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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 29 mai 2020 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiSolidarités & famille

Bourdin Direct du 29 mai - 8h/9h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 40 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Autre annonce hier d'Édouard Philippe : toutes les écoles et tous les collèges seront ouverts mardi ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Les collèges et les lycées : vous représentez les principaux de collèges et les proviseurs de lycées. Vous êtes vous-même proviseur du lycée Charlotte Perriand à Guénet. 1300 élèves. Ça vous fait plaisir ?

  • 13:23OuverteRéponse directe

    Les lycéens vont retrouver le chemin de leur lycée en zone verte ?

  • 17:40OuverteRéponse directe

    Eric, hier vous exprimiez vos difficultés : aéroport fermé, pas de touristes, des charges qui s'accumulent et vous ne pouvez plus payer. Vous êtes chauffeur de taxi. La bonne nouvelle, c'est que les touristes vont pouvoir revenir à partir du 15 juin et l'aéroport de Nice va reprendre, mais tout doucement. Vous êtes un peu réconforté ce matin ou pas ?

  • 21:13OuverteRéponse directe

    Le nombre de demandeurs d'emploi a fortement augmenté en avril. Une hausse qu'il faut quand même relativiser ?

  • 23:20OuverteRéponse directe

    Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, bonjour. Quelques précisions sur la règle des 100 kilomètres : on est bien d'accord, ce n'est pas pour ce week-end ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43PrésentateurFait
    « Comme un parfum de liberté retrouvé, il va encore falloir patienter quelques jours. »
  • 3:14PrésentateurFait
    « Toutes les écoles et tous les collèges seront ouverts mardi. »
  • 3:41InvitéFait
    « Le gouvernement confirme l'annulation de l'oral du bac de français pour les 525 000 élèves de première. »
  • 5:50PrésentateurChiffre
    « Renault vient de dévoiler son communiqué : 15 000 emplois supprimés dans le monde, dont 4 600 en France. »
  • 18:14InvitéFait
    « L'aéroport de Nice va reprendre, mais tout doucement. »
  • 21:24InvitéChiffre
    « 843 000 demandeurs d'emploi en plus en avril. »
  • 23:51InvitéFait
    « La règle des 100 kilomètres, ça commencera à partir du 2 juin. »
  • 26:35InvitéFait
    « À partir du 15 juin, nous pourrons voyager dans toute l'Europe, espace Schengen ? »
  • 31:25InvitéChiffre
    « C'est 0,15 points de CSG, c'est 2 milliards par an. »
  • 31:52InvitéFait
    « Aujourd'hui, un résident en EHPAD, il a pendant une heure quelqu'un auprès de lui. Pendant une heure. »
  • 33:03InvitéChiffre
    « Ils parlent de 8 à 10 milliards d'euros nécessaires chaque année. »
  • 36:52InvitéChiffre
    « avec la prise en charge par l'État de 40% autour de 40% du salaire »
  • 38:53InvitéChiffre
    « qu'on était à 4600 suppressions de postes pour la France, 15 000 dans le monde »
  • 39:12InvitéFait
    « Renault fabrique 6 millions de voitures par an. Vous savez combien ils en vendent ? Non. 3 millions. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Invité 29 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Vous écoutez RMC.

0:04
Présentateur

Vendredi 29 mai, l'info sur RMC.

0:07
Invité

Heureux 3, Céline Calman est là. Pour les dernières infos, Céline, bonjour.

0:10
Présentateur

Bonjour à tous. Comme un parfum de liberté retrouvé, il va encore falloir patienter quelques jours. Mais dès mardi, fin de la limite des 100 kilomètres, réouverture des bars, restaurants, campings, la phase 2 du déconfinement est enclenchée. Dans l'actualité également, le coup près est tombé ce matin. Chez Renault, le constructeur automobile annonce la suppression de 4600 postes. Et puis la situation dégénère à Minneapolis, aux Etats-Unis. Scène de violence et de guérilla 4 jours après la mort d'un afro-américain lors de son arrestation brutale par la police. Bienvenue à tous sur RMC.

La liberté redevient la règle, a déclaré hier Édouard Philippe lors de l'annonce de la phase 2 du déconfinement. Réouverture imminente des bars et restaurants. On va évidemment revenir en détail sur tout ce qui va changer à compter de mardi. Mais d'abord, direction Cabourg dans le Calvados, sur la côte normande. Les Parisiens, notamment, ne devraient plus tarder à arriver pour le plus grand bonheur des commerçants. Le reportage de Maoubécard-Carnier.

1:07
Invité

Sur le front de mer de Cabourg, Emmerich, gérant du restaurant Lanka, prépare déjà sa terrasse. J'ai une terrasse qui fait neuf rangées. Je pense que je vais en enlever qu'une. On sent de l'excitation chez ces commerçants.

1:18
Locuteur non identifié

Valérie s'occupe d'un bar juste à côté. Elle se réjouit de pouvoir enfin accueillir les Parisiens.

1:23
Invité

C'est un ouf de soulagement puisqu'on est quand même à plus de 100 kilomètres de Paris, que les Rouennais, il leur manquait 30 kilomètres pour venir ici. On est ravis, ravis, ravis. Ravis surtout s'ils arrivent avec l'envie d'entrer dans les magasins, d'acheter une glace avant d'aller à la plage. Jean-Charles Courtois est le président de l'association qui rassemble les commerçants de Cabourg. On espère qu'ils vont être prêts à consommer. On espère qu'ils ne seront pas trop impactés par la crise. Et on espère qu'ils n'auront pas trop peur de se rendre dans Cabourg. Pour éviter tout regroupement trop important, le maire de la ville prépare une signalisation adaptée.

On est en train de mettre des plans de gestion de flux. On devient des experts, un peu comme des parcs d'attraction. Nous sommes des villes d'accueil. Et aujourd'hui, on va pouvoir revivre et puis à nouveau se préparer à accueillir les touristes. Maintenant que la règle des 100 kilomètres est levée, Cabourg devrait accueillir plus de 15 000 visiteurs chaque week-end.

2:11
Présentateur

Dans quatre petits jours, il sera donc à nouveau possible de s'attabler au restaurant. Mais il y a tout de même des règles. 10 personnes maximum à chaque table. Le port du masque obligatoire pour le personnel. Interdiction de consommer debout. En Ile-de-France, classée zone orange, seules les terrasses pourront ouvrir au moins jusqu'au 22 juin. Une décision frustrante et difficile à comprendre pour Jonathan Charlois. Il est restaurateur à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine. Lui n'a aucune terrasse de France, son établissement.

2:37
Invité

Il y a une certaine frustration d'attendre. Et en fait, quand on n'a pas de terrasse, on ne sait pas. Nous, l'autorisation de mettre des tables en extérieur, on l'avait formulée, elle nous a été refusée. Donc là, potentiellement, la seule chose, c'est qu'on pourrait exploiter le domaine public sur les places de parking. Mais ce qui, pour l'instant, n'a pas été statué. Donc on attend. Et même si on pouvait exploiter tout ce qui est exploitable devant le restaurant, on n'arriverait pas à pallier le manque de chiffre d'affaires. C'est la carotte qui nous sert à tenir le coup. Jusqu'à l'annonce finale qui sera l'annonce de la réouverture. Mais encore, faut-il qu'elle arrive.

