BFM Bourse - Vendredi 26 juin
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BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer. Bienvenue à tous, on est ensemble en direct. On est en direct là, il est un peu plus de 9h30 à New York, ça y est, Wall Street est en train d'ouvrir avec BFM Bourse jusqu'à 18h. Il est là, John Plassard, cité gestion, bonjour John, ravi de vous retrouver. Bonjour Guillaume. Et Antoine Larigauderie, bonjour Antoine. Bonjour Guillaume, bonjour John. On est bien là, on est ensemble et Wall Street vient d'ouvrir. Comment ça se passe aux Etats-Unis, Antoine ? Pas très bien, Nasdaq en baisse d'1,2%, c'est reparti sur ces mouvements de baisse qui touchent la tech américaine.
Le Dow Jones, moins 0,43%, moins 0,76% pour le S&P 500. Ça y est, le VIX repasse le cap des 20 points, aussi à 20,50% l'indice de la volatilité. Du côté des marchés européens, moins 0,91% pour le CAC 40 qui retombe à 8355 points, moins 1,55% pour l'Euronext Tech Leaders. On est dans le ton de l'ensemble des places européennes. L'Eurostock 50 perd 1,16%, mais il y a un truc incroyable qui se passe, c'est que le dollar est en train de baisser, figurez-vous. L'euro remonte à 1,1424, l'or remonte nettement aussi, 4 072 points sur l'once de Metalfa. On aurait pu croire que ça servirait le Bitcoin, mais non, il reste sous les 60 000 dollars.
Mais il y a une petite impulsion qu'on n'avait pas vue depuis énormément de temps, c'est ce dollar qui baisse un petit peu. Alors, est-ce que c'est un mouvement technique de très court terme ? Est-ce que c'est quelque chose qui est en train de s'enclencher ? En tout cas, c'est notable aujourd'hui. Et une valeur dont on va parler à Paris dans un instant, Excel, parce qu'apparemment, sa France s'intéresserait à Excel. Pourquoi pas pour racheter Excel ? Là, le titre gagne 31% Excel. Waouh ! Dans le secteur de la défense, cette pépite, notamment pour les drones sous-marins, vous savez, dont il est en question. Et par exemple, pourquoi pas pour déminer certaines zones ?
Par exemple, le détroit d'Ormous. Vous suivez notre regard. John, donc, Wall Street ouvre en baisse à nouveau avec cette question « Quel sera le prix à payer l'IA ? » Est-ce que l'IA va aggraver l'inflation ? Il se trouve qu'Apple et Microsoft augmentent le prix de certains produits pour répercuter la flambée des coûts des cartes mémoires. Déjà, commençait par Apple. Qu'a annoncé Apple ? Est-ce que c'est grave ? Apple, hier, a vécu sa pire séance en plus d'un an. Oui, tout à fait. Mais vous savez, on en parlait il y a dix jours de ça ensemble.
On disait que le prix des mémoires, le prix des semi-conducteurs, parce qu'il n'y en a plus tellement, va pousser au prix que vont payer les consommateurs. Assez intéressant. Vous savez, si vous parlez du modèle MacBook Air 13 pouces, il passe de 1099 à 1299. Pour le MacBook Pro 16, on passe de 2500 dollars à 3000 dollars. Et si vous prenez certains MacBook Pro haut de gamme, ils atteignent actuellement près de 10 000 dollars. Donc évidemment, on est à un moment où on se dit jusqu'à quel point est-ce que le consommateur va accepter les hausses de prix.
Alors Apple l'explique, évidemment, en répétant ce qu'on avait dit il y a dix jours ensemble, c'est que la demande liée au centre de données, les data centers d'intelligence artificielle, ça provoque une explosion sans précédent du coût de la mémoire et du stockage. Donc d'un côté, on avait l'exemple hier, Micron, chiffre extraordinaire, mais Micron peut se permettre d'augmenter le prix de ces puces, de ces mémoires. Mais d'un autre côté, si les constructeurs de téléphones, notamment, eh bien s'ils veulent garder leur marge, ils doivent augmenter les prix. Et c'est ça le problème.
Et le futur, vous savez, on parle beaucoup du futur iPhone pliable, eh bien il pourrait dépasser les 2000 dollars. Et ça, c'est assez incroyable à savoir si ça va être digéré par le consommateur. Oui, Apple va augmenter le prix de la plupart de ses produits phares, parfois de 20% effectivement, et Microsoft aussi va augmenter le prix de ses consoles de jeux vidéo du fait de cette même envolée des composants provoqués par l'IA. Oui, les consoles Xbox, mais ce n'est pas la première fois, c'est la troisième fois en 13 mois, donc en près d'une année, donc c'est assez incroyable. Donc évidemment, ils invoquent, c'est la même chose, la flambe et les coups des composants électroniques.
Et Microsoft va augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde, dans le monde, pas seulement aux États-Unis, à partir du 1er août. Donc si vous voulez la nouvelle Xbox, il faut vraiment courir en magasin parce que c'est bientôt que les magasins vont augmenter les prix. Et évidemment, cette hausse, que ce soit pour Apple, que ce soit pour Microsoft, ça confirme que la demande liée à l'intelligence artificielle, ça dépasse encore largement les capacités de production. Et ça, c'est vraiment très important, surtout pour ceux qui fournissent.
Vous savez, on parlait, on faisait la comparaison avec les minders, ceux qui ont gagné de l'argent au début, c'est ceux qui avaient les pelles et les pioches. Eh bien là, on est, si on parle de Samsung, Micron, SK et Nix, c'est ça les pelles, c'est ça les pioches et on y est exactement. Et on sait que les gagnants de l'IA, parce qu'il y en aura un, ne seront pas uniquement les éditeurs de modèles, mais aussi toute la chaîne de valeur des composants électroniques. Les analystes de JP Morgan nous offrent une perspective là-dessus assez renversante.
quand ils chiffrent la part des cartes mémoires, on va le résumer comme ça, dans le coût total des composants d'un iPhone, de 10-15% aujourd'hui à 45%. 45% du prix d'un iPhone, ce seraient les drames et les nannes d'ici 2027, d'après JP Morgan. Je vois que ça vous fait réagir, John. Oui, tout à fait, parce que vous savez, il y a une étude qui vient d'être faite de la part de Bloomberg qui dit que si vous augmentez de 100 dollars les modèles pro des iPhones, si on revient sur les iPhones, ça permettrait de compenser près de 78% de l'augmentation des coûts.
Mais le problème, c'est que comme vous le savez, si vous avez un iPhone, c'est que les prix, ce n'est pas la première fois qu'ils augmentent, les prix augmentent chaque année à cause d'un nouvel appareil photo, à cause de nouvelles mémoires, etc. Et là, c'est compliqué, le pricing power, le pouvoir de fixation des prix de ces groupes commence à s'éroder de plus en plus. Et donc, effectivement, ça devient vraiment très compliqué. Wall Street en baisse et dans la tech, alors que le Nasdaq perd 1% et signe de nouveau la plus forte baisse des trois indices, cette autre interrogation, finalement, OpenAI, parviendra-t-il à s'introduire en bourse cette année ?
Parce qu'on pouvait croire que ça aurait lieu cette année. Pas forcément, d'après le New York Times, on pourrait même avoir un report plutôt à 2027. Qu'est-ce que ça dit, ça, John ? Ce n'est pas une bonne nouvelle. Si ça devait être le cas, ce n'est pas une bonne nouvelle. Et toujours selon le New York Times, en fait, OpenAI attendrait un environnement de marché ou une fenêtre un peu plus ouverte, plus favorable pour les valeurs technologiques. Alors, c'est assez incroyable parce qu'en fait, on sait qu'on a eu quelques coups de semence sur les valeurs de la tech ces dernières semaines, mais ça a duré un, deux, trois jours. Allez.
Mais là, on a l'impression qu'OpenAI se dit qu'il y aura beaucoup plus de volatilité que durant le début de l'année. Et donc, il préfère repousser à 2025. Mais ça a des conséquences. Ça a des conséquences sur SoftBank parce que SoftBank devra détenir près de 65 milliards de dollars d'OpenAI d'ici octobre. Donc, il voudrait certainement faire quelques profits cash-out, comme on dit, aux États-Unis. Et évidemment, vous avez les chefs de file dont on a beaucoup parlé, les banques, Goldman Sachs, Morgan Stanley, qui travaillent sur l'opération, qui auront cette manne financière, parce qu'il y aura une manne financière, mais reportée à 2027.
Donc, cette rumeur, et je répète, c'est vraiment toujours une rumeur. Ça illustre quand même que les champions de l'intelligence artificielle restent sensibles à la volatilité des marchés, malgré tout l'engouement qu'on a. Mais globalement, si ça devait être repoussé, je peux vous garantir qu'Enthropic envisagerait à un moment de faire la même chose. Oui, à suivre. On a dans l'IA, Enthropic, peut-être aussi Perplexity à venir en 2028, Antoine ? Oui, justement, ils voient, mais à un peu plus long terme. Donc, c'est déjà prévu que ce serait plutôt vers 2028.
Mais effectivement, il y a des questions à se poser sur le modèle et sur les dynamiques de développement de l'IA par rapport à ce que peut en attendre la bourse et ce que la bourse est en droit d'en attendre. Et quand on voit un petit peu le flou qui entoure certaines perspectives stratégiques et de l'aveu même des dirigeants de ces entreprises, il y a de quoi hésiter un petit peu à faire le grand saut du côté du marché bourse. Et le Bitcoin, pendant ce temps, vit une mauvaise passe. Sous les 60 000 dollars, on est à 50 000 dollars en ce moment sur le Bitcoin, alors que le dollar n'a pas arrêté de progresser. À l'inverse, le Bitcoin en dollars recule.
Bon, John, comment est-ce que vous regardez ce mouvement ? Est-ce qu'on a un problème structurel désormais sur le Bitcoin ? Non, je ne pense pas. Je pense qu'il y a une prise de bénéfice, qu'on le veuille ou non. Alors, vous allez me dire évidemment qu'on était au-delà des 120 000 dollars, mais vous avez quand même des gens qui ont investi dans le Bitcoin avant qu'il soit à 50 000. Vous avez le renforcement du dollar, mais aujourd'hui, il baisse, vous avez tout à fait raison. Et surtout, et c'est peut-être ça la chose la plus intéressante et importante, c'est qu'on avait vu qu'à un moment, le Bitcoin et d'autres crypto-monnaies volaient d'une certaine manière un peu de leurs propres ailes.
Ils n'étaient pas corrélés à la technologie, aux secteurs qui sont plus sensibles à la hausse des taux. Et là, on a vu que depuis que Kevin Warch nous a dit que les taux resteraient longtemps au niveau où ils sont ou plus élevés, eh bien, on est dans une situation où le Bitcoin reprend son profil de valeur liée à la technologie. Qu'on le veuille ou non, c'est pas un peu une valeur de l'IA, bien évidemment. Mais aujourd'hui, on a ce changement de tendance radicale et par sympathie, je dirais, pour le Nasdaq, eh bien, le Bitcoin baisse de nouveau et à se demander. La question, c'est pas de savoir s'il y aura du Bitcoin encore dans deux ou trois ans parce qu'il sera là.
Mais la question, c'est de savoir si à nouveau, ça pourra être à un moment, eh bien, l'or des crypto-monnaies, une valeur considérée comme refus. C'est pas le cas aujourd'hui. Oui, et l'or aussi recule beaucoup. C'était hier, Antoine. L'or est passé sous les 4 000 dollars. Les perspectives mondiales, parfois, on arrive à les voir, à les apercevoir à travers les publications de l'entreprise. FedEx a aussi publié ses résultats, John. Le titre est en baisse cet après-midi, moins 1,5 % à Wall Street. Oui, et pourtant, le titre en pré-marché, ça arrive souvent, c'est un temps, est en hausse parce que l'entreprise anticipe une croissance du chiffre d'affaires de 4 à 6 %.
Vous allez me dire que c'est faible par rapport à la tech, mais c'est vraiment au-dessus de ce qu'on attendait jusqu'à la fin 2026. Donc, c'est un peu le signe que le cycle industriel américain continue de s'améliorer. Donc, on est dans une situation où les revenus trimestriels ont dépassé les attentes. Et malgré les surcharges de carburant, parce que FedEx, bien évidemment, utilisent des cargos, utilisent des camions, etc. Et ça, ça coûte cher en fuel, en essence, etc.
Et on est dans une situation où aujourd'hui, vous avez un marché qui sanctionne la rentabilité à court terme, puisque le résultat opérationnel ajusté a baissé de près de 24 % parce qu'il est pénalisé par les coûts de la scission, la baisse de volume et puis la hausse des salaires. Donc, c'est ce qu'on sanctionne aujourd'hui le court terme et pas le long terme. Et pourtant, on nous avait habitués ces derniers temps de voir loin. Et là, effectivement, c'est légèrement sanctionné. Un et demi, ce n'est pas très grave. Et puis, un dernier mot quand même sur Bumble. Rumeur de cession en 20 secondes. Qu'est-ce qui se passe autour de Bumble ? Les applis de rencontre, John ? Oui, tout à fait.
Alors, ce n'est pas que ça ne marche pas. C'est qu'en fait, il y a des rumeurs comme quoi Bumble pourrait être revendu. Et il y a un groupe qui travaillerait avec Morgan Stanley, avec différentes opérations stratégiques. Alors, l'acheteur potentiel, ce serait Match. Vous savez, c'est vraiment le leader qui détient notamment Tinder. Mais le problème, c'est que si Match achetait Bumble, il y aurait des problèmes réglementaires parce qu'ils auraient absolument toute la sphère des sites de rencontre. Donc, c'est très peu probable. Merci beaucoup. John Plassard avec nous pour Cité Gestion. Dans quelques minutes, Culture ETF.
Julie Connerton vous entraîne dans le monde des ETF et vous fera découvrir les dernières subtilités de cet univers. D'abord, Jean-François Bay, 15h46, nous rejoint pour Boursso First. Bonjour, Jean-François. Bonjour, Guillaume. Vous allez rendre votre verdict là face au marché. Ce verdict, est-ce que vous l'assumez ? Je l'assume totalement.
On vous écoute. N'oubliez pas de protéger vos portefeuilles avant de partir en vacances car l'été risque d'être chaud.
Protégez-vous. Protégez vos portefeuilles avant de partir en vacances. L'été sera chaud en effet. Alors, on parle là de bourse. Qu'est-ce qui vous amène à effectivement vouloir alerter nos auditeurs ?
On n'a pas de boule de cristal chez Boursso Bank. Donc, on n'a pas détecté et vu dans le mar de café voir ce qui va se passer cet été. C'est juste une question statistique. C'est-à-dire, Guillaume, sur les 20 dernières années, l'été a été très peu productif et très peu performant sur les actions françaises, actions européennes. Ce sont des mois juillet et août qui ne sont pas très intéressants pour la bouche, pour les investisseurs. Vous faites de l'ordre de 0% de performance, zéro et quelques, sur ces deux mois. En France et en Europe. En France et en Europe. Alors, sur les marchés américains, c'est un peu plus actif. Donc, vous faites de l'ordre de 2% sur ces mois.
Mais sur les 20 dernières années, ce sont des mois qui sont assez calmes sur les marchés français et européens. J'allais dire, le gros de la performance sur les marchés se fait au premier semestre. On a des mois. Alors, on va se dire, c'est des mois assez calmes. En fait, c'est faux. C'est des mois plutôt volatiles, une mauvaise volatilité. Pas très performant. Et parfois, ça baisse pas mal. Alors, une raison simple, c'est qu'il n'y a plus d'acheteurs. Alors, les acheteurs partent en vacances. On a juillet-août, les juilletistes et les haussiens qui sont partis. Et donc, du coup, ça donne très peu de volume sur les marchés.
Et quand il y a un coup de trafalgar, on voit effectivement que ça a tendance à corriger. Donc, pour ça, il vaut mieux, je dirais, s'alléger et protéger. Le deuxième élément qui est important, c'est que ces baisses ou ces mois décevants sur juillet-août se font souvent quand le premier semestre a été plutôt bon. Vous avez eu un bon début de semestre.
C'est le cas cette année, malheureusement. Attends mieux, mais ça augure d'un été peut-être un peu difficile.
Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'il y a des prises de profit. Et on revient sur ces portefeuilles au mois d'octobre-novembre pour terminer l'année. Mais en gros, il y a un creux, surtout quand le premier semestre a été positif. Alors, malheureusement ou heureusement pour tous les investisseurs, le CAC sur les trois derniers mois, je le rappelle, a fait 8%. Mais le Nasdaq a fait 18%. Le Nikkei, 34%. La Corée, plus 80%. Sur certaines valeurs, j'ai pris AST Microelectronics. Dès l'Intel, on est sur de l'ordre de 130-200% sur les trois derniers mois.
Donc, c'est vraiment les trois derniers mois après le calme dans la guerre au Moyen-Orient où on a vu, ce n'est pas un marché en cas, c'est un marché en V. Il y a eu un vrai rebond sur les trois derniers mois. Et malheureusement aussi, les marchés obligataires ne protègent plus tant. C'est-à-dire que sur le mois de mars, où les marchés actions étaient vraiment très compliquées, les obligations aussi ont beaucoup baissé puisqu'on parlait de hausse des taux, de hausse du prix du pétrole. Et pendant le mois de juin, où les actions ont vraiment rebondi et ont très bien performé, les obligations ont aussi très bien performé. Donc, on a cette décorrélation qui est complètement absente.
Au contraire, on a une corrélation qui rend difficile la diversification via des actifs obligataires. Alors, je ne vous parle pas de l'or, je ne vous parle pas du bitcoin, je ne vous parle pas de tous les autres types de classes d'actifs qu'on regarde pour diversifier.
Non, mais c'est principalement ça le problème. C'est qu'en plus, on ne peut pas avoir une optique globale parce que le marché est devenu extrêmement granulaire. Dans un même secteur, il y a une disparité qui est extraordinaire. Et sur certaines classes d'actifs, c'est finalement une double granularité. Alors, comment on arrive à se protéger avec des marchés qui bougent vraiment comme ça en ordre dispersé ?
Alors, à court terme, d'une manière tactique, on veut partir en vacances, on veut bien dormir la nuit, on peut mettre du cash, on peut mettre des fonds en euros dans l'assurance-vie.
On veut bien dormir la nuit, on peut climatiser notre portefeuille.
