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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 juillet 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéImmigration & asile

PHILIPPE BALLARD : « Regardez l'état de la France, c'est un champ de ruines ! » (BFM)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Vous avez la boule au ventre à J-2 ?

  • 1:12FerméeRéponse directe

    Vous attendez une décision de justice que, quoi qu'il arrive, vous respecterez ?

  • 1:20RelanceÉludée

    Non, vous n'avez pas toujours accueilli avec...

  • 1:54OuverteRéponse partielle

    Mais que ce soit avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella, c'est bonnet blanc, blanc bonnet ?

  • 2:18OuverteÉludée

    C'est une cause incarnée par quelqu'un, Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?

  • 2:39OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a deux camps aujourd'hui au sein du RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:40Invité politiqueFait
    « Citez-moi un secteur qui se porte bien. Tout est sur le flanc, que ce soit la santé, l'éducation, l'agriculture, l'industrie, la sécurité, l'immigration. »
  • 3:05Invité politiqueFait
    « Le programme, c'est le même. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Si vous avez 62 ans mais pas vous annuitez, vous allez continuer à travailler parce qu'il n'y a rien de tel décote que vous serez obligés de continuer à travailler. »
  • 9:43Invité politiqueChiffre
    « On a appelé le « front républicain ». Je pense que vous avez regardé le sondage du Fond d'Apple qui est sorti dans le Figaro vendredi où il y a une large majorité de gens qui disent maintenant « le front républicain, non, on n'en veut plus ». »
  • 10:05Invité politiqueFait
    « Mais on aura, oui, la coalition des médiocres. Oui, oui, qui ira de la Macronie jusqu'à LFI. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard43 %
  • Présentateur23 %
  • Invité16 %
  • Invité 213 %
  • Auditeur6 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes député Rassemblement National de l'Oise, à vos côtés Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV. Bonjour Jérémy. Bonjour. Et bonjour Victor Hérault, éditorialiste politique à Valeurs Actuelles. Vous avez la boule au ventre à J-2, Philippe Ballard ?

0:14
Philippe Ballard

Non, mais c'est pas la meilleure séquence qu'on traverse, parce qu'on attend effectivement le 7. Mais enfin là, les deux extraits que vous avez passés, résumés très très bien cette soirée. Marine Le Pen et Jordan Bardala étaient avec nos militants à l'Ivain. C'est un symbole d'ailleurs, parce que l'Ivain, ça fait partie des 70 communes que nous avons gagnées, notamment remportées à la gauche. Voilà, tout a été dit, ils travaillent ensemble depuis des années. Ils étaient à côté de nos militants, on attend le 7, sereinement, si l'on peut dire. Et puis on est à la suite. Si l'on peut dire, parce que vous n'êtes pas véritablement serein.

Ce sont les magistrats, enfin Marine Le Pen l'a rappelé hier, qui vont décider en fait de qui sera le candidat du premier parti de France, du premier groupe à l'Assemblée nationale. Et si on en croit les sondages, il faut rester extrêmement prudent, parce qu'il reste 10 mois, et c'est très très long. On se rappelle de ce qui s'est passé par le passé, donc de celui ou celle qui est donnée favorite pour la présidentielle. Voilà, c'est un peu paradoxal, mais c'est comme ça. Donc on attend le 7 juillet.

1:12
Présentateur

Vous attendez une décision de justice que, quoi qu'il arrive, vous respecterez ? Ah bah oui, on l'a toujours fait, pardon, c'est un peu de question. Non, vous n'avez pas toujours accueilli avec...

1:23
Philippe Ballard

Non, mais enfin, bien sûr qu'on va respecter la décision de justice.

1:26
Présentateur

Neutralité, les décisions de justice précédentes.

1:28
Philippe Ballard

Non, enfin, on a toujours respecté les décisions de justice, on continuera à respecter les décisions de justice, bien sûr. Mais là, on est engagé... C'est-à-dire que dès mardi, ensuite, vous vous projetez, quoi. Mais enfin, je ne sais pas si vous voyez l'état de la France, quoi. C'est un champ de ruines. Citez-moi un secteur qui se porte bien. Tout est sur le flanc, que ce soit la santé, l'éducation, l'agriculture, l'industrie, la sécurité, l'immigration, je pourrais continuer longtemps comme ça. Donc il y a un travail, mais gigantesque, à faire.