Parce que là, la ficelle va casser.

3:09
Présentateur

Bonjour, Paul Barcelone. Autre annonce hier d'Edouard Philippe. Toutes les écoles et tous les collèges seront ouverts mardi.

3:16
Invité

Oui, 100% des écoles et collèges ouverts le 2 juin, y compris dans les zones oranges comme l'Île-de-France, toujours avec des groupes limités à 15 élèves. Les lycées vont aussi rouvrir en zone verte. Priorité aux lycées professionnels, élèves de terminal et de CAP. Pour les lycées généraux, ce sera un seul niveau à la fois sur décision du proviseur, uniquement en zone verte. En revanche, nous en parlions dès hier matin, ici sur RMC. Le gouvernement confirme l'annulation de l'oral du bac de français pour les 525 000 élèves de première. Cela veut dire que ce sont les notes accumulées tout au long de l'année qui seront prises en compte en contrôle continu.

3:53
Présentateur

Et puis, bonne nouvelle également, la réouverture enfin des musées.

3:56
Invité

Tous les musées monuments rouvrent mardi avec port du masque obligatoire. Le masque est d'ailleurs fortement recommandé dans plusieurs espaces publics. Ce pourrait être aussi le cas dans les salles de sport, les salles de spectacle, les théâtres qui rouvriront également mardi. Mais attention uniquement en zone verte pour ce qui est de la zone orange, celle de Paris et de l'île de France. Il faudra attendre le 22 juin. Le gouvernement maintient plusieurs interdictions, justement, jusqu'au 22 juin. Sur tout le territoire, stade, hippodrome, discothèque, sport collectif et sport de combat.

4:24
Présentateur

Et dès le 15 juin, les frontières pourraient rouvrir. La France est en tout cas favorable. Je précise aussi que l'aéroport d'Orly, qui était fermé depuis le 31 mars, reprendra ses vols commerciaux de passagers le 26 juin. Dès demain, ce qui va changer aussi, c'est la réouverture des parcs et jardins à Paris. Des mois que les habitants attendaient cela. Maxime Ransdatter.

4:45
Invité

Devant les grilles fermées du parc Montsouris, trois enfants tournent en vélo avec leur papa Mohamed. Ils trépignent d'impatience. On fait un petit tour au parc demain ou quoi ?

4:52
Locuteur non identifié

Oui, on fait deux tours de balançoire.

4:55
Invité

Ils habitent sur le trottoir d'en face. Si le parc ouvre demain, écoutez, à mon avis, je pense qu'on serait peut-être les premiers qui vont rentrer. Moi, personnellement, je passe quasiment tous les jours au parc avec les enfants. Rien pour respirer, faire un peu de sport, avec leur vélo, trottinette. Il faut faire attention à droite, à gauche, la circulation, les voitures. Tandis que dans le parc, l'eau comme ça, c'est très rassurant. Un peu plus loin, dans une rue moins passante, Mathias amuse ses deux enfants avec une voiture télécommandée et la nouvelle le laisse assez indifférent.

C'est une bonne chose pour les Parisiens, mais nous, on ne s'y attendait pas vraiment à aller retourner au parc parce que, de base, il y a beaucoup, beaucoup de monde. C'est blindé l'été. Pour ce week-end, on a un peu peur quand même qu'il y ait beaucoup, beaucoup de monde qui viennent. Donc, je pense qu'on va éviter d'y aller tout de suite. Sur demande des maires, les préfectures pourront rendre obligatoire le port du masque dans les parcs.

5:46
Présentateur

RMC 8h09 à la une également. Renault vient de dévoiler son communiqué. 15 000 emplois supprimés dans le monde, dont 4 600 en France. Gladys Laffitte, c'est 10% des effectifs dans notre pays. Oui, pas de licenciement sec, mais des départs volontaires, des départs à la retraite non remplacés et de la mobilité interne ou des reconversions. Voilà ce qui attend donc 4 600 salariés de Renault en France. 6 usines devraient être restructurées, comme la fonderie de Bretagne à Codan, qui compte 400 salariés. L'activité du site de Choisy-le-Roi devrait être récupérée par celui de Flins en Yvelines, quand la production de la Zoé sera arrêtée en 2024.

L'usine de Dieppe, où est produite l'Alpine 110, devrait aussi être touchée. Enfin, la fusion de l'usine de Douai et de Maubeuge est envisagée pour créer un centre d'excellence des véhicules électriques. Alors, le mot fermeture n'a pas été prononcé. C'est ce que rapportent les syndicats, mais des hypothèses de travail. La route des négociations est donc encore longue. Un projet vital, explique le constructeur, qui faisait déjà face à des difficultés, des surcapacités de production avant la crise du Covid-19. Crise qui a bien sûr aggravé ses pertes. Dans l'actualité également aux Etats-Unis, tensions extrêmes à Minneapolis, dans le nord du pays.

Deuxième soirée consécutive de manifestations ultra violentes après la morge de George Floyd. Cet afro-américain décédé lundi après son arrestation brutale qui a été filmée. Les policiers impliqués ont été limogés, mais sont libres. Margot Bourdin, cette nuit, le commissariat dans lequel il travaillait a été incendié.

7:13
Invité

Oui, des milliers de personnes ont assisté à l'incendie de ce commissariat situé dans les quartiers nord de Minneapolis. Tout a commencé un peu plus tôt, avec des manifestations pacifiques en hommage à George Floyd. Des manifestations qui dégénèrent rapidement. Une trentaine de magasins sont pillés, des voitures incendiées. La police fait l'usage de gaz lacrymogènes à proximité du commissariat pour tenter de disperser les manifestants. Certains d'entre eux forcent les barrières qui protègent le bâtiment, lancent des projectiles au travers des vitres. Le personnel est évacué peu après 22 heures.

200 policiers et des hélicoptères de la Garde nationale doivent être envoyés sur place pour tenter de contenir la situation.

7:49
Présentateur

Merci Margot. Ce soir, il y aura du monde au balcon. La traditionnelle fête des voisins a officiellement été reportée à septembre, mais pas question de faire l'impasse pour certains habitants qui se sont rapprochés et rencontrés pendant le confinement. Reportage à Paris et rue Guillaume-Tel, où c'est rendu Garance Munoz.

8:05
Invité

50 ans que Martine habite cet immeuble et c'est la première fois qu'elle célèbre la fête des voisins. Pour l'occasion, elle a plein d'idées. Tout le monde a mis un paréau avec des ballons et aussi des petits paniers suspendus pour symboliquement donner aux voisins d'en dessous un panier avec des friandises traqué symboliquement avec un verre pour la fête des voisins. Une ambiance festive créée grâce au confinement. Pierre qui tient la pizzeria au rez-de-chaussée s'en réjouit. Premier vendredi soir où on est revenu, c'était la fiesta. Tous les voisins qui sont en mode DJ, tous les gens un petit peu à droite à gauche. Il y a une super bonne ambiance. Ça nous a mis du baume au cœur aussi.

