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Interviewyoutube.com· 26 novembre 2014 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

Robert Ménard face à Patrick Cohen - C à vous - 25/11/2014

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est plus difficile que ce que vous ne pensiez d'être maire de grande ville ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    La mesure dont vous êtes le plus fier, celle qui a contribué à changer Béziers depuis que vous êtes là ?

  • 1:35OuverteRéponse partielle

    Les symboles qui ont donné lieu à des micro-polémiques, comme l'interdiction du linge aux fenêtres, la messe à l'ouverture de la feria, la crèche dans le hall de l'hôtel de ville...

  • 2:08RelanceRéponse partielle

    Pour quelqu'un qui a mis en avant ses origines locales, quel est le besoin de vous entourer de collaborateurs issus de la droite la plus extrême, de gens qui effraient même le Front National ?

  • 3:17RelanceRéponse directe

    Est-ce que je vous en ai parlé ? Est-ce qu'on peut revenir à la façon dont vous avez constitué votre cabinet à la mairie ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi Renaud Camus pour écrire l'histoire de Béziers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueFait
    « On a baissé les impôts immédiatement. »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « On est revenu à des impôts de 1995, oui. Mais dans une ville qui est la quatrième ville la plus pauvre de France, c'est pas rien. »
  • 1:12Locuteur non identifiéChiffre
    « Donc grâce aux économies réalisées par vos prédécesseurs ? »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « On fait même des économies, y compris sur le salaire du maire. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « Tous les musées et toutes les expositions à Béziers sont gratuites. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Des enfants de moins de 13 ans ne pouvaient pas être tout seuls dans la rue après 23 heures. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Renaud Camus a écrit le seul guide, le seul guide de l'héros. Il est talentueux. »
  • 5:46Invité politiquePromesse
    « Ce qui intéresse les Bitérois, c'est ma gestion. C'est comment je vais faire pour qu'il y ait moins de chômeurs à Béziers, comment j'attire des entreprises à Béziers, comment je rends plus sécurité. »
  • 6:56Invité politiquePromesse
    « Ma ville, qui est la quatrième ville la plus pauvre de France, le soit un peu moins dans 6 ans. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur30 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

— Robert Ménard, donc depuis plus de 6 mois, 7 mois, 8 mois maintenant, vous avez donc appris un nouveau métier maire de grande ville. Alors est-ce que c'est plus difficile que ce que vous ne pensiez ?

0:12
Invité politique

— C'est plus difficile si on accepte de rester dans les habitudes des élus. C'est possible de changer des choses si on s'impose la volonté. J'en sais rien. Je vais prendre un exemple. Je suis arrivé à la mairie de Béziers. On m'a expliqué que baisser les impôts est impossible. La situation des communes, ça le rend difficile et tout ça. Et puis attendez une année. On a baissé les impôts immédiatement. — En diminuant les aides sociales. — Vous avez tort. Pas en diminuant les aides sociales. — Le budget du centre d'action sociale a baissé de 5 %. — Non. C'est pas tout à fait ça. Alors c'est un tout petit peu plus compliqué. Mais je sais qu'à la télé, c'est un peu compliqué d'être un peu long.

— Sauf non. C'est une bonne gestion de la maison de retraite qui a fait qu'il y a eu des économies. Une bonne gestion qui n'est pas la mienne, puisque c'est celle de mes prédécesseurs.

0:55
Présentateur

— Bon. La mesure dont vous êtes le plus fier, celle qui a contribué un peu ou beaucoup à changer Béziers depuis que vous êtes là ?

1:02
Invité politique

— La baisse des impôts. On est revenu à des impôts de 1995, oui. Mais dans une ville qui est la quatrième ville la plus pauvre de France, c'est pas rien.

1:10
Locuteur non identifié

— Donc grâce aux économies réalisées par vos prédécesseurs ?

1:12
Invité politique

— Grâce aux économies qu'on a mises en place, nous, maintenant. Eh oui. On fait même des économies, y compris sur le salaire du maire. — Y compris sur le salaire du maire. Ma deuxième, une mutuelle sociale. On est la première ville à venir mettre en place une mutuelle sociale pour tous les Bitérois. La troisième, tous les musées et toutes les expositions à Béziers sont gratuites. Je crois pas qu'il y ait beaucoup de villes où toute l'année, les musées, la culture est gratuite.

