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interviewLCI· 29 juillet 2022 16 min

Inflation à 6,1% : "Notre préoccupation numéro 1", assure Bruno Le Maire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un mot également sur l'inflation puisque le chiffre d'inflation est tombé également ce matin en même temps que le chiffre de la croissance cela reste notre sujet de préoccupation numéro un l'inflation est élevée elles restent à un niveau élevé de 6,1 en glissement annuel et même si c'est le taux d'inflation se le rappelle le plus faible de tous les pays de la zone euro c'est un chiffre qui crée beaucoup d'inquiétudes et beaucoup de préoccupations chez nos compatriotes c'est un chiffre qui justifie encore plus les mesures de pouvoir d'achat qui ont été adoptés à l'assemblée nationale et qui vont maintenant être étudié la semaine prochaine au sénat nous sommes dans le pic inflationniste je le dis depuis plusieurs semaines nous sommes dans ce pic inflationniste et l'inflation restera à un niveau élevé jusqu'à la fin de l'année 2022 en revanche je confirme que nous anticipons une baisse de l'inflation dans le courant de l'année 2023 à la faveur d'abord de la diversification de l'approvisionnement énergétique le porte parole vient d'en parler de la réorganisation des chaînes de valeur elle prend du temps mais une fois que les chaînes de valeur sont réorganisées les tensions sur les prix sont moindres et des conséquences aussi des décisions de politique monétaire qui ont été prises par la banque centrale européenne il y a quelques jours où je confirme le pic inflationniste se confiant que je pique inflationnistes devraient durer jusqu'à la fin de l'année 2022 comme nous l'avons dit aux français depuis maintenant plusieurs mois en revanche nous anticipons bien une baisse de l'inflation à compter de 2023 c'est donc un cap difficile qu'il faut passer et pour lequel nous prenons toutes les mesures nécessaires pour accompagner nos compatriotes c'est le projet de loi sur le pouvoir d'achat qui a été adoptée il ya quelques jours à l'assemblée nationale un mot donc sur le programme de stabilité ce document qui porte un nom un peu barbare est un document fondamental parce que c'est lui qui trace les perspectives de finances publiques pour la france sur la durée du quinquennat il cadre de finances publiques pour la période 2000 22 à 2027 et ce document est je crois le gage du sérieux budgétaire auquel le président de la république s'est engagé dans sa campagne et qu'il a rappelé à l'occasion de son intervention du 14 juillet quelle est la trajectoire que nous retenons revenir sous les 3% de déficit public dès 2027 et amorcer la baisse de la dette publique à partir de 2026 avec en ligne de mire un objectif stratégique le plein emploi pour la france en 2027 je rappelle que le plein emploi la france ne l'a pas connu depuis le premier choc pétrolier de 1973 que cela fait un demi siècle que la france vit avec le chômage de masse et souffre du chômage de masse avec toutes les conséquences économiques politiques sociales de désagrégation du corps social que nous connaissons de désagrégation des territoires atteindre cet objectif du plein emploi est notre objectif stratégique commun avec l'ensemble des membres du gouvernement sous l'autorité de la première ministre et du président de la république comment est ce que nous comptons atteindre ses objectifs de finances publiques et ses objectifs de plein emploi certainement pas en restant les bras croisés mais au contraire en faisant preuve de ce volontarisme économique dont je vous ai parlé en engageant des réformes structurelles nouvelles je pense en particulier à la réforme des retraites qui doit entrer en application à l'été 2000 23 en poursuivant des réformes qui ont montré toute leur efficacité le ministre du travail a déjà indiqué que nous engagerions des réformes sur l'assurance chômage de façon à renforcer l'incitation à reprendre un emploi dans une période où je rappelle que la première des difficultés des pme des entreprises qu'elles soient petites ou qu'elle soit grande c'est la pénurie de main d'oeuvre ça justifie de nouvelles mesures sur l'assurance chômage nous poursuivrons également la baisse des impôts et la politique de l'offre qui a donné des résultats en matière de relocalisation industrielle d'attractivité notre territoire et de reconquête industrielle nous engagerons le programme de stabilité le dis clairement la baisse des impôts de production et la suppression de la cvae lors du projet de loi de finances pour 2023 enfin nous poursuivrons aussi toutes les réformes portant sur l'éducation et la formation professionnelle vous voyez que nous restons totalement déterminé à transformer en profondeur le modèle économique français pour qu'il crée plus d'emplois qu'il favorise l'attractivité du territoire et qu'il garantisse la reconquête industrielle qui est un élément clé de notre souveraineté nationale le deuxième volet de la stratégie après des réformes structurelles c'est évidemment la maîtrise de la dépense car les réformes structurelles ne suffisent pas s'ils ne sont pas accompagnés d'une maîtrise la dépense publique l'engagement que nous prenons dans ce programme de stabilité c'est une augmentation en volume et en moyenne par an de 0,6 de la dépense publique