Discours de STÉPHANE SÉJOURNÉ - Séminaire des cadres à Metz
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- 7:30STÉPHANE SÉJOURNÉFait
« Pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, le chef de l'État a été réélu hors période de cohabitation. »
- 10:00STÉPHANE SÉJOURNÉFait
« C'est notre rassemblement résolument européen qui a contribué à construire à Strasbourg et Bruxelles les fondations d'une Union européenne forte, plus protectrice, plus juste. »
- 17:00STÉPHANE SÉJOURNÉFait
« De l'autre côté des Alpes, 77 ans après la chute de Mussolini, c'est une de ses héritières qui est aujourd'hui à la tête d'une grande coalition de droite au relant fasciste et qui pourrait devenir la présidente du Conseil italien. »
- 19:00STÉPHANE SÉJOURNÉFait
« Notre modèle démocratique occidental n'est ni éternel ni impérissable. »
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Madame la Première Ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, chers référents et représentants de La République en marche, de Territoire de progrès et d'agir ensemble, chers amis, je veux d'abord dire le bonheur que j'ai de m'exprimer devant vous ce soir. Bonheur de vous retrouver ici, à Metz, au centre des congrès Robert Schumann. Pour l'européen que je suis et l'européen convaincu que je suis, vous le savez tous, c'est plus qu'un clin d'œil, c'est un beau symbole et je suis en tout cas certain que ce sera de bon augure pour la suite de nos travaux.
Je veux bien entendu d'abord peut-être remercier l'ensemble des équipes qui ont concouru à l'organisation de cet événement et en premier lieu Cyril, notre référent pour la Moselle. Qui est quelque part, merci pour lui, et nos parlementaires, Belkir Beladad et Ludwig Mendes qui ont également contribué à cette organisation, l'ensemble des équipes du QG et du siège du parti qui ont également œuvré en très peu de temps à l'organisation d'un événement qui, je pense, a son intérêt tant sur la forme, tant sur le fond depuis le début de cette journée. Je veux, c'est un réel bonheur aussi de se retrouver avec des visages dans cette salle qui, dont certains étaient d'ailleurs présents dès le printemps 2016 à Amiens.
D'autres nous ont rejoints ces dernières années, ces derniers mois et nous avons d'ailleurs élargi ce rassemblement dès la création d'En Marche. Et cher Franck, cher Olivier, merci à vous aussi de votre présence, avec vos représentants d'ailleurs d'Agir et de Territoires de Progrès. Je voudrais vraiment vous remercier parce que sans votre détermination, sans votre courage, sans aussi votre fidélité à vos engagements, la loyauté à vos convictions, nous ne serions pas tous réunis ici en cette fin d'été.
Je veux vous remercier sincèrement et chaleureusement au nom de tous les militants et les sympathisants. Madame la Première Ministre, chère Elisabeth, merci de nous faire l'honneur de ta présence. Nous savons les défis qui sont les tiens.
Nous savons ton engagement total au service de notre pays. Et chacun mesure ici l'importance de ta présence à Metz, sa portée aussi symbolique, sa force mobilisatrice, d'avoir la Première Ministre qui assiste aussi et qui puisse conclure aussi nos journées et nos travaux. Chers amis, quatre mois nous séparent du second tour du scrutin présidentiel.
Pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, le chef de l'État a été réélu hors période de cohabitation. Oui, pour la première fois, un président de la République en responsabilité recevait une nouvelle fois la conscience de ses concitoyens. Une réélection intervenue à l'issue d'un quinquennat marqué par des crises, des mutations inédites, mais aussi des beaux moments d'enthousiasme collectif.
Je veux rappeler ici combien dans les moments de communion nationale, comme lors des périodes douloureuses, nous avons fait bloc, agi, apporté des solutions. Nous avons construit des compromis sans céder jamais à la compromission, en étant toujours accueillant pour ceux qui, nombreux d'ailleurs, nous ont rejoints. Et vous êtes aussi ici l'illustration de ce rassemblement.
C'est notre mouvement qui a ouvert à la société, qui s'est engagé à un renouvellement politique. Ça a été dit d'ailleurs dans les ateliers au début de ce matin. Notre pays avait besoin de ce renouvellement et ce renouvellement a été opéré dès 2016 et de 2017.
