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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 janvier 2025 25 min

Rémi Féraud : « Le Nouveau Front Populaire n’est pas un horizon indépassable »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Rémy ferou on va commencer en regardant les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois on va les regarder ensemble d'abord la Une de La Dépêche le PS donne sa chance à baayrou en dépit des menaces de Jean-Luc Mélenchon Olivier fort a donc annoncé que le PS ne voterait pas le texte refusant de pratiquer on le cite la politique du pire qui peut conduire à l'arrivée de l'extrême droite la deuxième une c'est celle des Dernières Nouvelles d'Alsace cess sur Gaza Gaza l'attente de la trêve dans le fracas des armes le gouvernement israélien n'a pas encore validé l'accord de cesser le feu censé entrer en vigueur dimanche le processus qui doit mener à la paix apparaît fragile d'autant que les bombardements continuent sur Gaza et puis la troisème une c'est cette question posée à la Une de l'Est Républicain habitez-vous dans une zone à pesticides une association de défense de l'environnement vient de publier une cartographie recensant les achats de pesticides par département quelle unee choisissez-vous parlera du Parti socialiste je pense la question de l'environnement des pesticides de la santé publique est essentiel mais j'ai envie de plutôt prendre la une sur Gaza Israël et enfin un vrai espoir de cesser le feu et de libération des otages ouais vous l'avez cet espoir malgré on l'a vu hein il y a eu des bombardements hier pour vous elle s'appliquera bien cette trêve à partir de dimanche je l'espère je n'en sais rien je l'espère il y a ça fait plus de 1 an et 3 mois depuis les attaques les attentats du Hamas en Israël au mois d'octobre 2023 il faut que les derniers otages soient libérés tant de souffrance et puis que les Israéliens les Palestiniens puissent enfin vraiment entrevoir un espoir de paix d'accès d'aide humanitaire dans la bande de Gaza à la hauteur des besoins je crois que c'est vraiment temps aujourd'hui il y a un espoir qui est sérieux il serait incompréhensible que se cesser le feu cette libération des otages ne soit pas mise en œuvre et il faut que la communauté internationale se mobilise dans l'unité vraiment pour obliger et le ramasse et le gouvernement israélien à mettre en œuvre ce cesser le feu cette libération des otages les deux vont ensemble moi je le dis depuis le départ allez on va parler évidemment du Parti socialiste et les socialistes qui ont donc fait le choix hier de ne pas censurer le gouvernement Baayou on a entendu les explications d'Olivier fort qui dit nous sommes dans l'opposition mais nous avons obtenu des choses nous avons fait céder le gouvernement sur certains points d'abord est-ce que c'est une décision qui a fait débat au sein du PS vous avez assisté notamment au au bureau national hier ça a été compliqué pour Olivier fort d'obtenir cette décision dans sa majorité au sein du Parti socialiste même courte il y a eu du débat moi je fais partie de ceux qui souhaitaent finalement une non censure et non censure qu'on s'entende bien ça ne veut pas dire approuver le budget nous n'avons pas voté le budget nous n'avons pas voté la censure dès cette déclaration de politique générale pour deux raisons d'une part parce que nous avons ob tenu arracher des avancées on y reviendra peut-être il y en a plusieurs elles sont certes très insuffisantes mais elles sont réelles deuxièmement parce que le moment essentiel ce sera celui du vote du budget ou de la censure sur le budget et que pour arracher de nouvelles victoires pour le français les Français de nouvelles mesures il faut d'abord laisser sa chance à la discussion et notamment la discussion parlementaire donc attention c'est pas un chèque en blanc c'est encore moins annoncement c'est une noncensure extrêmement exigeante et elle a été je crois très largement comprise par les Français par nos électeurs qui souhaite que la France puisse avoir un budget à nous de permettre à la France d'avoir un budget le moins mauvais possible ouais mais juste est-ce que vous craignez que ça fracture le le PS ou là il y a une ligne majoritaire qui s'est dégagé et ça laissera pas de trace au sein du parti je crois pas que ça à partir du moment où il y a de la démocratie un vrai échange démocratique un vote en bureau