Retrouvez les discours de rentrée politique de Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis Beaucaire.
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Chers amis du Rassemblement National, chers amis venus parfois de très loin, y compris de nos Outre-mer, chers amis venus ici pour certains en curieux, pour la première fois, pour entendre Marine Le Pen et Jordan Bardella, au nom de tous les bénévoles mobilisés pour préparer cette journée, bienvenue ! Bienvenue à Bocaire, ville d'art et d'histoire magnifique que je vous invite à visiter ce week-end pendant les Journées du Patrimoine, que ce soit l'abbaye de Saint-Romand, la collégiale Notre-Dame des Pommiers, l'église Saint-Paul, l'hôtel de ville du XVIIe siècle et plus largement tout le cœur de ville qu'à ces sites patrimoniales remarquables.
Un site patrimonial remarquable énorme, de 44 hectares, où l'on découvre des merveilles architecturales et patrimoniales rares dans une ville de 16 000 habitants. Une ville festive, traversée par le Rhône et en centre-ville par le canal du Rhône-A7, une ville où les habitants sont chaleureux, solidaires et attachés à nos traditions locales, régionales et françaises, qui font notre fierté et nos spécificités. Vous avez tout à l'heure vu des groupes folkloriques, vous avez également vu un spectacle équestre. Je voudrais remercier tous les participants de ce spectacle organisé par le Rassemblement National. Nos traditions, c'est tout ça, et elles sont belles !
Bienvenue à Bocaire, donc ville gérée par le Rassemblement National depuis près de 10 ans maintenant. Bienvenue en Occitanie, où il ne pleut normalement jamais. Alors, il n'y pleut normalement jamais, sauf quand un ministre de Macron daigne se déplacer la veille. Vous l'avez peut-être vu, nous recevions hier Olivier Véran, venu en catastrophe à Bocaire, avant ce meeting qui, visiblement, leur fait si peur. Un ministre venu faire de la com' et instrumentaliser des honnêtes gens à qui il n'a apporté aucun espoir, aucun projet, aucune réponse, du vent. C'était assez indécent et minable d'ailleurs, il faut bien le dire.
Mais je vous avoue que lorsque j'ai appris qu'un ministre venait à Bocaire, ce qui n'était jamais arrivé en 9 ans, peut-être avait-il peur d'attraper la peste, le choléra ou Dieu sait quelle autre maladie. Donc quand j'ai appris qu'un ministre venait à Bocaire, j'ai même eu peur qu'il neige aujourd'hui. Ouf ! Pour l'instant, il n'en est rien, l'honneur de l'Occitanie est sauf, cher Louis. Nous avons juste eu une petite pluie fine et le nuage gouvernemental s'éloigne d'heure en heure de Bocaire et même de la France et laissera bientôt place au soleil, à Bocaire et dans tout le pays, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Voilà !
Bienvenue à Bocaire, donc, après Fréjus, chez mon avis, David Racheline, et Perpignan, chez mon ami Louis Alliot. Et après déjà 23 ans d'engagement politique en ce qui me concerne, je suis honoré et ravi de recevoir aujourd'hui à mon tour, pour la première fois dans ma ville, la France rayonnante, la France militante, qui se bat pour que notre beau pays retrouve sa fierté, ses couleurs, comme nous l'avons fait dans les villes que nous dirigeons et où nous avons très souvent été réélus nettement au premier tour. Je salue l'ensemble de mes collègues maires ici présents.
Cela, la diabolisation de nos adversaires, les mensonges d'une certaine presse militante n'y pourront jamais rien, car dans les villes RN, il y a très souvent aujourd'hui un lien affectif et même charnel entre le maire et la population, et je vais vous dire pourquoi. Dans les villes RN, les élus ont réconcilié les Français avec la chose publique en étant présents toute l'année, et pas seulement au moment des élections. Dans les villes RN, les élus sont au contact des habitants, dans les bons comme les mauvais moments. Dans les villes RN, les élus tiennent leurs engagements, avec énergie, caractère et ténacité envers et contre tout.
Ici, à Bocquer, nous avons d'abord largement mis le paquet sur la sécurité publique. Dans une ville où les habitants étaient en 2014 cambriolés quotidiennement par les toits, et qui avaient une mauvaise réputation à l'époque, nous sommes passés de 13 policiers municipaux à 26, et nous en aurons même 30 d'ici la fin de ce mandat. Nous avons modernisé, étendu le réseau de vidéosurveillance pour plus d'un million d'euros.
La police municipale est là 24h sur 24, et nous sommes fiers de son travail et de ses résultats, quand dans certaines villes voisines, il n'y a plus de police la nuit tombée, et quand la police nationale voit sous ce gouvernement ses effectifs fondre comme neige au soleil, tandis que l'insécurité dans ce pays n'a jamais été aussi importante, inhumaine et quotidienne, notamment à cause de l'immigration massive qu'on nous impose sans nous demander notre avis. Alors la réputation de Bocquer et de nos villes, elle a bien changé.
Nombreux sont les habitants des villes voisines à y venir désormais pour y passer un moment, ou profiter de nombreuses animations et festivités que nous avons créées ou dynamisées. A Bocquer, nous avons aussi baissé les taux de la fiscalité locale à plusieurs reprises depuis 2014, quand beaucoup de villes les ont augmentées. A Bocquer, nous avons donné vie à de nombreux grands projets. Ainsi, à titre d'exemple, nous inaugurons la semaine prochaine un groupe scolaire d'une capacité de 375 élèves. Nous inaugurons le mois prochain une base nautique internationale. Tous ces projets sont soutenus par les autres collectivités qui estiment que ce sont de bons projets.
Nous allons continuer dans les mois à venir avec la réhabilitation de notre gare, soutenue par la région, avec également la création d'un nouveau quartier d'habitat neuf sur 4 hectares en centre-ville, projet annoncé depuis 30 ans par de précédentes municipalités, mais jamais concrétisé. Alors, avant notre élection, le RN n'avait jamais dépassé 38% ici à Bocquer. Beaucoup de gens écoutaient les discours de Cassandre, de nos adversaires, indiquant qu'avec nous, le pays, la ville sombrerait dans les ténèbres. Depuis, beaucoup d'électeurs ouvrent les yeux et nous disent « En fait, ce que vous faites, c'est ce que nous voulions, mais nous ne le savions pas avant de vous voir le faire ».
L'électorat des Républicains est ainsi passé ici de 24 à 6% notamment. Nous avons été réélus avec 60% aux élections municipales au premier tour en 2020. Nous avons gagné les sièges de conseillers départementaux du canton de Bocquer en 2015 et réélus en 2021 avec 69% des voix à Bocquer. Mais le plus beau succès, nous l'avons eu l'an dernier, en gagnant le siège de député dans une circonscription qui comprend pour moi pourtant la moitié d'une grande ville de plus de 100 000 habitants, la ville de Nîmes, en obtenant ici à Bocquer 71% des voix pour notre député Johan Gillet.
Alors, bravo à lui, bravo à Marine, à nos 88 députés qui font partout en France et à l'Assemblée un formidable travail et qui nous montrent, tels que nous sommes, eux aussi, avec ce lien charnel, cette présence, ce sérieux. Je suis fier du chemin parcouru, fier de nos équipes. Ce que nous avons fait dans les villes Rennes, tenir nos engagements, réconcilier les Français avec la politique et la chose publique, nous le ferons aussi demain, à la tête du pays. Loin des caricatures, loin de l'agitation des peurs par nos adversaires et par une certaine presse militante dont chaque article sordide est une médaille supplémentaire pour nous.