Et on peut climatiser son portefeuille, désensibiliser son portefeuille. L'autre élément pour désensibiliser, c'est de passer par des gérants type fonds flexibles. Je l'ai dit, les fonds équilibrés, actions obligues, sont plus très utiles et plus très diversifiés, moins diversifiés en tout cas. Le fonds flexible permet justement de profiter d'un gérant expérimenté qui va jouer de manière tactique un peu ces marchés d'une manière un peu prudente. Là, on va avoir des gérants que vous connaissez tous, des NCA, Varennes, Carmignac, le célèbre Carmignac Patrimoine, le fleuron français qui tient la barre et qui représentent un peu cette catégorie de fonds flexibles prudents.
J'ai noté aussi des fonds qu'on qualifie d'absolute return. On a des performances absolues. J'ai retenu un fonds chez BlackRock qui s'appelle BlackRock Absolute Return. Donc là, on joue plutôt l'alpha dans le sens où on considère que le bêta, le bêta de marché va être contraire, va présenter des vents contraires. Donc on se met sur une zone, un safe haven, comme on dit en anglais, et donc on se met sur une approche plutôt alpha. Et là, on va retrouver, je parlais de BlackRock, on a Saïquant, on a BDL en France, on a Longchamp Patrimoine. Donc ce sont des fonds alternatifs, liquides, quotidiens, qui permettent de protéger des portefeuilles.
Voilà, quelques idées. Bourses au first. Vous vouliez ajouter un mot, Jean-François ? Je vois plein d'idées dans les yeux, là. Qu'est-ce que vous vouliez dire de plus ?
Non, non, mais Bourses au first, on accompagne nos clients dans, justement, ces lectures. Ah, c'est le disclaimer. Ah oui, d'accord. Attention à ne pas mettre entre toutes les mains. Avertissement, les performances passées ne présagent pas des performances futures. Oui, et toutes choses étant égales, par ailleurs, par ailleurs. Exactement. Jean-François B.
Et bon été, surtout. Et bon été. On ne se revoit pas avant l'été, là, Jean-François ? Ah là là, on vous retrouve à la saison prochaine. Exactement, avec grand plaisir, bien sûr. Eh bien, oui, plaisir partagé. Jean-François B, qui est là depuis combien de temps sur l'antenne ?
Ça va bientôt faire une vingtaine d'années. J'ai commencé très jeune. Donc, à l'époque, on n'était pas loin du périph, pas loin de Porte-Versailles. Et sur BFM ? Déjà sur BFM. Voilà, elle t'en passe. C'est parti du canal historique.
Exactement. Salut, Jean-François. Salut. Bon été. Le CAC 40 est en baisse en ce moment, moins 0,8%. Dans quelques minutes, valeur ajoutée, une idée en plus. Si vous voulez compléter vos portefeuilles, et je sais que c'est votre cas, parce que vous nous demandez régulièrement des idées, eh bien, c'est tous les jours, valeur ajoutée, qui sera ensuite, donc à 16h10 en direct, disponible en replay et en podcast, tout le week-end. BFM Bourse, culture ETF. Optimisez vos chances en toute paresse. Laissez faire les ETF à votre place. Julie Connerton et ses experts vous accompagnent. Bonjour Julie.
Bonjour Guillaume, bonjour à tous. Entre les produits qui s'ajustent à votre âge et se doper aux options, investir en toute simplicité sur les ETF relève parfois et désormais peut-être du défi. Faut-il craindre la complexité des nouveaux ETF ? On pose la question aujourd'hui à notre expert, c'est Benoît Sorel pour Amundi qui nous accompagne. Bonjour Enoa. Bonjour Julie. Merci d'être avec nous. Benoît, on débute par les flux. Les flux, depuis le début de l'année, ils sont insolents. Quel est l'état des lieux ? Alors insolents, c'est fort, mais oui, ils sont records.
C'est-à-dire que pour donner un ordre de grandeur, depuis le début de l'année, on est, si j'arrondis largement, on est au-dessus de 200 milliards d'euros de collecte. L'an dernier, qui était une année record de 30% record, on était à 150% au même niveau. Donc on est 40% au-dessus de l'année record de tous les temps, sachant qu'on a eu les plus gros mois de tous les temps, en fait, en janvier, en février, en avril et en mai. Il y a juste une mois de mars où il y a eu un ralentissement avec la guerre en Iran qui a ralenti un peu tout le marché.
Ce qui est intéressant, avant d'aller dans les produits plus complexes dont vous parliez tout à l'heure, c'est qu'on a une grande partie de ces flux qui va sur des indices très simples, très diversifiés, globaux, mondes, acquis, donc avec les émergents, où on voit des programmes d'investissement mensuels, où tous les mois, si vous avez 20 euros, 200 euros, 2000 euros à économiser, vous pouvez investir systématiquement là-dedans. Et on voit que ces flux-là sont à peu près maintenant de 15 milliards tous les mois, alors qu'on était à peu près à 9 milliards l'an dernier. Donc une grande accélération.
Alors quand on parle d'ETF, on pense à la simplicité avant tout, sauf qu'on voit émerger des stratégies qui sont un peu tactiques, notamment aux États-Unis. Pourquoi se regain l'intérêt pour une gestion un petit peu plus ciblée, alors qu'on pourrait tout simplement se laisser porter par le marché ? Alors on se laisse encore beaucoup porter par le marché. Si vous regardez les flux sur les derniers mois, sur le mois dernier par exemple, on a eu 9 milliards sur les États-Unis, il y a 8 milliards qui restent sur des indices très larges, type large cap, S&P 500, MSCI, USA. Il y a eu 1 milliard, je veux dire un seul milliard, il y a quand même 1 milliard sur des indices plus de précision.
Et en effet, il y a quand même des débats maintenant sur les actions américaines, donc typiquement des indices méga cap, ex-méga cap, qui permettent de piloter un peu plus finement votre allocation sur les actions américaines.
Oui, alors on est en train de parler de ces ETF, donc il y a d'autres questions qui nous viennent à l'esprit. Par exemple, entre profil évolutif, ETF à option, thématique ciblée, est-ce qu'on n'est pas en train de perdre le particulier, alors qu'il cherche la simplicité via les ETF, l'entraîner dans plus de complexité, au contraire ?
Alors c'est une très bonne question, parce qu'en effet, la beauté de l'ETF est qu'on arrive enfin à donner accès au marché financier, à l'investisseur particulier. Ou si on se met à la génération de nos parents, très peu, voire personne n'avait d'action, la génération de nos enfants ou de nos cousins, ils en ont beaucoup via des ETF. Et donc ces indices très diversifiés type MSCI World ont été la première pierre à cet édifice. Et maintenant, en effet, on voit des indices plus complexes. Donc vous parliez des, ce qu'on appelle les life cycles, donc c'est des indices qui ont été vendus depuis très très longtemps en fait à toutes les entreprises pour gérer les retraites.
Et selon votre profil de risque, votre âge typiquement, votre horizon de placement, si vous investissez à 20 ans, vous pouvez aller all-in en action, si vous investissez à 10 ans, peut-être un peu moins, et donc avoir un déleveraging de vos actifs risqués sur le temps, selon votre horizon de placement. Et donc on voit ça maintenant arriver en ETF. Et là où vous avez raison, c'est qu'autant le MSCI World, n'importe qui peut aller l'acheter tout seul sur le marché de façon très simple. Là, il faut probablement un intermédiaire, qu'il soit digital ou humain, pour vous expliquer quel est votre profit de risque, quelle est votre horizon de placement.
C'est là qu'arrivent les frais, etc., quand même.
Alors la beauté de l'ETF, c'est que justement, il a une transparence totale là-dessus.
Oui, c'est transparent, c'est vrai. Les ETF qui intègrent des stratégies d'options aussi, ça permet, en échange d'une paire future, pourquoi pas d'échanger du cash immédiat. Comment cette mécanique fonctionne ?
Alors là, l'ETF, je parlais d'abord de l'ETF qui…
Je plafonne ma paire future pour avoir du cash immédiatement.
Je ne la plafonne pas, mais je la mitige. La mitige, d'accord. Ce qu'on fait, c'est que tous les mois, on va vendre une option, donc on va abandonner une partie de la hausse du marché contre un rendement certain. Et donc ça permet de transformer le risque-action en rendement. C'est aussi bête que ça. Et alors, comment, d'un point de vue sectoriel, on fait aujourd'hui si on veut sélectionner, par exemple, des méga-tendances, mais le tout sans se tromper ? La beauté de la méga-tendance, c'est que sa définition est que c'est une tendance très long terme. Donc se tromper est compliqué a priori si on va sélectionner des bonnes méga-tendances.
Mais là où vous avez un très bon point, c'est qu'on voit de plus en plus de micro-tendances. Typiquement, si on prend l'intelligence artificielle, méga-tendances, se dire qu'on investit sur l'univers de l'intelligence artificielle à moyen terme ou à long terme, paraît relativement intelligent. Après, on peut aller plus précisément. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on fait les data centers ? Est-ce qu'on fait les microprocesseurs ? Est-ce qu'on fait les cartes mémoires ?
Et donc là, les cartes mémoires, typiquement, on voit depuis le début de la semaine, avec notamment les annonces chez Apple, qu'il y a un goulot d'étranglement au niveau mondial sur la production de ces cartes mémoires en Corée, à Taïwan. Là, on est plus sur une micro-tendance, en effet, qui va être un peu plus volatile que la méga-tendance qui va être, elle, sur des 5, 10, 15, 20 ans. Merci beaucoup, Benoît Sorel, pour Amundi, d'être passé nous voir.
Dans un instant, on va parler de cette valeur qui gagne 30% Excel. Il semblerait que Safran s'intéresse grandement à Excel pour, pourquoi pas, le racheter. La pépite, vous savez, drone sous-marin, entre autres, Excel, cette pépite française dont on entend beaucoup parler, par exemple, pour déminer le détroit d'Ormousse, plus 28% Excel, Safran, au contraire, recule de 2,6%. On s'en parle dans un instant avec Antoine qui va nous voir. BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer. C'est votre petit moment secret de l'après-midi. Rien qu'entre vous et la communauté financière. BFM Bourse vous met en contact. Bienvenue à tous.
Et en fil rouge, il est là, Antoine Larigauderie. Re-bonjour, Antoine. Re-bonjour, Guillaume. Votre mot du jour. Le mot du jour, c'est dollars. Parce que c'est peut-être le mouvement le plus étonnant. Depuis des jours, des jours et des jours, voire des semaines, on assiste à une descente du dollar. Et ça, c'est un petit peu contre-intuitif par rapport aux tendances actuelles. Donc, sur l'euro-dollar, on est à 1,1425. On est quand même bien remonté en 24 heures. Et puis, à noter que l'once d'Orgfin est bien repassé largement au-delà des 4 000 dollars après une petite pointe en dessous. Alors, est-ce que c'est un mouvement technique ? Est-ce que c'est quelque chose d'ampleur ?
Il va falloir un peu observer tout ça. En tout cas, les indices sont quand même largement en baisse. Le mouvement de vente a repris du côté du secteur technologique. L'indice de volatilité VIX est à nouveau au-delà des 20 points. Il y en a une baisse de 0,9% pour le CAC 40, moins 1,17% pour le Nasdaq. Les valeurs industrielles résistent un petit peu mieux du côté de Wall Street avec une baisse de 0, seulement 0,39% pour le Dow Jones. C'est vrai. Du côté des grandes thématiques, la question de l'IA. Est-ce que l'IA va augmenter le coût de la vie quelque part ? Oui, Microsoft et Apple annoncent des hausses de tarifs assez spectaculaires du fait de la flambée des prix des cartes mémoires.
Est-ce que l'IA devient une nouvelle source d'inflation ? Alors que le pétrole baisse, ça tombe mal quand même. C'est une question qui commence à monter et à émerger. Dans les marchés du côté des valeurs françaises, quand même des héros cette semaine. En tout cas, de belles valeurs qui se sont vraiment distinguées au point de toucher des plus hauts historiques. Qui sont ces valeurs sur des records sur la semaine ? Bien Accor. Accor a touché des records cette semaine. BNP Paribas a touché des records cette semaine. STMicroelectronics. Genfit, laquelle en garde encore le plus sous le pied ? Nos experts vont se mouiller pour répondre.
Et puis l'Europe n'a pas à rougir puisque le stock sur Europe 600 désormais fait mieux que le S&P depuis le 1er janvier. Le stock sur Europe 600 gagne 8,1%. Et puis une valeur qui s'envole. Alors on parlera d'Excel dans un instant parce qu'il y a des rumeurs de potentiel rachat d'Excel par Safran. Le titre Excel gagne 26%. Mais il y a une autre valeur européenne qui cartonne aujourd'hui qui cartonnait tout à l'heure. En tout cas c'est Bayer. Le titre était en forte hausse grâce à une décision de la Cour suprême qui pourrait cette décision de la Cour suprême désamorcer des dizaines de milliers de plaintes sur le Roundup aux Etats-Unis. On en parlera aussi.
BFM Bourse sur toutes les batailles de marché. BFM Business au cœur de l'ensemble de l'actualité. A suivre aussi chez Volkswagen. C'est 100 000 postes supprimés. Le géant allemand de l'automobile qui a déjà annoncé 50 000 suppressions d'emplois en Allemagne d'ici 2030 envisage d'en supprimer encore davantage. Quatre usines sont ciblées outre-Rhin. Le constructeur Volkswagen donc est frappé par l'envolée des coups. La concurrence chinoise et les difficultés à prendre le virage de l'électrique. Safran confirme être entré en négociation exclusive pour le rachat éventuel d'exels de technologies. Donc l'ex-groupe Gorgé spécialisé dans les drones sous-marins et les systèmes de déminage.
Le motoriste précise donc Safran qu'il n'y a aucune certitude que les discussions aboutissent. Enfin Malakoff Humanis visé par une enquête pour corruption. Le poids lourd de la complémentaire santé et prévoyance est soupçonné de corruption passive et active commise en bande organisée selon le parquet national financier. Malakoff Humanis aurait perçu des commissions pour un rôle d'intermédiaire lors d'investissement. Plus de détails dans les experts sans frontières tout à l'heure ce sera à partir de 18h. D'ici là on est à vos côtés. BFM Bourses en joue dans votre camp. Bienvenue à tous.
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BFM Bourses, vos placements, nos conseils sur BFM Business. Alors Antoine, à l'ouverture ce matin, on pouvait encore espérer une sixième semaine de hausse d'affilée pour le CAC 40. On sortait déjà de cinq semaines de hausse et depuis le début de la semaine, on ne faisait pas grand-chose. C'était à peu près stable. Là avec la séance du jour, on risque de ne pas avoir de sixième semaine de hausse d'affilée. Oui, ça risque d'être compliqué. Effectivement, il faudrait qu'on ait une inversion de tendance assez nette parce que pour l'instant, on est en baisse de 0,77% et on est retombé à 8 366 points.
L'Euronext Tech Leaders avec une baisse un peu supérieure, moins 1, moins 0,9 pour l'Eurostox 50 et une baisse vraiment marquée pour le DAX à Francfort, moins 1,3%. Le secteur qui pèse du côté des bourses européennes, c'est principalement le secteur auto. Après donc, c'est une nouvelle en provenance de Reuters qui nous parle de 100 000 suppressions de postes possibles chez Volkswagen. On se souvient que du côté de la presse économique, ces derniers temps, on révélait des inquiétudes vraiment structurelles du côté de la direction de Volkswagen autour de son modèle économique face aux tendances du moment. Et c'est vrai que Stellantis, par exemple, perd 2,36% à 5 euros.
On a les équipementiers auto qui signent les plus fortes baisses sur le SBF 120. Forvia, moins 5,17, 8,80. Valeo, moins 4,90 à 12,53. En revanche, un des titres qui résiste le mieux de toute la semaine, c'est étonnant, c'est Danone, qui gagne 3,5% encore aujourd'hui à 72,40. Carrefour aussi, vous voyez, l'alimentation, la distribution, plus 1,29% pour Carrefour, on est à 16,47. Puis à noter, Engie qui gagne 1% à 27,33. La plus forte hausse, évidemment, on va longuement en parler. Sur le SBF 120, c'est Excel Technologies qui gagne 28% à 119,30. Thierry Gauthier, Thierry Gauthier, nous rejoint GSD Gestion. Bonjour Thierry. Bonjour Guillaume.
Voilà, Safran confirme donc des discussions exclusives pour Excel, se rapprocher, racheter probablement Excel. Alors Safran précise que rien n'indique, rien ne garantit que les discussions aboutissent. Mais voilà, on est sur des discussions exclusives, Excel gagne 28%, Safran perd 2,5. Est-ce que vous verriez ce rapprochement comme opportun, Thierry ? Oui, alors c'est toujours un petit peu le cas. L'acquéreur baisse un petit peu en bourse et puis la cible, évidemment, elle monte.
Surtout qu'on était sur un cours d'Excel qui avait, on en avait parlé ensemble il y a deux semaines, jour pour jour, avec cette histoire de désaccord sur la participation d'ICG qui réclame d'exercer son droit de sortie et qui était en désaccord sur la valorisation avec Excel. Donc Safran pourrait intervenir un peu comme un chevalier blanc sur le dossier. Et comment on voit ce rapprochement ? C'est sûr que pour Safran, ça permet en avalant Excel d'éliminer un rival direct et puis de consolider sa domination sur tout ce qui est système de navigation, les drones navals, etc.
Donc voilà, c'est une acquisition qui viendrait à point pour Excel par rapport à son conflit avec ICG qui aurait pu le contraindre à lever un peu de bêtes ou à faire une augmentation de capital un peu dilutive. Donc voilà, c'est peut-être
une bonne nouvelle pour tout le monde.
– Oui, vous l'aimez bien ce titre Excel encore plus ou vous vous dites à 28, ça ne pourra que se dégonfler dans les prochains jours ? – À 128, oui. – Plus 28 euros, ça s'allume tout juste pour le moment sur, on est même encore un petit peu en dessous, je crois que ça a coté à 15h32, ça a dû coté 122 euros. Donc par rapport à l'offre de 128,50, on est encore un peu en deçà. On doit pouvoir aller un petit peu plus haut. Et puis après, est-ce qu'il y aura une prime pour les minoritaires ? Ce n'est pas certain, mais parce que voilà, il faut que Safran négocie le bloc majoritaire déjà avec le groupe gorgé qui a 44% du capital. Et puis après, il s'ensuivrait une offre publique obligatoire.
