Colère des agriculteurs: la Coordination rurale s'exprime après son rendez-vous avec Gabriel Attal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
alors bonsoir à tous donc la Coordination Rurale était reçue ce soir pour échanger sur la crise que nous subissons tous nous autres agriculteurs nous autres qui nous levons tous tous les jours de la semaine pour travailler 70 heur et plus par semaine notre secteur qui vit une crise dramatique mais ce n'est pas nouveau avec un secteur qui est touché le beaucoup touché par les suicides par la détresse financière dans notre secteur et cette détresse financière touche aujourd'hui 40 % des exploitations selon les chiffres du ministère donc nous avons échangé lors de ce rendez-vous avec le Premier ministre et ses conseillers sur les solutions à apporter à très court terme à nos agriculteurs sur le terrain nous attendons ces réponses le plus rapidement possible les première mesur à mettre en place selon nous c'est bien de répondre à tous ces problèmes de très trésorie les agriculteurs aujourd'hui qui malgré leurs heures de travail malgré tout ce qu'on peut avancer par rapport à la loi égalim ne couvre plus leur coût de production donc nous demandons une année blanche par rapport aux échéances bancaire pour que soi reporté ces échéances en fin de prêt avec une prise en charge par l'État première mesure deuxième mesure pour faciliter et renflouer les trésoreries le paiement de tous les dossiers qui sont encore en retard par rapport au problèmes sanitaires la MHE la grippe aviaire par rapport aux problèmes liés aux catastrophes naturelles que sont les tempêtes les inondations donc l'intervention rapide pour tous ces dossierslà enfin pour alléger nos trésoreries ou du moins ne pas les pénaliser dans les mois à venir le point sur le GNR donc le Gadal non routier pour lequel il a été décidé une augmentation des taxes qui bien sûr représente un coût supplémentaire pour nos exploitations de 5 à 10000 € par an donc nous demandons un retour en arrière une exonération totale de nos carburants pour que justement c'est ça n'impacte pas nos trésoreries également que les taxes par rapport à l'électricité par rapport à l'énergie nous soit bien encadré pour la pérennité de nos exploitations voilà pour les mesures liées aux trésoreries je laisse Christian poursuivre donc les premières mesures concernant bien sûr l'aspect des taxes hein donc je reviendrai pas sur ce qu'a dit la Présidente c'est l'ensemble des taxes qui touche l'énergie l'agriculture n'est pas en mesure de supporter davantage dans la mesure où on ne peut pas répercuter sur nos coûts de vente on peut on peut pas répercuter davantage après on est rentré sur des mesures fiscales plus en terme de succession don la loi de orientation indique quand même des des axes particuliers pour l'installation des jeunes alors il y a un moment on ne sait plus faire on ne sait plus faire on a on a nous-même des exploitations on est dans l'élevage mais c'est vrai je pense que pour pour l'ensemble des productions sans mesure d'accompagnement fiscal pour transmettre les exploitations même à nos enfants il y a il y a plus de solution donc nous on demande une une mesure assez clair c'est qu'il y ait plus de frais de succession pour la transmission de nos exploitations dans le cadre familial à la ordination rurale on défend d'abord les exploitations de type familial après les autres mesures c'est c'est les mesures administratives de en terme de contrôle là-dessus on on a demandé qu'il a un moratoire au moins d'une année que les contrôles peuvent rester pédagogiques mais sans aucune application de sanction à la clé les agriculteurs n'en peuvent plus ils ne savent plus quand ils remplissent leur dossier pack quand il y a un changement de météo on doit modifier certains assolements sait jamais quel type de sanction on va avoir et je pense que ce ce ce niveau de pression sur les agriculteurs il doit cesser donc si les contrôles doivent continuer il faut que pendant une année il soit à terme pédagogique pour que et du côté des agriculteurs et du côté de l'État on tire les conclusions de ce truc quelles autres mesures on a encore passé parce que bon on remercie quand même les servic du Premier ministre là qui ont été longuement à notre écoute multinational tu veux que je parle multinational é vas-y je te laisse continuer là-dessus alors je je poursuivrai avec un un autre point que nous avons abordé parce que le syndicat Coordination Rurale que nous représentant défend des prix pas des primes et à ce sujet- là il revient à l'état de contrôler où va l'argent tout où vont tous les bénéfices réalisés par l'industrie agroalimentaire beaucoup d'entreprises avec lesquelles nous travaillons y compris des coopératives réalisent des bénéfices qui sont plus ou moins important mais qui sont en augmentation mais ces entreprises agissent à l'échelle internationale et il va il est du rôle de l'État de contrôler s'il n'y a pas une délocalisation de ces résultats cet argent-là doit revenir et servir à payer les agriculteurs pour les maintenir sur le territoire il en va de la survie comme l'a dit Christian de nos exploitations pour que nos exploitations reste familial et transmissible pour justement la pérennité et que nos jeunes quand ils s'installent s'installent sans que ça ne soit un Paris enfin je finirai par rappeler que nous avons