Fabien Roussel : guerre, énergie, salaires… ses solutions face à la crise | franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Fabien Russell, bonjour à vous deux. Merci d'être avec nous sur France info. Bonjour Paul.
Bonjour à tous. Donald Trump a mis sa menace à exécution. Le blocus naval du D3 d'Ormous est entré en vigueur hier et le président américain menace de détruire tout navire qui le braverait.
Un blocus qui viise les navires entrant et sortant des ports iraniens. Une façon de faire pression sur l'Iran qui verrouille le D3 d'ormous depuis le début de la guerre. On écoute Donald Trump.
On ne peut pas laisser un pays faire du chantage ou extorquer le reste du monde parce que c'est ce qu'ils font. Ils font vraiment du chantage au monde. Nous n'allons pas laisser faire ça.
Fabien Roussell, est-ce que vous comprenez la stratégie du président américain ? Non, je sais pas s'il y en a encore qui qui la comprennent. Euh en fait tout le monde découvre que celui qui se prétendait être le défenseur du monde libre, on découvre aujourd'hui qu'il est une véritable menace pour le monde tout court.
Celui qui prétendait amener la paire, la paix sur la planète et prétendait même au prix Nobel pour la paix et ce est devenu le grand organisateur du chaos mondial et et ils viennent même ils sont même venus en Europe défendre la liberté d'expression et j'ai découvert ce matin qu'il s'en prenait même au pape qui lui appelle à la paix et à la fin de la guerre et du coup le pape lui-même est victime des euh de de de de Trump et de Jidy Evens C'est une menace pour le monde Donald Trump. une menace Donald Trump et la politique qu'il représente, une politique euh de guerre économique impérialiste est une menace pour les peuples, pour le monde et on voit qu'elle est à l'œuvre aujourd'hui avec son allié principal qui est un qui est aussi une menace, c'est le gouvernement Netaniau qui est un gouvernement d'extrême droite. Et on voit bien que cette idéologie là que représent Trump et Netaniaahu aujourd'hui provoque le chaos dans cette région du monde.
Je pense aussi au peuple libanais, au peuple palestinien et une menace pour l'économie mondiale et les répercussions pour les Français sont immédiates. le prix du carburant, le prix du gaz. Et justement, on va en parler mais Fabien Russell, est-ce qu'on peut se satisfaire du fait que et bien l'économie mondiale soit déstabilisé et que les prix flambent partout en Europe justement à cause de ce blocage du D3 d'Ormous ?
Donald Trump prétend aussi pas s'en satisfaire mais qui est à l'origine de ce blocage du détroit d'ormous ? D'abord, c'est le président Trump et le Premier ministre israélien qui ont fait le choix de déclencher une guerre en contre les règles internationales, du droit international. Ils ont fait le choix de déclencher une guerre brutale, destructrice qui provoque des victimes civiles en nombre.
Je pense notamment aux Libanais, à ses enfants meurtrises ou sous les bombes et à ce million de personnes déplacées au Liban. Euh et et ce sont eux qui sont à l'origine de ça. Et derrière, il y a le blocage du Détroit d'Ormous euh qui a été celui euh qui a été bloqué d'abord par euh euh l'armée iranienne, les gardiens de la révolution, mais aujourd'hui bloqué par euh soi-disant bloqué, on va voir s'il est capable de le faire par l'armée américaine.
Mais on va aller jusque où ? Jusque où ils sont prêts à amener ce conflit ? Moi, j'appelle à une réaction forte de la communauté internationale, c'est-à-dire une une coalition très très large comprenant autant des pays de l'Union européenne comme la France que des pays du sud global.
Il faut qu'il y ait aujourd'hui un stop, un appel à l'arrêt de la guerre immédiate de l'ensemble de la communauté internationale. Justement, Paris et Londres vont organiser une conférence en vue d'une mission pacifique de plusieurs pays pour ouvrir ce D3 d'Ormouse. C'est ce qu'a annoncé le président de la République hier.
Est-ce que vous saluez cette initiative du président et à travers elle la position de la France dans cette guerre ? Hm. Alors, d'abord, si il y a une mission qui doit être lancée, euh j'appelle à ce qu'elle se fasse sous l'égu et que justement cette mission internationale, cette coalition internationale soit la plus large possible et dans les règles et dans le respect du droit international.
