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InterviewPCF - Parti communiste français (PCF)· 2 avril 2023 55 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSantéJusticeEurope & international

Fabien Roussel invité de Questions politiques - France inter, Le monde

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:15OuverteRéponse directe

    Sur la convention citoyenne sur la fin de vie, quelle est votre position ?

  • 12:23OuverteRéponse directe

    Comment articulez-vous la convention citoyenne et votre rôle d'élu ?

  • 13:49OuverteRéponse directe

    Le gouvernement parle de 'grand flottement' sur les retraites, vous y voyez du chaos ?

  • 21:14OuverteRéponse directe

    Sur les violences à Sainte-Soline, comment réagissez-vous aux propos de Darmanin ?

  • 25:10OuverteRéponse directe

    Gérald Darmanin évoque un 'terrorisme intellectuel' de l'extrême gauche, votre réaction ?

  • 28:05OuverteRéponse partielle

    Jean-Luc Mélenchon est-il excessif dans ses propos ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:27Fabien RousselChiffre
    « il y a aujourd'hui 26 départements sans unité de soins palliatifs 26 départements dont deux des Outre-mer Mayotte et la Guyane »
  • 15:16Fabien RousselChiffre
    « il y a eu 10 manifestations qui ont rassemblé plusieurs millions de manifestants »
  • 24:04Fabien RousselPromesse
    « j'ai déposé à l'Assemblée nationale un texte de loi demandant de rétablir l'échelle mobile des salaires et d'indexer l'ensemble des salaires sur l'inflation »
  • 33:48Fabien RousselFait
    « en Espagne il vote la retraite à 67 ans »
  • 35:24Fabien RousselChiffre
    « il y a eu un million de création d'entreprises »
  • 36:06Fabien RousselChiffre
    « 652000 auto-entrepreneurs ont été créés »
  • 53:08Fabien RousselFait
    « les crimes de Staline les goulags la répression nous les condamnons »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

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Locuteur

bonjour bonjour et bienvenue dans question politique le rendez-vous politique du dimanche midi à la radio sur France Inter à la télévision sur France Info en partenariat avec le journal Le Monde crise climatique crise sanitaire guerre en Ukraine intelligence artificielle qui pose des questions éthiques angoissantes malgré tout cela pour notre invité les jours heureux sont devant nous non nous ne recevons pas le psychologue Emile Coué de la Châtaigneraie bien connu pour sa méthode la méthode Coué mais bien le secrétaire national du Parti communiste français et on a hâte de lui demander ce qui nourrit un tel optimisme nous évoquons avec lui également sa décision pas se rendre à Matignon en invitation d'Elisabeth borne dans quelques jours mais aussi la stratégie de la nupestre semble tirer le grand le plus grand parti le rassemblement national fin de vie loi de programmation militaire sont également au programme de questions politiques dont l'invité vous l'avez deviné et le député du Nord et secrétaire national du Parti communiste Fabia Russell question politique

