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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 5 mars 2024 36 min

Hervé Di Rosa, artiste punk de l'art modeste

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

jusqu'à 13h30 les midi de culture Géraldine mosnassavirir place à la rencontre aujourd'hui mon invité est un artiste et collectionneur qui a fait le tour du monde il a explosé au début des années 80 avec le mouvement de figuration libre et ses personnages de la domythologie décidé de parcourir les continents dès les années 90 enquête des techniques et de savoir-faire du monde entier de Bulgarie du Bénin de Cuba de Floride de Tunisie entre autres on parlera d'autres destinations et il a tout au long de ses années collectionné passionnément élaborant ce qu'il appelle les arts modestes jusqu'à l'heure dédié un musée à 7 le miam aujourd'hui le Centre Pompidou retrace cette œuvre son œuvre avec ça comment rester encore modeste bonjour hervid Rosa bonjour bienvenue dans les midi de culture ah ben je suis très heureux d'être avec vous je vous écoute tous les jours alors ben ça me fait très plaisir surtout vous avez faill être c c'est plus difficile aujourd'hui d'arriver de de venir de barbè que de venir de Lisbonne ou de 7 ça prend plus de temps je sais pas je comprends plus mais il faut dire je suis pas un grand parisien non plus hein je suis pas j'habite pas à Paris tout le temps oui mais même quand on habite à Paris on se trompe parfois sur les horaires on pense ça va all j'avais bien pris j'avais pris de l'avance mais c'est vrai que c'est une ville de travaux ici c'est une ville c'est très difficile en fait c'est très compliqué ça vous devenez déjà parisien il y a trop de travaux partout voilà mais je veux pas rentrer dans les clichés mais c'est vrai que dans les 50 ans il y aura plus de voiturees qu'il y aura plus de voiture dans le et vous viendrez vous préparer voilà un jour avant pour venir à la maison de la r non on viendra à pied à ce momentl ça roulera bien on viendra à pied oui c'est ça alors Hervy Di Rosa je l'ai dit une exposition au Centre Pompidou vous est consacré vous avez votre miam le musée j'adore ce nom votre musée international des arts modestes qui fait plus que marcher quand même depuis plus de 20 ans sans oublier alors je ne l'ai pas dit mais je le dis maintenant votre cérémonie d'installation à l'Académie des Beaux Arts au fauteuil 4 de la section peinture ce sera le 12 juin sous la coupole du Palais de l'Institut de France avec tout ça vous qui êtes quand même le chantre des arts modestes est-ce que vous voulez encore rester modeste en plus je préside la dagp qui est la société des droits d'auteur voilà rajoutezen rajoutez-en dans votre listeou j'essaie écoutez j'essaie c'est un travail être artiste je pense qu'avant tout c'est être modeste alors c'est vrai que c'est un peu contreindiqué quand on commence où il faut croire en soi un peu avoir un ego et d'ailleurs moi je je l'avais très développé l'ego quand j'avais 20 ans parce que mes premiers exposition et les premières peintures que vous pouvez voir au centre pomidou j'avais 23 ans 24 ans donc é tout jeune pour moi c'est un peu des peintures de jeunesse alors que Michel Gautier le le commissaire les considère comme une une partie historique aujourd'hui dans la l'histoire de la peinture en France en tout cas donc vous aviez un ego surdimensionné à 20 ans et là maintenant vous avez quel âge là j'ené 64 et vous êtes comment modeste c'est ça ah je suis plus modeste que jamais je trouve plus à plus et euh oui c'est vrai parce que aussi ce mot modeste déjà je voulais nommer toutes les choses que je collectionnais toutes les images les les objets que je voyais et qui et que personne regardait finalement don auquel personne s'intéressait à part des artistes à part d'autres artistes qui ont toujours puisé comme moi leur inspiration dans tous ces domaines dans toutes ces ceses ces images modestes et et et et populaires mais le fait d'avoir explosé aussi jeune euh vous dites vous avez eu un beaucoup d'ego vous êtz reconnu la figure de l'artiste elle est quand même extrêmement célébrée c'est très diff difficile de rester modeste on va revenir sur les arts modestes qui est vraiment presque une catégorie voilà mais mais sur la modestie pour un artiste aujourd'hui c'est presque compliqué surtout comme vous qui vivez de votre art tout à fait très surtout qu'aujourd'hui les le le le système est basé sur la personne il y a très peu de collectif aujourd'hui qui s'en sortent parce que souvent le marché récupère un du collectif ou deux et app plus dessus donc c'est vraiment le espèce de starification de de de c'est vraiment pas vraiment il y en a pas de star en France voyz peut-être pierre soulage qui est mort mais de star en art contemporain en France il y en a pas es sont uniquement anglo-saxones c'est comme ça ou même chinoise mais en France je pense qu'il y a pas de star par contre il y a de très bons artistes je pense qu'il y a de très bons artistest très B arti alors ça je sais pas mais en tout cas je sais qu'il y a beaucoup de mes collègues il y a de très bons artistes de toutes les générations des