Tout a commencé avec les applaudissements de 20h, puis des soirées depuis les balcons et de fil en aiguille, des liens solides se sont tissés selon Thomas. On ne se connaissait même pas. Je ne savais même pas qui étaient mes voisins, leurs prénoms. On voyait plus nos voisins que notre propre famille au final. tous les soirs à 20h. Même la journée, il m'arrivait d'aller me mettre à la fenêtre et de parler avec Martine ou Françoise. Du coup, on a vraiment créé ce petit lien qui est, je pense, particulier, qui n'aurait jamais existé s'il n'y avait pas eu le confinement. Pour la fête des voisins du 18 septembre, il espère que la soirée sera encore mieux et dans la rue cette fois-ci.

Reportage de Garance Munoz. Merci. Fête des voisins, c'est aujourd'hui. Enfin, ce n'est pas vraiment aujourd'hui. Ce n'est pas vraiment aujourd'hui. Au balcon, oui. Ah bon, d'accord. Mais on peut la faire au balcon, aux fenêtres. Et puis la vraie, ce sera en septembre. Ce sera en septembre. Mais très bien. Il est 8h12, on sait tout. Il est 8h12. Parlons des collèges et lycées. C'est important. Florence Delanois est avec nous, secrétaire générale adjointe du Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale. Les collèges et les lycées. Vous représentez Florence Delanois et les principaux de collèges et les proviseurs de lycées.

Vous êtes vous-même proviseur du lycée Charlotte Perriand à Guenet. C'est dans le Nord. 1300 élèves. Ça vous fait plaisir quand je parle de votre lycée. Bonjour. Ça fait surtout plaisir aux élèves. Ils aiment beaucoup qu'on parle de la radio. C'est vrai ? Ou à la télé. C'est vrai ? Oui, oui. Bon. Guenet. Alors, 1300 élèves. J'insiste. Ce lycée. Bien. Alors, vous êtes en zone verte. Donc, vous allez pouvoir accueillir les collégiens d'abord de toutes les classes. On est bien d'accord dans les collèges des zones vertes. C'est bien cela. Bien. Donc, les quatrièmes et les troisièmes aussi. Oui. Peut-être pas tout de suite parce que les Hauts-de-France viennent de passer en zone verte.

Donc, la rentrée se fera sans doute très progressivement pour nos collègues. On commencera sans doute comme pour les zones vertes qui ont démarré le 18 mai par les sixièmes, cinquièmes et puis ensuite les quatrièmes, troisièmes. Notamment parce qu'il y a beaucoup de collèges ou lycées qui dépendent des transports scolaires et on ne sait pas encore exactement comment tout cela va être remis en route. Bien. Alors, je reste avec les collégiens en zone orange. Là, pour les élèves de quatrième et troisième, je ne vois rien à l'horizon. Eh bien, oui.

Pour l'instant, je crois que le gouvernement a choisi la voie de la sécurité avec un protocole sanitaire qui est extrêmement strict et également ce découpage en zone orange. Je dirais, je respecte les décisions des autorités sanitaires. Est-ce que ça veut dire que dans les collèges situés en zone orange, il n'y aura plus d'année scolaire ? Franchement. Attendons. On a quand même un trimestre complet, heureusement. Et il y a eu la continuité pédagogique qui a eu des défauts, effectivement, qui n'est pas parfaite, qui a laissé certains élèves sur le côté, mais qui a quand même fonctionné pour garder le lien avec l'école. Le lien avec l'école, le retour à l'école, il est indispensable.

Mais si on nous dit qu'on ne peut pas le faire pour des raisons sanitaires et de santé et de sécurité des élèves, nous nous plions aux décisions. Alors, c'est l'occasion pour moi de féliciter tous les enseignants qui ont travaillé pendant cette période de confinement. Et je reçois Sibeth Ndiaye tout à l'heure qui a eu ce mot malheureux sur les enseignants qui ne faisaient rien. Rappelons-nous, elle a regretté après, elle s'est excusée. Enfin bon, ça peut arriver, mais bon.

Mais c'est vrai que les enseignants ont assuré une continuité scolaire et les chefs d'établissement, eux, de leur côté, ont mis tous les efforts nécessaires pour accueillir à nouveau les élèves dans les collèges et dans les lycées notamment. Alors les lycées, pour la zone verte, tous les lycées rouvrent, généraux, technologiques, professionnels. Vous êtes prêts ? Est-ce que les proviseurs sont prêts ? Est-ce que vous êtes prêtes, vous, dans votre lycée de Guinée ? Oui, alors c'est vrai qu'on sait depuis quelque temps qu'une décision a été prise fin mai. Donc on a commencé à élaborer pas mal d'hypothèses, mais il nous restait beaucoup d'inconnus.

Par exemple, pour le lycée général, est-ce qu'on allait devoir accueillir des élèves de première pour préparer un oral de français ou est-ce qu'il faudrait donner la priorité à des élèves de seconde ? Enfin voilà, il nous manquait encore beaucoup d'éléments. C'est pour ça que la remprise va se faire très progressivement. Maintenant qu'on nous a donné les objectifs à atteindre, on va se mettre... On est déjà presque en ordre de marche, mais maintenant on va concrétiser... Oui, c'est-à-dire que les lycéens vont retrouver le chemin de leur lycée en zone verte ? Alors ça, c'est une très bonne question. Si vous avez déjà côtoyé un ado au mois de juin...

Voilà, on a déjà beaucoup de l'aller voir en temps habituel. Bon, la plupart des établissements ont fait des sondages auprès des familles. Pour ma part, dans mon lycée actuellement, je suis à 15% de souhait de retour. Ah bon ? Donc ça peut être, selon les zones, extrêmement faibles en termes de retour. Mais chaque élève qui a envie de revenir au lycée doit pouvoir le faire. Et ça, c'est bien. Bien, c'est bien. Alors, en zone orange, c'est plus compliqué. Ce sont les lycées professionnels qui sont prioritaires. Et à juste raison, parce que nous n'oublions pas qu'il y a des terminales DCAP et qu'il faut absolument... Donc, les lycées professionnels prioritaires.

Pour les lycéens qui sont dans un lycée général ou technologique, là, je n'ai pas très bien compris, il y aura des entretiens en petits groupes. C'est quoi ? Qu'avez-vous compris, là ? Mais disons qu'à partir du moment où un lycée rouvre, en respectant le protocole sanitaire, il a du personnel, on peut envisager des entretiens, effectivement, avec des élèves qui en auraient besoin. Ça peut être, par exemple, un entretien à propos de l'orientation. Ça peut être, tout simplement, un moment d'écoute pour des élèves qui auraient mal vécu le confinement. Là, c'est aussi notre rôle éducatif au sens large, au-delà du simple pédagogique.