0:59
Non speech

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1:02
Locuteur

négrophe sur France

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Non speech

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Locuteur

Fabien Roussel dans un instant jusqu'à 13h en direct avec nous mais pour commencer l'émission comme chaque semaine le tour de table de nos trois éditorialistes évidemment préférez comme chaque semaine autour de la table Karine descart 2 France Inter bonjour Karine salut tout le monde c'est le très tôt pour la matinale exactement qui a bien dormi ce matin bonsoir bonjour et voilà bonjour Thomas bonjour Françoise et Cyril Graziani de France Télévisions bonjour Cyril bonjour il y a bravé le Marathon de Paris qu'il a peut-être couru d'ailleurs non oui bien ça se voit il a couru très important allez tous les trois un petit tour de table autour de tête de tête une tête en une d'un magazine une nouvelle tête dans notre paysage social et politique et une tête pas si isolée je commence avec la tête en une d'un magazine Cyril gradiani c'est avec vous et on a tous cru un poisson d'avril vendredi 31 vendredi 31 mars quand on a eu informations une ministre de la République en une de Playboy pour la première fois tambourine le cabinet de Marlène Schiappa puisqu'il s'agit bien de Marlène Schiappa alors Playboy ça rappelle Pierrette Le Pen vous vous souvenez c'était il y a très longtemps les photos étaient certes plus crues alors là il ne s'agit pas de poser nu mais d'aborder des sujets importants dans un magazine qui n'est pas connu pour promouvoir ses sujets crient en cœur la majorité Renaissance bien gêner aux entournures et qui se serait bien passé d'une telle polémique Elizabeth borne n'a visiblement guerre appréciée et cette sortie intervient quelques jours après la grande interview d'Emmanuel Macron sur France 2 et TF1 non dans pilgadget dans laquelle on apprend qu'un président pourrait quitter le pouvoir en cas de grave crise qui pourrait l'empêcher moi qui était abonné au Figaro aux Parisiens au monde cher Françoise s'il faut maintenant que je m'habituais à la lecture de magazine allez disons décaler la semaine dernière déjà on avait eu Olivier du soft qui avait donné cette interview à TÊTU interrogé sur la réforme des retraites il en avait surtout profité pour faire son coming out en soi ça ne peut être que saluer un ministre de premier plan qui annonce son homosexualité pour la jeunesse pour ceux qui ont tant de mal à le dire à le reconnaître c'est une grande avancée ce qui ne l'est pas c'est la temporalité comme pour tous les exemples cités avant à contretemps vous abîmer la cause que vous prétendez défendre en communication politique on ne sait tout est question de timing et quand vous essayez de détourner le regard des gens pour leur faire oublier les sujets tendus du moment bah ça ne marche jamais avec vous on découvre ensemble une nouvelle tête oui nouvelle tête pour diriger la CGT Sophie Binet qui succède donc à Philippe Martinez Sophie Binet qu'on ne connaît pas ou qu'on ne connaît peu et qui c'est imposé sur le fil à l'issue d'un congrès cette semaine particulièrement mouvementée alors pas de quoi bousculer l'autorité naturelle de Laurent Berger à la CFDT c'est lui le personnage central de l'intersyndical avec un discours clair son côté raisonnable ses propos modérés un style en tout cas qui séduit aujourd'hui 58% des Français si Français sur dix s'interrogés par odoxa Laurent Berger a gagné en quelques semaines 20 points de popularité alors que celles d'Emmanuel Macron continue de dégringoler de 10 points depuis le début du conflit sur la réforme des retraites avec désormais 23% seulement d'opinion qui lui sont favorables alors maintenant que va-t-il se passer mercredi tous les syndicats ont accepté de se rendre à Matignon en réalité ils n'ont pas accepté la date de mercredi ils l'ont imposé à Elisabeth borne qui leur avait plutôt suggéré de les rencontrer en début de semaine lundi ou mardi sauf que le mercredi c'est la veille de la prochaine journée de manifestation et il y a qu'un jour vous souvenez des explications d'Emmanuel Macron à 13h qui avait suffi à agacer à exciter bref à remobiliser fortement les opposants à la réforme des retraites c'est évidemment ce que vont tenter de rejouer les syndicats dans une espèce de pièce de théâtre aux portes qui vont claquer quand la Première ministre répétera une nouvelle fois qu'elle ne reviendra pas sur le paramètre de l'âge de départ à 64 ans le problème c'est que tout cela est tellement lisible c'est tellement visible qu'on en vient à se demander pourquoi Elisabeth borne m'a tient-elle ce rendez-vous manifestement elle tient à sa posture sacrificielle elle veut montrer qu'elle aura tout fait pour sauver cette réforme et que rien ou presque ne pourra être lui ne pourra lui être reproché et on découvre donc cette semaine la binette de Binet et avec vous Françoise une tête pas si isolée elle est à Matignon alors c'est pour prolonger ce que dit Karine sur cette rencontre de mercredi du côté de Matignon la semaine dernière c'était un isolement complet on s'attendait à ce que Élisabeth borne ses fonctions très prochainement dans l'incapacité d'élargir la majorité et de présenter une nouvelle feuille de route cette semaine elle a essayé de resserrer les rangs au sein du gouvernement elle a rencontré Edouard Philippe elle a rencontré Yaël Bron privé la présidente de l'Assemblée nationale elle a dîné avec des fournées de ministres et aux frontours de la table elle a quand même découvert un certain nombre de soutiens parmi les ministres qu'il a soutiennent fermement Stanislas Grigny fonction publique Olivia Grégoire PME Clément bonne transport au fond au cours de ces rencontres tous ces ménis qui n'ont pas tellement envie que le quinquennat se déporte à droite et vous voyez les offensives en ce moment de Darmanin ou de Lecornu tous ces ministres lui disent joue ta carte c'est celle de du désintéressement du dialogue social et c'est dans ce contexte là que la rencontre de l'intersyndicale mercredi a lieu alors évidemment elle joue gros là Elisabeth parce que si les syndicats claquent la porte tout de suite après la rencontre ça m'a fait par Paris si en revanche il y a une écoute et un constat de désaccord ça sera pas trop mauvais si au-delà du constat des accords il y a quand même peut-être des pistes de proposition émanant d'ailleurs des partenaires sociaux des syndicats sur le travail sur les carrières sur les salaires peut-être qu'il y a une possibilité de poursuite mais vous voyez la situation est très compliquée et encore très tendue et une semaine à haut risque qui s'annonce si je vous ai bien écouté tous les trois et on va accueillir notre invité du jour Fabien Roussel et l'invité de questions politiques France Inter question politique Thomas negarov bonjour Fabien Roussel bonjour à toutes et à tous et bon dimanche merci d'avoir accepté justement de passer un bout d’autres dimanche en autre compagnie en compagnie aussi de nos auditeurs et nos téléspectateurs dont je crois votre grand-mère et tout à fait qui me regarde qu'à 97 ans dans le Pas-de-Calais à Béthune alors je viens sur l'élément le plus chaud de l'actualité peut-être c'est cette convention citoyenne sur la fin de vie qui vient d'achever ses travaux elle préconise une évolution de la loi alors prudente notamment avec un effort très important sur les soins palliatifs mais tout de même elle se prononce majoritairement pour ce qu'on appelle une aide active à mourir quel est votre position sur ce sujet d'abord c'est un sujet qui transcende les partis politiques extrêmement sensible qui touche un intime en rapport que chacun a avec la mort ce que je retiens de ce débat et dans les enfin la vie qui vient d'être rendu c'est l'unanimité de tous pour dire il y a besoin de garantir à chacun l'accès aux soins palliatifs d'abord je le dis parce que on oriente beaucoup le débat sur suicide assisté ou euthanasie qui est un débat effectivement qu'il faut avoir les soignants eux souhaitent et préfèrent le suicide