Notre arrivée aux responsabilités est aujourd'hui une urgence pour la France et les Français. Chaque fois que j'écoute ceux qui gouvernent notre pays aujourd'hui, j'ai honte. Avec eux, c'est le règne de la médiocrité, de la fatalité, de l'impuissance. Rien n'est jamais leur faute, rien n'est jamais possible. On se demande même quand on les écoute à quoi sert un gouvernement. Oui, changer les choses est possible.
Il faut simplement faire confiance aux bonnes personnes, à des gens volontaires, motivés, animés par le bon sens, l'amour de la France et des Français et par un idéal qui les dépasse, par une envie de régler les problèmes des Français et de rendre à la France le destin et la place qu'elle mérite en Europe et dans le monde. Alors pour terminer, mes chers amis, le 9 juin, nous aurons une occasion de montrer que les Français ne comptent pas laisser Macron et ses amis mondialistes continuer à abaisser notre pays, de montrer que les Français s'intéressent à leur destin, le 9 juin, mobilisation générale, avec Jordan Bardella, avec Marine Le Pen, pour que vive la France !
Chers amis, vous êtes ici dans le Gard, ce département précurseur, qui, dès 2012, était le premier à placer Marine Le Pen en tête de l'élection présidentielle, montrant la voie à suivre aux Français. Ce département dans lequel nous avons de nombreux élus municipaux, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux, qu'il me soit d'ailleurs permis de les saluer et de les remercier pour leur travail. Ce département compte également un maire, et pas n'importe quel maire, Julien Sanchez.
Julien, Julien, dont j'ai été le directeur de cabinet pendant 8 années, 8 années passionnantes, avec un maire qui, croyez-moi, met toute son énergie à servir ses administrés, toute son énergie à améliorer cette belle ville qu'est Bocquer, toute son énergie aussi au service de l'intérêt général. Julien, merci à toi et merci à ton équipe. C'est grâce à toi, grâce à vous, que Bocquer est si souvent pris en exemple, si souvent envié par bien des Français. Une ville qui s'est transformée, une ville qui s'est modernisée, une ville toujours plus attractive, festive, et où il fait bon vivre, en sécurité, où les traditions sont à l'honneur, où l'on est fier d'être français.
Une ville qui, grâce à une gestion rigoureuse, est devenue exemplaire en termes de dépenses d'argent public. Pour tout ça, merci Julien. Le Gard, ce département a aussi envoyé 4 députés du Rassemblement National sur 6 à l'Assemblée Nationale. Votre serviteur, mais aussi mes collègues Pascal Borde, Nicolas Maisonnet et Pierre Merin. Des collègues qui, à mes côtés, aux côtés de Julien, de nos élus, de nos militants, arpentent et labourent le terrain. Des collègues avec qui j'ai un grand plaisir de travailler. Plus que des collègues, des amis, des camarades. Merci à vous trois, chers collègues.
Chers amis, vous êtes ici dans le Gard, mais vous êtes ici dans ma circonscription, qui va de Bocquer à Nîmes. Un territoire passionnant, un territoire avec une forte identité. Nîmes, la Rome française, ses arènes, ses monuments. Mais Nîmes est aussi une ville qui n'a pas encore la chance d'avoir un maire du Rassemblement National. Une ville gangrénée par l'insécurité, gangrénée par le trafic de stupéfiants. Une ville où l'on tire à la Kalachnikov. La ville de Nîmes, où les pouvoirs publics en sont venus à délocaliser une école pour protéger les enfants des tirs des caïds d'un quartier.
Une ville où le maire a dû fermer une médiathèque, tant le quotidien est devenu dangereux pour les agents municipaux fouillés et menacés par les dealers au quotidien. Ce qui se passe à Nîmes, comme tous les Nîmois, je n'en veux plus. Et pour en finir avec ces zones de non-France, soyons clairs, le Rassemblement National est la solution. Car oui, seul le Rassemblement National pourra changer ça. Et aura la volonté de changer les choses. Seuls les élus du Rassemblement National n'ont pas de hier. La lâcheté de ceux qui nous gouvernent, je n'en veux plus non plus. Nîmes n'est pas une ville illusolée. Comme dans de nombreux territoires français, il y a une impérieuse nécessité d'agir.
Agir en renforçant la réponse pénale, en rétablissant les peines planchées, en supprimant l'excuse de minorité, en expulsant les délinquants étrangers. Bref, agir avec fermeté, comme les Français le réclament, il n'y a pas de fatalité. C'est tout le sens de notre engagement à l'Assemblée Nationale, notamment où, sous l'autorité de Marine, nos 88 députés mènent un travail acharné. Chère Marine, les habitants de ma circonscription, je te l'assure, comme de nombreux Français, ont compris. C'est avec toi, à l'Elysée, que leur quotidien pourra enfin changer.
Que ces quartiers dans lesquels tant de Français souffrent et vivent une insécurité profonde ne seront plus des zones de non-France et seront à nouveau au cœur de notre République et de ses lois. Cher Jordan, je te l'assure aussi, les habitants de ma circonscription me confirment également qu'ils se mobiliseront le 9 juin prochain. Qu'ils se mobiliseront pour que le Rassemblement National, avec toi, soit présent en force au Parlement européen. Chers amis, vous l'aurez compris, cette belle ville de Bocquer et cette belle circonscription du Gard qui accueille notre rentrée politique aujourd'hui sont et seront pleinement mobilisés pour la victoire nécessaire et impérieuse de nos idées.
Vive Bocquer, vive le Gard et vive la France.
Avec elle-même, avec son histoire, avec ses intérêts dans un monde riche, de la diversité des peuples, des civilisations et de la vie. La devise de l'Europe est punie dans la diversité. Mais la vraie diversité, c'est nous. C'est la diversité des cultures européennes que nous sommes fiers de défendre. C'est la diversité de nos histoires, de nos racines, de nos identités dont vous êtes les meilleurs avocats. Notre Europe n'est pas frileuse, refermée, repliée. Elle est innovante, conquérante et collaborative. En ouvrant les synergies sur les grands enjeux de demain. L'intelligence artificielle, le numérique, les énergies. Toutes les victoires sont possibles.
Toutes les victoires, si vous le décidez, arrivent. Ne vous laissez jamais décourager par la guerre psychologique que le système nous mène. J'adresse toute ma gratitude à l'ensemble des Français qui nous ont fait l'honneur de leur soutien en plaçant le Rassemblement National en tête de ces élections européennes. Vous et vos alliés avez fait de l'Europe l'arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d'Erdogan et l'hôtel de l'Afrique. C'est le bulletin de vote, es-tu là entre tes mains, peuple de France ? Nous n'avons pas encore fini d'être Français, cette conviction.
Il y a cinq ans, nous avions battu Emmanuel Macron dans les urnes. En juin 2024, on fera encore mieux.
Le Rassemblement National, chère Marine, quel plaisir d'être avec vous, il y aille de Bocquer dans le Gard, dans ces terres de tradition, pour clore les estivales du Rassemblement National. Mes amis, vous êtes cet après-midi près de 5 000, venus du Gard et de toute la... ...courir avec nous cette nouvelle année de combat électoral qui démarre. Merci de prouver plus que jamais, une nouvelle fois, que nous sommes là, convaincus, mobilisés, déterminés, prêts à redresser notre pays. Qui nous accueille dans cette ville de Bocquer, monsieur le maire Julien Sanchez. ...est un symbole de la méritocratie.
