Face à Face : Clémentine Autain - 17/04
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Apolline Matin Face à face
Apolline de Malherbe
Il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Clémentine Autain Bonjour Apolline de Malherbe Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis Et ce matin on est pile entre la promulgation de la loi Après la validation par le Conseil constitutionnel Ça c'était ce week-end Et Emmanuel Macron qui fera une élocution très solennelle Ce soir à la télévision à 20h Qu'est-ce que vous en attendez ?
Est-ce que vous en attendez quelque chose ? J'attends un président de la République Dans la situation dans laquelle nous nous trouvons Qu'il atterrisse Qu'il atterrisse c'est-à-dire qu'il comprenne Que les Français ne veulent pas transformer Les deux pires années de travail Enfin les deux plus belles années de la retraite En deux pires années de travail C'est ce qu'a fait le gouvernement Alors attendez refaites-je parce que du coup Excusez-moi Allez-y ce que je sens
J'ai préparé celle-là Quand on se prend les pieds Il faut être honnête
C'est en général qu'on l'a apprise par cœur Alors allez-y Je l'ai dit beaucoup de fois Donc là je l'ai dit à l'envers Mais je pense que tout le monde la comprend C'est qu'en fait les deux plus belles années de retraite C'est de 62 à 64 ans Et que là il va les transformer en deux pires années de travail Pour l'écrasante majorité des salariés Et c'est ce que les Français ne veulent pas Et donc il faut qu'il apaise cette colère Et qu'ils comprennent Donc j'attends du Président de la République Qu'il atterrisse Et donc qu'il abroge cette loi C'est ce que veulent les Français Il ne va pas l'abroger alors qu'il l'a promulguée Vous me posez la question J'attends du Président de la République Qu'il augmente les salaires Et qu'il bloque les prix Parce que le problème majeur des Français aujourd'hui C'est qu'ils sont pris à la gorge Et que vous avez vu comme moi A quel point le moindre panier que vous faites Panier d'alimentation quand vous faites vos courses On est dans des niveaux qui sont des niveaux insupportables Vous avez 42% des Français les plus précaires Qui ont supprimé un repas par jour Un repas par jour On ne va pas faire toute la liste Les Français la connaissent Ils la connaissent par cœur Mais parfois il y a des domaines qu'on ne connaît pas Ou parce qu'ils ne nous concernent pas directement Je vais prendre un exemple C'est les couches J'ai été frappée Vous avez une augmentation du paquet de couches Qui est de 1,25 centime Pour tous les parents c'est insupportable Pour tous les parents qui ont des bébés C'est insupportable Vous avez le prix du sucre Ça concerne tout le monde Mais quand vous passez de 75 centimes A 1,50 euro en 3 mois C'est insupportable Et pendant ce temps-là Vous avez des salaires Qui sont des salaires comprimés Est-ce que le Président de la République Comprend cette situation ?
Est-ce que le Président de la République Est capable de trouver les mots Sur la crise de régime Que nous traversons ? Peut-être aura-t-il lu Libération ce matin Qui en une dit Que 76% des Français Estiment que la démocratie Est en mauvaise santé Et que 1 Français sur 2 Pense qu'Emmanuel Macron Est autoritaire Donc est-ce qu'Emmanuel Macron Ce soir aura atterri ? J'entends bien que je fais un vœu pieux J'entends bien que d'ailleurs Les Français probablement N'attendent rien du Président de la République Mais voyez que c'est extrêmement grave On a bien compris Que pour vous
L'important ce serait aussi Le pouvoir d'achat On va y revenir Et la réponse qu'il devrait faire Aux Français Mais quand vous dites Je voudrais qu'ils se rendent compte Qu'il y a une crise de régime Est-ce que le fait Que vous vous disiez ce week-end La légalité C'est pas la démocratie Ça ne provoque pas encore Un petit peu plus
La crise de régime Non Ce qui provoque la crise de régime C'est de penser que la légalité Pourrait être la démocratie C'est-à-dire que La légalité Vous dites cette phrase La légalité C'est pas la démocratie Mais évidemment Bien sûr que la légalité Ce n'est pas la démocratie Mais est-ce que l'illégalité C'est la démocratie ?
