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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 23 mars 2019 17 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Réunion publique à Roquevaire (13) : discours de Thierry Mariani

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:37Invité politiqueFait
    « Jeudi dernier, à Bruxelles, était présenté un dossier pour la relocalisation des migrants et des réfugiés. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « Ce rapport est fait pour mettre l'Europe en cohérence avec le pacte de Marrakech. »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « la signature de ce texte à Marrakech, aujourd'hui, l'Europe commence à l'appliquer. »
  • 5:19Invité politiqueChiffre
    « ils sont 1,5 million. »
  • 9:26Invité politiqueChiffre
    « Victor Orban vient d'être suspendu du PPE, c'est-à-dire les fameuses droites européennes, et on découvre par 190 voix à trois. »
  • 10:48Invité politiqueChiffre
    « il a été réélu pour la troisième fois de suite avec sa majorité, avec 49% de votes au premier tour. »
  • 11:59Invité politiqueFait
    « « J'ai refusé d'organiser ce débat parce que l'exécutif voulait relire le rapport et le corriger ». »
  • 15:07Invité politiqueFait
    « L'âge de la retraite risque d'être revu. »
  • 15:09Invité politiqueFait
    « Les indemnités de chômage risquent d'être baissées. »

Temps de parole

  • Thierry Mariani100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Thierry Mariani

Merci. Merci pour votre accueil. Les Bouches-du-Rhône, ce n'est pas très loin du Vaucluse. Effectivement, comme quelqu'un le disait dans la salle, merci pour votre accueil parce que c'est vrai qu'en Provence, j'ai quand même l'impression de jouer à domicile. Je n'oublie pas que je suis né dans le Vaucluse, que j'ai grandi dans le Vaucluse et la seule infidélité vauclusienne pendant mes études secondaires, ça a été d'aller à l'école militaire à Aix-en-Provence. Donc je n'ai pas poussé jusqu'à Marseille, mais merci pour votre accueil. Et j'ai toujours donc plaisir, bien sûr, à revenir ici, comme le disait Jordan.

Merci aussi à Sandrine, Sandrine Dangio et Stéphane Ravier, qui nous ont accueillis ce matin, qui nous ont montré ce que pouvait devenir une mairie quand elle était reprise. On a visité Sandrine avec toi et rencontré les habitants du 7e secteur et on a pu voir leur satisfaction. Merci aussi enfin à vous tous d'être ici et de soutenir la liste que conduit Jordan, que pousse Marine et sur laquelle j'ai l'honneur de participer. J'ai accepté de participer à cette liste parce qu'on a coutume de dire que les prochaines élections sont les plus importantes.

Mais cette fois, ces élections sont particulièrement importantes parce que, pour la première fois, ensemble, nous pouvons changer les choses à Bruxelles. Jeudi, nous pouvons changer les choses au Parlement européen parce que, depuis la mise en place de ce Parlement européen, en réalité, le centre-droit, qui est représenté par ce qu'on appelle le PPE, le Parti populaire européen, et l'international des socialistes d'Europe se partagent le pouvoir et se partagent les postes.

Pour la première fois, et c'est ce qui les inquiète, ensemble, comme le disait il y a quelques minutes Jordan, avec nos alliés italiens, autrichiens, tchèques, slovaques, et je ne vais pas tous les citer, ensemble, le mouvement qui se passe dans notre pays se passe dans la plupart des autres pays européens et nous pouvons renverser cet édifice, nous pouvons faire en sorte de transformer l'Europe. L'Europe, c'est une belle idée et ce n'est pas une religion avec comme seul pape M. Juncker ou M. Macron. C'est une belle idée qu'on peut remettre dans la bonne direction, qu'on peut remettre dans les rails.

Voilà pourquoi j'ai choisi de m'engager sur cette liste avec Jordan et avec Marine et j'ai choisi aussi de m'engager sur cette liste par cohérence. J'ai appartenu pendant un certain nombre d'années à ce qui fut le RPR, l'UMP, les Républicains et j'en garde de bons souvenirs parce qu'il y a des militants comme vous qui ont, au niveau des militants, l'intérêt de la France très souvent chevillé au corps. Le seul problème, c'est qu'au niveau des européennes, il y a le discours avant les élections européennes et il y a les actes après les élections européennes. Vous savez, ça me fait penser, je le dis toujours, au patinage artistique. Vous avez les figures libres.

