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Carole DELGA : "Jean JAURES, la conviction et le courage" à l'Epicentre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Carole DELGAFait
    « il était premier devant la Ribergson en philosophie »
  • 3:00Carole DELGAFait
    « il avait les milieux un peu intellectuels parisiens, pour concrènes, qui étaient pro-Dreyfus, le peuple était vraiment acquis de Dreyfusard »
  • 4:00Carole DELGAFait
    « il a attendu vraiment de pouvoir bien étudier le procès pour le cas de Dreyfus pour prendre une position »
  • 5:00Carole DELGAFait
    « il dit « je me prononcerai quand je vous connaîtrai, quand j'aurai tout bien étudié » »
  • 6:00Carole DELGAFait
    « il a refusé de basculer sur le circo qui était favorable pour rester député »
  • 12:00Carole DELGAFait
    « je ne baisse pas les yeux, mais moi j'aurais honte, j'aurais honte de leur dire qu'on ne va pas respecter les traités européens »
  • 13:00Carole DELGAFait
    « moi je suis convaincue que dans un pays, la loi doit toujours être au-dessus de la foi »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il a toujours été quand même un député, un orateur hors pair, il a vraiment né sa jeunesse, donc même quand il était collégien dans le Tarn, il impressionne un préfet, il impressionne un représentant du gouvernement par son aisance oratoire, mais il a toujours eu à cœur d'être vraiment dans l'action concrète pour améliorer le sort de ses concitoyens. Donc c'est cela qui était intéressant dans Jourest. Jourest est une grande figure du socialisme, d'Occitanie, donc il y a tout cela.

Mais surtout, il incarne ce souci qu'il avait d'être utile et de ne pas être juste dans les grands discours que son niveau d'étude, avec un normal supérieur, d'ailleurs il était premier devant la Ribergson en philosophie, enfin il montre quand même le niveau intellectuel qui était le sien, il était quand même toujours très très connecté vraiment au réel et à la réalité, et c'est le monde paysan, le monde ouvrier qui l'a inspiré. Et ça je trouvais que c'était vraiment remarquable d'avoir un homme qui était de la petite bourgeoisie, il n'était quand même pas originaire du milieu ouvrier ou du paysan, mais c'était une petite bourgeoisie, ou une bourgeoisie qui commençait à être quand même un peu désargentée. Mais qu'il avait, donc on aurait pu penser qu'à travers ses études, à travers son statut social, il redevenait donc un niveau de notable, et on aurait pu penser que ce retour à un classement qui correspondait un peu à ses ancêtres, on aurait pu un peu le griser ou le contenter, et en fait on voit que dans son parcours de vie, ce qu'il a toujours eu, c'est vraiment le combat pour les gens.

Il correspond à l'idéal que je me fais de cette gauche pour le peuple. Et c'est vraiment ces enseignants, donc ces inspecteurs particulièrement, qui perçoivent pleinement le potentiel de Jean Jaurès, et qui l'amènent donc vers l'école normale supérieure, et qui l'encouragent. C'est très important de bien avoir cela à l'esprit, parce qu'on compare avec d'autres hommes politiques, et même parti, si par exemple Jacques Chirac, comme on le disait à la fin de sa vie, lui, sa mère avait une ambition pour lui, qu'elle voulait qu'il soit président de la République, il était brillant, et...

Toutes les mères veulent que ça, toutes les mères veulent que l'enfant soit une vie de vie de vie. Je ne sais pas, il y a des mamans dans la scène, peut-être qu'elles vont me confirmer, mais je ne crois pas. Je crois qu'en premier, quand on est parent, c'est que l'enfant soit heureux, voilà, c'est ça.

Donc, voilà, tout le monde...

Je ne pense pas, mais voilà, sinon...

Non, non, je ne pense pas que toutes les mamans souhaitent qu'ils soient présents de la République, qu'elles souhaitent le meilleur pour son enfant. Mais là, on n'est pas dans une revanche sociale d'une famille qui s'est sentie déclassée. C'est une famille qui enfoie, et surtout la mère, dans la méritocratie républicaine, et puis il y a des enseignants qui le poussent.

Et donc, Jaurès, qui est toujours nue par cette volonté de pouvoir défendre en plus haut lieu les ouvriers, le peuple, les paysans. Donc ça, c'est très touchant, je trouve, dans ce parcours. Dreyfus, enfin, dans l'affaire Dreyfus, j'allais dire, Dreyfus a démontré l'intégrité intellectuelle, on dit sur l'intégrité, en termes financiers, Jaurès, elle n'a jamais été mis en doute, mais même l'intégrité intellectuelle de Jaurès.