1:54
Présentateur

Mais que ce soit avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella, c'est bonnet blanc, blanc bonnet, c'est la même chose.

1:58
Philippe Ballard

Bien sûr, bien sûr. Nous, on mène un combat pour la France. Marine Le Pen mène le combat pour la France depuis de très longues années. Jordan Bardella mène un combat pour la France également. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est une cause qui est au-dessus, en fait, de nous, qui nous dépasse, que ce soit pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. On a une cause. Nous, on n'est pas comme les autres. Voilà, c'est ce que vous l'avez dit.

2:18
Présentateur

C'est une cause incarnée par quelqu'un, Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Vous nous dites que c'est la même chose. On entend quand même, alors je ne sais pas si ce sont des dissensions, mais officieusement et parfois même publiquement, on entend beaucoup, notamment Jean-Philippe Tanguil, numéro 2, du groupe Rennes à l'Assemblée ces derniers jours, qui s'affiche, je crois pouvoir le dire, comme mariniste. Est-ce qu'il y a deux camps aujourd'hui au sein du RN ? Parce qu'ensuite, une fois qu'on saura si c'est Jordan Bardella ou Marine Le Pen, qui est le candidat du RN à la présidentielle, il va falloir nous parler de lignes et de projets.

Tous deux n'incarnent pas exactement les mêmes choses sur les mêmes sujets.

2:54
Philippe Ballard

Mais si la ligne et le projet, c'est le même, je vais paraphraser ce qu'a dit Marine Le Pen lors du meeting du 1er mai, il ne faut pas que celle ou celui qui sera notre candidat soit enfermée dès maintenant dans un programme. Mais le programme, c'est le même. Sur les retraites, par exemple, ce ne sera pas le même. Si, je veux bien qu'on rentre dans le débat des retraites. Oui, parce qu'il ne faut pas... Si vous avez 62 ans mais pas vous annuitez, vous allez continuer à travailler parce qu'il n'y a rien de tel décote que vous serez obligés de continuer à travailler. Non, mais ça a été rappelé.

3:25
Présentateur

Vous êtes mariniste ou vous êtes, je ne sais pas comment on dit d'ailleurs, bardelliste ?

3:27
Philippe Ballard

Alors moi, on me pose souvent la question, je veux dire, je suis très à l'aise pour répondre. Moi, je sais ce que je dois aux deux. Je sais ce que je dois à Jean-Anne Bardella qui m'avait demandé en 2021. J'ai arrêté tout de suite sur le champ de faire ce beau métier de journaliste pour être tête de liste à Paris au régional. C'est lui qui m'a mis, comme on dit, le pied à l'étrier. Puis je sais ce que je dois à Marine Le Pen parce que le travail qu'elle a fait depuis qu'elle a pris la tête du parti, on n'en serait pas là si elle n'avait pas été à la tête du parti. Vous entendez certains dans les camps, Philippe, Attal, qui émettent l'hypothèse

3:54
Présentateur

d'une candidate phénix, si elle peut se présenter après la décision de mardi. Une candidate phénix boostée par les épreuves judiciaires qui reviendraient d'entre les morts avec plus d'épaisseur. Vous parlez de ça ou pas ? D'accord.

4:07
Philippe Ballard

Non, mais il est sûr, vous l'avez vu hier, Marine Le Pen sur scène. Je veux dire, c'est une combattante, elle l'a redit. Si elle doit mener... Plus à l'aise que Bardella ? Mais non, je comprends, vous faites votre métier de journaliste, vous essayez d'enfoncer des coins. Vous avez forcément un avis. Honnêtement, ce n'est pas ce qu'intéresse les Français. Quand le 18 ans, on n'arrive plus à remplir son frigo, remplir son réservoir d'essence, franchement, ce n'est pas le genre de question qu'il se pose. Moi, vous voyez, hier, j'ai réuni à l'Assemblée nationale, j'ai invité 50 militants de ma circonscription.

