MACRON TF1 : QUE CACHE VRAIMENT CETTE OPÉRATION DE COM ?
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FR, il est de retour. Après avoir essayé de s'imposer en leader diplomatique de l'Europe, Emmanuel Macron tente un retour dans l'arène politique nationale et c'est sur TF1 qu'il a choisi de mener cette opération de communication bien ficelée en face de personnalités politiques, syndicales ou des influenceurs entre les grands débats sur le référendum, la fin de vie, les retraites. Cette sortie semble avoir des objectifs clairs, donner des orientations au gouvernement et également s'adresser aux français.
Mais est-il encore audible ? Et surtout ce revirement ne cache-t-il pas les échecs de son action diplomatique depuis plusieurs mois ? On en parle avec Fadil Brahimi qui nous rejoindra dans quelques instants, dans quelques minutes d'ailleurs, conférencière et spécialiste en communication d'influence et stratège d'influence numérique, autrice du podcast Fadil Live.
Et euh comme chaque semaine, nous sommes également avec Bellir Nabli, professeur des universités en droit public et cfondateur de Chronique, un collectif engagé dans le débat public. Également auteur de multiples ouvrages dont l'État, droit et politique aux éditions Armand Colin et relation internationales aux éditions Pédon. C'est parti. [Musique] Bonsoir Béir.
Bonsoir Fabrice. Alors on va commencer cette discussion tous les deux en attendant Fadila Brahimi. Emmanuel Macron qui s'intéresse tout d'un coup à la politique intérieure après des mois à regarder ailleurs.
C'est Bli opération de diversion ou simplement les retours aux fondamentaux ? Non, on a un président qui n'accepte pas son sort en fait, qui n'accepte pas finalement une situation politique où il est en état de faiblesse où il n'a pas de majorité parlementaire qui lui donnerait les moyens de mener sa politique. Et donc en acceptant pas cette réalité parce que c'est le réel et bien il essaie de de donner l'impression qu'il a la possibilité de reprendre la main notamment à travers ce type d'événement organisé habilement du point de vue médiatique communicationnel mais qui ne saurait encore une fois masquer la réalité profonde structurelle de ce moment de notre régime politique à savoir un président très très affaibli sans assise parlementaire sans assise populaire.
Il est vraiment y compris dans les enquêtes d'opinion qui dans lesquel il avait traditionnellement l'habitude de de briller là depuis depuis la le soir du second tour des élections législatives. Incontestablement, on a on est entré dans un dans un cycle où le président Macron est faible et c'est cet état de faiblesse qu'il n'accepte pas. [Musique] Et pour l'instant, la stratégie qu'il semble avoir suivi, c'est d'essayer de retrouver de la crédibilité, de la légitimité en essayant d'exercer pleinement sa fonction présidentielle en dehors de l'hexagone, en essayant de d'apparaître comme un acteur de la vie internationale et européenne.
On y reviendrait certainement. Et puis maintenant effectivement cette tentative de retour dans l'arène politique franco-française mais sans garantie de succès. La dissolution qu'il a lui-même euh provoqué ou également annoncé, on peut dire il y a quelques mois, a été l'un des épisodes fondateurs, disons de cette période qu'on peut qualifier clairement de de période de crise crise des institutions avec un premier ministre en permanence ou sur la scellette.
à quel point est-ce que cette dissolution a marqué l'ensemble la vie politique ? Mais elle est marquante parce que d'abord euh elle a pour origine un paris politique du président de la République, un paris euh raté, perdu puisqu'il est sorti affaibli, non pas renforcé de de ces élections législatives que deuxièmement euh j'allais dire pire que dans le cas de ce qu'on appelle une cohabitation, il a pas une opposition parlementaire claire qui s'est affirmée en face de lui, majoritaire qui serait qui aurait pu imposer un un bloc gouvernemental, même même si faut-il le rappeler le NFP de l'époque qui était arrivé en tête mais qui n'avait pas les moyens de s'imposer au président de la République pour autant et dans la dans la mesure où il n'y avait pas de de de bloc alternatif qui qui avaient les moyens de s'imposer à lui, on a eu cette impression plus que cette impression cette ce ce vide politique qui continue à perdurer hein au-delà même de la du premier épisode, l'acte 1, l'acte barnier. Puis aujourd'hui, on est en train de vivre l'acte bairou toujours avec cet état vaseux où on a l'impression de vivre dans un vide politique sans agenda clair.
On ne sait pas de quoi ou sur quoi travaillent précisément nos parlementaires, quel est l'agenda législative. On entend parler de thèmes par-ci parl mais qui ne constituent pas de colonne vertébrale pour pour le gouvernement. Euh les questions budgétaires sont lancinantes alors que normalement c'est la base de tout état d'avoir un une loi de finance clairement établie avec des perspectives financières clairement établies.
Là même dans ce registre le flou et encore une fois pendant des mois on l'a quasiment jamais entendu s'exprimer que ce soit sur sur la crise des institution du président Macron sur le dérapage budgétaire pharamineux de son de son institution de de sa responsabilité un silence opportun c'est un silence opportun dans la mesure où sa responsabilité est engagée dans ce dans les dans la situation financière du pays dans la mesure où le bilan dont on parle aujourd'hui c'est C'est ces ces milliards, j'ose même pas rappeler les chiffres tellement ils sont hallucinants et vertigineux, mais ces milliards qui manqueraient aux caisses de l'État, c'est quand même aussi une part du bilan de l'action des gouvernements purement macronistes depuis 2017, même si ce bilan économique et financier est incarné par Bruno Lemè qui a été le ministre de l'économie du président Macron, la responsabilité est partagée naturellement avec le président Macron lui-même. Donc bien sûr qu'il a gardé un silence opportuniste parce que il il n'a pas voulu apparaître comme le responsable de cette situation. J'invite Fadil Abrahimi qui vient de nous rejoindre à à se joindre à la discussion.