assisté parce qu'il ne préfère pas donner être donné la mort mais en tout cas on ne parle pas assez de l'accès aux soins palliatifs qui est quand même la mesure enfin le moyen le plus utilisé pour accompagner la fin de vie des personnes en grande préalable avant de toucher à la loi c'est à dire de développer fortement les soins palliatifs et ensuite de réfléchir peut-être à une aide active ou faire les deux soins palliatifs alors effectivement c'est ce que j'allais dire il y a une mission d'information qui a été menée à l'Assemblée nationale ma collègue Caroline Fiat en a été la rapporteur il y a aujourd'hui 26 départements sans unité de soins palliatifs 26 départements dont deux des Outre-mer Mayotte et la Guyane et bien souvent ça ça leur tombe dessus ce qui montre aussi le respect le non respect qu'il y a envers les habitants de ces territoires là 26 départements sans unité de soins palliatifs alors que les soins palliatifs c'est quand même le le lieu l'endroit où les personnes qui ont un le risque de de mourir le plus grand c'est là où il se rendent le plus souvent c'est là où il finissent leur jour le plus souvent il faut donner des moyens à nos hôpitaux de développer ses services ça coûte cher et donc effectivement moi je préconiserais que en même temps que nous modifions la loi en même temps il faut un engagement ferme et financier de l'État pour que il y ait des unités de soins palliatifs partout qu'il y a au moins une unité pour 100000 habitants c'est ce qui est préconisé dans la loi classique léonétique et c'est d'abord ça qu'il faut faire parce que accompagner respecter le mandat le malade respecter son choix notamment de de ne pas souffrir jusqu'à la fin c'est d'abord ça qu'il faut mettre en place et c'est ce que garantissent et les soignants et ses services dans nos hôpitaux publics alors sur la forme c'est 184 citoyens tirés au sort qui ont réussi à débattre dans la nuance des gens qui ont même changé d'avis en fonction des avis des uns des autres est-ce que c'est une leçon pour l'Assemblée nationale c'est un plus une leçon on voit les débats l'Assemblée nationale on se dit que peut-être des citoyens tirés au sort arrivent davantage à discuter à débattre et à trouver des positions communes ou est-ce que c'est des magot de le dire ah non c'est des magots de dire ça ben non mais enfin c'est facile vous aviez réussi à débattre que tout à fait tranquillement de ce sujet là mais bien sûr il y a pas besoin de maintenant mais c'est facile de dire ça mais ce qui est terrible c'est que le Parlement soit bafoué humilié mais j'espère qu'on va en parler mais quand même ça mais enfin dans l'Assemblée nationale dans les dans les hémicycles il y a toujours eu des débats passionnés dans l'histoire on va pas refaire ici mais d'accord mais interroger le gouvernement sur les raisons pour lesquelles il a choisi l'article 47-1 pour contraindre le temps du débat sur un réforme des retraites en 20 jours à l'Assemblée etc etc enfin c'est d'ailleurs ce que le Conseil constitutionnel risque de retenir comme raison pour juger ce texte de loi toujours est-il que je respecte profondément cette convention citoyenne je respecte profondément que des citoyens tirés au sort puissent aussi donner leur avis mais de dire que c'est mieux que le Parlement faut pas pousser non plus ça ne s'oppose pas alors ça ne doit pas s'opposer et je souhaite que le Parlement soit un lieu de débat d'amendement de contrôle de l'action du gouvernement puisque c'est aussi notre mission et que l'on puisse voter sur des textes et pouvoir décider ce qui n'a pas été le cas quand même 11 fois depuis le début de cette législature sur cette thématique de fin de vie comment vous voyez l'articulation entre ce que produit la convention citoyenne et votre rôle à vous d'élus c'est à dire est-ce que vous souhaitez un prolongement au Parlement est-ce que vous comment vous voyez les choses est-ce que vous pensez qu'il faut encore une expertise parlementaire ou bien que là vous avez la d'abord la convention citoyenne il y a le comité bioéthique aussi qui a rendu un avis je pense que maintenant nous sommes outillés pour pouvoir engager les débats soumis au Parlement de la loi est venue de manière des passionnée sereine libérer de toute pression religieuse politique dogmatique ah oui vous savez que nous nous sommes fervents de renommer la parole au peuple à chaque fois que c'est possible sur des grands sujets de société et pourquoi pas mais en tout cas là je dirais que le débat était quand même instruit il y a une attente de la part de nos concitoyens d'avancer là-dessus mais encore une fois une grande prudence il y a beaucoup de mais tout à fait y compris sur jusqu'où l'on va pour autoriser le suicide assisté ou l'euthanasie est-ce qu'il faut le faire pour des problèmes psychiatriques par exemple et on voit comment au Pays-Bas où ça a été mis en place depuis 20 ans je crois le nombre de personnes qui demandent le choisi il a été multiplié par 10 et ouvert aux malades de psychiatrique ce qui pose débat aujourd'hui pour savoir mais enfin on ne se bat plus pour vivre on permet de mourir et rapidement et ça c'est un vrai sujet éthique et c'est pour ça que on doit avoir ce débat sereinement avec nos concitoyens alors en préparant l'émission pour intitulé la partie qui s'ouvre sur les retraites on a tranché pour la notion de grand flottement les syndicats vont être reçus à Matignon mercredi on attend le Conseil constitutionnel dans 12 jours Elisabeth borne rappelle que la pose d'une loi ça n'existe pas est-ce que la notion de grand flottement elle vous semble collée à la réalité du moment oui encore je trouve ça gentil même il y a quoi vous le chaos c'est le grand chaos je l'ai annoncé je l'ai j'ai alerté sur le risque de chaos social dans notre pays si le président de la République et le gouvernement sont été restés inflexibles intransigeant par rapport au rejet des Français sur ce texte de loi on y est on est dans on sent qu'il y a une colère mais il y a pas de tente de démonstration de de chaos c'est pas donc on a pas des manifestations tous les jours quand même manifestation de tous les jours vous en voulez plus encore vous pouvez me dire à quel niveau on n'est pas en 1995 vous pouvez vous pouvez me dire à partir de quand les salariés le monde du travail et reconnu devient légitime quand il s'exprime et quand il n'a pas d'autre choix pour s'exprimer que de se mobiliser ça l'a fait plus de 50 ans que l'on n'a pas vu un mouvement social de cette ampleur il y a eu 10 manifestations qui ont rassemblé plusieurs millions de manifestants on peut partager avec la police enfin même les niveaux de la police comparé à ceux il y a 10 20 30 ans n'était pas à ce niveau là donc on n'a jamais vu ça on n'a jamais vu une unité syndicale un front syndical aussi important on n'a jamais vu dans les sondages d'opinion je suis pas un fervent défenseur des des sondages enfin même un rejet dans tous les sondages quel qu'il soit de 70% des Français deux tiers des Français en moyenne continue aujourd'hui de rejeter cette retraite à 64 ans enfin qu'est-ce qu'il faut mais de là parler de KO mais parce que le gouvernement en refusant d'entendre ce rejet massif de la population il crée une situation de blocage il se met lui-même dans une impasse et dans une situation totalement intenable ça devient un problème démocratique profond enfin mais maintenant comment font la porte de sortie c'est le conseil consuel donc cette ce flottement c'est au fond la période qui nous sépare de la décision du conseil qui est le monde c'est le Conseil constitutionnel va juger en droit il y a deux sujets il y a d'abord cette loi qui pourrait être jugée et recevable parce que elle a utilisé un article enfin le le loi de finances rectificative de la sécurité sociale alors qu'il n'y en avait pas l'urgence elle a utilisé une procédure d'urgence le 47-1 bon bref le Conseil constitue pourrait dire et ça il juge en droit et il va pas censurer des articles mais la Constitution il juge en droit d'ailleurs ça n'enlèvera vous êtes bien sûr qu'ils veulent jouer qu'en