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interviewEurope 1· 12 mai 2026 23 min

"G.Attal et E.Philippe feront tout pour empêcher un second tour Mélenchon-Bardella" (P.Thevenot)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europe. [musique] Clélie Mathias, vous êtes sur Europe. Nous sommes ensemble pendant une heure encore avec les grands entretiens politiques d'Europa info.

Dans un instant, je recevrai Thomas Ménager, député Rassemblement national du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée. Mais avant, c'est Priscat Tvenna, député ensemble pour la République des Hautsenes et ancienne porte-parole du gouvernement qui est dans le studio d'Europe 1. Bonjour.

Bonjour à tous. Soyez la bienvenue. On va commencer évidemment par euh la crise de l'antairus avec euh ces cas suspects, avec cette française qui a rapatrié qui a été rapatriée en France et qui est positive à l'antairus.

Écoutez Jean-Philippe Tangi, député rassemblement national de la Somme qui a réagi à la stratégie du gouvernement. C'était ce matin sur ces news européens. Pour le moment, la décision de mettre à l'isolement hospitalier les cas contacts est bonne.

Hier, on était un peu inquiet parce qu'il y avait une rumeur ou quelques informations sur un autoconfinement à la maison. Bon, comme si on avait pas appris grand-chose des leçons du Covid, donc les mesures qui ont été prises hier semblent plus rassurantes. Par contre, j'espère que la ministre de la santé sera plus précise à cette occasion sur l'état des stocks des matériels médicaux.

Moi, je ne fais pas de de procès d'intention, mais on aimerait quand même avoir des éléments plus détaillés. comprendre si les leçons du Covid ont été tirées parce que c'est ça qui compte évidemment, c'est que la France ne soit plus exposée à un risque euh de pandémie ou d'épidémie à cause de défaillance de l'État. Donc c'est pas pour polémiquer mais il faut savoir les faits.

Alors Priscat EVNO, est-ce que la France est protégée d'une nouvelle euh d'un nouvelle crise pandémique ? Est-ce que les leçons du Covid-19 ont été retenues ? Vous m'avez fait écouter effectivement les propos du Rassemblement national sur euh le sujet de l'antairus et la nécessité de repartir de notre expérience.

Il y a une expérience qui est bien évidemment retenue, c'est la façon dont on gère une crise sanitaire et c'est heureux, mais aussi ce ce qu'on ne doit pas écouter [grognement] euh et notamment le Rassemblement national parce que sinon les leçons qu'on aurait tiré de la crise et de la gestion Covid auraient été tout autre notamment avec un certain nombre de gestions et de préconisations qui nous emmenaient directement dans les droits dans les bras de Vladimir Poutine pour le vaccin russe dont on connaît aujourd'hui les résultats. Maintenant, je réagis parce que m'z fait écouter Jean-Pangui sur la gestion de la crise sanitaire. Je trouve ça étonnant. pour pour pour parler au français.

Voilà. Parce que cette question elle se pose au rassemblement national au-delà du son du Rassemblement national dessus. C'est effectivement les mesures d'isolement qui ont été prises par le gouvernement qui ont été rappelées par la ministre de la santé.

Je crois que le ministre, le premier ministre lui-même a rappelé effectivement qu'il y avait une coordination au niveau des États voisins qui devaient avoir lieu parce que effectivement pour éviter toute crise sanitaire, il faut l'éviter sur notre sol mais aussi en lien étroit avec celles et ceux qui sont à notre à côté de nous. Et des points réguliers ont été faits autour des ministres en charge je crois ce matin à Matignon. Je crois qu'il y en aura un autre cet après-midi.

Il y a deux réunions par jour qui sont mises en place ministériel. En parallèle de ça, euh à 14h, il y a la séance de questions gouvernement euh hebdomadaire qui aura lieu et je pense que un certain nombre de questions pourront être posées légitimement par euh les députés de quelque bord que ce soit d'ailleurs, auquel aussi bien le premier ministre, je crois que la ministre de la santé Stéphanie Iris pourront répondre parce qu'il est important effectivement d'avoir une approche scientifique, une approche extrêmement claire et transparente de toutes les mesures qui peuvent être mises en œuvre. Est-ce que vous pensez que vous, en tant que député, vous êtes suffisamment informé par le gouvernement de l'état de la situation ?