Alors là, quand j'écoute les responsables de la liste républicaine aujourd'hui aux européennes, franchement, le discours est presque le même que celui de notre liste. Il faut prendre des mesures énergiques sur l'immigration. Il faut prendre des mesures pour retrouver la souveraineté. Mais quand on regarde les actes, c'est exactement le contraire qui se fait à Bruxelles. Le contraire, il suffit de prendre ce qui s'est passé cette dernière semaine. Jeudi dernier, à Bruxelles, était présenté un dossier pour la relocalisation des migrants et des réfugiés. En France, elle est condamnée par M. Wauquiez. À Bruxelles, elle est votée par les députés qui représentent ce mouvement.

Quand on parle, là aussi, du projet, je ne veux rien déformer, du fonds d'asile et d'immigration, eh bien, en France, on dit qu'il n'en est pas question au niveau des Républicains. À Bruxelles, on le vote. Et on le vote. Et c'est d'autant plus intéressant quand on lit l'intitulé de ce rapport. Parce qu'en réalité, on voit que ce rapport est fait pour mettre l'Europe en cohérence avec le pacte de Marrakech. Tiens, le pacte de Marrakech, je croyais qu'il n'y avait rien d'obligatoire.

Et finalement, ce que disait Marine il y a quelques semaines, qui était accusée de fake news par les bons esprits, aujourd'hui, comme par hasard, des trois semaines ou trois mois, pardon, après le vote de ce texte, la signature de ce texte à Marrakech, aujourd'hui, l'Europe commence à l'appliquer. Oui, il y a un danger aujourd'hui si on ne change pas les choses en Europe.

Et puis, dernier exemple, quand je dis qu'il faut changer les choses en Europe, ce que vient par exemple de déclarer la Suède, c'est vrai que la Suède, c'est loin, sauf qu'il n'y a aucune frontière désormais qui empêche de venir de la Suède à la France tant qu'on ne rétablit pas les frontières comme on le demande et tant qu'on ne change pas les règles de Schengen. La Suède vient de décréter que les Ouïghours chinois, je vous rappelle que c'est les musulmans chinois, qui sont persécutés, doivent être systématiquement accueillis en Europe. Ce n'est pas grave, ils sont 1,5 million.

Et ce qui, au départ, devait être simplement une décision suédoise, eh bien, bien sûr, les Suédois appellent l'ensemble des pays européens à suivre leur sage décision. Comme quoi, si on ne change pas radicalement les règles de cette Europe, on va véritablement à une catastrophe. Voilà pourquoi j'ai rejoint cette liste, parce que je pense, je le répète, que c'est la seule qui tient le même discours ici, à Paris et à Bruxelles. Et aujourd'hui, on ne peut plus se permettre, vu l'état de la France, vu l'état de l'Europe, de perdre du temps. Voilà pourquoi, avec vous, le 26 mai, on peut arriver.

Quant à l'autre liste qui tient le même discours, très franchement, elle n'enthousiasmait pas vraiment. Allez, je vais faire une devinette. qui a dit, je ne suis pas certain de voter Xavier Bellamy aux Européennes, mais si l'hypothèse de voir Nathalie Loiseau tête de liste pour La République En Marche, cela se confirmait, alors ça finirait par me convaincre de voter pour la liste des Républicains. Vous voyez tout l'enthousiasme. Voilà, alors je constate que M. Bocatelli a gagné. C'est notre président de région, Renaud Muselier, qui a fait cette déclaration, qui veut dire, au-delà de cette déclaration, le peu d'enthousiasme que déclenche cette liste. Et il y a de quoi.

Quand vous prenez la liste qui est présentée, je me permets simplement d'insister sur quelques personnes. Ce sont toutes des personnes de qualité. Je ne critique pas les personnes. Je critique les convictions. La numéro 2 de la liste, Agnès Évrenne, je vous rappelle quand même qu'elle était porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet au municipal à Paris, proche de Valérie Pécresse, qui expliquait encore il y a quelques jours à ses voeux au Conseil régional qu'il fallait faire payer cher les Britanniques pour leur choix d'avoir osé s'éloigner de l'Europe. Bref, ce n'est pas tellement en cohérence avec le discours que tient le tête de liste.