droit parce que beaucoup de s'inquiète d'un juge d'une décision qui pourrait être un peu politique aussi une décision politique parle mais non mais je respecte le Conseil constitutionnel et je dis que le rôle du Conseil constitutionnel est de juger en droit mais moi je suis responsable politique et nous comme les syndicats comme les Français c'est pas parce que le Conseil constitutionnel validera ou invalidera et si il dit bah non tout va bien que nous pour le coup on va dire bon ben c'est terminé notre opposition à cette réforme que nous trouvons injuste injuste socialement injuste pour tous ces hommes et ces femmes qui ont une vie au travail difficile pour ces femmes qui toujours avec leur carrière hachez devront travailler jusqu'à 67 ans pour pouvoir bénéficier d'une pension sans décote bref cette réforme elle restera toujours injuste et donc nous continuerons bien sûr de de nous battre et de nous y opposer il y a un deuxième sujet qui est au Conseil constitutionnel c'est la procédure de référendum le rip le référendum d'initiative partagée inscrit dans notre Constitution autant que le 49-3 pas plus pas moins sauf que c'est beaucoup plus long la procédure est très longue bien sûr enfin elle est plus alors imaginez imaginez que demain il y ait cette possibilité d'obtenir un référendum et qu'il y a une magnifique campagne citoyenne dans le pays pour obtenir ces 4800 000 signatures pour obtenir un référendum au terme de ces 9 mois d'abord c'est une magnifique campagne citoyenne démocratique c'est le plus bel exercice de nous dire tout de suite ça va pas possible et cetera laissez-moi un petit peu d'espoir laissez-moi un petit peu d'espoir s'il vous plaît laissez vivre et respirer la démocratie elle est tellement d'accord sous respiration sous oxygène en ce moment juste artificio respiratoire artificiel le référendum obtenir un référendum c'est une sortie par le haut de cette crise démocratique dans laquelle nous sommes c'est redonner la parole au peuple c'est apaiser le pays c'est une sortie pacifique et démocratique et donc je dis si vous pouvez me laisser finir que permettre d'avoir ce référendum y compris de construire une campagne pour un référendum citoyen on va faire campagne en disant aux gens prenez votre carte pas seulement au parti communiste mais prenez votre carte d'électeurs parce que on va réouvrir les listes électorales les gens vont pouvoir s'inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter au référendum on va avoir un débat instruit le gouvernement pourra dire voilà pourquoi cette réforme est bonne qui viendront avec leurs arguments et nous nous viendrons pour dire les notes et syndicat force politique de gauche nous serons unis ensemble pour dire pourquoi on veut se référadom et pourquoi nous voulons voter contre cette cette réforme des retraites Miss c'est magnifique c'est beau et c'est pour ça se battre pour magnifierai pas mais peut-être que le gouvernement vous dire peut-être pendant ce temps je promule le gouvernement alors là c'est c'est plus dans l'impasse qu'il va se mettre mais c'est dans leur nier s'il décide de promulguer son texte de loi alors qu'il y a une procédure de référendum en cours il va se mettre dans un un chaos législatif sans nom puisque dans un an s'il y a un référendum facile 4 millions 800 000 signatures sont réunis il n'y a référendum dans un an dans un an et demi qu'est-ce qu'il fait alors que la loi a été promulguée qu'est-ce qu'il va dire aux gens qui auront dû faire un trimestre de plus il est rend comment le trimestre aux gens enfin c'est pas possible il ne doit pas promulguer la loi et l'article 10 de la Constitution d'ailleurs le dit l'article 10 de la Constitution dit que le Président de la République peut décider de ne pas promulguer la loi et de remettre en débat des articles vous faites des manifestations en plus ou bien vous ou votre procédure de protestation c'est uniquement il ne vous a pas échappé que les manifestations ce n'est pas nous qui les décidons c'est l'intercydicale et vous savez que nous au Parti communiste français particulièrement nous sommes très respectueux de cette inter syndicale de ses choix et donc c'est ce sont eux qui décideront de la poursuite et s'il y aura d'autres manifestations en tout cas en ce moment il y a encore des salariés en grève en tout cas en ce moment il y a encore des salariés en grève il y a les raffineurs il y a les énergéticiens EDF il y a des verriers il y a encore des professions qui ont des métiers difficiles qui travaillent de nuit ou la pénibilité n'est pas reconnue et qui se battent pour ne pas subir cette réforme des retraites je leur rends hommage et il faut les écouter et il nous faut sortir par le haut de cette crise profonde dans laquelle elle pays mais vous pensez que par exemple c'est ne pas passer par la case Matignon la semaine prochaine alors que vous y êtes invité alors écoutez je vais vous faire une révélation il n'y a pas de volonté de notre part de ne pas respecter les institutions et j'ai eu l'occasion de le dire directement à la première ministre puisque j'ai échangé avec elle hier pendant une vingtaine de minutes au téléphone pour lui dire directement la raison pour laquelle nous parlementaire communiste nous déclinons son invitation non pas parce que nous ne voulons pas parler avec elle et d'ailleurs je dis regarder nous parlons c'est tiens sa demande c'est c'est elle qui m'a appelé et j'ai vu que c'était la première Mini je l'ai prise au téléphone bien sûr et nous avons parlé et donc nous avons parlé du texte de loi nous allons nous avons parlé et je lui ai demandé je dis madame la Première ministre est-ce que si on vient vous voir on vous mettiez sur la table la réforme des retraites et donc la pause le non promulgation la suspension etc non non elle m'a dit clairement que l'ordre du jour n'est pas de mettre sur pause la réforme des retraites les syndicats ils vont y aller et ils vont entendre ce que moi j'ai entendu de la bouche de la première ministre il n'y a rien réputé sur cette réforme des retraites j'ai même comme la première ministre me dit de toute façon il faut attendre le Conseil constitutionnel faut attendre le 14 avril alors qu'est-ce que ça va pour qu'on se voit avant le 14 mais quand je lui dis mais si le Conseil constitutionnel invalide quelques articles les articles que vous présentez comme excellent et cetera un qui est là un petit peu la pommade pour une réforme très très dure et qui fait mal vous faites quoi ah bah dis bon la maintient quand même attends je lui ai dit vous avez la peau dure coriace et quel espace de discussion nous avons 0 c'est pas une porte qui s'ouvre dans laquelle on met le pied c'est une porte fermée que l'on a encore c'est pas possible quand même tout ce qu'on appelle un volet sur la pénibilité l'emploi des seniors le partage de la valeur les salaires les basses salaires ça vous dit qu'il y a aucun grain moule on veut pas en entendre parler j'ai déposé à l'Assemblée nationale un texte de loi demandant de rétablir l'échelle mobile des salaires et d'indexer l'ensemble des salaires sur l'inflation pour que tous les salaires évoluent pas seulement le SMIC nada rien niet 0 aucune discussion de quoi voulez-vous qu'on parle enfin aujourd'hui les français demandent le retrait de cette réforme nous n'avons qu'une vie nous n'avons qu'une vie et cette vie eux ils nous demandent de la remettre encore au travail 2 ans de plus quand les vies pour beaucoup elle est brisée justement sur l'atelier de travail sur les poubelles qu'on tire dans les usines sur les chaînes de montage de Renault de Peugeot et nous on nous n'avons qu'une vie nous la brise la seule chose que demande les Français c'est que l'on retire cette réforme et tous les Darmanin du monde et tous les Macron du monde ne diront ne pourront pas faire taire un peuple qui exige du de la justice sociale ils pourront faire tout ce qu'ils veulent nous continuerons de nous battre pour exiger ce respect ce respect du monde du travail et donc nous continuerons pour jusqu'au bout pour demander le retrait de cette réforme