Je crois que dès les premières dès les premières heures, dès les premiers instants, on a eu des informations aussi bien nous en tant que député, mais j'ai envie de vous dire euh comme tout euh tout à chacun, euh si je ne m'abuse, la ministre de la santé a fait un 20h dès dimanches soir, elle a fait une autre matinale dans la foulée. C'est pas simplement pour faire des médias, mais vous le savez très bien, l'enjeu c'est de communiquer, d'informer celles et ceux qui peuvent vous écouter ou vous entendre ou vous regarder. Et puis il y a cette, vous me parlez en tant que député, il y a la séance de question gouvernement qui va commencer à 15h à l'Assemblée nationale lors desquel je vais être aussi je vais aussi être après votre interview d'aujourd'hui.

Est-ce que vous pensez que si on compare, si c'est possible de comparer bien sûr, mais entre les débuts de la pandémie Covid et le début de la de l'antairus là de cette crise antavirus, le gouvernement fait actuel fait mieux. C'est compliqué de comparer ces situations puisque souvenez-vous de la pandémie Covid, souvenez-vous, enfin, on découvrait quelque chose, on était, c'est la première fois que ça se passait, euh, on était tous au même niveau d'information, c'est-à-dire qu'on était un peu sur le fait accompli et c'est bien normal. Maintenant, ce qui est différent, c'est que ce ne sont pas déjà les mêmes choses de ce que j'ai pu comprendre d'un point de vue scientifique.

Encore une fois, je pense que la pandémie COVID nous a rappelé qu'il fallait faire confiance à la science et que là des mesures tout de suite ont été prises euh en l'occurrence l'isolement et la capacité d'identifier tout de suite les cas contacts qui pouvaient être liés de près ou de lien ou de loin avec la personne qui a été contaminée. Donc vous parlez de transparence, d'information, de communication. Pour entendant, j'en reviens à cette question.

Est-ce que toutes les leçons du Covid-19 ont été prises ? C'est-à-dire qu' à l'issue de la crise du coronavirus, le gouvernement avait dit, on va mattre les moyens pour l'hôpital public. On va revaloriser certaines professions qui ont été essentielles et qui pour l'instant ont été plutôt maltraitées.

On se souvient de la colère des des infirmiers, des infirmière. Est-ce que là les moyens au niveau hospitalier ont été mis en place depuis 6 ans enfin 5 ans si on si on prend la fin de l'épisode Covid ? Qu'est-ce qui a changé pour l'hôpital ?

Bah fait factuellement, je vais vous le dire en tant que député, en tant que politique, mais vous le savez aussi en tant que journaliste. Enfin, je veux dire là, c'est des faits, c'est pas du partisanisme. Il y a eu le grand planur qui a été mis en place pour désendetter nos hôpitaux et nos services hospitalis hospitaliers.

Désendetté, ça permet aussi d'avoir des marges de manœuvre pour investir aussi. Il y a un certain nombre de revalorisations qui ont pu être faites à ce moment-là. Est-ce que ça suffit ?

Mais c'est un début et il faut continuer sur ça. Et puis il y a un autre sujet sur lequel vous auriez pu m'interroger aussi, c'est le sujet de la recherche parce qu'on sait qu'aujourd'hui il faut pouvoir continuer à investir dans notre recherche et s'organiser et se coordonner au niveau européen. C'est comme ça qu'on fait face à ce genre de crise qu'on a pu avoir lors de la période Covid.

Et donc tous ces sujets-là, on les a appris. On les a appris en tant que français. Je le redis, il y a encore un certain nombre de sujets sur lequels on doit continuer à avancer, notamment la revalorisation de nos soignants et la capacité aussi d'avoir plus de fluidité dans la façon dont fonctionne notre hôpital, aussi bien avec l'hôpital de ville que l'hôpital que les services hospitaliers et puis cette coordination extrêmement importante et essentielle au niveau européen.