Et c'est l'ONU qui est aujourd'hui garante de la mise en œuvre de ce droit, du respect de ce droit. Et donc ne pensez-vous pas que l'ONU est paralysé justement du conseil de sécurité de ce qu'on a vu des justement l'ONU c'est c'est pas que qu'elle est paralysée, c'est que elle est bafouée régulièrement par les grandes puissances et là aujourd'hui il est temps face à la crise mondiale qui est en train de frapper le monde il est temps que l'ONU retrouve sa place mais que justement les nations telles que la France mais tel que d'autres pays je le Brésil l'Afrique du Sud Chine la Grande-Bretagne les membres permanents du conseil de sécurité se mobilisent pour que enfin il y ait une réaction forte de la communauté international appelant à la paix, au respect du droit international, du droit maritime et à la libre circulation des des navires, des marchandises dans les zones internationales. Et la France, elle a une position, je trouve, plutôt timide puisque par exemple, nous acceptons que des avions américains viennent se ravitailler chez nous sur dans dans nos bases.
J'aurais préféré que la France adopte la même attitude que le gouvernement espagnol qui a refusé clair et net tout survol de son espace aérien. Je préférerais que la France appelle aujourd'hui à la cessation immédiate du commerce entre l'Union européenne et Israël. pour justement faire pression sur le gouvernement israélien qui continue de frapper violemment la population libanaise et bafou tous les jours le droit du peuple palestinien à avoir un état quand mais la France a quand même répondu non à Donald Trump quand Donald Trump a demandé à la France d'intervenir.
Oui. Euh oui et j'admets que la France n'a pas fait le choix de suivre Donald Trump et de s'embarquer dans cette guerre. Mais je dirais comme l'ensemble des nations du monde.
Heureusement, c'était le minimum. Mais euh ce serait l'honneur de la France aujourd'hui d'avoir une position forte comme celle qu'avait su adopter Jacques Chirac en 2003 quand il avait exprimé avec euh force et et talent le refus de la France de s'engager dans la guerre auprès des Américains. Et bien aujourd'hui, j'aimerais que la France retrouve non seulement une voie aussi forte que celle-là, mais aussi qui appelle à l'union de la communauté internationale sous l'égu pour faire respecter le droit international et le droit maritime.
Emmanuel Macron en tout cas est en train de mettre en place une mission internationale justement avec le Royaume-Uni notamment. Vous parliez des conséquences de cette guerre. Le prix du baril est repassé au-dessus des 100 dollars hier après l'annonce de ce blocus américain et les prix n'ont baissé que de 1 centime en moyenne depuis le CC le feu.
Il risque de remonter. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui du gouvernement ? Mais j'attends que le gouvernement là aussi enfin protège les Français, protège notre économie, protège le pouvoir d'achat de chacun de nos concitoyens et concitoyennes mais aussi euh nos entreprises, nos services publics, nos communes.
On est en train de voter des ciblés qui ont déjà été mis en place pour les routiers, pour les pêcheurs, pour les agriculteurs. Ouis, les aides ciblées, bon on crache pas dessus. Une aide est toujours bonne à prendre mais c'est peinuts par rapport à ce qui nous tombe dessus.
Je ne sais pas si tout le monde prend bien conscience de la crise économique mondiale mais qui va frapper la France énorme qui est en train de nous tomber dessus. Cette crise, elle est sans précédent. D'ailleurs, ceux qui sont dans l'industrie énergétique le disent ça, même si la guerre s'arrêtait demain, la crise va durer et s'installer.
Il y a eu 75 sites énergétiques qui ont été frappés là-bas, des dépôts de pétrole. des raffineries, des sites gaziers, il va falloir 2 à 5 ans pour les reconstruire. Donc la crise va être forte.
Or, nous vivons dans un système financier, capitaliste, mondial qui fait que l'énergie, le pétrole n'est pas un bien commun, c'est un actif financier. On spécule dessus et c'est ça qui nous fait du tort. Et aujourd'hui, il spéculent les traders, les Total énergie spéculent sur le prix de l'énergie.
Et donc nous devons créer, nous la France, créer les conditions de protéger euh notre économie, notre pays de cette spéculation, des effets de cette guerre, protéger notre pays le plus possible. Pardon Fabi Rousel, parce que le gouvernement dit que les caisses sont vides et que cette guerre par ailleurs creuse encore plus les caisses de l'État. Ça le coût de "Les caisses sont vides, on ne peut rien faire.