1:35
Présentateur

— Alors je laisse de côté, on y a fait allusion dans le sujet, les gadgets ou les symboles qui ont donné lieu à des micro-polémiques, l'interdiction du linge aux fenêtres, la messe à l'ouverture de la feria, la crèche dans le hall de l'hôtel de ville, etc. Ce qui est étonnant vu d'ici, Robert Ménard, c'est la façon dont vous avez fait de votre ville une sorte de laboratoire de l'extrême droite.

Pour quelqu'un qui n'est encarté nulle part, on l'a entendu tout à l'heure lors de votre soirée d'élection, je veux un Béziers uni, pour quelqu'un qui a fait une campagne de terrain, qui a mis en avant ses origines locales, quel est le besoin de vous entourer de collaborateurs issus de la droite la plus extrême, de gens qui effraient même le Front National ?

2:14
Invité politique

— Écoutez, je sais pas. Autour de moi, il y a des membres du Parti Socialiste. Je leur ai même demandé de quitter le Parti Socialiste. Et oui, je suis éclectique. Ça, c'est votre vision des choses. Je crains pour vous que si demain, il y avait une élection, ou demain, on votait à Béziers, je ferais pas 47% des voix comme disant triangulaire. Mais je crois que je serais élu, dit le premier tour. C'est pas moi qui le dit. — Je vous parle de votre cabinet, à la mairie. — Pardon. C'est pas moi qui le dit. C'est mes adversaires socialistes. Je crois que ce qui, vous, vous effraie séduit mes électeurs, que les mesures que vous procardez sont des mesures qui... — Laissez pas procarder.

— Non, non, non, attendez. — Mais prenons une mesure, non, non, de celle que vous avez citée. J'ai expliqué que des enfants de moins de 13 ans ne pouvaient pas être tout seuls dans la rue après 23 heures. Vous allez à Béziers et vous me trouvez un bitérois qui dit le contraire de ça en dehors des militants des partis politiques. Parce que ça va de soi que c'est une évidence et que c'est nécessaire pour protéger ces gosses. Ici, à Paris, ça vous fait sourire. À Béziers, c'est une mesure que les bitérois applaudissent.

3:17
Présentateur

— Bon. Est-ce que je vous en ai parlé ? Est-ce qu'on peut revenir à la façon dont vous avez constitué votre cabinet à la mairie ? — Dans mon cabinet à la mairie ? — Louis Alliot, le numéro 2 du Front National, qui n'est pas gauchiste, échevelé. — Qui dit Robert Ménard prend à son cabinet des gens qui sont beaucoup plus radicaux que ne sera jamais le Front National. André Yves Beck, qui a travaillé pendant 20 ans avec Jacques Bompard, travailleur de Nouvelle Résistance.

3:39
Invité politique

— Qui a travaillé avec Jacques Bompard. — Directeur de cabinet. — Attendez, c'est un petit peu étonnant. Non, il n'était pas directeur de cabinet, vous vous trompez. — Non, il est votre directeur de cabinet. — Oui, absolument. C'est un type qui a du talent. Il est très bien là. J'ai quelqu'un qui était le chef de cabinet d'un maire d'ici. Ça ne m'a pas posé de problème. Un socialiste, c'est très bien. Et le monsieur qui m'accompagne ici est sous préfet.

4:03
Locuteur non identifié

— Et vous, vous êtes où, alors, entre les socialistes ? — Moi ? — Oui, politiquement. — Je suis pour Béziers.

4:09
Présentateur

— Voilà. Pour Béziers, mais en faisant venir des gens d'un peu partout, géographiquement en tout cas. Et beaucoup, pardon, j'y reviens, beaucoup d'extrême droite. Dernière décision, la commande d'un livre sur l'histoire de Béziers à Renaud Camus, l'écrivain, l'inventeur aussi du concept de grand remplacement, qui dit que l'immigration est en train de supplanter ce qu'il appelle les Français de souche. Pourquoi avoir choisi Renaud Camus ?