nouvelles générations aussi c'est pour ça que le le miam existe aussi hein c'est pour soutenir aussi de des des générations nouvelles et différentes et euh je pense que là la peinture française n'a pas beaucoup de place à l'international en ce moment et ça m'a ça m'a triste moi un peu voilà oui mais écoutez vous avez la gentil dire de m'écouter mais je suis convaincu que par radio on m'écouterait mieux surtout si je pouvais vous dire que et je trouve refuge dans mes rêves de la nuit peut-être au grenier peut-être à la part peut-être dans un corridor il y a par conséquent un principe de rêverie c'est le principe de la modestie du refug faut trouver quelque chose de tout à fait modeste et quelque chose de Pau d' parlait d'une chante de pauvre il pouvait pas faire des philosophies dans les palais de Néron je me souv bien avoir lu cette histoire je sais pas si elle est vrai qui disait que les vaches les vaches les vaches étent he asténique dans les étapes qui étaient trop éclairé elle aussi n'est-ce pas à son compte complexe d'intériorité elle veut sa maison elle veut précisément ce milieu modeste ce milieu profond ce milieu où vit l'inconscition dans lainfonction nous ne vivons pas dans des palais le philosophe scientifique Gaston Bachelard c'était dans rêverie et radio en 1949 déjà c'est toujours agréable d'entendre la voix de Gaston Bachelard c'est c'est formidable en plus on ne peut pas faire de philosophie dans les palais de Néron je je connaissais pas du tout c cette moi non plus et vraiment ça me ça détermine le miam et le travail qui qu'on fait là-bas quoi c'est vraiment vous pensez aussi qu'on ne peut pas faire de d'art dans des palais dorés ça ne va pas je sais pas l'art est fait pour les palais dorés quand même au départou Centre Pompidou l'Académie des be oui mais avant encore c'était les églisees les Grand Palais ça a toujours été fait pour pour des palais aujourd'hui il y a y a c'est des collectionneurs quand même très riches qui peuvent acheter des des peintures pas de nous artistes français mais de certains artistes américains qui peuvent atteindre des des des des sommes dingues de plusieurs dizaines de millions de dollars donc ça rentre paser justement cette histoire de modestie aussi dans les années 80 c'est vrai que j'ai euu ce ce ce C monté d'ego j'étais parti aux États-Unis je venais de 7 j'étais fils d'ouvrier tout ça donc il fallait que je me que je me soutienne avec mon ego mais très vite j'ai remarquer cette grande prétension dans l'art contemporain que le soit au niveau des prix de l'argent du matériel de la manière de vivre mais aussi une grande prétenension intellectuelle un peu se voulant un peu au-dessus de tout et tout ça et c'est vrai que la modestie on avait vraiment besoin Besin à ce moment-là et je aujourd'hui j'ai l'impression et voyez quand j'ai créé ce musée il y a presque 25 ans je pensais pas qu'on que ça ouvrirait longtemps je pensais que c'est une expérience qui allait durer 4 5 ans et et qu'après on aurait plus besoin et en fait aujourd'hui je m'aperçois qu'on a encore besoin d'un autre point de vue d'autres thématiques d'une autre manière de faire voir les expositions y je m'aperçois une idée moins intellectuelle vous voulez dire de l'art pas moins intellectuelle c'est une idée qui prend en compte d'autres domaines bien sûr qu'il faut réfléchir par exemple la prochaine exposition que que nous préparons miam je me suis je me je suis associé avec un autre commissaire qui est un universitaire qui est un docteur en histoire de l'art donc on a besoin de ça aussi mais on a besoin d'autres points de vue il faut pas que ça devienne il faut pas que l'aridité je pense coupe les artistes du néophy parce que pas grand public c'est un truc idiot mais le néophite parce qu'on est on est beaucoup de néophit moi c'est mon métier donc je connais bien mais l'art contemporain c'est très complexe aujourd'hui c'est mondialisé déjà donc sil y a des quand j'étais élève aux arts décoratifs à la fin des années 70 je pouvais presque connaître toute l'histoire de l'art contemporain du moment aujourd'hui c'est plus possible y a beaucoup d'artistes et dans tous les continents sur tous les continents l'histoire c'est fait l'histoire du 20e siècle s'est faite uniquement en Europe et aux États-Unis on avait oublié l'Amérique latine on avait oublié le l'Asie on avait oublié le continent africain on avait oublié tout ça et aujourd'hui euh où tous ces artistes sont sont visibles enfin grâce entre autres à à l'exposition de de Jean-Hubert Martin les magicien de la terre à la fin des années 80 exposition qui moi m'a conforté dans ce désir d'aller apprendre ailleurs ne pas rester en France avec votre mouvement de figuration libre vous savez le mouvement c'était une c'était quatre copains en fait c'était ouais mais peu importe maintenant on maintenant ça devient quelque chose d'assez historique c'est le mouvement de la figuration il y a eu il y a eu pas beaucoup il y a eu quelques critiques comme HERV padriol qui sont attachés mais on av on n jamais vraiment eu un appareil critique comme les nouveaux réalistes ou même la figuration narrative vous avez quand même eu une rétrospective