Fadil Brahimi, conférencière et spécialiste, vous pouvez vous installer là, spécialiste en communication d'influence, stratège d'influence numérique et autrice du podcast Fad Live. Bonsoir Fadil Brahimi. Installez-vous.
Merci, merci, merci de nous avoir rejoint. On parlait de euh ce cette façon euh pour Emmanuel Macron de garder le silence pendant des mois et sur la la scène politique intérieure du moins et aujourd'hui du moins dans la prise de parole sur TF1 tout de suite d'avoir cette dimension de communication politique que vous connaissez bien Fadila, euh le format de cette communication sur TF1, les invités des influenceurs, des personnalités politiques. Euh on le rappelle Thbo Inshape, Robert Mena, Sophie Binet de la CGT.
Euh on a l'impression qu'il manque de la cohérence sinon celle d'un président qui aime marquer, faire la séquence. Ah bah de toute façon là on voit bien qu'il entre on va dire dans une arène et dans un narratif où on sort un peu du schéma traditionnel et même des questions peut-être un petit peu législatives. passe.
D'ailleurs, on on a connu en fait le côté intimiste par moment de de ces certaines interventions et là on passe même pas au grand oral mais un grand show parce que là c'est un spectacle en fait dans le bon sens aussi du terme hein. Je cherche pas en fait de suite à critiquer. Quand je dis spectacle, c'est que on voit bien que il y a un choix déjà scénographique puisque ça va être un énorme plateau avec des grands écrans.
On va avoir effectivement trois personnes qui vont démarrer, je dirais, cette intervention là qui eux-mêmes représentent en fait représentativité syndicale et qui est quelque part un peu la rue, la revendication également de de questions sociétales, retraite et cetera. On a effectivement la représentation avec un élu et puis et puis alors non pas un élu au sens constitutionnel du terme mais un élu de d'audience, on va dire sur YouTube et donc si j'ai bien compris euh il va y avoir en fait aussi des spectateurs. Donc on est plus sur l'intimiste.
Euh vous l'avez peut-être dit tout cela, je sais pas, j'espère que je me répète pas. et puis a priori un dispositif un petit peu de vote de réaction en en ligne. Ipso se promet même je crois de de sortir en fait aussi quelque part des des éléments de data citoyen.
Et donc on est on va être on va dire quelque part non pas sur quelque chose un schéma qui pourrait être un peu connu traditionnel avec effectivement des interviews qui sont quand même assez cadrées par thématique avec des éditorialistes ou journalistes mais de personnalités qui sont qui sont pas forcément des représentants et donc il va y avoir aussi d'autres interventions vraisemblablement mais on voit en fait quand même qu'il y a une scénographie et désolé si j'étais un petit peu longue mais voilà souci. Alors euh et pourtant Emmanuel Macron ces derniers mois, ces dernières semaines aussi euh euh est surtout intervenu sur la scène internationale dans les grands dossiers de l'actualité euh internationale notamment euh euh dans cette sortie qu'on va euh regarder c'était nos euh chez nos confrères de France 5 où il évoque Gaza et dresse un parallèle avec un débat national néanmoins qu'il traite sous le prisme de du massacre commis par Israël à Gaza. On écoute, c'est le le pays en Europe qui a la plus grande communauté juive et nous sommes le pays qui a le plus d'enfants d'origine maghrébine du proche et Moyen-Orient et on est un des pays d'Europe qui a le plus de concitoyens dans la la confession et la confession musulmane.
Il y avait toutes les recettes pour qu'après le 7 octobre nous explosions. Je suis très fier de nous. Néanmoins, bâtir l'unité, ça va se faire comment ? en nous battant contre l'antisémitisme qui a flambé en France depuis le 7 octobre parce qu'il y a toute une jeunesse qui en accédent à la conscience par les simplifications, les réseaux, l'accélération, les manipulations pense que être pour Gaza c'est être contre Israël et du coup qu'être contre l'existence d'Israël c'est être contre tous les juifs partout dans le monde.
C'est n'importe quoi. Et donc je dis à toute cette jeunesse regardez vos semblables en France. Ce sont des citoyens, des citoyennes.
C'est ça notre force, notre unité, c'est la République. C'est le fait qu'on ait des citoyens, des citoyennes. N'essentialiser jamais quelqu'un selon son origine, selon sa religion ou autre.
Réaction Bli de choses d'abord sur l'événement euh communicationnel qui a été organisé. Euh, disons-le, moi ça me rappelle quand même la construction du personnage Macron qu'on nous a présenté dans un dans un premier temps comme une personnalité réfléchie avec une certaine profondeur, euh une appétence pour la philosophie, bref, un intellectuel pratiquement. Euh, depuis son entrée euh à l'Élysée, ce qu'on voit plutôt, c'est plutôt euh un personnage attiré par la lumière, euh par les artifices et euh qui vous enfin les épisodes les plus marquants, c'est non seulement l'événement euh jeudi, mais également euh je me souviens de de de ces images avec des influenceurs au lendemain, en tous les cas dans un contexte assez lourd, notamment l'assassinat de Samuel Patti, tout cela était était assez assez j'allais dire déconnecté et c'est en cela que mise en scène avec McFly Carlitos et tu connais les noms des personnalités en vue.