Euh ça marche un temps soin peu jusqu'à ce que le peuple dise stop, on n peut plus." C'est pas une réalité avec laquité parce que ça cet argument-là il nous est sorti tout le temps. Je rappelle qu'en 2017 quand le président Macron arrive au pouvoir, il dit les caisses sont vides, il augmente la taxe carbone sur l'essence et ça fait une explosion qui a donné naissance à un grand mouvement populaire, les gilets jaunes.
Vous pensez qu' y avoir un mouvement des gilets jaunes aujourd'hui aujourd'hui moi j'appelle à une réaction forte [grognement] de de des Français du monde du travail. J'appelle à une intervention populaire la plus puissante possible notamment le 1er mai parce qu'il faut que l'État protège le pouvoir d'achat protège notre économie vous voulez les plafonnez les prix à 60 il a des mesures d'urgence à prendre teles que le plafonnement des prix à 1,60 € 1,70 € et le blocage des marges des pétroliers des raffineurs notamment total pour pouvoir financer cette mission. Il faut supprimer les certificats d'énergie électrique que le gouvernement a mis en place le 1er janvier.
Il nous ponne 2 milliards d'euros sur le prix de l'essence. C'est 16 centimes. 16 centimes sur le litre arrivé depuis le 1er janvier.
C'est l'État qui l'a mis en place. L'État peut le reculer, le l'enlever du jour au lendemain. Et puis enfin, si on veut électrifier la France, si on veut inciter les Français à à se brancher sur l'électricité décarboné de nos centrales nucléaires, il faut tout de suite baisser le prix de l'électricité.
Nous produisons notre propre électricité. Elle est décarbonée. C'est normalement la moins chère de l'Europe.
Il est possible de la baisser de 30 % immédiatement en retrouvant la maîtrise des prix de l'énergie grâce à notre entreprise publique EDF. Et ça le gouvernement peut le faire immédiatement. Vous plafonnez les prix pour tout le monde, c'est-à-dire même pour les Français qui n'ont aucun problème pour faire leur plein d'essence.
Mais il faut le plafonner pour tout le monde. C'est-à-dire vous vous allez me dire les super riches qui roulent en grosse voiture, en berline et cetera. Je préférais qu'on mette des taxes sur les grosses berlines qui polluent, mais que le prix de l'essence soit le même pour tous.
Et je pense aussi à nos entreprises, je pense à nos PME. Vous avez vu le chiffre de défaillance d'entreprises qui vient de tomber, le chiffre record 19000 entreprises que en faillite sur le premier trimestre 2026. Vous pensez pas que nos PME elles ont besoin d'être aidé ?
Vous pensez pas que les communes, les collectivités ont besoin d'être aidé ? Nous allons s'oubir nous aussi. Moi je suis merde.
Saintamant les eau. On est en train de faire notre budget. On est en train de tout réviser mais l'exécutif vous dit que vous allez organiser la pénuerie si vous bloquez les prix trop bas parce que les distributeurs n'auront plus envie de vendre.
Est-ce que ça nous parle aidé de de où le gouvernement nous parle de pénurie quand nous avons des réserves stratégiques de pétrole qui nous permettent de tenir 110 jours parce que nous avons nous nous sommes allés au-delà de ce qui est recommandé par l'Agence internationale de l'énergie, c'est 90 jours. Nous en avons nous pour 108 110 jours. Donc on a largement de quoi et d'ailleurs ces réserves stratégiques, on devrait les utiliser un peu plus pour faire baisser le cours du pétrole.
Et puis enfin total, mais parlons de Total, vous nationalis total qui se gave sur cette guerre total qui vous dans 2 mois quand ils vont afficher leur dividende et quand les Français vont découvrir qu'ils vont avoir fait 10 15 milliards d'euros de bénéfices, tout le monde va hurler et tout le monde va rouler à la nationalisation. J'appelle aujourd'hui. J'appelle aujourd'hui à la nationalisation de Total si Total Si total n'accepte pas tout de suite de bloquer toutes ses marges et de baisser le prix de de l'essence comme nous le demandons.
Mais est-ce que vous savez combien ça coûte ? L'État n'a pas les moyens aujourd'hui une nationalité totale ? Écoutez, l'État quand à chaque fois que l'État dit ça, l'État se prive et on l'a entendu de la part de de de plusieurs chefs d'État qui refuse de mettre les mains dans les poches.