25:09
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25:10
Locuteur

France Inter hashtag question Paul Fabien Roussel l'invité de questions politiques jusqu'à 13h vous parliez justement de Gérald Darmanin on sent bien que le gouvernement est pressé un peu de passer à autre chose ce matin dans le Journal du Dimanche une charge très lourde du ministre de l'Intérieur évoquant le terrorisme intellectuel de l'extrême gauche ciblant en particulier les parlementaires de la nupes et évoquant la naissance d'une section anti ZAD comment est-ce que vous entendez tous ces propos du ministre de l'Intérieur d'abord je souhaiterais qu'il n'y ait pas d'amalgame entre ce qui s'est passé à Sainte-Soline et les mobilisations puissantes et pacifiques qui se sont déroulées depuis plus de deux mois dans le pays contre cette réforme des retraites et je sens c'est pas la je sens qu'il y a un glissement qui est en train d'être fait sur les deux sujets qui n'ont rien à voir rien à voir parce que la manière dont l'Inter syndicale a organisé ce mouvement à planifier ces manifestations les a déclarés les a déclarés avec les forces de police le ministère de l'Intérieur et elles se sont toutes sauf les dernières là mais on peut en parler pourquoi mais elles se sont toutes déroulées dans les plus belles manières dans 300 villes de France depuis deux mois il y a des manifestations qui se déroulent de la plus belle des manières alors je le dis tranquillement monsieur Darmanin pas d'amalgame entre ce qui s'est passé et la violence dure qui s'est déroulée à Sainte-Soline et le calme et la détermination des salariés qui s'opposent à cette réforme dans 300 villes de France depuis plus de deux mois vous avez le sentiment que le gouvernement je ne sais pas si c'est le mot mais espère en tout cas cette amalgame dans la tête des Français oui tout est fait aujourd'hui pour substituer aux images des manifestations des manifestants pacifiques bienveillants joyeux parfois en famille tout est fait pour substituer à ces images celles de des Black Blocs et des affrontements avec les forces de l'Orne et c'est terrible parce que je vois bien le jeu auquel joue le gouvernement de diviser les Français de faire monter l'opinion contre les organisations syndicales contre le mouvement en utilisant les incidents le gouverne en utilisant les incidents de sainte Soline Jean-Luc Mélenchon est-ce que vous trouvez que c'est excessif mais qu'il parle avec Jean-Luc Mélenchon moi je suis pas le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon loin de là non mais est-ce que aujourd'hui j'en veux surtout à ces déclarations du gouvernement qui quelque part souhaite transformer retourner l'opinion contre les organisations syndicales et contre ce mouvement pacifique qui est organisé en opposition à cette réforme des retraites et c'est terrible de faire ça il souhaite briser le mouvement et diviser les Français nous ne tomberons pas dans ce jeu là et puis vous savez la répression syndicale parce que je peux parler aussi des syndicalistes qui sont arrêtés chez eux et emmenés et placés en garde à vue je pense à mes camarades d'EDF qui ont été placés en garde à vue parce qu'ils ont placé en heure creuse des familles qui étaient en heure pleine pour montrer qu'ils étaient les Robins des bois je pourrais parler de des réquisitions qui sont faites pour empêcher les éboueurs de poursuivre leur mouvement ça c'est très pression que le gouvernement joue pour éteindre le mouvement oui je la dénonce et je pense que Monsieur Darmanin devrait plutôt s'interroger sur le respect de notre démocratie dans notre pays et je lui pose une question pourquoi après 10 manifestations pacifiques puissantes comme jamais on a vu dans notre pays nous ne sommes toujours pas entendus petit l'imaginer un seul instant que cela ça peut provoquer de la colère mais Fabien Roussel les images de sainte Soline elles existent la montée de la violence elle existe mais on peut parler de son solide donc on change de sujet et on peut parler de vous appeler moi sur Sainte solide mais je l'ai dit je peux le redire ici il y a pas d'exclus il y a rien j'ai déjà dit que cette violence qui est utilisée par les Black Blocs pour faire passer un peu des Black Blocs ou des groupes non des groupes ultra violents cette violence faire passer un message par la violence je le condamne je ne le soutiens pas je ne suis pas d'accord je ne lui trouve aucune excuse à celles et ceux qui font ça je ne leur trouve aucune excuse est-ce que c'est pas le mignon effectivement vous n'avez rien est-ce que jeudi ce qui est terrible c'est qu'après non mais vous faites le lien avec des manifestations pacifiques oui des retraites c'est pas le sujet on parle de sainte Soline ce que je regrette c'est que dans notre société aujourd'hui on ne se parle plus on ne se parle plus nous sommes une société mais peut-être là on a l'impression d'un bloc dans une démocratie malade une démocratie malade en fin de vie et je suis et où je suis meurtri que à cause de cela il y ait des gueules cassées des gens amochés abîmés qu'ils soient manifestants ou qu'il soit gendarmes ou policier parce que je pense autant à l'un qu'à l'autre autant à leur famille qui aujourd'hui sont alors chevet et je regrette que dans ma France dans mon pays on en arrive à ce niveau d'affrontement et de violence parce que nous ne nous parlons plus c'est le dialogue qui doit primer la démocratie pas c'est pas seulement une constitution des règles un 49-3 et donc ça s'applique la démocratie c'est aussi un sens du dialogue que l'on doit avoir et notamment quand on est chef de l'État quand on est ministre de l'intérieur quand on est quand on est première ministre et quand on est quand on est et quand on est un député communiste on défend ce sens du dialogue du respect du débat de l'apaisement d'abord et je n'appelle pas moi mais je n'appelle pas moi a des manifestations violents mais quand quand Elisabeth band veut prendre la parole et que des députés de votre bloc l'empêche de s'exprimer est-ce que c'est pas empêcher aussi le fonctionnement vous savez tout pour que la nuit pêche ne vote pas sur l'article 7 à l'Assemblée nationale est-ce que ce n'est pas de la violence est-ce que c'est pas une contestation de mais j'ai eu l'occasion de m'exprimer là-dessus mon groupe a eu l'occasion de mais genre André Chassaigne a eu l'occasion et moi je l'ai dit je regretté nous avons regretté j'ai regretté Parti communiste français à regretter profondément que nous n'ayons pas eu le débat sur l'article 7 et même moi je le disais de voter comme nous le demander l'interseyndicale car là nous aurions vu que le gouvernement était en difficulté et il aurait peut-être eu à utiliser le 49-3 bien avant je le regrette profondément l'hémicycle l'Assemblée nationale doit être un lieu de débats ne jouent pas avec le feu et je là je cite Jean-Luc Mélenchon est-ce que il joue pas avec lui en contestant le rôle du Parlement peut-être le Conseil conditionnel plus tard il y a pas une déstabilisation il a il y a certainement cette responsabilité là de la part de ceux qui veulent bordéliser l'Assemblée nationale et en faire un lieu de foire je le dis vous êtes d'accord malin donc je le redis aussi je redis aussi et d'ailleurs je l'ai dit à la première ministre hier j'ai fait quand elle me dit mais pourquoi vous voulez pas me parler mais je dis mais je veux je vous parle là mais entendez entendez notre colère de parlementaire je suis élu depuis moins d'un an j'ai été privé de mon vote 11 fois et je l'ai été privé