Parce qu'au début de l'affaire, il n'a pas voulu, parce qu'en fait, il avait les milieux un peu intellectuels parisiens, pour concrènes, qui étaient pro-Dreyfus, le peuple était vraiment acquis de Dreyfusard. Au tout début, d'ailleurs, il pense qu'il est coupable. Oui, voilà, c'est ça.

Et donc, au début, il avait beaucoup d'amis qui étaient pro-Dreyfus, et c'était une sorte, voilà, un peu d'élitisme contre ce qui avait été vécu comme une évidence, comme un sentiment populaire. Et donc, il a attendu vraiment de pouvoir bien étudier le procès pour le cas de Dreyfus pour prendre une position. Et c'est-à-dire, là, c'est là où on voit l'intégrité intellectuelle de Jean Jaurès, et je le trouve remarquable.

C'est d'avoir vraiment, en toute honnêteté, voulu examiner et en toute sincérité les tenants et les aboutissants, de se faire un jugement par lui-même et de prendre le risque, parce qu'au début, certains de ses amis Lucénaire en particulier, étaient un peu déçus qu'il n'adhère pas de suite à la défense de Dreyfus. Et donc, il a pris du temps et même quand il était interrogé, il y a certains extraits de journaux où il dit « je me prononcerai quand je vous connaîtrai, quand j'aurai tout bien étudié ». Il prend ce temps et il fait ce travail.

Et donc, après, il a l'intime conviction de l'innocence de Dreyfus. Et quand il a l'intime conviction de l'innocence de Dreyfus, là, c'est la machine de Jaurès qui se met en route et donc qui fait des tribunes, des textes qui sont fondamentaux pour obtenir la révision du procès. et, bon, la révision du procès qui, dans un premier temps, n'est pas conclue, donc il est de nouveau condamné.

Et donc, après, la confirmation, la condamnation de Dreyfus, c'est lui qui relance le soutien à Dreyfus et qui fait une très, très belle lettre où, en fait, il dit « ne l'invite pas, vous n'allez pas vous abandonner ». Donc ça, c'est quand même vraiment essentiel parce qu'il faut se mettre à la place le roi d'un homme qui a connu une bagne, donc qui en a été très éprouvé physiquement, qui, voilà, que Dreyfus est un homme d'armée avec vraiment une intégrité, un sens très, très fort de la loyauté à la patrie. Donc il en était très, très meurtri, comme on lit après les textes de Dreyfus, on voit à quel point psychologiquement ces accusations, la manipulation l'avait affectée et a tenu sur les conditions de dépension au 19e siècle.

Ah, les héritages de Jaurès, il y en a beaucoup. Il y a beaucoup d'héritages de Jaurès. Tout d'abord, je pense que c'est le courage.

C'est le courage, compris physique, parce qu'il a été menacé aussi par l'extrême droite. Il a toujours combattu toutes ces idées. Donc c'est un courage physique, c'est un courage intellectuel.

C'est aussi une intégrité, voilà, communilisée. Et puis, c'est une fidélité au peuple. Je pense que ça, c'est fondamental.

Je pense que ça, c'est très, très important. C'était une vraie sincérité. Donc, oui, il est très inspirant pour ces raisons-là.

Je pense qu'il était très inspirable sur tout ce qu'il a même mis en pratique à la mairie de Toulouse sur l'éducation publique. Parce qu'en étant un homme de gauche, la première des priorités quand on est de gauche, c'est l'éducation. On doit vraiment investir pleinement la fonction éducative, quelles que soient nos responsabilités.

Parce que c'est ce qui permet à chacun des troisières fondamentales. Donc, je pense qu'il était inspirant de par la droiture, de par le fait aussi qu'il a toujours privilégié le projet collectif aux aventures individuelles. Non, non, mais c'est...

C'est quand même remarquable ce qu'il a fait, comme je vous dis. Quand il a refusé de basculer sur le circo qui était favorable pour rester député, mais c'est la voulait dire qu'il allait prendre la place de quelqu'un qui était méritant et qu'il n'allait plus avoir le lien charnel avec le territoire et avec les gens qui y avaient fait confiance. Donc ça, c'est...

Oui, c'est fortement inspirant. La Jaurès était profondément habité par l'idéal socialiste et par l'aventure au collectif. Il était très, très attaché à animer un collectif, à créer du lien, à expliquer aussi la politique au peuple.

Et il n'était pas dans une forme d'embourgeoisement intellectuel et de se complaire avec des gens qui avaient son niveau intellectuel. Il était très, très attaché. Ça, c'était un point qui est fondamental.