Bravo à toi. Mais effectivement je pense que c'est leur nom mais ce qui ce qui était remarquable c'est que derrière cette déconnexion entre finalement la manière dont on nous a présenté le personnage au départ et puis ce qu'il est ce qu'il s'est révélé être, c'est aujourd'hui ce à quoi on assiste. à savoir une volonté de se reconnecter avec la population euh pour un président qui est quand même à l'Élysée depuis maintenant pratiquement plus de 7 ans. utilisé qu'on présente traditionnellement comme un véritable boomker ou s'isole parce que le pouvoir isole par définition mais plus largement il y a il y a vraiment depuis aussi l'épisode des gilets jaunes cette impression d'isolement de du président Macron et depuis n'a jamais véritablement réussi à renouer le contact avec le peuple y compris pendant la campagne présidentielle au terme de laquelle il a été réélu mais on se souvient bien qu'il n'avait pratiquement pas fait campagne.
Et donc voilà, il y a une tentative de renouer le contact et ce qui est assez remarquable, c'est que pour lui, renouveler le contact, c'est organiser ce type d'événement euh avec des personnalités patchwork euh qui sont censés être représentatifs de la France d'aujourd'hui. Or, on a l'impression que finalement sa vision de la société, c'est celle de la société du spectacle. Et ça, c'est vraiment troublant. troublant parce que finalement ce qu'il essaie de démontrer à savoir une la connexion avec le peuple aboutit une fin à l'inverse, c'est-à-dire qu'il est déconnecté h et il déconnecté euh mais aussi euh euh il fait oublier ou du moins c'est quand même un subtafuge d'une part aussi pour faire oublier que sur ces dossiers qui évoquent notamment Gaza, il n'a pas apporté énormément de solutions en soi, notamment sur la Palestine, on l'a entendu faire énormément de propositions mais ne pas être entendu.
Oui, on a on a commencé notre échange sur cette volonté présidentielle de de réintégrer la reine politique franco-française après avoir tenté de faire ses preuves, en tous les cas faire la démonstration de sa capacité d'agir sur la scène européenne et internationale. Et comme tu l'as très bien dit, finalement les différentes séquences diplomatiques qui ont rythmé les deux mandats du président Macron euh eux aussi sont elles aussi elles sont marquées par ce contraste entre d'un côté une forme d'activisme relativement spectaculaire et de l'autre des résultats vraiment très maigres, très faibles. l'une des marques de fabrique aussi du macronisme ce contraste entre une surmobilisation du volontarisme politique qui se traduit notamment par des choses assez comment dire baroque comme le fait de lancer un ultimatum à un belligérant d'une guerre comme Vladimir Poutine sans être soi-même un belligérant et avec infin ben un résultat on est relativement affaibli décrédibilisé parce que nos engagements n'aboudissent à pas grand-chose.
Et là, la séquence, les images que tu as montré sont aussi significatives. On a un président qui essaie de faire de la pédagogie, qui essaie de souligner le les risques du confusionisme alors même que depuis le début de la guerre à Gaza ou du conflit à Gaza, il a été l'un des acteurs de ce confusionnisme de différentes manières. Il suffit là aussi comme ailleurs rappeler les les différentes stratégies qu'il a suivi successivement stratégie contradictoire en elle-même.
Rappelons qu'il a commencé par appeler à une coalition anti-hamas sur le modèle de la coalition anti Al-Qaïda ou Daesh. Donc en en nourrissant précisément le confusionnisme et que le droit à se défendre, le soutien conditionnel soutien conditionnel des cher bibi en direct officiel à l'endroit d'un personnage qui va être l'objet quelques quelques mois plus tard d'un mandat pénal international pour crime contre l'humanité. C'est ça qui va rester en fait. et jusqu'à récemment le fait que la France permette à l'avion de Benjamin Netaniaou de survoler son territoire alors même qu'on entendait déjà à demi mots euh euh dans les discours des macronistes une espèce de de contrition vis-à-vis de des positions de soutien, c'est le confusionnisme à l'état pur. systématiquement mobiliser des discours contradictoires et à la fin il en reste pas grand-chose si ce n'est une sorte de brois mais dont il paye le prix en vérité c'est un président vraiment peu audible sur la scène internationale sur la scène franco-française à cause de cette absence de colonne vertébrale.
En vérité, il ne se tient pas au principe qu'il pose comme postulat. Il est il change alors en fonction de quoi ? S'il était véritablement opportuniste à la limite pourrait reconnaître forme de de de geste macavéen.
Mais c'est même pas cela. Parfois, on s'interroge sur son côté amateur pour reprendre une expression qui lui est chère. Euh Fadila Brahimi, la gouvernance Macron, c'est celle des effets d'annonce sur la Palestine par exemple.
On voit bien qu'Emmanuel Macron a tenté de s'illustrer. Il affirmait par exemple le mois dernier que la France pourrait reconnaître en juin prochain l'état de de Palestine dans le cadre, je le cite, une dynamique collective de reconnaissance réciproque. Bon, à l'heure où plus personne ne croit plus tout à fait à la solution à deux États, on sent bien qu'il veut faire des coups d'éclat.