On peut faire beaucoup de choses dans un lycée, autre chose que des cours, aussi. Voilà. Une rencontre avec l'infirmière, une rencontre avec l'assistante sociale. Donc, à partir du moment où les lycées sont rouverts, oui, on peut accueillir ponctuellement des élèves qui auraient besoin de rencontrer. Ça, c'est une possibilité intéressante. Oui. Florence Delanois, globalement, vous êtes satisfaite ? Je n'ai pas à être satisfaite ou non satisfaite. Oui, mais satisfaite pour votre travail. Effectivement, quelque part, à partir du moment où les conditions sanitaires le permettent, mais oui, il est normal qu'un établissement d'enseignement, notamment public, soit ouvert. Voilà.

On est en service public, on est au service de nos élèves et des familles. Et donc, tant qu'on peut les accueillir, tant qu'on peut leur apporter des choses, oui, c'est bien qu'on puisse leur apporter des choses. Bien. Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Florence Delanois, et puis saluer tous les lycéens que vous croiserez de Guénet. Je salue les vôtres. Ils ont de la chance de vous avoir comme proviseur. Je ne peux vous le dire parce que... Non, mais c'est vrai. C'est vrai. Bien. Il est 8h19. Vous êtes sur RMC. C'était passionnant le matin. Je me régale tous les matins avec vous. 32-16, notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Allez.

Tiens, je vais reprendre. Je l'avais promis hier. Je vais reprendre Eric qui est taxi à Nice et qui est au bord du burn-out. Il est désespéré. Il nous en parlait hier. Il sera avec nous. Il est dans les Alpes-Maritimes, donc à Nice. Il sera là dans deux minutes juste après la pub. Il est 8h19. Nous parlerons aussi avec Guillaume Paul de cette hausse exceptionnelle du chômage au mois d'avril. Exceptionnel, oui, mais en trompe-l'œil, va nous dire Guillaume dans un instant sur RMC.

16:32
Locuteur non identifié

RMC, pour l'indirect.

16:35
Invité

Quel bonheur ! Quel bonheur, nous écrit Jean-Pierre, de pouvoir ressortir, aller dans les parcs, les restos et tous les autres lieux. C'est génial. J'espère juste que les Français feront quand même preuve de prudence et ne feront pas n'importe quoi. Tom Tom nous dit oui, soyons responsables. Je n'ai pas envie de repartir dans un confinement à la rentrée. Alors qu'avez-vous prévu tout en restant prudent ? Nicolas nous dit cette année ce sera vacances en famille. On va aller voir les parents qu'on n'a pas vus depuis près d'un an. Ce confinement nous a empêché de nous voir et de partir en vacances ensemble. On a hâte. Guillaume, lui, ce sera dès ce week-end avec les amis.

Restos à emporter sur le bassin d'Arcachan et journée à la plage sur la dune du Pila. Plutôt beau programme chez Guillaume et chez Emmanuel. Bah c'est un peu tout. Enfin, le 2 juin, on va pouvoir retourner au bistrot, revoir les potes, recommencer à vivre, vivre libre et dépenser tout cet argent amassé depuis trois mois nous dit Emmanuel. Vive la vie. Et vous, qu'avez-vous prévu ? Dites-nous ce matin le Facebook Bourdin Direct et l'appli Direct Studio.

17:34
Locuteur non identifié

RNC 6h-9h,

17:36
Invité

Bourdin Direct. Il est 8h24. Je retrouve Eric, comme promis. Eric est à Nice, chauffeur de taxi. Eric, rebonjour. Bonjour Jean-Jacques. Je vous en prie. Eric, hier, vous étiez avec nous, vous exprimiez vos difficultés, aéroport fermé, pas de touristes, des charges qui s'accumulent et vous ne pouvez plus payer, vous êtes chauffeur de taxi. Bien. Hier, vous avez, j'imagine, écouté le Premier ministre. Alors, la bonne nouvelle, c'est que les touristes vont pouvoir revenir à partir du 15 juin et l'aéroport de Nice va reprendre, mais tout doucement. Eric, oui Jean-Jacques. Vous êtes un peu réconforté ce matin ou pas ? Non, pas du tout Jean-Jacques.

Pas du tout parce qu'effectivement, l'aéroport va réouvrir avec 19 vols dont 4 Corses. Ce qui veut dire que les avions qui arrivent de Corses, de Figari, Calvi, Ajaccio, il n'y a pas de clients à l'intérieur, ce sont des gens qui viennent de la famille, qui viennent récupérer leur famille. Ce qui veut dire qu'il n'y avait, comme je vous avais dit hier, que 15 vols, prévus, ça je le savais, on le savait, pour nous il n'y a que 15 vols. Aujourd'hui, j'ai des amis, des confrères qui dorment dans leur voiture, ils arrivent à 22h le soir, ils dorment dans leur voiture pour essayer de faire une course. Je dis bien essayer pour le lendemain.

Et beaucoup de fois, ils ne la font pas, ils rentrent à la maison avec zéro. Mais les charges arrivent. Hier soir, j'ai eu des amis qui m'ont appelé, ils ont reçu l'ancien RSI, leur sable à payer pour fin juin avec le rééchelonnement. Et ils me disent, Eric, je ne sais pas comment je vais faire pour payer. Nous sommes, M. Bourdin, je vous le répète, nous sommes dans une situation catastrophique. Nous vivons du tourisme. mais pas simplement Nice. Je ne parle pas simplement Nice. Mais pensez, les Férias de Nîmes, les Croisières à Marseille, le Festival d'Avignon. Nous, pour Nice, c'est le Festival de Cannes qu'on a perdu, le Grand Prix de Monaco, tous les gros congrès.

Et que demandez-vous, là ? C'est simple. Quand j'entends Mme la Férière d'État quand M. Neumann lui dit pourquoi pas les taxis et qu'elle répond mot par mot parce qu'ils n'ont pas que les touristes, ils font aussi les vous et elles, vous et moi, dans le déplacement courant. À ce titre, nous n'avons pas considéré comme relevé le secteur, ce secteur-là, au tourisme. Mais il ne faut pas monter les Français les uns contre les autres. Nous, pendant le confinement, c'était zéro client. Si j'ai bien compris, parce que là encore, je vais... Il faut que vous soyez considérés, que vous soyez inclus dans le secteur tourisme. Comme les restaurateurs. Les restaurateurs ont fait de l'emporté.

Nous, on a eu zéro client. Nous, ce qu'on demande, c'est simple. Les demandes sont simples. C'est la suppression des charges sociales et de l'impôt aux entreprises, comme les restaurateurs. Un plan de relance de la profession avec notre ministre de tutelle et le secrétaire d'État au tourisme. La suppression des taxes aéroportuaires et de la voirie. Je n'ai pas entendu M. Estrosi ou M. Muselier qui a supprimé la taxe de voirie aux restaurateurs. Éric, Éric, Éric, le temps, presse, je vous reprendrai puisque je vais reparler au secrétaire d'État chargé du tourisme. Donc, on va essayer de vous incluer dans tout ça. Merci, Éric. 8h27. Merci, Éric. Merci, Guillaume Paul.