On imagine ça. Voilà, est-ce qu'il y aurait prime ou pas ? Mais en tout cas, jusqu'à 128,50, il n'y a presque pas de risque à en acheter. – Antoine ? – En tout cas, Excel Technologies, ils n'ont pas peur d'acheter au plus haut si ça se fait à Safran. C'est vrai que ça a pris une sacrée valeur. En trois ans, ça gagne quasiment 600%. C'est un groupe qui est passé d'un tout petit expérimentateur de technologies de drones sous-marins. Vraiment un groupe dont la technologie est archi-demandée, surtout avec les problématiques du moment. Donc voilà, peut-être un rachat d'opportunités, mais qui ne se fera peut-être pas au meilleur prix.
En tout cas, tant mieux pour Excel si ça réussit, parce que la prise de valeur aura été démontrée. – Effectivement, plus 28 en ce moment. Alors, un autre auditeur nous écrit sur le Philix, il s'appelle Stéphane, il nous dit « La défense, ça va vous plaire, c'est Antoine ? » « La défense, c'est l'ESG des gens de droite. » Je trouve ça rigolo. Voilà. On n'est pas dans le climat, c'est pas l'ESG climatique, mais c'est l'ESG souveraine. Voilà, donc c'est marrant. On peut être de gauche et comprendre l'intérêt d'investir dans la défense, mais je trouve que la remarque est rigolote. Thierry, vous la trouvez rigolote ? – Oui, c'est bientôt vendredi soir.
C'est souvent l'apéro, pour savoir si c'est de droite ou de gauche. Messi, c'est de gauche et Cristiano Ronaldo, c'est de droite. Bon, l'ESG serait de gauche et la défense de droite, pourquoi pas ? Alors la défense, ça peut être ESG, ça dépend surtout de quel côté du fusil on se trouve. Voilà, si on est du côté des gentils. – Exactement. – La défense, c'est ESG compatible. Si on est du côté des méchants, non, pas du tout. – Tiens, des valeurs qui ont battu des… Merci à cet auditeur pour sa remarque rigolote. C'est des valeurs qui ont battu des records cette semaine. Il y a BNP, Paris-Bas, il y en a plusieurs quand même à Paris.
BNP, Accor aussi a touché un plus historique, ST Microelectronics aussi cette semaine, et Genfit également a battu un record cette semaine. Ça en fait ? Laquelle de ces valeurs sur des plus historiques vous semble avoir pour la suite, Thierry, le plus de potentiel encore ? – Alors, on va procéder peut-être par élimination. Genfit, nous, on trouve ça trop spéculatif. Il n'y a pas encore de profit à horizon 2-3 ans. Ça a déjà été multiplié par 3 en 7 ou 8 mois. Donc, on ne choisirait pas Genfit.
ST Microelectronics, on est plutôt, nous, à vendre les sociétés de semi-conducteurs parce que compte tenu du parcours qu'elles ont réalisé et des niveaux de valorisation qu'elles atteignent, on est bien content de prendre un peu nos profits sur ces niveaux-là, sur des STM, des Infineon, des SMN. Donc, voilà, il en reste deux. Il reste BNP, Paris-Bas et Accor, alors qu'ils ne sont pas donnés non plus. Mais voilà, un BNP qui se paye 7 ou 8 fois les profits, qui donne encore 5% de rendement. Même si les bancaires, ça a été les valeurs de 2025 et puis qu'elle est encore à plus 20 depuis le début de l'année, il y a encore peut-être un petit peu de choses à faire dessus.
Et puis, Accor, avec la fin des conflits dans le monde, peut-être qu'il y a encore un peu d'upside à venir sur le titre, même s'il a déjà bien remonté. Thierry Gauthier avec nous. Merci beaucoup, Thierry, pour GSD Gestion. Et Raphaël Genin nous rejoint également, analyse financier pour Roland. Bonjour, Raphaël. Pour proposer à nos éditeurs et téléspectateurs une idée de valeur en plus. Raphaël, êtes-vous là ? Exactement. Vous m'entendez ? Oui, ça y est, on vous entend bien, Raphaël. Alors, je vais vous parler aujourd'hui. Oui, vous n'avez que 2 minutes 30, je vous préviens. Le chrono va commencer à courir. Allez, c'est parti. C'est parti. De quelle valeur voulez-vous nous parler ?
Quelle est votre conviction du jour, Raphaël ? Alors, je viens vous parler aujourd'hui de Billundi. C'est une small cap française active dans les études de marché en ligne. Alors, son métier est simple. Billundi met à disposition de ses clients qui sont des consommateurs qualifiés, qui répondent à des enquêtes, alors principalement pour les instituts d'études, mais aussi pour des agences, des cabinets de conseil ou directement des entreprises. En clair, le groupe fournit une matière première essentielle aux études consommateurs. Donc, si on doit retenir 3 points sur le dossier, d'abord, Billundi détient un actif rare.
Le groupe dispose de plus de 4 millions de panélistes propriétaires dans 44 pays. Un tel panel ne se construit pas rapidement. Il faut investir, recruter les répondants, les fidéliser et pouvoir les mobiliser dans plusieurs géographies. Et ça, ça crée une véritable barrière à l'entrée dans un marché où les grands acteurs mondiaux restent peu nombreux. Ensuite, le deuxième point, c'est que Billundi a changé d'échelle avec l'acquisition de NetQuest en 2025 pour 54 millions d'euros, une acquisition structurante. Et cette opération, elle a renforcé le groupe en Espagne, mais surtout en Amérique latine, avec une présence dans 19 pays de la région.
Et elle a aussi permis à Billundi de s'imposer parmi les acteurs mondiaux de référence et de franchir un cap sur les fondamentaux. Donc en 2025, Billundi, c'est 92 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 20 millions d'euros d'ébitda. Donc ça fait une marge quand même de 22%. Donc la société est très rentable. Et cette taille donne plus de crédibilité au plan stratégique 2026-2030 qui a été dévoilé récemment en avril, à travers lequel le groupe vise un doublement de taille. Donc il vise 175 à 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et une marge d'ébitda supérieure à 25% pour 2030.
On observe néanmoins que la croissance organique est assez faible pour ce groupe Billundi sur les derniers exercices. Qu'est-ce qui, d'après vous, peut faire réaccélérer le dossier et lui permettre à Billundi d'atteindre les objectifs de son plan stratégique ? Alors en effet, oui, la croissance est assez faible sur l'organique ces dernières années. Mais sur les catalyseurs, alors au-delà de la croissance externe, ce qui restera un levier, le vrai sujet maintenant, c'est l'IA. Billundi ne veut plus seulement fournir des répondants.
L'idée, c'est de remonter la chaîne de valeur des études de marché, c'est-à-dire aider les clients à concevoir une étude, à la lancer, puis à en analyser les résultats de façon beaucoup plus automatisée. Et ça, c'est le rôle de Barry, qui est son moteur d'IA propriétaire, et de la Billundi plateforme qui sont lancées et qui vont constituer des piliers pour la croissance du groupe. Et c'est intéressant parce que ça peut rendre le modèle beaucoup plus calable, tout en renforçant la valeur des données humaines vérifiées. Et enfin, pour terminer, la valorisation nous paraît attractive.
Le titre se traite autour d'1,1 fois le chiffre d'affaires de 2026, alors que Billundi a payé NetQuest 1,9 fois le chiffre d'affaires. Donc, chez Roland, on a un achat à 26 euros, ça fait 60% d'upside. Billundi, bravo, vous venez de battre le chrono là, Raphaël. Oui, merci beaucoup. Vous pouvez partir fier en week-end, effectivement. Bon, merci beaucoup surtout pour l'argumentaire. La qualité à chaque fois, les experts de Roland à nos côtés, Raphaël Génin. Le CAC 40 est en baisse cet après-midi, moins 0,69%. On évoquait Bumble qui pourrait bien, le site de rencontre, se faire racheter, figurez-vous.
L'avenir des sites de rencontre est en train, enfin, en tout cas, leurs perspectives sont en train d'évoluer fortement. Ce marché-là aussi est fortement disrupté. C'était dans USA Today. L'analyse de John Plassard a trouvé un podcast et replay.
BFM Bourse, l'écho du monde.
L'IA va-t-elle, elle, amplifier l'inflation ? Nadia Garbi est avec nous. On va en parler ensemble pour piqueter. Bonjour Nadia. Parce que oui, ça tombe mal. Alors que le pétrole recule, on voit plusieurs acteurs majeurs de la tech américaine annoncer des hausses de tarifs et parfois de 20% sur les produits d'Apple. Microsoft aussi augmente pour la troisième fois le prix de sa Xbox. Et tout ça est lié d'une façon plus ou moins directe à l'intelligence artificielle parce que Apple comme Microsoft doivent répercuter la hausse des coûts des cartes mémoires.
Ce qui fait le succès de Micron, en gros, pousse Apple ou Microsoft et d'autres à relever leurs tarifs parce que ce qui fait le succès de Micron, la hausse des prix des cartes mémoires, la hausse des marges, les autres, les hyperscalers doivent le répercuter à leurs clients. C'est ce qu'on commence à observer. Est-ce que l'IA va entraîner un surcroît d'inflation d'après vous Nadia ?
Oui, en tout cas, à court terme, c'est ce qu'on voit dans les données. On voit vraiment que c'est une source d'inflation. On le voit par exemple dans cette composante des prix des accessoires de PC qui en met à atteindre le niveau de 14,5% sur un an et ce record sera vraisemblablement battu par tout ce que vous avez mentionné. Alors c'est vrai que le pétrole baisse, c'est une bonne nouvelle. Cela va conduire à une baisse de l'inflation globale, mais les indicateurs de l'inflation sous-jacente, eux, restent élevés et notamment cette techflation qui reste un sujet très important.
Oui, et il y a le prix de l'électricité aussi. On voit aux États-Unis, notamment dans certains coins, le prix de l'électricité a augmenté de 50-60% dans les zones proches, notamment des data centers en l'occurrence, Nadia.
Oui, tout à fait. Et ça va rester une source de préoccupation pour la réserve fédérale, ce niveau élevé de l'inflation sous-jacente.
Mais est-ce qu'on peut se rassurer en se disant « oui, ok, il y a des hausses de coûts, des hausses de prix, mais parallèlement, une productivité amenée à s'améliorer du fait aussi de l'intelligence artificielle et donc le regain de productivité compenserait ces hausses de coûts dont on est en train de parler ? »
Oui, alors c'est un peu l'argument de Kevin Warsh à la réserve fédérale, mais en tout cas, à court terme, il ne devrait pas utiliser cet argument. Ce sera peut-être une des conclusions d'une des task forces, mais en tout cas, on le sait, la plupart des papiers suggèrent qu'à court terme, l'EI, c'est inflationniste et à moyen terme, c'est plutôt déinflationniste. Donc, il faudra attendre un peu pour voir les effets.
Bon, inflation, intelligence artificielle, est-ce qu'il y a une autre grande dynamique qui vous paraît très urgente à regarder ces prochains mois ?
Alors, on va bien sûr regarder tous les indicateurs liés à l'inflation, la dynamique du marché du travail aux États-Unis avec des données importantes la semaine prochaine, on aura la création d'emplois. Donc, je dirais qu'il faut bien sûr surveiller la résilience de l'économie américaine et à quel point on a aussi les salaires aussi étant un indicateur important à regarder. Pour le moment, on ne voit pas vraiment de sources d'inflation liées au salaire. Mais voilà, je dirais qu'à côté des données d'inflation, on va aussi surveiller de manière très importante les données liées au marché du travail américain.
Merci beaucoup, Nadia Garbi, avec nous pour piqueter. Wall Street est en baisse légère. Rien de méchant, mais enfin, on les enchaîne. Le S&P 500 recule de 0,1%. BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business. On a une forte baisse assez généralisée, c'était en début de semaine notamment, des marchés et qui, cette baisse, a aussi emporté certaines valeurs renouvelables. Est-ce qu'il y a des leçons à tirer du début de semaine qu'a vécu le secteur des énergies renouvelables entraîné par la baisse des marchés alors que, quand même, les perspectives sont triomphales pour les énergies renouvelables ? Boris Maltac nous rejoint pour en parler pour Montpensier Arbevel.
Bonjour Boris, bienvenue. Bonjour Guillaume. Le marché a-t-il envoyé en début de semaine une alerte sur les renouvelables ? Oui, alors effectivement, c'est en stretch à UT. Alors, il y a eu la thématique de l'intelligence artificielle qui a été mise à mal avec ce questionnement éternel des dépenses en infrastructure. Il y a eu aussi des PMI décevants en Europe, il faut le rappeler, et puis un discours plus dur de la Fed. Et là, il y a vraiment deux symptômes, deux impacts différents, mais qui montrent vraiment les orientations de la dynamique.
L'Europe, d'un côté, qui reste stable sur la période, les renouvelables européens sont stables mardi, et après, il y a bien sûr les États-Unis qui, eux, ont été impactés par leur corrélation prononcée à l'intelligence artificielle et au secteur de la technologie de manière plus générale. Donc, est-ce inquiétant pour autant ? Je pense que non. Alors déjà, comme vous le mentionnez, les trackers, les ETF éoliens, solaires, et même les indices généralistes sont en hausse de plus de 25 à 30 %. Et parallèlement, surtout, la thématique est vraiment au cœur des enjeux actuels.
Oui, mais on a un regain des tensions géopolitiques, l'Ukraine qui a fait monter les cours du gaz il y a 4 ans maintenant, le temps passe, l'Iran bien sûr avec les cours du pétrole, même si ça s'est assagi, les cours ont rechuté depuis 2 semaines, 2-3 semaines, mais est-ce que tout cela ne réveille pas à nouveau les vieux démons, à savoir des énergies fossiles qui restent quand même relativement souvent encore compétitives ? Il y a beaucoup de choses qui ont changé en 4 ans. C'est vrai qu'on se rappelle tous de ce scénario de 2022 avec l'entrée de la Russie en Ukraine qui a amené une hausse des taux et puis surtout l'annulation de beaucoup d'initiatives climatiques.
Il faut rappeler quand même que l'Allemagne a rallumé ses centrales à gaz et ses centrales à charbon. Une fois qu'on a dit ça, effectivement, on est rentré dans le même schéma, à savoir le conflit iranien commence et les taux montent. Finalement, la thématique ne bouge pas. En fait, il y a deux éléments, c'est que déjà les investissements verts ont payé, parce qu'il y en a eu, et parallèlement à ça, le narratif est totalement différent. La perception de la thématique est vue comme une solution d'indépendance énergétique, de souveraineté. Oui, et vous parlez de résilience. Les énergies renouvelables apportent de la résilience.
Là-dessus, vous avez un exemple européen à nous apporter pour convaincre ceux qui ne seraient pas encore complètement convaincus. La pérennité de la thématique, bien sûr, pour un investisseur, on comprend que si, mais la pérennité même du modèle. Il y a eu une énorme panne électrique il y a quelques années en Espagne, par exemple, et on a incriminé là-dessus le solaire. Ça a créé des déséquilibres. Vous avez un exemple inverse à nous apporter, de résilience, cette fois lui aussi, en provenant d'Espagne.
Oui, effectivement, l'Espagne, c'est le pays qui a un mix le plus orienté vers les renouvelables et c'est le pays où, de la même façon qu'en 2022, les prix de l'électricité ont explosé, bien là, ils sont restés totalement stables au moment de l'explosion du prix du baril et du prix du gaz. Oui, et puis il ne faut pas oublier qu'après examen des choses du côté de l'Espagne, c'était plus un problème de gestion du flux de cette énergie solaire très très abondante que de l'efficacité de l'énergie solaire qui naturellement était très très fort à ce niveau-là.
Si on revient du côté des États-Unis, on voit que Donald Trump est sans doute le président le plus hostile aux énergies renouvelables qui soient. Maintenant, il n'est pas fou non plus. Il constate que ça marche bien le solaire du côté du Texas. Il constate qu'il y a certaines choses qui vont bien. C'est juste les éoliennes qui lui mettent des boutons. Mais est-ce qu'il y a aussi un cadre réglementaire qui gêne le développement à grande échelle du côté des États-Unis ? Oui, alors le cadre réglementaire, il a été partiellement défini mi-2025.
C'est ce qui a d'ailleurs entraîné un rebond de la thématique parce que, en fait, la thématique, les acteurs avaient enfin une visibilité, peut-être moindre parce que les crédits d'impôt allaient être arrêtés au fur et à mesure des années. Mais surtout, il y a la réalité du terrain. Il y a la demande qui est en pleine explosion et j'en veux pour preuve les data centers. Donc, les data centers, c'est la moitié de la hausse de la demande électrique dans les prochaines années. Et là, il y a plein de sujets. Donc, remettons un peu dans le contexte. Ça sera à peu près 10 % de la demande en 2030, entre 10 et 17 %.
Il faut savoir qu'un data center les plus énergivores consomme l'équivalent d'un réacteur nucléaire. Et donc, ce 10 à 17 %, prenant une hypothèse conservatrice, 10 %, c'est la consommation de la France. Oui, c'est évident. il y a quelque chose d'encourageant finalement sur ce secteur parce qu'on a beau avoir une administration qui est hostile ouvertement aux éoliennes et aux considérations en termes d'énergie verte qui, en plus, encourage à qui mieux mieux les nouveaux forages pétroliers, le gaz et les énergies réputées polluantes. Mais bon, nécessité fait loi, les énergies renouvelables continuent à progresser même avec ce cadre qui n'est quand même pas génial. Oui, absolument.
Devant cette demande, il n'y a pas 40 solutions. Il faut de l'énergie, de l'électricité tout de suite et pas cher. Et en fait, avec tous ces investissements qui ont été menés notamment pendant l'ère Biden, en fait, le solaire est maintenant compétitif. D'autant plus que maintenant, il est complété avec le stockage dont je le rappelle, le prix a été divisé par 7 sur les dernières années. Et donc maintenant, on vient vraiment sur les plates-bandes du pétrole et du gaz, on vient pallier à l'intermittence qu'on avait avant sur le solaire. Et donc là, l'offre n'arrive pas à suivre la demande.
Il faut quand même rappeler qu'aux États-Unis, la moitié des États d'ici 2030 va faire face à un risque de pénurie d'électricité. Et donc, ça, c'est une aubaine pour toute la thématique. Les gestionnaires de réseau, le stockage, le solaire. Oui, et effectivement, le solaire, l'éolien, comme instrument de lutte contre l'inflation parce que sinon, le prix d'électricité va encore plus progresser si on ne produit pas davantage d'électricité. Au-delà de l'Europe et des États-Unis dont on vient de parler, la thématique avance-t-elle au même rythme, vers puissant, rythme accéléré dans le reste du monde ou c'est plus lent ? C'est une année assez marquante, 2025.
