pour rassurer les spectateurs ce sont les acteurs eux-mêmes qui vont au contact exemple au théâtre de la ville à Paris Nicolas Trenot

1:45:38
Présentateur

comme chez le docteur Emmanuel une spectatrice livre ses inquiétudes liées au déconfinement tout reprend en vitesse il faut aller acheter plein de trucs tout à coup vite vite vite mais le médecin est en fait une ballerine de l'opéra en blouse blanche elle s'imprègne des confidences d'éléonore pour lui livrer un remède sur la pointe des pieds une danse sur mesure inspirée de leur conversation

1:45:56
Invité

je suis touchée je suis nourrie peut-être ça va rester ça va m'aider à trouver ma place

1:46:04
Présentateur

pour clore la consultation la fausse médecin Eugénie Drillon prescrit un album et un chorégraphe à découvrir on reste en contact

1:46:12
Invité

c'est un retour au public à danser pour quelqu'un aussi et pas à danser pour soi parce que j'ai pas vu de public depuis fin février

1:46:21
Présentateur

danseurs, comédiens scientifiques, musiciens 90 artistes donnent des consultations à tour de rôle dans le jardin du théâtre sur proposition du metteur en scène Emmanuel Demarcy Mota dans ce moment là le théâtre et la culture ont un rôle primordial les médecins ont été en première ligne aujourd'hui les artistes doivent être capables d'être en première ligne et de donner de l'espoir à travers des oeuvres de fiction et de réflexion les consultations artistiques sont ouvertes jusqu'à ce soir au théâtre

1:46:44
Invité

il y aura peut-être du théâtre finalement au festival d'Avignon qui a été annulé dans la rue qui sait

1:46:49
Présentateur

dans la rue oui avec les distances de oui enfin bon c'est fini la distance malheureusement c'est fini enfin c'est fini pas partout mais il faudrait pas il faudrait maintenir les distances c'est ce que disent les médecins tiens professeur Xavier Lescure est avec nous infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris bonjour professeur Lescure merci bonjour merci vous l'avez constaté comme moi ces distanciations sociales physiques comme on voudra sont de moins en moins bien respectées est-ce que ça vous inquiète franchement ?

