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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 29 octobre 2025 10 minActualité / polémiqueJustice

Affaire Grégory: comment Jacqueline Jacob s’est défendue d’être le principal corbeau face au juge

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous nous racontez l'interrogatoire qui a abouti à la mise en examen de Jacqueline Jacob ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux éléments reprochés à Jacqueline Jacob ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment Jacqueline Jacob a-t-elle contesté les expertises en écriture ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Maître Bernat, comment réagit-elle à cette mise en examen ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment fonctionne la stylométrie utilisée par la justice ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jacqueline JacobFait
    « Je n'ai jamais écrit de lettres, jamais téléphoné, jamais à personne. »
  • 6:00Maître Frédéric BernatFait
    « Le juge lui-même nous a dit de toute façon, quoi qu'elle dise, je la mettrai en examen. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de BFM Direct. Vendredi dernier, la grand-tante du petit Grégory, Jacqueline Jacob, était mise en examen pour association de malfaiteurs criminels. Bonjour, Vincent Vantiguem.

Vous nous racontez ce matin l'interrogatoire qui a abouti à cette mise en examen de la grand-tante du petit Grégory plus de 40 ans après le meurtre de Grégory Villemin. L'affaire Grégory, c'est évidemment l'affaire criminelle non élucidée la plus célèbre de France. Autant dire que cette mise en examen représente un tournant, une étape très importante dans cette affaire qui n'est toujours pas résolue.

Nous sommes également en direct avec maître Frédéric Bernat, bonjour et bienvenue. Vous êtes l'avocat de Jacqueline Jacob. Je me tourne vers vous dans quelques instants, maître, mais d'abord, Vincent racontez-nous ces deux heures ou presque durant lesquelles Jacqueline Jacob a répondu à des questions, mais deux heures à l'issue desquelles elle n'a vraisemblablement pas convaincu, puisqu'elle est mise en examen pour pour l'association de malfaiteurs criminels désormais.

Exactement, vous l'avez dit, ça fait 41 ans. 41 ans après la mort du petit Grégory, la justice ne baisse pas les bras puisqu'elle continue d'enquêter. Et vendredi dernier, c'est donc Jacqueline Jacob, la grand-tante du petit Grégory qui était convoquée par le président de la chambre de l'instruction à Dijon pour être mise en examen.

C'est effectivement ce qui s'est passé. Alors ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'aujourd'hui Jacqueline Jacob elle est âgée de 81 Elle est arrivée accompagnée par son mari, Marcel, qui avait été lui aussi inquiétée en 2017 dans cette procédure. Et puis elle s'est présentée dans le bureau du juge et là la procédure prévoit qu'elle peut faire des déclarations spontanées avant même qu'on lui pose la première question et c'est ce qu'elle a fait.

Je n'ai jamais écrit de lettres, jamais téléphoné, jamais à personne. Pourquoi dit-elle ça à Jacqueline Jacob ? Parce qu'elle sait qu'aujourd'hui le juge Dominique Brault considère qu'elle est l'un des corbeau qui a harcelé, qui a menacé la famille du petit Grégory avant la mort le 16 octobre 1984, si ce n'est le principal corbeau.

Il se fonde sur toute une série d'éléments et notamment de récentes expertises en écriture et en stylométrie et Jacqueline Jacob, pendant les deux heures de son audition a contesté vigoureusement. Je n'ai rien à dire de particulier sur les expertises, je n'ai jamais écrit de courrier ou de lettre du corbeau, je ne comprends pas, il se trompe en parlant de l'expert. Voilà ce qu'elle a dit, ce qui n'a pas empêché le juge à l'issue de ces deux heures, un petit peu moins de deux heures d'interrogatoire, de la mettre en examen, vous l'avez dit, pour association de malfaiteurs criminels.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il considère qu'en ayant écrit ses courriers de Corbeau, en ayant passé ses appels anonymes, Jacqueline Jacob a participé à un groupement, à une entente de personnes qui ont préparé des crimes, à savoir l'enlèvement du petit Grégory et son assassinat. Réécoutons Jacqueline Jacob, c'était en 2021 sur BFM TV au sujet de ses écrits, justement.