Le numéro 3 et le numéro 9, ils ont des points communs. Le numéro 3, c'est Arnaud Dangean, là aussi quelqu'un de qualité. Mais je vous rappelle qu'Arnaud Dangean était donné il y a quelques mois quand le ministre de la Défense a dû quitter le gouvernement comme possible ministre de la Défense d'Emmanuel Macron. Le numéro 9, ce n'était pas il y a quelques mois, c'était il y a quelques semaines. Monsieur Pechenard, là aussi un responsable qui connaît bien la police, m'a été donné il y a quelques semaines comme entrant au gouvernement de M. Macron pour être l'adjoint de M. Castaner. Remarquez, il était intelligent, il a refusé. Parce qu'être adjoint de M.

Castaner, en ce moment, c'est difficile. Et je finirai enfin par la numéro 10. Laurence Saillet, porte-parole. On découvre aujourd'hui dans le Nouvel Observateur qu'elle demandait quelques semaines avant les législatives l'investiture en marche. Ce que je veux dire par là, c'est que vous aurez le choix entre deux listes et je ne le dis pas forcément, c'est à vous qui êtes dans la salle parce que je pense que si vous êtes ici, c'est parce que vous en êtes convaincu. Vous aurez le choix entre deux listes, mais vous aurez surtout le choix entre des gens cohérents et des gens incohérents. Et quand je regarde la liste de M. Bellamy, M.

Bellamy est quelqu'un de brillant, mais ça me fait penser, et ce n'est pas du tout méprisant ce que je vais dire, vous savez, aux produits qu'on met en tête de gondole dans les supermarchés. C'est les plus attrayants, c'est les moins chers, et effectivement, c'est quelqu'un d'attrayant et c'est quelqu'un qui peut séduire. Sauf que derrière la liste, en réalité, c'est exactement la même liste qui, au Parlement européen, et j'en finirai par là sur le Parlement européen, qui, au Parlement européen, tient un discours en France et condamne ce discours quand il est appliqué. Et je prendrai comme seul exemple ce qui s'est passé avec Victor Orban.

Il y a quelques jours, ce n'est pas il y a quelques jours, c'est il y a deux jours d'ailleurs, il y a deux jours, Victor Orban vient d'être suspendu du PPE, c'est-à-dire les fameuses droites européennes. Et on découvre par 190 voix à trois, ce qui est quand même assez net comme vote. Alors, personne ne voulant perdre la face, il a expliqué qu'il était suspendu avec son accord. C'est un peu bizarre. Mais ce qui est quand même choquant, c'est quand je vois que les Républicains ont voté la suspension de M. Orban, de quoi on l'accuse ? Quand on regarde le programme de M. Orban, qu'est-ce qu'on voit ? On voit qu'il a efficacement combattu l'immigration et bloqué l'immigration dans son pays.

C'est ça, le crime de M. Orban ? Moi, je trouve plutôt que c'est une bonne mesure à son actif. Quand on voit ce que M. Orban a fait en Hongrie, il a lancé un programme spécial pour relancer la natalité nationale. Est-ce que c'est ça qu'on condamne ? Je pense qu'au contraire, c'est un objectif qu'on devrait partager. Enfin, quand je regarde ce qu'a fait M. Orban, il a remis à l'ordre du jour, si je puis dire, les valeurs historiques de la Hongrie, c'est-à-dire les valeurs chrétiennes. Là aussi, est-ce que c'est ce qu'on doit condamner ? C'est au contraire, à mon avis, ce qu'on doit soutenir. Et enfin, quand j'entends dire que M.

Orban est un dictateur, très franchement, je me permets de vous rappeler qu'il a été réélu pour la troisième fois de suite avec sa majorité, avec 49% de votes au premier tour. Voilà. Franchement, il y en a qui, en France, envoient l'armée contre les manifestants et d'autres en le soutien du peuple. Alors, ces élections seront aussi un enjeu national. Un enjeu national parce qu'on voit que la France se perd dans un grand débat qui n'en finit pas. On a quasiment, un soir sur deux, une séance d'un téléévangéliste qui nous explique pendant 3 heures, 6 heures, 9 heures pourquoi il a raison. Et tout ça est finalement dans une impasse.

