Débat : les écoles privées trop élitistes ?
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bienvenue dans ce club des territoires bonjour Pierre ououia merci beaucoup d'être avec nous sénateur communiste des haut scè vice-président du Sénat bonjour Stéphane piennoir merci également d'être avec nous sénateur les républicains de menélois et bonjour Emmanuel Lucas merci d'être là vous êtes journaliste à La Croix chef du de la rubrique famille dans ce quotidien et à lire toute la semaine dans la croix votre grand dossier sur les écoles privées elle rencontre un succès grandissant et sont de plus en plus la cible de critique politique vous répondez à plusieurs d'entre elles toute cette semaine dans la croix commment son-elles financés sont-elles suffisamment contrôlés sont-elles tropélitistes on va en débattre Steve avant d'ouvrir le débat quelques précisions avec vous comment fonctionne l'enseignement privé en France alors il est régi par la loi dite Debray de décembre 1959 loi qui reconnaît et garantit l'existence de l'enseignement privé le texte organise en fait les rapports entre l'État et ses établissements il établit la distinction qui existe encore aujourd'hui dans le privé avec d'un côté des établissements dit hors contrat et de l'autre des établissements sous contrat avec l'État ces structures ont l'obligation de suivre les programmes scolaires officiels les enseignants donnent cours dans le respect du principe de laïcité mais ell profite aussi d'une large autonomie ces structures par exemple en matière d'inscription des des élèves mais aussi de recrutement des enseignants qui sont employés et rémunéré par l'État a noté Orian que la quasi-ttalité des établissements privés sous contrat 96 % dépend de l'Église catholique l'exercice du culte dans ses structures est autorisé mais uniquement en dehors des heures de classe il doit rester c'est facultatif et être financé par l'argent propre des établissements et non sur les subventions publiques voilà le débat est posé on va voir maintenant notre reportage on va à St saint comme ailleurs l'encadre l'enseignement privé séduit de plus en plus les familles qui cherchent un encadrement particulier ou qui veulent fuir les établissements publics décriés on regarde ce reportage de Jérôme Rabier à première vue c'est un établissement scolaire comme un autre mais à Sainte-Marie à stetin une croix vous accueille à l'entrée dans cette commune une des plus pauvres du département de sain-sinis l'école Sainte-Marie est une institution qui a continué de se développer jusqu'à très récemment on a ici un établissement primaire à à peu près 250 élèves un collègge avec 400 élèves aussi et un lycée qui est tout neuf qui a 3 ans avec 180 élèves à l'intérieur l'établissement le groupe scolaire saintte-marée où nous sommes un établissement qui a 300 ans parce qu'on a fêté les 300 ans l'année dernière de la maternelle au lycée 800 élèves sont accueillis et pour ce chef d'établissement les motivations des familles sont variées bon ils font confiance à l'établissement pour son suivi de l'élève qui a un suivi vraiment particulier avec l'accueil de tout le monde également le principe de d'esquiver les les collèges publics et les population du collège public d'à côté ce qui est une réalité hein dans nos établissements et puis également quand même cette possibilité de parler de religion puisque chez nous voilà on parle de religion alors ici c'est c'est c'est c'est très varié hein il y a une grosse mixité donc on parle de toutes les religions et ça et ça plaît beaucoup aux familles aussi ça sous la tutelle d'une congrégation créée au 17e siècle pour accompagner les plus déshérités l'établissement ne fait pas de sélection à l'inscription et pratique des tarifs modérés 1100 € l'année on prend les dossiers parant d'arrivver et lorsqu'on a rempli nos nos quatre classes par niveau et on arrête les inscriptions et voilà il y a pas de regarde sur le sur le sur les sur les sur les revenus des parents ou sur les résultats scolaires le principe c'est simplement de prendre les élèves par ordre d'arrivver et c'est comme ça qu'on complète nos effectifs ici ici les origines sociales et ethniques sont variées à l'image de la commune on est situé juste en face du collège public du coin avec qui nous avons de très bons rapports et en fait on accueille les mêmes élèves puisque voilà c'est c'est des Stanois on est pas dervis ni par le métro ni par beaucoup de transport en commun ici donc personne ne traverse Paris pour venir sur