national dont le résultat était très net un respect par la plupart des députés de la décision collective nous sommes un parti démocratique et il n' pas il n'y avait une différence peut-être sur l'approche politique pas totalement sur le fond donc non je crois que au contraire c'est une saine discussion démocratique et une majorité très large au sein du PS qui s'est dégagé il y a socialistes qui n'ont pas suivi Olivier fort hier est-ce que ces socialistes il peuvent rester au sein du groupe oh je crois oui je c'est pas une question de de discipline à ce stade franchement non ça soyons à la hauteur de l'enjeu on va évidemment parler du budget et du fond de ses concessions mais d'abord on l'a vu hein évidemment dans le journal la réaction notamment des insoumis hein puisque insoumis communistes et écologistes ont voté cette censure les insoumis ont été les les plus virulents est-ce que vous vous êtes exclus du nouveau front populaire comme ils le disent c'est vraiment pas le sujet d'abord c'est pas eux dansen décider ensuite le nouveau front populaire n'est pas un horizon indépassable c'est pas ce qu'attendent de nous les français ce qu'ils attendent de nous c'est que nous soyons utiles et que nous puissions incarner à la fois des mesures positives pour les Français aujourd'hui que nous puissions donner du poids à la gauche aujourd'hui et que nous tournions vers l'avenir avec une capacité de faire revenir la gauche au pouvoir aux responsabilités donc vous noterez d'ailleurs les communistes les écologistes ils ont pour la plupart d'entre eux voter la censure et il n'attaquent pas le Parti socialiste ce qu'en pense c'est ce qu'en disent les insoumis Jean-Luc Mélenchon moi c'est pas mon sujet le PS est libre et je crois qu'en l'occurrence il est par exemple on va vous mettre des on va mettre on va mettre des candidats face au socialistes aux prochaines élections est-ce que ça ça vous inquiète mais ça c'est de la politique politicienne des menaces non ça ne doit pas nous inquiéter il faut jamais avoir peur quand on fait de la politique faut jamais être sous emprise donc que le PS soit libre responsable utile et bien à gauche ça me va est-ce que ça aura des conséquences vous êtes candidat av à la à la mairie de Paris est-ce que vous pensez que ces divisions au sein de la gauche auront des conséquences par exemple sur votre candidature municipale ce ne sont pas des divisions au sein de la gauche ce sont les insoumis qui sont sur une position à la fois extrêmement dure et qui veulent dominer la gauche durablement or si la gauche veut revenir aux responsabilités elle ne peut pas être dominée par les insoumis donc moi j'ai été clair pour la préparation des élections municipales à Paris avec moi ce sera un rassemblement de la gauche des socialistes des Verts des communistes de place publi de la société civile mais sans LFI donc ça ne change rien de ce point de vue là même si les écolos et les communistes ont voté la censure bien sûr on va évidemment revenir sur le fond hein de ce que vous avveit obtenu au cœur des négociations entre les socialistes et le gouvernement il y avait la réforme des retraites la négociation et donc relancé la première réunion a lieu ce matin alors les partenaires sociaux peuvent-il aboutir à un accord on voit ça avec Samia Decher [Musique] bonjour Samia bonjour orien bonjour Rémy fer bonjour Samia le Conclave sur la réforme des retraitees s'ouvre donc aujourd'hui quel est d'abord le calendrier des discussions et bien elles vont durer 3 mois ces discussions syndicat et patronat vont tenter de trouver un accord pour une réforme des retraites qui soit plus juste mais la première réunion qui s'ouvre aujourd'hui en réalité elle porte uniquement sur la méthode parce qu'avant que les discussions on s'engage sur le fond il va falloir patienter un peu François Baayou veut d'abord confier un travail à la Cour des comptes une mission flash de quelques semaines pour qu'elle puisse établir des chiffres qui seraient incontestables sur l'état de notre système de retraite et c'est vrai que c'est nécessaire parce qu'on se souvient de la bataille de chiffre en 2003 entre partisans et opposants de la réforme des retraites et bien cette querelle de chiffres elle n'est pas du tout résolue regardez l'intervention de Patrick canner hier dans l'hémicycle avant-hier dans hémicycle pardon a Priss la déclaration de politique générale de François