C'est notre rassemblement résolument européen qui a contribué à construire à Strasbourg et Bruxelles les fondations d'une Union européenne forte, plus protectrice, plus juste. Et je voudrais saluer aussi mes collègues parlementaires européens qui sont dans la salle ici et qui travaillent résolument à Bruxelles et Strasbourg depuis maintenant deux ans. Nous avons, et j'en suis assez fier, changé l'image des parlementaires européens français qui n'étaient pas très salutaires dans les dernières années.
Et vous êtes aussi les contributeurs de ça. Et l'image qui est en tout cas renvoyée, une bonne image qui a été renvoyée pour la majorité. Donc merci beaucoup pour tout ça.
Mais ce sont aussi les forces progressistes qui ont permis de faire face aux crises sans jamais tomber dans la démagogie, dans les raccourcis électoralistes. Oui, je pense que nous avons fait honneur à l'action politique dans une période où elle n'a jamais été autant dévoyée par les extrémistes et gangrénés par le complotisme. Et ça, nous vous le devons à vous.
Nous vous le devons à vous, militants, référents, cadres de notre mouvement et en premier lieu, bien sûr, à nos délégués généraux. Je tenais à vous rendre hommage parce que si nous sommes là aujourd'hui, c'est que nous avons tenu. Cher Catherine, qui malheureusement n'est pas là, mais je voudrais aussi pouvoir la nommer.
Cher Christophe, cher Philippe, cher Stan, cher Richard, nous savons ici tous ce que nous vous devons, par temps calme comme par gros temps, dans les moments de liesse comme dans les moments de doute. Vous avez su tenir la barre avec humilité, bienveillance, courage. Vous avez su préserver les idées d'En Marche.
Vous avez su accompagner la République En Marche jusqu'aux victoires électorales de 2022. Et du fond de cœur, merci beaucoup. Et je vous propose de les remercier du fond du cœur par vos applaudissements les plus salheureux.
Mes chers amis, si nous devons revendiquer le travail accompli tous ensemble, la lucidité nous commande de regarder en face les faiblesses de nos organisations dans un moment que nous vivons. Je dis bien dans un moment que nous vivons parce que nous ne changeons pas d'organisation pour changer d'organisation. Nous changeons d'organisation parce que nous vivons un moment particulier.
Nous vivons un moment particulier et comme l'a dit d'ailleurs, je crois que c'était David ou Guillaume, un parti politique, c'est un outil. C'est un outil au service des idées. Et cet outil, il faut pouvoir le renouveler dans le contexte électoral, dans le contexte politique qui est le nôtre.
Il y a bien sûr aussi des mutations géopolitiques, climatiques, sociales, technologiques. Il y a aussi un moment politique inédit que notre pays traverse après ce scrutin législatif. Et nous ne devons pas subir, nous ne devons pas en être les derniers spectateurs, nous ne devons pas en être uniquement les commentateurs, nous devons en être les premiers acteurs.
C'est la mission que m'a confiée la République en marche avec la confiance du président de la République et je veux le remercier également. Revenir aux sources d'avril 2016, renouer avec la prise de risque, l'esprit de conquête, le dépassement politique, la confiance dans l'action militante et l'intelligence des territoires. Et en même temps, repenser à l'aune du contexte nouveau qui est le nôtre, ce que peut être une grande organisation politique inclusive.
Y parvenir est compliqué, mais j'ai engagé, depuis le début du mois de juillet, vous l'avez dit, des consultations avec les représentants de la majorité ici réunis, mais aussi avec leurs élus et leurs militants, nous l'avons vu dans cette vidéo, au tout début de cette séance. Pour moi, ce n'était pas qu'une étape formelle, ni un passage obligé, ni une figure imposée. Au contraire, je suis convaincu, et vous le savez pour ceux qui me connaissent, qu'il n'y avait pas de réussite sans travail collectif.
Associer sera ma méthode pour les prochains mois. Je veux que nous passions de la consultation à la co-construction permanente. C'est ainsi que nous accélérerons la mutation en profondeur de notre organisation, sans jamais tomber dans la reproduction de l'existant, ni dans la copie des organisations et des autres parties.