franchement oui et je parlerais plus de distanciation physique que de distanciation sociale parce que je pense que ça ça mine un peu le moral des troupes de parler de distanciation sociale on peut maintenir des relations sociales avec une bonne distance il ne faut pas que ça se termine le confinement est terminé mais il faut vraiment vraiment continuer à respecter les mesures barrières entre guillemets quand vous regardez l'évolution de l'épidémie bon vous êtes inquiet quand on voit le comportement de certains mais vous êtes inquiet aussi en regardant l'évolution de l'épidémie quand j'écoute l'OMS qui nous dit la pandémie continue de s'accélérer dans le monde quand j'écoute le conseil scientifique qui nous dit il est extrêmement probable que l'épidémie de virus reviendra dans l'hémisphère nord à l'automne on ne peut pas être rassuré professeur on ne peut pas être rassuré en fait on ne sait pas prédire l'avenir mais comme vous dites très bien l'épidémie n'est pas terminée c'est très très difficile d'éradiquer une pandémie quand on a une circulation mondiale avec une globalisation donc ça circule on le sait dans la boule de cristal de madame Irma il y a différentes dimensions mais il y a l'effet de la saison l'effet de la température sur le virus l'effet de la température sur les comportements humains c'est vrai qu'on transmet beaucoup moins l'infection le virus quand on est à l'extérieur il y a aussi des choses qu'on maîtrise beaucoup moins qui sont l'adhérence des distanciations l'adhérence pardon de la population vis-à-vis de ces mesures barrières et puis il y a des choses qu'on explore qui sont plutôt rassurantes mais l'immunité croisée vis-à-vis des coronavirus saisonniers par exemple pourrait jouer un rôle assez favorable donc tout ça est difficile mais quand vous voyez que par exemple en Israël au Maroc on a les prémices d'une deuxième vague c'est vrai qu'on n'est pas très rassuré sur l'avenir en France en tout cas oui sur l'avenir après l'été professeur Lescure évidemment après l'été on n'est pas très rassuré et d'ailleurs tout à l'heure j'étais avec un sénateur de Guyane qui s'inquiétait vraiment de la situation là-bas il nous disait dans deux à trois semaines il y aura un pic d'épidémie et nous allons probablement reconfiner professeur la situation dans l'hémisphère sud est très inquiétante oui oui on a on a on a vraiment au Brésil par exemple une épidémie qui est extrêmement inquiétante la Guyane est en train de prendre la vague du Brésil et c'est pas un élément très rassurant sur par exemple l'effet de la température extérieure sur le virus ça circule même dans les pays chauds donc l'été je serais même pas aussi rassurant que vous sur l'été je sais pas ce qui va se passer en été oui vous ne savez pas ce qui risque de se passer en été d'ailleurs on ne sait pas grand chose toujours pas grand chose sur la et oui et oui personne ne sait mais c'est vrai que par rapport aux facteurs dont on parlait tout à l'heure on a l'impression il y a des études qui montrent que le virus est sensible à la haute température mais il est capable de se multiplier à 37 degrés il est malheureusement oui pardon allez-y personne ne sait pas aussi par exemple si le virus est sensible et peu sensible à la haute température c'est l'effet sur le système de soins de la conjonction d'une reprise de Covid avec une phase caniculaire par exemple sur les systèmes hospitaliers voilà avec une phase caniculaire il arrivait notamment de nombreuses personnes âgées dans les hôpitaux exactement donc il faut se dépêcher d'avoir pour le Ségur de la santé des mots des actes pour que le système sanitaire je parle de l'hôpital parce que je suis hospitalier mais c'est pareil la médecine de ville doit être renforcée les agences de santé publique aussi doivent être dotées de capacités pour détecter pour tracer pour isoler les patients avant que on se reprenne une deuxième vague qui pourrait être assez difficile puisque les gens les soignants sont un peu fatigués on essaie de se reposer en ce moment pendant cette période de flottement c'est pas évident et puis les gens la population en a un petit peu marre et donc je ne sais pas exactement quels seraient les effets d'une deuxième vague mais probablement même si on sera mieux armé sur le plan théorique sur le plan psychologique sociétal économique ça risque d'être vraiment difficile donc il faut faire très attention et respecter les mesures barrières et la distanciation oui il faut absolument respecter ces mesures barrières et notamment les réunions réunions entre amis réunions de famille qui sont de potentiels clusters tout à fait aujourd'hui les clusters ce qui circule en France c'est soit des clusters familiaux des membres d'une même famille qui ont un lien épidémiologique qui se sont rencontrés qui ont une réunion effectivement en famille dans un foyer familial c'est très difficile de maintenir une distance donc c'est vrai que dans un foyer dans une famille les parents et les enfants par exemple on ne peut pas respecter des barrières c'est compliqué de respecter des mesures barrières par contre sur un rassemblement familial au sens plus large il faut vraiment faire attention et puis les deuxièmes clusters c'est les clusters dans des milieux professionnels par exemple les abattoirs sont vraiment un endroit particulier pour transmettre la maladie le virus pardon et on pense que par exemple là l'effet de la température

1:53:18
Invité

a probablement un rôle dans un circuit fermé dans un milieu fermé

1:53:25
Présentateur

dans un milieu fermé merci beaucoup professeur Lescure on écoutera et on écoutera toutes les remarques faites par les grands médecins qui depuis le début finalement quand on fait le bilan depuis le début nous ont toujours informé comme il le fallait il est 8h19 merci ils savent mieux que nous merci professeur Lescure vous êtes sur RMC RMC découverte il est 8h19 nous serons dans un instant avec Frédéric Simotel qui va nous parler de quoi ? du protocole sanitaire qui va être assoupli

1:53:59
Invité

dans les entreprises alors que les grands médecins s'inquiètent on sera tout avec Frédéric Simotel

1:54:03
Présentateur

RMC 6h09 nous parlions de distanciation nous parlions de règles et de protocoles sanitaires avec le professeur Lescure et bien le gouvernement Frédéric Simotel bonjour le gouvernement finalise une nouvelle version du protocole sanitaire des entreprises le télétravail n'est plus la norme la règle des 4 mètres carrés d'espace entre deux salariés passe à 1 mètre carré comme dans les écoles quelles sont les autres mesures ? alors on a beaucoup de mesures on va voir la confirmation sur BFM Business avec François Asselin le président de la direction générale des CPME alors voilà donc les deux principales c'est quand même le télétravail et cette jauge des 4 mètres qui passe à...