Baayou n'acceptons pas la provocation qui consiste à parler d'un déficit de 40 à 45 milliards d'euros par an de notre système de retraite vous opérez là une manipulation des chiffres est-ce que c'est réellement possible Rémi Ferro de fournir des chiffres qui seraient incontestables sur l'état financier du système de retraites sachant que ce débat il a été quand même très virulent à l'époque du vote de la réforme des retraites oui c'est possible il y a un Conseil d'orientation des retraites pour cela donc Premier ministre veut une mission flash de la Cour des comptes mais euh V rien compte mais je pense que ça n'était pas indispensable on voit bien les perspectives de déficit de notre régime de retraite on voit bien aussi que une suspension n'aurait pas un cût si considérable la première année et nous les socialistes la gauche de manière générale nous ne proposons pas un régime des retraites déficitair durablement nous proposons qu'il y ait une négociation social qu' ait la prise en compte d'autres critères que simplement la limite d'âge et notamment la pénibilité les carrières longues et que le régime de retraite et les ressources suffisantes c'est aussi une question de ressources ça n'est pas qu'une question de dépenses donc non s'il y a depuis d'ailleurs maintenant longtemps un Conseil d'orientation des retraites c'est justement pour qu'il y ait des chiffres incontestables et Patrick caner a raison François baayrou il rajoute des milliards voire des dizaines de milliards ça n'est pas comme cela que ça marche c'est lui qui a remis en cause des chiffres qui étaient incontestés Samia une fois que cette mission flash de la Cour des comptes sera terminé les discussions vont donc commencer oui on l'a dit ils ont 3 mois pour tenter de trouver un accord sur une réforme qui serait plus juste ils ont une condition respecter l'équilibre financier du système de retraite alors théoriquement tout sera sur la table âge légal de départ pénibilité source de financement alternative si au bout de 3 mois les partenaires sociaux arrivent à un accord et bien cet accord normalement sera soumis au Parlement dans le cadre d'une loi et s'il y a pas d'accord s'il n'y a pas d'accord au contraire et bien c'est la réforme de 2023 qui s'appliquera à prévenu François baayrou or on le sait le le patronat ne souhaite pas forcément revenir sur la réforme il pourrait donc être tenté disent certains de bloquer les discussions pour qu'on reste sur la réforme actuelle et ça ça inquiète la gauche regardez vous avez monsieur le Premier ministre [Applaudissements] la négociation o on perdant à tous les coups unanime pour demander l'abrogation de votre réforme les syndicats de salariés pourront soit y renoncer pour se mettre d'accord avec le patronat soit renoncer parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le patronat et que la réforme restera alors en l'état face je gagne pile tu perd vous partagez ces craintes ré fer après t partisans de la réformme n'ont pas forcément intérêt à trouver un accord s'ils veulent rester sur cette réforme mais ce qu'exprime manuel bon par là ce ne sont pas des craintes c'est la certitude de l'échec ça a été plus ou moins dit dans les mêmes termes par Olivier fort hier lors de de l'examen de la motion bien sûr nous aurions voulu la suspension de la réforme des retraitees et même son abrogation donc nous y reviendrons si la négociation sociale échoue mais ce que nous avons à rché c'est aussi de montrer que le combat continue que la réforme des retraites qui a été adopté sous le précédent quinquena et bien elle n'est toujours pas accepté toujours pas acceptable et qu'il est toujours possible de la remettre en cause mais quel est l'intérêt du patronat à négocier s'il veut rester sur cette réforme actuelle en sachant que s'il n'y a pas d'accord et bien on reste sur la réforme j'espère que le patronat a aussi pris conscience de la nécessité de bouger que la France puisse être dotée d'un budget et pour cela il y a besoin que les socialistes ne censurent pas le budget au mois de février ou du mois de mars le patronat a aussi conscience je pense de la et je l'espère de la fragilité sociale du pays de son état de tension une négociation sociale c'est une négociation sociale chacun prendra ses responsabilités il y a une vraie question s'il y a pas d'accord on l'a dit c'est la réforme actuelle qui s'applique il y a la question quand même