C'est ainsi que nous pourrons bâtir ensemble un parti de libre-penseurs qui permettra et qui mettra en œuvre les idées au cœur de notre organisation. J'y tiens cette première partie, en tout cas, de notre séminaire, et je pense la plus fondamentale de cette journée de travail avec les militants, les référents et les cadres de nos mouvements respectifs et de nos partis respectifs. Pour y parvenir, nous devions d'abord répondre ou tenter de répondre à deux questions importantes.
Qui sommes-nous et où allons-nous ? Ça peut paraître large, mais finalement, quelle est notre boussole et quel est notre cap ? Je l'ai entendu lors des ateliers auxquels vous avez participé.
Beaucoup d'entrevues, et vous savez que j'en fais également partie, souhaitent que nous en crions durablement notre parti à de grandes valeurs, de grands principes. C'est ce travail que nous avons engagé ces dernières semaines qui a abouti à ce corpus de valeurs. Vous l'avez amendé tout au long de la journée.
Et cher Fabienne, cher David, je voudrais vous remercier pour cette synthèse et cette contribution. Grâce à vous, cette journée nous aura permis, en tout cas, d'ancrer plus fortement encore dans ce corpus de valeurs trois causes qui nous sont chères et qui me sont chères. Je pense notamment à la lutte contre les discriminations, à l'affirmation des droits des LGBT, qui ne figurait pas dans le texte initial, mais que nous avons rajouté.
Vous avez aussi souhaité que ce corpus de valeurs mentionne la question de la sobriété énergétique et de l'évolution des modes de consommation. Très d'actualité, après les propos du président de la République lors du premier conseil des ministres. Vous avez inscrit en toutes lettres le concept de séparatisme dans ce document, qui est un apport majeur en termes de concept du premier quinquennat.
Vous avez apporté vos contributions à un texte fondateur qui dira demain à tous ceux qui veulent nous rejoindre qui nous sommes et quelle valeur cardinale nous défendons. Il revendique, si je prends le texte, l'héritage humaniste de la Renaissance européenne. Il s'appuie sur l'esprit des Lumières et des conquêtes des révolutionnaires de 1789.
Il réaffirme notre attachement à la République, mais pose aussi les bases de ce que pourrait être le renouveau démocratique. Nous en avons également beaucoup parlé ce matin. Il ancre notre parti dans l'écologie des solutions sans jamais s'abîmer dans l'écologie des contradictions.
Il fait du progrès le levier de l'égalité des droits et des chances. Il fait de notre parti un mouvement résolument féministe. En rejoignant Renaissance, nos adhérents s'engageront ainsi à respecter et défendre 12 grands principes fondateurs qui pourront être acclémentés dans les prochains mois, dans les prochaines années.
Nombre d'entre eux ont d'ailleurs longtemps fait consensus dans la vie politique contemporaine. Mais ce serait bien être naïf d'imaginer que les sources de notre démocratie ne se tariront jamais. Il serait bien imprudent de croire que la République est une citadelle qui ne pourrait être assiégée.
Et pour ça, nous avons quand même deux exemples assez contemporains. De l'autre côté des Alpes, 77 ans après la chute de Mussolini, c'est une de ses héritières qui est aujourd'hui à la tête d'une grande coalition de droite au relant fasciste et qui pourrait devenir la présidente du Conseil italien. De l'autre côté de l'Atlantique, comment pourrions-nous oublier à peine un an et demi après l'assaut du capital par les partisans de Donald Prohl ?
Il s'agissait tout simplement d'empêcher le processus électoral de la plus puissante démocratie du monde. Oui, je le dis sans en face, par rapport à notre contexte politique et par rapport à nos discussions aussi, sans l'irisme, mais avec gravité, notre modèle démocratique occidental n'est ni éternel ni impérissable. Prétendre le contraire serait une erreur, mais aussi une faute politique.
Vous le savez, j'ai très tôt évoqué ce nouveau clivage qui s'est imposé à nous entre les partis nationalistes, les forces nationalistes et populistes et les partis progressistes. Je considère que cette nouvelle frontière politique, personne ne l'a bâtie, ni même souhaitée. D'ailleurs, quand les hommes ne choisissent pas, les événements choisissent pour eux, nous avertissait Raymond Aron, et nos choix aujourd'hui sont clairs par rapport à cette charte des valeurs.