le télétravail est-ce que vous êtes favorable ou pas au télétravail ?

je pose la question régulièrement à nos auditeurs c'est très partagé oui ça reste très partagé alors sinon dans ce nouveau protocole de déconfinement on va avoir un référent Covid dans l'entreprise pour les entreprises de plus de 10 salariés dans toutes les entreprises de plus de 10 salariés il faudra un référent Covid voilà Monsieur Covid ou Madame Covid d'ailleurs qui sera chargé de regarder enfin de veiller à ce que toutes les mesures sanitaires soient quand même respectées parce que derrière on garde quand même l'importance du dialogue social et de l'information à l'interne attention particulière pour tous les travailleurs détachés saisonniers intérinaires pour qu'ils aient la connaissance des règles le port du masque ne doit être envisagé qu'en dernier ressort celui de gants reste hautement conseillé alors l'employeur est tenu de procéder à un lavage une désinfection régulière des postes de travail alors c'est une fois par jour au moins minimum avec quand il y a une rotation des salariés notamment de l'aération le nettoyage des colis aussi quand vous recevez un colis quand vous recevez du courrier et puis un plan de circulation qui doit rester veiller au respect des des flux circulatoires dans l'entreprise et puis bien entendu le lavage des mains qui reste quand même essentiel oui alors l'objectif quand même c'est de faire revenir les salariés dans leur entreprise c'est le gros souci parce que le télétravail c'est bien mais c'est bien qu'il y ait du soleil on verra en octobre si tout le monde veut revenir mais c'est vrai moi j'ai contacté beaucoup d'entreprises et aujourd'hui on voit qu'en moyenne hier c'était 10 à 15% des salariés dans les grandes entreprises qui reviennent au travail parce que pour différentes raisons certains ont encore leurs enfants à la maison parce que toutes les écoles ne peuvent pas accueillir les enfants certains préfèrent travailler en télétravail il faut voir aussi qu'en agglomération parisienne on a beaucoup de salariés d'entreprises américaines qui elles restent pratiquement toutes fermées donc les gens restent au travail donc voilà il faut ramener les gens dans l'entreprise parce que voilà à plusieurs on est toujours plus intelligent que tout seul chez soi bien merci Frédéric Simotel qu'est-ce que vous voulez dire ?

non mais j'ai un chiffre là-dessus 94% des cadres 94% des cadres ont mal au dos à cause du télétravail justement c'est ce que nous dit un spécialiste mais parce que chez eux ils n'ont pas les bonnes chaises les bons fauteuils il faut travailler le code du travail exige que quand on a instauré un protocole de télétravail le code du travail exige que le salarié soit accompagné dans l'ergonomie de son poste chez lui et notamment avec des fauteuils les fauteuils les mêmes que l'on a au bureau qui peuvent se réclamer en avant on part avec son fauteuil on part avec son fauteuil on peut pourquoi pas pourquoi pas bien 8h27 merci Anaïs Castagna merci Quentin Vinet merci à toutes les équipes qui sont là le matin toute la technique évidemment qui assure cette matinale parfaitement RMC RMC DECO Air Style c'est la radio et la télé nous serons là demain matin et dans un instant Fabien Roussel sera là député du Nord et le patron du Parti Communiste français à tout de suite RMC Rémi Inck est là pour les dernières informations Rémi bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous cette fois il l'aura répété aux policiers j'étouffe Cédric Chouvia livreur de 42 ans plaqué au sol par trois policiers lors d'un contrôle routier le 3 janvier dernier à Paris il avait perdu connaissance avant de décéder 48 heures plus tard à l'hôpital plusieurs vidéos de l'arrestation ont été analysées en l'entendant dire ces mots mercredi dernier les quatre policiers impliqués dans cette interpellation ont été placés en garde à vue pour être entendus par la police des polices ils sont convoqués début juillet par le juge d'instruction en charge de l'affaire Nokia le géant finlandais des télécoms va supprimer 1233 emplois de sa filiale française Alcatel-Lucent un tiers de ses effectifs donc des départs volontaires des solutions de reclassement avec deux sites concernés celui de Lagnon en Bretagne 402 emplois en moins et celui de Nauset dans l'Essonne avec 831 emplois menacés le coronavirus qui circule activement en Guyane situation jugée très préoccupante par le ministère de la santé Matignon envisage un reconfinement pic épidémique attendu pour la deuxième ou troisième semaine de juillet selon l'agence régionale de santé la ministre des Outre-mer Annick Girardin arrive aujourd'hui à Cayenne restez avec nous dans un instant Fabien Roussel secrétaire national du parti communiste français et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV RMC Bourdin direct Jean-Jacques Bourdin notre invité ce matin Fabien Roussel bonjour bonjour merci d'être avec nous Fabien Roussel je rappelle que vous êtes député du Nord je rappelle que vous êtes le patron du parti communiste français si nous parlions du déconfinement ce déconfinement vous avez vu l'inquiétude des médecins des médecins qui s'inquiètent de l'évolution de l'épidémie en France est-ce qu'on ne va pas un peu trop vite non ?