Il n'y en a pas un qui m'a posé une question sur est-ce qu'il y a une différence entre Marine Le Pen, Jordan Le Pen, Bernard de Berlère. Non, ça ne compte pas, ça ne les regarde pas. On est unis vers la victoire.

4:42
Présentateur

Victor Hérault, Jordan Bardella ou Marine Le Pen, peu importe, d'une certaine manière.

4:48
Invité

C'est ce qu'ils ont essayé de montrer hier. Alors, avec certaines nuances... Il y a un enjeu, mais de taille. Névitablement, d'ailleurs, au-delà du RN. Tout à fait. Et justement, c'était tout l'enjeu de cette déclaration hier commune, qui était de dire, non, Jordan Bardella n'est pas un plan B comme Bardella, comme on a pu le dire, mais c'est un plan A prime. En réalité, ce sera exactement la même chose. Ne vous souciez pas de ça. Tout ne va pas basculer avec cette décision de justice. Ça, c'est le message officiel. C'est ce que dit le Rassemblement national.

D'ailleurs, c'était important pour eux d'adouber Jordan Bardella avant la décision, histoire de ne pas faire comme s'il la remplacait au déboté, comme s'il n'était pas un sous-candidat comparé à Marine Le Pen. Donc, l'idée de dire les deux sont les mêmes, alors pas strictement les mêmes, parce qu'ils se sont d'ailleurs fait... Marine Le Pen a rappelé toutes ces cicatrices qu'elle avait dans cette région du Pas-de-Calais, cicatrices que n'a pas Jordan Bardella en politique, n'a pas essuyé de lourdes défaites jusqu'ici. Et Jordan Bardella, qui lui-même fait un lapsus à un moment en disant le point commun que nous avons avec Marine Le Pen, puis ensuite il se reprend en disant...

Enfin, on en a plusieurs, mais le principal point commun. Donc, il y a quand même cette histoire de différentes personnalités qui se présentent. C'est vrai qu'une campagne présidentielle, ça se taille sur mesure. Ça, on ne va pas l'expliquer. Maintenant, si les deux ne sont pas les mêmes, ils ont bien précisé un, et surtout venant de Marine Le Pen, parce qu'encore une fois, c'est un adoubement qui vient du non-Le Pen jusqu'au non-Bardella. Confiance, soutien, fidélité, amitié, unité. Ça, c'est tous les mots qui ont été répétés jusqu'ici. Tout va bien. Ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de bouleversement.

Et d'ailleurs, pour en finir, lorsque vous parlez de la candidat de Fénix, moi, j'estime que le vrai bouleversement, ce ne serait pas si Marine Le Pen est empêchée de se présenter. Ce serait si Marine Le Pen, finalement, n'est pas inéligie. Parce que là, le comeback, pardonnez-moi l'expression de Marine Le Pen dans cette histoire, on a tous intégré l'idée que ce serait Jordan Bardella, le candidat, y compris les militants. Si c'est finalement Marine Le Pen qui y va, là, je pense qu'il y a un bouleversement.

6:34
Présentateur

Il est évident, Jérémie, que mardi, à partir de 14h, et même un peu avant, bon nombre de politiques, des camps d'en face, si je puis dire, à Thalphilippe et autres, seront devant BFM TV, naturellement, pour suivre en direct la décision de la Cour d'appel de Paris. Parce que, pour les camps d'en face, ce n'est pas pareil de se retrouver face, dans le cadre de la campagne présidentielle, à Jordan Bardella ou à Marine Le Pen.

7:00
Invité

Après, l'avantage, c'est que la campagne n'est pas en réalité totalement commencée, qu'ils ont préparée. Ils se sont faits aux deux scénarios. Mais c'est vrai que quand on écoute plutôt les figures du bloc central, donc des proches à la fois de Gabriel Attal, Bruno Retailleau et d'Edouard Philippe, on estime que Jordan Bardella serait peut-être plus facile à prendre.

Moins d'expérience sur la scène internationale, moins d'expérience sur l'économie, avec des sorties récemment un petit peu maladroites sur la question de la marche blanche de Liana, pendant laquelle Jordan Bardella était au Grand Prix de Monaco, et pour se défendre, indiquant qu'il y avait des marches blanches un peu tous les jours. Donc en fait, certains disent qu'il y a... Il y en a une aujourd'hui, d'ailleurs. Il y en a une aujourd'hui, il y a l'intention de Louis. Et en tout cas, ce qu'ils estiment, c'est qu'il est peut-être plus facile à aller chercher que Marine Le Pen, qui aujourd'hui est incontournable dans le champ politique.