Il est de ces militants infatigables, travailleurs, qui a su gravir les échelons jusqu'à devenir ce maire respecté, élu, puis réélu au premier tour d'une élection municipale. Comme chacun de nos maires, mon cher Julien, tu incarnes la réussite du Rassemblement National par les actes. Ceux d'une gestion de proximité, soucieuse de l'argent du contribuable, de la sécurité pour tous, de la défense de notre art de vivre et de notre patrimoine français. Je crois pouvoir dire, sans trop me risquer, que les habitants de Bocquer te le rendent bien, puisque nous réalisons ici des scores remarquables et nous pouvons là encore t'applaudir et te remercier.
Au fond, ce qui caractérise le mieux le Rassemblement National en acte, mes amis, c'est la proximité et le souci du bien commun. Ce souci des gens, ce souci de la patrie forge ce lien charnel et unique qui nous unit avec le peuple de France, qui nous permet de le comprendre, de ressentir ses souffrances et d'épouser ses espérances. L'une des préoccupations majeures des Français en cette rentrée, vous le savez, mes amis, c'est l'angoisse du pouvoir d'achat et des fins de mois toujours plus difficiles pour les travailleurs de ce pays. Contrairement aux éternelles prévisions ratées du gouvernement, l'inflation n'est pas rentrée dans sa boîte.
Pire, elle paupérise en cette rentrée plus que jamais, la France du travail. De la pompe à essence jusqu'au plein de courses, se déplacer, s'alimenter et dans quelques semaines se chauffer est en train de devenir un luxe dans ce qui est pourtant la sixième puissance économique mondiale. Quand le patron de Carrefour, qui sait de quoi il parle, évoque un tsunami de déconsommation, le gouvernement devrait ouvrir les oreilles et prendre des notes. En cette rentrée, nous voulons penser à toutes ces familles françaises pour qui le temps de repos n'est plus synonyme de loisirs, mais de privations et de restrictions.
Parce qu'il faut faire attention aux moindres petits excès pour éviter de basculer dans la zone rouge. Cette société à l'europrès qui s'installe, où l'on doit tout calculer, recalculer sans cesse, ce temps des incertitudes si froid et si inhumain, nous le refusons. Il n'est pas acceptable que les françaises et les français qui travaillent dur n'obtiennent plus la juste récompense des efforts qu'ils produisent. Il n'est pas acceptable que tant de françaises et de français soient laissés au bord du chemin, comme si la république française abandonnait ses propres enfants, comme si elle oubliait sa propre devise.
Quand l'inflation ronge le pouvoir d'achat, elle sape la confiance dans le travail, qui est pourtant l'édifice moral de la société. Moi aussi je vous aime. Moi aussi. Moi aussi je vous aime. Je vais reprendre. En essayant de garder le même sérieux qu'il y a quelques secondes. Alors, le travail. C'est le socle de l'autonomie individuelle. C'est grâce au travail que l'on peut vivre avec la dignité de ceux qui gagnent honnêtement sans jamais dépendre des autres. Gardez un peu de voix parce que mon discours est long. C'est le pilier de la prospérité économique.
C'est grâce à la productivité des travailleurs français, à leur génie et à leur crélectivité que la France a su innover, produire et s'enrichir. Le travail, c'est la clé de la solidarité nationale, celle qui garantit à nos anciens une retraite méritée après une vie acharnée. L'inflation est que nous vivons des courage d'initiative parce que précisément elle diminue la récompense de l'effort. Si nous acceptons une société où le travail ne paie plus suffisamment, où le sentiment de déclassement l'emporte, alors nous entrons dans une ère de grande injustice, de grande instabilité et de grande précarité.
C'est parce que nous sommes conscients de cet enjeu crucial que nous voulons permettre aux entreprises d'augmenter les salaires en étant exonérées de charges sur ces hausses. C'est comme cela, précisément, que nous redonnerons son juste prix à l'heure de travail. Nous croyons, mes amis, qu'en cette rentrée, le gouvernement d'Emmanuel Macron a tort. Il a tort de laisser les Français seuls au pied du mur de l'inflation, car c'est là une marque de mépris évident à l'égard de cette France du travail. Nous croyons que le gouvernement a tort de tolérer une nouvelle fois, et dans la torpeur du mois d'août, la hausse des prix de l'électricité de près de 10%.
Ces hausses successives fragilisent tout autant les familles que nos entreprises, du dernier boulanger du village jusqu'à l'industriel de l'automobile. Alors nous devons libérer la France des règles absurdes du marché européen de l'électricité, responsables de l'explosion de vos factures d'énergie. Nous le devons et nous le ferons. Ces règles absurdes qui arriment le prix de l'électricité au prix du gaz en Europe empêchent notre pays de profiter des tarifs imbattables de sa filière nucléaire, pourtant payée par le contribuable français.
Général De Gaulle au président Sarkozy, le nucléaire a fait l'objet d'un large consensus de la classe politique, consciente alors qu'il représentait un atout pour la compétitivité de la France et pour le pouvoir d'achat des familles françaises. Alors que le litre d'essence à la pompe se maintient douloureusement au-dessus des 2 euros, nous croyons que le gouvernement a tort de refuser la baisse des taxes sur le carburant, comme le propose le Rassemblement national depuis plusieurs mois. Des prix, mes amis, plus élevés signifient par définition des rentrées fiscales plus importantes pour l'État.
Nous pensons, nous, que l'État n'a pas à profiter de cette manne financière pour s'en mettre plein les poches et que cet argent doit être rendu aux Français par des baisses de taxes immédiates. Au fond, mes amis, comme nous le dénoncions depuis le début, Emmanuel Macron et ses amis gèrent le pays comme on gère une salle de marché. Ils gèrent le pays au service d'un petit nombre, sans empathie pour la vaste majorité des gens ordinaires. Ce gouvernement ne se rend pas compte de ses souffrances du quotidien. Pire, il les aggrave, comme en témoigne leur nouvelle lubie de doubler la franchise médicale, alors même qu'un Français sur trois renonce déjà à se soigner.
Le pouvoir d'achat, c'est le nerf de la guerre. Il est sur toutes les lèvres et dans toutes les lettres reçues dans les permanences de nos députés sur le terrain. Alors, nous sommes fiers, avec Marine Le Pen, d'avoir imposé la question du pouvoir d'achat dans le débat public, de défendre le travail qui paye, de défendre la baisse des taxes sur l'énergie et l'essence pour la justice et pour le mérite.
Parce qu'un projet de redressement national n'a de sens que s'il réussit à conjuguer le verbe être et le verbe avoir, je ne peux entamer cette nouvelle année de combat électoral sans évoquer le désordre sécuritaire sans précédent qui aura marqué l'été et dont l'onde de choc se propage encore dans les consciences. Je voudrais, à cette occasion, saluer l'action de notre député, notre député de la circonscription dans laquelle nous nous trouvons, Yohann Gillet, qui aura été en première ligne cet été face à la violence qui gangrène les quartiers de Nîmes.
En 2020, lorsque nous nous étions rendus tous les deux dans ce quartier de Pisevin, tu avais, je m'en souviens, alerté le premier sur la démission de l'État face à la loi des armes, des trafics et des bandes. De Nanterre à Nîmes, de Saint-Denis à Kissac, d'Alès à Mont-Saint-Martin, de Marseille à Montargis, la France a vécu plusieurs jours d'émeutes sans précédent, regardant impuissantes ses rues s'embraser. Pendant ces jours et ces nuits, le peuple de France a compris que l'État ne répondait plus, qu'il n'était plus en mesure d'opposer l'autorité de la loi et de la force légitime face à des violences aveugles et parfois barbares.