Donc bien sûr ce que je suis en train de vous dire par de l'expérience Covid mais aussi par d'un simple fait les appels qui ont été faits par nos soignants. Je le redis. Ce n'est pas ouvient de les entendre et je le dis encore une fois, je ne suis pas en train de dire que tout a été fait et que c'est fini, que des premiers pas ont été faits, des grands pas ont été faits mais que d'autres doivent suivre.

Mais la situation de l'hôpital public n'est pas la même en 2019 qu'en 2026 selon vous. des pas des je vous le redis encore une fois et je ferai pas je ferai pas l'erreur de faire une petite phrase qui sera ressortie pour être balayé et extrapolé en polémique. Je le redis un certain nombre de faits ont pu être avancé désendetter l'hôpital public revaloriser les les salaires de nos soignants. et on doit continuer ou vous êtes d'accord que c'était une des grandes leçons de de Covid c'était parce que la transparence, la communication, les mots, c'est important mais il y a les actes et il y a les soins.

Et il y a tous ces gens-là qui sont au chevé des patients qui sont qui recherchent aussi, vous l'avez dit, c'est important pour mieux connaître ces virus et lutter contre et c'est c'est important de justement de mettre les moyens là où il faut pour lutter en cas de crise, on avait toujours dit qu'il y aurait une crise qui sur l'entèreté mais vous savez c'est le sujet le sujet est le même sur l'entièreté de nos services publics. On parle là de l'hôpital, on parle des soins, on pourrait parler euh de nos enseignants, on pourrait parler de nos forces de l'ordre, on pourrait parler de notre justice. Le sujet que nous avons, c'est pas d'investir moins.

Bien évidemment, c'est du bon sens que je dis, c'est de la cohérence, c'est de continuer à investir. Mais pour se faire et au regard de la situation économique et fondantière de notre pays, et bien c'est d'être capacité d'assumer des réformes structurelles parce que sinon je suis désolée, c'est des paroles en l'air ce que je suis en train de dire. Et donc oui, pour dégager des marges de manios financières, il faut assumer des réformes profondes dans notre pays.

Et aujourd'hui, je le dis comme je le pense, de là où je suis, une des personnalités qui continue à avancer dans cette démarche là s'appelle Gabriel Atal, non seulement avec ce qu'il propose pour l'année prochaine, mais aussi en tant que président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale qui est un groupe important puisqu'il est fait pivot. Nous refusons de sombrer dans l'immobilisme. Nous nous refusons de sombrer dans la facilité de lever de nouvelles de nouveaux impôts ou d'augmenter des impôts.

Nous voulons continuer à mettre en place des réformes pour dégager des marges de manœuvre pour investir aussi bien pour nos soignants que nos professeurs que nos forces de l'ordre. Alors parlons de Gabriel Tal puisque vous vous m'y invitez. Renaissance réunit aujourd'hui son conseil national pour examiner les propositions de désignation du candidat du parti présidentiel pour 2027.

écouter Gabriel Atal sur la désignation du candidat du bloc central pour 2027. Il était sur France info c'était il y a quelques jours. Ce qui rendra un rassemblement impérieux, c'est si effectivement il y a un risque de deuxème tour entre LFI et le RN.

Moi je ne veux pas ça pour la France et donc il faut l'empêcher. C'est pour ça que j'ai proposé qu'il y ait un un un comité de liaison, une instance qui réunisse des représentants d'Edouard Philippe, des représentants de mon parti. On l'a tous les deux accepté cette idée-là qui se réunissent, qui discutent.

Le moins bien placé dans les sondages se retirera s'il y a un risque rassemblement national LFI. C'est précisément ce qui est discuté dans ce comité de liaison qu'on a mis en place. Est-ce que c'est les sondages ?

Est-ce que c'est une primaire ? Tout ça est en train d'être travaillé. Je sais qu'on vous pose presco, à chaque fois la même question, je suis pas la seule.

Mais on a du mal à y croire, à se dire que entre les deux Édard Philippe et Gabriel Atal, il y en a un à la rentrée donc en janvier 2027, c'est ce qui est dit, qui se retirera [grognement] pour connaître les deux. Ouais, plutôt bien les deux. Je peux vous dire que aucun des deux euh ne se défilera devant sa responsabilité d'empêcher un second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon.