Prenez l'exemple concret C'est légal aujourd'hui Que le Président de la République Puisse passer par le 47-1 De la Constitution Qui était la procédure Accélérée Du débat C'est légal C'est une procédure Accélérée Ça veut dire qu'ensuite Il peut procéder par ordonnance C'est légal Et le Conseil constitutionnel Peut légalement valider Une loi Qui n'a pas de légitimité Auprès des Français Puisque l'écrasante majorité Conte Qui n'a pas de légitimité Dans la démocratie sociale Puisque tous les syndicats Sont contre Qui n'a pas de légitimité Au Parlement Puisque l'Assemblée nationale N'a pas voté Ça veut dire qu'un homme Un homme A la limite J'aurais pu entendre
La légalité N'est pas la légitimité Mais la légalité N'est pas la démocratie C'est quoi la démocratie Si ça ne repose pas Sur des règles légales
Ça ne suffit pas Ça ne suffit pas Et surtout le problème C'est que nous sommes Dans une constitution Qui permet A un homme seul De décider Et c'est pourquoi Nous sommes dans Une crise de régime C'est quand vous avez Un tel décalage Une telle déconnexion Entre le président De la République Qui est normalement Garant de l'unité De la nation Et la majorité Des Français Cela signifie Que quelque chose Et tout le monde Peut le constater Ne tourne absolument pas rond Donc ça peut être légal Formellement Mais ça n'est pas démocratique Est-ce que Clémentine Autain Vous respectez La décision du Conseil constitutionnel ?
Non je la conteste Je la conteste Absolument D'abord je pense Qu'elle n'est pas fondée en droit Nous avions fait un recours Avec des motifs très sérieux Et d'ailleurs Quand vous lisez Le rendu Elle est-il légitime à vos yeux ? Écoutez Quand vous lisez Le rendu du Conseil constitutionnel Ça arrachait les cheveux de la tête Il nous explique par exemple Qu'il valide le fait Que les ministres Ont eu des données Qui étaient des données Je cite Erronées Voilà Donc c'est-à-dire Qu'il valide le fait Qu'on peut mentir Mais ça c'est pas grave Parce qu'on a pu en discuter
Erroné ne veut pas dire mentir
Des données erronées
Non mais avoir des données Non mais avoir des données erronées Ça ne veut pas dire Que le ministre lui-même a menti
D'accord Prenez un dictionnaire Erroné ça veut dire Qui n'est pas juste Qui n'est pas vrai J'ai bien compris Vous me parlez des données erronées Et ensuite vous me parlez des ministres Oui Mais vous le savez Sur les 1200 euros Tous les français l'ont vu Quand on nous a expliqué au début Que tout le monde pourrait avoir 1200 euros Puis après on a appris Que c'était du brut et pas du net Puis après on a appris Que c'était 200 000 Puis finalement c'est 40 000 Et puis pour finir de finir C'est quelques dizaines de milliers Ça s'appelle du mensonge Il est intéressant de voir Surtout quand le ministre du Sop Surtout quand le ministre du Sop Avait la note Qu'il a cachée Et notamment à la représentation nationale Sur ces données Qui étaient validées par son administration Là pour le coup
On ne peut pas donc plus dire Absolument n'importe quoi Il y a une personne Qui est très très respectée là-dessus Et j'imagine Honnêtement que vous ne direz pas le contraire C'est Mickaël Zemmour L'économiste Qui est la première personne A avoir levé le loup De ces 1200 euros Il était mon invité Ici même vendredi Précisément Pour pouvoir dire Si oui ou non Il y avait eu Mensonge S'il y avait eu Insincérité Comme on dit Des débats Lui-même il disait A cette question des 1200 euros Que le débat public N'avait pas été serein Et n'avait pas été sincère Mais quand on regardait Les textes lui-même Il disait Tout était dans les textes Malgré tout C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu De mensonge Non mais vous ne pouvez pas dire
Vous député Vous aviez aussi accès aux textes Vous vouliez dès le début dire Mais c'est ce que nous avons dit Simplement L'insincérité Vous avez pu le dire Vous avez pu l'exprimer Mais l'insincérité des débats Est mise en cause Par des ministres Qui ont des données formelles Et qui racontent autre chose Deuxième point C'est pour ça que je conteste C'est important de voir Que pendant le débat démocratique On peut le dire
Pour le coup Ce loup-là a été levé Au minimum Et chacun a pu faire référence Au texte lui-même Et dans le texte Il n'y avait pas de mensonge Écoutez Non mais on ne peut pas jouer Sur les mots Sur une question aussi importante Que la légalité
Je vous donne différents éléments Je pense que ce débat N'était pas sincère Du point de vue de l'exécutif Et que la procédure adoptée Était Dit le conseil constitutionnel Et vous concluez donc Que le conseil constitutionnel Est illégitime Je pense qu'il est En effet Il prend une décision Qui est une décision Éminemment politique Vous savez La matière du droit Ce n'est pas une science exacte Ce n'est pas une science exacte Mais c'est quoi Ça veut dire quoi ça ?