Euh des coups d'éclat puis je crois aussi beaucoup d'effets d'annonce parce qu'il beaucoup de personnes se sont félicitées également de de son intervention et qui ne où il n'y avait rien de de nouveau parce que finalement tous les présidents précédents avaient également comment dire présenté se présenter en faveur on va dire de la solution aux deux états et on arrive 18 mois après dans une situation qui est quandme même assez catastrophique et oui, il y a un énorme en fait décalage et il y a un décalage d'autant plus fort que l'action en fait ne suit pas. Alors sur euh sur la déclaration effectivement de de promesse, on va dire de reconnaissance de de la Palestine, il y a un certain nombre de conditions et alors qu'on sait qu'aujourd'hui sur le court ternisme ce qu'on aurait ce que les Gazaouis ont besoin là c'est des denrées alimentaires et puis également euh je dirais des conditions tout à fait favorables, plus favorables, on dirait sur sur le plan aussi d'hygiène et humanitaire, santé. Donc je pense qu'on a entendu des cris quelque part de de beaucoup de médecins et et il y a pas d'action en fait à ce niveau-là. d'avoir de bonnes intentions, de déclarer qu'on souhaite l'arrêt du conflit, mais contrairement à au cas de l'Ukraine par exemple, on ne voit pas d'action forte de celui qui se présente en en leader européen dans Alors, alors moi je me suis pas amusé à le faire, mais je trouverais quand même assez bon, c'est peut-être un jeu assez pervers, mais de comptabiliser le nombre de fois on a parlé de cesser le feu, que ça soit d'ailleurs aussi bien à Gaza que qu'en Ukraine. euh le nombre de fois où on a justement annoncé qu'on devait amorcer en fait justement ce ces feux, il un accord et où on voit absolument pas non plus la solution politique qui est derrière et comment ça va se faire en fait concrètement.
Donc oui, beaucoup de d'effets, je pense d'annonce et là on le voit aussi en revenant euh parce que là finalement il revient aussi sur la scène française après avoir parlé en fait de de l'international et et il a laissé Retaillot quand même pendant plusieurs mois en roue libre sur l'Algérie notamment. Oui ou on voyait un ministre au bout d'un moment il y avait que de quoi se questionner parce que un ministre de de l'intérieur qui s'occupe finalement des relations internationales là aussi c'est le peut-être le confusionnisme dont vous parliez tout à l'heure on le retrouve également au niveau du du gouvernement puisqu'on a on a même Darmanin à un moment donné bon on sort un petit peu du sujet mais qui commentait comment dire des des propositions concernant les impôts. enfin, je veux dire, s'il était en dehors de son cadre lui aussi.
Donc ce confusionnisme a a finalement perduré dans l'ensemble en fait de ce gouvernement et qu'aujourd'hui euh je pense en fait que ça augmente aussi ce confusionnisme au sein de des citoyens et au moment où ça cale, on agite un petit peu le le référendum, on va dire, comme étant comme comme une sortie en fait possible. On on va on va en reparler. On va en reparler euh du référendum sur J'aimerais qu'on euh parle de l'Ukraine aussi un petit peu béli sur l'Ukraine.
Emmanuel Macron a été plutôt éclipsé par Donald Trump, hein, on le sait. Euh euh euh comme sur la plupart de des dossiers d'ailleurs euh on se souvient de ces images au Vatican lors des obsèques du pape où euh Trump et Zelenski euh euh étaient euh euh s'étaient retrouvé en tête à tête alors que les images montraient une 3e chaise euh probablement euh apprêtée pour euh Emmanuel Macron, information démentie, je le soulligne, par l'Élysée, mais qui montre tout de même que Emmanuel Macron n'a pas pesé, ne pèse pas tout à fait un peu comme les autres dir. desig européens dans les négociations actuellement.
Oui, si tu conçois les négociations en tant que tel à travers finalement les principaux les principales puissances, celles qui peuvent influencer la fin de cette guerre, à savoir finalement la Russie et les États-Unis tout simplement. Et dans cette perspective là, effectivement, on a l'impression que le président français se trompe quant à quant au véritable poids de la puissance française au début du 21e siècle. On n plus on n'est plus sous l'U14, ni sous Napoléon 1er, ni même à la fin de la Première Guerre mondiale où la France était encore une grande puissance mondiale.
Nous, on est on est au début du 21e siècle. La France est une puissance moyenne régionale avec un statut particulier eu égard à son histoire, eu égard à son statut diplomatique au conseil de sécurité, eu égard son statut de puissance nucléaire aussi, mais il n'empêche n'a pas les moyens, elle n'a pas les moyens du discours qu'il tient depuis un certain nombre de de mois. Peut-être parce qu'il ne se singularise pas non plus sous sous euh euh Chéra qu'on voyait il y avait encore une singularité du discours notamment porté par euh euh Dominique de Villepin.
Euh aujourd'hui la diplomatie française c'est c'est un peu celle de l'alignement derrière les États-Unis ? Euh c'était vrai jusqu'à l'entrée en fonction euh de Donald Trump quand même. Mais tu as raison sur le fond bien sûr.
Euh mais ce qui est intéressant c'est final c'est surtout le décalage entre le volontarisme, l'ambition euh portée par le discours de d'Emmanuel Macron. on a vraiment l'impression d'avoir affaire à un leader mondial et de l'autre finalement les leviers euh qui sont à sa disposition pour réaliser l'ambition qu'il décline, qu'il affiche aux yeux du monde. Et donc euh nos partenaires eux-mêmes sont conscients de ce décalage.