Ce sont ces grands principes qui nous rassemblent et qui nous ressemblent, ces grands principes qui s'opposeront toujours aux forces illibérales, avec les sensibilités libérales, démocrates, progressistes, contre ces partis réactionnaires, conservateurs et populistes. Ces valeurs, ce seront notre boussole. Notre boussole avec notre organisation.
Mais nous avons aussi besoin, je le disais, d'un cap et d'une stratégie. Le cap d'un parti politique, ce sont naturellement ces idées. La stratégie, c'est d'aller à la reconquête des classes populaires et des Français qui doutent et pourraient être tentés par les extrêmes.
Je le disais hier, en introduction, à Metz. Si nous sommes à Metz, aujourd'hui, c'est que ce territoire est l'incarnation de ça. Nous avions fait un grand chelème en 2017.
Nous avons beaucoup perdu. Le référent le sait. Nos référents et nos parlementaires, qui ont malheureusement eu cette vague, le savent aussi.
Ces valeurs serviront aussi de repère et doivent servir aussi de stratégie. Et de ce point de vue-là, j'ai une conviction forte. Ce sont nos idées qui doivent dicter notre organisation et non l'inverse.
C'est notre vision de la société, c'est notre conception de la politique, aussi qui doivent nous conduire à bâtir les fondations de renaissance. Et chers amis, je vous le dis par rapport au débat que nous avions dans la journée, arrêtons de justifier notre rassemblement et notre cohérence politique. Les convergences idéologiques que nous avons sont bien plus fortes que les divergences qui ont fracturé, et qui fracturent encore, le Parti Socialiste et les Républicains.
Assumons-le, disons-le, revendiquons-le. Nous sommes beaucoup plus unis. J'ai la conviction, et je l'ai vécu dans l'histoire politique qui est la mienne, les partis qui cessent de réfléchir.
Et un parti notamment qui cesse de réfléchir est un parti qui fait passer le politicien sur le politique, est un parti qui court à sa perte. C'est un parti dont les fondations et les temps sont comptés. Je souhaite justement que nous nous appuyions, par définition, sur un pôle idées renforcées, doté de nouveaux moyens, une stratégie de formation de nos cadres et de nos militants, une organisation territoriale puissante et structurée avec un objectif qui est politique, qui est un objectif clair, faire de renaissance la première force de proposition quand d'autres se disputent le titre de première force d'opposition ou de déstabilisation.
Cette stratégie, elle devra être aussi incarnée. Je souhaite qu'elle soit portée dans une direction collégiale, avec des personnalités politiques fortes, emblématiques de notre mouvement, par des grandes figures de la majorité, pour que Renaissance devienne et reste durablement le centre de gravité politique de notre pays. Mais si nous devons ancrer notre parti dans le champ des idées, rien ne sera possible si nous ne lancrons pas davantage et davantage dans nos territoires.
Je vous ai entendu sur ce point de vue et nous sommes à un moment où nous allons devoir être encore plus présents sur le terrain. Le concept de campagne permanente a été lancé par le président de la République, j'y adhère, en tant que militant, en tant que responsable politique. Et comme j'ai l'honneur aujourd'hui de m'exprimer devant vous, tous les référents de notre mouvement, mais aussi les partis qui ont vocation à être associés à cette aventure collective, je sais que nous vous devons énormément collectivement depuis des années.
Aucune campagne n'aurait été possible sans vous. Je connais l'ampleur de votre tâche, les moments d'enthousiasme que vous avez vécu sur le terrain, mais aussi les moments plus difficiles que vous avez eu à surmonter. Je sais vos doutes, vos inquiétudes, votre lassitude aussi pour certains, mais ce que j'ai envie de retenir de ces quelques heures passées avec vous depuis ce matin, c'est cette envie, c'est notre énergie, notre détermination et surtout notre volonté à faire réussir une nouvelle organisation commune et elle ne sera réussite sans vous, sans les territoires.