oui j'ai vu l'inquiétude des médecins j'ai vu l'inquiétude aussi des personnes que je rencontre chez moi dans ma circonscription dans ma vie à Saint-Amand-les-Eaux des personnes qui disent oula faut pas aller trop vite attention faut se protéger il y a en même temps un appétit à revivre à se retrouver en famille on a chanté on a dansé à Saint-Amand-les-Eaux pour la fête de la musique on a organisé à Saint-Amand-les-Eaux une fête de la musique déambulatoire avec des groupes qui viennent jouer au pied des immeubles ou dans les quartiers et qui se déplacent mais en même temps il y a un appétit à se retrouver sur les terrasses des cafés à se retrouver ensemble et parfois on oublie un peu les gestes barrières mais il faut être très vigilant et nous nous avons fait une proposition c'est que le port du masque c'est le geste barrière le plus reconnu le plus efficace et nous avons proposé que le port du masque soit porté le plus possible et qu'il soit gratuit pour tout le monde parce qu'aujourd'hui il représente un coût élevé pour un foyer un masque chirurgical c'est 95 centimes c'est le prix d'une baguette par jour il faut en porter deux à trois par jour quand on va travailler ou quand on est collégien et quand c'est un masque en tissu c'est entre 3 et 5 euros ça coûte quand même 3-5 euros c'est le prix d'un ticket de cantine masque lavable oui mais il faut en changer il en faut 5 par semaine il faut les changer toutes les semaines et bien nous avons proposé que ce masque soit gratuit pour tous pris en charge par la sécurité sociale le temps de la crise sanitaire et si tout le monde avait le masque obligatoire y compris dans l'espace public et bien peut-être qu'il y aurait aussi vous demandez toujours le masque obligatoire dans l'espace public je pense qu'aujourd'hui face à cette envie de revivre de sortir de se retrouver il faut faire attention il faut avoir les gestes barrières il faut porter je sais que c'est compliqué je sais que c'est compliqué j'ai moi-même est-ce qu'il faut interdire tout j'oublie de le mettre oui mais est-ce qu'il faut interdire tous les rassemblements les manifestations les rassemblements est-ce qu'il faut les interdire non aujourd'hui c'est gradué aujourd'hui mais personne ne porte de masque presque personne c'est bien pour ça que je vous dis quand il y a des rassemblements le mieux serait que tout le monde porte un masque parce que c'est le geste barrière le plus efficace la rentrée scolaire s'est bien passée enfin la rentrée d'hier on va voir ça commence mais dans la joie dans la joie c'était nécessaire je pense que les enfants sont contents de se retrouver c'est important bien sûr c'est nécessaire c'est nécessaire aussi que les enfants soient bien encadrés et qu'ils aient tous accès à l'enseignement et je regrette que le ministre de l'éducation nationale n'ait pas accédé à la demande des enseignants de former les 8000 enseignants qui ont été reçus à la première partie de l'examen et seuls 4000 pourront passer la suite de l'examen et nous avons besoin de former beaucoup plus aujourd'hui d'enseignants pour mieux encadrer nos enfants à l'école et surtout dans une période de crise sanitaire bien la crise économique conséquence de la crise sanitaire Renault Air France Alinea Célio Lalle André Nokia et tant d'autres entreprises tant d'autres entreprises en grande difficulté vont supprimer des emplois est-il possible d'éviter ces suppressions d'emplois franchement quand il y a une hémorragie de plans sociaux on met un garrot et comment fait-on avec Renault par exemple Air France aujourd'hui il y a 460 milliards d'euros d'argent public injecté en partie dans l'économie pour normalement éviter qu'il y ait ces plans sociaux or beaucoup de cet argent va accompagner ces plans sociaux et c'est là le drame l'injustice qui suscite autant de colère je vais vous donner un exemple avec Renault mais cet argent peut sauver aussi ces entreprises mais pourquoi quand l'état donne aujourd'hui 7 milliards d'euros à Renault pourquoi 5 un peu plus de 5 pourquoi l'état ne conditionne pas cette injection d'argent public à la relocalisation d'activités à relocaliser en France la production de véhicules ils font l'inverse ils vont supprimer la Zoé qui est produite à Flin ils vont délocaliser ils vont fermer l'usine de Choisy ils revendent l'usine de Codan en Bretagne mais ils vont relocaliser toutes les fabrications des futurs