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interviewSud Radio (sur YouTube)· 19 novembre 2025 8 min

"Un danger pour la démocratie" : Emmanuel Macron s'attaque aux réseaux sociaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h40 donc Sud Radio vous explique Emmanuel Macron repart à la rencontre des Français cette fois pour taper sur les réseaux sociaux. Il était la semaine dernière à Toulouse à la dépêche du midi face à des lecteurs sur les réseaux sociaux justement qui menacent dit-il la démocratie. Il sera aujourd'hui du côté d'Aras chaque mercredi maintenant il repart.

Enfin, en tout cas là, ça fait deux mercredis de suite. Alors, sur les réseaux sociaux, nous sommes avec Cyril Dalmont qui est directeur de recherche à l'Institut Thomas Mor, spécialiste du numérique. Bonjour Cyril Dalmont.

Bonjour. Bon, dites-nous Emmanuel Macron donc s'en prend maintenant aux réseaux sociaux. Alors, on va pas revenir sur son histoire parce que lui-même s'est construit à travers les réseaux sociaux.

Mais qu'est-ce qu'il reproche globalement aux réseaux sociaux ? En fait, Emmanuel Macron est en guerre depuis avec les les réseaux sociaux depuis maintenant un certain temps ou puisque depuis sa première élection, en fait, il attaque les réseaux sociaux en parlant de de fake news, de construction de narratifs différents d'un narratif officiel, on va dire. H et c'est un phénomène qui qui traverse en fait toute l'Europe.

Il faut se souvenir du discours de J Events euh qui expliquait justement l'Américain Ouais bien sûr l'américain tout à fait le vice-président des États-Unis qui expliquait qu'en fait le plus gros problème en Europe et le plus gros danger en Europe c'était l'attaque contre la liberté d'expression. Ouais. Et euh en fait ce phénomène, il traverse toute le l'élite progressiste européenne.

C'est-à-dire que depuis 50 ans, en fait, l'élite progressiste européenne s'est construit une espèce de monopole narratif et un monopole pour raconter le réel, une sorte d'intermédiation permanente avec le réel, les faits pour l'orienter, le réexpliquer et parfois le censurer. Ouais. Et aujourd'hui, en fait le les élites progressistes européennes se rendent compte que ce réel leur échappe, ce monopole de l'intermédiation leur échappe euh puisque les gens s'informment de plus en plus sur les réseaux sociaux H et notamment les jeunes générations.

Hm. Ouais. Donc là, ils sont dans un combat existentiel finalement puisque les jeunes générations en fait, c'est 50 % des jeunes générations qui ne consultent jamais les médias traditionnels.

Ouais, c'est vrai. Mais est-ce que c'est vrai que tout circule sur les réseaux sociaux ? Euh donc est-ce qu'il y a un danger pour la démocratie comme le disent certains ?

Pas tout le monde, pas d'ailleurs les progressistes. Il y en a d'autres aussi qui s'interrogent quoi. Bah il y a toujours un un danger.

On voit des choses sur les les réseaux sociaux qu'il faut qu' on peut pas nier qui qui sont extrêmement violentes, des messages agressifs, parfois de l'incitation à d'action violente. H c'est quelque chose qu'on peut paser. Par contre, c'est quelque chose qui est finalement un reflet de la réalité.

H donc vouloir censurer les réseaux sociaux pour ne pas montrer la réalité, ça c'est un véritable danger pour la démocratie. Ça veut dire qu'on veut contrôler en fait le réel. H mais est-ce qu'il n'y a pas un contrôle à faire peut-être quand même des réseaux sociaux un peu comme il y a pour les médias pour ne pas que parce que aujourd'hui euh c'est vrai qu'il y a beaucoup de rumeurs de fake news qui qui circulent sur ces réseaux sociaux.

Donc comment les contrôler pour pour que on comprenne ce qu'est la vérité ? Alors c'est difficile hein de savoir d'ailleurs la vérité parfois sur certains sujets et puis les réseaux sociaux servent aussi pour pouvoir exprimer en fait des choses. Mais est-ce qu'il n'y a pas des contrôles tout de même à mener ?