toute administration confondus c'est l'augmentation en volume la plus faible depuis 20 ans et c'est une preuve très tangible notre détermination à tenir la dépense publique s'agit pas d' austérité puisque nous ne réduisons pas la dépense publique il s'agit simplement de responsabilité ralentir la progression la dépense publique de façon à ce que nos comptes soient tenus et de façon à ce que nous puissions réduire l'endettement public le troisième volet évidemment c'est grâce à ces réformes de structure grâce à cette maîtrise de la dépense publique une croissance qui va nous permettre de rétablir nos finances publiques c'est la conjonction des réformes de structure et de la maîtrise la dépense publique qui permet ensuite d'avoir une croissance et de réduire nos dépenses publiques la croissance pour 2023 est fixé à 1,4 pour 2024 à 1,6 pour 2025 2026 à 1,7 et pour 2027 à 1,8 je veux insister sur le fait que ces chiffres sont crédibles qu'ils sont sérieux qui on partage et notamment pas l'eau et c'est eux et par la commission européenne qu ils sont validés par les résultats que nous venons d'obtenir au deuxième trimestre tout le monde nous promettait des perspectives catastrophique et où la croissance française a résisté faisons preuve de volontarisme plutôt que de pessimisme faisons preuve de détermination plutôt que de résignation c'est aussi le sens ce programme de stabilité enfin je redis que le plein emploi dans ce programme de stabilité reste notre objectif stratégique se traduit par un chiffre qui figure dans son programme de stabilité 5 % c'est le taux de chômage que nous visons en 2027 pour la france pour conclure je voudrais dire à quel point ce programme de stabilité traduit notre volonté de trouver le bon équilibre entre la restauration progressive et déterminer des finances publiques et la nécessité pour notre pays de continuer à investir dans la lutte contre le réchauffement climatique dans l'innovation et dans la compétitivité de nos entreprises je ne suis pas plus loin benjamin dessus pour france info vous avez rappelé la ligne du gouvernement hier au sénat pas de nouvelles taxes notamment dans le cadre des discussions au sujet d'une taxe sur les super profits dans le même temps total a annoncé ses résultats pour le premier semestre et des économistes disent que total ne paye pas d'impôts en france en tout cas en 2019 2020 2021 je voulais savoir déjà si le ministère l'économie avait demandé des éclaircissements à total sur ce point sur ces cette fiscalité est votre réponse à la proposition du président de la commission des finances alain soumis eric coquerel ce matin sur notre antenne de lancer une mission d'information sur la fiscalité des entreprises justement on prend reprenant cet exemple de total la première chose que je voudrais dire c'est que je suis fier des résultats de nos entreprises tricolores et je suis surpris de voir à quel point aujourd'hui on accable de tous les maux les entreprises françaises qui affichent de bons résultats mais de bons résultats pour les entreprises françaises ce sont de bons résultats pour nos compatriotes c'est de la création d'emplois c'est de l'ouverture d' usine c'est la possibilité d'investir la possibilité d'innover plutôt que de se concentrer sur une seule entreprise moi je préfère regarder des bons résultats de l'industrie du luxe qui ouvre des entreprises en france qui ouvrent des usines en france dans des villes moyennes dont on n'arrête pas de dire légitimement qu'elle souffre aujourd'hui beaucoup de la situation on est bien content que ces entreprises créer des emplois en france pour nos compatriotes je vois qu'une magnifique entreprise historique comme saint gobain affiche de bons résultats mais tant mieux pour saint gobain et tant mieux pour les villes où saint gobain est installé où elle va créer des emplois je vois que cet élan this l'industrie automobile a aussi de bons résultats m'enfin je rappelle qu'il ya quelques années psa était au bord du dépôt de bilan reste qu'on pourrait pas un peut se réjouir de voir que nos entreprises tricolores affichent de bons résultats je vais vous dire je suis un patriote a patriot de l'économie française un patriote de l'emploi un patriote de la création de valeur sur notre territoire et quand nos entreprises se portent bien je m'en réjouis alors est ce que ça veut dire que elles doivent s'exonérer de toute contribution à l'effort national certainement pas bien entendu que nos entreprises quand elles font des bénéfices doivent contribuer à l'effort national pour les salariés pour nos compatriotes dans des temps qu'ils sont difficiles je redis que l'inflation notre sujet de préoccupation numéro un tout le monde doit contribuer à la lutte contre l'inflation tout le monde doit aider nos compatriotes pas simplement l'état mais aussi des entreprises l'entreprise comment est ce qu'elles peuvent contribuer d'avoir le peuvent contribuer directement ça peut être des remises à la pompe elles ont été annoncées ça peut être des chèques qui ont été proposées par exemple par angie par sa présidente mme mcgregor il y a quelques jours elles peuvent contribuer dans d'autres secteurs d'activité je pense par exemple au secteur bancaire sur les frais bancaires je pense que le secteur bancaire peut certainement faire davantage en la