J'ai jamais écrit. Jamais. Jamais écrit au courrier, en d'autres termes je ne suis pas le corbeau ou l'un des corbeaux.

Le problème pour Jacqueline Jacob, c'est que le juge lui a mis sous le nez, si je puis dire Vincent vendredi dernier, un certain nombre d'éléments. Quels en sont les principaux ? Rappelez-les-nous.

Oui, effectivement, parce qu'on parle beaucoup des expertises en écriture, en stylométrie, mais il y a aussi d'autres choses dans le dossier qui sont reprochées aujourd'hui à Jacqueline Jacob ou en tout cas qui pointent vers elle. Le premier de ces éléments, c'est le témoignage de son beau-frère René Jacob. Aujourd'hui, il est décédé, mais en 2021, d'abord à des journalistes et puis face aux gendarmes, il avait indiqué qu'il avait reconnu le rire de Jacqueline Jacob sur l l'enregistrement, l'un des enregistrements clandestins du Corbeil a été interrogé là-dessus.

Ce n'est pas vrai, je n'ai jamais téléphoné ni ri au téléphone, indiquant aussi que son beau-frère René avait des problèmes avec l'alcool et ça aurait pu lui faire dire n'importe quoi. Puis il y a d d'autres éléments. Il y a des soirées que Jacqueline Jacob et son mari partageaient avec un autre couple le samedi soir.

Pourquoi est-ce qu'on s'intéresse à ça ? C'est parce que depuis les fenêtres de ce couple, on a une vue sur le jardin des grands-parents du petit Grégory et on sait que, selon le juge, elle aurait pu glaner des informations en regardant par la fenêtre avant de s'en servir lors des appels téléphoniques du corbeau. Là aussi, elle conteste les faits en disant qu'on ne voit rien depuis les fenêtres et puis de toute façon nos rapports ont ont commencé en 1985, c'est-à-dire après la mort du petit Grégory, ça n'a donc rien à voir.

Puis dernier élément, c'est son emploi à l'affilature d'Omonzé. En fait, le juge a refait tout l'emploi du temps de Jacqueline Jacob pour savoir si au moment où les appels téléphonique était passé, est-ce qu'elle était en capacité de les passer ses appels ? Il y a des moments où elle travaillait, elle était sur une chaîne de filature et là, elle a expliqué qu'elle ne pouvait pas quitter sa machine.

La machine ne peut pas tourner toute seule et puis on mangeait devant notre poste de travail, ce qui fait que je n'aurais jamais et pu passer ses coups de téléphone. Voilà comment elle a contesté les faits, mais évidemment ça n'a pas convaincu le juge qu'il l'a mis en examen, je l'ai dit, au bout d'un peu moins de deux heures d'entretien. Maître Bernat, vous êtes donc l'un des avocats de Jacqueline Jacob, vous étiez à ses côtés vendredi dernier.

Elle est mise en examen vendredi, comment réagit-elle à ce moment-là ? Sa réaction sans surprise, c'est l'incompréhension, ça je ne vous apprends rien. Après, je ne peux pas vous laisser dire qu'elle n'a pas convaincu.

Le juge lui-même nous a dit de toute façon, quoi qu'elle dise, je la mettrai en examen puisque je suis lié par l'arrêt du 18 juin de ma propre chambre. qui a décidé de la mettre en examen contre l'avis du procureur général. Donc, si vous voulez, ça là-dessus, on ne peut pas dire qu'elle n'a pas convaincu puisqu'il n'y avait personne à convaincre.

En revanche, elle a effectivement répondu sur les quelques questions intéressantes et encore que le juge pouvait lui poser. Et effectivement, j'ai entendu votre rappel. Quand on vient dire par exemple ces histoires de soirée du samedi soir, elle a rappelé que ça avait commencé en septembre 1985, soit après la mort de l'enfant, et c'est confirmé par les témoins du dossier.

Donc si vous voulez, on n'est pas très inquiets quand même sur le fond de cette affaire. Et on a vu que le juge avait quand même finalement assez peu de choses à lui demander. L'un de vos confrères, également avocat Jacqueline Jacob, disait il y a quelques jours, dénonçait une justice qui, je le cite, est comme un enfant qui reproduit sans cesse les mêmes erreurs.