Il était très attaché à expliquer aussi aux gens ce qu'il faisait. Il était très pédagogue. Bon, là, il était professeur.

Il était très pédagogue et ça, je...

Il faut...

C'est un peu la différence avec quelqu'un qui reste... qui a des origines provinciales d'autres qui... soit qui n'en ont pas, soit qui les ont oubliés.

Mais sur cela, parce que parfois, il y a des personnes qui se complaisent dans l'élitisme parisien, dans une forme de notabilisation, qui vont quand même... qui ont pu être... qui ont pu avoir des origines provinciales mais qui les ont oubliées, quoi.

Alors que...

Il n'y a que ça. Oui, non, mais c'est vrai que Jaurès...

Non, mais Jaurès, même dans son aspect physique, il fait tous les témoignages. Il fait des gens à Saint-Maxime de garder et puis, il se préoccupait peu de ses qualités vestimentaires. Voilà, il était...

Il paraît assez mal habillé. Il paraît qu'il n'était quand même pas très, très bien coiffé. Enfin, voilà.

Et que même...

Son surnom, c'était le gros en patois, quoi. C'était...

Il ne se préoccupait pas beaucoup de son physique. Voilà, donc...

Et en plus, voilà, il faisait en sorte de parler occitan pour transmettre...

Parce que, bon, à l'époque, le français n'était pas maîtrisé de la même façon. Et là, il avait vraiment entretenu sa pratique de la langue occitane pour pouvoir être compris de tous ses concitoyens. Et ça, vous voyez, je trouve que c'est très, très, très important.

Parce que...

Et ça, c'est la différence à travers cet exemple. C'est vraiment la différence entre l'élite parisienne et...

Quand je dis parisienne des beaux quartiers, attention, de l'intelligentsia parisienne et le rapport quand on est de la province. Enfin, ça, c'est...

Enfin, Bourdieu, sur ça, a écrit des textes magnifiques où il explique bien que...

Enfin, quand on est de la province, en fait, on est du territoire conquis. Étymologie de la province, mais non, c'est ça. Enfin, en français, en français, la province, c'est en référence aux provinces romaines.

C'est-à-dire, une province, c'est un territoire soumis, un territoire conquis. Là, c'est la...

En plus, en étant occitan, on comprend complètement la...

À un moment, l'annexion dont on a fait l'objet par rapport à la langue d'œil et la langue d'homme, quoi. C'est cela. Et ce sentiment, en effet, d'avoir une certaine...

Un certain mépris et une certaine déconnexion à la réalité du terrain, cela, je reste...

Il n'y a jamais cédé. Il n'y a jamais cédé et...

Moi, j'ai bien sûr, aussi, de ne pas...

De ne pas essayer, quoi. Voilà, donc...

Il ne faut pas...

Parce qu'il ne faut pas sous-estimer ce qui existe en France, ce qui est profondément ancré dans l'esphère du pouvoir. Il y a eu certaines...

Vers tout ce qui vient de la province, quoi. En plus, nous, si vous contérez, vu de Paris, on est quasiment espagnol, quoi. Moi, quand je leur expliquais que c'était le Provenger, quand j'ai été ministre, si vous ne vous faites pas bien, je me disais, mais c'est en...

Oui, en français, je faisais en France, en France, en France, en France. Donc, on vient de bon, vous disiez, ah, non, mais c'est la Riège. Non, c'est pas la Riège.

Ah, non, mais c'est la Pyrénées. Non, c'est pas la Haute-Pyrénées. C'est la Haute-Garonne, parce que vous avez la Haute-Garonne, c'est comme la pente italienne.

Et nous, on communique avec l'Espagne, vous voyez ? C'est vrai. Parce qu'en fait, la constitution du département de la Haute-Garonne, c'est parce que tout le monde voulait à tout prix en termes de prestige avoir un accès sur les Pyrénées.

Parce qu'en fait, la Haute-Garonne ne respectait pas les fameuses une heure un jour à cheval. Si on était à portée de Luchon, on mettait plus d'un jour à cheval pour aller jusqu'à Toulouse. Mais c'était Toulouse, le Capitole, qui allait avoir un accès sur les Pyrénées, qui était sur l'ouverture sur l'Espagne.

Et donc là, cette question en effet de savoir toujours valoriser la province et de ne pas être méprisant, ça c'est un vrai sujet dans l'organisation du pouvoir dans l'enfance. Les gens qui ont été secrétaires d'État avec les origines sociales, on n'est même pas un pourcent. Non, mais il faut être clair.