Elle a une base électorale qui, en réalité, est un petit peu plus large en termes de fidélité que Jordan Bardella, qui ne s'est encore jamais présentée au suffrage universel total. C'est-à-dire qu'il a été candidat aux européennes, mais les européennes, c'est une liste. Ce n'est pas tout à fait la même chose qu'une présidentielle. Elle a l'expérience, elle a le cuir épais. Et puis, elle a su progresser aussi de présidentielle en présidentielle. Et ça, ils l'ont vu. Donc en fait, aujourd'hui, dans le bloc central, on estime que Marine Le Pen, si elle devait être candidate au final, elle sera peut-être sans doute bien plus redoutable que Jordan Bardella.

8:24
Présentateur

Marine Le Pen, justement, l'état d'esprit au RN, au-delà de l'échéance de mardi et comptons Marine Le Pen, c'était hier.

8:30
Auditeur

Il y a eu raison également, Jordan, de dire que ce n'est pas parce que nous avons des bons sondages qu'il faut aller à l'élection tranquillement en s'y flottant. Bien sûr que non. D'abord parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une campagne. Deuxièmement, parce qu'un second tour, ce n'est pas un premier tour. Et qu'au second tour, nous savons pertinemment que nous allons nous retrouver face à la coalition des incapables. La coalition de ceux qui n'ont aucun autre programme politique que lutter contre le RN. C'est un peu court, mais ça leur suffit. Ça leur permet d'avoir un point commun entre eux. Et on l'a vu en 2024, ils ont réactivé ce phénomène.

9:12
Présentateur

Vous craignez honnêtement le tout souffle extra-de-broite en 2026-2027 ?

9:19
Philippe Ballard

Oui, tous les médias. Alors, pour revenir à ce que disaient Marine Le Pen ou Jordan de Mardella, j'étais sur les quelques années, je me rappelle de la campagne de 88. Raymond Barr a été donné président de la République. On sait comment ça s'est fini. En 95, Edouard Balladur devait l'emporter au la main. On sait comment ça s'est terminé. Mais nos militants ne sont pas dupes. On est prêts, bien sûr, à aller au combat. Après, ce qu'on a appelé le « front républicain ».

Je pense que vous avez regardé le sondage du Fond d'Apple qui est sorti dans le Figaro vendredi où il y a une large majorité de gens qui disent maintenant « le front républicain, non, on n'en veut plus » parce qu'ils ont vu où ça nous menait. Les macronistes se sont désistés pour les mélenchonistes. Et les mélenchonistes ont fait la même chose dans l'histoire. Ils ont retiré également leurs candidats. Donc ça ne marche plus. Mais on aura, oui, la coalition des médiocres. Oui, oui, qui ira de la Macronie jusqu'à LFI.

10:11
Présentateur

Cette semaine, d'ailleurs, on a vu de nouveaux déchirements au sein de la droite dite gaulliste entre Laurent Wauquiez, Bruno Rotaillot, mais tout ça, Edouard Philippe. Ça vous inspire quoi ? De l'optimisme aujourd'hui ?

10:28
Philippe Ballard

Non, mais on tend la main à tous ceux qui sont des déçus de cette droite. Quand on voit les passes d'armes entre Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot, tout ça, c'est pathétique. C'est LR suite et fin. Je pense que là, on s'achemine vers la fin. Mais on tend la main. Donc tous ceux qui sont sincèrement patriotes, souverainistes, qu'ils nous rejoignent. Et s'ils ont une fibre plus sociale, qui ne se situe pas forcément au LR, mais qui ont une sensibilité de gauche, rejoignez-nous également parce qu'on va mener un combat pour la France, pour sa grandeur et pour enfin nous extirper de 10 ans de macronisme. Merci à tous les trois.

11:01
Présentateur

Décision coupée de la Cour d'appel de Paris. Mardi, édition spéciale mardi sur notre antenne.