Et je vous le dis en tant que porte-parole Renaissance, en tant que député Renaissance, mais en ayant aussi beaucoup côtoyé et travaillé avec Édouard Philippe. Aucun de ces deux hommes politiques, aucun de ces deux responsables politiques ne prendra ce risque. Et oui, la raison pour laquelle je peux vous le dire aussi, parce que vous parliez tout à l'heure des paroles et des actes.

Allons-y. Là, ce sont les paroles que je donne. Les actes qu'ils font, c'est qu'ils se réunissent autour d'un comité de liaison voulu par Gabriel Atal avec des représentants de leur famille politique, mais pas que d'ailleurs, puisque en plus de Renaissance et d'horizon, il y a aussi le modem, il y a aussi l'UDI et le parti radical pour justement garantir le fait que non, non, nous ne laisserons pas un second tour extrêmement mortifère se mettre en place pour notre pays l'année prochaine.

Mais je vois Priscato, vous avez à chaque fois cette précaution de langage en disant si il y a un second tour qui se profile dans les sondages donc entre l'ERN et la France insoumise mais si c'est un autre cas de figure est-ce que là vous savez avec des s on fait plein de choses mais moi je vous le dis aussi simplement pourquoi mais c'est uniquement dans ce cas-là dans ce duel là qu'il y aura un retrait des des là on va pas commencer à faire des hypothèses sur de l'hypothèse sur la supposition touours des hypothèses c'est dans un anz on aime bien regarder aussi même si ce sont que des photographies un instanté et là je vais vous retourner aujourd'hui ce que la majorité des gens nous disent c'est qu'on va vers un second tour Jordan Bardella Jean-Luc Mélenchon donc on va pas commencer à faire le site du site du si du site parce que sinon on parle un peu en l'air et les gens nous disent qu'on serait en train d'être là déconnecté autour de votre micro ce que vous ne voulez pas faire et ce que je ne veux pas commenter. Donc aujourd'hui on veut tout faire pour que cette dynamique puisse changer et qu'on ne soit pas dans ce cadre là. Nous sommes au mois de mai, voyons dans quelques semaines, dans quelques mois et on pourra ça pourrait changer si ce duel n'est plus en Ah ben écoutez, si si on me dit que demain il y a plus Jean-Luc Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella au second tour, moi ça me va bien.

Je vais pas vous dire l'inverse. Pardon. Alors mais là aussi, on a eu du mal à y croire quand même à ce que l'un des deux se désiste pour l'autre entre Gabriel Atal et Édouard Philippe, c'est que cette campagne, elle est plus ou moins lancée déjà.

Ça veut dire qu'il y a des fonds engagés. Ça coûte cher une campagne pour un parti. Comment croire que l'un des deux se désengagera, se désistera après avoir engagé pendant plusieurs mois, puisque c'est en janvier 2027, euh beaucoup d'argent mais des ralliments ou des capacités de faire ensemble dans une démarche de rassemblement, excusez-moi, ça a déjà existé, c'est heureux. surtout pour des familles politiques qui je pense partagent les mêmes valeurs, partagent un certain nombre d'idées semblables avec quelques nuances hein, je l'avais déjà dit à votre micro, les nuances par exemple sur notre positionnement par rapport à la réforme des retraites ou notre positionnement par rapport aux progrès sociaux et sociétaux que nous continuons à porter mais c'est pas nouveau, souvenez-vous en 2017, souvenez-vous aussi dans d'autres temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

C'est normal et c'est heureux aussi. Donc ça se fera. D'accord.

Très bien. Bon non, on prote hein. Vous savez que si si ça se fait pas voilà exactement vous le saurez tout ce qui nous.

Je rappelle que vous êtes député ensemble pour la République des Hacienne porte-parole du gouvernement. L'entretien se poursuit dans un instant. On va voir les propositions de Gabriel Atial sur l'immigration.

Il en a parlé ce matin sur Non, c'était pas ce matin déjà, c'était il y a quelques jours. C'est news europe le temps fil. À tout de suite. 13h 15h [musique] Europa info.