Ces émeutes ont dépassé celles que nous avions connues en 2005, lors de l'embrasement des banlieues. Elles les ont dépassées par l'intensité de leur violence, par le coût des dégâts occasionnés, par le nombre de policiers et gendarmes blessés, comme par leur éruption soudaine dans des territoires qui autrefois étaient paisibles et préservés. Il faut le dire avec fermeté. Quand on incendie une école, quand on s'en prend à des pompiers, quand on détruit des gymnases, quand on détruit des bibliothèques, on n'est pas une victime de la société. On est un criminel qui doit être jugé comme tel.
Et nous devons, mes amis, nous le dire avec d'autant plus de force qu'une partie de la classe politique, à commencer par la gauche nupesse, a démontré, pendant ses émeutes, qu'elle avait perdu tout sens de la décence commune. Qu'elle était prête, par idéologie, à menacer la paix civile et à briser la cohésion nationale. Nous le voyons désormais au grand jour. Tout le projet politique de la gauche nupesse est axé sur la déstabilisation du pays. Toute l'action politique de la gauche nupesse est désormais axée sur l'expression d'une haine à l'égard de tout ce qui fait la France. D'une haine à l'égard de l'autorité, d'une haine à l'égard de la morale, d'une haine à l'égard de l'uniforme.
Voilà le vrai visage de M. Mélenchon et de ses amis politiques. En refusant d'appeler au calme, Jean-Luc Mélenchon et ses amis se sont comportés, et je pèse mes mots, comme de véritables dangers publics. Alors moi j'ai une question à leur poser. Collègues de la nupesse, que vous a fait la République pour que vous la combattiez à ce point ? Que vous a fait la France pour que vous la détestiez autant ? Vous êtes à jamais disqualifiés pour prétendre représenter les aspirations du peuple de France. Parce que le peuple de France, mes amis, lui, il n'attaque pas ses policiers, il ne brûle pas ses écoles, il ne détruit pas ses services publics.
Bien au contraire, il respecte l'uniforme, il respecte les institutions, et par-dessus tout, il aime son pays. Et même quand il est en colère, et il y a de la colère dans les profondeurs du pays, même quand il est en colère, il ne brûle pas son drapeau. Au contraire, il en fait l'étendard de ses revendications, et il en fait la couleur de ses espérances. Alors nous le disons, mes amis, cette gauche nupesse, à sa part de responsabilité, évidemment, dans le climat de violence qui gangrène la France, et nous devons le dénoncer. Mais n'oublions jamais que les premiers responsables de ce désordre sont ceux qui, au pouvoir, ont la capacité d'agir, et la faiblesse de ne rien faire.
C'est la faiblesse du gouvernement, de M. Macron, sourd aux alertes, qui a permis cette situation. C'est d'abord et avant tout le fruit d'un président bavard, capable de passer en quelques heures du constat de décivilisation du pays à la nécessité pour la France de rester un pays d'immigration massive. Voilà la cohérence d'un président dont l'illusionnisme verbal est devenu la marque de fabrique. Et c'est aussi le résultat d'un aveuglement. Au petit matin de ces émeutes, Emmanuel Macron a osé déclarer, je cite, « Personne n'avait vu venir ces émeutes ». Vraiment ? Car moi, figurez-vous, je connais un parti politique qui a sonné l'alerte pendant des décennies.
Je connais un parti politique qui a perçu très tôt le danger migratoire. Je connais un parti politique qui a averti du mal que le laxisme produit dans notre société. Je connais un parti politique qui a toujours fait de la sécurité du peuple français une priorité absolue. Ce parti, mes amis, c'est le nôtre. C'est le Rassemblement National. Et je connais une femme d'État qui a eu le courage de dire les choses. Le courage non seulement de nommer le réel, mais surtout de proposer le remède quand tous les autres fermaient les yeux. Et cette femme politique courageuse, c'est Marine Le Pen. Pour ne plus jamais revivre ces émeutes, nous avons les solutions. Et elle se résume en un mot. L'autorité.
Nous rétablirons l'autorité parce qu'elle est la seule réponse à ceux qui ne comprennent plus les limites communes. Nous remettrons les valeurs à l'endroit. Les victimes sous la protection des lois et les criminels sous la dureté des sanctions. Nous appliquerons la sévérité totale et la tolérance zéro. Parce que nous refusons que les honnêtes gens, ceux qui se lèvent tôt et travaillent dur, règlent la facture des dégâts. Nous appliquerons un principe simple et un principe de bon sens. Le principe du casseur-payeur. Il paye, il casse. Et nous y veillerons avec toute l'autorité nécessaire. Fusons que la solidarité nationale soutienne ceux qui ne respectent rien ni personne.
Nous suspendrons les allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes. Et nous serons intransigeants sur ce point, mes amis. La République française offre des droits. Mais à condition que l'on respecte des devoirs, que l'on adhère à ces principes et que l'on adopte nos valeurs. Dans ce temps des incertitudes et des épreuves, nous avons le devoir d'être là. Le Rassemblement national est la première force d'alternance du pays. Et le principal espoir pour des millions de nos compatriotes. Tout le monde, y compris, nous l'avons vu, le journal Libération, s'accorde désormais à le dire. Nous pouvons gagner la prochaine élection présidentielle.
C'est conscient, mes amis, de notre responsabilité éminente que je me suis rendu en votre nom aux rencontres de Saint-Denis pour faire face à Emmanuel Macron. Je ne crains pas la confrontation avec le chef de l'État, car il est de notre devoir de lui dire ce que tous les Français ont sur le cœur. Pour lui rappeler leurs attentes en cette rentrée, à savoir une action significative pour le pouvoir d'achat et un changement de cap sur la politique d'immigration.
Le grand référendum sur l'immigration, porté par Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2022, est la seule voie possible pour permettre au peuple de France de reprendre le contrôle de son pays et de retrouver la maîtrise de son destin. Le président Macron est un marchand de phrases, qui écoute sans jamais entendre. A cette occasion, je suis persuadé que les Français ont vu notre constance, notre combativité et par-dessus tout le souci de leur bonheur. La mission qui nous incombe, qui est grande, mes amis, c'est de servir toujours le peuple de France, de le représenter et de le défendre partout où il nous est possible de le faire. C'est notre raison d'être.
C'est la raison d'être qui résume tout l'engagement des femmes et des hommes du Rassemblement national. En France d'abord, avec nos 88 députés à l'Assemblée, emmenés par Marine Le Pen. Et je l'espère dans quelques jours au Sénat, en Europe, ensuite, où la voix de la France a tellement faibli qu'elle n'est plus écoutée. La France, notre France, ne sera jamais un pays secondaire. C'est un pays qui ne peut viser que le premier rang. Son message existentiel est double. A l'intérieur de ses frontières, c'est la message de sa devise nationale, pardonnez-moi. Liberté, égalité, fraternité. En Europe et dans le monde, c'est celui de l'indépendance.
C'est là sa contribution singulière à cette communauté de destin et à cette civilisation millénaire qu'est l'Europe. La France est cette nation frondeuse qui défend son indépendance et à travers elle le modèle d'une Europe des nations libres. Comme député français au Parlement européen, j'ai l'obligation de faire vivre cet esprit français et de porter loin nos espoirs sur tout le continent. Comme président de notre famille politique, j'ai le devoir de répondre présent dans cette nouvelle échéance décisive pour l'avenir. Pour cette raison, j'ai décidé, vous le savez, de porter nos couleurs et d'être candidat aux élections européennes du 9 juin 2024.