véhicules électriques des véhicules électriques enfin n'importe quoi monsieur Bourdin vous avez vu ça c'est écrit où là où ils relocalisent quoi rien du tout la Twingo rien du tout la Twingo la Clio vont continuer d'être fabriquées dans l'Union Européenne en Slovanie en Turquie en Espagne alors que ces voitures devraient être au moins celles que nous vendons en France produisons-les en France c'est bon pour l'emploi c'est bon pour le climat c'est même bon pour les impôts puisque ça fait du salaire et ça fait des entreprises qui payent des impôts en France relocaliser en France ce que nous consommons en France produire en France c'est quand même le minimum et quand on donne de l'argent public ça doit servir à ça et pas à payer des plans sociaux et quand on donne de l'argent public pour des entreprises comme Air France où il y a une difficulté parce que là les avions ne volent plus ils volent moins et ils vont en plus se transformer l'argent public doit justement accompagner cette transformation du trafic aérien d'abord parce qu'on veut avoir des avions beaucoup moins polluants mais il y a des investissements est-ce qu'on peut éviter des suppressions d'emplois à Air France je vous pose franchement la question oui ou non alors allez-y nous avons notre idée là-dessus parce que quand il y a des entreprises qui doivent se transformer et il y a beaucoup d'investissements à faire dans la recherche et justement dans la formation des salariés pour travailler dans la transformation de cette entreprise au lieu de donner de l'argent public qui va servir à faire des licenciements qui va sauver l'entreprise l'argent public nous préférons donner de l'argent public pour former des salariés ou se former pour poursuivre leur travail dans l'entreprise ou peut-être quand là il y a un choc inévitable et bien que ces salariés puissent changer d'activité je préfère que l'on donne de l'argent public pour se former plutôt que chômer et aujourd'hui l'argent public accompagne le chômage alors qu'il devrait accompagner ou l'emploi ou la formation mais on va supprimer des lignes intérieures vous le savez bien bien sûr ça va supprimer des emplois bien sûr et bien et si à côté on crée des lignes de train si on développe le fret si on développe le transport des voyageurs par le train ou les transports publics il y a donc des gisements d'emplois à créer c'est pour cela que je vous dis que les salariés par exemple de l'aérien on devrait leur proposer ou de se former pour rester dans l'entreprise ou de se former pour changer d'activité là où il y a des gisements d'emplois on devrait pouvoir garantir à chacun ou un travail ou une formation avec un salaire parce que c'est aussi en préservant le salaire que l'on va développer comment dire on va maintenir la consommation et pouvoir soutenir notre économie Fabien Roussel deux grandes réformes la réforme des retraites la réforme de l'assurance chômage la réforme de l'assurance chômage la première partie a été votée la réforme de l'assurance chômage faut-il suspendre cette réforme maintenant et la réforme des retraites faut-il l'abandonner est-ce que vous demandez l'abandon de la réforme des retraites d'abord mais bien sûr enfin alors là on vit une crise terrible qui remet d'ailleurs qui montre l'absurdité de cette réforme par points comment serait-elle financée avec une telle crise aujourd'hui on voit bien aujourd'hui que l'on a besoin d'avoir un système de retraite qui garantit la pension des travailleurs quoi qu'il arrive si la réforme de retraite par points était passée et que nous avions des gestionnaires de pension comme les Blackrock et compagnie dont la pension des retraites dépendrait mais aujourd'hui on aurait des pensionnés des retraités qui verraient leur pension fondre comme aux Etats-Unis nous voulons une réforme des retraites qui garantisse un bon niveau de retraite pour tous et quand il y a une crise économique comme celle-là je préfère des salariés qui quittent plutôt leur travail dès 60 ans 62 ans et qui laissent la place à des jeunes plutôt que de leur demander de travailler jusqu'à 65-67 ans et priver les jeunes de travail il faut partager le travail il vaut mieux que l'on travaille moins mais que nous soyons plus nombreux à travailler ce n'est pas ce qu'a dit la convention climat vous avez vu qui a rejeté l'une des mesures ah bah si c'était le passage à 28 heures oui bah oui vous regrettez ?