Et donc le tout l'enjeu c'est c'est finalement la question de la crédibilité à la fin lorsqu'on n pas les moyens de ses ambition et qu'on continue à parler en étant déconnecté du réel d'une certaine manière on se décrédibilise et ça c'est problématique je trouve eu égard notamment au bilan diplomatique d'Emmanuel Macron. On n' pas le temps, on fera certainement une un jour une émission spéciale mais c'est vraiment impressionnant hein entre ces escab ces escapades au Liban à Beyour, on se souvient de ces images où pas de chemise où il allait sauver le pays et cetera après l'explosion euh au cœur du port de Beou et que finalement progressivement on a bien constaté qu'il n'était pas capable d'une certaine manière tant mieux. Sinon, il y a ingérance, même si il y a ingérance effectivement par rapport aux affaires internes libano-lanaises, euh par rapport à d'autres situations, y compris bah par rapport au conflit israélo-palestinien, non seulement il est d'une prudence remarquable, mais en plus il réussit en dépit de sa prudence à se contredire, à se décrédibiliser un peu plus.
Donc il y a vraiment un problème et pour terminer puisque tu as commencé par l'Ukraine entre les premières images des relations franco-russe on a reçu Vladimir Poutine à Versailles au fort de Brégançon jusqu'à aujourd'hui où la Russie est présentée comme un ennemi stratégique euh bon il y a eu entre-temps et c'est vrai l'agression de l'Ukraine mais il n'empêche la Russie était était la même d'un point de vue de son identité politique était incarné par le même personnage et elle avait le même discours fondamentalement. Donc il y a pour le moins des erreurs d'appréciation avec aucune conclusion ou conséquence tirée. Un peu comme en politique française he la dissolution d'une certaine manière c'est pas de sa faute.
Il n'en a pas déduit une conclusion golienne ou goliste à savoir une démission tout simplement. des extrêmes si je reprends. Oui, même s'il y a eu un petit M à coup en disant qu'il avait pas réussi à euh faire comprendre à faire la pédagogie de son geste auprès des Français.
Mais c'est c'est vraiment à minima et on en reste donc à cette impression de d'un président un peu dans sa bulle qui fait des discours pour lui-même. Alors Emmanuel Macron peut-être n'agit pas suffisamment mais avec lui il y a toujours pour reprendre un slogan le poids des mots et le choc des images. Le 7 mai dernier, Emmanuel Macron reçoit le nouveau chef d'état syrien Ahmad Al Shara, ce qui lui vaut énormément de critiques parce que Ahmad, pardon, Alara, évidemment, on le sait maintenant, est un ancien membre de l'État islamique et d'Al-Qaïda.
Voici ce que Emmanuel Macron répond aux critiques si nous ne recevions que des gens avec qui nous sommes totalement d'accord. C'est parfois quand j'entends les commentaires, ce qu'au fond on m'appelle à faire. Quelle serait la diplomatie, la force de l'Europe si son rôle consistait à donner des leçons de moral sans échanger ceux avec qui elle a des intérêts en commun où les dirigeants des pays où ses intérêts, y compris les plus sécuritaires se trouvent.
Quelle efficacité aurait une diplomatie de la France qui dirait "C'est très mal, ces gens-là ne font pas bien, il y a beaucoup d'intérêt sécuritaire qui se jouent. Je vais leur donner toutes les leçons de la terre. Soyez inclusifs.
Ne travaillez pas avec les Russes. Combattez les Iraniens. Ne soyez pas sous l'influence des Turcs.
Mais prenez mes sanctions et ne comptez pas sur ma collaboration. Ça n'existe pas. Donc que des gens et des postures à des fins politiciennes pour parler à des électorats, je l'entends, c'est la vie des bêtes.
Fadila, il y a quand même une récurrence aussi de l'absence de remise en question de sa de ses choix sur la scène internationale mais aussi sur la scène nationale. On reparlera du référendum tout juste après, mais on l'entend dans ce genre de prise de parole. Bah en fait, on pourrait parfaitement changer les noms et se demander pourquoi il a pas tenu ce discours avec d'autres filés, hein.
Donc c'est c'est pas un discours, on va dire, totalement personnalisé et non seulement pas personnalisé mais qui répond pas en fin de compte aux critiques parce que les critiques aujourd'hui qui sont faites ne portent pas sur le fait qu'on soit en accord ou en désaccord mais mais sur la symbolique du personnage euh le Bataclan et je pense que c'est ça qui raisonne aussi dans dans beaucoup de de voies en fait citoyennes. et il répond absolument pas en fait notamment à ce point-là ni au point du calendrier parce que j'ai aussi entendu dans les critiques, c'est pourquoi maintenant puisque c'est un président intérimaire, est-ce qu'on est-ce qu'on ne peut pas en fait laisser la voie diplomatique faire son travail en allant directement on va dire sur place mais de recevoir en grande pompe et cetera. Donc oui, c'est c'est c'est du discours, c'est bien évidemment bien formulé, mais ça ça ne répond pas en fait à la question et peut-être que ça rejoint cette idée de dire qu'il est un petit peu dans sa bulle parce que il finit dans ses interventions, c'est pas pour apaiser finalement euh enfin apaiser on va dire quelque part les voix les voix dissidentes même et et comme à son habitude pour faire écran de fumée à la critique, il nous sort de son chapeau Le référendum.