échangé sur à l'échelle européenne il y a une échéance qui est le 1er février le président Macron ira négocier justement certains points au niveau de l'Europe et j'espère qu'il ne faudra pas attendre ce 1er février pour avoir des mesures en tout cas nous comptons beaucoup pour que les discussions qui seront menées au niveau de l'Europe se concrétisent par une simplification non pas que pour la France qui en a certes plus besoin que d'autres pays parce que nous avons la réglementation l'administration mais nous avons surtout la surtransposition donc nous voulons une simplification partout en France et rapidement donc voilà un échange constructif nous attendons des réponses rapides on l'espère peut-être d'ici la fin la semaine en tout cas nous allons relayer sur les points de de blocage partout en France qu'à l'instant où on se parle et ben on continue à siéger et que on attend ces mesures avant de quitter quce que vous a dit qu'estce que vous a répondu le Premier ministre à quel sujet le ministre a surtout été à l'écoute c'est sûr que les mesures qu'il va annoncer il nous les a pas annoncé directement je pense que les mesures tant sur le ce qu'on vous a énoncé avantin sur les Suppr enfin suppression l'arrêt de l'augmentation trouver le mécanisme par rapport à ces taxes sur l'énergie on est confiant on pense qu'il y aura quelque chose mais d'ailleurs c'est un signe indispensable pour les agriculteurs ça c'est le premier signe la simplification administrative au niveau global donc au niveau européen on sait que c'est pas le même niveau par contre ça prendra un peu plus de temps par contre il y a des choses qui sont possibles au niveau français on a parlé de l'fb ces manières d'intervenir et tout dans les exploitations c'est pareil ça fait partie des contrôles tel qu'on vous les a définis qui veulent continuer les contrôles c'est bon mais pendant une année c'est stop aux sanctions là-dessus quel est votre sentiment sur la perception qu'a eu le premier ministre de vos propos vraiment à l'écoute moi j'ai l'impression vraiment à l'écoute et il a bien compris que le premier problème du terrain c'était celui de la trésorerie et celui de ce poids que représente les normes donc on espère justement des réponses rapides par rapport aux trésoreries pour les soulager il a bien compris que des agriculteurs qui attendent plus de 1 an pour percevoir des indemnités pour des animaux qui n'ont pas pu vendre parce qu'il y a eu un problème sanitaire et que ces animaux ont dû être abattus pour ne pas être commercialisés ce n'est pas aux agriculteurs de supporter ces surcûts on comprend que sur la simplification ou que sur les contrôles il y a des choses qui peuvent être envisagées rapidement sur le GNR ça paraît peut-être moins simple est-ce que toutes ces réponses là sont indispensables tout de suite ou est-ce que vous saurez rentrer dans une discussion sur du plus long terme en tout cas il a bien compris et on l'a bien assisté là-dessus le problème des trésoreries doit être réglé rapidement il ne il n'est plus possible aux agriculteurs d'attendre de faire les banquiers pour l'État alors même qu'ils n'ont rien demandé les crises on les subi il faut faire vite pour que ceux qui par exemple ont tout perdu avec les tempêtes puisse repartir en production on ne va pas attendre que des dossiers soient complétés il en a parlé il a bien compris que certains agriculteurs qui voulaient agir trop rapidement pour remettre en état leurs outils n'allaient en théorie ne pas être indemnisé parce qu'ils avaient démarré trop tôt là-dessus il a dit ils allaient revenir dessus donc soyons bien plus souple les agriculteurs font tout pour remettre leurs outils en état pour reproduire certains dans les tunnels dans lesquels il y a du maréchage ont tout perdu si on veut que ces cultures puissent être remises en en terre pour la saison prochaine et bien il faut que ça soit réparé et très vite demain c'est à Bruxelles que vous faites entendre votre colère enfin notre colère bien sûr nos revendication demain on est à la rencontre des députés européens puisquon sait que c'est il y a un niveau là-bas il y a après il y a une déclinaison en France bon le ministre est à l'écoute et il a bien compris que les agriculteurs ne vont pas satisfaire d'annonce de communication on est plus dans la communication maintenant il nous faut des action il nous faut des décisions concrètes c'est sûr qu'elles ne vont pas arriver sans doute en 24 heur mais par contre il a bien compris que toute façon le pour que les agriculteurs recommencent à espérer sur quelque chose il faudrait qu'il y a des annonces he on a pris le temps de détailler des choses assez dans le détail hein on a nous-même des exploitations on a nous-même des enfants on arrive même pas leur transmettre nos outils dans un cadre familial donc si bon si s'ils sont plus forts que nous qui nous amèent leur meilleur spécialiste en matière financière pour nous expliquer comment faut faire donc là-dessus je pense qu'il a été à l'écoute il a il a compris euh derrière ça il faudrait qu'il y a des mesures sinon les agriculteurs ils ne vont pas s'arrêter là il y a une désespérance qui s'est vraiment installée hein quand est-il de la mobilisation justement en réunion qu'alz-vous dire à votre base à ceux qui sont et bien écoutez il y a chaque jour seit sa peine il y a demain euh demain on verra les coups