Déjà en Chine et en Inde, la production d'électricité à partir d'énergies fossiles à reculer, c'est une première. Et également, on a passé un vrai cap dans le sens où la production d'énergie d'électricité bas carbone est supérieure à la production d'électricité sur le combustible fossile. Et le solaire, lui, à lui seul, va couvrir trois quarts de la hausse de la demande. Et retenez un chiffre, c'est 2032. En 2032, le solaire va être la première source d'électricité de production.
Et si on prend un peu de recul, en 30 ans, le solaire est passé d'un état quasiment négligeable à un statut de leader et ça comparait à 80 ans pour le pétrole avec l'arrivée de l'automobile, 70 pour le gaz et toute la révolution industrielle. Et donc, boursièrement parlant, est-ce que tout ça est dans les cours parce que vous disiez qu'il y a quand même un beau parcours depuis le début de l'année sur les énergies renouvelables. Est-ce que ce potentiel va encore progresser ? Et si oui ou si non, peu importe, sur quels acteurs vous le voyez le plus à même de s'accroître, le potentiel de hausse ? Oui, alors on a trois moteurs structurels qui sont vraiment imbriqués les uns dans les autres.
On a ce super cycle de la demande d'électricité. On a l'intelligence artificielle qui vient booster d'autant plus cette demande. Et derrière, on a vraiment cet enjeu de souveraineté et d'indépendance énergétique. Donc revenons aux valorisations. Effectivement, on a vu une expansion de multiples, mais sur des niveaux assez bas. On se retrouve à peu près au par avec les indices mondiaux. En revanche, on a des croissances bénéficiaires qui sont 50% supérieures à ce qu'on peut avoir sur l'indice stocks 1800, par exemple. Il faut garder en tête qu'en Europe, la croissance bénéficiaire à venir est au plus haut depuis 20 ans sur les renouvelables. Donc maintenant, que jouer ?
On reprend un peu toutes les thématiques et on déroule la liste. Donc on a bien sûr le solaire américain. on a la fabrication de batteries et notamment en Chine. Et puis on a aussi bien sûr toute la production d'énergie renouvelable et là, notamment en Europe. Voilà. C'est quelques piliers des énergies renouvelables dans lesquels vous croyez toujours dur comme fer. Boris Malta qui est ses experts chez Montpensier Arbevel. Merci beaucoup Boris. Le CAC 40 est en baisse de 0,7%. C'est mal parti pour une sixième semaine de hausse d'affilée pour le CAC 40. A l'ouverture, on espérait encore mais là, à moins 0,7% c'est plus compliqué.
Il reste encore une heure de cotation qu'on va vivre ensemble au cœur du réacteur tech. On vous emmènera jusqu'aux confins de la tech. On vous fera découvrir un maximum de valeurs tech pas encore forcément très connues mais qui elles aussi pourraient vous surprendre en termes de potentiel. C'est à suivre. Nos experts vont se mouiller dans deux minutes. A tout de suite. Tout un stock d'actions pour investir dans la tech. Pendant 27 minutes, on vous apportera des idées de pépites et on tentera de faire de vous des insiders. Logout de la tech. Cette semaine, ils sont là. Alice Labou, fondatrice d'Alice Labou Conseil. Bonjour Alice.
Et Valentin François, gérant action thématique internationale Montpensier à Beuvel. Bonjour Valentin. Bonjour Guillaume. Ravi de vous retrouver chaque vendredi à ce soir. Cib FM Bourse. Oui, prendre l'avance sur la tech boursière grâce à votre expertise à l'un et à l'autre. Dans un instant, vous nous livrerez vos pépites méconnues mais d'abord dans l'actu. Dans l'actu, ça c'est pour ceux qui ont raté la semaine. Qu'est-ce qui vous a l'un et l'autre le plus bluffé dans l'actu cette semaine ? Alice ?
Eh bien moi, c'est OpenAI, donc celui qui fait ChatGPT, qui déclare la guerre à NVIDIA sans le dire véritablement puisque OpenAI a commencé à créer ses propres puces avec l'aide de Broadcom dont on parlera probablement et je trouve que c'est très intéressant parce que ça veut dire qu'OpenAI cherche maintenant à maîtriser toute la chaîne de valeur, c'est-à-dire pas seulement à créer des modèles les plus avancés, les plus puissants mais aussi à se verticaliser dans le business et d'ailleurs c'est un mouvement qui est intéressant à observer puisque ce ne sont pas les seuls.
On sait qu'Amazon s'y met, qu'Apple s'y met à créer ses propres puces maison, alors pas tout seul avec de l'aide mais c'est intéressant. Voilà.
Oui, OpenAI vient concurrencer à sa mesure un NVIDIA.
On entame le deuxième set on va dire.
Pour essayer de maîtriser toute la chaîne de valeur et c'est vrai que de plus en plus d'acteurs de la tech sont en train de tenter aussi cette stratégie. OpenAI dont on reparlera dans un instant parce que sur l'introduction en bourse il y a une ou deux incertitudes qui commencent à poindre enfin sur le calendrier en tout cas de l'introduction on en parlera dans un instant. Vous Valentin, cette semaine qu'est-ce qui dans la tech vous a le plus alors je ne sais pas ébloui, inquiet en tout cas bluffé ?
Cette semaine il y a eu deux news en fait qui finalement on peut les rapprocher donc Micron et sa publication fantastique évidemment le marché a salué et puis ce mot du PDG qui explique finalement le problème d'approvisionnement sur la mémoire ce n'est pas prêt de se résorber donc au moins d'ici 2028 voire 2029 donc ça c'est le premier point ils pensent que la demande pour les cartes mémoires va rester quasiment aussi haute jusqu'en 2029 potentiellement ?
Oui et en tout cas l'offre ne suivra toujours pas la demande surtout donc c'est d'accord c'est surtout ça pour ceux qui se demandent quand ça va se retourner comment ces valeurs-là vont évoluer ça va peut-être se retourner mais peut-être dans plus longtemps qu'on l'imaginait effectivement et alors du coup le problème de la mémoire quand même aujourd'hui c'était peut-être quelque chose de pas très concret pour les particuliers c'est devenu un vrai problème hier avec Apple qui explique augmenter les prix alors on comprend qu'ils ont tardé à monter les prix ils ont tout fait pour que le consommateur n'en souffre pas mais là ça y est première hausse de prix alors ce n'est pas les premiers à le faire on a vu Xbox aussi le faire mais on va dire que le AI inflation est bien réel pour les particuliers et le sera probablement aussi pour les entreprises c'est-à-dire qu'Apple relève les prix de quasiment tout ses Macs ses iPads parfois des hausses de prix de 20% exactement c'est énorme en expliquant alors c'est le porte-parole qui le dit nois sur blanc qu'Apple a jusqu'ici protégé ses clients de la hausse des prix des cartes mémoires mais désormais on atteint un point un point critique qui ne permet plus de les protéger la marge oui tout simplement ces hausses sont inévitables l'a dit Tim Cook dans le Wall Street Journal est-ce que l'IA Alice effectivement à travers les hausses de prix annoncées par Apple la troisième hausse de prix la Xbox aussi annoncée par Microsoft quand même du fait aussi des coûts des cartes mémoires est-ce que tout ça montre que l'IA qu'on espérait des inflationnistes finalement pourrait au contraire être inflationniste
en fait ça dépend sur quoi c'est-à-dire que oui elle va être inflationniste pour ceux qui ont besoin de consommer des cartes mémoires et peut-être des puces ou des GPU mais la réalité pour moi c'est qu'en fait l'IA elle va être aussi plus cher pour nous les consommateurs au fur et à mesure on sait très bien que bientôt on paiera l'IA à notre consommation énergétique en partie et à notre consommation de briques d'utilisation et donc oui bientôt il va y avoir probablement des changements parce que je rappelle quand même que toutes ces sociétés en fait fournissent à des prix très raisonnables aujourd'hui des solutions qui nous permettent à nous de gagner en gain de productivité à la fois nous personnes physiques mais aussi aux entreprises et probablement que ça va évoluer donc à suivre
et c'est un débat qui monte effectivement parce que la productivité attendue de l'intelligence artificielle pourrait compenser la hausse des prix d'un certain nombre de produits liés effectivement à la rareté des ressources l'IA est tellement gourmande en ressources que les prix vont augmenter mais la productivité pourrait compenser ça éventuellement Valentin et l'IA rester l'ami de l'homme c'est un vaste débat mais effectivement comme le dit Alice aujourd'hui on vit une IA qui est accessible on le voit quand on fonctionne directement avec l'API donc quand on fait des requêtes directement sur les serveurs d'entropique sans passer par l'abonnement c'est plus tout à fait le même prix on a vu des entreprises dire qu'ils avaient consommé le budget informatique en un trimestre
vous avez vu je crois que c'est une entreprise 20 millions d'euros ils ont eu la surprise en fin de mois ou quelque chose comme ça de découvrir que les collaborateurs ont utilisé tellement de crédits cloud sans particulièrement prévenir qu'en fait ils se sont retrouvés il faudrait je vous retrouve le nom de l'entreprise mais j'ai vu ça récemment ça fait des surprises parfois pour le directeur financier
facture de 20 millions d'euros
oui ok je ne sais plus mais c'était énorme comme chiffre énorme
le PDG de Beurre l'a dit en un trimestre le budget annuel a été consommé juste avec l'utilisation de l'IA est-ce que ce n'est pas la meilleure pub qui soit pour les modèles pourquoi pas les modèles chinois qui coûtent un peu moins cher un peu moins puissant mais moins cher les entreprises elles vont arbitrer est-ce qu'elles ont besoin de la toute puissance de l'IA juste un peu de puissance certain que le modèle américain de l'IA c'est-à-dire surpuissant mais très coûteux gagnera la bataille la bataille des parts de marché notamment je ne dirais pas forcément effectivement d'autant plus quand on voit Trump en tout cas son gouvernement dire à Anthropik bon ben finalement le tout dernier modèle si puissant Fable 5 vous n'y avez plus accès en tant qu'étranger donc il y a une histoire de souveraineté et on a vu des entreprises européennes partir de Claude d'Anthropik pour aller vers des IA chinoises comme dit Psyc ou Gouen donc Gouen pardon
oui et même là je lisais que Trump a l'air de demander à Tchad GPT de réserver sa prochaine je ne sais pas si vous avez vu sa prochaine version beaucoup plus efficace aux américains et même à quelques membres agréés par le gouvernement enfin personnes agréées par le gouvernement américain donc là on est parti dans les sujets de souveraineté majeure et c'est intéressant de se poser la question de l'Europe là-dedans moi je voyais Arthur Mensch donc fondateur comme on le sait de Mistral donc une très belle intelligence artificielle française il était auditionné à l'Assemblée Nationale vous avez vu ? est-ce que vous savez combien il y avait de députés qui étaient présents ?
sûrement très peu alors que c'est un sujet
stratégique
vous voulez un chiffre ? attendez on va essayer de jouer combien de députés il devait y avoir ?
il a été auditionné par l'Assemblée Nationale donc c'est quand même important que les députés soient présents
sur 500 députés après c'était en commission mais je dirais une dizaine de députés
ok c'est moins
c'est 2 bon
c'est juste pour vous donner une idée si vous voulez de la prise en main politique dans laquelle on est de ce sujet qui est quand même clairement stratégique
c'est quand même terrible effectivement bon et au milieu de tout ça qu'est-ce qu'on achète ? qu'est-ce qu'on vend Alice ? quels sont vos arbitrages dans ce secteur de la tech en ce moment ?
alors moi j'avais envie de dire je ne vends pas Nvidia je le dis parce que je vois maintenant plein de gens qui disent oula Nvidia j'y mets pas le doigt le doigt de pied parce que soit j'ai loupé la hausse soit j'ai déjà bien pris et tout ça moi je pense que malgré la concurrence et éventuellement effectivement le développement dont on va parler aussi des puces maison faites par les grands hyperscalers je pense que Nvidia va garder son leadership pendant très très longtemps donc je rappelle Nvidia c'est ceux qui fabriquent les puces les plus avancées dédiées à l'intelligence artificielle ils sont absolument incontournables ce qui fait évidemment le malheur des chinois qui eux n'y ont pas accès donc c'est aussi pour ça qu'ils développent d'autres solutions moins technologiques mais qui parfois fonctionnent aussi donc je reste acheteuse sur Nvidia voilà même là un peu moins de 200 dollars je reste acheteuse je le dis officiellement devant la caméra et ensuite je suis acheteuse fortement sur Broadcom on en a déjà parlé plein de fois mais Broadcom en fait est en train d'aider aujourd'hui les hyperscalers à créer leur propre moteur on va dire donc leur propre puce et je pense que c'est que le début donc je mise fortement sur ce titre là
et vous disiez OpenAI lance sa première puce d'IA avec Broadcom en l'occurrence exactement c'est vrai qu'en plus il y a une plus-value qui est rarement exploitée rarement expliquée en tant que telle c'est que c'est un architecte c'est comme ARM Holdings c'est à dire qu'ils conçoivent des systèmes entiers et il y a cette capacité à dégager des revenus récurrents alors certes ils les fabriquent mais via des sous-traitants à Taïwan notamment leurs cartes graphiques les RTX tout ce qui est dernière génération pour alimenter l'IA mais c'est avant tout un architecte on a un cerveau qui fabrique des semi-conducteurs et c'est peut-être une plus-value qu'il faut redécouvrir même si évidemment la valorisation est très très chère
en tout cas sur repli si jamais il y a un petit mouvement de baisse d'inquiétude comme on avait eu il y a deux ans en août je ne sais pas si vous vous souvenez ça avait baissé assez fortement il était passé sous les 100 dollars si jamais il y a une opportunité moi j'invite les gens à ne pas hésiter à la saisir
et c'est intéressant on va continuer on va aller encore plus loin vous nous direz aussi quoi suivre la semaine prochaine dans la tech mais d'abord ce dont on vient de parler presque encore un peu trop mainstream Techstock c'est aussi le moment où on échange dans le secret de la tech vous nous livrez vos indiscrets pouvez-vous Alice Valentin pouvez-vous faire de nous des insiders s'il vous plaît livrez-nous des secrets sous les radars que tout le monde a une annonce dans la tech passée peut-être inaperçue ou une rencontre que vous avez eu une discussion confidentielle que vous n'avez pas le droit de partager sauf auprès de nos auditeurs et téléspectateurs voilà faites de nous des insiders Valentin un chiffre intéressant qui vient d'une étude faite par Semi Analysis donc c'est aujourd'hui des anciens analystes qui ont créé une newsletter pour les semi-conducteurs qui a ses suivis du coup dans le monde de la finance et ils expliquent qu'aux Etats-Unis on arrive à installer à peu près 15 gigawatts d'électricité supplémentaire chaque année ça c'est un premier point mais en face on construit pour l'équivalent d'à peu près 21 gigawatts de datacenter c'est-à-dire que ces datacenters consomment 21 gigawatts chaque année et donc on comprend qu'à la fin il y a cet écart qui est à combler et qui se creuse d'année après année et donc la question qui est posée dans cette newsletter c'est de dire comment on fait pour combler le gap comment on fait pour c'est pas le tout d'aller acheter des puces chez Nvidia il faut les mettre dans des datacenters mais surtout il faut les brancher électriquement on va dire en tout cas les raccorder au réseau et donc il y a quelque chose d'assez intéressant qui est soulevé c'est que d'ici 2028 la moitié du réseau électrique sera privée c'est-à-dire qu'on parlera de Amazon de Meta de Microsoft qui sont ou qui deviennent producteurs d'électricité d'énergie et pour un dernier chiffre qui est totalement fou moi je ne l'avais pas du tout en tête les turbines à gaz et les transformateurs électriques qui sont clés dans l'électrification des datacenters aujourd'hui avant on était livré en 18 mois maintenant c'est plutôt 3-4 ans donc vous avez construit votre datacenter vous avez votre contrat avec votre fournisseur d'énergie et si vous n'avez pas le transformateur vous n'avez pas d'électricité dans votre datacenter c'est des sacs Hermès en fait c'est un produit de luxe exactement et ça pose un problème d'obsolescence du datacenter parce que les technologies vont tellement vite sur le datacenter qu'aujourd'hui vous fabriquez votre datacenter et puis il n'y a pas l'électricité suffisante pour vous permettre de le faire tourner à plein ou elle est trop chère etc vous ne rentabilisez pas donc vous n'y allez pas à fond sur l'usage de votre datacenter et vous gaspillez pas mal d'argent parce qu'il vous a coûté cher et en plus le rythme d'obsolescence le nombre d'années qu'il faut pour que très vite ce datacenter soit dépassé par rapport au nouveau est en train d'accélérer donc il faut être hyper performant dans l'usage et ce que vous nous dites c'est que la rareté de l'énergie risque de rendre cette hyper performance dans l'usage beaucoup plus compliquée complètement et d'ailleurs on le voit dans les chiffres si on regarde un peu dans les petites notes des rapports annuels ou des rapports trimestriels des hyperscalers vous avez une ligne où il y a écrit actif en cours de construction et là on met les datacenter et les puces commandées chez Nvidia notamment et là il y en a pour 80 milliards donc en fait 80 milliards de dollars sur l'ensemble des hyperscalers donc en fait les puces Nvidia elles ne sont pas toutes installées directement quand elles sont livrées par manque de datacenter là on est des insiders et c'est super intéressant pour mesurer les enjeux les rapports de force la faisabilité des projets aussi Alice faites de nous aussi des insiders quel chiffre quel data vous a le plus marqué là
alors moi c'est une image mais j'aurais dû vous la donner pour que vous puissiez la montrer à l'écran
vous allez tellement bien la décrire que ça va être super
ok je vous décris l'image vous voyez la mer juste à côté de la Chine et vous voyez une plateforme offshore mais gigantesque à perte de vue ce ne sont que des panneaux solaires offshore organisés donc mis en place par la Chine
ça donne envie d'y passer ses vacances
je pense que ça va plaire aux poissons en dessous ça doit être très sympa pas de lumière rien vraiment bien pour la biodiversité néanmoins en fait ça rejoint exactement ce que vous disiez c'est à dire que en fait ça montre la course à l'énergie le fait que en fait maintenant c'est plus seulement l'enjeu de l'IA c'est plus seulement je vais créer cette super IA qui va être différente qui va être plus performante un nouveau modèle et tout ça c'est surtout la course en fait et la guerre entre les différents pays pour le développement de l'énergie donc on a vu les Etats-Unis d'ailleurs on en avait parlé la dernière fois l'investissement des Américains notamment dans tout ce qui est nucléaire mais on voit aussi le développement en Chine massif sur les énergies renouvelables qui en fait ont bien compris l'enjeu et qui se préparent à la suite de l'histoire donc cette image elle m'a frappée vraiment véritablement d'abord d'un point de vue écologique parce que je me suis dit que c'était peut-être pas idéal quand même mais au-delà de ça quand même ça montre qu'ils sont prêts en tout cas ils se préparent
deux indiscrets intéressants effectivement et puis il y a aussi on n'en a pas parlé le possible report de l'IPO d'OpenAI c'est une info du New York Times d'après le New York Times effectivement les bons conseils d'OpenAI ils lui recommandent de s'introduire en bourse plus tôt en 2027 que cette année pourquoi ? à cause des conditions de marché ils craignent un peu que les conditions de marché soient compliquées pour une intro cette année d'OpenAI avec en plus la volatilité sur SpaceX qui crée pas mal de perturbations sur l'ensemble de la tech il faut reporter l'intro d'OpenAI 2027 c'est urgent d'attendre ou pas Valentin ?