Alors, Guillaume, le nombre de demandeurs d'emploi, j'espère qu'Éric ne va pas se retrouver au chômage. Le nombre de demandeurs d'emploi a fortement augmenté en avril. Une hausse qu'il faut quand même relativiser. Oui, attention, parce qu'on a vu ce chiffre hier, 843 000 demandeurs d'emploi en plus en avril. Mais attention, parce qu'il faut préciser que ce sont des demandeurs d'emploi qui étaient déjà inscrits à Pôle emploi mais qui ont changé de catégorie. Vous savez comment ça se passe chez Pôle emploi. Il y a la catégorie A pour les gens qui n'ont pas du tout travaillé, B et C pour ceux qui étaient en chômage partiel.

Ce sont en fait beaucoup de gens qui ont basculé des catégories B et C parce que leurs missions d'intérim se sont interrompues brutalement. C'est des coûts par exemple. C'est un effet de vase communiquant qui s'est produit. Est-ce qu'il y a des signaux encourageants ? Il y a des signaux encourageants, c'est le ministère du Travail qui nous disait hier, finalement, on se rend compte que le nombre d'annonces d'emploi est revenu déjà quasiment à la normale par rapport à ce que c'était avant la crise. D'offres d'emploi ? Agriculture, hôtel, café, restaurant, ça repart. Mine de rien, ça repart.

Mais attention, ce qu'on nous dit, c'est qu'il y a moins de CDI et beaucoup plus de contrats précaires, ce qui est tout à fait logique, finalement, les patrons pas de visibilité, donc on prend des emplois précaires. Mais attention pour les jeunes, l'inquiétude. Je rappelle le chiffre, 700 000 jeunes qui entrent sur le marché du travail tous les ans, donc déjà un mal de chien à trouver du travail. Le taux de chômage chez les jeunes les 15-24 ans, c'est 20%. Donc là, ça va être encore plus dur pour les jeunes diplômés, encore plus dur pour les apprentis pour lesquels il y aura des annonces a priori la semaine prochaine. Oui, c'est important, nous aussi, on essaie de pousser l'apprentissage.

De nouvelles primes à l'embauche et puis éventuellement payer une partie de la formation des jeunes pour qu'ils restent pas sur le carreau. Et puis attention surtout à tous ceux qui n'ont rien, les jeunes décrocheurs, pas de stage, pas de formation, pas de diplôme, ils sont 500 000 en France et ceux-là, ils n'auront rien dès le mois d'août si ça se trouve, parce que pas de RSA, parce qu'ils n'ont pas travaillé donc ils n'ont pas pu contribuer à l'assurance chômage. Alors RSA, oui ou non, pour les 18-25 ans, c'est un vaste débat ça, encore. Pour l'instant, tiens je vais poser la question à Sibeth Ndiaye, RSA pour les 18-25 ans.

Il est 8 ans maintenant, merci Guillaume, merci à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin, qui préparent cette émission et qui la réalisent avec nous, qui nous accompagnent. Et dans un instant, je suis avec Sibeth Ndiaye, donc porte-parole du gouvernement sur RMC et sur BFM TV. Notre invité ce matin, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Quelques précisions, nous n'avons pas énoncé toutes les mesures, revenir sur toutes les mesures annoncées hier par le Premier ministre, mais quelques précisions. D'abord, la règle des 100 kilomètres, on est bien d'accord, ce n'est pas pour ce week-end.

La règle des 100 kilomètres, ça commencera à partir du 2 juin. Au fond, toutes les règles nouvelles qui se mettent en place, c'est à partir du 2 juin, à l'exception des parcs et jardins, pour lesquels le décret d'ouverture sortira ou dans la journée ou demain matin très tôt. C'est-à-dire qu'à partir de demain matin très tôt, on peut se précipiter dans les parcs. On peut aller dans les parcs et jardins à partir... Et dans les plages, et sur les plages, et sur les plans d'eau, les lacs, etc. Et sur toutes les plages de toute la France, sur tous les plans d'eau, sur tous les lacs, à partir de demain matin.

Non, pour les parcs et jardins, on commence vraiment demain matin et pour les plages, etc., c'est ouverture libre à partir de mardi. Ouverture libre à partir de mardi seulement. Bien. Phase 2 du déconfinement qui va durer jusqu'au 22 juin. On est bien d'accord ? Oui, tout à fait. Donc, 22 juin, trois semaines, un peu plus de trois semaines. On fait des pas de trois semaines. C'est-à-dire que quand on a commencé le déconfinement, on a dit trois semaines. En gros, les scientifiques nous disent que ça laisse le temps au virus, si tant est qu'il devait recirculer, de faire son œuvre et nous d'apprécier si oui ou non, on a un redémarrage épidémique. C'est la dernière phase de déconfinement ?

Je pense qu'on va quand même avoir une phase supplémentaire sur l'été. Parce que l'été, c'est quand même un moment où il y a beaucoup de brassages de population. Une phase 3 du déconfinement pendant l'été ? De mon point de vue, il faut qu'après cette première phase et cette seconde phase qu'on est en train de vivre, la vie sera certainement différente entre ce qu'on va vivre pendant les vacances d'été et ce qu'on vivra au moment de la rentrée. Au moment de la rentrée, on va peut-être avoir un retour à la normalité encore plus fort que ce qu'on a eu jusqu'à maintenant. Moi, je crois vraiment encore que cet été qu'il nous faudra être très prudents comme nous le sommes aujourd'hui.

Donc phase 3 de déconfinement cet été ? Donc cet été, nous aurons une nouvelle étape dans le déconfinement, sans doute avec beaucoup de liberté et sans doute avec l'idée au fond, et j'espère que ce sera le cas parce que le souhait de tout le monde, c'est que les zones oranges aujourd'hui, elles basculent en zone verte le plus vite possible. Et au fond, cet été, il nous faudra garder en mémoire que le virus est toujours là. Parce que, je veux le dire à tous ceux qui nous écoutent en ce moment, quand on est en zone verte, ça ne veut pas dire que le coronavirus a disparu de nos vies. Ça veut dire qu'il circule mais très très faiblement et qu'on n'est pas à un niveau épidémique.

Et ça, c'est important de le garder en mémoire parce que ça veut dire qu'il ne faut toujours pas se faire des bisous, qu'il ne faut toujours pas se serrer la main et garder ses distances de protection. Bien. Et ce sera toujours vrai cet été. Il va continuer à circuler ce virus. Et ce sera toujours vrai cet été. Ce sera toujours vrai cet été. C'est-à-dire, cet été, nous aurons aussi à respecter des mesures de distanciation. Nous aurons aussi à respecter des mesures qu'il faut qu'on soit absolument certain que le virus ne trouve pas matière à repartir dans une seconde vague. Bien. Sibeth Ndiaye, quelques précisions sur nos voyages dans toute l'Europe.

