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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 22 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Laurent Jacobelli : "Bruno Retailleau parle beaucoup mais n'agit pas !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteÉludée

    N'empêche, Bruno Retailleau, la sorte de popularité, ce n'est pas une bonne nouvelle pour vous, non ?

  • 0:09RelanceÉludée

    Il fait des propositions très fermes, il est apprécié des Français, il peut agir au sein du gouvernement, il va vous faire du mal ?

  • 0:32FerméeRéponse directe

    Quel Bruno Retailleau ?

  • 1:11ComplaisanteRéponse directe

    En même temps, c'est vrai que sur ce plateau, Laurent Jacobelli, vous n'alliez pas m'avouer que vous étiez terrorisé, que le matin, vous vous leviez en surfroi, en disant que Bruno Retailleau allait peut-être vous dépasser.

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Mais Vincent Jeanbrun, qu'est-ce que vous répondez à cet argument de Laurent Jacobelli ?

  • 2:27FerméeRéponse directe

    Second tour, Marine Le Pen, M. Mélenchon ou un candidat de gauche, vous appelez à voter pour qui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueFait
    « Celui qui veut supprimer l'AME, l'aide médicale d'État, »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « ou celui qui a raté à convaincre ses collègues du gouvernement à supprimer l'aide médicale d'État ? »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « De celui qui voudrait supprimer le voile des compétitions sportives, ou de celui qui a raté à faire supprimer le voile dans les compétitions sportives ? »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « a choisi la première option, celle de la gauche, de l'extrême-gauche et de la droite. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « il a fait partie de ce mouvement, il travaille aujourd'hui avec des ministres socialistes. »
  • 1:57InvitéFait
    « on avait proposé un bouclier sécurité pour protéger les franciliens. Qui ne l'a pas voté ? C'est les élus du Rassemblement National, parce que finalement, vous prospérez sur les problèmes. »
  • 2:43InvitéFait
    « On a même demandé une commission d'enquête contre la LFI, parce qu'on considère que c'est le plus grand danger. »
  • 2:51InvitéFait
    « La LFI est un immense danger pour la République. Plus que Marine Le Pen. »
  • 7:06InvitéFait
    « On a vu ce qu'à donner, la primaire de la gauche, effectivement, en 2017. »
  • 7:21InvitéFait
    « parce que, par exemple, Retailleau lui propose une primaire, mais une primaire fermée et réservée uniquement aux militants de LR. »
  • 8:11Invité politiqueFait
    « Et puis, clairement, nous on a un duo, Marine Le Pen, Jordan Bardella, »
  • 8:27Invité politiqueFait
    « choisir un ancien ministre de M. Macron, qu'il était Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre d'État, etc., »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli23 %
  • Invité21 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 219 %
  • Invité 218 %

6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacoboli, c'est vrai que Jordan Bardella, celui qui est testé, est à 31%. N'empêche, Bruno Retailleau, la sorte de popularité, ce n'est pas une bonne nouvelle pour vous, non ? Il fait des propositions très fermes, il est apprécié des Français, il peut agir au sein du gouvernement, il va vous faire du mal ?

0:14
Laurent Jacobelli

Non, lequel Bruno Retailleau, parlez-vous ? Celui qui veut supprimer l'AME, l'aide médicale d'État, ou celui qui a raté à convaincre ses collègues du gouvernement à supprimer l'aide médicale d'État ? De celui qui voudrait supprimer le voile des compétitions sportives, ou de celui qui a raté à faire supprimer le voile dans les compétitions sportives ? Je crois que c'est toujours à l'agenda de...

0:32
Présentateur

Quel Bruno Retailleau ?

0:34
Laurent Jacobelli

Le Bruno Retailleau, qui lorsqu'il a eu le choix aux législatives entre soutenir des candidats du centre, de gauche, voire d'extrême-gauche, ou le Rassemblement National, dont son programme semble s'inspirer, a choisi la première option, celle de la gauche, de l'extrême-gauche et de la droite. Honnêtement, il a fait partie de ce mouvement, il travaille aujourd'hui avec des ministres socialistes.

Si vous croyez que cet aveuglement, cette soif de pouvoir, qui met de côté les idées, pas le discours, mais les actions, pour essayer de travailler avec la Macronie, honnêtement, je pense que les Français ne seront pas dupes, quitte à voter pour le programme du Rassemblement National, ils voteront pour le Rassemblement National.

1:11
Présentateur

En même temps, c'est vrai que sur ce plateau, Laurent Jacobelli, vous n'alliez pas m'avouer que vous étiez terrorisé, que le matin, vous vous leviez en surfroi, en disant que Bruno Retailleau allait peut-être vous dépasser. Mais Vincent Jeanbrun, qu'est-ce que vous répondez à cet argument de Laurent Jacobelli ?