non mais on se dit pourquoi les conditions de marché seraient-elles forcément beaucoup plus stables ou pérennes l'an prochain que cette année ?
on va dire qu'aujourd'hui le tuyau des introductions en bourse aux Etats-Unis est un peu encombré on a eu SpaceX Anthropik probablement puis si on rajoute OpenAI ça fait plus de 200 milliards de dollars levés sur ces entreprises-là il y a plein d'autres aussi mais si on rajoute et ça c'est très important parce que là on parle de liquidités absorbées par le marché si on rajoute toutes les conditions de ce qu'on appelle de lock-up donc c'est des actions qui sont lockées pendant un certain temps pour les insiders de ces entreprises-là pendant au moins 180 jours ou la première date de publication et bien on rajoute 600 milliards de dollars d'actions qui seront à absorber sur ces différentes entreprises sur l'année donc en fait vous êtes OpenAI vous vous dites bon j'ai quand même j'ai créé quand même un excès de liquidité à absorber là j'ai peut-être pas aussi non plus financièrement les mêmes les mêmes choses à afficher d'un point de vue rentabilité qu'Enthropique on voit qu'Enthropique n'est pas très loin de la rentabilité probablement ils ont peut-être un peu perdu une certaine bataille aux Etats-Unis sur la programmation le vibe coding donc il y a peut-être un timing un peu plus intéressant à faire peut-être en 2026 oui et puis peut-être pour OpenAI le besoin de faire une percée technologique importante aussi et à ce moment-là pourquoi pas prévoir l'introduction en bourse tout très intéressant ah mais très intéressant vos indiscrets Alice, Valentin, Antoine mais Techstock c'est pour passer à l'action là dès lundi dès la semaine prochaine il faut agir quand on investit dans la tech en bourse ceux qui agissent aujourd'hui font les standards de demain alors on passe à l'action les amis Antoine Alice c'est une double thématique qui vous intéresse finalement qui est en amont de l'IA et qui est à l'origine de tout parce que sinon il n'y a pas d'IA c'est l'intelligence électrique et la clim
c'est ça alors là c'est de circonstance puisqu'on va parler climatisation effectivement alors climatisation des data centers je suis née avec deux
c'est pas le tout c'est que ça chauffe ces machines-là
il ne faut pas croire c'est vrai qu'évidemment ça chauffe et plus vous en avez plus ça chauffe donc plus il faut des systèmes de refroidissement et là ce n'est pas seulement des systèmes de refroidissement donc deux pépites aujourd'hui à vos petits carnets Vertive donc leader mondial dans les data centers donc juste pour bien vous expliquer alimentation électrique onduleur refroidissement liquide climatisation industrielle et logiciel de supervision donc dans un contexte où vous avez évidemment de plus en plus de data centers de plus en plus de besoins évidemment c'est un peu les pelles et les pioches si vous voulez de la création de data centers je me suis dit que ça valait le coup d'en parler ça fait quand même 122 milliards de capitalisation boursière donc c'est quand même pas une toute petite société mais a priori elle va continuer à croître et donc je pense que c'est un point d'entrée malgré la hausse quand même significatif depuis le début de l'année qui reste attractif
Vertive V-E-R-T-I-V pour ceux qui s'intéressent à New York il peut y en avoir une deuxième
exactement confort système USA donc c'est en fait c'est pareil ils construisent des infrastructures techniques pour les data centers donc c'est aussi de la climatisation des équipements électriques des réseaux de refroidissement et là en fait sans elle il n'y a pas de data center donc en fait pour faire simple c'est toujours la pelle et la pioche et comme on est dans la ruée vers les data centers je peux vous dire qu'en private equity par exemple un des placements qui aujourd'hui semble les plus intéressants pour quelqu'un qui a de l'argent à placer c'est de se dire j'achète un terrain un terrain où il y a de l'eau un terrain où il y a un nœud internet fibre et un terrain où il y a l'électricité majeure et je construis un data center parce que ça me fait de la rente donc a priori il y a des chances pour qu'il y ait de plus en plus de data centers et donc on achète les pelles et les pioches voilà
une pépite voilà deux pépites deux deux en un c'est bien oui exactement à vous Valentin une valeur dans laquelle vous croyez mais alors dure comme faire dans la tech ou vous voudriez nous faire découvrir il y en a deux qui font la même chose donc vous avez le choix vous préférez vous allez choisir laquelle vous préférez mais elles font exactement la même chose on choisira selon laquelle a le plus joli nom allez-y TerraWolf et Cypher Digital enseignement Cypher Mining c'est deux sociétés qui étaient célèbres pour leur activité dans ce qu'on appelait le minage de bitcoin et le bitcoin on le sait était assez et toujours assez énergivore et donc il y a déjà des data centers en place pour la sécurisation et la validisation des transactions sur bitcoin avec de l'électricité et donc ce data center en place donc qu'est-ce qu'ils offrent aujourd'hui ?
et bien ils proposent ces data centers on enlève les machines qui permettaient de faire du minage de bitcoin et on remplace ça alors je crois aussi le trait on remplace ça par des puces Nvidia en réalité il faut vraiment transformer entièrement le data center mettre les bons refroidissements c'est quand même très différent et puis après on propose de louer la puissance de calcul à des hyperscalers et c'est ce qui s'est produit puisque ces deux sociétés ont contractualisé des deals assez importants avec Google avec Amazon chacune à peu près entre 9 et 13 milliards de dollars de revenus assurés sur les 10 à 15 prochaines années et donc comment on les valorise ces sociétés ?
et bien au watt disponible au gigawatt disponible et donc ces sociétés valent entre 3 et 5 dollars du watt alors que normalement quand on a une activité de data center on est plutôt valorisé autour de 15 dollars du watt donc il y a une espèce d'inefficience quelque chose qui n'est pas perçu par le marché pourquoi ?
parce qu'elles sont encore perçues comme sociétés crypto donc extrêmement volatiles cycliques et c'est intéressant parce que vous étiez vous êtes toujours un passionné de crypto aussi Valentin et là vous connaissez super bien du coup cet univers mais là vous nous parlez justement de sociétés qui cherchent à muter à changer un peu de statut ils viennent des cryptos mais ils veulent qu'on crée une autre image c'est un truc assez fréquent en ce moment ou pas ?
oui tout cet écosystème en fait surtout sur la partie mineure bitcoin ont bien compris que c'était extrêmement rentable de louer de la puissance de calcul qui est une pénurie en fait et puis tout vient de notre problème qu'on a évoqué avec Alice l'électricité cette pénurie d'énergie conduit à tout le monde à réfléchir autrement et y compris ces sociétés là qui se disent pourquoi pas en profiter exactement il y a plein de mineurs de bitcoin qui se disent mais attends avec l'IA et que j'ai besoin de l'électricité j'y vais je me lance dans l'IA et j'oublie le bitcoin en toi surtout si le cours du bitcoin continue à baisser et que le minage n'est plus rentable pour eux s'ils se sont fixés une certaine dynamique mais il faut toujours se rappeler de comment ont commencé les mineurs de bitcoin c'est avec des racks remplis de cartes graphiques Nvidia RTX celles qui servaient pour les jeux vidéo à l'origine mais on voit que la racine reste la même et qu'on va dans la même direction avec les mêmes intervenants et les mêmes matériels vous aviez tenté à une époque de miner du bitcoin Valentin ?
oui dans mon appartement il faisait un peu chaud en plein hiver il faisait cette température l'hiver c'est nickel quand on veut le faire en amateur aujourd'hui c'est quasi impossible on va regarder le potentiel technique de tout ça en bourse si on investit dans la bonne valeur au mauvais moment ça ne marche pas le timing et l'analyse graphique ça compte c'est donc le trade tech Valentin Nico nous rejoint Bourse Direct bonjour Valentin Valentin êtes-vous là une fois deux fois et ben on l'a pas on a oublié d'appeler Valentin en tout cas lui il nous a oublié c'est pas grave alors on va essayer de gagner un peu de temps avant de retrouver Valentin dans un instant pour anticiper la semaine à venir ah ben non il est là Valentin bonjour
excusez-moi on a dû avoir un temps d'écart mais j'étais bien là
ben super content de vous retrouver on est bien également pas trop chaud Valentin
si si je crois que tout le monde tout le monde est dans le même dans le même cas mais ça va
on va voir dans la tech ce qui risque de chauffer ou pas pour la suite on va déjà démarrer par le Nasdaq vous allez nous dire ce qui relève de la tech tonique la tech qui garde du potentiel et puis la tech en toque celle qui risque de s'essouffler désormais pour vous le Nasdaq qui souffre un peu cette fin de semaine là le Nasdaq ça devient de la tech en toque ou ça reste de la tech tonique
non c'est plutôt ça on avait évoqué le canal dossier depuis 2023 et on était surpris qu'on sorte par le haut avec la thématique IA on trouvait que c'était un peu euphorique comme mouvement et finalement on réintègre ce canal donc rien de catastrophique mais voir c'est même plutôt ça et donc nous on s'attend à quelques prises de bénéfices sur les dossiers qui ont été très portés par cet élan et à contrario certains qui ont été laissés de côté qui ont quand même un gros potentiel également
Bon Valentin une valeur quel vent en poupe là en ce moment du côté de la tech américaine
Alors vent en poupe je ne sais pas mais en tout cas on reste loin des semi-conducteurs et tout ce qui est progiciel aussi lié au semi et on va du côté de la robotique donc la chirurgie robotique avec Intuitive Surdicol donc c'est c'est une entreprise qui fait des tout simplement des fauteuils et des systèmes d'aide visuelle aux chirurgiens et donc c'est une boîte qui vaut 408 dollars et on estime que 15% de performance pourrait être assez rapide on est sur un niveau clé donc voilà on jouera plutôt la santé sur la journée
Bon et une tech en toque celle où les signaux techniques sont plutôt négatifs en ce moment bon on peut dire qu'on a le choix mais est-ce que vous voyez vraiment un titre sur lequel il faut se méfier éventuellement ?
Alors un titre c'était difficile à choisir mais on est plutôt méfiant sur les semis donc on va rester sur ça et on pense qu'il y aura des prises de bénéfices notamment sur Texas Instruments où on a une figure de double top en formation ça vaut 302 dollars et donc on serait pas surpris par un retour à 260
Valentin Nico depuis Bourse Direct avec nous dans Techstocks la tech prend le pouvoir et Alice Valentin la tech vous pose la textion Lya pose sa question elle en a marre c'est vrai qu'on parle d'elle tout le temps Lya et parfois c'est elle qui prend le micro et qui vous interroge on inverse les rôles et on lui demande c'est à Gemini qu'on lui demande de vous poser une question importante est-ce que vous êtes prêt à lui répondre à Gemini ? Voici la question que nous propose Gemini aujourd'hui à vous d'y répondre pour vous quel secteur traditionnel la bourse finira-t-elle par valoriser comme tech du fait d'une adoption précoce de l'IA ? qui se jette à l'os ? Alice ?
Moi je veux bien parce que ça me rappelle une petite histoire en fait moi vous le savez sans doute mais j'avais créé une société de gestion qui s'appelait Trecento Asset Management que j'ai vendu l'année dernière le premier fonds que j'avais lancé c'était la santé dans le monde et dans la santé en fait grâce à la santé et on a été les premiers en France à trouver justement le fait que l'intelligence artificielle et la robotique allaient bouleverser tous les secteurs de l'économie donc on a lancé un fonds sur l'intelligence artificielle et la robotique pourquoi ?
Parce qu'on a vu arriver dans un des secteurs des sous-secteurs de la santé le matériel médical on a vu arriver les débuts de la miniaturisation de l'utilisation du big data de l'automatisation slash robotisation vous savez les prothèses les implants vous parliez d'intuitif surgico qu'on connaît évidemment très bien qui est donc un système de robot qui permet d'opérer les patients à distance donc ça apporte tout un tas d'avantages donc pour moi pour répondre à votre question pourquoi je vous raconte cette histoire c'est pas juste pour parler de moi c'est juste pour dire qu'à mon avis le matériel médical est clairement sous-estimé quant à sa transformation gigantesque actuelle c'est un secteur qui est en train d'être bouleversé incroyablement à la fois ça développe de nouvelles solutions évidemment pour faire des opérations mais aussi il y a vraiment c'est en train de gagner en productivité de manière incroyable grâce à l'intelligence artificielle et à la tech et donc pour moi ça peut devenir ce qu'on appelle un proxy tech dans le jargon des financiers c'est-à-dire que ça peut se comporter comme l'univers de la tech donc je dirais le matériel médical pour répondre à la fameuse question
de Gémini pour vous je répète la question que vous posez Gémini aujourd'hui quel secteur traditionnel la bourse finira-t-elle par valoriser comme un secteur tech d'une fête d'une adoption précoce et avancée de l'IA je partage totalement ce que vient de dire la santé mais je vais dire un autre secteur en plus mais je suis totalement en ligne avec ce que dit Alice je dirais le secteur de la défense alors c'est peut-être je pense que c'est un peu les mêmes vocations puisqu'on parle de la défense mais cette nouvelle défense la défense du spatial la défense de la cybersécurité et l'intelligence artificielle on le voit dans le conflit en Iran on a mis moins de personnel au sol on a pu observer et définir des stratégies grâce à l'intelligence artificielle alors ça soulève des questions éthiques mais qu'on retrouvera aussi dans la santé et je pense que c'est un secteur qui va se digitaliser mais d'une façon très très accélérée et on n'est pas à l'abri de grandes surprises dans ce secteur-là oui vous pensez à des acteurs en particulier des acteurs cotés vous savez qui sortira le premier le gros lot ou pas ?
c'est une bonne question je ne sais pas en tout cas il y a déjà des valeurs proches de la défense évidemment Palantir vous connaissez tous Palantir et on peut penser que même dans des sociétés où on fabrique quand même quelque chose de très concret comme des avions donc on peut parler de Dassault Aviation par exemple dans leurs avions de chasse ils seront probablement suivis et c'est déjà un peu une innovation en cours des seins de drones pilotés par l'intelligence artificielle donc il y a déjà aussi alors c'est de la défense plutôt dans le sens offensif mais voilà et dans la défense on parlera tout à l'heure d'Exel puisque Safran et Exel confient des discussions exclusives pour un rapprochement un rachat d'Exel par Safran à 128,50 euros par action ceci dit Safran précise que rien ne garantit que les discussions aboutiront mais voilà elles ont lieu et elles sont exclusives cette négociation entre les deux groupes Exel gagne 27% aujourd'hui à la Bourse de Paris à suivre on en parlera dans un instant avec nos experts la semaine prochaine on prend un coup d'avance dans TechStox qu'est-ce qu'il faudra suivre dans la tech ?