Vous le savez bien Il y a de l'interprétation Il n'y a qu'à voir Un tribunal Qui rend une décision Certains scientifiques Comme Didier Raoult Vous diront que Les sciences médicales Sont elles aussi relatives Ce que je veux dire C'est qu'à partir du moment Vous présentez Je suis tout d'accord avec ça Il y a des sciences Des sciences dures Voilà Des sciences dures La physique On ne discute pas De savoir Si le soleil Tout retourne de la lune Ou l'inverse C'est prouvé scientifiquement Par l'expérience En revanche La matière juridique Elle est source d'appréciation Donc Les prétendus sages Qui n'ont pas rendu Une décision de sagesse Mais au contraire Une décision que j'estime Irresponsable Eh bien On fait un travail politique Politique Et ils ont également Rejeté le RIP Ils pouvaient Le référendum Il y en a un deuxième D'ailleurs Qui est en discussion Mais vu les motifs Vu les motifs avancés Qui sont là aussi Un peu ubuesques Si vous me permettez l'expression Vous espérez peu Voilà Je ne sais pas ce qui va se passer On peut toujours Il peut toujours y avoir Un coup de théâtre Mais ce n'est pas l'ambiance Donc le problème Marine Le Pen elle dit du RIP Que c'est une arnaque Si nous avions eu 4,8 millions De signatures Et si ce RIP Non mais que la procédure Est une arnaque Qu'en fait Jamais personne n'y arrivera Alors il y a quelque chose Qui ne va pas non plus Vous voyez bien Que ça ne tourne pas rond Quand vous avez un homme Qui décide seul D'une mesure Dont les français ne veulent pas C'est le président de la république Et que tout cela est légal C'est à dire que la constitution Lui permet Et je veux revenir Sur cette constitution Elle a été vous savez Écrite en 1958 Dans un contexte de guerre Pour un général Qui était le général de Gaulle Et elle a conféré Un pouvoir exorbitant Exorbitant Au président de la république Et à l'exécutif D'accord Aucune démocratie autour de nous Aucune Aucun régime démocratique En Europe Mais pas seulement N'a un tel pouvoir Qui est donné à un seul homme Et un système institutionnel Qui permet justement De telles choses Complètement Donc pour vous
Elle est morte
Cette constitution Elle est morte le 14 avril Elle était déjà bien entamée Depuis fort longtemps Et j'ai envie de dire Depuis le début Et à gauche Vous savez à quel point Nous avons dénoncé Le coup d'état permanent En fait le fait Que dans ce régime là Il y avait quelque chose De fondamentalement autoritaire Mais aujourd'hui Je pense qu'il n'y en a pas une autre Je pense qu'on arrive A quelque chose Qui est nécrosé
Je voudrais comprendre Où on en est aujourd'hui Clémentine Autain J'ai bien compris Que vous espériez Et vous appeliez A une nouvelle constitution La sixième constitution Sixième république Mais cela dit En attendant Les règles qui régissent Notre vie en commun Dans cette cité C'est la cinquième république C'est cette constitution là Or vous ne la respectez pas A partir du moment Où les décisions Comme celles du conseil constitutionnel Vous apparaissent Illégitimes
Qu'est-ce qui est légitime aujourd'hui ?