Il est 14h18. Merci de nous rejoindre sur repin. Vous écoutez les grands entretiens politiques de Repo avec vous Clé [musique] Mathias, c'est votre premier invité.

Priscato, député ensemble pour la République des Haut de scène et ancienne porte-parole du gouvernement. Alors Gabriel Atal n'a pas encore n'est pas encore officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027 mais il a fait des propositions notamment sur l'immigration. C'était au micro de Laurence Ferrari sur ces news européens il y a quelques jours.

Écoutez, moi je souhaite qu'on assume une préférence travail, qu'on assume, bah il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial au profit au profit de l'immigration par le travail. Oui, bien sûr. Mais au profit de l'immigration par le pour le travail.

Moi, ce que je propose, c'est un définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d'immigration via les partenaires sociaux qui tous les 2 ans définissent quels sont les besoins de l'économie. de on transfère ses besoins au parlement et le parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité, peut-être même par métier. On importe le système canadien de choix de l'immigration, on appelle le permis à point.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une régularisation en France, elle doit remplir un certain nombre de critères, ça lui donne des points. Priscato, est-ce que vous diriez qu'il s'agit là d'un point de rupture avec euh bah les deux les deux mandats précédents ? une approche plus sécuritaire du volet immigration.

On va te le dire assez simplement. Est-ce que on a réussi à faire énormément de progrès sur l'économie, sur notre positionnement en tant que français au sein de l'Europe, sur les enjeux internationaux ? Oui, et nous n'avons pas à rougir de ce bilan et des actions qui ont été menées.

En revanche, sur les enjeux régaliens, sur les enjeux d'immigration, oui, nous devons pouvoir repenser notre copie et assumer de vouloir repenser globalement l'approche qui a été menée jusque-l et de dire que le travail doit être au cœur de la polétique migratoire plutôt que le regroupement familial. C'est du bon sens qui serait plus restrictif, hein. Exactement. qui serait plus restrictif sur les conditions et qui serait surtout pas la pierre angulaire de la politique migratoire.

La pierre angulaire de la politique migratoire, elle doit se faire au regard aussi des besoins de notre pays et notamment des besoins économiques. Et c'est ce qui a été rappelé par Gabriel Atal dans l'extrait que vous venez de passer, à savoir de demander aux acteurs sociaux, aux partenaires sociaux de nous faire remonter leurs besoins branche par branche, secteur par secteur et que ces besoins soient débattus au sein du Parlement tous les 2 ans pour déterminer des quotas. Ce que je suis en train de dire, je pense que tout le monde peut le comprendre, c'est du bon sens et nous assumons de d'avoir effectivement cette démarche là pour les années à venir pour notre pays.

Alors, chez les Républicains, Bruno Rotaillot, lui aussi, il a il a dévoilé ses ses propositions pour contrôler l'immigration et lui, il plaide pour une révision de la Constitution pour restreindre cette immigration. Vous n'y êtes pas favorable. Vous pensez pas que ça ça doit passer par euh par une réforme constitutionnelle juste pour pouvoir agir justement ?

Mais Bruno Rotaillot veut pas spécialement ça, il va plus loin. Il ne veut plus d'immigration du tout et il veut aussi qualifier de négatif toute l'immigration qui a pu exister par ailleurs dans notre pays. À savoir il ne fait pas de différence entre ce qui est une immigration légale et une immigration illégale.

Est-ce qu'il faut combattre l'immigration illégale ? Oui, oui, oui, encore oui. Mais est-ce qu'il faut mettre dans le même panier une immigration légale qui apporte plein de sujets, notamment dans les métiers que je vous disais tout à l'heure, le soin, nos forces de l'ordre et considérer que ça serait un mal absolu ?

Je pense qu'aujourd'hui, dans le débat que nous avons, la radicalité n'impose pas d'insulter des milliers et des milliers de personnes qui sont parfaitement intégrées dans notre pays. Je pense qu'au contraire, la radicalité, c'est d'avoir des positions claires, assumées et respectueuses. Et c'est précisément ce que nous faisons avec Gabriel Atal.