Votre confiance m'honore, mais surtout elle m'oblige. Ces élections européennes, mes amis, c'est le grand scrutin de mi-mandat qui donnera au peuple français la seule et unique occasion de sanctionner la politique du gouvernement, d'envoyer un message clair à Bruxelles et de désigner le mouvement qui sera chargé de préparer l'après-Macron. Dans cette campagne qui va débuter, je défendrai l'idée d'une France chez elle, dans son identité et dans ses frontières. Je porterai l'idée d'une France debout, dans une Europe qui reste à sa place. Personne ne doit pouvoir dicter à la France sa conduite, parler à sa place, ni même définir pour elle ses intérêts.
Quand la France parle, l'Europe doit écouter. Et c'est parce que nos dirigeants n'ont pas conscience de cette grandeur, c'est parce qu'ils ont délaissé toute volonté de puissance qu'ils ont renoncé à défendre la France et à protéger les Français. Ils laissent la Commission de Bruxelles prendre des décisions sans impact pour eux, mais qui ont des conséquences pour vous, pour votre vie et pour la vie de vos enfants. Quand Bruxelles décide de dicter sa réforme des retraites, c'est vous qui en faites les frais et c'est la France qui bascule dans la crise sociale.
Quand Bruxelles décide d'engager la décroissance agricole, c'est vous qui subissez les hausses de prix et c'est la France qui perd son autonomie alimentaire. Quand Bruxelles décide d'interdire prochainement les véhicules thermiques, c'est vous qui subissez l'écologie punitive et c'est la France qui perd de sa substance industrielle. Quand Bruxelles décide d'imposer la répartition des migrants dans nos villes et dans nos villages, c'est vous qui subissez l'ensauvagement quotidien et c'est la France qui perd son identité. Dans cette campagne des élections européennes, nous ferons face aux forces du renoncement qui s'étendent de M. Mélenchon à M. Macron.
Et regardez de près l'histoire de France et le théâtre de confrontation sans cesse renouvelé entre ceux qui s'accommodent de son déclin et ceux qui le refusent. Entre ceux qui tournent le dos à l'avenir et ceux qui, comme vous, comme nous, veulent renouer le fil de l'espoir. Dans un discours prononcé en 1967, le général de Gaulle s'en prenait à l'école du renoncement national, moquant l'étrange passion pour l'abaissement de certaines élites de son époque. En 2023, il n'y a pas une seule ligne à retirer de ce constat. Les dirigeants politiques portent en eux un esprit de défaite ravageur.
L'impuissance, le déni, les dogmes, la peur du politiquement correct sont les travers de ce qu'ils ont appelé le nouveau monde. Je veux dire à tous les Français, d'où qu'ils viennent, que l'urgence sociale de la fin du mois comme l'inquiétude vitale de la fin de la France ne sont pas des fatalités, mais la conséquence de choix politiques qu'il nous est possible d'inverser. Je veux leur dire qu'une Europe fondée sur le respect des peuples, sur la défense de leur identité comme sur des coopérations librement consenties, comme celles qui ont bâti Ariane ou Airbus, est un horizon atteignable.
Face à ceux qui ont renoncé, nous voulons nous rassembler les partisans de la puissance, ceux qui pensent que la France est encore une grande nation, avec une identité millénaire, une culture, un génie, des frontières et une prospérité à conquérir. Le pouvoir, la puissance, c'est pouvoir ce que l'on veut, et ce que nous voulons, nous, est très clair, rendre à la France sa grandeur et aux Français leur bonheur. Avec sérieux essence du devoir, nous devons incarner le grand rassemblement de tous ceux qui ont la passion de la France. En unissant tous ceux qui croient encore en la France, nous ferons la démonstration que nous n'avons pas encore fini d'être Français.
Aucun pays ne réussit en se reniant. Aucune nation ne se projette dans le monde en s'oubliant. C'est en étant fidèle à notre identité et à notre intérêt national. C'est en retrouvant notre capacité d'agir que nous pourrons faire face dans le monde et dans le XXIe siècle. L'Europe est entrée dans le temps des incertitudes. Les défis existentiels et, je dirais, civilisationnels agitent notre époque et nous imposent un sursaut au risque de disparaître. Le défi, d'abord, d'un monde multipolaire. Dans ce monde multipolaire, la France tend à refluer de ses zones d'intérêt historiques. Et ce que nous voyons en ce moment même en Afrique en est un triste exemple.
Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, partout où les puissances émergentes avancent, la France s'incline et recule. La détérioration des relations entre la France et le Maroc en est là aussi une illustration grave. Pays ami, clé pour la stabilité du Maghreb. Emmanuel Macron y a abîmé l'image de la France préférant courir après une chimérique réconciliation franco-algérienne. Ensuite, mes amis, parmi ces défis, le défi d'une économie de la connaissance qui bouleverse au travers de l'intelligence artificielle notre rapport à la technologie, au travail, à l'information, à la création et qui nécessitera toute la mobilisation du génie français. Le défi démographique, bien sûr.
Les Français doivent regarder ces images de Lampedusa. Ils doivent le savoir. Nous ne sommes qu'au début d'une crise migratoire déjà massive qui va redoubler d'intensité. Alors que l'Europe subit un hiver de la natalité et en face de nous, de l'autre côté de la Méditerranée, l'Afrique, une explosion démographique sans précédent, la ruée vers l'Europe va s'accélérer. Les tentatives de traversée vont redoubler avec des conséquences humanitaires dramatiques pour ceux qui prennent des risques en mer, avec des conséquences sociales, sécuritaires et culturelles pour les peuples d'Europe.
Regardez ces scènes de chaos qui nous parviennent de la petite île de Lampedusa en Italie, porte de l'entrée de l'Europe et donc porte d'entrée de la France. Rendez-vous compte qu'en 24 heures, 24 heures, 6 000 migrants ont débarqué sur une île de 6 000 habitants. Les Français doivent regarder ces images car elles seront notre futur si nous ne reprenons pas, dès maintenant, le contrôle de nos frontières. Avec M. Macron, l'Europe est devenue une hôtesse d'accueil pour migrants. Avec nous, elle raccompagnera les bateaux dans les pays de départ. Le dernier grand défi qui s'impose à nous est environnemental et concerne ce que l'humanité a de plus inestimable.
Au gré des vagues de sécheresse, du manque d'eau, de l'accélération des épisodes de canicule d'ici à 2050, chacun de nos agriculteurs est un témoin attentif de ces bouleversements naturels. La réponse qu'il nous convient d'y apporter ne doit pas être irrationnelle ou punitive, comme voudrait le faire avec une brutalité certaine une partie de la gauche. Elle doit être fondée sur la raison et sur le consensus scientifique. Elle doit nous amener à repenser le grand déménagement du monde causé par la mondialisation sauvage en produisant ici, chez nous, ce que nous pouvons raisonnablement produire. Elle doit nous conduire à repenser la gestion si stratégique de l'eau.
Les pénuries d'eau potable que subissent, à l'heure où nous nous parlons, nos compatriotes d'outre-mer, notamment à Mayotte, nous rappellent que ce que notre société considérait comme un acquis est à la fois précieux et précaire. L'écologie telle que nous la concevons suppose une vision de l'homme, enracinée dans son environnement, conscient de n'être que de passage et soucieux de léguer à ses descendants une planète vivable. L'écologie, c'est une forme de poésie aussi qui nous fait voir dans la nature, dans la diversité de nos paysages, des raisons d'émerveillement et pas simplement des sources de profits marchands.