notre collège c'est vraiment des gens du secteur si à Sainte-Marie la mixité sociale existe ce n'est pas forcément aussi prononcé dans tout le département l'éducation nationale qui fournit un indicateur IPS pour indice de position sociale note une variation sensible entre les établissements publics et privés c'est un écart d'ips entre entre 10 et 30 points avec avec l'enseignement public dans certains secteurs hein parce que nous avons encore des difficultés à à à attirer et à toucher les les familles les plus défavorisées d'un département qui est quand même le plus pauvre de de métropole un travail est d'ailleurs engagé au niveau national pour qu'une modulation tarifaire soit instaurée en fonction des revenus des familles mais le privé catholique rappelle aussi que seulement 8 % des élèves de scè SaintDenis sont scolarisés dans ces établissements et qu'il n'est donc pas responsable de tous les mots ce sont d'abord les familles qui nous choisissent on ne va pas à la pêche aux élèves on ne choisit pas nos élèves on ne choisit pas nos familles les familles nous choisissent c'est pas l'enseignement catholique qui est responsable des problèmes de de de mixité dans dans dans les établissements publics et privés c'est bien la question des politiques de la ville qui se pose une direction diocésaine qui appelle aussi l'État et les collectivités à permettre aux établissements catholiques de s'implanter dans de nouveaux quartiers y compris très défavorisés où elle pourrait remplir bien davantage son objectif de mixité sociale Emmanuel Luc on le voit le succès de ces écoles privées vous dites dans la croix une famille sur deux a recours au moins une fois dans la scolarité de ses enfants au privé comment on explique ce succès il y a plusieurs facteurs c'est vrai que au fil du temps le privé est devenu un recours pour les déçus du public ça c'est déjà une première explication et ensuite on est dans une époque où où les parents sont globalement assez inquiets pour pour l'avenir des enfants tout le monde comprend qu'il faut des bonnes études et il y a un fort investissement parental sur l'éducation et donc beaucoup sont dans la recherche du du ce qu'ils estim être le meilleur pour leur enfant le plus performant et et du coup sont prêts à payer un petit peu ou plus pour les scolarisé dans le privé ça veut dire qu'aujourd'hui on est d'accord le recours à l'enseignement privé c'est c'est c'est un autre plan les la justification elle est aut que la religion oui en grande partie c'est vrai qu'il y a eu des sondages là-dessus certaines familles viennent encore chercher des valeurs religieuses affirmé dans le privé mais d'autres beaucoup moins beaucoup c'est plutôt d'un encadrement par exemple des choses comme ça pierre ouia finalement aujourd'hui l'école privée pie les carences de l'école publique oui elle elle le fait avec de l'argent public hein faut le rappel hein on va venir sur le financement parce que les les écoles privées c'est 8 milliards d'argent public c'est 75 % de leur budget qui est apporté par on va venir sur le financement mais est-ce que vous comprenez les les décisions de ses parents aujourd'hui oui moi je moi je je respecte parfaitement les décisions des parents je ne jugerai Jama jamais un parent qui met ses gamins dans le prix euh mes filles ont été toujours dans le public mais c'était un un public d'excellente qualité si j'avais été en sa je ne sais pas ce que j'aurais fait je le dis tout à fait de façon tout à fait honnête après moi je suis sénateur des hautes scènes he et et je vois la réalité des hautes scènes dans les haute scène les 20 établissements qu'ont l'IPS l'indice de position sociale le plus élevé ils sont tous ils sont tous privés il y a une forme de de partition où euh il y a des écoles je suis désolé de parler comme ça des écoles de Rich pour les les riches les écoles de pauvres pour les voilà et ça je pense que ça met en en danger la République parce qu'il y a une forme de de séparatisme scolaire qui qui reproduit le séparatisme social du logement et cetera et on on a de Frances qui cohabite il y a un moment donné c'est plus possible Stéphane pienor vous avez enseigné longtemps dans le public vous est-ce que aujourd'hui l'enseignement privé est en train de palier les carences de l'enseignement public et de prendre le pas finalement sur l'enseignement public en fait les motivations des fam sont extrêmement diverses et ce que j'entends là pour les hautes scènes ou pour des départements d'Île-de-France a rien à voir avec