Sinon, pardon, c'est que des slogans. C'est que des slogans. Alors, Bonillot veut réviser, veut une révision constitutionnelle, une réforme.

En tout cas, voilà pour cela. Édor Philippe a dévoilé aussi, il veut une immigration plus contrôlée. Gabriel Atal, on vient d'en parler.

Cette série de propositions fait un peu grincer au sein du socle commun. Marc Fenot par exemple a déploré une surenchère croissante dans c dans toutes ces propositions. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Il fait partie du socle commun. C'est pas Oui, mais je l'entends. C'est pas une surenchère croissante.

C'est simplement des propositions de bon sens. Enfin, je veux dire à un moment il faut faut pas être déconnecté de ce qui se passe. On dit pas plus d'immigration, on dit simplement au-delà de l'immigration illégale que je dis encore une fois qu'il faut arrêter, qu'il faut absolument empêcher, il faut avoir une logique assez simple et donner à voir ce qu'on veut faire pour le pays.

Simplement considérer que parler d'immigration serait absolument immoral, c'est une faillite politique. Je suis fie d'immigrer. Est-ce que je me sens mal quand on parle d'immigration ?

Pas du tout. Pas du tout. Je pense qu'aujourd'hui ça doit pas être un tabou.

On peut en parler pleinement sans être insultant ni sans être complètement naïf. Et c'est ça qu'aujourd'hui notre pays a besoin. Ce que dit Marc Fenot en le sous-texte, j'allais dire c'est que là Gabriel Gabriel Atal ou Édouard Philippe dans une autre mesure mais on peut plus le comprendre Breno Rotaillot se coupe de l'aile gauche j'allais dire du socle coma.

Ça veut rien dire excusez-moi. Ça veut rien dire. On va parler un peu crument de considérer que l'aile gauche aujourd'hui ou l'aile droite, une aile droite ce serait l'immigration en mal absolu et l'aile gauche ça serait immigration à tout va.

Je veux dire ça a pas de sens un moment il faut aussi peut-être sortir de le cas. Ben il faut arrêter il faut arrêter de sortir de ces topthèmes et de ces tabous. Nous justement, on propose de parler d'immigration tous les 2 ans au Parlement et que tous les 2 ans, au regard des besoins de notre économie, on puisse établir des quotas secteur par secteur, branche par branche.

Ça permet quoi ? Ça permet de choisir son immigration, quelle est une réelle utilité pour le pays et ça permet aussi une meilleure intégration pour ces hommes et ces femmes qui qui viendraient sur notre pays dans notre pays non pas pour un principe de regroupement familial que plus personne comprend mais pour apporter leurs pièces à leur édifice et c'est ça qui crée une société vertueuse. Alors à l'inverse, est-ce que c'est pas faire les yeux doux à une droite plus à des électeurs en tout cas qui sont sensibles à une droite plus dure ?

Mais non, parce que la droite plus dure politique aujourd'hui, si on peut euh le dire par rapport au au personnalités que vous me disiez tout à l'heure, c'est Bruno Rotaillot qui lui veut pas du tout parler d'immigration. Pour lui, toute l'immigration est à combattre, légal, illégale, voire même celle qui est déjà établie et qui est parfaitement intégrée. Un moment, vous savez, je pense qu'il faut qu'on arrête de de d'avoir cette capacité de dire attention, si on parle d'un mot ou on parle d'un sujet, il faut tout de suite soit dire que c'est blanc, soit dire que c'est noir, soit que c'est amoral ou il faut dire les choses telles qu'elles sont.

On se parle ici sur un plateau européen et j'en suis heureuse mais comme on se parle dans la vraie vie en fait ce que je suis en train de dire enfin on va se le dire franchement c'est des choses dont on parle autour d'un café en famille euh alors peut-être avec des nuances très bien mais on en parle mais de catégoriser ça de façon extrêmement sur le sur le vecteur moral empêche d'avoir un débat empêche d'avoir des nuances et c'est une question morale mais plus de positionnement politique. Écoutez, quand on dit que toute l'immigration est un mal absolu et que elle est à condamné, on se place pas d'un point de vue politique. On se on se place d'un point de vue de la morale.