Si nous perdons ce lien charnel avec le vivant, nous ne serions plus réellement des êtres humains. Tous ces défis, mes amis, pour conclure, nous ne pourrons les relever qu'en étant profondément fidèles à nos valeurs, à nos principes, à notre identité, à notre grande et belle histoire nationale. Nous ne pourrons les relever qu'en renom avec une ambition nationale dans une Europe des coopérations et des projets. Durant cette campagne, les élections européennes que nous allons devoir affronter, nous affronterons les forces du renoncement. Nous allons affronter tous ceux qui ont décrété que la France était trop faible, trop figée, trop archaïque, trop fatiguée.
Et à cela, par notre victoire, nous opposerons le plus cinglant des mentis. Nous leur dirons que nous sommes un pays sans égale, que nous sommes les héritiers d'une histoire unique, celle de grands héros et de grands souverains qui ont donné à la France sa singularité dans le monde, que nous sommes aussi l'ensemble de ces gens ordinaires capables d'accomplir des choses extraordinaires. Car la France, c'est la foule des destinées individuelles qui forment le grand destin national. La France, c'est son peuple, son peuple bâtisseur, qui a fait la France par son travail, par son énergie créatrice et par son génie.
Au fond, le message d'espoir que je suis venu vous livrer ici, à Bocquer, mes amis, c'est que l'histoire qui vient est écrite nulle part et que c'est nous qui allons l'écrire. Dans cette élection qui vient, mes amis, nous n'avons qu'un seul adversaire, Macron, et qu'une seule ennemie, l'abstention. Alors je vous le promets, le jour de gloire arrive et nous allons le vivre. La France redeviendra grande car elle sera pétrie de nos œuvres. Nous sommes le remède face au fatalisme. Nous sommes les jours heureux face aux passions tristes. Nous sommes la France du sursaut face au chaos, du redressement face au renoncement, de la conquête face à la défaite. Vive la République et vive la France !
J'appelle tous les Français,
d'où qu'ils viennent, quelle que soit leur origine, à nous rejoindre dans cette aventure fraternelle et exaltante qui s'appelle la France. Une France, fière de ses valeurs et de son histoire. Une France résolument tournée vers l'avenir. Une France qui croit au travail, à l'effort. Une France unie à l'intérieur et respectée à l'extérieur. Notre seule ambition est de servir les Français, unis dans la fierté, la fraternité et l'arteur patriote qui seuls nous rendra la force et le courage de rebâtir notre pays, le plus beau pays du monde. La tâche qui nous attend est immense, mais nous sommes prêts et les Français sont avec nous. Si le peuple vote, le peuple gagne !
Peuple de France, je suis prête à te redonner ta dignité, ta confiance, ta grandeur. Peuple de France, lève-toi, reprends confiance, défends ton passé, défends ton présent et surtout, défends ton avenir ! Le damé, dans cette belle ville de Bocquer, merci national, chers amis, qui nous faites l'honneur de votre présence, votre ferveur, le communicatif, la résignation. Merci Jordan. La situation difficile, sujet d'inquiétude pour nos compatriotes au premier rang desquels l'inflation et l'insécurité. Ton discours a de fatalité et que notre pays possède le service des Français.
Encore il y a moins d'une semaine à Hénin-Beaumont, non seulement vous donnez un sens à mon combat et au combat de tous les élus du Rassemblement national, mais au-delà du sens, vous nous donnez une force sans égale pour vous représenter et vous défendre au Parlement, pour porter nos idées, nos solutions et nos espoirs chaque jour dans le débat public. Vous le savez, chers amis, et Jordan vient de le rappeler, nous entrons dans une année électorale qui s'annonce décisive. Et c'est de votre vous porter jusqu'à cette date qui désormais va en 4 ans face à l'adversité. Nous nous souviendrons de longues années.
Un jour aussi, dont eux, le terme de bloc central, se souviendront comme celui d'un nouveau réveil du peuple de France et de ferveur sine qua non pour que cela arrive. Le peuple de France, vous ne le faites pas. La réalité de l'appui d'un Parlement européen acquis à leurs idées pour poursuivre l'entreprise de déconstruction, affaiblir nos défenses collectives et ouvrir nos frontières aux menaces extérieures. Et si nous y parvenons, quelque chose me dit qu'il nous rappellera peut-être un autre jour de juin. Le 19, il y a à peine plus d'un an, où nous avons envoyé, déjouant tous les pronostics, près d'une centaine de députés à l'Assemblée nationale.
Oui, depuis, chers amis, je suis certaine que comme moi, il vous semble que c'était déjà il y a un siècle. Ce 9 juin 2024, enfin, nous voulons en faire le jour de l'ambition nationale, plus que jamais confiante et conquérante, un jour de sursaut où la nation française proclamera de nouveau avec ferveur son désir de liberté. La liberté des citoyens et des nations, la liberté des hommes et des peuples, la liberté des intelligences et des esprits, c'est tout l'enjeu du prochain scrutin européen. C'est un enjeu pour les Français en France, pour les Français en Europe et pour tous les peuples d'Europe.
Quelle belle cause pour notre peuple que celle de sa liberté à se déterminer, de son droit à l'émancipation par le choix démocratique. Ne l'oublions jamais, aux origines, franc signifie avant tout libre. Ce n'est donc pas pour rien que notre peuple fait preuve d'une si grande aspiration à la liberté et plus encore lorsqu'il sent que l'on veut le conduire comme c'est le cas de la technocratie bruxelloise à une forme de servitude. Le premier emblème de cette servitude, c'est bien évidemment la Commission européenne elle-même. Madame von der Leyen a beau se rêver en chef d'un nouvel État fédéral imposé aux nations du continent, elle n'incarne de fait aucune souveraineté.
Et ce sont pourtant les milliers de technocrates bruxellois qui exercent chaque année un droit de veto, de commentaires, de jugement sur les choix des gouvernements de nos pays. Qui empêche par exemple l'émergence de champions industriels européens pendant que notre production industrielle et notre balance commerciale s'effondrent ? Le deuxième emblème de cette servitude, c'est la façon dont les peuples des nations européennes ont été peu à peu hors de tout contrôle démocratique dépossédés de droits, de libertés et de choix qu'ils croyaient pourtant garantis par leurs différentes constitutions.
Cette dépossession, elle a été opérée par le jeu de la jurisprudence des instances européennes qui progressivement se sont arrogées des pouvoirs exorbitants. Elle s'est opérée aussi par des référendums ignorés puis bafoués comme celui de 2005 qui restera dans l'histoire de la Ve République comme le pire déni de démocratie. Le troisième emblème de cette servitude, c'est enfin l'état de minorité juridique, presque d'enfance dans lequel nous a peu à peu placé l'extension des pouvoirs de l'Union Européenne en piétant systématiquement sur le pouvoir des États.
Des accords de libre-échange anachroniques ont continué d'être signés depuis 20 ans au mépris de la protection de nos entreprises et de nos agriculteurs, au mépris aussi du combat contre le réchauffement climatique. Il est plus facile, il est vrai, de faire fonctionner les micros. Il est plus facile, il est vrai, de matraquer les consommateurs européens de taxes sur les carburants que d'imposer la volonté souveraine des États face aux intérêts de firmes mondialisées qui détruisent notre planète.