Un nouveau fonctionnaire à Bercy, parce qu'en plus le ministre à Bercy, on est dans le sein des siens. un cercle fermé du pouvoir. Un nouveau fonctionnaire me disait mais vous êtes la fille de qui ?

Je dirais que je suis la fille de personne et de tout le monde. La pédagogie de l'Espagne a aussi son travail de journaliste au fond. Et toute sa vie, il écrit dans la dépêche du huiti puis il fonde l'humanité.

Oui, tout à fait. La vulgarisation des idées. Oui, non, non, tout à fait.

Il était vraiment passé beaucoup de temps à écrire à faire en sorte aussi que ses textes soient compréhensibles. Pour lui, il ne renonçait pas à la qualité de ses idées, même des références littéraires ou philosophiques qui étaient très poussées, très subtiles, mais il était toujours très soucieux d'être compris par le plus grand nombre. Et puis, ce qui m'a beaucoup inspirée, c'est son rapport au paysage.

C'est ça, d'un peu de vouloir ? Ah oui. Parce que ça, c'est quelque chose qu'en politique, on retrouve assez peu.

Et moi, en fait, les paysages ont façonné, et même, on va dire, entretiennent profondément nos convictions politiques. C'est-à-dire que, bon, en commune, vous voyez très très bien le commège, quand je vois des paysages du commège, ça finit de m'enraciner dans mes convictions politiques. Parce que, derrière, les coteaux, les montagnes, je vois des femmes et des hommes, et je vois, le fait que c'est une territoire pauvre, il n'y a pas qu'un mot revenu par habitant, je vois, mieux la résignation et au pire, la misère.

Et ça, il a écrit très très belle chose. Alors ça, je vais...

Et voilà. Ça, il est écrit depuis la fédiale, voilà. Il a dit, j'endosse le costume des exploitants agricoles pour vendre à Castres la récolte d'avoine de la ferme familiale, garder les vaches ou même tracer quelques sillons.

Voilà. Et donc, il met dans cette demi-solitude. Ça, c'est très beau, non, mais ça parce que, quand on est de la campagne, on mesure pleinement ce que c'est que la demi-solitude.

Parce qu'on est à...

Parce que même quand on est dans un village, on a quand même la demi-solitude. Dans cette demi-solitude, on se guérit à peu près de toutes les préoccupations d'amour propre. On n'a plus personne avec qui lutter.

On songe à bien vivre, à bien penser, à bien agir pour son compte, sans vouloir faire mieux que les autres. On vit d'une manière à la fois plus personnelle et plus désintéressée. On a pour soi, pour ses rêves, pour ses espérances, pour ses ambitions, toute l'étendue de l'horizon et toute la hauteur du ciel.

Oui, c'est très beau. C'est vrai que quand on a, avec Marius Nemo, commencé à parler de l'architecture du livre, je voulais qu'il y ait une place plus importante sur les paysages parce que j'avais lu vraiment beaucoup de textes de Jean-François qui parlaient des paysages et moi, ça m'a inspiré beaucoup. Elle m'a conseillé, elle m'a dit quand même que c'est compliqué, elle me dit ce que vous dites, elle me dit, et puis elle me dit surtout que c'est très peu pensé, cette question de comment le paysage nourrit la pensée politique et elle m'a dit à ce moment-là, ça m'évitait presque un essai, mais elle m'a dit mais à ce moment-là, je vais faire des petits souris, elle m'a dit je ne suis pas la bonne personne pour ça.

Mais vous voyez, parce qu'après, il y a aussi, parce qu'il y a à la campagne, on peut commander à l'ombre d'agrandir son geste jusqu'aux étoiles. Ça, je trouve. Mais voilà, cette question de...

Là, ça, je lui avais dit ces deux passages, je veux absolument qu'ils y soient. Je lui ai dit, bon, ça, vous pouvez trouver la solution pour qu'ils y soient, mais ça, je veux qu'ils y soient parce que je voulais vraiment...

Alors, disons, on l'a mis au début de sa vie, voilà, son rapport au paysage. Et c'est ça, je pense que en matière de philosophie politique, il faudrait que ce soit un peu plus fouillé, peut-être que ça l'a été. Mais je trouve que c'est très, très beau, c'est le kines.

Vous voyez, c'est que quand on est à la campagne, on a l'étendue de l'horizon et toute la hauteur du ciel. Et ça, je trouve que c'est vraiment tout à fait vrai. Parce que vous n'avez pas de limitation quand vous êtes à la campagne.