du vote du Parlement s'il n'y a pas d'accord il y aura-t-il un vote du Parlement c'est ce que réclame la gauche c'est ce que nous continuerons de réclamer c'est ce pourquoi nous continuerons de nous battre il y a une majorité au Parlement à l'Assemblée nationale pour abroger cette réforme il faut utiliser tous les outils pour rendre cette abrogation possible et une autre réforme qui doit être vraiment négociée qui doit être juste et qui doit être financée hier Olivier fort dans son discours il a dit qu'il excluait pas la censure si jamais il voyait que les discussions sur la réforme des retraites étaient pipé c'est pas le mot qu'il employait mais c'est un peu ce que ça voulait dire est-ce que du coup ça sera quoi la condition de la censure sur ce sujet est-ce que si François Baayou maintient sal à savoir pas d'accord pas de texte au Parlement ça ce sera un déclenchement d'une motion de censure du PS ah je pense qu'il faut vraiment que François Baayou prenne conscience que notre non censure hier n'est pas un chèque en blanc et qu'il va falloir bouger offrir des perspectives lui-même je crois François baayrou avait des réserves sur la réforme des retraites tel qu'elle était donc il faut pas que ce soit une négociation sociale pour la forme il faut vraiment que ça débouche sur d'autres perspectives que la réforme des retraites actuelles oui c'est très sérieux et qu'on ne pense pas que la noncensure d'hier préjuge d'une noncensure sur le budget ça vaut en matière budgétaire sur les dépenses mais aussi sur les ressources de l'État sur la justice fiscale on y reviendra peut-être ça vaut bien sûr sur la réforme des retraites on va on va y venir tout de suite hein puisqueeffectivement vous avez obtenu plusieurs concessions de la part de François baayrou mais c'est des concessions budgétaires du coup quelle est la logique à ne pas censurer en disant on a obtenu ses concessions et à censurer le budget qui contiendra du coup ces concessions on verra d'abord s'il les contient vraiment et puis ensuite quand on censure on censure aussi une politique donc nous n'avons pas voulu censurer une politique d'entrée ça ne veut pas dire que nous l'approuvons ça veut dire aussi que nous souhaitons que la France puisse avoir un budget que le pays puisse avoir un budget parce que s'il n'en a pas même un budget très imparfait parce que s'il n'en a pas le risque des fonds économique et social du pays est bien réel c'estd pour cela que les Français souhaitent aussi que le pays a un budget mais ça n'est pas n'importe quelelles condition nous nous avons pris nos responsabilités nous avons été constructifs je crois que les Français l'ont vu que vous la presse vous l'avez tous dit charge au gouvernement d'être à la hauteur de cet esprit constructif et de notre esprit de responsabilité mais bien sûr que ce n'est que le début c'est vraiment pas la fin de l'exercice démocratique qui doit permettre à la France d'avoir un budget et à la réforme des retraites d'évoluer et d'évoluer dans un sens de justice sociale Samia peut-être un mot sur les concessions du PS du coup oui vous avez obtenu un certain nombre de un certain nombre de de concessions de réduction dans les coupes qui étaient prévu dans les services publics nombre de postes de fonctionnaires sur les sur les recettes nouvelles que vous AZ obtenu c'est encore assez flou notamment sur la taxe sur les plus hauts patrimoines qui avaiit été décidé suite enfin c'est une ce que réclamait la gauche depuis longtemps depuis la suppression du SF mais concrètement qu'est-ce que vous avez qu'est-ce que vous avez obtenu sur ce point c'est pas très clair justement et donc il va falloir clarifier les choses nous avons obtenu des éléments très important pour le service public de l'éducation nationale pour la santé c'est pas suffisant mais c'est important ce n'est pas négligeable mais il faut qu'il y ait aussi nous ne sommes pas des partisans du déficit et de la dette publique il faut des ressources en face donc nous avons obtenu des taxations sur Bénéfic des grandes entreprises sur les plus hauts revenus mais la source d'inégalité majeure dans le monde d'aujourd'hui elle est sur les patrimoines sur les inégalités de patrimoine notamment avec les plus riches les plus fortunés il faut et tous les économistes le disent mettre aujourd'hui une vraie taxation sur les plus haut patrimoine pour permettre une vraie redistribution et