L'État a déjà est déjà intervenu pour nationaliser des groupes quand il y avait le feu à la maison. Nicolas Sarkozy l'a fait pour Thomson. Nous avons su le faire.
Nous avons nous l'avons fait quand il s'est agit de de de nationaliser des grands groupes industriels français en 81. Thomson euh Usinor euh Sassinor mais ça fera pas baisser les prix les prix ils sont dépendants des prix du marché même si vous rachetez total 5 % de total ça coûterait euh 7 milliards d'euros à l'état selon selon un rapport du Sénat. Comment vous financez toutes vos mesures Fabien Roussell ?
Comment vous les financez ? Pardon ? Parce que là vous dites on va plafonner les prix on va nationaliser total mais nationaliser total c'est faire appel à une avance.
On s'endettete pour nationaliser pour pouvoir mieux pour pouvoir mieux gérer cette entreprise. Ne pas se faire de dividend gérer mieux ne pas se faire de dividendes et de bénéfices sur le dos des entreprises et des français et pouvoir rembourser ensuite la dette que nous avons contractée. En fait, c'est un investissement que nous ce que nous faisons pour pouvoir produire des richesses pour protéger notre économie et et et permettre à ce que les Français vivent mieux tout simplement.
Ça s'appelle se réapproprier notre outil de travail, faire en sorte que la nation est la main sur ces industries stratégiques. Il y a l'énergie, il y a l'acier, je pense à Arcelor, il y a les banques qui se gavent aussi sur notre dos. Et bien c'est la différence entre un gouvernement de gauche et un gouvernement libéral et de droite.
Nous nous disons que euh l'économie, il faut euh pouvoir euh agir, l'État doit pouvoir agir pour faire en sorte que nous retrouvions notre indépendance, notre liberté et notre souveraineté. Aujourd'hui, nous l'avons, nous ne l'avons plus, nous l'avons perdu et elle est entre les mains de grands groupes et d'actifs financiers de fonds de pension qui spéculent sur notre dos. Bien Russell dans un instant, on va parler du travail le 1er même et pour l'instant il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Marine Suard.
Le mois d'avril devrait être encore pire que le mois de mars pour le secteur de l'énergie. C'est le patron de l'Agence internationale de l'énergie qui l'affirme. Alors que les prix des carburants sont déjà au plus haut en France à cause de la guerre en Iran, le président américain menace de détruire tout navire d'attaque rapide iranien qui forceraient le blocus américain.
Par ailleurs, des pour parler de paix entre Libana et Israéliens doivent se tenir à Washington tout à l'heure. Les salariés des boulangeries, des boucheries, des cinémas et des théâtres ne pourront pas travailler le prer mai. 1er mai, le gouvernement renonce au textes qui prévoyait d'élargir les autorisations.
Les syndicats [musique] s'opposaient à la mesure. Deux adolescents de 15 et 12 ans ont été interpellés hier après la mort par bal à Villefranche sursa jeune homme âgé de 13 ans. Le parquet indique à France info qu'il peut s'agir d'un accident.
Et puis le match de Ligue des Champions de foot sera à suivre en direct sur France info à partir de 21h. Match de quart de finale retour pour le PSG face à Liverpool. Ça se passe au stade d'Enfield.
Les Parisiens avaient gagné 2-0 au match allé [musique] France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Fabien Roussel secrétaire national du parti communiste. Paul le gouvernement fait marche arrière. Exactement Agath Maurine le disait.
Le gouvernement renonce à faire avancer sa loi sur le travail le 1er mai. Monsieur Roussell vous dites merci monsieur le premier ministre. Ben, je dis que c'est une belle victoire, une belle victoire à l'initiative du groupe communiste qui a menacé de déposer une censure.
Euh des syndicats qui à l'unanimité des h des huit organisations syndicales ont dit que il n'y avait c'était ou le retrait ou ou cette motion de censure. Et donc les syndicats ont été unanimes. J'offrirai un brin de muguet au Premier ministre le 1er mai vendu par les communistes sur les trottoirs parisiens. parce que vous vous avez le droit de vendre du muset le 1er mai mais les floristes ils ont pas le droit d'ouvrir.