Je pense qu'il y a Une interprétation De cette cinquième république Qui est poussée à son extrême D'un point de vue autoritaire Même le peu que nous avons Désolée Pauline de Malher Mais le président de la république Et le système institutionnel Aujourd'hui ça soit dessus Et ce qui est fascinant C'est de voir Que Emmanuel Macron A été élu Dans le cadre De ce qu'on peut appeler Un barrage républicain Et que maintenant C'est lui Qui fait barrage à la république Il avait lui-même dit Que ça l'obligeait Il fait barrage à la république Aujourd'hui Donc non seulement On pourrait faire mieux Dans le cadre De la cinquième république Le président de la république A par exemple le pouvoir De faire repasser aujourd'hui C'est l'article 10 De la constitution Le texte Devant l'Assemblée nationale Il a le pouvoir de le faire Il choisit de ne pas le faire Donc il est particulièrement autoritaire Et je veux que chacun comprenne Que ce changement institutionnel Il n'est pas C'est pas quelque chose Qui n'aurait rien à voir Avec la vie quotidienne des français C'est quelque chose Qui a à voir Tout le monde peut le comprendre Qui décide aujourd'hui Mais de choses simples Je vous parlais tout à l'heure Des salaires Qui décide des salaires Qui décide que Par exemple L'année dernière 80 milliards d'euros La plupart du temps C'est les patrons Non il y a quand même Non pas du Ça peut être l'État Bien sûr que ça peut être l'État Et la loi
Mais la plupart du temps Pour l'instant
La hausse du SMIC Qui peut le décider ? L'État Voilà l'État Donc l'Assemblée nationale Donc vous voyez Ça dépend de nous Décider d'indexer les salaires Sur l'inflation Qui peut le décider ? Un système politique
Ça peut peut-être être une décision Ça avait d'ailleurs été le cas Jusque dans les années 80
Une décision politique L'année dernière 80 milliards d'euros Ont été redistribués En dividendes aux actionnaires Qui le décide ? Qui le décide ? Qui décide Qu'on est dans une société Où depuis les années 80 On donne des milliards Et des milliards Aux grandes entreprises Sans contrepartie Et pendant ce temps-là On aide moins les ménages Qui sont dans la galère Qui décide Qu'on ferme des maternités ? Qui décide Qu'on n'investisse pas Dans l'école et les hôpitaux ? Ça c'est le quotidien des Français Ce que vous voulez dire
C'est qu'il est face à ses responsabilités Sur des questions très quotidiennes Des Français Et d'ailleurs Vous espéreriez que ce soir Il parle pouvoir d'achat Vous le disiez La question de l'augmentation Des salaires Je veux juste dire
Je veux ici Tirer la solenne d'alarme Sur la crise de régime Et dire que le temps est venu D'une nouvelle république La sixième de ce nom Parce que la cinquième Mais que Cette question institutionnelle N'est pas une question Qui va intéresser Un tout petit milieu C'est une question Qui intéresse les Français Puisque chacun a vu Que de la crise Sur la question des retraites Nous sommes passés A une crise démocratique Et que si on veut renouer Un lien de confiance Entre les élus Entre tous les élus Y compris les députés Qui n'ont pas forcément Une confiance Enfin les Français N'ont pas une confiance absolue Dans leurs députés N'ont pas confiance Dans leur système institutionnel N'ont pas confiance Dans le conseil constitutionnel Pour justement Qu'ils soient à l'écoute Des préoccupations des Français Et bien si on veut Retrouver ce lien Alors il faut faire Un grand ménage Et il faut être capable De tout revisiter Du sol au plafond
S'il parlait ce soir De pouvoir d'achat S'il lançait une nouvelle loi Sur la question du pouvoir d'achat Sur la question de l'augmentation Des salaires Vous seriez prêt Dans ces cas-là A voter des lois
Avec le gouvernement ? Non mais nous On est toujours prêt S'il y a une loi Qui est d'intérêt général Et qu'on estime juste Qui permet de faire reculer Les inégalités Qui permet d'améliorer Le quotidien des Français On le fait d'ailleurs On l'a fait à plusieurs reprises Ces derniers temps Et même quand on a fait avancer Les choses Le président de la République Est passé par derrière Avec la première ministre Et a fait un 49-3 Onze fois Onze fois Ils ont empêché les votes Qui étaient des votes Progressistes à l'Assemblée nationale Pour justement Imposer leur loi
Il y aura une suite
C'est une minorité Qui impose sa loi à tous Il y aura
Enfin c'est pas une minorité Vous pouvez pas non plus exagérer Bien sûr que c'est une minorité Vous considérez que c'est une minorité Vous considérez Il a une majorité relative Il n'a pas de majorité Il n'a pas de majorité C'est bien ce que je viens de dire Il a une majorité relative Pour autant il est quand même Une majorité relative
Ça n'existe pas d'une minorité Il est le plus grand groupe De la plus grosse minorité Si vous voulez Mais ce n'est pas une majorité
D'accord Donc pour vous Il n'est même pas Enfin voilà Cette majorité relative Vous ne la reconnaissez pas Il a été élu malgré tout Il n'a pas de majorité Il a été élu
Il a été élu pourquoi ?