Donc au travail et avec dynamique et cohérence, en tout cas toutes les contributions qui ont été remontées ces derniers mois et ces dernières semaines nous seront utiles dans les prochains jours. Nous devons également faire de renaissance le parti le plus décentralisé de la cinquième. Je l'ai dit et je l'ai inscrit dans mon discours, c'est bien, mais mieux je veux l'inscrire dans nos statuts.
Je veux que nous passions sur ce sujet-là des mots aux actes, car c'est sur cette base que nous serons jugés par nos adhérents, mais aussi par les Français, car il s'agit bien de cela, faire de renaissance et partout un code postal. J'ai entendu les débats sur la territorialité, des permanences et des permanents, une vraie autonomie d'action sur le terrain. C'est cette nouvelle donne qui permettra aussi d'engager une nouvelle méthode, chère Magali, avec les élus locaux.
Je pourrais évidemment également vous dire que cette confédération d'élus locaux doit être repensée, réorganisée, mieux associée à nos partenaires, peut-être avec une assemblée des élus locaux, des territoires qui ressemblent plus à notre image et qui nous permettent d'avoir des contacts et une décentralisation de terrain. J'y ai entendu, j'ai écouté, et je pense que nous pourrons arriver à un consensus entre nous sur ce point-là. Dernier point, et je ne pourrais évidemment pas conclure mon propos sans évoquer ce qui peut-être nous tient le plus à cœur dans ce rassemblement à Metz, qui permettent à toutes les sensibilités politiques, ça a été évoqué ce matin, de la majorité d'être entendus, respectés, peut-être considérés, qui pourrait comprendre qu'un parti politique qui fait du dépassement politique l'ADN de son action ne permette pas en son sein un libre débat serein, apaisé et constructif.
Qui pourrait imaginer qu'un mouvement né du rassemblement de forces politiques plurielles s'engage sur la voie d'une caporalisation mortifère et d'un centralisme exacerbé. Comme Michel Rocard, j'ai toujours fait partie de ceux qui croient au plus profond domaine que la liberté, c'est toujours la liberté de ceux qui pensent autrement, y compris dans une organisation politique. Cher Olivier, cher Franck, je veux être le garant des équilibres tout en veillant à la cohérence du projet collectif et du respect des valeurs communes que nous avons travaillées et qui, je pense, de ce point de vue-là, ne posent pas de problème entre nous.
Nous réunirons pour ce qui est d'En Marche, dans les tout prochains jours, un bureau exécutif exceptionnel qui statuera sur la convocation d'une assemblée générale de l'ensemble de nos adhérents, militants de La République En Marche, d'Agir Ensemble, de Territoires de Progrès. Je compte sur vous. C'est vous, partout en France, qui seraient consultés sur l'avenir de notre mouvement et notre future partie ou organisation.
Et je compte sur chacun d'entre vous pour que vous soyez associés à cette démarche dans vos départements. Je compte sur vous pour que l'ensemble des militants participent à ceux et ces votes de nos organisations qui sera probablement des votes les plus importants depuis le printemps 2016. Je sais l'ampleur de la tâche qui est la nôtre.
Et si la vie démocratique de notre pays a besoin de dépassement, elle ne peut en aucun cas se faire au prix de l'effacement des sensibilités. J'y tiens et j'en serai le garant. Voilà, chers amis, ce que je peux vous dire en synthèse.
Il y aurait encore beaucoup à dire. Je crois, au contraire, que nous n'avons jamais eu besoin, autant besoin, d'un parti qui fixe des repères dans la vie politique, où les populistes et les forces réactionnaires se nourrissent de la violence des mots, de la confusion des idées, de l'impuissance des actes, que nous n'avons jamais eu autant besoin d'un pôle de stabilité, de cohérence, de progrès dans une république qui oublie parfois d'où elle vient et qui peine souvent à savoir où elle va. Il y a peu de moments dans l'existence d'un peuple où il puisse se dire autrement qu'en rêve « Quelle est la société dans laquelle je veux vivre ? » Ces mots de Jacques Chabon-Delmas n'ont jamais résonné avec autant de justesse.
Ce moment, c'est à nous de le susciter et de le faire nôtre. Au travail, je vous remercie.
Stéphane Séjourné