ce que moi je je peux connaître par exemple dans le menéloir vous le savez que dans le grand Ouest d'une manière générale l'enseignement privé est très présent il y a près de 500000 sur les 2 millions d'élèves scolarisés il y en a près de 500000 dans les deux régions Pays de la Loire et Bretagne parce que il y a une histoire et j'ai un nombre de communes incroybles des rég tout entière des zones tout entières du département où il n'y a qu'une école qui est une école privée là il y a pas pas une question de différenciation et l'école privée elle accueille tout le monde elle accueille tous les enfants de la commune et même des communes avoisinantes c'est le premier point et évidemment on parlera de financement mais ce serait une hérésie que d'aller prétendre qu'il faut construire absolument un établissement public pour faire le pendant de l'école privée ça c'est quelque chose qui me que que je ne valide pas du tout ensuite sur les motivations quand il y a les de système qui coexiste et qui coexiste heureusement depuis fort longtemps maintenant et on a à chaque fois qu'on a essayé de secouer le cocotier ça s'est mal passé hein je fais référence à la loi SAVARIE en 84 où pourtant on pensait que tout était aligné ça s'est pas bien passé mais parfois quand il y a les deux écoles à disposition on fait des choix qui sont des choix pragmatiques pour les familles on choisit pas l'école privée parce que parce qu'on va y enseigner le fait religieux on on a choisit parce qu'elle est plus près du domicile c'est comme ça que ça se passe concrètement dans la vraie vie des familles et donc il y a ce ce microcosme parisien dans au sens large où on va peut-être parler d'élitisme et cetera on a vraiment peut-être des choix une volonté de déterminer l'orientation future de notre enfant qui est propre aux choix qui sont possibles dans la région parisienne et puis en province c'est pas du tout le même univers quoi on parle pas de la même chose on va parler d'élitisme justement Emmanuel Lucas c'est c'est même le premier volet he de de vos papier dans la croix est-ce qu'aujourd'hui l'enseignement privé est un enseignement élitiste ah benah au point de vue social si on si on raisonne en moyenne alors effectivement il est très divers l'enseignement l'enseignement privé et c'est vrai que ça n'a rien à voir la petite école de campagne dans le menéloir n'a certainement rien à voir le grand lycée parisien ça c'est sûr en moyenne en revanche c'est vrai que les IPs donc des indices de positionnement social calculés par le ministère montre quand même que les familles du privé sont plus riches que les familles du public en très large voilà et ça s'explique par parce qu'il faut payer quand même le le privé donc il y a forcément toujours il y a des gens qui ne pourront pas y aller dans les conditions actuelles et vous dites même pardon que le chiffre augmente hein vous dites c'était 30 % le privé comptait 30 % d'enfants issus de famille favorisé en 2002 et aujourd'hui c'est 40 % ouais tout à fait tout à fait parce que pour plein de raisons qui tiennent à la société qui tiennent à l'implantation et au lieu d'implantation c'est vrai que les écoles privées elles se sont vraiment tirées par le par la gentrification des cent-villees en fait dans les grandes villes et puis aussi sur la la population des catholiques pratiquants qui cherchent pour le coup une école privée catholique la sociologie a un peu changé et effectivement c'est resserré sur des sur des familles plus fortunées ou ouais c'est un enseignement pour famille favorisé aujourd'hui l'enseignement privé non enfin vraiment je c'est pas la réalité que que je connais encore une fois oui il y a il y a des des établissements mais dans le public aussi hein d'ailleurs qui sélectionne dont l'indice l'indice de position sociale est extrêmement élevé bien plus élevé alors le le mate que je suis dit pour une moyenne c'est toujours un peu un peu compliqué d'évaluer une moyenne parce que quand vous avez quelques établissements avec des IPS extrêmement élevé c'est comme la moyenne des salaires ça fait monter la moyenne brutalement alors que le reste de la de l'échantillon à lui une moyenne qui est qui est plutôt homogène donc pour pour moi il y a vraiment des des biaiss d'analyse là-dedans donc je je vraiment les les familles ne choisissent plus aujourd'hui sur le fait religieux c'est pareil 4 % de pratiquants aujourd'hui 96 % d'églises de de d'écoles catholiquees dans le privé on voit bien que c'est pas c'est pas la relation