Il a été élu En grande partie Parce que nous Mais il a été élu Oui mais il faut comprendre Sur quelle base il a été élu Ensuite Ensuite Mais c'est qualifié Au deuxième tour par exemple Je veux dire Jean-Luc Mélenchon N'était pas au deuxième tour Certes Mais il n'a pas été Certes Ça change les choses quand même Mais je l'entends bien ça Simplement je vous dis qu'il devrait Songer aux conditions Dans lesquelles il a été élu Et qui d'ailleurs Quand on regarde L'Assemblée nationale Donne à voir qu'il avait Plus de 300 députés avant Et puis là Il n'a pas de majorité Donc il devrait en tirer Des conclusions Si Jean-Luc Mélenchon avait été élu Face à Marine Le Pen Auriez-vous dit la même chose ?
Je pense que si Jean-Luc Mélenchon Avaient été élu A la place d'Emmanuel Macron Il aurait commencé Par un processus constituant Pour une sixième république Donc déjà
Le fait d'être élu Face à Marine Le Pen Est-ce que ça veut dire Que désormais Toute personne Qui est élu Face à Marine Le Pen N'a pas de légitimité ?
C'est-à-dire qu'il y a Il y a la légitimité Que lui confère ce vote-là Ça c'est sûr Mais il doit aussi En tirer des enseignements Et d'ailleurs C'est ce qu'avait été le président Mais il n'est pas illégitime Là je pense que La façon dont agit Le président de la république Depuis des mois N'est pas légitime Et je pense que Ce n'est pas simplement Moi qui le ressent C'est celles et ceux Qui nous regardent Non mais bien sûr
Tous les sondages Non mais moi je ne parle pas De la question D'abord Il est évident Que désormais Il y a peu de sondages Qui lui donnent Une quelconque foi S'il regarde effectivement Les sondages Sondage après sondage Vous n'avez pas l'impression Qu'il est complètement déconnecté ? Vous n'avez pas l'impression Qu'il est hors-seil ? D'abord moi Je n'ai pas d'impression J'ai des questions Mais Clémentine Notin Pour la suite Parce que c'est important Ce que vous dites au fond Quand on est élu Face à Marine Le Pen On est En tout cas Toutes les dernières élections On l'a montré Élu en grande partie aussi
Non la dernière fois Ce n'est pas le cas Parce qu'il avait une majorité Confortable à l'Assemblée nationale Vous ne le savez pas Au moment de la présidentielle Au moment de la présidentielle En tout cas On peut dire tout ce qu'on veut On n'a pas encore La question de la majorité De la composition De l'Assemblée Quand vous avez des millions De gens dans la rue Apolline de Malher Quand vous avez des millions De gens dans la rue D'accord Qui arrivent à faire 12 jours de mobilisation C'est historique 12 jours de mobilisation Dans un contexte Où encore une fois Vous avez les salaires
Vous mélangez la suite Avec le moment de l'élection En tout cas Si je reviens Sur cette question Du face à face Du deuxième tour Il y a aussi une question Qui est que malgré tout On a vu évidemment Cette prise de position De Jean-Luc Mélenchon La semaine dernière Qui face au sondage Qui donne une bonne place A François Ruffin Et à Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon dit Il est prêt Il pense déjà A la suivante Et il se dit que François Ruffin Serait le candidat Visiblement idéal De la France Insoumise Est-ce que ça pour vous C'est une perspective Et c'est important
Est-ce que c'est votre candidat ? D'abord oui Je pense qu'il faut se projeter Maintenant la question De qui va nous représenter La prochaine présidentielle N'est pas le sujet D'ailleurs François Ruffin A répondu En disant que c'était très sympa Mais que c'était pas le moment Et que le moment Et je suis d'accord Avec François Ruffin Pour dire que le moment Est celui de notre équipe Que nous devons former Ensemble Et consolider La NUPES Qui est l'outil Qui justement Écoutez vous lui demanderez Qui est l'outil Vous lui avez pas demandé Aucun de vous
Lui a demandé
Pourquoi il faisait ça Sur un tweet Là c'est pas mon sujet Mon sujet c'est de savoir Non je suis désolée Mais le sujet C'est le sujet
De Jean-Luc Mélenchon En tout cas visiblement
Certes mais ce n'est pas La présidentielle Là tout de suite Qui incarne la NUPES A la présidentielle En 2027 N'est pas le sujet Vous trouvez ça encombrant Non je vous dis Que ce n'est pas le moment Je vous dis qu'aujourd'hui Ce qu'il faut C'est déjà Consolider la NUPES Voyez Donc moi ce que j'aimerais C'est d'abord Que la NUPES soit prête Et en avant Pour la NUPES La présence d'Adrien Quatelens Vous aviez voté contre ?