il y a quelques années non sur la figuration ou il y Ava eu au à la Fondation Leclerc à l'erno ou oui mais c'était avec tout le mouvement des années 80 en général ou euh en tout cas quand on arrive donc dans cette exposition au Centre pontpidou qui vous est consacré Hervé Diosa quand vous parlez du miam euh on voit bien l'importance que vous donnez en fait à d'autres productions que celle qu'on pourrait euh bah d'ailleurs auquel on pourrait s'attendre en fait pas vraiment quand on arrive dans l'exposition par exemple au centre prompidou il y a un planisphère euh c'est les îles de l'archipel de l'art modeste et puis juste après il y a une vitrine gigantesque d'ailleurs on a peur qu'elle s'écroule euh devant nous remplie de de figurines on voit bien en fait que cette ouverture euh à la fois sur le monde mais aussi sur d'autres objets est presque pardon pour le terme mais des gueules oui oui oui mais c'est ça c'est parce que j'ai C intérêt de regarder ailleurs parce que ma formation visuelle euh je suis arrivé à Paris j'avais 18 ans pour aller aux arts décoratif j'étais allé quelquefis mais la première fois que je je vois une une peinture une œuvre d'art réellement dans un musée j'avais 17 18 ans donc avant je me suis formé en lisant de la bande dessinée en lisant les magazines en regardant les illustrations de de disques et tout ça et tout et et toutes ces choses-là aujourd'hui je pense qu'elles ont une importance elles ont eu en tout cas une importance primordiale dans mon travail et si on regarde un peu l' contemporain autour on s'aperçoit aussi que les artistes puisent là-dedans parce qu'il y a une inventivité alors ça peut être des des objets fabriqués en des millions des millions d'exemplaire mais où on oublie toujours qu'il y a un mod liste au départ qui fait le premier modèle duquel sera duquel on pourra sur lequel on pourra faire le moule que des que que des artisans qui qui font ça pour survivre dans un village au Mexique ou ou au Ghana voyez c'est toutes toutes ces objets qui sont faits par nécessité sans désirer faire de l'art sans désirer marquer l'histoire et qui sont là pour l'entreprisir qui sont souvent inutiles c'est souvent des objets inutiles les objets d'art modestes vous voyez ou les images c'est des choses Oure d'art aussi une œuvre d'art aussi c'est inutileement justement ça se ça justement c'est le le rapport est là et le rapport est là et je cherche ce rapport depuis euh des années et et j'ai j'ai été obligé enfin j'ai j'ai je me suis forcé un peu à vous vou dire le rapport entre grand art et voilà donc c'est pour ça que j'ai un peu séparé à en 2000 ma peinture et mes réflexions parce que le le miam c'est plutôt sur la la réflexion justement de de de ma peinture vis-à-vis des objets des images autres et et de l'histoire de l'art et des autres artistes et donc j'ai s des ça et là depuis l'exposition à la Maison Rouge en 2016 chez mon ami Anto de Galbert la Fondation Anto de Galbert o j'avais enfin réuni le musée mes peintures et mes sculptures donc la partie dirionnous introspective intellectuelle entre guillemets qui est le miam et puis la partie plus dirnous moi je je dis que je fais une peinture biologique quoi c'est comme c'était un de mes bras une de mes bins je fais ça depuis que j'ai 15 ans je sais pas faire autre chose et et donc c'est ces deux parties aujourd'hui et et Michel Gautier a eu l'intelligence justement de d'ouvrir l'exposition avec ces réflexions là et ça pose plein de questions passionnantes terv Di Rosa parce que si on ouvre tout en fait à l'art même des objets de de non art déjà on pourrait se poser la question de pourquoi on le fait est-ce qu'on veut les réhabiliter est-ce qu'on doit en fait reconsidérer notre regard est-ce que c'est aussi pour critiquer les institutions artistique puis il y a une autre question aussi on va les on va les étudier ensemble mais la question du critère de sélection qu'est-ce que vous mettez dans votre vitrine et comment c'est fabriqué d'où ça vient ENIT ça ouvre des chats pouro certaines pourquoi je retrouve dans votre vit au S Pompidou HERV Di Rosa une figurine de Superman et pas il y a des sein il y a le scè de gaouo par exemple Gao R qui est le scè des gaouo en Argentine qui sont aussi des personnages magiques mais vous pourriez tout mettre vous voyez donc en fait quel est votre critère de sélection le critère finalement c'est moi mais par exemple pourquoi vous mettriez pas ma gourde dedans parce que parce que elle elle a une utilité et souvent c'est des objets inutiles euh alors c'est ce que l'Armand c'est pour là que c'est pour ça que les armandestes sont très compliqués c'est pas un genre c'est pas c'est pas un genre comme l'AR brut ou euh euh ou un mouvement comme l'artpova c'est vraiment une une réflexion en regard comment j' sais moi de regarder les choses différemment depuis 45 ans et j'essaie de de de de de préconiser aussi ce changement de regard mais effectivement on peut tout mettre on peut tout faire ce qu'on veut mais c'est pour ça mais du coup c'estd qu'il y a plus rien c'estàd que si tout devient de l'art plus rien nen est oui mais ça c'était le après là on rentre dans le dans le dans les