Et comment ne pas évoquer alors que de nouvelles images dramatiquement inquiétantes nous viennent de Lampedusa, ces directives européennes qui ont peu à peu imposé une répartition autoritaire de flux migratoires hors de contrôle. Demain, ce sont des sanctions financières qui seront imposées grâce au pacte européen sur l'immigration aux pays récalcitrants. Mais quelle honte ! Nous devons rester totalement maîtres de notre politique d'immigration et j'irai même plus loin. Il est vain d'en appeler à l'Union européenne pour résoudre la crise migratoire comme un enfant appelle maman quand il a un problème. C'est vain et c'est dangereux !
L'Union européenne a fait de l'agence Frontex non pas un corps de garde-frontière mais une agence d'hôtesse d'accueil de l'immigration anarchique. C'est dangereux que c'est à l'Union européenne de décider de notre politique migratoire. Or, c'est à nous à déterminer en fonction de nos intérêts. Dois-je également rappeler, chers amis, comment le dogmatisme concurrentiel européen inepte a mis et continue de mettre en péril des milliers d'entreprises et des millions de ménages français contraints de subir les fluctuations anarchiques des prix liés au marché européen de l'électricité.
Soyons bien conscients que les zougues qui nous entravent ne sont pas le fait d'une quelconque fatalité mais bien de lâcheté et même souvent de volonté. Ils ne sont pas le fait de l'Europe qui est une réalité. Ils sont le fait de cette Union européenne qui cherche tel un empire à uniformiser par la contrainte notre vieux continent au lieu de créer les conditions d'une coopération bienfaisante entre nations libres. La coopération bienfaisante entre nations libres, voilà ce qui devrait être le rêve européen.
Et moi, si vous saviez, aujourd'hui, Mme von der Leyen et sa cohorte d'eurocrates abîment jour après jour ce rêve entraînant d'ailleurs ce réveil des peuples que nous voyons poindre au cœur des nations européennes. Eh bien, mes amis, il nous faut accompagner ce réveil. Il nous faut retrouver ce rêve européen en mettant à la première place la volonté des peuples et la diversité des nations. Parce que, comme l'a rappelé Jordan, ce qui nous est imposé, c'est aussi au-delà de la structure bruxelloise, une soumission à l'idéologie du renoncement. C'est l'arrimage de la France à un projet de déconstruction. l'acceptation de l'effondrement de nos potentiels, l'abdication à toute idée de puissance.
Jordan, tu l'as dit tout à l'heure, face... Écoutez, déjà, il ne pleut pas. Tu disais, face aux forces du renoncement qui vont de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron, nous devons rassembler les partisans de la puissance. C'est-à-dire tous ceux qui pensent que la France est encore une grande nation avec une identité millénaire, une culture, un génie des frontières et une prospérité à conquérir. Et en effet, et en effet, qui, qui sinon les nations pourra éviter que demain se reproduise aux frontières de la Chine qui redessinent d'autorité ces frontières une tragédie similaire à celle que vit l'Ukraine depuis un an et demi du fait de l'agression russe ?
Nous assistons impuissants à des sommets internationaux où les éléments de langage creux et les sanctions inefficaces sont égrénés. En réalité, seules les nations souveraines dont la France au premier chef auraient la capacité d'asseoir à la table des négociations la Russie et l'Ukraine et à mettre fin à un terme enfin au martyr du peuple ukrainien.
Qui, qui sinon les nations pourra protéger demain les peuples du monde contre la prédation croissante que font peser les milices qu'elles soient terroristes ou para-étatiques mais à cet égard la politique enfin ou plutôt la non-politique d'Emmanuel Macron en Afrique est l'une des incarnations les plus manifestes de l'échec du multilatéralisme creux.
En délégant mes amis à l'Union Européenne notre diplomatie nous nous sommes nation française coulée dans sa vision du monde une vision irrespectueuse des identités nationales qui ne convainc pas mais impose contraint menace et culpabilise et nous l'avons laissé s'éteindre cette voie spécifique qui est celle de la France dans le concert des nations. La facture mes amis n'a pas tardé à arriver. En multipliant les instances de dialogue sans pouvoir réel dans la bande sahélo-saharienne c'est en réalité la force des liens affectifs et historiques si particuliers qui unissaient la France à ses états souverains que sont le Burkina Faso la Côte d'Ivoire ou le Niger que le président a détruite.
Je le dis ici solennellement la réparation de ces liens sera un chantier important lorsque nous serons au pouvoir car c'est en Afrique que se joue une part une part mais une part essentielle du rayonnement culturel et économique de notre grande et belle France. Qui sinon les nations pourra réellement préserver les peuples du monde demain et pour le siècle qui vient de l'impact toujours croissant du réchauffement climatique et de ses conséquences déjà perceptibles sur les flux de populations incontrôlées qui menacent à la fois on est obligé de le constater nos modes de vie et la paix civile dans nombre d'états européens.
Encore une fois ce ne sont pas les forums les COP les sommets qui pourront répondre à ces problématiques dont les solutions sont si profondément nationales qui pourront opérer ces choix qui relèvent de la plus stricte intimité des peuples.
Le modèle énergétique français n'a pas à être décidé par des hauts fonctionnaires allemands espagnols ou hollandais en poste à Bruxelles qui sinon les nations pourront enfin protéger les citoyens des états les plus avancés mais aussi demain ceux des pays en voie de développement des menaces que fait peser sur eux la croissance exponentielle de technologies toujours plus intrusives toujours plus opaques toujours moins contrôlées par les instances supranationales soi-disant d'ailleurs chargées de leur régulation mais l'actualité récente nous a montré qu'un milliardaire Elon Musk pouvait influer à lui seul sur le cours d'une guerre inter-étatique en désactivant des réseaux satellitaires hors de tout contrôle public les GAFAM tirent aussi leur puissance de leur poids financier ils pèsent d'ailleurs plus lourd que le PIB de nombre de pays du monde ce qui était inenvisageable il y a encore quelques décennies pour une entité commerciale dans le même temps nous nous rappelons tous comment la commission finalement rattrapée par les moi justifiée d'ailleurs de l'opinion a dû renoncer à nommer une ancienne lobbyiste des GAFAM comme chef économiste en charge de la concurrence rien que cela une fois encore le contournement des souverainetés nationales au nom d'une régulation multilatérale et non démocratique soi-disant plus efficace n'est que le fauné d'un logiciel mondialiste aux abois oui chers amis ce combat pour les peuples et les nations a toujours été celui de la France des Capétiens à la République de Philippe Auguste au général de Gaulle c'est ce combat qui depuis des siècles donne à la France cette place si singulière dans le concert des nations c'est ce combat qui hier faisait dire non à la guerre en Irak et qui avant-hier soutenait la création des Etats-Unis d'Amérique ce combat est toujours d'une impérieuse actualité pour la France il est vital pour l'Europe il est nécessaire pour le monde il sera apaisant voilà pourquoi je formule aujourd'hui devant vous le souhait que soit promu dans les mois et les années à venir une déclaration solennelle du droit des peuples et des nations qui marquera la fin du funeste processus d'uniformisation et de dissolution conduit depuis 50 ans tout comme les idéologies barbares du 20ème siècle ont entraîné une prise de conscience tragique de la communauté internationale en 1945 et peu après la naissance de la déclaration universelle des droits de l'homme je suis convaincu que l'effondrement des illusions mondialistes appelle dans le temps présent la création de nouvelles protections pour les libertés humaines et la pluralité des cultures nationales pour que les aspirations des peuples et des nations se concrétisent de manière pacifique et ordonnée il apparaît nécessaire de faire appel aux droits et de donner à la communauté internationale un outil supplémentaire pour je cite la charte