Valentin alors je triche désolé c'est pas vraiment de la tech mais c'est pas très loin c'est dans la chaîne de valeur on tire le fil sur la chaîne de valeur on va profiter d'un temps plus calme sur la tech probablement je ne sais pas en tout cas pas trop d'activité en termes de nouvelles on va regarder dans le détail Prismian pourquoi ?
parce qu'ils sont en train de construire des capacités de production pour faire de la fibre optique et donc la fibre optique il faut de la fibre de verre et pour faire de la fibre de verre il faut du préforme de verre c'est-à-dire des tubes de verre ultra pur et c'est devenu une rareté et donc ils sont en train de construire des capacités de production pendant deux ans on sait que les prix vont être maintenus voire être augmentés au vu de la pénurie et après en 2029 ils ont les capacités de production qui arrivent là et on pense que du coup il y a une accélération des volumes à attendre du côté de Prismian Alice vous surveillerez quoi ?
moi c'est pas spécifique à la semaine prochaine c'est plutôt dans les semaines à venir on va dire ou dans les mois à venir mais je pense qu'il faut inviter tout le monde quand même à observer tout ce qui va se passer dans les infrastructures énergétiques c'est-à-dire que pendant deux ans les investisseurs se sont concentrés sur les modèles c'est-à-dire investir dans des modèles IA et en fait là pendant les cinq années à venir tout le sujet c'est comment on va pouvoir produire de l'énergie suffisamment d'énergie et moi ce qui m'intéresse c'est aussi les flux c'est-à-dire de regarder en fait est-ce que les investisseurs vont s'intéresser massivement à toutes ces sociétés dans l'énergie dans le refroidissement dont on a parlé je pense que oui donc voilà c'est plutôt ça qui me plaît là
c'est nos deux goths de la tech cette semaine Alice Laboue pour Alice Laboue Conseil et Valentin François pour Montportier Arbevel merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés au cœur de Techstocks dans un instant dans la dernière demi-heure de cette séance on va la vivre ensemble on vous accompagne sur bfmbourse.com cet article consacré à Excel dont on parle à l'instant en hausse de 27% Excel et détail sur ces discussions en cours avec Safran pour un rapprochement Safran-Exail on se retrouve dans allez avec Antoine dans quoi ?
dans deux minutes oui oui pour la dernière demi-heure de la semaine sur les marchés à tout de suite BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer c'est votre petit moment secret là chaque jour rien qu'entre vous et la communauté financière vous vous connectez à elle par BFM Bourse et jusqu'à 18h bienvenue à tous on est ravis de vous accompagner en fil rouge Antoine Larigauderie re bonjour Antoine re bonjour Guillaume votre mot du jour gamma tiens gamma bon petit coup de gamma sur les marchés américains parce que le S&P 500 est repassé dans le vert alors de peu plus 0,03% enfin c'était mal parti en début de séance notamment parce qu'il y avait un gros poids sur la tech qui n'existe plus moins 0,1% pour le Nasdaq moins 0,01% pour le Dow Jones le résultat de tout ça c'est quand même une volatilité qui est bien remontée du côté des 20 points enfin on est juste dessous la 19 et au milieu de tout ça bon bah une tendance qui est la même du côté des marchés européens la même que ce matin moins 0,81% pour le CAC 40 8363 points l'Eurostock 50 moins 0,91% bien noté quand même le dollar qui faiblit ça est-ce que c'est un mouvement de court terme ou quelque chose d'un peu plus long terme qui vient de démarrer aujourd'hui en tout cas on est reparti du côté des 1,14% pour l'euro dollar on est juste en dessous là 1,1390 on parlera d'inflation est-ce que l'IA sera le prochain moteur de l'inflation est-ce que l'IA finalement sera inflationniste alors qu'Apple et Microsoft ont donc annoncé des hausses assez nettes de leurs tarifs pour répercuter la flambée des prix des cartes mémoires on abordera ce point on parlera des valeurs françaises aussi au plus haut cette semaine on en a quelques-unes BNP Paribas a touché un record ST Microelectronics Accor aussi puis Genfit laquelle de ces 4 fantastiques entre guillemets en tout cas valeurs au plus haut cette semaine garde le plus de potentiel tout à l'heure à 17h35 Marc-Antoine Barbé nous répondra le CAC 40 en tout cas va plutôt pas mal alors il aura du mal à signer une 6ème semaine de hausses d'affilée avec la baisse du jour on sortait de 5 semaines on aurait pu jouer une 6ème semaine de hausses d'affilée mais la baisse du jour est en train d'éteindre un certain nombre d'espoir on parlera aussi de Bayer qui s'est bien envolé après une décision de la Cour suprême BFM bourse sur toutes ses batailles de marché et BFM Business sur l'ensemble de les grandes actualités du jour on suit aussi alors chez Volkswagen ce nouveau chiffre pour des suppressions 100 000 postes supprimés le gérant allemand de l'automobile qui a déjà annoncé 50 000 suppressions d'emplois en Allemagne d'ici 2030 envisage d'en supprimer encore davantage 4 usines sont ciblées en Allemagne Volkswagen est frappée par l'envolée des coups la concurrence chinoise et les difficultés à prendre le virage de l'électrique dans la défense française et Safran perd 2% mais Excel à la bourse de Paris gagne 27% pourquoi Excel gagne-t-il 27% ?
parce que Safran confirme être entré en négociation exclusive pour le rachat éventuel d'Excel Technologies spécialisé dans les drones marins les systèmes de déminage sous-marin Safran précise qu'il n'y a aucune certitude que les discussions aboutissent on en parlera bien sûr dans quelques instants et puis Malakoff Humanis lui est visé par une enquête pour corruption le poids lourd de la complémentaire santé prévoyance est soupçonné de corruption passive et active commise en bande organisée selon le parquet national financier le groupe Malakoff Humanis donc aurait perçu des commissions pour un rôle d'intermédiaire lors d'investissement plus de détails tout à l'heure dans les experts sans frontières avec Mathieu Jolivet d'ici là c'est BFM Bourse et bienvenue à tous on joue dans votre camp pour encore 54 minutes et 6 secondes
BFM Bourse
le club de la bourse nos experts du club ils viennent de nous rejoindre ce soir Olivier Lévy président de Lévy Capital Partners bonjour je veux dire bonjour Olivier
bonjour Yann
et Nicolas Voinchet bonjour Nicolas bonjour Yann responsable de l'allocation et des thématiques actions chez BNP Paribas C.I.B.
on parlera de l'impact de la tech sur l'inflation allons-y tout de suite d'ailleurs allez on se set à l'eau Microsoft et Apple annoncent de nouvelles hausses de tarifs du fait de la flambée des coûts des cartes mémoires Apple va augmenter le prix de tout ses Airypads et à peu près tous les produits certains produits verront même leur prix augmenter de 20% chez Apple Microsoft annonce une troisième hausse de prix d'affilée de la Xbox du fait toujours de la raréfaction des cartes mémoires la demande liée à l'IA qui crée un goulot d'étranglement est-ce que l'IA va devenir après le pétrole ces derniers mois est-ce que l'IA va devenir le prochain facteur d'inflation ? Nicolas ?
C'est clairement un facteur d'inflation parce qu'en fait on a découvert cette histoire des mémoires mais ce qui s'est passé pour expliquer pourquoi le prix des cartes mémoires a autant monté ces derniers temps en fait l'IA jusqu'ici on était content de voir ce qui se passait côté GPT consommateur en particulier etc et en fait le marché de l'entreprise de l'IA a littéralement explosé depuis le début de l'année donc on a eu beaucoup de consommation d'IA via l'installation des agents dans les entreprises etc et donc une explosion quelque part du taux d'utilisation de l'IA dans les entreprises et donc ça a fait effectivement croître de manière très significative à la fois la partie compute qui existait qui était l'entraînement des modèles etc mais également la partie inférence où on fait travailler les modèles entre les data centers et toutes les requêtes qu'on fait sur les modèles et donc on est arrivé dans une situation dans laquelle on s'est rendu compte que là où il y avait le plus de manque finalement c'était la mémoire parce que l'inférence c'est un marché qui a besoin de beaucoup de mémoire pour fonctionner et donc on a eu une explosion effectivement du besoin sur la mémoire et la mémoire c'est un marché qui est très très cyclique historiquement en fait une DRAM ou une NAND qui sont les plus de mémoire c'est pas des produits très sophistiqués mais le problème c'est que quand il n'y a pas d'offres la demande doit être compensée pour être un petit peu détruite par des hausses de prix et on a eu des hausses de prix c'est ce que Micron a montré hier aux Etats-Unis phénoménal on a la hausse des prix de Micron sur l'année passée moi j'avais jamais vu ça dans la mémoire donc on a eu des hausses de prix phénoménales qui effectivement ensuite se répercutent sur Apple qui est obligé de monter ses prix du fait de la mémoire sur Microsoft etc et donc effectivement la vraie question sur l'IA c'est à moyen terme peut-être que ce sera un facteur de désinflation mais dans un premier temps via les investissements qui sont faits aujourd'hui via l'effet richesse également de l'IA qui est quand même très significatif et bien finalement aujourd'hui l'IA c'est plus un facteur d'inflation et de désinflation et pour terminer là-dessus ce que je dirais juste c'est qu'on avait chez BNP on a organisé une conférence qu'on organise tous les ans avec les principales grandes entreprises européennes au mois de juin et en fait ce qui m'a impressionné c'est de voir à quel point les entreprises aujourd'hui estimaient avoir de la facilité à passer l'inflation à leurs clients et donc on est dans un univers qui est quand même assez inflationniste leurs clients professionnels les entreprises ?
ouais mais pas que professionnels et particuliers alors côté particulier on souffre la consommation souffre on le voit avec ce qui s'est passé dans le détroit de ramous etc mais effectivement je trouve que les entreprises aujourd'hui avaient un discours plutôt conciliant sur leur capacité à faire passer l'inflation donc on est dans un univers inflationniste l'IA est-elle le prochain grand facteur d'inflation qu'on n'avait pas vu venir pour le coup Olivier ?
oui je compléterai ce que Nicolas a dit effectivement il y a un facteur d'inflation lié à l'IA qui est irrémédiable et sans oublier peut-être le sujet d'électrification qui va là aussi jouer à plein donc je crois qu'on a sous-estimé la séquence iranienne elle a des conséquences et elle ne peut pas durer comme ça et faire pchit c'est-à-dire qu'il faudra 9-12 mois là aussi pour que les augmentations de prix qui ont été imposées en cas de force majeure par les équipementiers par les fournisseurs à leurs clients soient répercutées au client final donc il y a ça qui va jouer à plein l'année qui vient aux Etats-Unis là où la consommation est explosive du fait notamment des ménages américains qui sont très investis en bourse à l'instar des Européens je rappelle ici qu'un Américain lui il a 50% de son patrimoine en bourse c'est du jamais vu c'est même plus que l'immobilier aujourd'hui alors qu'un Français lui il a entre 8 et 10% en moyenne de son argent en bourse donc oui c'est clairement l'inflation n'est pas morte et elle va continuer à être très forte sur ce sujet là mais pas que parce qu'il va y avoir des impacts dans d'autres secteurs je rappelle la chimie je rappelle pour la santé je rappelle pour la logistique tout ça ça va avoir des impacts sur les 9 à 12 prochains mois
là vous mélangez avec Hormuz aussi je mélange
parce que l'un est là aussi tout est connexe oui tout est connexe actuellement
oui mais quand même il y a un pari Kevin Warch estime que non l'inflation va augmenter la productivité au contraire on va vers un monde moins inflationniste du fait de ce regard de productivité grâce à l'IA alors voilà c'est peut-être une question de timing d'abord plus d'inflation puis ensuite grâce à la productivité quand elle se diffusera moins d'inflation comment vous voyez le chemin
comme je le dis dans la séquence il y a encore 12 mois d'inflation où le core CPI devrait être assez fort je dirais l'inflation de base après oui effectivement avec le pétrole qui revient à son niveau d'avant guerre iranienne oui il devrait effectivement y avoir une désinflation et donc ce risque inflationniste aujourd'hui est moins pricé que le risque récessionniste parce que ce qu'on voit actuellement dans le marché c'est plutôt un risque de récession qu'il y ait une absence de croissance ou une croissance très molle dans les grandes économies du monde oui alors
pour la suite qu'est-ce qu'on fait quand on est investisseur Nicolas Nasdaq cette semaine navigue un peu en eau trouble il termine la semaine plutôt sur des replis vous dit quoi c'est le début d'un signal qui doit amener à vendre à vendre la tech ou au contraire c'est une saine consolidation tout à l'heure un de nos experts nous disait mais tant mieux si le Nasdaq recule c'est Valentin Nico il nous disait au contraire ça l'assainit et on va comme à chaque fois racheter les points barres très rapidement oui jusqu'au jour où mais ça après c'est un sujet dont on a déjà évoqué les tenants et les aboutissants moi je considère quand même qu'on a des aspects de bulle dans l'économie de la tech mais une bulle en fait appeler le sommet de la bulle c'est impossible et tous les investisseurs qui l'ont fait à la fois en 1929 ou dans les années 2000 ont pu se tromper quelques années et quand on se trompe quelques années c'est difficile je rendrai hommage d'ailleurs à Alain Greenspan qui est mort cette semaine et qui en 1996 avait dit sur les marchés j'estime qu'il y a une exubérance irrationnelle et donc il n'a pas dû dormir très bien entre 1996 et mars 2000 parce que l'exubérance irrationnelle a duré très longtemps et donc les facteurs de bulle ils sont là mais après ce qui va être compliqué je trouve pour les investisseurs et même pour l'économie réelle c'est de savoir à quel moment on peut avoir des risques par rapport à ça mais ce que je dirais c'est qu'à chaque fois qu'on a une révolution technologique et ça c'est le point essentiel et je pense que la nature humaine ne changera pas en général les effets de court terme sont surestimés par les investisseurs et par l'économie au sens large et les effets de long terme d'une révolution technologique sont sous-estimés donc en fait il y a un moment où on a surestimé les effets de court terme où on est déçu temporairement avant qu'ensuite la révolution technologique gagne l'économie réelle et donc aujourd'hui je trouve qu'on est déjà dans la phase spéculative après le sommet de la bulle entre guillemets sur la partie investissement il est difficile à timer mais j'ai trouvé intéressant de voir ce qui s'est passé hier parce que Micron a publié des résultats qui étaient excellents qui étaient 15-20% au-dessus du consensus minimum à la fois sur le trimestre passé et le trimestre à venir et malgré ça le titre a monté hier hésite un peu aujourd'hui on sent qu'on commence à avoir un peu de de des citations là-dessus et le point pour moi essentiel qui le justifie c'est le fait qu'on a une concurrence qui commence à arriver j'en ai déjà parlé avec vous entre la tech chinoise et la tech américaine sur le prix du token et si effectivement on a un prix du token qui baisse est-ce que les business models qu'on vende la tech américaine au marché à la fois chez Anthropik et OpenAI fonctionneront comment ça va se passer dans ce cas-là ça peut être une source de fragilité dans les temps mais on voit de plus en plus d'entreprises justement délaisser les modèles d'IA les plus chers parce que justement ces tokens coûtent trop cher et puis à la fin du mois certaines ont eu des surprises en voyant leur facture en disant qu'est-ce que c'est que cette facture c'est parce que les utilisateurs les salariés les employés avaient beaucoup massivement utilisé Claude oui mais c'est des tokens assez chers et du coup un certain nombre d'entreprises sont en train de changer leur physique d'épaule et de choisir des IA peut-être moins puissantes mais au moins moins chères et la question c'est quel modèle d'IA va gagner à la fin les moins chères moins puissantes plutôt chinoises ou les plus chères plus puissantes mais plus chères aussi mais plutôt les américaines de quoi les entreprises ont besoin
le patron d'Entropique l'année dernière il nous disait très clairement que tout le monde n'aura plus accès à l'IA ça s'est démocratisé parce qu'on a fait des produits d'appel tout de suite et que le tout venant avait accès à l'IA mais aujourd'hui effectivement ça va avoir un coût et donc il va falloir calculer son retour son investissement très vite très très vite puisqu'une petite entreprise qui dépense 50 à 100 000 dollars dans l'IA il va falloir la rentabiliser et quelle IA ?
vous le mentionnez tout le monde n'est pas en Champions League donc voilà je ne vais pas faire de publicité ici pour revenir peut-être sur la polarité du marché actuel oui il y a de l'exubérance il faut remettre la valeur intrinsèque au milieu du village très clairement quelle que soit la révolution industrielle on ne peut pas payer 150 années de résultats à une société à un moment donné il y a la hype qui joue c'est bon d'en avoir mais jusqu'à quel prix et quand on dit on c'est les institutionnels c'est le petit particulier qui ne s'est pas forcément valorisé mais qui veut en être je pense à SpaceX etc donc oui il faut pouvoir prendre ses bénéfices réduire en très bonne gestion son exposition à ce qui a déjà fait de gros multiples parce que la tech sur 15 ans on parle en milliers de pourcents et j'intègre Alphabet Microsoft etc
peu de Microsoft est pas énorme
non non mais là je rejoins d'où vous avez raison il y a Microsoft Alphabet qui reste irraisonnable tout à fait et vous avez des sociétés où là c'est totalement déraisonnable mais pareil beaucoup de sociétés ont été survendues donc il y a des sociétés plus traditionnelles toujours avec des belles structures bilancielles qui génèrent des gros free cash flow et qui ne traitent que 8 à 10 fois les résultats donc il y a vraiment là aussi une myopie du marché et une concentration du risque
dans quelques stocks et l'idée alors je crois que vous partagez cette idée justement avec Nicolas c'est que le marché met beaucoup de valeur dans la tech dans les valeurs de croissance alors que la vraie réserve de valeur pour la suite elle est sans doute ailleurs dans le marché et sans doute dans l'économie traditionnelle Nicolas j'espère qu'elle est quand même encore aussi dans la tech sinon ça va être compliqué j'espère vraiment on en a besoin et pour plein de raisons mais effectivement ce qui m'impressionne aujourd'hui c'est qu'on commence à avoir des raids d'entreprises qui s'intéressent à des valeurs d'ancienne économie qui n'intéressent plus personne et dont les cours de bourse étaient un peu effondrés ces dernières années tout comme un petit peu au sommet de la bulle dot com où on avait une partie de l'ancienne économie qui souffrait et donc là effectivement ce que j'ai vu avec beaucoup d'intérêt c'est je peux donner deux exemples il y a une boîte que je suivais qui s'appelle Titan Light qui est une boîte d'ingrédients en Angleterre qui avait beaucoup souffert alors que la boîte s'était bien restructurée et en fait elle a été rachetée il y a une semaine ou deux et elle est d'accord pour se faire racheter avec une prime de 65% sur son dernier cours de bourse et l'opération se fait 100% en cash ce qui veut dire que l'acquéreur est assez convaincu qu'aujourd'hui il peut mettre du cash alors qui aujourd'hui oserait mettre du cash sur une boîte de texte c'est moins évident on a des opérations qui en général ont à la fois du cash et parfois aussi du titre là ce n'est que du cash et donc je trouve que c'est un premier exemple et puis le deuxième puisque vous disiez qu'on allait parler d'action française je peux parler par exemple d'Edenred qui a confirmé qu'il avait été rapproché par des fonds de private equity Edenred le cours de bourse a beaucoup baissé depuis deux ans 50% de baisse depuis deux ans l'entreprise commence à intéresser des fonds de private equity parce que c'est un business quand même assez stable favorisé par l'inflation en partie et donc globalement il y a potentiellement des entreprises comme ça qui peuvent se faire racheter aujourd'hui oui on peut penser à d'autres encore Pierre et Vacances qui fait l'objet d'une offre d'un fonds d'Abu Dhabi en l'occurrence et puis alors aujourd'hui c'est confirmé Safran mène des négociations exclusives pour racheter Exel dans la défense Exel c'est les drones sous-marins etc.
dont on entend beaucoup parler d'ailleurs pour aller nettoyer le détroit d'Hormuz en quelque sorte et bien Exel à l'instant gagne 27% à la bourse de Paris on sent que ça frémit fortement alors dans la défense là Exel c'est peut-être une pépite et il y a peut-être un mouvement stratégique à faire entre Exel et Safran précisément peut-être pour Safran éliminer aussi un concurrent l'absorber comme les grandes valeurs pharma achètent des biotech pour acquérir les compétences à forte valeur ajoutée de ces pure players mais est-ce que plus globalement vous voyez effectivement dans ces fusions acquisitions ce mouvement de consolidation le signal de quelque chose à venir sur les marchés Olivier ?