À partir du 15 juin, nous pourrons voyager dans toute l'Europe, espace Schengen ? C'est le souhait que nous portons pour la France. Nous avons, au fond, dans l'Union européenne, une discussion à avoir pour se coordonner. Parce qu'on voit bien que si tel pays ferme ses frontières, tel autre organise une quarantaine et un cinquième ouvre les frontières à l'extérieur de l'Union européenne, on voit bien que ça peut être d'un plus grand désordre. On essaye, il y a notamment une réunion des ministres de l'intérieur européen la semaine prochaine.

On se met d'accord dans la perspective du 15 juin pour avoir, non seulement, une circulation infra-Schengen, donc à l'intérieur de l'Union européenne, qui soit libre, sans quarantaine, etc. et pour faire en sorte que nous établissions collectivement une liste de pays à risque hors Union européenne pour que chacun des pays européens partage au fond la vision de ce que c'est le risque pandémique à l'échelle internationale. C'est une liste, l'Union européenne pourrait établir une liste des pays à risque pays hors Union européenne. Hors Union européenne, bien sûr. On voit bien par exemple aujourd'hui. Et donc imposer les mêmes règles. Et imposer les mêmes règles, c'est le but.

Parce que le problème, c'est que si chacun n'a pas les mêmes règles, une fois qu'un visiteur venu de l'étranger, imaginons qu'on sait aujourd'hui que la situation au Brésil est très tendue, très difficile. Si certains pays européens laissent des gens de nationalité brésilienne arriver, sans quarantaine, que ces personnes-là ensuite font un tour d'Europe, c'est des choses qui peuvent arriver et qu'elles arrivent en France. On voit bien que nous, on est dans une difficulté vis-à-vis de ces mesures sanitaires pour ces personnes qui viennent de pays classés à risque.

Donc il faut qu'on se mette d'accord sur cette liste et ensuite, regarder comment est-ce que l'ouverture des frontières se fera à l'extérieur de Schengen. Alors j'ai regardé, écouté attentivement le Premier ministre hier et je n'ai rien entendu concernant les EHPAD. Rien. Est-ce que la situation change pour les EHPAD ? Est-ce que... Je n'ai rien entendu pour le personnel et pour les familles. Alors quelle précision apportez-vous ce matin ? Alors il y a deux choses. Il y a d'abord le court terme. Sur le court terme, on doit garder une très grande prudence vis-à-vis des personnes vulnérables. Le court terme, c'est maintenant, c'est demain, c'est à partir de la semaine prochaine.

C'est jusqu'au 22 juin ? Le court terme, c'est dans la situation actuelle. On sait, notamment en Ile-de-France, Mayotte et Guyane, qu'il y a encore une circulation qui est relativement active du virus. On doit conserver des précautions et les directeurs d'établissements ont d'ores et déjà très largement assoupli les conditions pour accéder aux EHPAD. Oui, enfin largement, oui, avec des horaires de visite, une seule personne, des visites qui durent une demi-heure, j'en sais quelque chose. Je comprends bien, mais il faut se rendre compte. Est-ce que ces conditions-là vont bouger ? Est-ce qu'elles vont changer ? Le Premier ministre n'en a pas parlé. Elles ne changent pas dans l'immédiat.

Il faut que nous regardions comment est-ce que nous pouvons le faire évoluer parce qu'évidemment, c'est très douloureux quand vous avez une personne qui, de votre famille, est dans un EHPAD. On a envie de le ou l'avoir. Ça fait déjà plusieurs mois, plusieurs semaines que ça n'a pas pu être le cas dans des conditions habituelles. Mais on sait aujourd'hui que la moitié des hospitalisations, ce sont des personnes qui ont, alors je n'ai plus l'âge exact en tête, mais ce sont des personnes qui sont très âgées et bien souvent qui viennent d'EHPAD. Donc on voit bien que pour eux, il y a une fragilité particulière.

Il nous faut les protéger, mais on sait aussi que le phénomène de glissement, celui qui fait que quand la personne âgée ne voit plus ses parents, ses petits-enfants, ses enfants, c'est aussi parfois aussi grave que le coronavirus lui-même. Mais je sais, c'est un équilibre qu'il faut trouver. Donc aujourd'hui, on ne change pas les règles. À l'instant T où je vous parle, on ne change pas les règles. Donc en phase 2, peut-être que dans le cours de la phase 2, on pourra changer les règles. Ça, vraiment, je crois que c'est une discussion que les autorités sanitaires doivent avoir aussi avec les directeurs d'EHPAD qui ont cette appréciation de terrain de la situation de leurs résidents.

Mais à partir de mardi, les règles ne seront pas changées. À partir de mardi, il n'y a pas de changement immédiat. Mais ce que je vous dis, c'est que cette phase 2, on doit aussi la comprendre comme une phase au fond de consolidation. La première phase, c'était l'amorce. On ne savait pas comment les choses allaient se passer. On était très, très prudents. On voit que ça s'est bien passé, que les Français ont respecté les règles, que le virus circule vraiment beaucoup moins. Dans cette phase 2, qui est une phase de consolidation, il faut qu'on soit capable d'ouvrir. Donc on voit bien qu'il y a une liberté de circulation qui est retrouvée.

Il faut qu'on voit comment on l'adapte pour la situation des EHPAD et des autres établissements médicos sociaux. Parlons justement de la liberté de circulation. Je vais juste rajouter un mot parce que je crois que sur la situation des EHPAD, il y a ce qu'on doit gérer maintenant et puis il y a ce qu'on devra gérer demain. Ça fait, allez, 10 ans qu'on se pose la question d'une grande réforme, du grand âge, de la dépendance, de l'autonomie, peu importe comment on l'appelle. Est-ce qu'elle va être lancée ? Nous avons pris la décision et nous allons la lancer. On a d'ores et déjà sanctuarisé financièrement une part de financement. C'est 0,15 points de CSG, c'est 2 milliards par an.

On sait que potentiellement les besoins peuvent être supérieurs et donc on doit organiser une réflexion sur la manière dont on finance ce nouveau risque de la sécurité sociale. Ce sera un nouveau risque de la sécurité sociale ? Ce sera un nouveau risque de la sécurité sociale. Donc un plan dépendance ? Un plan dépendance pour faire en sorte qu'il y ait plus de personnel auprès des résidents. Aujourd'hui, un résident en EHPAD, il a pendant une heure quelqu'un auprès de lui. Pendant une heure. On comprend que ce soit parfaitement insuffisant. Donc il faut augmenter le nombre de personnel en EHPAD.