d'ailleurs le fait religieux il est pas uniquement l'enseignement du du fait religieux catholique toutes les religions sont enseignées on voit bien avec quelle difficulté on on peut le faire on a on a du mal à le faire dans les établissements publics voilà donc il y a il y a une ouverture il y a du pragmatisme il y a une ouverture et puis il y a quelques cas particuliers qui d'ailleurs focalise l'actualité focalise l'attention on a eu quelques exemples récents et on se focalise là-dessus alors que pour moi ça ond pas l'extrême diversité de la situation dans notre pays pierreen ouif sur sur le choix entre l'école privée l'école publique il y a quand même une une grosse différence entre les deux c'est que l'école publique est profondément contre les dogmesment qui est adogmatique ce qui pas le cas de l'école l'école privée et après vous êtes vous êtes gentil mais l'école privée enfin moi je le vois dans le département des Hautes scènes c'est aussi des écoles qui qui accueillent les petites filles voilé euh que le public refuse euh parce que il y a une un rapport à à la laïcité qui est euh extrêmement léger hein je je parle en en en en formule sénatoriale hein pour pour pas être pour pas être trop violent mais euh moi j'ai j'ai relu ce que disait le proviseur de de Stanislas hein on n'a pas encore parlé de Stanislas mais il faudra y venir il un peu sous-entendu Stéphane Piednoir quand même oui j'ai bien compris mais euh ce que nous dit le professeur de Stanislas c'est qu'il veut faire un enseignement tout l'enseignement se selon le dogme de l'Évangile l'école l'école publique c'est pas ça c'est un dogme républicain totalement dogmatique où ce qu'on essaie de donner aux enfants c'est une position critique surtout et y compris sur la religion hein il y a un enseignement sur la religion à l'école publique mais c'est un enseignement critique je je suis pas sûr que dans l'école privée il y a aussi un enseignement critique sur là oou les religions et dans l'école privée les enseignants sont quand même tenu au principe de neutralité de de laïcité c'est pas ce qu'ils me disent c'est pas on va demander à Emmanuel Luc parce que vous avez beaucoup travaillé là-dessus Emmanuel Lucas est-ce que il y a un problème de respect de la laïcité dans ces établissements ah bah les règles sont pas les mêmes il y a un statut qui qui n'est pas le même ce qu'on appelle le caractère propre dans le jargon donc ça veut dire que donc effectivement il y a des cours de Cat chaises qui sont proposés donc des cours de religion qui sont identifiés comme tels à des moments précis et qui se doivent d'être facultatifs et de respecter la liberté de conscience des enfants c'est marqué noir sous blanc dans le contrat d'association euh et à côté de ça il y a une liberté pédagogique qui est euh dans dans la philosophie propre de l'enseignement catholique et qui est de là est décliné toute une pédagogie qui est euh qui est particulière qui est plus sur la l'accueil de euh très personnalisé des enfants et cetera c'est vrai que c'est pas tout à fait le même esprit et c'est pour ça qu'on appelle qu' a un statut particulier euh je pense c'est une offre complémentaire de de l'offre publique ce n'est pas la même chose tout à fait on on ne trouve pas la même chose dans une école privée et dans une école catholique tout à faitan pinoir là-dessus oui oui je je suis d'accord il y a il y a une forme de de liberté de liberté pédagogique de de place davantage de place à l'innovation euh moi vous l'avez dit j'étais 25 ans enseignant Enseignant dans le public mes enfants ont été dans le public aussi donc je suis pas là pour défendre tel ou telle partie de l'enseignement mais je je trouve c'est le bon mot c'est la complémentarité et et et à chaque fois qu'on a voulu unifier le système ça c'est pas bien passé parce que les gens aspirent à ça à avoir le choix pour ce qu'ils ont de plus cher c'est leurs enfants la scolarité de leurs enfants et donc cette complémentarité elle s'illustre moi j'ai j'ai été maire d'une commune j'ai vu à quel point les parents pouvaient s'investir non pas pour l'orientation des de leurs enfants au sein de l'établissement qui est un peu un biais que je reproche au fil du temps qu'on a laissé faire à travers certaines lois d'ailleurs avec Madame Najat vkassem mais plutôt pour s'investir pour leur établissement c'est faire en sorte que leurs enfants soient accueillis dans les meilleures conditions dans leur établissement ça crée une communauté des parents qui prennent un