Ah ça c'est voilà, c'est bien de le dire. Le référendum, l'objet c'est presque un OVNI en fait constitutionnel parce que je crois que la dernière fois qu'on l' utilisé, c'était il y a plus de 20 ans. Mais on peut dire aussi quelque part que nous avons quand même vu des eu des espèces de référendum parce que les votes, c'est pas des référendums, mais c'est souvent en fait quelque chose qui permet aussi de de connaître aussi le pou.
Bon alors oui alors ce ce le le chapeau là le le petit mouchoir démocratique qui devrait parce que justement la le législatif est en train de caler le politique cale donc on on va donc utiliser l'outil populiste très attendu par les français sauf que je suis pas certaine que les Français attendent qu'un seul référendum parfois j'ai l'impression qu'il y a quand même plusieurs sujets et ça va être aussi c'est un outil qui peut être aussi extrêmement dangereux parce que répondre au référendum parce que très attendu et dire bah finalement on a un outil un peu oublié de la Constitution qu'on va utiliser pour revenir justement dans cette scène intérieure mais en sachant pas réellement si ça va jouer plusieurs fois et si ça va être appliqué. Pourquoi ? Parce queon l'a bien vu aux dernières élections.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que le fait d'être parti mettre un bulletin de vote dans la boîte, ça a changé quelque chose ? Est-ce qu'on a entendu en fin de compte les citoyens français ?
Est-ce que ça s'est traduit finalement dans l'hémicycle ? Pas vraiment. Et quand on on se rémore aussi le dernier référendum, et ben il a pas non plus été comment dire été appliqué.
Donc le référendum un super outil peut-être une poudre de de perlin pimpin comme il aime le dire mais qui peut être extrêmement dangereux je pense en fin de mandat. D'ailleurs, je te donne la parole tout de suite, Bellire, mais après cette annonce, évidemment, on a l'emballement médiatique autour du autour du référendum, les politiques qui sont invités à commenter. Euh le président de la région Paka qui est un macroniste de la première heure, Renault Muselier s'exprime à ce sujet et il pense que qu'il est tout à fait normal d'ouvrir le débat sur le référendum.
On l'écoute. Moi, je pense que spontanément, moi je trouve que c'est pas mal le référendum. Voilà.
Alors l'histoire des référendums en France, on fait en sorte que finalement c'est parfois pour ou contre le président en fait et donc ça devient à ce moment plus compliqué. Mais si on trouve une solution constitutionnelle qui permet d'avoir un référendum avec trois questions qui concernent les Français qui les intéressent, ça permet d'avoir un vrai débat pendant une période de campagne qui fait en sorte que chacun peut s'exprimer puis après les Français peuvent trancher, ce qui est le but. Si après c'est simplement euh euh une votation pour essayer de discuter ça moins d'intérêt.
Il y a un risque gadget risque c'est un référendum gadget selon vous. On va voir ce qu'il va nous dire mais moi je pense que si c'est un référendum sur trois vraies questions qui intéressent la vie des français et qui entraîne une réponse par rapport à l'impuissance politique ressentie globalement à ce moment c'est très bien. Bire quel intérêt d'évoquer le référendum en ce moment ?
Il y a une actualité du référendum tout simplement. il il s'impose dans notre imaginaire parce qu'on traverse quand même une crise démocratique qui a une défiance des citoyens à l'endroit de de leurs représentants, des élus, des institutions elles-mêmes. Il y a même une interrogation sur la croyance dans la démocratie euh dans les élections et donc dans le fait d'avoir le pouvoir d'être véritablement souverain.
Et donc pour renouer avec euh cette croyance, croire qu'on est véritablement souverain en tant que peuple, en tant que que collectif, euh maître de son destin, euh le plus simple de donner la parole directement euh bah au peuple pour qu'il puisse trancher, décider directement également. Euh mais mais comme le disait Fadila, le peuple a déjà été amené à à trancher à décider et son vote même les rencontres avec les maires et cetera. Oui, mais évidemment c'est pas la même chose mais mais c'est pas la première fois en fait qu'il agite en fait ce mouchoir un petit peu populiste, c'est-à-dire de démocratie directe.
On dirait mais rappelez-vous tout toutes les rencontres avec les maires et cetera, ça a donné quoi tout cela ? Donc c'était un exercice mais c'est pas un outil effectivement de la Constitution. Le référendum, c'est quelque chose de très très précis.
On est d'accord. Oui. En fait, le problème c'est pas l'instrument en tant que tel, c'est comment il est utilisé.
C'est la même chose que les expériences de démocratie participative ou les conventions citoyennes. Sur le principe, c'est très bien. Euh c'est après, si on n'en tire aucune conséquence ou conclusion, là ça devient problématique parce qu'on en revient à la question de départ.
À quoi on sert ? Est-ce qu'on peut décider ? Et euh c'est en cela que ça peut se retourner contre nous si on si par exemple on on organise une convention citoyenne qu'il en ressort des conclusion et que le législateur ne reprenne aucune de ces conclusions.