Est-ce que ça apporte des des solutions et des actions ? Non. La preuve, c'est que Bruno Rotaillou, avec tout le respect que j'ai pour l'homme politique qu'il est, n'a pas réussi à faire bouger d'un yota tous les sujets qu'il avait à sa gestion en tant que ministre de l'intérieur.

Et il l'a pas été un mois ou de semaines, il l'a été pendant plus d'un an avant de claquer lui-même la porte. D'ailleurs, et l'idée d'un référendum sur l'immigration, de demander au Français, c'est une idée que vous écartez totalement. Vous savez, les référendums sont pas écartés.

Est-ce qu'on doit pouvoir interroger les Français sur un certain nombre de sujets que ce soit économiste, immigration, sociétaux ? Oui. Maintenant, il faut savoir de quel axe on parle et de quelle volonté on parle.

Je suis pas contre les référendum par défaut. Priscato, il nous reste euh il nous reste quelques minutes pour un sujet qui vous est cher parce qu'on a vu euh sur euh X sur le réseau social X votre coup de gueule puisque les organisation patronal appelle le gouvernement à préserver les exonérations de cotisation sociale. Elles craignent qu'elles soit rabotée dans le cadre du plan de 6 milliards d'euros d'économie nécessaire pour compenser euh les effets de du conflit au Moyen-Orient entre autres évidemment.

Qu'est-ce qui se passe là ? revoilà les cet allègement de cotisation patrial tous les ans depuis la dissolution maintenant tous les ans on a ce principe un peu simple de se dire qu'on va augmenter les impôts, on va créer de nouvelles taxes parce que quand on dit baisser les exonérations, en vrai c'est augmenter les impôts hein. Oui pour les entreprises, ell dire voilà, on va le dire factuellement.

Est-ce que au moment où on a besoin de dégager des marges de progrès pour nos finances publiques, d'avoir cette capacité à être autonome, à être souverain et faire en sorte que nos fleurons industriels et tous les autres, qu'ils soient entrepreneurs de petites ou grandes entreprises restent dans notre pays, la première mesure à faire, c'est de leur taper dessus avec des augmentations d'impôts. Je suis pas convaincu. Ce que vous pensez que finalement, c'est un bras de fer entre le gouvernement et les entreprises là.

Non, non. Ce que je dis simplement c'est que est-ce qu'il faut pouvoir mettre, je vais remettre dans le contexte en fait, est-ce qu'il faut pouvoir mettre en place des mesures ciblées dans le cadre de la crise énergétique que nous vivons et que de nombreux concitoyens vivent ? Oui.

Est-ce qu'il faut pouvoir les financer ? Oui, mais on peut les financer par des mesures d'économie plutôt que des mesures de nouvelles taxation pour les entreprises ou pour les Français. Parce que par exemple, ben je sais pas, il y a il y a plein d'économies.

Alors, nous on avait on avait proposé pas mal pendant le dernier budget. Euh il y a le sujet par exemple des économies sur le fonctionnement d'un certain nombre d'agences, certaines qu'on peut d'ailleurs aussi peut-être voir si on peut pas les supprimer ou les rationaliser. Il y a aussi un un certain nombre de fonctionnements par exemple l'assurance chômage c'est une réforme que nous portons avec Gabriel Atal quand il était à Matignon que nous continuons à porter le gouvernement peut s'en saisir euh c'est sur sa table.

Je veux dire il y a plein de frais touchez pas aux entreprises. C'est ce que vous êtes en train de dire. Oui.

Ou par exemple le sujet de la de la retraite, je veux dire, il y a plein plein de sujets mais par pitié, arrêtons de considérer que la solution de facilité qui consiste à augmenter les impôts ou en créer de nouveau, ce serait génial et miraculeux. Ça finira, ça finira par reposer sur les français. Merci beaucoup Priscat Tevno qui était l'invité des grands entretiens d'Europa info.

Je rappelle que vous êtes député ensemble pour la République des Hautes SC, ancienne porte-parole du gouvernement. On vous laisse aller aux questions au gouvernement justement à l'Assemblée nationale.