diminuer faire diminuer les inégalités et bien nous espérons pouvoir obtenir des mesures en ce sens qui rapporteront de l'argent à l'état qui enclencheront un autre mouvement et nous nous serons très attentifs sur ce point évidemment parce qu'il faut des dépenses nouvelles pour les services publics il faut des ressources nouvelles sinon c'est le déficit les générations futures n'est pas de chiffre sur le le niveau de taxation de ces plus haut patrimoine pour l'instant non mais il faut qu'on puisse avancer il faut que ça se compte en milliard mais est-ce que du coup ça compensera le coût des concessions je crois que c'est un coût qui est chiffré autour de 7 à 8 milliards les concessions que vous avez obtenu est-ce que cette taxation elle compensera où est-ce que vous dites ben tant pis ça creusera un peu plus je peux pas vous répondre à la place de l'ensemble ça comp bien sûr que je l'espère parce que il faut que nous maîtrisions nos finances publiques tout en donnant les moyens au servicees public à la transition et aux grandes politiques publiqu le chiffre d'un objectif de déficit de 5,4 fin 2025 vous le partagez ça peut être un objectif raisonnable c'est-à-dire il faut baisser notre déficit mais pas trop vite trop fort au risque de casser la croissance ça n'est pas sur ce sujet là qu'il faut faire des différences forcément c'est la manière dont on arrive à ce niveau de déficit sans austérité et avec plus de justice fiscale un mot sur ce qui s'est passé hier soir en séance he puisque le Sénat poursuit en ce moment l'examen du budget il y avait notamment hier soir l'examen du budget des sports c'est un budget que que le gouvernement voulait baisser malgré les Jeux Olympiques ça a provoqué la colère d'abord du monde sportif mais aussi ici au Sénat y compris de sénateur macroniste du coup est-ce que vous avez compris l'objectif du gouvernement non euh on voit bien que ça flotte c'est incroyable que hier soir au Sénat après les Jeux olympiques et paralympiques après les engagements qui ont été pris la volonté que ces jeux constituent aussi un héritage et bien on voit tout d'un coup coup un budget des sport qui baisserait encore plus que ce qui était prévu ça a suscité une bronca unanime au Sénat une annulation de cette baisse de crédit j'espère que le gouvernement va en tenir compte c'est un symbole extrêmement important et ce n'est pas qu'un symbole parce que ça se compte en dizaines de millions d'euros pour les clubs pour le sport amateur pour les équipements c'est très important merci samen à tout à l'heure on va reparler du PS oui on reparlera des concessions justement faites par François Baayou à votre parti ce sera su dans le club d'abord on voir l'actualité dans nos région avec nos partenaires de la presse régionale on va à sens on retrouve Mathieu vdroite Galot bonjour Mathieu merci beaucoup d'être avec nous vous êtes responsable des agences pour le journal Lyonne républicaine et Mathieu aujourd'hui marque les 50 ans de la promulgation de la loi veille qui autorise l'IVG et vous y consacrez votre une oui bonjour Arian bonjour monsieur le sénateur effectivement comme vous l'avez dit on ouvre ce matin l'édition du jour sur les 50 ans de la loi Veil qui a été votée le 17 janvier 1975 tout le monde se souvient des débats parlementaires particulièrement durs du courage de Simon ve à leur ministre de la Santé et puis de ce texte qui porte son nom qui a permis de légaliser l'interruption volontaire de grossesse en France eu pour marquer les 50 ans de cette loi historique on a souhaité donner la parole à ceux de l'époque d'avant je dirais hein c'est cette époque des avortements clandestins des risques sanitaires pour celles qui laiss faisait ce choix ou judiciaire pour ceux qui le le pratiquaient on l'a oublié mais conitement avant cette loi les estimations officielles faisaient état de 500000 avortements clandestins chaque année en France et de 5007 femmes des suites de ces opérations on voit effectivement ce ce ce droit des des des femmes à disposer de leur corps qui qui maintenant existe depuis 50 ans en France mais ce droit est remise en cause un peu partout on évoque bien sûr les États-Unis mais aussi la Pologne plus proche de nous la France a certes inscrit ce droit dans la Constitution c'est le premier pays du monde à le faire mais ma question est toute simple monsieur le sénateur comment selon vous peut-on encore mieux garantir ce