C'est grosso modo ce qui est ressorti de France avec les ma donné quoi ? Il y a eu aussi effectivement la tout ce qu'il y a eu après ou pendant après le mouvement des gilets jaunes a eu la bonne intuition la bonne la bonne intuition stratégique du président qui a voulu organiser un tour un tour de France mais qu'est-ce qu'il en est ressorti pas grand-chose et même pire et une une volonté de d'étouffer finalement l'expression qui les volontés les désirs qui se dégagaient des cahiers de doléances, des cahiers d'oléance dont on ne savait même plus où ils étaient. Donc c'est un épisode tout à fait significatif et remarquable de la capacité de nos politiques à euh pouvoir neutraliser une bonne idée, un bel instrument dans leur intérêt parce qu'on imagine bien que ce qui est écrit dans ces c de éléance n'allait pas dans le sens du programme macroniste au pouvoir.
Donc voilà, le problème c'est pas l'instrument, c'est ce qu'on font. ce qu'on font ce qui le mobilisent. Et là on a c'est la même question qui se pose pour ce qui est du référendum.
Je trouve que c'est un instrument en soi qui qui pertinent qui est complémentaire de ce qu'on appelle la démocratie représentative. La démocratie c'est pas seulement pour nous citoyens participer de manière périodique à des élections parce que c'est insuffisant. On est euh il faut que ça soit complété et c'est ce que prévoit l'article 3 de la Constitution 58.
Il faut que ça soit complété par l'appel et le recours au peuple pour qu'il puisse s'exprimer directement. Ça doit pas être la norme mais ça doit être une une voie d'exception utilisée et c'est tombé des huudes. Pourquoi ?
Parce que tout simplement lorsque le peuple ne confirme pas la volonté du président et ben ça pose problème. C'est en cela que encore une fois c'est un problème. C'est il faut pas concevoir le référendum en ce sens.
H sinon, il y a une forme de de de de détournement de procédure comme disaient les juristes, c'est qu'on qu'on détourne le sens, l'intérêt qui a été imaginé au départ. Le le l'un des exemples les plus parlants et vous le disiez Fadila, étant le nom à l'Europe qui n'a jamais été tout à fait respecté. Oui, mais tout à l'heure, si j'ai fait aussi allusion à d'autres événements de de participation, on va dire, citoyenne ou autre, ce qui a marqué aussi le mandat quand même de Macron, c'est tout de même le le confinement.
Euh et donc cet ordre, on va dire, pour pour chacun d'être confiné chez soi avec une mobilité réduite et cetera. Donc et euh et donc moi ce que je ressens c'est que de ce que j'entends dans toutes les débats auxquels je participe, c'est qu'il y a pas simplement une croyance, on va dire la démocratie, ça devient presque un élément vital en fait. Et je pense en fait que le confinement a à a à a à a à favoriser ces ou à augmenter ou à participer à cette ce désir extrêmement fort aujourd'hui de revenir en fait ou de de remettre certains pour une autre constitution mais d'utiliser en fait des outils participatifs avec une véritable démocratie.
Et c'est là où en fait le référendum est un bon outil, on l'a jamais utilisé mais il va falloir écouter aussi le peuple et que ça peut devenir donc également en fait un énorme piège aussi. Alors euh les opposants l'opposition évidemment s'est insurgé contre cette de cette proposition. Euh le référendum pour euh les insoumis, par exemple, Éric Cookrel, n'est intéressant que euh s'il pos de vrais sujets sur la table comme les retraites, euh on va écouter le député insoumis euh pour qui euh tout cela n'est que n'est qu'une opération de communication.
Ça dépend de ce qu'il propose. On nous on est pour les référendum. On est tellement pour les référendum qu'on pense qu'il faut des référendums d'initiative citoyenne décidé par alors spoiler, ça ne sera pas sur les retraites ce que vous réclamez depuis plusieurs années.
Voilà, c'est ça le problème, c'est que après ça dépend le thème si c'est en gr en gros en réalité des référendums mis sur la table pour occulter le le la forfaiture qui date de juillet dernier, c'est-à-dire qu'on a pas respecté le suffrage universel et qu'on nous impose des gouvernements minoritaires. Ma réponse est non. Par exemple, ma réponse a été non sur un référendum sur le budget.
Chacun comprend que techniquement et politiquement été ça a été laissé de côté par Oui. Vous remarquez que ça a été pendant une semaine on a parlé, c'était le sujet d'ailleurs. Bon donc c'était l'objet de l'en parler.
Donc moi je je ne suis pas d'accord sur des référendums, j'allais dire qui euh Blire. Oui, on en revient véritablement au spectre qui pèse sur tout référendum, c'est-à-dire son instrumentalisation. Quelle est-elle ?
En l'occurrence là pour la séquence qui vient de s'ouvrir, c'est en fait de rechercher du côté de l'exécutif parce qu'il faut rappeler que le premier ministre Bairou aussi a une idée de de référendum même si c'est pas la même que celle que que le président mais il n'empêche pourquoi pourquoi les deux se mettent enfin sont d'accord pour l'organisation d'un référendum c'est qu'il y a une même quête celle d'essayer d'occuper un vide politique celui de gagner du temps. On a deux autorités exécutives qui n'ont pas les moyens de gouverner. C'est ça qui explique fondamentalement et de surcroix et tu me tends perche de surcroix le un premier ministre qui est sur la scellette.
Je le disais à cause de cette histoire de cette affaire Betaram, ces accusations de violence sexiste, sexuelle euh des violences physiques dans cet établissement euh Betaram. Euh de plus euh on a cette audition euh devant la commission d'enquête euh ce mercredi 14 mai. On va euh être sur une séquence politiquement euh difficile pour ce gouvernement.