réflexions post du champ avec leur cé du champ y il y a pas du tout de rapport avec le ed maid là moi c'est le rapport c'est le rapport du de l'homme avec les images et les objets pourquoi on fabrique des choses aussi belle aussi enfin moi qui m'intéresse énormément je dois dire que en sculpture aujourd'hui je suis plus intéressé par par les dernières sorties des des des des personnages de de l'univers d'ici qui sont fait par Tod mferlin qui est un grand auteur de qui a ouvert cette cette boîte de de cette fabrique de jouets où où ces jouets ces figurines ce n'est plus des jouets c'est des choses extrêmement précises c'est c'est pour moi de vraies sculpture donc il y a quand même une sélection hein une sélection des choses et c'est soi-même il faut que ce soit fait par nécessité et souvent inutile oui sou mais avec quelque chose enfin après la beauté c'est des c'est c'est très c'est très personnel hein moi je moi je vais au-delà des goûts c'est ça le le j'ai tout le temps été agressé par l'histoire du bon goût mauvais goû parce qu'il y a tout le temps une arrière pensée sociale quelque part vous voyez comme le kitch le kitch c'est un peu le un peu on rigole on s'amuse avec l'esthétique des des des ouvriers l'esthétique du du prét oui mais quand on le reprend et qu'on dit qu'on l'aime c'est finalement pour le tourner en c'est avec second degré c'est avec second degré alors que dans les ARS modestes il y a pas de secondde degré vous êtes premier degré il y a pas que moi les artistes qui me rejoignent au au miam Bernard Buc qui a créé le miam avec moi on a un rapport et et beaucoup d'artistes que je connais on a un rapport avec ces objets un peu dérisoires dirionsnous parfois un vrai rapport quoi mais qui n'a pas chez lui moi quand j'ai avant de de construire le le miam à la fin des années 90 je me suis quand même j'ai regardé quand même tout tout tout ça qui n'a pas chez lui une une étagère alors avant c'était sur les téléviseurs maintenant les écrans PL peut plus mais dans ses toilettes dans son couloir qui n'a pas une étagère avec des boules de neige trois personnages de Pokémon bielonelle bibelot ce qu'on appelle le bibelot le souvenir touristique et cetera ça c'est des champs moi qui me qui me passionne d'objet parce que c'est pourquoi ça a été créé comment par qui on le sait pas on croit que c'est des choses qui tombent comme ça et en fait c'est on pourit c'est aussi y a la valorisation vous savez le miam aussi il a la valorisation de tous ces artisans de la inconnu voilà ça pour moi c'est c'est très important et d'ailleurs vous avez remarqué que toutes les les artisans avec qui moi j'ai travaillé dans le monde entier ils sont tous notés dans le catalogue sur les étiquettes et cetera parce que j'ai travaillé quand quand je partais au Ghana ou au Cameroun j'ai toujours travaillé avec des artisans an qui avait Pinon sur rue c'était des vrais des professionnels donc j'étais ça m'amusait être un client de plus mais dans des dans des techniques dans des manière que que j'apprenais avec eux euh et ça c'était assez int pase non plus et et et donc là je me suis aperçu réellement de la de de la qualité de de tout de toutes ces artisans qui soit en France ou à travers le monde je connais par ex en France une modéliste Catherine Moni qui fait les les les les figurines à l'échelle 1 de de plein de personnages de dessin animés de Ban dessiné c'est extraordinaire la manière dont elle travaille voyez moi je je place ce travail làà très haut finalement mais on voit à quel point hervé Di Rosa et vous l'avez dit par le milieu dont vous venez l'importance aussi que vous accordez aux modèes vous vous venez de dire je n'étais pas allé voir une exposition j'ai pas vu une œuvre d'art à Paris avant mes 17 18 ans euh comment vous avez eu l'idée alors de devenir artiste pourquoi comment ça vient quand on sait pas ça me le demande toujours et Fran c'est très difficile parce que je me suis toujours artiste j'ai toujours pensé que je fis re artisan comme vous le disiez oui j'aurais pu être artisan j'aurais pu être illustrateur euh pas hauteur de Ban parce que la banessiné c'est une passion pour moi mais je suis trop c'est c'est un travail de bénédictin la banessinée il faut être très discipliné je le suis pas assez je suis travailleur je suis pas féia mais je suis pas assez discipliné il faut j'aime bien les de transmettre une énergie je transmets pas forcément des histoires dans mes peintures mais j'essaie de transmettre une énergie une une sensation quoi hein donc ça il faut que je je le fasse ça répond pas question même si tout le monde l'a déjà posé avant donc vous savez depuis tout petit euh j'habitais dans un quartier très populaire à 7 le quartier haut euh et tout le monde jouait dans la rue au foot et tout ça il y avait les bagares et cetera et moi ça me ça mfiait donc j'allais à l'école à pied vous savez c'est une petite ville et tout ça et j'étais ma mère me raconé que depuis l'âge de de 7 8 ans je m' enfermis chez moi à dessiner et comme la la je n'avais la perception que de la bande dessinée à cet âge- là je n'avais pas vu je savais pas qu'on pouvait faire d'autres ça il y a après au fur et à