Une journée de pros pour l'OM Foot Amputés
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Temps de parole
- Invité30 %
- Invité 213 %
- Présentateur13 %
- Invité 310 %
- Invité 47 %
- Présentateur 27 %
- ?6 %
- Invité 56 %
- Invité 64 %
- Invité 74 %
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Qu
'est
-ce que tu veux ? Tu veux un petit ? Alors je m'appelle Naïl, j'ai 18 ans et je vais chanter « Lettre à une femme » de Ninho. On est arrivé ce matin au centre d'entraînement Robert-Louis Dreyfus. On a commencé par un petit déjeuner en famille, c'était super sympa. Si elle arrive à trouver, il
y
aura des cris, des frères. C 'était génial, encore une très belle journée.
On
s
'est
fait une petite séance shooting photo officielle sur le site de l'OM. Déjà, quand j'ai reçu le premier maillot d'entraînement de l'OM, j'étais choqué. Je me suis dit « Mais je viens faire un entraînement, j'ai déjà un maillot alors que je n
'ai
pas de licence. » C'est la première fois que je venais. C'est un truc que je n'aurais jamais pensé recevoir autant d'équipements. C'était vraiment génial.
Bonjour à tous, bienvenue. On se retrouve au centre Robert-Louis Dreyfus. On a l'honneur d'avoir trois jeunes de Peuple Blanc. Bienvenue à vous. Et puis on a l'honneur d'avoir Romain. Romain qui nous fait l'honneur d'être présents. Donc on va essayer de te régaler. Si tu peux nous régaler avec quelques galettes, comme d'habitude.
C'est un
plaisir d'être là. Merci.
On
a eu l'agréable surprise d'avoir rencontré Bruno Genesio qui a fait l'effort de venir nous voir.
On a fini
cela ! On a fini ! On
voit que tout le club s'intéresse à nous. C'est le coach qui a demandé même à nous voir. Et là, au niveau des contacts, il
y
a des règles spécifiques. Or,
pas
de tacle. Après,
on
a droit à
l'école. Après, c'est une faute
basique. Avec les béquilles,
si
on joue, il y a faute. Après,
il
y
a
pas mal de contacts.
Après, ça reste du foot. Épaules et folles. En
moyenne, par saison, on casse une ou deux béquilles chacun dans les contacts. Même pour des coupes du banc.
C
'est des compétiteurs.
Vous
vous entraînez combien de fois par semaine
?
Cette année, on a deux fois plus d'entraînement que les années précédentes. De base,
on
a commencé où on se voyait une fois par mois. Après, à la maison, il faut qu'on se fasse violence et qu'on aille s'entraîner aussi tout seul. Parce que la plupart d'entre vous, c'est le membre qui vous étiez pieds
forts. Non, pas forcément. Romain gardait son
pied fort. D'accord. Moi, je l'ai perdu. Vous utilisez beaucoup l'externe. Parce
qu
'on
était les
côtés opposés, là, les centraires.
Là, ils nous ont mis en galère. D'accord. Ils
se sont amusés. Après,
l
'externe, c'est aussi notre pied gauche.
On
a pu échanger un bon quart d'heure. Ils étaient très intéressés, très impliqués. Les joueurs le remercient. Je le remercie du fond du cœur. C'est que la fondation 13e homme.
On a testé à Val et Becky. Du coup, on a vu vraiment la différence de niveau qu'on avait avec eux. Même avec nos deux jambes. Ils sont beaucoup plus rapides, beaucoup plus physiques que nous. Mais franchement, c'est une super expérience.
Nous,
comme on a dit, on est supporters de l'Olympique de Marseille. Là, ce qu'on a vu aujourd'hui, c'est vraiment cool. C'est la première fois que je vois autant d'amputés. J'en avais vu quelques-uns, mais c'était vraiment très, très rare. C'est vraiment exceptionnel de voir des gens avec un tel niveau et qui vivent une vie normale, en fait. Qui ont un travail normal, qui vivent de leur passion et qui peuvent s'entraîner normalement. Et c'est vraiment un rêve qui se réalise pour moi.
Pour
moi, porter le maillot de l'Olympique de Marseille, c'est une grande fierté. Et je peux le dire en tant que personne
vivant
à Paris. On aimerait vraiment aller le plus loin possible. Quand j'ai commencé le foot pour amputer, j'avais un peu peur de ne pas retrouver le plaisir de pouvoir jouer et ces sensations-là. Et en fait, je prends énormément de plaisir à jouer pour ce sport.
Je
serais bien d'être champion de France. Et montrer qu'on est une équipe soudée, une équipe qui est en train d'évoluer et de devenir une grande équipe en France.
On
a eu la chance cette année d'être presque au milieu du terrain, devant les photographes et tout, c'est génial. Il y
a
eu une belle connexion avec le public en plus, c'était vraiment incroyable. On a rencontré le président qui nous a remis notre petit trophée de champion de France.
On est très heureux de vous recevoir ici. Tout à l'heure, j'étais avec le coach, Bruno, qui m'a dit qu'il était venu vous voir ce matin. Et que vous avez échangé avec lui. Il était très impressionné de vous voir jouer et très fier aussi de ce que vous faites. Merci.
On
est quand même dans un lieu de prestige, dans le Vélodrome. On est dans le salon présidentiel. On se fait remettre la consécration de l'année dernière. Donc c'était vraiment probablement le moment le plus magnifique de la journée.
Je
ne pensais pas rencontrer un jour un président d'un club dans ma vie.
Et
recevoir en plus le maillot au domicile à mon nom. J'ai l'impression que j'ai signé pro.
C
'est des trucs que j'arrivais quand j'étais gamin. Et c'était vraiment...
C'est
fini. Ça me donne de nouveaux objectifs, de nouvelles perspectives de vie. Que je me dis qu'il y a toujours quelque chose qui est possible. Au final,
que
malgré un handicap ou malgré une maladie, malgré un accident de la vie qui arrive à tout le monde, on peut se relancer. Et encore mieux, faire du foot amputé à l'Olympique de Marseille. Franchement,
je
n'aurais jamais cru une telle chose.