sur une réforme majeure qui celle de la réforme des retraites comment voulez-vous nous nous sentons pas respectés comment voulez-vous qu'on vous respecte comment voulez-vous qu'il n'y ait un dialogue entre nous quand nous-même nous sommes à ce point humilié et bafoué quand je rentre dans ma circonscription comme là hier j'étais encore au repas d'une d'une association de sportive mais je fais ça tous les week-ends les gens m'interpellent en me disant mais c'est un dictateur Macron ce gouvernement est autoritaire on est pu en démocratie alors moi je veux pas dire que je modère mais je me prends ça moi on me dit Monsieur Roussel ne vous servez à rien vous vous votez plus à quoi ça va servir de voter maintenant vous vous rendez compte à quel point le pays est abîmé la violence du 49 du 49-3 j'entends monsieur Darmanin qui parle de terrorisme intellectuel mais la violence du 49-3 et la violence pour ceux à qui on va demander de travailler deux ans de plus quand ils ont déjà le dos brisé les bras cassés cette violence là la violence quand on n'écoute pas un mouvement social aussi puissant que l'on n'a pas vu depuis 50 ans vous mais vous imaginez un peu ce que le problème quand même c'est que je vais expliquer ça la première ministre le problème c'est que cette semaine en Espagne il vote la retraite à 67 ans ah oui c'est incroyable ça mais bien sûr mais vous avez creusé un petit peu vous allez voir comment que ça se passe vous avez vu un petit peu que dans ces pays où on met la retraite à 65 ou 67 ans on peut aussi partir dès qu'on a 40 ou 42 à nuités vous avez vu qu'il y a deux manières de calculer vous avez vu aussi que dans ces pays où ils ont déjà mis en place la retraite à 65 et 67 ans le niveau de pauvreté chez les retraités et vous savez pourquoi parce que comme ils peuvent pas atteindre cet âge là pour partir ils partent plutôt avec des décote résultat des courses ils sont pauvres plutôt et plus que chez nous et bien moi c'est ce n'est pas ce que je veux pour mon pays je ne veux pas de retraité pauvre il y en a déjà beaucoup beaucoup aujourd'hui moi ce que je veux c'est que après une vie au travail et nous nous proposons 37 années et demi de cotisations après une vie au travail que nous ayons droit à une vie de bonheur et nous disons qu'il y a suffisamment de richesses produits dans notre pays et en plus c'est richesses c'est nous qui les produisons nous disons qu'il y a suffisamment de richesses produites dans notre pays pour garantir à chacun le progrès social une retraite juste des 60 ans et nous disons même qu'on peut même produire plus de richesses dans notre pays si nous rien industrialisons la France si nous garantissons un emploi à chacun et à chacune si nous garantissons l'égalité salariale entre les femmes et les hommes enfin mais pourquoi tout ces pans là de notre société nous ne l'abordons pas le Macron objectifs de Macron le plein emploi il est où hein il est loin et elle s'a mais vous rigolez quoi non mais vous voulez que je vous emmène avec moi dans mon tour de France dans l'impression voir ceux qui le plaisir voir celles et ceux qui le perdent leur emploi en coulisse sans rien dire parce que par exemple à Peugeot on supprime 1200 emplois en départ volontaire parce que amishnin on supplie 1700 emplois en 3 ans en départ volontaire la 300 cette année est-ce que cette crise il y a eu un million on m'a dit on me dit c'est énorme celle-là non je la fais parce que là je l'adore il y a eu un million de création d'entreprises c'est énorme et champion du monde 652000 auto-entrepreneurs ont été créés en fait c'est plus des entreprises qui se créent c'est des auto-entreprises les gens les gens se créent des micro-entreprises enfin c'est pas l'industrialisation du pays ça quand Renault et Peugeot continuent de délocaliser la production de leur véhicule en Chine après on peut alors faire la guerre mais enfin toujours est-il qu'on continue de d'envoyer nos productions de voitures là-bas donc franchement il faut arrêter hier j'étais avec les salariés de Bénédicta à Seclin ils me disent on est en lutte pour les retraites bah non pour les salaires et parce qu'on vient d'apprendre que le groupe vient d'investir en Espagne pour faire la même chose qu'on produit ici mais je leur mais c'est Bridgestone qui va se passer c'est ça n'a rien industrialisation du pays avec l'argent public est-ce que ces électeurs c'est travailleurs de Bénédicta ou d'autres vous craignez qu'il tombe dans les bras du rassemblement national non pourtant c'est ce qui se passe depuis quelques années et ce qui pourrait se passer dans les vous craignez pas ça veut dire deux choses non non mais parce que je circule beaucoup je dirais j'écoute beaucoup là je viens de finir un tour de France où je suis allé dans toutes les régions de France dans les sous-préfectures justement rencontrer des salariés des Français qu'est-ce que je constate sur ces deux mois de lutte dans laquelle nous sommes encore c'est que beaucoup de gens qui ont manifesté sont pas tous de gauche dedans il y a des gens qui votent plus dégoûtés de la politique et de gens il y a même des gens d'extrême droite c'est ces personnes c'est salarié ces hommes et ces femmes qui manifestent écoute ils découvrent à travers la lutte le débat qui existe dans le pays entre le capital et le travail ils ont entendu les arguments des syndicats ils ont entendu les arguments du syndicats disant qu'il y a d'autres moyens de financer la réforme des retraites et le progrès social les richesses les milliardaires les bénéfices le capital ils ont entendu les forces de gauche nous avons fait plus de presque 100 meeting ensemble et nous avons expliqué aussi comment on a défendu des amendements pour financer autrement de réforme des retraites etc je pense devenir de gauche non je pense que les consciences ont bougé je pense que les consciences ont bougé entre les deux projets qu'il y a défendus par le capital qui fait du travail une source de profit et nous la gauche et les syndicats qui font du travail une source de richesse d'émancipation pour répondre aux besoins du pays et Marine Le Pen et Marine Le Pen c'est quoi son projet parce que les gens on en débat dans les manifestations c'est quoi le projet de Marine Le Pen c'est je supprime les cotisations sociales pour augmenter les salaires ah bon que devient la sécurité sociale nada rien elle va transformer la sécurité sociale en une grande assurance privée parce qu'il n'y aura plus rien pour la financer et donc nous le disons partout aux salariés le Front national c'est le meilleur allié du capital avec elle finit la sécurité sociale parce qu'il n'y aura plus de cotisations et donc je leur pose la question à chaque fois à ceux qui pensent au Front national c'est quoi le programme Marine Le Pen de l'extrême droite et comment les financer la sécurité sociale pour la retraite zéro mais vous allez pas faire une fake news vous aussi non mais soyez précises c'est la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler et qui sept ans entre 17 et 20 ans sinon c'est 62 ans et 42 à nuités mais enfin c'est c'est quoi cette réforme c'est quasi ce qu'on a aujourd'hui c'est rien du tout donc elle tue la sécu elle n'arrange rien pour les pour les salariés pour les ouvriers pour l'égalité salariale entre les femmes et les hommes pour les carrières hachées elle ne revient pas sur cette cette date de 67 ans donc vous nous dites que c'est la gauche et sa proposition pour financer les retraites faites des mômes elle transforme les femmes en utérus mais