non nous nous proposons 32 heures le débat ouvert sur la réduction du temps de travail est vachement intéressant quand même d'ailleurs ils n'ont pas dit qu'il ne fallait pas le faire ils ont dit c'est peut-être un peu trop tôt et ils l'envisagent comme un objectif d'ici 2030 c'est-à-dire que dans les discussions qu'ils ont eues ces citoyens très intéressantes ils disent le sens du progrès le sens de l'évolution de la société c'est de travailler moins et de partager le travail et donc c'est ça le sens du progrès alors que nous devrions tous des gens et je me retrouve dans ces propositions je vais y venir cette convention climat est-ce que vous croyez à une fin de quinquennat bien une fin bien différente Emmanuel Macron conduisant une nouvelle politique beaucoup plus verte sociale et solidaire vous y croyez ou pas ?

non vous n'y croyez pas celui qui croit encore Emmanuel Macron aujourd'hui bonjour non mais enfin lui il veut repeindre en vert sa politique mais sans changer sa politique c'est pas possible c'est que des discours ces discours on n'y croit plus la convention climat vous trouvez que c'est une bonne idée ou pas ?

la convention climat est une très bonne idée le travail réalisé par ces 150 citoyens est vachement bien c'est un travail très respectable ils ont tenu à leur indépendance ils ont tenu à aller jusqu'au bout de leurs travaux sans que personne ne s'immisce dans leur choix et c'est très bien ces 150 propositions 149 nous allons nous au parti communiste français les étudier avec nos groupes parlementaires à l'Assemblée au Sénat voire d'ailleurs pour certaines d'entre elles elles ont déjà été défendues par des propositions de loi et d'autres nous allons nous en saisir en nous disant mais ça c'est une bonne idée on va le traduire référendum en texte de loi référendum sur deux sujets écocide et l'inscription de la défense de la biodiversité de notre environnement dans la constitution vous êtes favorable ou pas ?

on peut faire un référendum sur ces deux sujets mais franchement c'est pas ça qui va réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre dans les années qui viennent vous êtes favorable ou pas je viens de vous dire oui monsieur Bourdin bon d'accord oui mais je vous dis en même temps qu'on n'aura pas réglé le problème avec ça il va bien falloir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre faire la rénovation énergétique de nos bâtiments c'est prévu dans les mesures oui oui c'est prévu mais ce n'est pas financé non ce n'est pas financé où va-t-on trouver là ?

il n'y a aucun financement dans les mesures effectivement et il va falloir investir dans les transports collectifs pour favoriser le rail, le fluvial, le maritime plutôt que la route ça nécessite des moyens financiers et c'est là où le politique et le parti communiste arrivent avec ces propositions pour financer une véritable transition écologique et on ne pourra le faire qu'en s'attaquant à la finance et au capitalisme on ne peut pas le faire dans ce modèle économique qui privilégie la rentabilité à court terme et c'est ça qui nous tue aujourd'hui et nous étouffe profit et défense de l'environnement c'est incompatible selon vous ah c'est incompatible le profit individuel qui privilégie le profit des actionnaires l'entreprise qui dégage des bénéfices ne peut pas être une entreprise qui protège l'environnement selon vous non vous avez vu le rapport publié hier entre 2009 et 2018 au lendemain de la crise de 2008 entre 2009 et 2018 les 40 plus grandes entreprises boursières françaises ont distribué 473 milliards d'euros de dividendes aux actionnaires 473 milliards d'euros de dividendes il n'y aurait pas eu une partie de ces dividendes qui auraient pu servir justement à l'intérêt général à la nation à l'écologie au développement humain au salaire à la formation de la convention citoyenne mais c'est une très bonne proposition nous allons voir si Emmanuel Macron se saisit au part de cette proposition 110 kmh sur autoroute vous êtes favorable ou pas ?