de l'ONU favoriser le progrès social et instaurer les meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande nous avons au rassemblement national rédigé un projet de texte en ce sens il vous sera distribué tout à l'heure je formule le vœu je formule le vœu que cette déclaration que je vais vous présenter brièvement irrigue le projet que nous porterons dans le cadre des élections européennes fondamentalement il s'agit non seulement d'un acte de foi dans la force des nations mais surtout la proclamation de nouveaux droits venant compléter les règles internationales au premier rang desquelles la déclaration universelle des droits de l'homme en effet si celle-ci vise à protéger les hommes et les citoyens contre les abus de leur propre état il s'agit maintenant de compléter ces droits fondamentaux des personnes par la sacralisation des droits des nations et des peuples sans lesquels je vous le dis très clairement les droits individuels ne peuvent s'épanouir sans lesquels il n'existe plus réellement de liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes la vision que nous portons à travers ce texte est résumée en 16 articles qui grave les droits inaliénables des nations être et demeurer être respectés dans leur liberté et leur particularité par ce texte nous entendons souhaiter nous entendons pardon défendre la dignité et l'égalité des nations en droit à rebours des désirs hégémoniques de quelques grandes puissances étatiques ou supranationales dont bien sûr l'Union Européenne est une incarnation à rebours également de la logique de bloc dans laquelle la folie de quelques-uns veulent nous entraîner par ce texte nous souhaitons aussi défendre la souveraineté je vous dis souvent que la souveraineté est aux nations ce que la liberté est aux individus plus jamais nous nous devons tolérer que l'on impose sur le sol européen des modes de gouvernement ou des législations à des chefs d'Etat qui ont été élus démocratiquement et ce ni en Pologne ni en Hongrie ni en Italie ni ailleurs ce texte nous souhaitons défendre la légitimité supérieure des constitutions nationales la constitution n'appartient à personne d'autre qu'à la défendre là où voyez-vous des organisations et autorités non élues ont pris l'habitude depuis des décennies d'enfermer peu à peu les Etats dans des carcans juridiques supranationaux qui privent de fait le choix démocratique d'être suivi des effets attendus par les citoyens le droit des peuples à se choisir des règles supérieures communes doit être réaffirmé il doit être aussi respecté par ce texte nous souhaitons défendre la sécurité des nations en réaffirmant le caractère incontournable du règlement pacifique des conflits indispensable à la stabilité du monde par ce texte nous souhaitons affirmer notre attachement au droit pour chaque nation de défendre ses intérêts vitaux au premier chef l'alimentation l'énergie la santé ou encore l'éducation par ce texte nous souhaitons défendre le droit des nations à la défense de leur identité c'est-à-dire le droit des peuples à la continuité historique et à la défense de leur patrimoine matériel ou immatériel par ce texte nous affirmons également le droit des nations au bénéfice du progrès scientifique et technique ça paraît fou mais aujourd'hui dans la classe politique il y a des gens qui remettent cela en cause chaque jour des idéologies obscurantistes du wokisme à la décroissance qui engagent des dizaines de pays avancés dans une voie technophobe qui fait peser sur eux un danger mortel ils veulent même ils ne le disent pas tout à fait clairement mais on le lit entre les lignes privées les pays en voie de développement du progrès auquel chaque peuple peut aspirer par ce texte enfin nous affirmons le principe de consentement aux contributions diamétralement opposées aux prélèvements et diverses contributions qu'imposent plusieurs organisations supranationales à leurs états membres et l'union européenne bien sûr est à cet égard l'une des pires incarnations de cette réalité le mouvement national français par son ancienneté par sa légitimité par sa puissance politique est fondé à initier cette belle et grande proposition en faveur des libertés humaines bien loin des caricatures bien loin des caricatures de nos adversaires parce que parce que nous sommes profondément français nous n'avons pas une vision étriquée nous n'avons pas une vision de repli notre vision a une vocation universelle je vous l'ai dit mille fois mille fois lorsque nous défendons la souveraineté de la France nous défendons également la souveraineté de toutes les nations du monde oui je crois que ce texte est essentiel nous le présenterons dans toutes les instances où nous sommes présents et croyez-moi elle commence à être nombreuse en France avec une proposition de loi constitutionnelle en Europe d'abord auprès de nos alliés européens dans le cadre de la campagne puis dans le cadre d'une proposition de résolution au Parlement européen je le ferai d'ailleurs dès demain auprès de la Lega de mon ami Matteo Salvini je le présenterai au-delà à des états partenaires de la France notamment en Afrique afin de rendre à ce grand continent les signes de reconnaissance et de considération qui lui ont tant fait défaut de notre part depuis un certain nombre d'années vous l'avez compris chers amis la France et l'Europe sont à un tournant historique décisif et c'est à nous patriotes français qu'il appartient de donner à notre pays l'impulsion qui lui permettra d'aborder cette nouvelle ère avec la confiance les principes et les outils qui lui seront indispensables dans les prochaines décennies c'est là le sens de notre combat jusqu'au 9 juin prochain sur la scène européenne diffuser cette conception de la souveraineté et de la liberté des nations à laquelle nous sommes si profondément attachés et nombre d'états européens avec nous rendre aux français les leviers souverains qui n'auraient jamais dû lui être confisqués en matière économique énergétique migratoire ou fiscale des leviers indispensables au redressement français redonner confiance aux dizaines de millions de français qui observent chaque jour avec amertume et colère la déliquescence de notre pays sur la scène européenne d'accommodement en renoncement de compromission en capitulation sonner le rappel de toutes les forces qui aujourd'hui en Europe ont compris comme nous que le regain des nations était la condition du maintien des liens fraternels qui unissent tous les peuples de notre continent à l'inverse de la vision technocratique sans âme et à bout de souffle que nous observons depuis tant d'années rendre à la France sa voix particulière qui ne lui fait pas seulement aimer passionnément la liberté mais lui permet de créer les outils de la liberté de toutes les nations et de tous les peuples du monde Jordan je sais nous savons tous ici que tu disposes mille fois des qualités du talent et de l'énergie qui seront nécessaires à la conduite de ce combat chers amis c'est votre effort ce que j'ai évoqué au début de cette intervention et c'est par là que je vais la terminer je veux vous redire cette vérité simple nous sommes des millions et rien ne nous résistera si nous restons fidèles aux principes que nous défendons avec constance depuis des décennies car ils n'ont jamais été d'une si brûlante actualité nous incarnons et vous incarnez désormais l'espoir d'une réelle alternance politique après 40 ans d'erreurs stratégiques dont nous payons le prix chaque jour par le déclassement la pauvreté et la perte de foi en l'avenir nous sommes prêts à endosser cette responsabilité de redressement national le rassemblement national était notre maison commune en l'espace de quelques années il est devenu celle de millions et millions de compatriotes qui ont compris que nos solutions et notre constance seuls constituait un espoir solide cette voie ne peut plus être ignorée ni étouffée elle porte bien trop désormais pour cela notre objectif maintenant n'est plus seulement d'exister mais d'exceller l'Union Européenne nous donnera l'occasion de faire vivre cette magnifique aspiration pour que vive le droit des peuples et des nations libres vive la République d'exceller è
une croyance la République parix d'exceller l'Union Européenne
Marine Le Pen