Il faut avouer que ce sont des métiers qui ne sont pas toujours très attractifs pour les jeunes générations. Pas toujours très bien payés. Voire même plutôt mal payés. Et donc il faut qu'on soit capable d'avoir un plan de revalorisation et des carrières et de l'évolution parce que vous êtes dans des métiers où vous commencez à être soignant et vous n'avez pas de perspective. Ce plan dépendance sera présenté quand ? Ce plan dépendance, je pense qu'à la rentrée, avec le projet de loi de financement de la sécurité sociale, on pourra en dévoiler largement les comptes. à la rentrée, à l'automne, il y aura l'annonce d'un grand plan dépendance pour les personnes âgées.

Il y aura l'annonce d'un plan dépendance et dès que nous pourrons faire des annonces avant l'été, ça dépend de comment les choses avancent aujourd'hui dans les concertations qu'on aura à mener. On pourra peut-être, je l'espère, commencer à amorcer les choses dès cet été. C'est très important. Je crois que c'est très important. parce que cela fait des années, des années qu'on parle d'un plan dépendance. Il va falloir mettre des moyens en part. Vous parlez de 2 milliards par an, mais il faudrait peut-être beaucoup plus. C'est ce que disent les professionnels de la prise en charge des personnes âgées. Ils parlent de 8 à 10 milliards d'euros nécessaires chaque année.

Alors, moi, vous savez, je ne suis pas une spécialiste de la dépendance. On ne va pas s'échanger des milliards par an. Mais en tout cas, ce que je sais, c'est que nous, on a voulu apporter un signal dès maintenant en prenant une mesure qui a été annoncée par le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, la semaine dernière, sur, au fond, quelque chose qu'on préemptait en termes de financement. C'est pour ça qu'il a annoncé qu'on aurait une fraction de la CSG qui serait consacrée au financement de la dépendance. Il faut aussi qu'on discute du financement parce qu'il n'y a pas d'argent magique dans la vie.

Donc, il faut qu'on puisse discuter collectivement dans notre société du financement et voir comment on avance pour la suite. Bien. Vous parliez des transports. Quelques précisions sur les transports en commun. On est à un siège sur deux aujourd'hui à la SNCF. Un siège sur deux pour les autocaristes dont on ne parle jamais. Or, ce sont des acteurs majeurs du tourisme, notamment, tous les tours en autocar. Toujours un siège sur deux ? Ça va rester après le 2 ?

Alors ça, ça fait partie des choses qu'on doit, y compris, affiner dans le week-end parce qu'au fond, on est dans une situation où dès lors que vous avez plus d'enfants qui retournent à l'école, que le télétravail, même s'il doit rester aujourd'hui encore la norme, pour quelques temps, va sans doute aller diminuer. On a plus de gens qui retournent au travail, donc plus de gens qui ont besoin de se déplacer, notamment via les transports en commun. De manière assez logique, vous augmentez la fréquentation des transports en commun. Et on sait aujourd'hui qu'on est un peu aux limites de l'exercice avec les modalités.

Donc on a des discussions qui vont avoir lieu avec les autorités organisatrices des transports, c'est-à-dire les régions. On va avoir une réflexion avec les autorités de santé également, parce qu'il faut que ce soit eux qui puissent nous donner au fond l'autorisation pour faire les choses. Et donc à partir de là, j'espère qu'on pourra en parler dès ce week-end. Mais je sais qu'il y a des réunions, notamment à Matignon, pour discuter de ce sujet que nous avons bien en tête. Donc un siège sur deux, ça pourrait disparaître. On verra. Moi, je ne m'avance pas. Quand je ne sais pas. Moi, quand je ne sais pas, avec certitude, je ne le dis pas. Oui, mais je sais.

Si Baten-Diaye, mais pardon, je ne comprends pas. Dans les avions, dans les avions, on peut prendre l'avion, on n'est pas un siège sur deux. Et c'est le cas dans un autocar. Vous allez m'expliquer la différence. La différence, c'est que dans un avion, vous avez un renouvellement de l'air toutes les trois minutes. Ah bah si, bien sûr que si, si, ça change quand même. C'est vrai, mais dans les autocars. Vous savez qu'ils sont climatisés, les autocars ? Je crois que ça n'est pas tout à fait. Je sais qu'ils sont climatisés, mais je crois que le système, le système de ventilation, il faut être honnête, n'est pas tout à fait le même.

Mais il y aura des discussions et c'est un sujet que nous avons bien en tête parce que, ne serait-ce que pour une question mécanique d'augmentation de la fréquentation. Les mariages ? Les mariages sont... Sans problème à partir du 2 ? Les mariages sont à nouveau autorisés à partir du 2 juin. Je veux quand même attirer l'attention collective sur le fait qu'au fond, dans cette phase 2, notre problème, notre ennemi, en quelque sorte, c'est le rassemblement. C'est moins la mobilité que, et c'est ce que nous ont dit les scientifiques, c'est le fait qu'on est des gens ensemble, sans mesure de précaution sanitaire, sans mesure barrière et parfois même sans masque quand on est dans des lieux clos.

Et donc, ce que nous disons aux Français aujourd'hui, c'est faites attention. Pour les rassemblements, prenez vos distances. C'est plus facile quand vous faites un mariage en petit comité que quand vous êtes 300 ou 150. Donc, je crois qu'il faut laisser la responsabilité aux Français qui, je crois, ont bien compris le principe. Attention quand il y a des rassemblements, surtout quand ils sont en lieu clos. Bien, parlons des questions économiques et notamment sociales. L'emploi, le chômage partiel.

Est-il vrai que le gouvernement envisage de mettre en place une nouvelle forme de chômage partiel avec le paiement pour certains secteurs économiques, avec la prise en charge par l'État de 40% autour de 40% du salaire, mais en contrepartie une interdiction de licenciement ? C'est vrai ou pas ? Alors, je ne pourrais pas vous confirmer évidemment les chiffres que vous donnez. Ce que je peux vous dire, c'est qu'au fond, on considère qu'il y a des secteurs qui vont être très très très lourdement impactés. C'est par exemple le cas de l'automobile, de l'aéronautique, etc. Dans ces secteurs-là, on voit bien que l'activité économique ne va pas revenir d'un claquement de doigts.

Donc, il faut qu'on soit capable d'avoir un accompagnement où on préserve le contrat de travail. Parce que quand vous préservez le contrat de travail, c'est des compétences dans l'entreprise que vous préservez et où on permet que le salarié aille se former pour peut-être éventuellement, lorsque l'entreprise va mieux, pouvoir apporter de nouvelles compétences dans cette entreprise. Et donc, c'est ça que nous devons discuter. Donc, prise en charge d'une partie du salaire par l'État ? On est d'accord ? Par l'activité partielle. Oui, par le chômage partiel et l'interdiction de licenciement.

Et dans le même temps, il faut que le dialogue social au niveau de l'entreprise ou de la branche puisse déterminer les conditions de restructuration d'une entreprise quand c'est nécessaire. Moi, écoutez, je ne suis pas dans les slogans parce que l'interdiction de licenciement, on sait parfaitement ce à quoi ça a conduit. On a fait tomber des boîtes parce qu'on était dans un truc dogmatique. Donc, il faut donner l'opportunité à une entreprise de se restructurer tout en ne perdant pas les compétences de ses salariés. Et vous savez quoi ? La semaine prochaine, on va réunir les partenaires sociaux pour avoir une première discussion avec eux sur l'organisation du rebond économique.

