Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d'hommes, le meurtre est un problème d'hommes »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Sénatrice Mélanie VaugelChiffre
« La France a quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne. »
- 4:30Ministre déléguéeFait
« Nous avons besoin d'une révolution culturelle. »
- 5:30Ministre déléguéePromesse
« Nous avons dès le projet de loi sur la protection de l'enfance la capacité à faire plus, à faire mieux et à faire vite. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à notre collègue Mélanie Vaugel pour le groupe Écologie, Solidarité et Territoires. Merci Monsieur le Président. On dit souvent qu'il faut tout un village pour élever un enfant.
Mais la vérité c c'est qu'il faut aussi tout un village pour violer un enfant. Il faut tout un village pour tuer sa femme et il faut tout un village pour battre à mort un jeune homme, Noam, parce qu'il est gay, en pleine rue. le jour où s'ouvre le mois de la fierté en France.
Ces violences ne sont pas individuelles, elles ne sont pas étrangères les unes aux autres et elles ne sont pas des accidents. Ce sont des violences de genre dirigées contre les enfants, contre les femmes, contre les personnes LGBT qui ont en commun ceux qui les commettent, les hommes. Le viol est un problème d'hommes, le meurtre est un problème d'hommes, la violence est un problème d'hommes, nous avons un problème avec les Pas tous les hommes, pas tous les hommes, mais tous des hommes.
Tant qu'on parlera principalement de la procureure d'oche, de responsabilité individuelle, tant que je On ne voudra pas entendre d'arguments sur les moyens, alors que la France a quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne. Qu'à moyen constant il est impossible de bien traiter les plaintes, donc on sous-investira dans la prévention et dans l'éducation, tant qu'on ignorera ce rapport de 2022 issu des services de l'Etat qui étrille notre gestion judiciaire des enquêtes sur les violences faites aux enfants, tant qu'on votera des lois sans moyens, tant qu'on entendra des propositions absurdes comme la castration chimique qui trahissent un complet et total mépris du sujet, tant que 75 % des recommandations de la civise, 80 % des les mesures du plan national contre les LGTB-phobies, tant que le gouvernement niera que c'est une révolution culturelle qu'il faut engager, on ne sortira pas du système des violences masculines. Et ce n'est plus possible.
Parce que le meurtre de Liana, il n'a dans notre histoire, hélas, rien d'exceptionnel ni de nouveau. Mais la réaction de la société, elle, en revanche, si. Nous sommes aujourd'hui des millions à ne plus accepter de vivre dans une société où la norme est que les hommes violent, battent et tuent?
Quand est-ce que vous allez le comprendre? Pour vous répondre la parole est à la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Madame la ministre.
Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Mélanie Vaugelle. Vos propos font réagir à cet hémicycle. Je crois que c'est toute la société qui doit réussir à réagir face aux violences qui sont adressées à nos enfants, face aux violences qui sont adressées aux femmes.
Et ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans notre société le démontre. Les Françaises et les Français, les femmes et les hommes sont dans la rue pour réclamer justice pour ces enfants et pour se dresser face aux violences qui, aujourd'hui, continuent à les accabler. Et nous avons besoin que les femmes et les hommes s'y engagent parce que nous avons besoin de toute la société en capacité de se mobiliser, de se dresser face aux violences faites aux femmes, face aux violences faites aux enfants.
Et là où vous avez raison, et je connais votre engagement sincère dans ce combat et même dans ces combats, c'est que nous avons besoin d'une révolution culturelle. Souvent, vous, et bien d'autres dans cet hémicycle et ailleurs, se sont parfois sentis seuls à crier sur la question des violences faites aux enfants, sur la question des violences faites aux femmes. Aujourd'hui, c'est toute la société qui crie et tant mieux.
J'espère qu'elle continuera à garder en elle cette colère qui est qui est saine et qui est absolument nécessaire. Et notre responsabilité, nous, n'est pas au gouvernement de crier, notre responsabilité, c'est d'agir, d'agir évidemment en continuant sur les moyens comme nous l'avons fait et nous devons continuer le Premier ministre lui-même. Le Premier ministre lui-même l'a dit, d'agir dans la loi.
Nous avons dès le projet de loi sur la protection de l'enfance la capacité à faire plus, à faire mieux et à faire vite et c'était exactement le chemin que nous allons emprunter et je pense et j'espère que nous pouvons le faire ensemble. Je vous remercie.
Mélanie Vogel