qu'on a au niveau du Parlement européen il y a des décisions qui se prennent là-bas mais qui seront de beaucoup plus longues àine que celles qui peuvent prendre au qui peuvent être prises au niveau du pays donc on vous a parlé d'un certain nombre de mesures qui peuvent être prises de manière immédiate pour donner quand même le signe comment je vais emprunter cette phrase à un auteur là où il y a une volonté il y a un chemin donc maintenant on attend que sur le chemin il y a des des vrais jalons qui soient posés qu'z-vous dire auxriculteurs qui sont encore sur les routes vous allez le dire vous pas vous êtes entendu le gouvernement vous entend ou alors vous allez leur direonsnous et confons à bloquer alors je dirais plutôt la deè la deuxième alternative c'est un signe de révolte et on encourage tous les agriculteurs à nous rejoindre sur ces points de blocage c'est l'occasion nous sommes tous ensemble c'est l'avenir de tout le monde c'est l'avenir de nos jeunes c'est l'avenir de nous autres qui sommes les futurs retraités si ce combat n'aboutit pas à un recentrage vers de l'agriculture familiale de l'agriculture qui est transmissible et que les mesures ne sont pas prises dans ce sens alors demain nous irons vers une agriculture industrialisé financiarisé et ce n'est pas le combat de la Coordination Rurale non je ne sais pasù c'est que vous avez entendu des propos comme ça chaque fois qu'on a des propos on entend ça partout dans la société on veut on veut nous qualifier vers un extrême je crois que les propos qu'on porte c'est nous-même qu'on les porte demain on expliquera ça à Bruxelles cette politique basée sur les aides on voit bien où c'est que ça a amené l'agriculture je prendrai un exemple qui est un peu macabre mais je dirais que les aides soutiennent l'agriculteur comme la corde soutient le pendu hein donc cette politique là on sait où c'est que ça nous amener donc aujourd'hui quand je me suis installé on était on produisait plus qu' avait on était dans une période de quota je vais finir ma carrière on va être dans dans dans un manque au niveau de l'Union européenne il y a quand même cette politique là elle est à remettre à plat elle est à remettre à plat je pense que la souveraineté d'un pays la souveraineté alimentaire ça commence par notre pays bien sûr au niveau de l'Union européenne mais c'est pas dans le cadre des échanges internationaux avec la liberté totale on on a vu o c'est ça amener l'agriculture donc il y a des mesures fortes à prendre au niveau du Parlement européen il y a des partis qui qui porte certaines mesures on les rejoint sur certains points ou il nous rejoignent sur certains points c'est comme vous voulez mais ça va c'est on n'est pas affilié à un parti politique est-ce qu'on a alors en tout cas dans certains départements les rassemblements sont inter syndicaux il va de notre avenir c'est bien pour ça que nous sommes tous ensemble dès que nous nous pouvons euh quand nous avons lancé la journée du 25 janvier euh même si elle pouvait paraître tard pour certains et c'est pour ça que certains départements ont démarré avant euh l'idée la question ne se posait pas mais aujourd'hui euh là où il y a des rassemblements même s'ils sont organisés par d'autres syndicats ou des personnes non syndiquées euh nous autes nous disons à T tous les agriculteurs mais allez-y allez-y la C fédération c'est prête ce matin à faire faire un pas vers les autres syndicats ou en tout cas vous rejoindre sur certains points est-ce que vous seriez prêt au niveau national à former un peu une alliance entre les différents syndicats sur certains points alors nous nous défendons une agriculture familiale une agriculture protégée une agriculture qui aujourd'hui est dépendante de l'Europe une Europe qui nous mène une politique du en même temps le en même temps ultralibéral avec ses accords de de libre échange avec ces importations de produits ne répondant pas à nos normes et d'un autre côté ultra écolo alors oui la Confédération paysane peut rentrer en mouvement mais je pense qu'il faudra qu'il mettent aussi un peu d'eau dans leur vin sur ces mesures qui pousseent à la dagriculturation à la déproduction à cette décroissance qui justement n'est pas bonne pour notre souveraineté alimentaire non et là-dessus si je peux compléter on n'est pas dans une guerre syndicale je pense que beaucoup d'agriculteurs ont rejoint le mouvement bon on est éleveur on sait ce qui s'est passé avec notre collègue dans l'accident de cette nuit quand on est éleveur ça veut dire que le matin normalement on est à 6h dans nos animaux quand on boit le café qu'on voit ça à la télé il y a pas besoin qu'elle fasse partie de notre syndicat pour qu'on soit tous très triste plus sur la question des négociations commerciales et des accords commerciaux internationaux c'est pas quelque chose sur lesquel vous pourriez vous rejoindre sur ce point-là quand nous avons discuté justement avec ce qu'on pourrait qualifier d'évasion fiscale ou de fuite de revenus au niveau français le Premier ministre nous a bien dit que c'était des pratiques très courantes dans d'autres secteurs d'activité et que justement il pourrait aussi mettre les projecteurs sur le secteur de l'agroalimentaire ce qui pourrait justement peut-être ramener un peu de valeur valeur ajoutée auprès des agriculteurs merci à vous alors on à bientôt mer au revoir
Gabriel Attal