4:30
Invité politique

— Parce que figurez-vous que ce que vous ne savez pas, c'est que Renaud Camus a écrit le seul guide, le seul guide de l'héros. Il est talentueux. Il a écrit le guide de l'héros qui fait référence. Donc je m'adresse à Renaud Camus parce qu'il fait un livre.

4:43
Présentateur

— Il n'y a pas d'autre écrivain régional qui aurait pu faire une histoire de Béziers que Renaud Camus, qui vient d'être condamné en plus pour provocation à l'aide religieuse et à la violence ?

4:51
Invité politique

— Qui ont le même talent que Renaud Camus ? Je ne crois pas. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de gens. — Tout ça, c'est une coïncidence. Tous ces gens de grand talent, ils viennent de l'extrême droite. — Mais non, ce n'est pas une coïncidence. C'est simplement que ça n'intéresse que vous.

5:04
Présentateur

— Non.

5:04
Invité politique

— Ce qui intéresse les Bitérois, c'est qu'on a voulu fermer les galeries Lafayette et que le maire que je suis a racheté les murs des galeries Lafayette. Ce qui intéresse les Bitérois, c'est que quand la librairie, la grande librairie de Béziers du 19e siècle a failli fermer, on a menacé de la racheter et on a trouvé un repreneur. C'est ça qui intéresse les Bitérois et pas ce que vous me dites là.

5:25
Présentateur

— Mais vous aviez promis un Béziers uni. Et on peut se demander si on peut faire une ville unie en s'entourant des plus radicaux, des plus clivants ou des plus extrêmes. Voilà. C'est une question. Moi, votre gestion à Béziers, je ne peux pas la juger. Je n'habite pas à Béziers.

5:38
Invité politique

— Mais alors vous n'en parlez pas. Alors vous n'en parlez pas de la gestion de Béziers. — Est-ce que je vous ai parlé... — Mais attendez. Sauf que je suis maire. Et ce qui intéresse les Bitérois, c'est pas ça. Ce qui intéresse les Bitérois, c'est ma gestion. C'est comment je vais faire pour qu'il y ait moins de chômeurs à Béziers, comment j'attire des entreprises à Béziers, comment je rends plus sécurité.

5:55
Présentateur

— Le choix de ses collaborateurs et de son entourage, c'est important aussi. Ça donne des indications sur la façon dont votre vision de la société...

6:01
Invité politique

— Oui. Je choisis quelqu'un qui vienne de l'extrême-droite. Je choisis un socialiste. Je choisis un haut fonctionnaire. Je choisis un habitué des cabinets. Voilà. Oui. Je choisis des gens éclectiques. Le problème avec vous, M. Cohen, c'est que vous ne supportez pas l'éclectisme. Vous voudriez vous en... Eh oui. C'est exactement ce que ça veut dire, vos questions. Ça veut dire ça. C'est-à-dire que moi, j'ai envie de travailler avec des gens qui ont du talent. — Non, je ne supporte pas. Ce que je ne supporte pas, c'est des appels à la reine. — Et M. Cohen ? M. Cohen ? — Des gens qui sortent du champ républicain. — Qui sortent de quoi ? — Du champ républicain. — De quel champ républicain ?

— Le champ républicain. Vous savez ce que c'est, le champ républicain ? — Pourquoi ? Les actions... — Nouvelle résistance, troisième voie, c'est hors du champ républicain. — Ça fait 25 ans. Vous voulez que je vous demande, moi, où sont les gens qui étaient là ? — Non, ça ne fait pas 25 ans. Non, ça ne fait pas 25 ans. — Ça fait exactement 25 ans. Mais comme vous ne le savez pas, vous affirmez non. Pardon de vous le dire. Eh oui, il y a des gens de talent de tous les bords. La seule chose qui m'intéresse, c'est ce qu'on va faire pour Béziers. La seule chose qui m'intéresse, c'est faire que ma ville, qui est la quatrième ville la plus pauvre de France, le soit un peu moins dans 6 ans.

Ça vous plaît ? Ça vous plaît pas ? Venez dans 6 ans.