Ah oui moi très clairement je crois qu'on va assister au grand retour d'opérations financières beaucoup de fonds private equity ont encore les poches profondes et vont parce qu'elles collectent ou parce qu'elles ont des fonds de continuité elles vont devoir acheter des choses qui sont là aussi rationnelles et acceptables sur les multiples de valorisation quand le papier n'est pas trop atomisé là aussi quand elles se permettent de pouvoir avoir plus de 90% d'une société en France par exemple pour opérer les retraits de cotes donc oui il va y avoir des OPA des offres plus ou moins hostiles on parlait aussi de Prologis qui s'est intéressé assez gros dans la logistique qui affichait une très forte décote par rapport à son actif net réévalué encore la semaine dernière de près de 35% donc le cours a pris 30% tout de suite alors que l'offre a été refusée immédiatement par le board de ces gros
EasyJet aussi 4 offres d'affilée de Castle Lake rejetées par EasyJet donc on va avoir
là aussi un gisement de la cote qui va à nouveau s'appauvrir parce que il va y avoir beaucoup d'offres et puis on a pas mal d'élections d'instabilité en Europe en France en Italie on a des sujets fiscaux donc je crois qu'il y a pas mal de managers de sociétés peut-être plutôt small et mid cap qui s'intéressent à mieux se valoriser qu'en bourse qui sont très déçus j'ai vu Boiron chercher à se retirer de la cote qui n'est pas encore arrivé dans le homéopathie il y a 3 ans et qui retentera peut-être il y a d'autres dossiers comme ça qui vont revenir chercher à sortir de bourse parce que la bourse ne les valorise pas à juste titre
il y a aussi des intros à venir alors je ne vais pas vous faire le coup du slip français on en a parlé hier mais ils comptent s'introduire en bourse première cotation le 14 juillet je rappelle juste l'argument de communication du patron du slip français c'est pour mettre vos slips en action IPO à suivre mais il y a aussi par exemple ça c'est peut-être plus gros quand même dans la défense qu'à NDS le franco-allemand groupe franco-allemand qui compte s'introduire et à Paris à Francfort on voit malgré tout même ici en Europe des vérités d'introduction en bourse vous vous dites c'est anecdotique
c'est anecdotique je pense que alors moi j'ai fait de l'écoutique Capital Market donc j'ai introduit des sociétés en bourse il y a 25 ans et c'était l'époque de la bulle internet donc effectivement tout le monde cherchait à se faire valoriser là effectivement la loi de programmation militaire aide il va y avoir effectivement quelques introductions en bourse mais je reste assez dubitatif je pense qu'il y aura beaucoup plus de sorties que de rentrées en Europe notamment en France en Italie ou aux Pays-Bas
là-dessus vous portez un regard Nicolas sur la défense c'est difficile en ce moment il y a eu Rheinmetall cette semaine qui a beaucoup baissé aussi et qui depuis les plus hauts a baissé d'au moins 50% en perdant un gros contrat avec l'armée à l'armée donc en fait moi ce que je trouve intéressant c'est d'essayer de trouver les secteurs d'activité dans lesquels on a de la visibilité parce qu'en général quand les entreprises mettent vraiment du cash sur la table c'est pour trouver de la visibilité donc c'est plus facile dans certains secteurs et puis on a des secteurs dans lesquels on n'en a pas beaucoup et ce qui complique un peu la donne je donnerai deux exemples donc la défense la visibilité je trouve qu'elle n'est pas énorme c'est normal qu'Exail intéresse c'est du drone et effectivement du dragage de mines donc ça c'est des choses qui sont prégnantes aujourd'hui mais KNDS vous parliez de KNDS Rheinmetall ces entreprises font des tanks des avions et finalement on ne sait plus très bien aujourd'hui les frégates que l'état allemand décide finalement de payer moins cher chez un concurrent donc on voit bien qu'en fait toute la dépense très très importante sur la défense il faut pouvoir la justifier et ce n'est pas toujours évident et donc ça c'est un exemple je trouve de manque de visibilité qu'on a aujourd'hui via ce qui s'est passé en Ukraine et donc je comprends que le secteur de la défense ait autant souffert récemment et puis après par contre on n'aurait pas cru il y a un an dire ça quand même c'est fou finalement beaucoup on a déjà parlé de nous sur le plateau ensemble mais je trouvais que la défense il y avait eu un côté un peu hype on a l'avantage par contre d'avoir un client qui est un état en général qui sont des états ce qui est plutôt solide mais ça dépend de l'endettement des états et puis c'est large un état pas très endetté comme l'Allemagne finalement choisit une version mini enfin bref choisit de ne pas prendre l'offre d'Excel de Rheinmetall donc voilà exactement et après il y a un secteur d'activité dans lequel j'espère commencer à voir poindre des opérations de rapprochement par exemple c'est le secteur du software donc ça c'est un secteur sur lequel on a ça ne viendra pas tout de suite c'est un secteur qui a énormément perdu en visibilité du fait de l'IA puisqu'on a compris qu'en fait les LLM étaient là pour disrupter une partie du software regarder les courses de bourse de SAP, Salesforce etc depuis un an un an et demi c'est un bain de sang le software a beaucoup souffert les valorisations sont très attractives mais je pense que les investisseurs et les entreprises qui s'intéresseraient à des cibles dans le domaine ont peur que finalement la disruption soit encore plus forte que prévu et en fait ce qui sera un signal vraiment très acheteur sur le secteur du software c'est si à un moment donné on commence à avoir des rapprochements entre acteurs du software ou des acquisitions qui se font sur des entreprises qui ont souffert Olivier ?
Oui je pense que c'est une thématique à jouer pleinement parce que derrière les Capgemini les Sopra les Line Data etc il y a des clients ça reste le nerf de la guerre donc pour tout celui qui veut rentrer du client là aussi il ne peut pas faire sans et il y a aussi de la récurrence parce que ce sont des softwares qui continuent à donner de la visibilité du free cash flow pour encore quelques années quelques années effectivement l'IA va venir possiblement disrupter mais des révolutions technologiques ces acteurs là ils en ont d'ores et déjà connu d'ailleurs elles s'appelaient ESN elles s'appelaient SS2i dans une vie antérieure donc elles ont toujours su se réinventer il ne faut pas oublier que d'ailleurs c'était souvent des émanations de banques que beaucoup de banques ont spin-offé à l'époque de leurs activités donc je crois qu'il va y avoir de la consolidation dans le secteur et on est ravis de jouer cette thématique également chez Lévi Capital
on est à 11 minutes de la clôture on entre dans la dernière ligne droite de cette séance on accélère on peut rester avec nous mais si on poursuit nos échanges le CAC 40 perd 0,7% cet après-midi et ces microélectronics l'enterne rouge à nouveau avec cette tech qui alors aux Etats-Unis est encore en baisse légère le Nasdaq perd 0,1 et STM à Paris perd 3% supplémentaire du côté des autres valeurs à suivre il y a Excel donc on le disait négociation exclusive avec Safran pour sans doute un rachat par Safran même si rien ne garantit que les discussions aboutissent précise Safran Excel gagne 28 mais Safran recule de 2,5 alors Excel gagne 28 à 119,70 euros en ce moment Safran propose 128,50 donc on n'est pas encore au prix il propose Safran le marché y croit plutôt mais pas complètement encore et on continue d'en parler avec ce soir il nous accompagne l'un et l'autre Olivier Lévy et Nicolas Wanchet sur les marchés on est bien là quand même depuis le début de l'année l'euro stock 50 progresse et surtout le stock sur Europe 600 fait mieux que le S&P 500 alors ça le stock sur Europe 600 gagne plus de 8% quand le S&P gagne 7,5 finalement c'est en Europe que ça se passe Nicolas c'est ici qu'il faut être ici c'est Paris oui alors le stock 600 c'est un peu plus large que Paris mais il y a aussi Francfort etc mais non les Etats-Unis je trouve que ce qui rend les comparaisons maintenant très compliquées c'est que quand on regarde le S&P 500 on a 55% de valeur commune environ en capitulation boursière avec le Nasdaq ou même presque 60% donc en fait quand on achète de la tech on achète le marché américain quand on achète de la tech on achète le marché coréen et on l'a vu ou le marché taïwanais l'Europe on est sur des secteurs qui sont quand même complètement différents donc ça ne veut pas dire que la tech européenne n'a pas performé mais ce qui amène je pense de la performance en Europe c'est en termes de pondération ça a été aussi les banques récemment vous en parliez en introduction également et donc on a tout un tas d'autres secteurs qui peuvent prendre le relais de la tech qui aux Etats-Unis a un poids prédominant Oui on va même voir Alphabet dans le Dow Jones c'est une des annonces de la semaine Alphabet va intégrer le Dow Jones parce qu'il faut tellement d'infrastructures désormais qu'Alphabet devient un groupe industriel avant c'était des boîtes sans coûts liés aux capitaux là il va falloir investir dans les infrastructures Olivier comment vous regardez ça l'Europe fait aussi bien que Wall Street depuis le début de l'année alors sans tenir compte des effets de change parce que le dollar lui a progressé
il était temps il était temps écoutez les marchés américains se traitent 21 fois le résultat il y a un PER de 21 fois les marchés européens en moyenne c'est 14 donc si vous voulez où est la prime de risque c'est pour ça que je parlais tout à l'heure de remettre la valeur intrinsèque au milieu du village donc il faut pouvoir valoriser et pouvoir justifier la prime évidemment on ne peut pas faire sans la technologie évidemment elle est aux Etats-Unis massivement là-bas mais nous sommes très en retard et donc je ferai l'arbitrage que font les marchés depuis le début de l'année j'achète je surpondère l'Europe je surpondère les Etats-Unis après effectivement vous l'avez mentionné la devise joue à plein Donald veut toujours une chose et unique chose un dollar bas des taux bas un pétrole bas
alors pétrole bas ça commence à marcher on va voir si ça dure mais il baisse sacrément vite le pétrole ce qui aide les marchés européens du coup aussi on est sous les 73 dollars pour le baril de Brent c'est-à-dire que les cours du pétrole ont retrouvé leur niveau d'avant-guerre en Iran est-ce que ça baisse pas un peu trop vite beaucoup d'experts nous disaient non mais le prochain niveau d'équilibre c'est pas 60 c'est pas 70 c'est 80 dollars le baril parce que quand même les infrastructures ont été abîmées et puis le détroit d'Hormuz est rouvert mais on sent que c'est quand même encore un peu une poudrière
il y a une lassitude des investisseurs et puis bon la séquence joue à plein donc effectivement ça reflue très bien c'est moins visible sur les taux on a fait un plus haut sur le 10 ans français à 4% quand même il y a 15 jours on est plutôt à 3,60 3,62 donc ça c'est très positif pour tous ceux qui sont porteurs d'obligations parce qu'on parle souvent d'actions mais il faut remettre aussi au goût du jour le crédit c'est-à-dire que il est aussi très intéressant d'investir la thématique des obligations à nouveau pour l'investment grade d'un côté et un peu peut-être le high yield pour ceux qui sont un peu plus téméraires donc pour réinvestir la classe d'action high yield qui est effectivement celle à qui est moins bien notée vous aimez le risque ?
non j'aime pas le risque j'aime la diversification et la décorrélation c'est-à-dire je n'aime pas avoir tous mes oeufs dans le même panier donc effectivement la tech US aujourd'hui c'est là où est le risque
mais en fait on parle souvent alors à nouveau hommage à Alan Greenspan qui avait aussi ses défauts attention c'était pas le pape la tête de la fête même les papes ont leurs défauts mais effectivement cette exubérance irrationnelle des marchés dont tu avais parlé à l'époque Alan Greenspan est-ce qu'aujourd'hui on la constate non pas dans les marchés l'exubérance mais dans les fondamentaux est-ce qu'on n'a pas des fondamentaux incroyables en ce moment on veut dire les marchés montent d'accord on s'en plaint on s'en inquiète etc et d'ici l'Europe on se dit mais pourquoi les marchés montent-il ça va pas les marchés montent quand ils montent on a peur mais est-ce que finalement les marchés ne montent pas parce que justement les fondamentaux sont magiques là on a des fondamentaux qui sont en pleine exubérance irrationnelle le PIB américain du premier trimestre a été révisé fortement à la hausse on a des stress tests des banques américaines passées haut la main par les 32 plus grandes banques américaines avec un scénario de stress quand même gros imaginons une forte récession le chômage monte à 10% aux Etats-Unis les prix de l'immobilier s'effondrent comment vont les banques comment réagissent-elles et bien toutes passent le cap toutes ont réussi ces stress tests est-ce que quelque part l'exubérance plus que dans les marchés plus que dans la tête des investisseurs elle n'est pas dans la réalité économique de moment tant mieux en fait bien sûr j'ai pleuré toutes les années 2010 à force de voir les entreprises racheter leurs actions faire une forme de circularité du capital où globalement elles n'investissaient plus et donc on avait une finance qui pour moi n'avait plus d'intérêt donc globalement il ne faut quand même pas oublier le rôle de la finance le rôle de la finance c'est quand même de financer les secteurs qui en ont le plus besoin et quelque part de permettre aux entreprises d'investir donc quand on voit ce qui se passe aujourd'hui et nous la conviction qu'on a au sein du CIO Office de BNP c'est qu'on est dans un cycle d'investissement qui va être très long et globalement ce qu'on pense c'est que et c'est le cas depuis deux ans et on avait beaucoup travaillé là-dessus il valait mieux regarder des thématiques d'investissement que de consommation et donc globalement quand on voit les entreprises investir mais on se réjouit ça crée du potentiel de croissance future ça crée des solutions également potentiellement dans je ne sais pas dans tout le débat sur le climat il y a beaucoup de débats sur lesquels on doit investir et donc globalement à long terme j'espère que les entreprises vont continuer à investir j'espère que ce sera rentable et j'espère que ça permettra quelque part à l'économie de bien se porter structurellement à long terme parce que j'estime qu'il y a plus d'intérêt à réfléchir à des thématiques d'investissement que des thématiques de rachat d'actions ou de versement de dividendes uniquement dans la finance 17h31 dans quelques minutes la clôture on va la vivre ensemble avec Antoine mais d'abord Olivier Nicolas on entre dans la data les data valent de l'or les marchés ouvrent ici leur plus grande boîte à bijoux leur boîte à data Nicolas et Olivier êtes-vous prêts à nous livrer vos bijoux vos data en tout cas oui oui on va démarrer avec vous Nicolas parce que c'est un très gros chiffre votre chiffre ce soir et votre data 500 à 3600 dollars par kilogramme 2500 à 3600 ah oui c'est un gros chiffre c'est pas un milliard non plus mais ok c'est quoi ?