On voit très bien que le président de la République, qui devait annoncer les fameuses mesures suite au grand débat, les repousse. Parce que je crois que lui-même, c'est pas où il va. On voit très bien, d'autre part, que ce grand débat a été, depuis le départ, avec des règles qui ont été complètement pipées. Je vous invite à lire dans le challenge de cette semaine la déclaration de la présidente du débat national, Mme Joanneau, qui dit texto, « J'ai refusé d'organiser ce débat parce que l'exécutif voulait relire le rapport et le corriger ». Voilà quand même, si vous avez un seul doute sur l'honnêteté de ce débat, aujourd'hui, on voit très clairement que c'est la dernière manœuvre de M.

le président pour essayer de sauver son gouvernement. Et je crois sincèrement que, quelles que soient les mesures que présentera M. Macron, cela ne pourra malheureusement pas convaincre les Français parce que son principal problème, c'est qu'il n'aime pas les Français et qu'il ne les comprend pas. Il n'aime pas les Français. C'est certainement une intelligence supérieure, mais ça ne suffit pas pour diriger un pays. Je crois que pour diriger un pays, il faut d'abord le sentir, le comprendre. C'est ce qu'ont fait d'ailleurs la plupart des dirigeants politiques pendant des années en arpentant le terrain et non pas uniquement en arpentant le ministère des Finances ou les banques internationales.

Quand on a un président qui explique que cette foule haineuse, ces gaulois réfractaires, ces gens qui ne savent rien, en réalité, on voit très clairement qu'aujourd'hui, ce président méprise les Français et aujourd'hui, il est responsable principalement du trouble dans lequel on se trouve. Parce que s'il y a samedi après samedi des manifestations, ne l'oubliez pas, c'est parce qu'au début, il a refusé de répondre aux Gilets jaunes.

Je suis persuadé qu'avec les deux derniers présidents de la République, quel que soit ce qu'ils auraient répondu, ils auraient peut-être répondu à côté, mais ils auraient senti les Français parce que tous, ils auraient senti les Français et ils auraient reçu les gens au lieu de laisser dégénérer la situation. Si aujourd'hui, Paris brûle un samedi sur deux, M. Macron, vous en êtes le responsable. Si les bandes d'extrême-gauche s'aiment par moments la terreur dans nos villes, M. Castaner, vous en êtes responsable. On ne peut pas croire que dans un pays qui est la sixième puissance, on n'arrive pas à contrôler quelques centaines d'individus. Et enfin, M.

Macron, si vous voulez arrêter tout ça, c'est très simple. Arrêtez cette mascarade qui est le grand débat. Présentez vos propositions et les Français jugeront. C'est la fin de ces troubles. C'est vous qui, désormais, tenez la corde. Alors, en conclusion, je pense qu'aujourd'hui, on a un gouvernement qui est véritablement dans la provocation. Dans la provocation, parce que les Français demandent plus de pouvoir d'achat. Et qu'est-ce que leur répondent les ministres ? Plus d'impôts, plus une augmentation du prix de l'électricité. Bref, un gouvernement qui répond à côté. Les Français demandent plus de justice sociale. Et qu'est-ce qu'on leur répond ? L'âge de la retraite risque d'être revu.

Les indemnités de chômage risquent d'être baissées. Les Français demandent plus de démocratie. Ils répondent non au RIC, mais par contre, veulent détruire l'image du Sénat et surtout envoient l'armée contre le peuple. Voilà la réponse de M. Macron. Voilà la réponse de M. Macron. Et voilà pourquoi le 26 mai, effectivement, il faudra arriver. Parce que, ne vous y trompez pas, si le 26 mai, la liste d'en marche arrivait en tête, il s'autorisera tout. Il se sentira relégitimé. Et il se vengera contre les Français de ce qu'il a vécu depuis quelques semaines.

Alors, le 26 mai, la seule liste qui peut effectivement faire en sorte que les choses changent en Europe, faire en sorte que la France prenne une autre direction en faisant prendre conscience à notre président qu'il se trompe, c'est la liste que mène Jordan, c'est la liste que pousse Marine. Voilà pourquoi le 26, je vous appelle à voter pour cette liste, à nous soutenir, à faire changer la France, à faire changer l'Europe. Merci.

16:30
Locuteur

Merci. Merci.