mesure les couvertures de de disques de de de disques ça ça aussi une grande importance c'est des images très fortes et et au fur et à mesure metétalurlandan a remplacé Spirou et après harpress a remplacé mettalurl vous voyez au fur à mesure j'ai eu un glissement et et et et j'ai senti que et très vite à 17 18 ans j'ai senti que l'espace de la galerie et de musée c'est là où j'avais le plus de liberté parce que j'ai essayé de publier parce que moi ma passion c'est les la publication tout ce qui est imprimé les livres vous ait des Magin énorme colle deiné livres illustr c'est vraiment et donc quand je suis arrivé à Paris je pensais publier ce que je faisais et on m'a vite rappelé que c'était pas que c'était pas ma voix et d'ailleurs entre autres notre notre regretté George volenski qui m'a qui m'a beaucoup aidé il m'avait publié dans Charlie Mensuel il y avit mensuel à l'époque s'appelait Charlie où on publie très bonne band desessin internationale de qualité et il m'avait dit bon je publie deux fois quatre pages il m'a dit mais ne reviens plus toute façon tu as aucune chance c'est mal dessiné et il y a pas histoire oui mais ce qui ce qui est fou c'est que du coup vous vous dites bon bah il y a c'est mal dessiné c'est mal écrit mais vous vous dites bah alors je vais faire de la peinture parce que quand on découvre votre première peinture au au Centre Pompidou elles sont quand même immenses faut avoir les les les conditions matérielles enfin l'accès aussi à ces à ces matériaux le le et puis l'envie quoi des fois je vous savez il y a eu aussi une chose importante à ma vie c'est les rencontres je pense qu'on est on est rien tout seul et euh je on s'est rencontré a auert Combas je devis avoir 13 14 ans au beauzard de 7 donc qui qui fait partie de la bande de copains figuration un grand peintre aussi et l'autre que j'ai rencontré François Boiron que je rencontre quand j'arrive aux ardéco c'est mon premier ami j'arrivais j'étais tout seul j'arrivais de 7 à l'École Nationale supérie art décoratif ça a été mon premier ami et ça reste un de mes un de mes amis et donc et on avait cette même envie on avait cette même envie de faire des images d'être artiste mais surtout faire des images parce qu'on est entouré de concepts de réflexion vous savez c'était vraiment cétait sérieux quoi c'était les années voilà lesannées 70 c'était assez asétique c'était l'ARM minimale et tout ça et on voyait très peu de peinture à part la Figuration Narrative et là ça m'intéressait moins personnellement parce que j'étais pas très passionné par des des peintures qui des peintres qui travaillaient à la photographie voyez j'avais un problème avec ce avec ce passage là et donc il y avait rien de ce côté-là et donc on a on a fait alors nous avons eu la chance aussi d'être accepté parce que vous savez en France on n'invente rien jamais malheureusement et comme comme ça marchait bien pour les artistes expressionnistes allemand et les artistes de la transavantgarde italienne certains on se sont dit ah ben voilà la la peinture française qui qui revient et puis voilà et puis comme ça ça a été comment vous pourriez décrire la figuration libre parce que vous avez fait la distinction avec figuration la figuration libre ça se ça SEO ça ne ça ne on peut pas en parler parce que les quatre artistes qui se revendiquent ce mouvement Rémi Blanchard François Boiron Robert Combas et moi on est très différent quoi vous voyz des peintures de quoi il y a des figures en fait oui oui ce qui ce qui c'est la peinture figurative une peinture liée qui assume aussi bien euh sa généalogie artistique sérieuse et savante mais aussi les arts populaires l'influence par exemple chez Robert Komba c'est le rock and roll chez François Bon c'est la télévision moi c'est la bande desessiné les comics chacun on a un peu son domaine de privilégtion le regret Rémy Blanchard lui était beaucoup intéressé par les contes et donc vous voyez c'est voilà mais c'est toujours de la figuration de l'image parce que il y avait aussi un truc très simple c'est que la la la peinture et le et le moment et le et le médium le plus démocratique parce que quand j'étais aux ardécon essay de me faire croire que la photo la vidéo l'installation C c'était accessible à tous que c'était beaucoup plus important pour justement dit aussi par exemple avec les smartphones où pe dire al mais pour la peinture il suffit d'avoir un morceau de papier un morceau de toile qu quatre pinceau tout le monde va comprendre que c'est une œuvre d'art euh pour la la vidéo tout ça même avise Barton il faut avoir un smartphone il faut le monter enfin et cetera et cetera enfin là c'est plus difficile aujourd'hui je pense d'avoir un chevaler avec une grande toile et non parce qu'en fait j'ai jamais eu de chevalier vous savez au début je peignais sur des draps de lit et des morceaux de carton donc je l'ai piqué au mur et j'avais une chambre qui devait faire quand j'ai fait la première étoile là-bas qui en 83 j'avais encore un studio qui devait faire le le quart de votre studio ici vous voyez et je faisais tout dedans et je mettais une peinture au mur je la piquais et je quand on a envie de faire les choses les