Mais les contrôles en fait ils existent déjà. Les lois françaises s'appliquent sur les réseaux sociaux. Quand les autorités judiciaires euh sont saisies ou l'autorité administrative saisit les plateformes par rapport à une violation flagrante de la loi française, euh en fait la les pages sont suspendues, les comptes sont suspendus.

C'est c'est juste que le ces actions la France est championne du monde ou de demande de censure sur Facebook notamment euh par millions d'habitants. C'est vrai. Championne du monde.

Ah oui donc c'est pas du tout quelque chose qui est qui est anodin et qui est je dirais nouveau. C'est cette possibilité elle existe. Il y a il y a il y a aucun problème aucune difficulté.

Les plateformes y répondent. Là on n plus on n plus du tout dans cette logique là en fait. Oui, Cyril Dalmont, c'est vrai, les plateformes y répondent euh véritablement quand on fait une demande qu'il y a des problèmes ou est-ce que tout les tout coule ?

Non, bien sûr, les plateformes y répondent. D'ailleurs, vous avez le le précédent de l'affaire de de Samuel Patti euh lorsque la l'incitation à la violence à la violence pardon a été réalisée, toutes les personnes qui ont participé étaient sous leur véritable nom sur les réseaux sociaux. Euh c'est juste que les autorités françaises n'ont pas agi en fait.

Elles n'ont pas demandé de suspension. H ce sont peut-être les autorités justement et la justice qui ne sont pas adaptées aujourd'hui à ce nouveau mode de communication euh à travers les réseaux sociaux. Cyril Dalmond si je vous suis un peu aussi.

Oui, tout à fait. En fait, on se rend compte que c'est le le l'exact de ce qui se passe dans la société. tous les problèmes de délinquence que que l'on connaît dans la société à l'heure actuelle, les les problèmes de de de laxisme judiciaire, de défauts dans les chaînes de transmission, on retrouve exactement les mêmes au niveau des réseaux sociaux.

Oui, c'est vrai. C'estàdire des des difficultés de d'agents du nombre d'agents spécialisés euh pour agir au niveau de la régulation en France, bah ça ça pèse énormément. Il y a très peu il y a très peu de fonctionnaires de police spécialisé sur cette question et il y a pas non plus de parquet spécialisé.

Donc forcément bah c'est l'exact de la société et on voit les mêmes affres qui se qui se diffusent. Ouais. qui se diffusent.

Un dernier mot il y a un débat, il y a une proposition d'ailleurs qui a été déposée de loi pour interdire en tout cas c'est la réflexion interdire au moins de 15 ans les réseaux sociaux. Est-ce que c'est jouable ça et comment ? Alors, est-ce que c'est jouable ?

Oui, c'est jouable. Il y a un précédent, vous avez le précédent sur les les sites pornographiques en fait euh où à l'heure actuelle, vous avez une demande d'identification biométrique pour pouvoir les consulter. Ouais.

Ouais. Et c'est sur cette proposition de loi des députés macronistes, en fait, elle repose sur la la même logique, c'est-à-dire vous identifier de manière biométrique afin de déterminer que vous avez plus de 15 ans. Ouais.

Ouais. Mais si on regarde bien, vous avez cette première initiative de contrôle biométrique sur les sites pornographiques. Après les moins de 15 ans, h après il restera plus que toute la population.

Ouais, merci Cyril Dalmont. Et puis en en conclusion, je le disais aussi ce matin, c'est vrai que ça fait maintenant une quinzaine d'années que les réseaux sociaux sont apparus et les gars femmes et à ce moment-là, on n' pas fait grand-chose au niveau des autorités. On les a laissé déferler sans de véritables contrôles et Emmanuel Macron lui-même les a utilisé bien sûr pour pour communiquer ses réseaux sociaux et voilà que aujourd'hui bah on se retourne contre eux.

Peut-être un peu tard évidemment, c'est le fameux contrôle de souveraineté numérique. Merci Cyril Dalemont, directeur de recherche à l'Institut Thomas Mor d'avoir été avec nous sur Sud Radio. Vous pouvez d'ailleurs échanger tiens si vous voulez réagir sur ce sujet tout à l'heure entre 8h30 et 9h.