écoutez on peut en parler pendant des heures j'ai fait l'expérience parce que quand il y a eu la convention pour le climat je me suis rendu compte que c'était cette proposition qui faisait débat et on en a parlé pendant des heures pour ou contre personnellement moi je suis plutôt pour je me suis retrouvé avec des personnes en face de moi qui étaient plutôt contre et on s'est rendu compte au bout d'une heure que l'on n'avait parlé que de ça je pense que c'est bien ce n'est pas forcément essentiel et s'il y avait un référendum à faire je préférerais que l'on fasse un référendum sur la taxation des dividendes ou sur la réforme des retraites plutôt que sur pour ou contre les 110 kmh sur la route bien Fabien Roussel les statuts déboulonnés vous avez vu ça aux Etats-Unis en Europe aussi est-ce que ce n'est pas du révisionnisme déboulonner une statue je ne suis pas pour déboulonner les statuts mais je suis pour que l'on ait une lecture d'aujourd'hui de notre histoire et du code noir vous n'êtes pas pour déboulonner les statuts je ne suis pas pour déboulonner les statuts je suis pour expliquer ce qui s'est passé à une époque de notre histoire plus ou moins récente vous savez moi j'adhérais au parti communiste français en militant contre l'apartheid et pour la libération Nelson Mandela c'est pas vieux ça c'était dans les années 90 87, 88 à l'époque Mandela était un terroriste et la police nous pourchassait nous les militants anti-apartheid et c'est pas vieux il n'y a pas de statut de Nelson Mandela nous pourrions en faire il y a des parcs de Nelson Mandela il y en a même une qui est dirigée en Allemagne oui mais on peut mettre on pourrait vous approuver ou pas mais on pourrait aujourd'hui revisiter et discuter des théories économiques marxistes de Lénine de Karl Marx et elles sont toujours modernes mais c'est pas le sujet on parlait pas de ça on parlait du révisionnisme et on parlait de la lecture de l'histoire c'est un symbole d'avenir quand même ériger une statue de Lénine c'est un symbole d'avenir mais ça fait partie de l'histoire de leur histoire en Allemagne en Allemagne qui a été coupée en deux c'était dans l'ouest justement ils ont fait ça dans l'ouest vu la situation de ce qui se passe là-bas dans l'ouest vous avez vu ce qui se passe dans les abattoirs en Allemagne aussi où ils sont en train de voir un cluster se développer je vois pas le rapport entre la statue mais si moi je vais vous le dire le rapport parce que dans les abattoirs dans l'abattoir en Allemagne le plus grand détenu par le plus grand industriel allemand il y a 6300 employés c'est un cluster aujourd'hui qui se développe et il y a dans ces abattoirs des employés étrangers qui viennent notamment de Roumanie et de Slovénie parce qu'ils sont sous-payés logés dans des logements collectifs vétus et c'est ça qui provoque le développement du virus et bien ça c'est de la responsabilité d'industriels et d'un système financier qui ne respectent pas des règles sanitaires et qui ne respectent pas les droits sociaux les droits humains et bien il y a des hommes et des femmes en Allemagne qui s'opposent à cette logique financière c'est les mêmes qui ont fait cette statue de Lénine bon ben voilà il peut y avoir ce débat quand même Fabien Roussel fresque Astin le maire est communiste Astin elle représente cette fresque les visages de George Floyd et Adama Traoré et au-dessus cette phrase contre le racisme et les violences policières les policiers sont accusés alors alors qu'aucun jugement n'a été rendu dans l'affaire Adama Traoré est-ce acceptable est-ce qu'il ne faut pas supprimer cette phrase je ne parle pas de la fresque je parle de la phrase Fabien Roussel il y a ces deux visages d'Adama Traoré et de George Floyd avec cette inscription personne aujourd'hui ne contestera le fait que ces deux hommes comme Cédric Chouvia sont morts sous les mains de policiers d'accord personne ne contestera ça et donc personne ne contestera ça ils sont morts sous les mains de policiers non non pas sous les mains en ce qui concerne Adama Traoré ils sont morts lors de l'interpellation par des gendarmes lors de l'interpellation ce qui n'est pas tout à fait pareil ils ne sont pas morts sous les mains de policiers ils n'ont pas eu un accident non ils sont morts lors d'une interpellation et le jugement n'est pas rare ils ont été étranglés ils ont été plaquage ventral mais qui a été étranglé Adama Traoré a été étranglé ça fait 4 ans aujourd'hui que la justice cherche à faire en chemin avec expertise contre expertise revenons sur le fond y a-t-il des violences policières oui ou non les violences policières existent dans notre pays le nier c'est refuser de s'y attaquer elles existent est-ce qu'il y a des policiers violents dans notre pays ou des policiers racistes oui il en existe une minorité mais à cause de cela et bien voilà les problèmes mais est-ce que ce genre de phrase n'attise pas la haine de la police Fabien Roussel mais ce qui attise la haine c'est de ne pas s'attaquer au fond du problème de ne pas s'attaquer à ce racisme qui existe à ces violences policières qui existent aujourd'hui on ne doit pas avoir peur de la police elle doit être respectée je connais tant de policiers j'ai même rencontré la CGT police qui existe qui veulent exercer leur métier correctement qui veulent retrouver le respect de la part de la population qui demandent des moyens humains pour pouvoir exercer correctement leur mission Cédric Chouvia il y avait deux policiers deux stagiaires enfin quelle image ça donne aux stagiaires de procéder à une interpellation de cette manière la question de la formation des policiers la responsabilité de la hiérarchie au final parce que c'est eux qui ne s'attaquent pas quand même aux causes de ces violences et de ce racisme qui existe et qui est le fait d'une minorité tant qu'ils n'accepteront pas que ça existe et qu'il faut le combattre et bien le débat restera voilà Présidentiel 2022 vous avez vu ce sondage vous l'avez vu Marine Le Pen Emmanuel Macron au coude à coude au premier tour 26-28 François Baran 1 ou Xavier Bertrand à 12% Jean-Luc Mélenchon 11 à 12 et ensuite derrière Yannick Jadot 8 Nicolas Dupont-Aignan à 4,5 et puis Olivier Faure à 3% pas de communistes et la gauche où est la gauche ?