enfin mais il faut c'est travail famille patrie l'extrême droite n'a pas changé c'est le retour de Pétain mais il faut le dire en français et ce combat là ça nous le disons nous l'expliquons français et je pense que les consciences ont évolué alors peut-être que Marine Le Pen surf en tête des sondages mais on peut regarder aussi qui il y a derrière et derrière il y a des responsabilités il y a les responsables syndicaux qui ont montré leur grande responsabilités et je leur rends hommage il y a derrière des responsables politiques de gauche dont je fais partie humblement avec d'autres il y a les parlementaires de gauche du Sénat de l'Assemblée nationale et bien je dis qu'il y a une équipe aujourd'hui il y a une coalition et nous sommes prêts nous sommes nous le visage de ce la qui pourrait demain gouverner et enfin mettre des réformes de progrès social les réformes des jours heureux pour notre pays c'est tout mon combat elle est fragile quand même encore l'équipe de 2027 que vous dessinez là non moi j'ai confiance parce que je suis communique communiste donc optimiste ajustement tiens votre livre j'avais envie d'y venir quand même les jours heureux sont devant eux c'est une posture cette optimisme c'est une façon de se présenter au monde où c'est une chose que vous avez vraiment chevillée au corps posture on essaie mais enfin mais ce serait terrible et mortifère si on ne portait pas l'espoir d'un changement pas d'une alternance mais d'une alternative à notre pays de répondre à ce besoin d'humanité on a besoin de retrouver le goût de l'être humain d'aimer les gens de se mettre au service de la communauté nationale et pas au service vous allez minorité c'est ce projet que nous portons en minorité d'actionnaires une minorité de financier c'était ce pour qui travaille monsieur Macron et les autres d'ailleurs Macron lui qu'est-ce qu'il fait lui soigne son CV parce que il a fini le job dans trois ans et il va être pris hein c'est le président LinkedIn que je l'appelle donc les autres mais nous nous portons un projet d'émancipation humaine de fraternité de réconciliation de la France et c'est pour ça que je parle de jours heureux quand on en a besoin je mets à chaque fois une petite page nous c'est qui d'abord nous le Parti communiste français parce que nous sommes porteurs de ça ça va être au cœur de notre congrès qui se tient dans 10 jours à Marseille je présenterai à l'issue de nos travaux le projet que nous portons pour la France une France libre forte et heureuse comme ça je vous donne déjà la structure et ensuite et ensuite Roussel comment peut-on juste et nous le nous c'est nous et ensuite nous nous voulons avec les autres forces de gauche progressistes républicaine de notre pays donc pas les instruments pour construire disons alors là les gens ne le voit pas la télé peut-être mais moi j'ai vu un petit sourire pas du tout vous avez dit oh là là il y a une posture l’œil vous avez dit républicaine c'est-à-dire nous voulons construire une union des forces de gauche et écologique pour pouvoir ensemble dire que nous sommes prêts à gouverner et je rajoute et c'est très important et nous souhaitons le faire ça c'est la parole communiste mais je pense qu'elle est plutôt partagée nous souhaitons le faire en accord en phase en lien avec les organisations syndicales c'est une grande différence avec Monsieur Macron et avec Madame Le Pen qui n'aime pas les syndicats oui mais moi c'est la réponse que je vous fais c'est-à-dire que nous parlez de Rémi est-ce que vous considérez que certaines composantes de la nuque aujourd'hui ne sont pas républicaines et que vous ne pourriez pas que je pense qu'on a des ajustements des éclaircissements à faire sur la manière dont nous devons et respecter les institutions et en même temps exprimer notre volonté de les transformer ce qui est notre cas moi nous nous respectons les institutions nous souhaitons aussi les transformer et le faire de manière démocratique et sans sans violence sans soyons clairs vous visez Jean-Luc Mélenchon là dans ce que vous dites pas on sent que ça vous agace quand on a même produit à chaque fois ben non mais pas du tout mais c'est parce qu'en fait pour tout vous dire c'est que nous la manière dont nous concevons le rassemblement c'est d'abord avec les Français c'est ensuite avec les forces de gauche et de progrès disponibles et pour nous il y a pas d'homme providentiel et pour nous il y a pas d'homme providentiel quel qu'il soit y compris je me l'applique à moi ni homme ni femme d'ailleurs il y a pas d'homme providentiel vous imaginez que derrière ce puissant le principe de la 5e République quand même hein mais cette cinquième république qui tourne autour d'un homme on voit quel mal elle nous fait aujourd'hui à l'Elysée et qu'il vit hors sol monsieur Macron et donc il faut revenir là-dessus et c'est pour ça que vous êtes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon mais bien sûr mais c'est pour ça que je vous dis que on trouvera avec les collègues de gauche avec qui je siège à nationale le moyen de converger sur cette république que nous voulons construire mais l'exigence démocratique qui s'affirme aujourd'hui le rejet de Monsieur Macron l'homme isolé seul dans son palais son mépris et bien ça fait naître un autre désir que nous souhaitons porter nous c'est le désir d'avoir le respect des Français mais porté par une équipe c'est pas un homme ou une femme qui doit représenter le changement le nom on veut nous moi ce que je souhaite c'est que nous soyons représentés par une équipe par des visages et quand je vois c'est ces deux mois de meeting en commun que j'ai fait avec mes collègues insoumis écologistes socialiste mais aussi de la gauche républicaine et citoyenne de génération avec des syndicalistes mais je me dis mais quelle force nous avons en France le progrès social le changement il est là c'est nous tous et nous autres comme on dit dans le Nord nous sommes là et ce sont tous ces visages que je souhaite présenter aux Français pour dire regarder l'alternative il est là le changement il a porté de main mais les syndicats vont pas si bien si on observe ce qui s'est passé notamment cette semaine congrès de la CGT on a un syndicat qui apparaît en miettes donc comment est-ce qu'il va réussir à ce relever je trouve que les syndicats vont plutôt bien le rang berger Philippe Martinez Frédéric Souillot François homery Benoît thèse de la FSU cette interseyndicale avec ses organisations de jeunesse ont montré justement comment ils ont été merveilleux d'entente d'unités et aujourd'hui encore et Sophie Binet qui arrive à la tête de la CGT c'est une très bonne nouvelle c'est quelqu'un que je connais que j'ai déjà rencontré et à l'issue de cette de ce congrès il y a une CGT soudée avec un bureau qu'on fédéral solide avec beaucoup de personnalités à l'intérieur de gros syndicats c'est une chance pour notre pays d'avoir une CGT unie et toujours présente au sein de cette interdite sera demain matin à 18h20 sur l'antenne mais vous savez que ce mouvement des retraites là pendant deux mois on n'a jamais autant travaillé ensemble enfin nous en tout cas les communistes les parlementaires communistes je pense à Ilian assassy André Chassaigne pierre d'arriville on nous avons quasiment parlé tous les jours aux responsables syndicaux ça nous est des liens c'est ça que je veux faire passer comme message ça nous est délit entre nous tellement fort entre responsable politique on se connaît on se parle tous les jours mais le jeu donc est-ce que c'est le problème ou pas