C'est ça. Justement, je reviens sur ce que nous disions auparavant sur la crise dure qui qui s'abat sur les Français, le pouvoir d'achat en berne, l'essence qui augmente, le gaz qui augmente, les factures qui flambent et la réponse du gouvernement c'est de dire "On va vous faire travailler le 1er mai pour plus d'un million de salariés alors que c'est le seul jour le seul jour férier et payé." Mais si certains le veulent Fabien Rouselle comme vous si vous voulez vendre votre muget si certains boulangers veulent ouvrir si certains fleuris veulent ouvrir [rires] pourquoi pourquoi vous leur refuser cette liberté là que des artisans travaillent le 1er mai.
Ils ont le droit de faire les chefs d'entreprise ont le droit de travailler le 1er mai. ce qui ce qui est interdit aujourd'hui, sauf dans les services publics pour au nom de la la continuité de de leur activité, dans les hôpitaux, dans dans la police et cetera. Mais dans le reste, dans le secteur privé, les salariés pour les salariés depuis plus d'un siècle, c'est la défense de de du droit du travail et des travailleurs le 1er mai et salés et chamés, chamés et payés.
Et donc ceux qui veulent travailler seuls peuvent le faire. Sinon, on achète son pain la veille, hein, pour le 1er mai. C'est comme ça qu'on s'organise.
Mais ce ce gouvernement, ce la seule réponse de ce gouvernement à nos concitoyens, au travailleurs qui voudrai gagner plus, qui voudrai vivre mieux, c'est de dire travaillez le 1er mai, travaillez plus. Or nous ce que nous disons c'est augmenter les salaires, indexer les salaires sur l'inflation. C'est ce que nous demandons depuis des mois.
Indexer votre proposition. Juste on va vous faire écouter un boulanger quand même parce qu'on parle d'eux, un artisan boulanger Jacques Édouard Dufour. Il était sur France 2 hier.
On a pas toujours de fermeture donc on a moins de perte. Ça permet aussi, c'est des journées où il y a quand même beaucoup d'activités donc ça ça provoque quand même une hausse du chiffre d'affaires qui est qui est certaine. Ça va représenter a priori entre + 15 et + 20 % de chiffres d'affaires.
Vous entendez ce qu'il dit ce bouranger ? entre plus 15 et 20 % de chiffres d'affaires. Pourquoi vous leur refusez ce problème ?
Moi je moi je refuse rien du tout. Je suis pour le dialogue, le dialogue social et le premier ministre a renvoyé au dialogue social et donc à des accords de branche. C'est ce sur quoi ils se sont mis d'accord.
Vous me dites que les salariés sont d'accord, que les patrons le demandent. Et ben si c'est le cas, ils vont réussir à se mettre d'accord branche par branche. Tout le monde sera content et on verra bien si c'est effectivement la réalité.
J'ai un doute moi. J'ai un doute. J'entends aussi, je connais aussi des boulangers qui disent moi le le 1er mai c'est sacré, on travaille pas.
C'est un jour mais non mais donc faut faut respecter et justement et justement il faut aussi empêcher ceux qui voudraient forcer leur salariés à travailler. On dit que c'est sur la base du volontariat mais on sait comment que ça se passe quand on a un CDD dans une entreprise et qu'on espère qu'il soit transformé en CDI. et puis qu'on refuse de venir travailler un dimanche ou un jour férier ou un 1er mai, et ben on a plus de chance que son CDD ne soit pas euh transformé en CDI.
Et c'est comme ça que ça le volontariat, ça n'existe pas vraiment. Ça n'existe pas dans le monde du travail. C'est forcément une contrainte.
Encore une fois, pas vraiment et pas généralement. Voilà, je veux pas mettre tout le monde dans le même sac mais il faut écouter ce que disent les salariés et des salariés. J'aimerais qu'on écoute ce que dit un fleuriste Farel Leg.
Il est président de la Fédération française des artisans fleuristes hier sur France info. Nos salariés ne s'opposent pas au fait de travailler le 1er mai. Ils sont même volontaires pour travailler le 1er mai dans la mesure où ils sont rémunérés double ce jour-là et qu'à aujourd'hui on tenuit des enjeux et du pouvoir d'achat en Berne pour au bon nombre de nos concitoyens qui sont favorables pour travailler.
Il est il est intéressant aussi ce dernier argument. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Oui et ben je réponds que le problème de notre pays c'est que les Français sont globalement mal payés.
Nous avons 3 millions de salariés euh qui survivent avec un SMIC. 3 millions. Il y avait avant 12 % de salariés au SMIC, nous sommes à 17 % aujourd'hui.