1:24
Invité

On a senti que la meilleure défense, c'est l'attaque, et si vous êtes autant sur la défensive, c'est parce que vous sentez bien au Rassemblement National que la droite est de retour. La droite républicaine, la droite qui ne tombe pas dans les extrémismes et les solutions toutes faites que vous proposez. Qui sont les mêmes que M. Retailleau. Non, la différence, c'est que la famille de la droite républicaine, qui a désormais son président Bruno Retailleau, elle, elle veut mettre en application des choses. Vous, vous dénoncez les problèmes sans jamais apporter de solutions concrètes.

Et d'ailleurs, on l'a vu, je le redis sur ce plateau, mais moi, le conseiller régional, on avait proposé un bouclier sécurité pour protéger les franciliens. Qui ne l'a pas voté ? C'est les élus du Rassemblement National, parce que finalement, vous prospérez sur les problèmes. Une fois qu'on a dit ça, ce sondage, il me fait plaisir d'abord, parce qu'on voit quand même qu'on arrive collectivement, je crois d'ailleurs, à montrer ce qu'est la Mélenchonnie. Et finalement, on montre que la gauche, elle se fracture. Et ça me paraît une bonne nouvelle pour le pays. Et puis derrière, on a effectivement une droite de retour. Et ça fait du bien.

2:24
Laurent Jacobelli

Je vous en disais pas dans un instant, mais en quelques secondes. Second tour, Marine Le Pen, M. Mélenchon ou un candidat de gauche, vous appelez à voter pour qui ?

2:34
Invité

D'abord, on n'y est pas. Et comme on sera au second tour, il n'y aura pas cette question. Voilà. Vous finissez la réponse. Non, je ne fais pas. On l'a dit très clairement autour de Laurent Wauquiez. On a même demandé une commission d'enquête contre la LFI, parce qu'on considère que c'est le plus grand danger. Non, mais donc, Vincent Jean-Brun, un second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, vous feriez quoi ? La LFI est un immense danger pour la République. Plus que Marine Le Pen. Mais ce n'est pas le propos là aujourd'hui. Sauf que c'est la question que...

Pour une bonne raison, c'est que d'abord, Marine Le Pen, à mon avis, avec les casseroles qu'à là, elle ne sera pas candidate à la présidentielle. Et puis derrière, il va falloir qu'on regarde les projets et les programmes. Donc vous ne voulez pas répondre.

3:12
Laurent Jacobelli

Corinne Laïc, c'est assez clair.

3:13
Présentateur

Il y a la question de la concurrence potentielle entre Bruno Rotailleau et Edouard Philippe, et la possibilité qu'ils se mettent ensemble. On a l'impression que c'est une sorte de rêve, d'ouze espoirs d'Edouard Philippe, qu'il soit son flotteur droit.

3:25
Invité

Ce que je trouve intéressant, c'est que ce sondage montre qu'on est déjà entré dans le mode de sélection des candidats en 2027, ce qui va être très compliqué dans la mesure où l'offre est extrêmement éclatée. Il y a une seule quasi-certitude, c'est qu'il y aura un candidat RN qui va arriver en tête au premier tour avec un score visiblement assez important. Et donc toute la question, c'est de savoir qui va arriver second. Donc on est en train de choisir le poulie d'or de la compétition de 2027. Et effectivement, les sondages vont être des arbitres parce que plus l'offre sera éclatée et plus le ticket d'entrée et d'accès au second tour sera bas, plus ça risque de déclencher des appétits.

Et au contraire, plus on verra qu'en se regroupant à deux, on arrive à effectivement, comme le disait Guillaume Tabard, présenter une offre concurrentielle de celle du RN. Et effectivement, on aura tendance à regrouper, à faire des tickets entre les candidats comme Philippe le propose à Rotailleau. Je ne suis pas sûre que c'est ceux-là qui feront un ticket, mais ça incite plutôt à ça. Et c'est ça qui est en train de commencer à se jouer. Il va y avoir un autre mode alternative de sélection des candidats qui va être prôné par certains, c'est la primaire.

4:32
Présentateur

Oui, la primaire notamment, et on en dira un petit mot dans un instant, à gauche proposée par François Ruffin. Mais juste, Guillaume Tabard, cet espoir de ticket pour certains, il se heurte quand même au fait que là, on a le sentiment, on a entendu hier une porte-parole du gouvernement dire que le macronisme s'était terminé. Se faire morigéner par ses camarades macronistes, bon, on ne peut pas considérer que la cohabitation se passe formidablement bien entre les deux. Bien sûr, il y aura des tensions, il y aura des rivalités.

Ce qui est étonnant, voire amusant avec les réactions autour des propos de Sophie Prima, c'est que le constat qu'elle a fait, ou la déclaration qu'elle a faite, comme quoi la page du macronisme se tournait, même si ce n'est pas formulé comme ça, c'est aussi ce que pense Édouard Philippe, c'est aussi ce que pense Gabriel Attal, qui ne se présente pas comme étant, nous voulons être les candidats macronistes à la présidentielle. Ils se présentent pour ouvrir une nouvelle page. Bien sûr, ils sont comptables d'une partie du bilan d'Emmanuel Macron, mais ils ne se présentent pas comme étant les continuateurs d'Emmanuel Macron. Donc la question, elle est là.