ça par exemple c'est quoi Sadika réformiste mais c'est quoi ça c'est il y a des syndicats pour être un syndicat réformiste capable de discuter de négocier avec un gouvernement pour parce que vous connaissez le syndicat qui est pas capable de discuter je connais des syndicats plus radicalisés plus radicaux ouais et donc aujourd'hui on a une CGT qui était habituellement je pense qu'en fonction des sujets ils décident de signer ou de pas signer un accord et bien vous savez tout mais ils sont tous dans la discussion ils participent à toutes les discussions à toutes les invitations sauf que là ils sont comme nous parlementaires humilier alors justement comment un gouvernement peut-il encore gouverner quand il a rompu tous les liens avec les organisations syndicales vous vous sentez humilié bafouez vous n'irez pas avoir Élisabeth martyrisé mais je serai libéré tout à fait comme Paris en revanche vous irez devant l'Élysée manifester c'est quoi et on sait pas une manifestation je voudrais rassurer toutes celles et ceux qui s'inquiètent je l'ai dit à la première ministre nos stress tout va bien se passer elle était inquiète du géraldman tout va bien se passer pas de problème respectez-nous respecter la démocratie et tout va bien se passer les parlementaires saints de leurs écharpes seront devant l'Élysée pour remettre une lettre de manière solennelle au président de la République lui demandant enfin de prendre la main et de retirer cette réforme des retraites nous le ferons dans le respect des institutions il ne s'agit pas de manifester vers l'Elysée mais nous allons nous retrouver devant l'Élysée à 11h pour remettre cette lettre et une délégation sera reçu voilà de la manière la plus correcte et républicaine qui soit et c'est tout ce que nous faisons vous allez être reçu une délégation sera reçu nous en avons fait la demande et ça se construit oui oui allez quelques questions pour terminer l'émission votre regard sur la la programmation militaire Sébastien Lecornu sera discuté mardi mais Sébastien Lecornu a défini les grandes lignes ce matin dans le Parisien on évoque un nouveau porte-avion qui remportera le Charles de Gaulle on évoque aussi un doublement du budget militaire vous évoquez tout à l'heure une France libre et ce que pour vous ça correspond à cette idée de la liberté de la France que vous faites ah mais vous savez qu'une France libre et c'est l'honneur du Parti communiste français ça a toujours été de dire que nous avions besoin d'une défense nous avons besoin de préserver les intérêts du pays de protéger nos ressortissants qui sont à l'étranger pour ça nous avons besoin d'une armée d'une armée qui soit modernisée formée et nous étions nous plutôt favorables à une au service national plutôt qu'à une armée de professionnelle ça dont acte c'est passé voilà aujourd'hui on en est là en tout cas aujourd'hui et je siège à la commission Défense de l'Assemblée nationale et donc j'ai eu l'occasion de d'en parler avec le ministre le Cornu oui il y a besoin de moderniser notre armée qui a été sous doté pendant de nombreuses années mais mais en revanche quand on passe de 32 milliards d'euros par an en 2017 à 69 milliards d'euros en 2030 c'est plus que du doublé jeudi stop c'est trop enfin on demande aux Français de faire des efforts on est en train ils sont en train de mettre le pays à feu et à 100 pour 12 milliards d'euros de déficits dans notre système de retraite attention en 2030 là pour 12 milliards d'euros ils mettent le pays à feu et à 100 et on va faire passer le budget des armées de 32 milliards par an à 69 milliards d'euros par an je dis c'est trop s'il y a de l'argent pour les dépenses s'il y a de l'argent pour les dépenses militaires à ce niveau il y en a pour le progrès social pour nos services publics pour nos hôpitaux pour nos écoles pour notre système de retraite et c'est ce que j'ai dit au premier au ministre de la Défense les Français ne comprendront pas ne comprendront pas qu'il y ait un tel niveau d'engagement des dépenses donc que le budget augmente oui à ce niveau là mais les Français savent qu'il y a une guerre en ce moment aux portes de l'Europe oui bien sûr mais je serai curieux de savoir si les Français sont d'accord qu'on fasse plus que doubler le budget des armées c'est ça que je dis je dis pas qu'il vaut pas l'augmenter mais je dis plus que doublé et on parle pas de millions de centaines de millions on parle de dizaines de milliards par an est-ce qu'on peut raisonner comme si on n'était pas dans un monde où la tension internationale monte la guerre est à nos portes et on a quand même des remises en cause des démocratie un peu partout dans le monde et vous vous êtes en train de rêver d'une France heureuse mais madame c'est ce que je dis mais écoutez-moi plus souvent je le dis tous les jours comment peut-on aujourd'hui imposer une réforme des retraites pour 12 milliards d'euros en faisant comme si il y avait pas de guerre aux portes de l'Europe comme s'il y avait pas une inflation qui frappait durement le porte-monnaie de nos Français comme s'il y avait pas une facture énergétique était multipliée par 10 pour des boulangers des artisans et pour les Français ceux qui habitent dans les logements sociaux de nos HLM comment peut-on mettre le pays à feu à 100 alors qu'il y a tous ces problèmes à nos portes c'est grave c'est extrêmement grave vous avez je suis tout à fait d'accord avec vous et donc aujourd'hui l'heure l'heure est à l'apaisement à traiter ces sujets et s'il y a de l'argent à mettre il faut en mettre pour moderniser notre temps il en faut aussi pour nos écoles pour nos hôpitaux pour nos enfants on a et pour nos soignants on parlait du conflit ukrainien pourquoi vos députés cette semaine n'ont pas voté la résolution qualifiant de génocide l'extermination de millions d'ukrainien par Staline d'abord parce que d'abord je et le lot de mort qui s'est passé donc c'est deux à 4 millions de personnes mort à la fin en 1930 suite à une famine l'extermination qui a touché des Ukrainiens de la République du crâne soviétique de l'époque une note des Russes des casaques ça a touché des millions de personnes et pas seulement ceux de la de la république soviétique du crâne donc c'est un ou pas c'est mort personne ne les conteste et je voudrais dire avant pour qu'il y ait pas d'ambiguïté les crimes de Staline les goulags la répression nous les condamnons je les condamne je l'ai déjà dit des millions de fois il y a aucun état d'âme pour condamner les crimes ce n'est pas un génocide en tout cas pour ceux qui concerne cela la raison qui a motivé le vote de mes collègues c'est que ici il y a un débat il y a un débat chez les historiens sur est-ce que ça a été intentionnel de la part de Staline de provoquer une famine pour qu'il y ait et qui est la raison d'un génocide qui est juridiquement traité par le traité de Rome et c'est la Cour pénale internationale qui juge là-dessus comme il y a des bâches à des historiens nous disons nous qu'il n'y a pas lieu de de de de de trancher ce débat il existe ce débat il est fort et donc nous avons préféré donc ne pas donner suite en plus il y a une opportunité politique et saisie qu'on a le gouvernement parce que nous ne voulons pas trancher ce débat c'est par les historiens merci merci beaucoup Fabien Roussel merci à vous notre invité on se retrouve dimanche prochain pour un nouveau numéro 2 question politique

54:27
Non speech

[Musique]

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Locuteur

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