Nous sommes euh une France, un monde du travail qui est qui est tombé au SMIC. La solution, je le répète, c'est d'augmenter les salaires. C'est de permettre aux salariés de pouvoir vivre de leur travail et de leur salaire sans être obligé de travailler un 1er mai, sans être obligé de travailler jusqu'à 64 ans pour avoir une bonne retraite, sans être obligé de travailler de nuit ou de faire des heures supplémentaires.
C'est ça. Si au départ nous avions un un salaire correct, on n'irait pas chercher à travailler un 1er mai ou à faire des heures le problème le problème c'est que aujourd'hui on a des salaires qui sont excessivement bas et je pense à nos PME, à nos commerçants, à nos artisans qui sont aussi des entreprises qui ont besoin d'être accompagné. Je les mets pas sur le même plan que les grosses boîtes, que les grands entreprises qui distribuent des dividendes.
Elles ont besoin d'accompagnement. Fabien Roussell, vous avez critiqué le concept de Nouvelle-France mise en avant par la France insoumise. Vous dites que Jean-Luc Mélenchon essentialise les citoyens en fonction de leur couleur de peau.
L'insoumise Mathilde Panot était à votre place il y a quelques jours, elle vous a répondu. Fabien Roussell dit choses sur Jean-Luc Mélenchon en ayant lui-même aucune chance d'accéder au second tour et je rappelle qu'en 2022, c'est lui notamment qui a empêché d'avoir les 4200 voix qui permettaient à Jean-Luc Mélenchon et au programme l'avenir au commun d'arriver au second tour de l'élection présidentielle. En 2022, vous étiez allé seul à la présidentielle Fabien Rousell, vous aviez obtenu 2,3 % des voix.
On ne vous y reprendra plus. Comment ça on me reprendra plus ? C'est-à-dire que est-ce que vous êtes prêt à prendre le risque d'une élimination de la gauche comme le sous-entend Mathilde Panot la prochaine présidentielle ? vous me donnez beaucoup de poids, beaucoup de responsabilité quand même.
Le aujourd'hui, d'abord le problème de la gauche, c'est que elle plafonne à 30 % et que tant que nous en serons à ce niveau-là, les espoirs de conquête du pouvoir sont plutôt faibles. Et donc l'objectif, c'est de convaincre un plus grand nombre de nos concitoyens à voter pour un projet qui va véritablement changer leur vie. Et c'est ce à quoi nous nous attachons nous au Parti communistes français.
Nous allons entamer un congrès qui va se tenir au mois de juillet à Lille et nous allons avoir durant les mois qui nous séparent de cette date le temps de travailler sur ce projet et sur l'ambition que nous avons pour la France. Moi, je souhaite qu'on se rassemble sur un projet véritablement rupture avec ce que les Français vivent depuis 10 ans. Que l'on ait des moyens pour nos écoles, pour nos hôpitaux, pour nos hôpitaux, que l'on puisse redonner justement de la dignité au monde du travail. candidature et ben justement moi avant de parler de candidature, je veux parler d'ambition pour la France et de projet pour notre pays.
C'est de ça dont les Français veulent que l'on parle. C'est-à-dire je souhaite que l'on parle de ce que nous proposons plutôt que d'aller critiquer d'autres ou de parler de couverture commune. Parlons de ce que nous voulons pour la France.
Fabia Rousell, il est 8h57, c'est l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui bascule. Jordan Bardella va déjeuner lundi midi avec les dirigeants du MEDF après un dîner la semaine dernière de Marine Le Pen avec des patrons du CAC 40. Comment interprétez-vous ce rapprochement entre le monde économique et le Rassemblement national ?
Et c'est euh le choix que fait euh certains dirigeants d'entreprise de discuter avec le Rassemblement national et certainement parce que le Rassemblement national a des propositions très libérales. D'ailleurs, le Rassemblement national était favorable à la suppression du 1er mai. Ils ont voté la motion de Roger avec les Macronistes.
Mais mettons ça de côté encore une fois, moi je suis pas pour parler des autres, je suis pour parler de ce que nous nous proposons. J'ai moi-même moi j'ai moi-même déjeuné avec les représentants du MEDF à leur invitation pour pouvoir discuter de leur proposition mais de notre projet pour la France et justement de la juste répartition entre le capital et le travail pour pouvoir financer les grands défis de notre pays. Merci beaucoup Fabien Rousell d'avoir répondu aux questions de France info.
Merci Paul rester avec nous tout de suite les informer.
Fabien Roussel