les le lieu et les matériaux n'ont pas de de prise quand vous avezement une nécessité voyez une nécessité nécessité de peendre vous pouvez toujours trouver donc ça c'était dans les années 80 je vous propose Hervé Diosa qu'on passe à la suite on en a un petit peu parler mais pas tant que ça en fait c'est le tour du monde que vous avez fait à partir des années 90 la passe de kodjac est soigneusement entretenue par l'armée et grimpe à travers des pierers fumants auas de la seconde rampe le moteur s'étouffa il n'y a vraiment que les voyages à pied cette voiture nous l'aurions bien donné mais à qui pas une âme à 30 km à la ronde on nettoya sans tropis croire le distributeur et les bougies on régla l'avance le soleil était au zénite nous n'avions plus de cigarette en outre la fièvre me rendait si maladroit que j'engageais la main gauche dans le ventilateur qui m'entaille à quatre doigts jusqu'à l'os et m'envoya dinguer sur la route le souffle coupé par la douleur Thierry m'enveloppa la main dans des serviettes pour arrêter l'hémorragie et c'est la seule occasion du voyage où la morphine que nous emportions trouva à s'employer elle fit merveille pousser tiré poser des cales avec cette main hors d'usage m'a paru comme une plaisanterie à 5h nous étions en haut un vent frais nous balayait la figure du sommet on aperçoit la tâche lépreuse de la ville de chaman et le plateau afghan qui s'étend vers le nord à perte de vue dans une brume de lumière et Bruce Chatwin aussi j'aimais beaucoup Nicolas Bouvier l'usage du monde on vient d'entendre une lecture par Igor medinski c'était sur France Culture page arrachée à Nicolas Bouvier c'est votre livre préféré vous étiez en train de me dire on vous a un peu entendu quand on que que vous êes ça été ma bible lors de des premiers voyages en tout cas quand je suis parti d'abord et vous devait partir avec lui à un moment donné et oui parce que j'avais rencontré àabeba où j'avais posé mon atelier sur l'avion de retour un type qui trafiquait l'or je sais pas quoi et en fait en parlant il me dit mais j'habite à côté de Nicolas Bouvier il habitait à Genève ou à Lozanne je me souviens plus j'habite à côté de chez lui donc je lui avais donné le le catalogue juste on venait d'éditer le catalogue du travail sur les du travail que j'avais fait sur l'Éthiopie à dis béb et avvec mon numéro de téléphone mais bon et un jour j'entends le téléphone sonner et c'était Nicolas bouvie au téléphone et ça ça m'a vraiment euh et qu'est-ce que vous vous êtes dit et en fait je lui dit que je voulais le contacter parce que j'avais envie je commencais à préparer le projet pour Bindu qui est un village qui est à côté de de hoshimin City au Vietnam avvec la laque c'est le projet avec des peintures de lac et de nacre et j'avais envie qui m'accompagne enfit qui qui crée le texte du catalogue parce qu'à chaque étape il y a un catalogue il y a un livre et puis il a il sblble intéressé alors il me racontait ah oui mais ça me fera plaisir de revenir à Saigon tu sais il me disait à l'époque j'y suis allé mais j'étais sur les les les cargot et en fait on descendait juste une nuit pour aller voir les et tout ça il me raconta des trucs comme ça c'est assez c'était assez formidable don il avait envie et puis après il il est tombé très malade et il est mort malheureusement j'ai j'ai pas eu cette la chance de le rencontrer je lui ai parlé deux fois au téléphone ça a étéit déjà énorme pour moi parce qu'il y a beaucoup de de d'écrivains qui m'ont quand j'ai commencé vraiment à voyager parce que dans les années 80 j'ai beaucoup voyagé mais c'était principalement en Europe aux États-Unis oui et puis c'était presque dans un cadre de la figuration lit professionnel alors que là quand vous partez dans les années 90 çave direosa c'est un peu euh mais je pars pas un touriste je pars tout le temps avec un projet précis pour travailler oui mais c'est aussi un peu hors cadre disons c'est un peu une manière de rompre avec ce avec quoi vous enfin ce sur quoi vous étiez attendu en tout cas vous l'avez fait dans cette idée de rupture tout fait oui rupture et puis moi je je m'ennuyé un peu à vrai dire et tout ça et puis je voulais savoir justement j'avais eu cette envie de voyage que j'avais vraiment effectué dans les années 80 aux États-Unis c'était vraiment des vieux rêves ça partir habiter à New York partir à Los Angeles tout ça puis au Japon aussi mais c'était et dans pas mal de pays d'Europe aussi où il y a des expositions mais mais le continent africain voyait à 7 il est en face et finalement je connaissais je allé une fois au Maroc mais voilà je connaissais pas l'Afrique subsaharienne et c'est de là que c'est de là que venaent dans les années 80 les premières images les enseignes de coiffeur les toutes ces images peintes en Afrique de l'Ouest qui qui refondent leur publicité avec moins de moyens finalement et qui ont inventé une technique là par dans le cas de la des enseignes africaines ils ont inventé une technique d'après photo euh qui est très particulière c'est juste des quatre des six couleurs de cinq couleurs en peinture glycéroptalique euh aidé par de l'essence on achète l'essence en fait pour mélanger