pot de peinture le weekend parce qu'il faut il faut repeindre une classe ça existe dans le privé dans le public jamais on ne peut proposer ce genre de de faire ce genre de proposition ça n'existe pas c'est pas le même état d'esprit ça vous la sceptique oui oui parce que je me souviens les des parents d'élèves repignant toutes les toutes les écoles de Marseille à l'époque où la municipalité de Monsieur Gaudin laisser tomber en ruine le le public après liberté relative relative on a eu et vous y étiez chers collègues un débat sur l'école privée au Sénat où un de mes collègues sénateurs rappelit que pour rendre hommage à Samuel paatti les écoles privées certaines écoles privées avaient organisé des des prières collectives on est on n'est pas tout à fait dans l'esprit de de la laïcité tel que tel que moi je je l'entends et je je pense que dans dans le monde que nous vivons l'enseignement public qui qui donne à à chaque élève la possibilité de forger son esprit critique sur la totalité des événements qu'il rencontent c'est quelque chose de fondamental c'est notamment ce qui leur permet de de faire une distinction sur les réseaux sociaux entre les bonnes et les mauvaises informations et c'est au cœur vraiment de de l'enseignement républicain moi j'aimerais que l'enseignement privé puisse forger aussi les les élèves à cet esprit critique et notamment l'esprit critique sur la religion catholique moi je suis pas croyant c'est pas c'est pas tellement mon pointème mais je pense que pour l'Église ça serait une très bonne chose aussi que en son sein il puisse y avoir une une revendication critique sur la façon dont l'Église catholique aujourd'hui porte la religion chers cèg comme vous savez je suis aussi extrêmement attaché à la laïcité et lorsqu'il y a il y a un signalement comme celui que que vous venez de d'indiquer est noté il faut il faut que ça ça remonte il faut que ce soit suivi quand on est une école privée sous contrat il y a un contrat on doit respecter ce contrat notamment vous l'avez dit le côté facultatif des des options qui doivent être en dehors du des options religieuses qui doivent être en dehors du temps scolaire très bien si on si on montre que c'est c'est devenu obligatoire ou qu'il y a des manifestations religieuses sur le temps scolaire il faut le signaler je dis on dit toujours la confiance n'exclut pas le contrôle c'est le cas pour les écoles privées il y a un cadre si on échappe à ce cadre on peut à tout moment aussi rompre ce contrat d'association qui est pour le primaire entre l'école et la commune et puis à d'autres d'autres échelons après c'est ce que j'ai demandé pour Stanislas mais qu'on le fasse j'ai aucune difficulté avec ça moi ver le résultat on va parler du financement puisque ça fait aussi partie des questions Emmanuel avant de vous interroger là-dessus C comment ça marche dans l'ensemble le privé peut dire un grand merci à l'état 55 % du budget des établissements du premier degré maternel et primaire euh ben ce budget vient de l'État ça va jusqu'à 68 % pour les collèges et lycées cet argent sert principalement à payer les enseignants en 2022 l'État a consacré 8 milliards d'euros aux privés sous contrat autes source de financement du secteur privé les collectivité locale région et département ell supporte les dépenses de fonctionnement et payent les salaires du personnel dit non enseignant des établissements la part de ces financements varie un peu he selon les les établissements on est entre entre 10 et 20 % du budget annuel mais au total l'enseignement privé en France bénéficie chaque année de plus de 12 milliards d'euros d'argent public avec des questions sur son accessibilité oui une école pour les riches c'est parfois comme ça que l'école privée est décrite et déccriée en théorie le coût pour s'inscrire dans C ces établissement est encadré par la loi le principe c'est la gratuité mais précise la loi une contribution peut-être demandée aux familles pour l'exercice du culte ou l'entretien des bâtiments en pratique on va voir les prix 390 € par an moyenne à l'école primaire 763 au collège 1176 € au lycée c'est le coût moyen de la scolarité dans un établissement privés selon la Fédération nationale des organismes de gestion de l'enseignement catholique c'est une moyenne ce qui veut dire évidemment que certains établissements peuvent être beaucoup plus chers si vous souhaitez mettre vos enfants pierre ououias à Stanislas comme notre ex-ministre de l'éducation il vous faudra débourser 2561 € l'année pour le lycée