alors ce chiffre c'est les coûts de lancement tels que déterminés par les spécialistes par beaucoup d'études dans le milieu du spatial y compris Google les coûts de lancement d'un éventuel data center data center dans l'espace donc ça coûte entre 1500 entre 2000 environ 2500 en moyenne on va dire par kilo de lancer un data center dans l'espace dans les conditions qu'on peut imaginer aujourd'hui si on veut que ce soit rentable de lancer des data centers dans l'espace dont je rappelle quand même que c'est le coeur du projet SpaceX il faudrait baisser ce prix à 200 dollars par kilo et donc au niveau actuel tout le projet SpaceX pour moi est construit sur des anticipations je dis pas qu'il n'y arrivera pas mais des anticipations qui sont un peu spéculatives et je voulais le montrer par ce biais là c'est-à-dire que globalement si on veut parce qu'aujourd'hui avec ce coût là construire un data center dans l'espace dans le travail qu'on a fait chez BNP ça coûte environ 100 milliards par gigawatt heure quand un data center construit sur Terre aujourd'hui vaut entre 35 et 50 milliards donc on est quand même très au-dessus donc il va y avoir beaucoup de travail à faire et souhaitons lui de réussir pour baisser peu à peu le prix des data centers il faut le diviser par 10 pour la partie le coût de lancement et donc ça c'est un enjeu que je trouve intéressant que je voulais présenter parce que finalement c'est pas une certitude à vous Olivier votre data ce soir 2,9%
oui 2,9% alors on était dans l'espace on vient en Italie c'est effectivement le coût moyen de la dette italienne 2,9% à comparer avec le 2% français je crois qu'il faut toujours on accable souvent la France on est trop négatif la dette sur PIB en France c'est 115% en Italie c'est 130 c'est vrai que les Italiens maîtrisent mieux leur dette puisque c'est les Italiens dans leur grande majorité qui sont chez eux et souverains en étant là aussi porteurs d'obligations italiennes mais je crois que l'Italie de Mélanie qui a des élections l'année prochaine va de nouveau être sous le feu des projecteurs parce que cette maturité là c'est 8 ans en moyenne contre 7 en France donc il va falloir qu'elle nous explique comment une grande économie comme celle qu'est l'Italie aujourd'hui puis pourra s'en sortir effectivement aux yeux de cette grande famille qu'est l'Europe
oui des élections l'an prochain en Italie donc importantes en France on ne va pas faire un débat accessoirement
oui en France voilà
et puis l'instabilité politique dans le pays qui était jusqu'ici le plus stable du monde enfin jusqu'au Brexit le Royaume-Uni qui va connaître un 7ème Premier ministre en moins de 10 ans c'est un record en 200 ans le Royaume-Uni 7 Premier ministre en 10 ans parce que Keir Starmer a annoncé cette semaine sa démission c'est un des autres faits marquants de la semaine ça Olivier
tout à fait là où on a besoin de stabilité de visibilité bon j'espère qu'on on aura une belle nouvelle gouvernance bientôt
voilà et c'est aussi 7 semaines ironie quand Keir Starmer a annoncé sa démission 7 semaines que les Britanniques fêtaient je ne sais pas si c'était vraiment une fête leur vote pour le Brexit c'était il y a 10 ans jour pour jour Nicolas moi je fais le pari que dans les prochaines élections qu'on aura en Angleterre on aura un candidat qui proposera le Brexit on verra c'est le grand paradoxe parce que les Britanniques rejettent le Brexit il est désormais impopulaire dans les sondages et pourtant les candidats qui avaient porté le Brexit sont eux les plus populaires c'est compliqué à piloter ça quand même merci beaucoup Alain et à l'autre de nous avoir accompagné Nicolas Wanchet pour BNP Paribas CIB Olivier Lévy pour Lévy Capital Partners dans un instant c'est la clôture on va la vivre ensemble avec Antoine s'il vous plaît à tout de suite sur BFM Business
BFM Bourse la clôture de la Bourse de Paris
et la clôture hebdo donc après 5 semaines de hausses d'affilée va-t-on signer une 6ème semaine de hausses d'affilée réponse avec Antoine il est là je laisse ce freuler alert non dommage dommage moins 0,6% sur la semaine petite baisse petit rééquilibrage on termine à 8384 points en baisse de 0,55% aujourd'hui avec la tech qui a pesé le Renextech Leaders moins 0,8% puis à noter l'Eurostock 50 moins 0,60% du côté des valeurs qui ont le mieux marché alors ça c'est les bonnes surprises de la semaine les valeurs défensives Danone qui a gagné 3% encore aujourd'hui à 72,12% Sanofi plus 1,78% à 75,07€ et puis selon le mouvement de Balencietech qu'on connait bien si on est sceptique et plutôt négatif sur l'ensemble des semi-conducteurs de l'IA etc les valeurs liées au logiciel elles ont repris de la hauteur d'à ce système plus 1,93€ 17,93€ Capgemini plus 1,33€ à 89,68€ à la baisse on le disait les semi-conducteurs STMicro moins 3,8% 62,58€ puis un certain point de l'automobile à moins 1,95€ à 5,02€ pour Stellantis alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent et notamment des lourdes conséquences du point de vue de l'emploi à prévoir chez Volkswagen du fait d'une conjoncture toujours archi archi négative le chiffre du jour aussi c'est l'euro qui remonte vers 1,14 1,1406 le dollar qui perd un petit peu de puissance ça se lie aussi du côté de l'once d'or fin qui remonte du côté des 4100$ on est à 4097 alors qu'on avait commencé la semaine en vacillant sur le seuil des 4000$ Gilles Santacrute avec nous boursicoté.com bonsoir Gilles ravi de vous retrouver donc pas de 5 pas 6ème semaine de hausse d'affilée pour le CAC avec la baisse du jour de 0,5% d'un point de vue technique graphique comment vous interprétez cette clôture pour la suite Gilles alors on a préservé les zones essentielles à savoir les zones des 8300 et 8370 points donc même avec la petite consolidation du jour qui est nourrie par très peu de volume et bien on reste dans un biais directionnel qui est haussier pourtant on avait un bon aliment des planètes puisqu'on a un pétrole qui continue à baisser le fait marquant peut-être de cette semaine c'est un dollar et notamment lorsque l'on regarde le dollar index il y a quelque chose dont on n'a pas beaucoup parlé c'est le fait que cet index soit repassé au-delà des 100 et en général quand il est en dessous soit quand il est au-dessus il y reste durablement donc est-ce que ça veut dire que le dollar justement va continuer à monter ça sera à suivre donc sur les prochains jours donc on a effectivement une petite phase de consolidation globalement ça ne remet rien en cause on a eu beaucoup d'attentisme on est un petit peu sauvé par les trois valeurs du luxe qui terminent dans le vert donc globalement je dirais qu'on s'en sort plutôt bien par rapport au DAX et à l'Eurostox 50 aujourd'hui vous êtes et vous nous accompagnez avec nous jusqu'à 18h Gilles on va tout de suite refaire la séance et vous apportez vous qui nous suivez un maximum de pistes d'investissement c'est parti
BFM Bourse
on refait la séance avec il vient de nous rejoindre Marc-Antoine Barbé pour MCA Finance bonjour Marc-Antoine bonjour Yé ravi de vous retrouver Gilles nous accompagne Antoine bien sûr aussi pour ces dernières minutes de la semaine dans BFM Bourse vous retrouverez ensuite les experts sans frontières à partir de 18h aux commandes Mathieu Jolivet le CAC termine donc à moins 06 ce soir la sensation du jour Marc-Antoine on va démarrer par ça tout de suite c'est l'info du jour confirmé par Safran Excel c'est ces discussions exclusives entre Safran et Excel pour un rachat d'Exel par Safran Excel les drones sous-marins etc Excel termine ce soir à plus 25% effectivement c'est la nouvelle la nouvelle du jour avec la volonté du coup de Safran d'acquérir d'acquérir Excel ça permettrait à Safran d'étendre un petit peu leur gamme de produits et notamment d'aller sur la partie navale et la partie maritime et notamment les sous-marins les drones alors ça semble assez intéressant en tout cas pour Safran d'étendre un petit peu comme ça la gamme de produits sur un acteur qui a bien monté il faut le dire en bourse ces derniers mois mais qui a une certaine visibilité sur ses revenus alors la valorisation peut paraître un peu chère mais c'est vrai parce qu'il propose Safran 128,50 euros c'est ça donc ça fait une prime à peu près j'ai calculé de 37% sur le cours d'hier soir bon après le cours avait un petit peu replié ces derniers jours enfin après une telle hausse ils ne choisissent pas d'acheter au rabais loin de là exactement c'est d'ailleurs pour ça que les actionnaires les actionnaires Safran sont un petit peu moins un peu moins satisfaits puisque le titre Safran je crois qu'il est en légère baisse aujourd'hui moins 3% c'est ça voilà la valorisation la prime la prime paraît importante à hier soir la valorisation n'est quand même pas donnée on parle de 25 fois les bits sur l'acquisition d'Exail alors il y a effectivement une visibilité voilà je pense que c'est un bon prix pour Exail et avec un bon acteur on peut quand même se réjouir que d'un point de vue de souveraineté française d'avoir un acteur français qui se fait racheter par un français et qui ne tombe pas dans les mains d'un étranger donc ça me semble un dit gagnant pour tout le monde et on peut se dire qu'il reste du potentiel si l'offre va au bout alors Safran précise que rien ne garantit que ça aboutisse mais encore une fois Safran propose 128,50€ là même avec la hausse de ce soir de 25% Exail est sous l'offre de Safran 116,70€ ça laisse du potentiel de hausse encore si on va au bout oui oui tout à fait parce qu'il y avait une petite histoire avec un sujet sur la holding avec un autre partie prenante donc qui pourrait donner quelques sous-brossos dans les prochaines semaines mais effectivement on cote sous l'OPA sur le prix potentiel qui a été communiqué voilà nous on n'est pas on n'est pas actionnaire de ce titre là mais ça me semble un bon prix pour les actionnaires d'Exail Safran c'est aussi Antoine une façon de s'ils rachètent Exail de racheter un concurrent dans un domaine très précis les drones sous-marins etc.
ou il ne faut pas du tout le voir comme ça ?
Concurrent non Safran c'est plutôt les systèmes d'avionniers que puis surtout les moteurs d'avion donc ça peut paraître un petit peu justement au contraire un peu à rapport de ces activités donc là ce qui est intéressant c'est que Exail Technologies c'était à l'origine une activité annexe de la galaxie Gorgé qui est un grand nom du capitalisme familial qui faisait des systèmes industriels des fameuses portes de protection et des technologies archi pointues ça faisait partie de leurs activités et c'est devenu une petite start-up expérimentale c'est devenu une très grosse société qui a une expertise unique au monde c'est pour ça que le titre là sur 3-4 ans ça prend 600% ils ont complètement changé de dimension et c'est le cas d'énormément de small et mid-cap françaises donc oui c'est clair que c'est une opération qui assure une grosse pérennité et peut-être un soutien industriel et financier important pour Exail Technologies en dehors d'un cadre qui aurait peut-être limité son champ d'action Alors on parle de la défense là on a ce commentaire d'un auditeur il s'appelle Stéphane Sophie X BFM Bourges je ne résiste pas à vous le voilà puis après vous pourrez dire ce que vous en pensez l'un et l'autre il nous dit Stéphane à propos du secteur de la défense que la défense c'est l'ESG des gens de droite c'est ah oui oui c'est à dire qu'à gauche les gens seraient ESG contre le réchauffement enfin à droite aussi je pense mais en revanche la défense c'est un truc de gens de droite en matière d'ESG en tout cas ce qui est sûr c'est que sur la défense ça a un peu changé ces derniers mois ces dernières années avant d'un point de vue ESG la défense c'était pas forcément très compatible et puis ça a un petit peu changé ces derniers mois dorénavant les valeurs de défense sont plutôt plébiscitées par la thématique ESG donc voilà c'est un parrainisme assez intéressant ça dépend puis on voit la défense aussi d'une façon ou d'une autre selon le côté du fusil duquel on se place voilà c'est toujours enfin voilà est-ce que parce que la défense c'est fait pour défendre ou pour attaquer c'est tout exactement alors forcément c'est de droite je sais pas les enjeux de souveraineté c'est pas que de droite mais bon c'est intéressant ce commentaire il nous a fait sourire effectivement Stéphane la défense c'est l'ESG des gens de droite dans ce secteur de la défense quelle est votre valeur préférée on a Rheinmetall qui a beaucoup souffert cette semaine est-ce que c'est un point d'entrée ou est-ce que vous avez d'autres chouchous ?
Nous on n'est pas forcément exposés à ce Rheinmetall on a une petite position plutôt en Dassault Aviation donc on est plutôt froids qu'aux français la valorisation elle nous semble elle nous semble plus attractive et puis pareil avec des contrats des contrats à long terme alors il est toujours un sujet sur la cadence puisque c'est plus un sujet de demande c'est plutôt un sujet de cadence et de la montée en capacité pour la production mais voilà on n'en est plus on n'est plus sur sur Dassault Aviation Certaines valeurs cette semaine ont battu des records dans un instant on va rejoindre Gilles Santacreux parmi ces valeurs au plus haut historique on a vu Accor on a vu aussi cette semaine Genfit dans la santé ST Microelectronics a battu un record avant cette fin de semaine plus difficile et puis BNP Paribas aussi a battu des records cette semaine laquelle de ces 4 valeurs au plus historique cette semaine vous semble garder le plus de potentiel pour la suite marquons toi moi je serais plutôt partisan sur BNP alors BNP BNP Paribas a bien monté on sait qu'ils profitent notamment de la marge les marges d'intérêt qui s'accroissent donc c'est plutôt une bonne nouvelle pour eux la valorisation elle n'est pas si lévée que ça on parle d'un PE de 8 il va y avoir une croissance du résultat net de 10% cette année il faut du rachat d'action il y a 5% autour de dividendes il y a un bilan qui est solide les ratios de solvabilité sont bons donc pour nous tout ce qui nous plaît est au rendez-vous donc nous on est plutôt partisans de conserver la BNP Gilles d'un point de vue graphique technique vous l'avez regardé étudié aujourd'hui BNP Paribas après les records de la semaine est-ce que vous lui trouvez encore beaucoup potentiel ?
Alors il y a du potentiel mais il y a aussi un risque direct de consolidation donc je dirais que si on veut se positionner c'est vrai que c'est toujours tentant de se positionner sur un titre qui fait des nouveaux plus haut parce que statistiquement c'est quand on fait des nouveaux plus haut qu'on a le plus de probabilité de continuer à monter mais là la probabilité d'avoir une phase de consolidation est assez marquée donc peut-être temporiser un petit peu pour entrer dans le mouvement attendre peut-être un retour un petit peu sous les 100 euros pour essayer de rentrer effectivement On va recoller l'actualité du jour dans un instant mais juste avant on va s'en extraire se libérer un peu comme ça voilà et vraiment Marc-Antoine parler super librement si vous voulez bien en dehors de l'actu quelle que soit la conjoncture actuelle etc et puis la dictature du présent du quotidien sur les marchés est-ce qu'il y a une pépite une valeur dont vous vous dites mais celle-là mais quoi qu'il arrive j'y crois et j'ai envie de la mettre en avant pour nos auditeurs allez-y librement vraiment Marc-Antoine On peut parler peut-être de Richebourg qui me semble-t-il sur une tendance séculaire avec l'augmentation de la demande sur la ferraille avec notamment Parce qu'ils font quoi déjà de Richebourg ?
Ils font le recyclage et puis notamment ils ont notamment une partie du recyclage des métaux des métaux ferreux et non ferreux et en fait ce qui est assez intéressant c'est que bon déjà il y a les volumes qui repartent ces derniers mois et qui s'accompagnent avec une augmentation des prix et puis surtout il y a la demande qui devrait continuer de booster avec notamment la nouvelle usine qui est prévue d'Arcelor avec un nouveau four à arc électrique qui va notamment demander pas mal de ferraille et mécaniquement de Richebourg devrait en profiter la réglementation est pour eux ils ont fait l'acquisition ces dernières semaines d'un Allemand qui est assez structurant c'est une grosse acquisition pour eux le prix n'est pas communiqué mais ça va être assez structurant il va y avoir des synergies à venir puisqu'ils sont notamment présents beaucoup en Allemagne la société qu'ils achètent donc voilà je pense qu'il y a quand même il y a quand même encore des choses à jouer le titre a bien progressé mais bon la valorisation n'est pas excessive on est aujourd'hui à 6 fois l'Ebitda et voilà je pense qu'à horizon 6 mois à 1 an il y a encore de belles choses à faire De Richebourg voilà c'est votre liberté votre joker du jour Gilles dans la tech aujourd'hui alors ça va un peu mieux le Nasdaq récupère 0,3% il avait ouvert en baisse à l'instant à Wall Street il est 11h49 à New York ce Nasdaq gagne 0,3% et il y a Microsoft qui tente un petit rebond là Gilles après avoir beaucoup souffert Microsoft était jusqu'ici en train de signer un de ses pires mois en au moins 10 ans depuis le début du mois de juin depuis le 1er juin Microsoft avant la séance du jour perdait 21% en à peine 3-4 semaines moins 21% et il partait pas très haut déjà c'est l'un des géants de la tech les moins bien valorisés à Wall Street là aujourd'hui on a un petit sursaut un petit rebond de 5% comment vous voyez la suite graphiquement sur Microsoft ?
Alors graphiquement quand on affiche la valeur Microsoft c'est quand même pas c'est pas exceptionnel c'est à dire qu'on a effectivement un petit rebond on est venu de s'appuyer sur une zone majeure de support qui est à 355 dollars on rebondit sur cette zone mais sans vraiment donner une direction claire donc attention car la rupture de ce support si on venait encore à fragiliser et à retester et à multiplier les tests sur ce support si on cassait et bien les signaux baissiers pourraient s'accumuler et notamment sur la tendance moyen terme donc on a effectivement un petit rebond mais la dynamique reste baissière pour l'instant et il faut se méfier justement de la cassure de zones significatives Et dans nos tech européennes Marc-Antoine on voit que les grands gagnants de l'année subissent une fin de semaine plus compliquée STM ce soir perd à nouveau un peu plus de 3% lanterne rouge du CAC il faut continuer d'alléger un peu ou c'est un point d'entrée nouveau qui apparaît ?
Nous on conserve la position en STM ils profitent notamment de l'engouement des data centers de l'engouement sur l'intelligence artificielle sur les satellites et en fait c'est des segments qui sont mieux margés pour eux donc ça explique en tout cas une partie de la hausse alors là il y aura toujours pareil c'est plus un sujet de demande la demande est très importante mais ça va être plutôt un sujet de de de delivery de montée en cadence pour la production voilà mais nous on se laisse porter pour l'instant sur STM le titre a bien progressé il faut le reconnaître mais en tout cas leur différence augmente même l'auto qui peut paraître un peu surprenant est en croissance donc on conserve pour l'instant la position Alors l'auto en croissance Antoine il y a quand même une annonce aujourd'hui Volkswagen Volkswagen va pas bien on le savait et alors là les salariés de Volkswagen quand ils voient les chiffres qui sont en train de circuler aujourd'hui dans le marché doivent sans doute se faire un sang d'encre c'est l'agence Reuters qui a révélé ce matin que Volkswagen réfléchirait à supprimer 100 000 emplois bon c'est aussi à la mesure des annonces et des craintes qu'on avait dans la presse anglo-saxonne ça a commencé la semaine dernière où on a quand même le directoire de Volkswagen qui est en train d'expliquer qu'il a des craintes existentielles sur son modèle industriel intégré tel quel au travers des dynamiques du moment et c'est effectivement très très inquiétant mais d'un autre côté on prend acte du fait que le secteur automobile allemand en tant que tel ressortira pas indemne de ce qui est en train de se passer en ce moment ça paraît tout à fait évident et donc peut-être 100 000 emplois menacés chez Volkswagen ça paraît énorme comme ça franchement ça paraît énorme mais c'est peut-être aussi à la mesure d'un cataclysme que Volkswagen a peut-être sous-estimé ces dernières années ce titre Volkswagen ce soir à la bourse de Francfort il perd un peu plus de 3,9% article consacré à Volkswagen aussi sur notre site internet BFM Business il y a plein d'opérations de rachat ou en tout cas de vélité de consolidation en Europe on le voit avec EasyJet il y a eu 4 offres sur EasyJet toutes rejetées par EasyJet Eden Real aussi qui fait l'objet d'une offre il y a Pierre et Vacances qui va sans doute passer c'est même quasi sûr sous pavillon Emirati bon ça nous dit quoi Pierre et Vacances faut retendre c'est pas fait c'est pas fait parce que va falloir quand même le retrait de code va falloir avoir les 90% vu le prix c'est pas fait l'offre n'est pas énorme le niveau de l'offre la prime n'est pas pas très importante et comment vous regardez ça c'est une thématique à jouer il faut essayer de trouver les prochaines proies en Europe il y a plusieurs effectivement il y a plusieurs proies si vous voulez des exemples allez on peut se mouiller il y a par exemple il y a la société qui s'appelle SMCP donc Sandro Maj et Claudie Pirlo là c'est public la société annoncée est en vente alors ça prend ça fait 6 mois qu'ils l'ont annoncé donc il y a un mandat de vente qui a été donné donc à tout moment ça peut sortir il peut y avoir une autre société qui s'appelle EPC Group qui a un fonds capital un fonds Argos qui va ou doit sortir prochainement ils avaient notamment prévu une acquisition avec un Suisse qui finalement ne va pas avoir lieu donc peut-être que le fonds Argos va avoir des vélités de sortie il y a quelques sujets sur la cote qui pourraient animer les prochains mois en bourse Marc-Antoine Barbet MCA Finance avec nous ce soir sur BFM Business merci beaucoup Marc-Antoine et un grand merci à Gilles Santacreux et nous accompagner Gilles depuis boursicoté.com le CAC donc échoue à signer une sixième semaine de hausse d'affilée après cinq semaines de hausse d'affilée cette semaine-ci offre un solde plus négatif et le CAC ce soir qui recule de 0,5% dans un instant vous retrouvez Mathieu Jolivet jusqu'à 19h les experts sans frontières avec le grand débrief de la séance Antoine à ses côtés en effet salut Antoine à tout de suite salut pour les experts salut et on se retrouve nous lundi 15h30 pour un nouvel épisode de BFM Bourse bon week-end à tous BFM Bourse vos placements nos conseils sur BFM Business