Où est la gauche d'ailleurs ?

Elle est devant vous oui je suis là mais elle n'est pas très unie je ne sais pas où est-ce que où est-ce que vous en êtes d'éventuels rapprochements au municipal il y a des rapprochements est-ce que c'est le prémice sur les prémices On est là au mois de juin 2020 on part d'une présidentielle en 2022 et je pense d'abord aujourd'hui au combat que nous devrions mener tous ensemble et là je m'adresse aux forces de gauche mais aussi aux mouvements sociaux aux associations au combat que nous devrions mener tous ensemble pour stopper cette hémorragie de plans sociaux pour parler aux salariés de Nokia de Renault de Peugeot de Chinson de Camailleux de leur envoyer un message d'espoir en disant on va être à vos côtés et ces licenciements ils n'ont pas lieu d'être parce que nous contestons ces choix qui sont faits au nom de logique d'actionnaire de rentabilité de court terme et pas au nom de l'intérêt général de l'intérêt de la nation de la souveraineté de l'industrie et bien je voudrais qu'il y ait justement cette gauche unie rassemblée et qui porte un message d'espoir pas seulement la colère la colère elle est là elle existe la colère mais si on ne répond pas à cette colère et bien je ne sais pas vers où elle va aller en tout cas nous notre responsabilité et c'est celle que en tant que communiste je veux porter au nom du parti communiste français c'est se donner ce message d'espoir qu'il est possible de changer de modèle de société pour mettre l'argent au service du développement humain et de la planète pour nous c'est possible tellement l'argent existe mais il doit être au service de ce noble objectif merci Fabien Roussel d'être venu nous voir ce matin 8h54 RMC et BFM TV

Bourdin Direct - Mardi 23 juin 2020 · Pourquijevote