ça c'est sans compter ni l'étude ni la cantine VO on va parce qu'Emmanuel vous écrivez quelque chose qui que j'ai trouvé intéressant vous dites ça inquiète le privé qui voit un risque de perte de contact avec les classes populaires ah oui oui je pense je pense C é enfin ce financement et en tout cas le fait qu'il faille débourser autant oui oui parce que pour pour l'enseignement privé et l'église derrière parce qu'il y a quand même un lien en direct euh c'est pas très bon signe de se resserrer à ce point sur des classes qui ne sont plus de rompre le lien avec les classes populaires c'est pas c'est pas un signe de vitalité du tout en fait donc c'est vu comme une comme quelque chose d'inquiétant mais mais il y a des freins qui sont qui sont compliqués à à à soulever à à lever parce que par exemple bah le prix des cantines qui est quelque chose de très souvent mis en avant par l'enseignement catholique il reste bien réel il double quasiment le le prix des scolarités en fait et donc là bah les les les collectivités n'ont pas d'obligation à la matière donc certaines quand même alignent leur prix sur celle du public pour les élèves boursiers mais ça il y a aucune obligation donc ça dépend beaucoup c'est des négociations à non plus finir dans le protocole de papendia parce que l'ancien ministre de l'Éducation avait mis en place tout un protocole de discussions avec le privé pour justement favoriser la mixité et donc normalement il doit y avoir des indicateurs de tout ça ça do être beaucoup plus encadré par l'État pour l'instant c'est un peu au point mort parce qu'il y a eu beaucoup de changement dans le ministère au ministère de l'éducation mais normalement ça doit être mis sur les rails maintenant et et ça doit avancer là-dessus pierre Zulia faut relancer ces indicateurs pour favoriser la mixité je je ne crois pas du tout à la possibilité de mettre en œuvre ce type de disposition pour une raison forte et structurelle c'est que les les établissements publics ils sont organisés par l'État vous avez direct recteurs pour les établissements privés chaque établissement est est tout à fait autonome Stanislas c'est une c'est une société é anonyme beaucoup des établissements sont gérés par des associations donc vous pouvez pas même au plus haut niveau de la hiérarchie catholique obliger ses établissements à avoir une une politique nationale il ne peut pas y avoir de politique nationale pour l'enseignement privé ça c'est un point un point important et la la grosse difficulté de de l'État c'est dans son mode de contrôle hein et la Cour des comptes l'a bien indiqué aujourd'hui il y a quasiment pas de contrôle ni pédagogique ni finan sur les établissements privés avec de temps en temps de plus en plus des dérives mercantilistes c'est-à-dire que il y a des petites structures qui aujourd'hui sont racheté par des groupes pour faire de l'argent avec des taux de rentabilité au-dessus de 10 % hein ça c'est une réalité qu'il faut voir aussi Emmanuel Lucas c'est une réalité euh alors dans l'enseignement catholique ça me surprendrait quand même beaucoup et dans le privé le privé est très divers effectivement on peut pas comparer des écoles bilingues ou des écoles il y a des t de choses et l'enseignement privé catholique est une partie une énorme partie parce que forcément c'est l'héritage historique mais il y a pas que ça il y a effectivement certainement des de structures qui font qui qui ne sont pas absolument pas contrôlé de la même façon et effectivement même au sein de de de l'Enseignement Catholique de toute façon c'est c'est libre enfin on appelle ça l'école libre c'est quand même privé donc effectivement ça appartient à des propriétaires privés qui sont des tutelles qui sont des diocèses enfin il peut y avoir différents types de propriétaires et chacun effectivement est normalement libre d'arbitrer un peu comme il le veut sur ses finances mais il y a quand même il y a quand même des des liens enfin tout ça n'est pas complètement sans contrôle du tout hein Stéphane pienor faut laisser la liberté ou faut renforcer les contrôles non mais d'abord il y a le diocèse quand même au niveau local qui qui qui contrôle un certain nombre de choses enfin faut pas dire que que chaque chaque établissement privé est totalement libre de faire ce qu'il veut ensuite les contrôles ça aussi c'est dans la loi les enseignants eux-mêmes ont un contrôle je suis pas sûr qu'ils soi moins contrôlé ou plus contrôlés que dans enseignement public où là aussi il y aurait beaucoup de