Aujourd'hui, vous nous dites quoi ce matin sur BFM TV ? La justice s'acharne sur la grand-tente de Grégory Villemin ? Écoutez, je vais quand même pas vous faire découvrir aujourd'hui que la justice, pardon, dans cette affaire, elle s'acharne surtout à se ridiculiser.

Vous évoquiez tout à l'heure, comme tout le monde, un tournant dans l'affaire. Enfin, quel tournant ? Il y a 7 on avait mis en examen madame Boll, monsieur Jacob et madame Jacob.

On nous avait dit que c'était un tournant. Et en fait, on s'est rendu compte que tout ça n'avait fait qu'envoyer la justice une nouvelle fois de plus dans le mur. Aujourd'hui, en s'appuyant sur des expertises dont le juge lui-même reconnaît qu'elles sont contradictoires, on envisage de...

Enfin, on met quelqu'un en examen dans ces conditions. Encore une fois, je le rappelle, contre la C'est un avis unanime de tout le monde et notamment du parquet général. Excusez-moi en défense de vous dire que c'est quand même pas très très sérieux et que parler de tournant, c'est un peu exagéré me semble-t-il.

Craint-elle la prison ? Est-ce que Jacqueline Jacob a peur de finir en prison à plus de 80 ans ? Je veux vous dire, à part certains politiques, quand ils ne sont pas concernés par la situation qui vous évoque que c'est le Club Med, évidemment qu'elle craint la prison.

Elle craint la prison comme j'estime tout le monde craint la prison, notamment quand elle a 82 ans. Maintenant, honnêtement, on est absolument serein. Moi je suis convaincu qu'elle n'ira jamais en prison parce qu'elle est parfaitement innocente et que cette folie judiciaire et procès neural qui s'est remis en route n'importe comment comme jusqu'à maintenant, eh bien on va y mettre un terme et nous préparons, nous sommes en train de travailler sur la situation.

Je suis assez confiant, je ne vous le cache pas. Merci Maître Bernat d'avoir été en direct avec nous dans BFM Direct ce matin. Claude-Alain Roten, vous êtes expert suisse en stylométrie, un des procédés dont se sont servis les enquêteurs.

Vous êtes par le secret d'enquête. Donc je ne fais pas comme M. Bernard qui s'exprime sur la stylométrie mi-décembre 2020 en déclarant que c'est de la fumisterie, que nous sommes des charlatans.

Je lui rappellerai qu'à ce moment-là, le rapport était en cours de finalisation et le juge ne l'avait même pas sur son bureau. Donc je ne vais pas en dire plus. Je ne peux parler que de stylométrie générale aujourd'hui.

Donc vous n'avez rien à dire sur le dossier, certes, Mais expliquez-nous quand même comment fonctionne la méthode de la stylométrie dont la justice se sert tout de même. Alors, la première chose, c'est qu'on nous a dit que c'était une technique suisse alors qu'elle n'est pas du tout suisse, c'est un Polonais qui a utilisé ça, disons, des raisonnements mathématiques à la fin du 19e siècle pour commencer à faire une analyse systématique de l'œuvre de Platon. Donc juste pour dire, Voilà.

Et par contre, on profite actuellement du machine learning, donc de l'intelligence artificielle qui est disponible et qui permet d'automatiser des processus. Et ça a un énorme avantage dans un contexte criminel parce qu'on peut ainsi faire de façon objective et ça c'est certainement un terme qui ne va pas beaucoup plaire à monsieur bernard objectif parce que on obtient à partir de texte, des résultats qui sont parfaitement reproductibles quand on transmet la recette à un autre groupe qui est capable de faire ce machine learning et qui va reobtenir les résultats à l'identique. Donc on arrête d'avoir une part subjective, la seule part qui reste de subjectivité concerne en fait l'interprétation des des résultats qui, dans certaines affaires criminelles sont très objectifs.

Merci d'avoir été avec nous ce matin et c'est l'ADN. Vincent, on n'a plus le temps mais je le précise quand même dans les prochains mois, c'est l'ADN qui pourrait apporter de nouvelles réponses déterminantes dans l'énigme de l'affaire Grégory Vieille de 41 ans. Merci beaucoup, merci Vincent.

Dans quelques instants, on s'attache au