D'où l'intérêt peut-être de d'occuper les esprits sur autre chose. Incontestablement, non seulement il y a cette difficulté à gouverner, mais il y a en plus effectivement des affaires dont cette affaire qui est particulièrement forte. Ta transition, elle a été un peu abrupti et je me suis dit est-ce qu'il va aller jus non est-ce qu'il va est-ce qu'il va aller jusqu'au bout en disant un référendum sur Betaram ?
Je te laisse continuer ton propos sur sur le référendum et on revient. Su Betara. Non, mais c'est c'est ça serait une idée.
Enfin, c'est quand même assez quand même assez stupéfiant que il y a cette affaire qui tombe et et ça réponse finalement c'est d'une certaine manière sa réponse politique c'est le référendum. Il y a encore plus remarquable du point de vue du timing, c'est le choix d'organiser l'événement autour d'Emmanuel Macron le jour la veille de l'audition de jour. Enfin, c'est le jour, c'est le même jour.
C'est non, c'est la veille de l'audition. de de François Baot, c'est demain ? Oui, c'est le 14 mai.
Très bien. Et donc c'est c'est pour le coup extrêmement euh euh significatif de l'instrumentalisation à la fois de l'ingén politique et du programme de de chacun de ces acteurs. Mais le problème c'est qu'ils font comme si les citoyens étaient dupes.
C'est là où on a un comportement de responsable politique qui nourrit la défiance comme si personne comprenait les tenants et les aboutissants de ce type de stratagème communicationnel. Tout le monde pratiquement est a très bien compris ce qu'il ce qu'il en était. notamment que l'audition de du premier ministre Bairou euh ben d'une certaine manière était aussi euh une mise en l'engagement de sa propre responsabilité politique dans la mesure où les parlementaires n'ont les députés n'ont pas pris le leur responsabilité en engageant la responsabilité du gouvernement notamment sur cette affaire.
Cette question d'une certaine manière va se poser au sein même de la commission d'enquête puisqu'elle pourrait aboutir infiné du côté d'un certain nombre de députés à au déclenchement de la procédure engagement de la responsabilité certain certains citoyens ne sont pas dup mais d'autres en fait lui trouvent quand même des justifications de de par le contexte et du fait qu'il a absolument pas non plus la majorité Euh donc euh c'est là où on verra en fait euh comment les les Français vont réagir, mais euh je je sais pas, je pratiquement juste pour terminer sur cette séquence quelque part de de référendum, j'ai presque j'ai presque envie de dire quand on ne sait plus quoi faire, on va aller chercher en fait finalement l'outil oublié de la 5e République pour réveiller peut-être un petit peu cette cette France. Voilà donc dans une aujourd'hui dans un marasme un petit peu politique hein et confusionniste qui a été dit tout à l'heure et voilà. Oui, mais justement encore une fois sans euh avec le risque de voir l'instrumentalisation se retourner contre soi.
Totalement par totalement. Au-delà du résultat au-delà du résultat, il suffit qu'il y ait une participation très faible à un tel référendum pour pour que celui-ci soit finalement une un fiasco politique pour l'initiateur, président de la République ou le premier ministre. Donc voilà, encore une fois, je trouve qu'il y a une un vrai ressort démocratique derrière le référendum en soi, mais que voilà, son utilisation est extrêmement délicat, tant parce que voilà, il y a des une dimension populiste qui peut prendre le dessus, mais qu'en plus c'est un instrument qui peut se retourner contre celui qui a initié le le processus.
C'est donc c'est et d'ailleurs c'est ce qui explique sa désuétude hein. C'est le président Chirak en 2004 qui avait pris l'initiative d'organiser un référendum pour ou en vue de la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe. Rien l'obligait à le faire.
Il aurait pu passer par la procédure normale si j'ose dire qui une procédure législative donc parlementaire. Il a pris le risque de donner une dimension populaire si j'ose dire autour de ce débat. relativement complexe.
Euh bah il a il a perdu ce paris parce que d'une certaine manière les tenants du oui ont été incapables de répondre aux questions légitimes, pertinentes, des tenants du nom à l'époque. Et ça c'est enfin ça a quand même marqué l'histoire de la construction européenne pu ça stoppé net d'une certaine manière la dynamique d'intégration même si comme tu le sais le traité de Lisbonne qui a été adopté quelques années plus tard finalement a été un copiercollé du traité constitutionnel européen. Et notons déjà qu'à l'époque non si le président Shirak raté a perdu son paris, il n'en a pas tiré les conséquences comme de Gaul l'aurait fait puisquil n'a pas démissionné.
Le mot de la fin Fadila. Non, je rappelle aussi que aujourd'hui je je crois que son toute popularité s un petit peu stagné là depuis 2 mois mais que il y a un taux de défiance qui est à 69 %. Je pourrais dire et premier ministre c'est pire et et c'est pire.
Donc on est aussi voilà donc on est dans une situation qui est quand même assez dangereuse avec beaucoup de sujets aussi beaucoup de sujets en fait en attente. Donc bon voilà, moi je je en terme de de mots de la fin, je vais peut-être revenir sur un point que j'ai évoqué tout à l'heure, c'est qu'on est quand même dans une politique spectacle qui qui donne pas fier beaucoup en fait à à notre à notre démocratie ou en tout cas à notre constitution telle qu'elle aujourd'hui elle est prévue. Merci.
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Emmanuel Macron