choses à dire sur le sur le contrôle pédagogique des enseignants j'ai pratiqué 25 ans je sais un petit peu de quoi je parle donc c'est c'est à peu près c'est à peu près sur les mêmes jauges et puis bien sûr qu'il y a des contrôles financiers enfin tout ça est encadré je voudais pas qu'on qu'on fasse croire que l'école libre c'est c'est la porte ouverte à toutes les toutes les libertés justement c'est c'est open bar c'est quand même très réglementé et encore une fois il faut aussi différencier il a y a des écoles hors contrat où là c'est il y a la loatel il y a quelques années que nous avions voté ici qui qui a essayé d'urcir d'urcir les choses pour l'école sous contrat il y a il y a quand même un cadre il y a quand même des contrôles qui sont là et qui sont très réguliers sur sur le horors contrat je fais une petite parenthèse avec l'enseignement supérieur si vous me permettez c'est plutôt mon mon axe de travail au sein de la la commission c'est c'est exact il y a il y a des officines qui se sont créées euh notamment en lien avec les les primes sur l'apprentissage les 6000 et 8000 € de de l'an dernier donc on a des des officines presque des coquilles vides qui se sont monté grâce à l'apprentissage donc la moitié des études payées par l'entreprise l'institut qui qui récupère ses primes et derrière on a on a quasiment pas de présentiel ça c'est condamnable parce que c'est le le rendez-vous pédagogique n'est pas là dans les écoles que l'on cite le rendez-vous pédagogique il est là et si les familles choisissent il faut bien comprendre que c'est parfois aussi quand je dis qu'il y a il y a ce choix entre école privée et école publique c'est parce que c'est un c'est une forme de miroir de ce qui se passe dans l'école publique il faut aussi revoir les choses en face c'est qu'à un moment donné sans doute que dans l'école publique il y a y a un processus d'évitement parce que ça se passe mal parce queil y a plus de respect parce qu'on arrive plus quand on est prof on narrive plus à faire un quart d'heure de cours sur une heure euh enfin un quart d'heure d'enseignement sur une heure de cours cours voilà c'est ça c'est là je pense que c'est ça c'est cet angle là qu'il faut attaquer oui moi je moi je pense que fondamentalement ce qui se passe c'est que le gouvernement a perdu l'idée de ce qui était l'école républicaine et aujourd'hui considère que finalement l'éducation c'est un marché comme un autre et que que ça soit pour l'enseignement supppilleur ou pour l'enseignement primaire et et secondaire il est normal de mettre en concurrence les uns avec les autres sauf que pour vous elle est encore là la guerre publ privée elle est encore là aujourd'hui oui bah bien sûr elle s'est jamais arrêté elle s'est jamais arrêté et vous savez très bien que il y a il y a un nonit il a été organisé sous le gouvernement de Lionel pas une une côte part entre les moyens donnés au public et les moyens donnés au privés 80 % pour le public 20 % pour le privé aujourd'hui la volonté politique du du privé c'est de faire sauter cette cette répartition c'est évident là il y a un enjeu un enjeu politique de taille le gouvernement encore une fois considère que l'éducation finalement ça doit être un un marché comme un autre un peu du point de vue anglo-saxon libéral l'anglo-saxon tout le monde est en concurrence avec tout le monde et puis à la fin on prendra on prendra les meilleurs c'est c'est absolument pas ma position républicaine vous êtes d'accord avec ça stéan P non non pas vraiment je dans dans cette guerre scolaire on voit qu'il y a encore des encore pas mal de monde dans les tranchées et que les on est prêt à sortir les les Albar à tout moment mais non il faut vraiment il faut qu'on on a apaiser ça la loi sa varie ça fait 40 ans désormais je je je me souviens j'étais jeune jeune lycéen à l'époque jeune collégien même je me souviens des des remous que ça avait suscité alors que alors qu'on voulait justement ça une un ensemble unifié du service public de l'enseignement non il faut laisser cette complémentarité il faut laisser le choix aux familles parce que le choix ça offre une diversité de d'orientation une diversité de de cursus et parfois des allées et retour j'ai j'ai vu des des élèves du privé arriver dans mon établissement public parce qu'ils y étaient virés et des des élèves du qu'on virait du public qui allit dans le privé ça existe aussi donc encore une fois je crois qu'on fait vraiment un focus sur de très très grands établissements prestigieux parisiens on