Vous n'avez pas de limitation. En fait, votre regard et même quand vous êtes à la montagne, en fait, en particulier sur les Pyrénées, les Pyrénées ne sont pas une minute. Les Pyrénées sont une promesse.

C'était, c'était, parce que comme ce n'est pas, c'est vraiment que les Alpes, c'est dépassable. Dépassable et puis en plus, on a bien sûr toute la fascination pour l'Espagne et toute la proximité qu'on a à travers, bien sûr, l'écritage des répétitions espagnoles et ainsi de suite. ça, je trouve que c'est...

Et même sur cela, Bourdieu a bien écrit aussi sur ça. Vous avez compris Bourdieu et je trouve qu'il avait écrit cette question, voyez, jusqu'à commander à l'homme d'agrandir son geste jusqu'aux détails. Est-ce qu'il y a un avenir encore aujourd'hui pour le socialisme et la dupesse ?

Absolument, oui, oui, ça, oui, ça, j'y crois forcément. Quand on a l'idée d'écrire sur Jaurès, c'est pas...

C'est une preuve de l'espoir. C'est une preuve que oui, moi j'y crois, oui, j'y crois vraiment à 100%. Oui, c'est vrai, oui.

Avec conviction, oui, je crois. Non, moi, c'est raison, je crois vraiment au socialisme, je crois par passion, par passion, par engagement de deux cœurs, mais pas sur aussi quand on analyse uniquement la situation de la France et du monde, je pense que la lutte contre les inégalités, c'est absolument indispensable que quand, voilà, la théorie du récèlement, ça ne fonctionne pas, qu'il faut avoir une production de richesses, mais un meilleur partage de richesses, il faut avoir un engagement très fort outil contre le réchauffement climatique. Oui, oui, non, moi j'y crois.

Alors après, il ne faut pas se focaliser parce que c'est le Parti Socialiste ou ça, parce que tout ça, ce sont des ersatz, c'est la question de la structuration juridique, peu importe, c'est la question du chemin, oui, moi le chemin pour les idées socialistes, oui, j'y crois fortement, et d'ailleurs, c'est pour ça que, au mois de mai, quand il y a eu cet accord, c'était un renoncement sur des valeurs socialistes qui pour moi étaient fondamentales, comme la laïcité, comme l'Europe, et ainsi de suite, c'est pour ça que je n'ai pas cédé, je me suis engagée, auprès de mes concitoyens, j'ai présenté des valeurs, et ainsi de suite, je ne crois pas que moi, je ne baisse pas les yeux, mais moi j'aurais honte, j'aurais honte de leur dire qu'on ne va pas respecter les traités européens, j'ai honte de dire qu'on peut défiler au côté d'organisations, voilà, islamistes, non, non, enfin ça moi, moi le communautarisme, je ne pourrais jamais avoir la moindre faiblesse sur le communautarisme, parce que, moi je fais de la politique avec sincérité, donc quand je dis que je suis fondément laïque, c'est parce que je suis profondément laïque, c'est parce que moi je suis convaincue que dans un pays, la loi doit toujours être au-dessus de la foi, je respecte toutes les religions, que ce soit clair, il n'y a aucune stigmatisation d'une religion de ma part, mais la religion est dans la sphère privée, voilà, donc pour moi, voilà, ces valeurs socialistes, et je pense que, en effet, les valeurs socialistes ne peuvent pas être diluées, ne peuvent pas être affaiblies avec, voilà, une certaine complaisance envers le communautarisme, je pense qu'on doit être profondément européen, moi clairement, je me dis, moi je veux toujours plus d'Europe, mieux d'Europe, je ne sais pas qu'on est parfaite, pas du tout, aujourd'hui je pense que, voilà, le gros travail qu'il faut mener au niveau du socialisme, c'est un travail d'actualisation des idées, du projet de société loge, quoi, parce que l'union, elle se fait, mais sur un projet, parce que pour qu'une union, elle dure, une union, elle dure, c'est sur un projet, ça c'est, il faut avoir les idées claires sur ça, et donc le projet ne se construit que par la confrontation d'idées, que par les ateliers de travail, et ainsi de suite, il faut un projet, puis en plus, il faut un projet, ce n'est pas un projet socialiste qu'il faut, c'est un projet de gauche, oui, c'est un projet de gauche qu'il faut, un projet de société qu'on se mette quand même, d'accord, déjà sur le projet européen, puisque là, dans un an, avec les élections européennes, c'est quoi le projet de la gauche pour l'Europe, le contexte actuel, pour l'Europe. Merci.