Alors nous avons décidé De ne pas dire Qu'elle était notre vote Maintenant j'ai donné J'ai donné ma position Vous la connaissez Je peux la redire Je me suis exprimée dessus Je pense qu'en effet 4 mois c'est très court Pour passer de la condamnation A des faits de violence Vous auriez préféré Qu'il ne réintègre pas le groupe Et à l'interprétation Qu'il en a fait dans la foulée Au fait de réintégrer Un groupe qui porte Des valeurs féministes Et le combat contre la lutte Enfin de la lutte Contre les violences Faites aux femmes C'est court Voilà Maintenant il y a une décision Qui a été prise démocratiquement Et donc Adrien Quatelens Va réintégrer Ah bon mais c'est assez rare Je ne veux pas dire Dans votre groupe
Il y a plein de décisions On ne comprend pas trop Comment elles ont pris
Dans le groupe Nous avons pris une décision Dans des formes démocratiques En effet avec un vote Et donc il faut le respecter Mais je veux juste dire Que la question Elle est encore devant nous C'est à dire qu'on n'a pas tout réglé Avec ce vote Demain des situations C'est logique Vont continuer De se retrouver là Devant nous Et donc je redis Qu'il faut Un groupe de travail Qui permet de codifier Les situations De surmonter les difficultés De dire comment il peut y avoir De la réparation A tous les groupes De la NUPES Et ce groupe là N'existe pas Il y a bien des cellules
Ma question est importante Parce que vous dites Il y aura d'autres cas Est-ce qu'au moment Où on se parle
Clémentine Autain Vous avez connaissance De quoi ?
Absolument rien Absolument Je ne suis pas dans les cellules Je n'ai connaissance de rien Mais je sais juste L'ampleur de ces violences Et le fait qu'on ne vit pas Hors le monde Quand on fait de la politique Et donc forcément Ces situations vont se retrouver Et j'aimerais bien Que la prochaine fois On ait des modes de réaction Qui soient plus appropriés Du début jusqu'à la fin Et donc pour y arriver Je dis qu'il faut Un groupe de travail Qui se mette en place Et qui ne soit pas simplement Les cellules Composées de femmes Essentiellement Qui partagent leurs difficultés Entre elles Mais qui aient une prise en charge Politique au plus haut niveau Et qu'on décide Que ce sujet est un sujet Majeur Dont les hommes aussi Se préoccupent Il faut qu'ils fassent partie Aussi des différentes commissions Oui J'entends bien Que les hommes Ne peuvent pas forcément Recueillir la parole Les femmes qui parlent Aiment parler à des femmes En revanche Pour ce qui est De l'expression publique Pour ce qui est De la décision politique Bien sûr Qu'il faut le prendre À bras le corps Et je veux que tout le monde Comprenne Que c'est un sujet De premier plan De premier plan
Clémentine Autain Merci en tout cas D'avoir répondu A mes questions ce matin Vous qui êtes députée La France Insoumise De Seine-Saint-Denis On a bien compris Que vous espériez beaucoup Qu'Emmanuel Macron Sera ce soir apaisé Et qu'il parlera Pouvoir d'achat Salaire Et blocage Et blocage des prix Mais des salaires Et des prix Il est 8h53 Et vous êtes bien sûr Un MCBFM TV Ce serait tout un débat Sur pouvoir d'achat Sous-titrage Société Radio-Canada
Clémentine Autain