peut citer Stanislas mais Louis lerand dans dans le public enfin c'est c'est un microcosme il faut bien comprendre que c'est un microcosme parisien avec des un mode de sélection sans doute pour pour des des des des foyers très riches le reste de la le reste du pays fonctionne pas du tout comme ça je vous laisse le mot de conclusion Emmanuel Lucin parce que toute votre série à lire dans La Croix ça a pour but d'éclairer un peu sur les critiques auxquelles fait face l'enseignement privé qu'est-ce que vous avez envie en quelques quelques mots qu'on retienne is je pense c'est une forme de nuance c'est vrai que c'est compliqué les les statuts ne sont pas les mêmes ça peut être parfois mal compris mais je pense que quand on vraiment quand on regarde les choses de près effectivement il y a pas un scandale du privé en France ça je crois pas enfin du du moins du du privé catholique tel que moi je l'ai étudier dans ces articlesl euh je crois franchement que effectivement il est très divers et ça correspond à des familles très qui ont des demandes très très varié et et il a trouvé sa place dans dans dans le à côté du public en fait donc finalement ça se passe pas si mal que ça quand même voilà on termine sur une note positive on va regarder ce qu' à la de la presse régionale avant de se [Musique] quitter et si on commence par ses gardes à vue dans la disparition de la petite Lina oui ça y est l'enquête accélère enfin c la Une des DNA pour la première fois depuis 6 mois trois personnes ont été placées hier en garde à vue lina 15 ans a disparu au mois de de septembre dans le barrain elle devait prendre un train pour rejoindre son petit ami à Strasbourg depuis aucune trace d'elle n'a été retrouvée les trois gardés à vue pourrai permettre de faire avancer l'enquête mais on apprend ce matin que ses gardes à vu ont été levés la France est en urgence attentat depuis dimanche oui et le journal du S revient sur la menace terroriste en France le quotidien se penche sur la traduction très concrète du passage au stade urgence attentat dans le département de l'anièvre le Journal du Centre explique que le plan Vigipirate passe inaperçu aux yeux de la population à Paris tout est différent mais à ne ver malgré le renforcement de la sécurité je n'ai absolument rien remarqué nous dit Jacky 77 ans mauvaise nouvelle sur le front social dans la région de Montpellier l'entreprise d'elle va supprimer 100 emplois c'est à la Une de Midi Libre d'ici fin avril une centaine de salariés de la région vont quitter la boîte chaque jour on reçoit un mail d'une personne qui nous dit au revoir explique un salarié en fin d'année dernière une rupture conventionnelle collective a été mise en place par la multinationale il y a un an le fabricant d'ordinateur avait annoncé son intention de supprimer plus de 6500 postes à l'échelle mondial bonne nouvelle en revanche pour un couple de varois et ils sont devenus millionnaires du jour au lendemain et ils font la Une de Var Matin aujourd'hui le couple souhaite rester anonyme on peut quand même distinguer sur cette une des mains et des jambes derrière un très très gros chèque de 73 millions d'euros ils ont touché le jackpot à l'euromillion 73 millions c'est un record de gain historique pour le département du Var il revient qui ça Frédéric Antonette oui c'est pas et le Messi revient 23 ans après son dernier match comme entraîneur de Bastia Frédéric Antonetti revient dans son club c'est à la Une de Corse ce matin Antonetti a donné son accord pour devenir directeur technique à partir de la saison prochaine il revient attendu par le peuple bleu qui veut voir dans ce retour un tournant salutaire voilà de Corse Matin aujourd'hui Antonetti attendu comme le Messi dans son club c'est une bonne nouvelle pour la Corse ben c'est une bonne nouvelle très bonne nouvelle merci Steve merci pour cette revue de presse la Une de La Croix Emmanuel Lucas c'est le printemps sénégalais et puis à lire aujourd'hui le troisème volet de votre enquête un autre enseignement d'autres valeurs le dernier ce sera demain ce sera demain oui non jusqu'à vendredi même c'est attendez j'ai pe jusqu'à vendredi jusqu'à vendredi toute la semaine à lire toute la m dans la croix merci Emmanuel Lucas merci Stéphan pinoir merciia d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi à 15h ne manquez pas la séance de questions d'actualité au Gouvernement au Sénat à suivre en direct évidemment sur notre antenne et puis à 18h tomomas s public très bonne journée à demain
Pierre Ouzoulias