Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 novembre 2025 9 min

France Santé : « C’est un véritable outil d’aménagement [... ] Ce n’est pas un truc en plus »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je comprends les critiques, je les entends, je les ai pas mal entendu. Il y a c'est une mesure qui a été annoncée rapidement. Je dois avouer que quand je l'ai entendu, j'ai eu un premier effet de surprise et puis ensuite, j'en ai trouvé tout l'intérêt que je vais essayer de vous de vous expliquer.

L'objectif L'objectif est de répondre à deux choses. Répondre à tous nos concitoyens qui se sentent abandonnés parce qu'ils n'ont pas d'accès aux soins. Répondre aussi à cette demande d'accès aux soins et donc d'améliorer. effectivement, j'ai pu l'entendre.

C'est pas c'est pas France Santé qui va créer de nouveaux médecins comme ça, hein. Je je suis d'accord. Mais et je vais essayer de vous convaincre de comprendre pourquoi ça peut améliorer l'accès au soins de façon importante.

Je l'ai entendu et je suis complètement d'accord. Ce n'est pas un truc en plus, ce n'est pas une structure en plus, ce n'est pas un dispositif de plus. Beaucoup l'ont dit et je tiens à insister parce que c'est pas un truc en plus.

Ce qu'on va faire c'est trois choses avec France Santé et on va le on va le faire d'ailleurs ensemble. un ça va donner de la visibilité de la visibilité aux organisations qui ces dernières années se sont euh produite et qui permettent cet accès aux soins. Je pense à des maisons de santé, je pense à des centres de santé, je pense à des parfois des bus santé, toutes ces structures qui ont été créées mais que nos concitoyens parfois ne savent même pas qu'elles existent.

On parle des CPTS qui pour certaines permettent l'accès aux soins non programmés. Euh nos concitoyens ne le savent pas. Donc le premier objectif de France santé, c'est de rendre lisible.

Ça passe à travers un logo. Mais ici vous connaissez l'efficacité des maisons France Services. Vous savez que nos concitoyens quand ils poussent la porte d'une maison France Service, ils ont une réponse à leur demande en soin.

France santé c'est pareil et c'est pas de la centralisation monsieur Jaumier. les maisons France Services. Ça c'est le premier objectif, rendre visible ce que les professionnels ont fait sans que ce soit une nouvelle structure.

Oninvente rien de nouveau. On met une visibilité sur ce qui est fait. Alors c'est la première c'est la première chose.

Mais vous savez pour que nos concitoyens ne se sentent pas abandonnés et soient amenés parfois à avoir des votes qui peuvent paraître extrêmes parce qu'ils se sentent abandonnés, la visibilité, le logo est peut-être important. Le deuxième objectif, c'est la consolidation. Ces maisons de santé qui vont être labellisées, ces centres de santé, ces bus santé qui peuvent être labellisés, on va les consolider parce qu'on leur amène à un financement.

Le financement, c'est entre en moyenne 50000 €. Il y a 15 millions dans ce budget 2026. Monsieur Jumier, je je vous réponds sur le financement.

Les 5000 € c'est en 2027. Les 150 millions, c'est pour 2026. Donc c'est 2000, mais la volonté du gouvernement est que euh il y ait de la lab laisation et tant mieux si euh il y en a partout.

Donc on pourra adapter ce financement. Euh ce qui l'important c'est que nos concitoyens aient une offre à côté de chez eux euh d'accès aux soins. Enfin, le 3e objectif c'est euh la création là où il y a rien.

Il y a encore des territoires où il n'y a pas d'accès aux médecins euh dans les 48 heures. Malgré les organisations des professionnels. Il y a encore des territoires où il n'y a pas de CPTS, où il n'y a pas de de maison de santé qui permettent cet accès aux soins.

Là où il n'y a pas l'idée de de France santé et de permettre d'amener un un financement qui va être un levier incitatif à essayer de créer un noyau de coopération qui sera incitatif à faire venir des médecins. Après, je je donnais l'exemple de la pharmacie effectivement puisque on a beaucoup parlé mais on sait très bien que dans des territoires, dans certains de nos territoires, il existe seulement la pharmacie en terme de accès à un professionnel de santé. Et ben cette pharmacie, si il y a une infirmière dans un des villages autour, si on apporte un financement et qu'on peut lui mettre de la téléconsultation, il se crée un début de réponse à la demande d'accès aux soins de nos concitoyens qui pourra ensuite créer un début de CPTS et ensuite des professionnels et des médecins qui viendront s'installer.

Donc par cet intermédiaire, on arrive à créer de l'accès aux soins. Enfin, le portage de France Santé, il est et cela a été redit par le Premier ministre, il est par les départements, il est par les élus des territoires. C'est un outil à disposition des professionnels et des élus pour permettre cet aménagement de territoire de visibilité et d'accès aux soins.