matière voilà les contributions je n'en citer que quelques-unes qui sont très direct et croyez moi nos compatriotes préfèrent avoir l'argent dans leurs poches que dans les poches de l'état or une taxe c'est de l'argent dans les poches de l'état ça n'est pas de l'argent dans les poches des français et quand l'inflation de la plus de 6% l'argent levé tout de suite légitimement une vie moins chère on la veut tout de suite légitimement moi je préfère que les entreprises contribuent directement plutôt que de prélever à nouveau une taxe est une espèce de réflexe pavlovien en france dès qu'il y a une difficulté une taxe dès qu'un bon résultat une taxe dès qu'il ya un problème une taxe un prélèvement obligatoire un impôt mais assez avec ce réflexe pavlovien qui n'a pas réussi à la france nous avons le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé des pays développés je pense que ce n'est pas un motif de fierté pour nous est que ce n'est pas la bonne voie les entreprises peuvent et doivent contribuer autrement je lis déjà dit par des soutiens directs au pouvoir d'achat des français mais aussi par la rémunération nos compatriotes légitimement veulent de meilleurs salaires toutes les entreprises qui le peuvent doit augmenter les salaires je le dis depuis plusieurs semaines beaucoup d'entre elles l'ont fait au printemps dernier beaucoup d'entre elles s'apprêtent à le faire à nouveau à la rentrée c'est nécessaire toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter les salaires et celles qui s'inquiètent en dix ans mais nous on peut pas augmenter parce qu'on se dit que dans quelques mois la situation sera plus difficile et bien qu'elle utilise la prime macron qui a été porté à 6000 euros prime totalement défiscalisé c'est un complément de rémunération qui est extrêmement appréciable pour tous les salariés dans ces plagnol qui sont difficiles enfin je redis que l'intéressement la participation sont des mécanismes de justice sociale que toutes les entreprises doivent développer sans exception les petites comme les grandes l'intéressement la participation c'est une façon d'associer directement les salariés aux résultats de l'entreprise donc vous voyez plutôt que de revenir systématiquement à de vieux réflexes d'at&t la taxation je préfère que nous soyons plus innovants et plus moderne et qu'on utilise les augmentations de salaires pour celles qui le peuvent la prime défiscaliser ou l'intéressement et la participation enfin un dernier point sur la proposition du président coquerel sur une mission d'information sur la fiscalité des entreprises je suis très favorable bien sûr c'est le rôle du parlement de faire preuve de transparence sur le sujet et si ça permet d'apaiser un peu le débat de voir la réalité des problèmes plutôt que de systématiquement voir ce réflexe la taxation et qu'on regarde ce qu'il en est réellement la fiscalité des entreprises qu'on fasse la plus grande transparence sur le sujet je n'y vois que des avantages le parlement est dans son rôle quand il contrôle quand il fait preuve de transparence et quand il permet d'apaiser le débat avant même cette cette proposition est ce que vous avez déjà demandé à total depuis hier à ce que bercy c'est grey de savoir quelle était la réalité de la fiscalité de total en france mais est ce que vous imaginez que le ministre des finances ne contrôleraient pas la fiscalité de l'ensemble des entreprises pour s'assurer qu'elle est conforme au droit j'attends pas d'avoir les résultats semestriels des entreprises pour engager toutes les vérifications d'usagé sont faites en continu et des entreprises nationales comme les entreprises internationales installées en france respecte le droit fiscal et doivent respecter le droit fiscal nous en assurons tous les jours pas simplement lorsque les résultats pour bfm tv si vous vous aperceviez dans les prochains mois que les entreprises les grandes entreprises françaises qui peuvent le faire non à vos yeux pas suffisamment contribué est ce que vous êtes vous ouvert à ce que ce sujet de la taxation des supers profits à ce moment là puissent revenir dans le débat je redis que je ne suis pas favorable à ce que systématiquement on accable nos entreprises de nouvelles taxes et je trouve un peu surprenant qu'on s'intéresse pas à d'autres sujets pourraient s'intéresser par exemple à la taxation des géants du digital dont nous avons saisi le sujet il ya maintenant plusieurs années qui est un vrai problème ça c'est une véritable difficulté c'est beaucoup plus difficile à obtenir mais très sincèrement en patriote que je suis je pense que c'est une voie plus intéressantes à explorer je pense qu'on pourrait s'intéresser à la mise en place effective pour laquelle je me bats depuis cinq ans une taxation minimale à l'imposer société pour éviter l'évasion fiscale pour éviter l'optimisation fiscale s'est toujours pas mis en oeuvre en europe parce que la hongrie le bloc la faisons le nécessaire pour contourner ce blocage et imposer une taxation minimale en europe à 15% pour toutes les multinationales ça c'est de la justice fiscale et ça c'est efficace lorsqu'il faut faire très attention vous savez à défendre et à protéger nos intérêts économiques le rôle du miz économie et des finances est de défendre et de protéger nos intérêts économiques nationaux