achète l'essence à la boutique à côté qui vend des mobilettes en fait voyez c'est tout notre il à chaque fois c'est tout un cadre différent quoi de et c'est ça que vous vouez c'est pour ça que vous êtes parti à V Rosa c'est vous rêviez de découvrir d'autres techniques je voulais que ma peinture soit dévoyée par les autres en fait elle soit transformée dévoyée oui parce que vous savez euh en fait par que vous voilà parce que par exemple les les les ologues pensent on parle de du continent africain il il déteste par exemple les colons qui sont des statutes que les les fétiches des faux fétiches représentants des blancs que les les les sculpteurs africains faisaient pour vendre blanc par nécessité pour ouvrir un marché et et moi je trouve que et moi je collectionne les colons l'art africain tradistagnol bon je j'aime beaucoup mais ça m'intéresse pas réellement en fait ce qui m'intéresse ce moment où une connaissance une pratique rencontre une autre c'est-à-dire nous l'Occident l'industrialisation les habits les armes les voitures et cetera et il y a des des œuvres étonnantes là qui se font à ce moment-là voyez c'est alors que les ologues appellent ça ils s'intéressent pas à ça il il parl de Nar africain des voyer Afric traditionnel dévoyer et moi je m'inscris dans ça je m'inscris que dans le fait que la main de l'autre on travaille avec d'autres euh je veux pas qu'il refasse ma maquette ou qu'il refasse exactement ce que je veux je veux qu'il fasse euh comme il a l'habitude de faire avec mes images avec mes histoire mais justement vous l'avez dit Hervé Di Rosa vous vous détestez enfin vous y êtes pas allé comme un touriste euh voilà déjà vous aviez un projet mais on voit bien que derrière ce mot de tourisme il y a aussi le le refus juste de venir piquer des choses vous avez pas eu peur à un moment donné dans votre tour du monde où il y a 19 étapes de vous dire je prends ce qui est bon à certains endroits et puis c'est moi Hervé Diosa qui m exposéou l'appropriation mais en fait je je c'était de le contraire alors peut-être que je me je me trompe mais le contraire c'était que je je voulais montrer et faire voir qu' avait des grandes pratiques et des images et des objets fabriqués dans tous les coins du monde et qu' étaient qui étaient aussi beau et aussi fameux que les nôtres et que ces techniques là que ce soit quand on on tresse les câbles de téléphone à durbane en Afrique du Sud euh quand on y a on fait aussi des tableaux de perles là-bas quand on on incruste la nacre et qu'on doit recouvrir de 10 couches de lac ceux qui prennent des mois et des mois voyez je j'aiessayé de valoriser parce que c'était pas très utilisé auourou le côé collectionneur en fait voilà et aujourd'hui mon projet c'est vrai que je me suis un petit peu arrêté à Lisbonne parce que d'habitude un projet du entre 2 et 4 5 ans là ça fait une dizaine d'années que j'y suis je mais parce que j'ai c'est une une réflexion plus profonde aujourd'hui il y a beaucoup d'artistes dans ces sur ces continents qui n'existaent pas dans les années 80 vous voyez les artistes africains moi j'ai eu la chance par exemple pour le projet du Bénin de le fa de le faire avec l'aide de Romu à laazoué qui m'a qui était à Portonovo qui m'a monté tout l'atelier qui a été était vraiment formidable et il venait juste d'exploser au magiciens de la Terre vous voyez c'était le début des années 90 et ça c'est C aujourd'hui les on voit qu' par ex j'avais un projet en Inde je voulais aller dans le dans le nord de l'Inde faire de la miniature et je me suis aperçu qu'aujourd'hui il y a des plusieurs artistes indiens qui font une miniature contemporaine extraordinaire qui reprennent à leur compte aussi et qui n'ont plus besoin de VOUS d'une certaine manière voilà moi ils ont peut-être jamais eu besoin de moi hein mais en tout cas moi j'avais moi à cette époque là j'avais envie de valoriser ces techniques là aujourd'hui et je ne voulais pas aussi aussi ce qui m'embêtait aussi à un moment donné c'était le côté d'exotisme de l'illeur du lin c'est pour ça que j'ai fait un projet en Corse j'en ai fait un à Miami voyez j'en ai fait un à Séville des endroits plus près de N parce que voilà parce que le le le le le projet n'est pas l'ailleur absolu le projet c'est d'autres pratiques d'autres personnes c'est des mains et des cultures qui fabriquent des choses et et et ces productions là je m'y intéresse et j'ai envie de profiter de ce savoir par exemple quand je fais des sculptures au Cameroun je leur dis faites-moi la main ça les tout ce qui est peinture j'apprends hein j'arrive mais ce qui est par taille de bois les grosses sculptures taillé dans les gros Tron dans un seul truc à coup de machette et de Tron sonneuse ça je dois dire j'auraai plus de mal mais ce qui m'intéresse aussi c'est que lui cet artisan là a l'habitude de faire des des fétiches et donc je lui demande de faire un bras ou une main comme il le fait habituellement mais il va la mettre à la place et sur un personnage qui est de moi voyez il y a vraiment et et je suis à chaque FO voilà étonné et surpris alors c'est pas une rencontre comme entre artistes j'ai fait des choses en collaboration avec