Comment ça va se passer ? J'ai entendu dire alors il est vrai qu'à l'Assemblée, il y a eu des amendements des députés qui ont contraint et d'ailleurs, il y a des amendements ici auxquels je serais favorable qui décharge la contrainte. Je je vous donne les exemples.

Ce qu'on dit c'est que c'est pas le ministère qui va dire bah toi tu seras labellisé, toi tu seras labellisé. On dit à partir du moment où il y a un où vous remplissez le cahier des charges, il y a presque rien dans le cahier des charges. Il est très très souple parce que justement c'est pour les territoires.

On dit il faut un rendez-vous de médecin si jamais c'est nécessaire, pas tout le temps le cas mais si c'est nécessaire dans les 48 heures, il faut pas de dépassement, il faut qu'il soit en secteur 1 et il faut qu'il y ait au moins une infirmière associée. Il faut pas que ce soit c'est pas un médecin tout seul qui sera labellisé. Donc il faut une coopération.

C'est ça le cahier des charges. C'està-dire un cahier des charges qui permet à toutes les structures qui le souhaiteront d'être labellisé. Aucune CPTS n'a l'obligation d'être labellisée.

France santé s'il faut changer le nom et qu'elle ne soit pas appelée communauté France Santé. Moi, je veux bien avancer sur ce sujet. Honnêtement, quand nos concitoyens ont des difficultés d'accès aux soins, c'est pas le nom des CPTS qui va m'empêcher de de vous proposer d'avancer.

Donc on peut avancer sur le nom, sur le fait qu'il y ait des obligations. C'est pas un nouveau dispositif, c'est pas d'obligation, c'est au contraire un outil pour les professionnels et les élus pour améliorer l'accès aux soins sur leur territoire. Je sais qu'il y a aussi des sujets et des modifications à apporter et certains amendements le font sur les négociations parce que pour le financement, on a mis deux modes de financement.

On a mis du FIR, le fond d'intervention régionale et on a mis aussi euh relevant de la négociation euh avec les professionnels des maisons de santé. Si ces négociations euh n'aboutissent pas, moi je serais euh je pense qu'on peut avancer, il y a des amendements pour empêcher que le directeur de la CNAM prenne l'autorisation. Moi, je suis d'accord à ce qu'on avance et qu'on retire cette partie-là.

Mais ce qui est important, c'est de dire les maisons de santé avaient envie qu'on avance sur ces négociations, qu'on mette du financement euh de qui qui soit issu des négociations conventionnelles. C'est pour ça que nous l'avons mis euh dans ces dans ce texte. S'il faut que ce soit 100 % du FIR, ça sera 100 % du FIR.

Mais je ne crois pas que ce soit ce que les professionnels veulent. Pour résumer, en gros, je suis en fait complètement d'accord avec tout ce qui a été dit. C'est pas un dispositif.

En plus, ça consolide les structures qui ont besoin d'être consolidées en apportant un financement, une infirmière supplémentaire, une secrétaire supplémentaire, des bureaux. Une des maisons m'a dit "J'ai besoin d'un bureau pour accueillir un docteur junior de plus ou un interne de plus." Et ben voilà, le financement servira à ça.

C'est on laisse la main au territoire et au professionnels. Donc en conclusion, il y a des difficultés d'accès aux soins. Vous savez, à chaque fois qu'on parle de difficulté d'accès aux soins, il y a plein d'angoisses derrière et je crois pas que je me serais motivée à essayer de vendre un gadget alors que je connais trop les conséquences de ces difficultés d'accès en soi.

C'est l'engagement de ma vie. Si on se met à la place des professionnels, France Santé, ça change rien. C'est un financement en plus qui vient consolider leur structure, qui vient leur donner une infirmière en plus ou une secrétaire en plus pour qu'ils puissent continuer à proposer euh le le rendez-vous de médecin dans les 48 heures.

Là où il y a rien, c'est pour essayer de créer un mouvement pour donner de l'accès aux soins. Et si on se met à la place du patient, bah lui, il verra où où ces organisations existent parce que à l'heure actuelle, bah il ne sait pas forcément où pousser la porte quand sa maman a fait un AVC à l'hôpital. que la maman sorte de l'hôpital, il est perdu, il sait pas où aller pour aller, il sait pas toujours où aller et là il saura qu'en poussant la porte, il aura la réponse à sa demande.

Et si on se met à la place des élus, et ben c'est un outil pour le département d'aménagement de son territoire parce que c'est eux avec les communes qui savent où mettre ces ces maisons France santé. Voilà, je comprendrais pas qu'on vote pas cet outil qui a un outil en plus qui n'oblige à rien, qui ne qui ne retire rien. Je ne comprendrait pas.

France Santé : « C’est un véritable outil d’aménagement [... ] Ce n’est pas un truc en plus » — Stéphanie Rist · Pourquijevote