Et ça, on pourra en parler. Bien. Sibet Ndiaye, Renaud, combien de suppressions de pauses dans le plan qui sera présenté aujourd'hui ? Alors, je crois que l'entreprise a communiqué elle-même, me semble-t-il, sur plusieurs milliers de suppressions d'emplois. Alors, moi, pas directement, l'État est actionnaire et je ne suis pas ministre de Bercy. Donc, bien que j'ai une vision panoramique de l'action publique, évidemment, c'est jamais satisfaisant quand on est amené à faire des suppressions d'emplois. À combien de suppressions de postes ?

Alors, il me semble avoir entendu, mais sous toute réserve sur votre antenne, qu'on était à 4600 suppressions de postes pour la France, 15 000 dans le monde, si je ne m'abuse. Il faut quand même avoir un chiffre en tête. Je pense que c'est important que les auditeurs et les téléspectateurs le comprennent. Aujourd'hui, Renault fabrique 6 millions de voitures par an. Vous savez combien ils en vendent ? Non. 3 millions. Donc, 3 millions qui restent sur le carreau. Donc, vous avez 3 millions de voitures qui restent sur le carreau. Ça pose question. Peut-être que l'entreprise a eu une mauvaise stratégie avant et je n'ai pas la compétence pour le dire.

Ce dont je suis certaine, c'est que pour l'avenir. Au fond, le deal qu'on a avec la filière automobile, c'est de dire qu'il faut qu'elle change profondément, qu'elle s'oriente vers l'électrique, vers l'hybride, qu'elle accompagne la transition écologique et donc, l'argent que nous y injectons à travers des fonds d'investissement, à travers de l'accompagnement des prêts, etc., évidemment, il est conditionné à ce tournant écologique-là mais aussi, on n'est pas, je vous le disais, dans une position dogmatique, on comprend quand vous fabriquez 6 millions, vous vendez 3 millions que vous avez besoin de restructurer votre appareil industriel.

La question, c'est qu'il faut que ça se fasse dans le dialogue et la concertation avec les organisations syndicales et la deuxième chose, c'est qu'il faut voir comment est-ce que socialement, les travailleurs sont accompagnés. C'est possible et accepté. Bien, à propos du chômage, dernière chose, le RSA pour les 18-25 ans, non, parce que beaucoup de jeunes vont venir sur le marché de l'emploi en septembre, oui ou non ? Alors, on a vu dans les derniers chiffres, on dit non pour l'instant, on a vu que dans les derniers chiffres du chômage, que c'était les jeunes qui en pâtissaient le plus.

Alors, c'est des chiffres un peu particuliers, vous savez, parce qu'en fait, c'est beaucoup de gens parce qu'il y a moins d'offres d'emploi qui n'ont pas pu sortir de Pôle emploi. Mais ça montre quand même un indicateur de ce que sera potentiellement la puissance de la crise économique et sociale qu'on va connaître. Chaque année, vous avez une génération qui arrive sur le marché du travail. Il faudra qu'on soit capable de les accompagner en formation. Il faudra qu'on soit capable de les accompagner en apprentissage pour favoriser leur embauche ensuite.

Et je crois que pour Muriel Pénicaud comme pour Gabriel Attal, respectivement ministre du Travail et secrétaire d'État à la Jeunesse, c'est une des priorités de ce sur quoi il travaille pour la relance et le rebond. Bien, les municipales, les municipales à Lyon, dites-moi, voilà que Gérard Collomb et voilà que tous les candidats de La République En Marche se retrouvent alliés au candidat du président de la région. Alors, permettez-moi d'apporter une nuance, je ne suis pas sûre que toute la République En Marche soit au niveau local. Gérard Collomb au niveau de la métropole et le candidat à Lyon de Gérard Collomb qui s'appelle Yann Cuchera. Oui.

Alors, est-ce que c'est un affront fait à Emmanuel Macron ? Je ne sais pas si on doit être dans une personnalisation à outrance. Ce que je peux vous dire, moi, je ne sais pas si c'est un affront personnel fait à Emmanuel Macron. Ce que je peux vous dire, moi, c'est que j'éprouve énormément de déceptions. Énormément de déceptions à l'égard de Gérard Collomb parce que ça a été un des tout premiers compagnons de l'aventure En Marche. C'est ici même qu'il avait annoncé son ralliement à Emmanuel Macron.

Ça a été un de ceux qui a été les artisans de la conquête dans la campagne présidentielle et voir aujourd'hui qu'au fond, sur l'autel, peut-être d'une forme d'égoïsme, de refus du rassemblement de notre propre famille politique avec Képenekian et Kim Elfeld qui étaient au fond des adversaires dissidents, qu'aujourd'hui, ils fassent le choix d'une droite avec laquelle je ne partage aucune valeur, celle de Laurent Wauquiez. Ça me déçoit très profondément. Bien. Oui, quel échec pour la République en Marche et municipale dans les trois grandes villes que vous deviez conquérir. C'est un échec total. Je crois qu'on s'est toujours bien gardé de faire des pronostics.

Moi, les élections, tant qu'elles ne sont pas gagnées, elles ne sont pas gagnées. Vous avez raison. Il faut toujours avoir beaucoup d'humilité. Il y a des endroits où on a remporté de belles victoires, où on n'était pas forcément attendus. Aujourd'hui, il y a plus de maires en Marche qu'il y en avait avant ces élections municipales. En soi, c'est déjà une source de fier. J'ai une dernière question que j'ai posée hier à Amélie de Montchalin. Est-ce que pour parler au peuple, Emmanuel Macron est obligé d'appeler Jean-Marie Bigard, Cyril Hanouna ou d'autres ? Moi, je crois que le président de la République, il est président de tous les Français.

Et moi, je ne me pince pas le nez en disant il y a des gens avec qui je peux parler, des gens avec qui je ne peux pas parler. Emmanuel Macron, il a fait le choix dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de faire le débat avec Marine Le Pen, ce que n'avait pas fait Jacques Chirac quelques années auparavant. Je crois que quand on se pince le nez, en fait, on méprise les gens qui se reconnaissent dans un certain nombre de personnalités, qu'elles soient politiques ou du spectacle. Et donc, il ne s'agit pas de dire je ne vous parle pas. Est-ce qu'on partage les idées de Jean-Marie Bigard ? Mais évidemment que non. Celles d'Éric Zemmour ? Mais évidemment que non.

Mais est-ce que ça vous empêche de parler avec eux ? Je ne crois pas. C'est ça la démocratie. Merci, merci, Sibeth Ndiary d'être venue nous voir. Il est 8h54. Merci à vous. Merci.

43:58
Locuteur

Merci.

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