romazouet avec hriobaille bien sûr avec François Boiron et cetera mais là c'est une collaboration avec un artisan c'est plutôt parfois j'ai l'impression d'être comme un chef d'orchestre qui dirige des instruments que lui ne sait dont lui ne sait pas jouer vous voyez c'est un peu ça l'idée parce que sur le projet Caméroun sur le projet au Mexique il y avait une quinzaine d'artisans dans le coup hein même au Cameroun il avait plus beaucoup plus parce que il y avait un atelier pour le bois un atelier pour la perle un atelier pour le bronze vous voyez alors c'est vrai qu'aujourd'hui comme euh aujourd'hui enfin les artistes de du continent africain sont célébrés on les voit et tout ça j'ai moins d'appétance voyez par exemple j'ai travaillé avec Almighty God l'atelier d'almighty God à Kumassi un atelier de peintre d'enseigne mais lui est un artiste de son côté il s'appelle aquam àoto il a son son travail d'artiste mais là j'ai pas consigné avec lui parce que je travaill avec son atelier donc c'est ses assistants souvent qui mettaient leur Touch et cetera lui n'est pas beaucoup intervenu vous voyez c'est la différence et qu'est-ce qui vous inspire encore aujourd'hui hervé Di Rosa alors parce que vous avez eu la figuration libre vous avez fait le tour du monde il y a les collections j'ai pas fait le tour du monde il y a ple je suis jamais allé en Chine je suis jamais all en Chine par exemple je connais pas la Chine je connais pas l'Australie bon ça peut-être qu'on peut s'en passer je sais pas bien qu'il les aborigènes et il y a toutes les cultures quand même native en Australie qui qui semble êtreé j'ai envie de partir au Brésil par exemple voilà vousz pas renoncé à ça mais aujourd'hui il y a le miam et tout vous l'avez dit vous avez 64 ans c'est ça ouais donc là qu'est-ce qui vous inspire encore au aujourd'hui là il y a une rétrospective de vous au Centre Pompidou vous AZ figurez-vous aujdi ouais aujourd'hui en fait je fais ce que je n'ai pas fait quand j'étais jeune je vais au Louvre ah alors qu'est-ce que c'est alors raconteous VO et là c'est vrai que depuis 4 5 ans depuis 4 5 ans c'est un voyage aussi hein des fois on part loin question parce que Nicolas Bouvier m'avait dit ça au téléphone il m'avait dit vous savez vous êtes comme moi il y a des gens comme Jul verm il peuvent rester chez eux et et aller de la Terre à la Lune faire trois fois le tour du monde et écrire tranquillement chez eux et nous on a besoin de se déplacer m'expliquer qu'il travaill après quand il rentit chez lui mais et c'est vrai comme moi on a besoin du déplace j'ai besoin du déplacement je peux pas rester dans mon tout le temps tout le temps et là c'est un vrai voyage pou j'étais pas aller au Louvre depuis des années c'est vrai au début des années 80 je m'intéressais pas du tout à la peinture avant le 20e siècle voilà ça m'intéressait à partir de l'impressionisme à partir voilà et c'est vrai qu'aujourd'hui depuis là ça fait depuis 7 8 ans je relis alors je recopie à ma manière certaines certaines peinture comme la bataille de Saint Romano de Paulo Chello voyez des gros chef-dœuvres pour essayer de les comprendre en fait c'est comme un voyage à travers de plus immobile d'une certaine manière plus immobile mais assez intense parce que ça remet les choses en question c'est pour ça que jamais j'ose dire que je suis peintre je dis que je pein des images parce que être peintre ça veut dire être comme Palo ello franchement je m'en sens pas merci beaucoup hervé Di Rosa j'aurais pu encore vous poser énormément de question CH Oui c'est passé trop vite merci merci à vous mais non mais merci à vous de vous l'exposition RV Diosa le Pass monde c'est au Centre Pompidou c'est jusqu'au 26 août je nomme le commissaire de l'exposition Michel Gautier qui nous a fait une très belle visite et c'est lui qui a vraiment il faut reconnaître que c'est lui qui a fait toute l'exposition hein alors merci à lui j'en profite aussi pour signaler que l'on peut donc aller au miam votre musée international des arts modernes c'est à 7 que dès le dès que le 27 juin on pourra y découvrir Bauda dugli l'autre histoire de la peinture c'est jusqu'au 10 mars 2025 enfin pour finir pendant que vous êtes en train de vous étouffer avec votre verdau Rosa nous allons écouter une chanson nous en avons choisi deux l'une des Kings l'autre du groupe suicide su laquelle souitez-vous écouter là c'est dur c'est les deux préférés je vais mettre les Kings parce que comme on est dans la journée quand même suicide c'est plus dur pour les [Musique] [Applaudissements] [Musique] gens get started not like everybody else not like everybody else i'm not like everybody else i'm not like everybody else and I don't W around like everybody else and I don't live like everybody else and I say that like everybody else [Musique] voilà pour les Kings vous avez eu votre chanson de d'adolescent Rosa merci encore à vous merci à toute l'équipe des midi de culture qui sont préparés tous les jours par anis Laura du PZ Cyr marchand th corler réalisation Louise Andr prise de son Jérémy Koffman pour écouter cette émission rendez-vous sur le site des midi de culture et sur application Radio France