Ensuite, on voit bien que le spectre est assez large entre tous ces candidats et qu'on parlait du rêve d'Édouard Philippe d'avoir un flotteur droit qui serait Bruno Retailleau, mais dans l'esprit de Bruno Retailleau, et ce sondage va plutôt le conforter dans sa démarche, il ne s'agit pas d'être le flotteur droit d'Édouard Philippe, mais il s'agit d'être le pôle de recomposition, le pôle d'attraction d'un espace politique plus large. Donc chacun va maintenant se battre, non pas pour organiser une alliance, organiser un ticket, mais pour être celui qui va s'imposer.

Et ce match, il peut durer longtemps, parce qu'aujourd'hui, on est à 21-16 dans les sondages, on ne sait pas s'il est fait Retailleau, il est juste l'effet de son élection de dimanche, ou si c'est un point de départ, on ne sait pas si Édouard Philippe va durer longtemps, juste j'ai eu la curiosité de rechercher les sondages équivalents à la même période, c'est-à-dire que deux ans avant l'imprésentiel. Et alors ? Devant l'imprésentiel de 2017, la question était de savoir qui de François Hollande ou de Manuel Valls ferait le meilleur score à gauche.

En 2020, enfin avant l'imprésentiel de 2022, la seule question dans les sondages sur la droite, c'était qui, de Xavier Bertrand ou de François Barouin, serait le meilleur candidat du LR ? Tous ces gens-là, aucun n'a été présent, donc l'histoire peut être longue. Effectivement, voilà, appel à une forme de prudence. Je voudrais qu'on jette un œil sur la une de Libération et cet appel de François Ruffin à une primaire, dit-il, de Philippe Poutou à François Hollande. Il dit, je serai candidat, enfin, il faut qu'il y ait une primaire et je vais la gagner. Oui. Corinne Laix, ça peut essaimer ça, la primaire, non seulement ?

Ce n'est pas très réaliste, quand même, parce que qui imagine une seule seconde, parmi ces deux candidats, ces deux extrêmes, s'engager à voter pour l'autre si l'autre gagne ? Si Philippe Poutou ne risque pas de gagner cette primaire.

7:06
Invité

On a vu ce qu'à donner, la primaire de la gauche, effectivement, en 2017. Effectivement, les gens qui proposent une primaire sont ceux qui pensent être sûrs de la gagner, mais c'est une proposition qui, je pense, est très contestée, parce que, par exemple, Retailleau lui propose une primaire, mais une primaire fermée et réservée uniquement aux militants de LR.

7:29
Présentateur

Ce qui ne serait donc pas vraiment une primaire.

7:29
Invité

La Ruffin propose une reconstitution, en fait, du nouveau Front populaire, une primaire qui engloberait Mélenchon, qui, visiblement, voudra mener sa vie. Donc, s'il y a bien un regroupement qui paraît assez impossible, c'est le regroupement entre une gauche modérée de gouvernement, incarnée par Raphaël Glucksmann dans le sondage qu'on a vu tout à l'heure, et Mélenchon, qui continuera son chemin quoi qu'il arrive.

7:54
Présentateur

Laurent Jacobili, est-ce que si Marine Le Pen ne peut pas être candidate, il y aura une primaire entre Marion Maréchal et Jordan Bardella ?

7:59
Laurent Jacobelli

Bien sûr que non. D'abord, nous espérons, et vous le savez, que Marine Le Pen soit candidate.

8:02
Présentateur

Oui, c'est pour ça que je disais si elle ne peut pas être candidate.

8:03
Laurent Jacobelli

Et puis, clairement, nous on a un duo, Marine Le Pen, Jordan Bardella, donc la question est vite répondue, comme disait un TikToker célèbre.

8:11
Présentateur

Vous avez référence ?

8:12
Laurent Jacobelli

Oui, merci. Donc, non, non, évidemment, il n'y aura pas de débat chez nous, mais la vraie question, c'est de savoir, est-ce qu'on continue avec la Macronie et ce type de système qui nous dirige, finalement, depuis 40 ans, où on fait une vraie alternance ? Et honnêtement, choisir un ancien ministre de M. Macron, qu'il était Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre d'État, etc., pour continuer, c'est continuer avec la dette, c'est continuer avec l'immigration, c'est continuer avec la sécurité, ou alors, on vote pour l'alternance que veulent les Français, et à ce moment-là, on vote pour Rassemblement National. Le vrai choix, il est là.

L'histoire du casting qu'on est en train de voir, que ce soit Pierre, Paul ou Jacques, qui réendossent le par-dessus de M. Macron...

8:46
Présentateur

C'est facile, c'est-à-dire qu'il y a une forme de... Voilà, le candidat s'impose, il n'y a pas de débat...

8:50
Laurent Jacobelli

Il y a des débats internes, on vote pour nos présidents...

8:53
Présentateur

Ah bon, il y aura un vote entre Jordan Bardella et Mario Morechal ?

8:56
Laurent Jacobelli

Voilà, et nous, on a une candidate naturelle qui s'appelle Marine Le Pen. Tout le monde ne peut pas en dire autant, c'est vrai.