droit pour les femmes alors que ça remise en cause encore une fois gagne du terrain dans le monde des esprits notamment propagé par les réseaux sociaux je partage votre inquiétude c'est pour cela que nous avons voulu inscrire aussi dans la Constitution le droit à l'avortement ce n'est pas parce qu'il était menacé immédiatement mais parce que nous savons que lorsque l'extrême droite les populistes arrivent au pouvoir et malheureusement il n'y a rien d'impossible et bien c'est un des premiers droits qu'il cherchent à remettre en cause donc nous l'avons inscrit dans la Constitution et en effet derrière il faut aussi des moyens concrets d'accès à l'IVG il faut être vigilant notamment dans les crédits budgétaires dans l'organisation de notre système de santé et puis il faut aussi des mesures symboliques qui sont des mesures de justice c'est pour ça que j'ai Cigné la proposition de loi de ma collègue socialiste Laurence Rossignol visant à réhabiliter toutes les personnes et notamment les femmes qui ont été condamné avant 1975 pour avoir recouru à l'avortement nous l'avons fait pour là aussi comme mesure de justice pour réhabiliter toutes celles et ceux qui ont été condamnés pour homosexualité avant 1981 sont des mesures qui sont qui ne peuvent ne paraître que symboliques mais on ne construit pas la vir sans justice sans réparation sans réhabilitation et donc voilà pour les 50 ans de la loi veille voilà la mesure que nous voudrions vraiment voir avancer au Parlement et qui je crois peut faire l'objet d'une large majorité en tout cas je l'espère et puis nous serons évidemment vigilants notamment lorsque nous votons les crédits de la santé de la sécurité sociale sur le fait que l'accès à l'avortement soit un droit inscrit dans les textes mais aussi un droit qui soit effectif partout sur le territoire et là il faut être extrêmement vigilant parce que l'inquiétude est légitime merci Mathieu merci beaucoup d'avoir été avec nous et on regarde la Une de Lyonne républicaine a temp des avortements clandestins c'est à la Une de votre journal pour marquer aujourd'hui les les 50 ans de la promulgation de la loi veille merci Mathieu une dernière question politique on va revenir à à la mairie de Paris vous avez présenté hier vos vœux Rémi Ferraud c'est quoi votre vœux pour cette année de pouvoir être le candidat de la gauche à la mairie de Paris oui et puis aussi qu'on prépare sérieusement efficacement et avec enthousiasme l'élection de 2026 2026 se prépare en 2025 vous en avez discuté avec vos partenaires avec Yannick jade avec Yanne brossa les écologistes les communistes comment vous allez trancher qui sera le candidat de la gauche B on échange bien sûr mais chaque fois dans les dernières élections municipal c'est le rassemblement autour d'un candidat d'une candidate socialiste qui a montré son efficacité je crois que les socialistes Parisiens ont montré qu'ils étaient aussi écologistes en étant vraiment de gauche en menant une politique de solidarité de logement tout à fait volontariste donc je propose que ce soit avec moi autour de moi que ce rassemblement est lieu pour que nous gagnions en 2026 un dernier mois est-ce qu'une candidature éventuelle de Rachid adati vous inquiète choisit pas son adversaire ce qui m'inquiète c'est que quelqu'un comme Rachid ATI qui est mise en examen pour corruption je crois qu'il faut pas banaliser soit aujourd'hui au gouvernement soit aujourd'hui envisagé comme la candidate de la droite pour la mairie de Paris elle peut pas l'être pour vous je pense elle est discrédité être candidate à la mairie de Paris je pense qu'elle ne devrait pas l'être mais après on ne choisit pas son adversaire et je pense que ce qu'elle incarne l'absence de projet sa vision extrêmement réactionnaire extrêmement rétrograde de la ville de la vie des Parisiens et bien je pense que ça n'est pas ce que les parisiennes et les parisiens attendent donc il y aura une campagne on va évidemment se mobiliser se battre moi je crois que la gauche peut tout à fait l'emporter et notamment si elle se rassemble dès le premier tour merci Rémy Ferro merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure votre interview elle a écouter en podcast sur notre site Internet et toutes les plateformes d'écoute pour ceux qui veulent vous réécouter [Musique]

Rémi Féraud : « Le Nouveau Front Populaire n’est pas un horizon indépassable » — Rémi Féraud · Pourquijevote