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interviewDavid Lisnard· 3 septembre 2026 21 min

La grande interview : David Lisnard face à Laurence Ferrari

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est David Lisnard. Bonjour à vous, bienvenue candidat à l'élection présidentielle, président de Nouvelle Énergie. Est-ce que vous avez la gagne ce ?

Alors, je précise tout de suite que c'était le thème de votre campus d'été le weekend dernier à Cannes. La gagne, 500 parrainages dans la poche, une détermination à aller jusqu'au bout quitte à ce que cela aboutisse à la déroute des candidats de la droite et du centre, David ? Moi, j'ai la gagne pour faire gagner le pays.

Je vais aller jusqu'au bout quitte à faire gagner le le le pays de ceux qui veulent s'en sortir de cette France qui est exaspérée mais qui n'est pas résignée et pour éviter de perdre par la division, je propose depuis des mois et des mois une sélection, une compétition c'est-à-dire un quart de finale avant le le la demi-finale du premier tour où viennent ceux qui veulent, qui se disent de droite et qui nous permettra d'éliminer les macronistes qui sont rejetés par le pays C'est qui les ? C'est aujourd'hui Retailleau c'est un macroniste par ? Non, je crois pas mais diriger le pays, c'est affirmer un caractère qui doit résister à tous les conformismes.

Voilà, c'est c'est c'est c'est tout le problème, c'est-à-dire que on ne peut pas cautionner l'abandon des réformes des retraites, on ne peut pas cautionner la bouillie dans laquelle on est budgétaire qui fait que on a une dégradation continue des comptes publics mais mais on fait des petits efforts minables et et qui à la fin font que les conditions de vie se dégradent petit à petit, on plante quand même les générations futures. Donc, il faut une radicalité raisonnable. Mais ça existe pas. compétition.

Gabriel Attal et et Édouard Philippe ou je les exclus pas. Je dis qu'on se Ce que je dis éliminer, c'est par le vote. pas des ?

C'est pas Si, ce sont des macronistes. Ce que je veux dire, c'est que il y a une division des voix à droite au centre. Il faut arriver à rassembler les voix non pas par des arrangements de notables, des conclaves ou demander aux gens comme moi qui viennent du terrain "Allez les gars, en responsabilité, soyez raisonnables." C'est un peu réservé à nous, à la caste.

On peut faire aussi le tirage au sort des des des chapeaux à plumes, on peut aussi dire que c'est le classement de l'ENA qui dira qui est candidat. Moi, j'ai pas fait l'ENA, alors je j'y vais pas. J'en ai Tout ça, c'est fini.

Voilà, c'est-à-dire que C'est l'ancien monde, ? Euh ou en tout cas, c'est un c'est un monde aujourd'hui qui tient le pouvoir, qui échoue, qui nous fait des leçons et qui ouvre les des vannes incroyables aux RN et à LFI. Et et c'est donc ce le projet que je veux faire entendre, mais c'est aussi une question de personnalité, de caractère, de parcours de vie.

Faire entendre le bah cette France des des des gens qui je répète qui veulent s'en sortir, des gens qui qui travaillent, des des des retraités qui ont envie d'accompagner des jeunes, des jeunes qui qui qui sont euh qui sont pas résignés à être dans un système de guichet, enfin voilà. Il y a toute cette France-là, elle existe. Il faut la traduire par une offre politique, une proposition politique et et c'est la démarche que je veux faire. très concrètes.

Juste un mot de cette grande primaire. Euh vous voulez une compétition à la loyale, en réalité, qui réunisse alors de vous à Bruno Retailleau, évidemment. Bruno Retailleau, ce matin dans le Figaro, vous tend la main.

Il vous dit "Il faut rassembler. Je tends la main à tous ceux qui partagent l'essentiel avec moi. J'ai beaucoup d'avis pour d'estime pour David Lisnard." Oui, mais c'est Vous seriez prêt à faire un ticket avec ? réciproque.

Je suis presque qu'ils me soutiennent. Voilà, parce que il faut arrêter les hypocrisies. Il faut une compétition.

Je je je crois que je propose une approche très différente de de tous les autres candidats qui, quoi qu'on en dise, sont toujours sur un prisme très étatiste, très centralisateur. Voilà, c'est fini. On ne reviendra pas aux Trente Glorieuses.

C'était formidable les Trente Glorieuses. Sauf qu'aujourd'hui, il y a un il y a un triple un triple changement qui fait que tout change. Il y a le numérique, il y a l'exigence écologique, dont je parle beaucoup, et il y a la l'effondrement démographique.

L'État-providence est mort. C'est c'est c'est c'est plus possible. Ça fait des mois et des mois que je le dis.

Parce qu'on ne fait plus d'enfants, parce qu'on ne maîtrise plus l'immigration, qui est une immigration de peuplement et non pas de travail, et parce qu'on fait pas de gains de productivité. Donc, il faut proposer un État performance, c'est ce que au service de la société. Euh comment Enfin, voyez-moi, pardon, mais moi c'est ça fait J'ai encore une fusillade de de dans dans dans dans ma ville, hein. ?

Euh ouais, la nuit dernière, là. Le Qu'est-ce qu'on ? C'est que dans le pays qui a le record du monde des impôts, partout et tous les maires me le disent, en zone police, dans les villes moyennes, les grandes villes, après 1h du matin, on a plus de police nationale.

Voilà, c'est c'est Parce que pas assez d'effectifs. Et et et tout ce que l'on oui, dans le pays, c'est-à-dire qu'il y a des effectifs en France, mais ils sont bouffés par la bureaucratie. Ils sont bouffés par un système qui est un système de procédure, qui est un système de reporting obligatoire, qui qui c'est ce que l'on dénonce à quelques-uns.

J'entendais Jean-Louis Borloo, il disait exactement la même chose, il a une autre expérience que moi, mais on vit tout cela. C'est ce qu'on vit en entreprise. Je je j'entends qu'ils défendent la facturation électronique obligatoire, y compris dans le patronat, mais mais qui viennent tenir une PME une ou une boîte, ça peut être bien la facturation électronique. les Français comme vous le dites. laissez-nous travailler.

Laissez-nous faire. On sait faire. On sait mieux faire que que l'État euh euh pour affecter les moyens de nos entreprises à la performance des entreprises.

On sait faire du dialogue social. Enfin, aujourd'hui, on enferme les gens dans des trappes à pauvreté. 60 % des salariés gagnent moins de 1,6 smic.

On crée un système égalitariste, on les met dans des écoles ghettos obligatoires par la planification. Il faut oxygéner la société. Il faut libérer la société.

C'est ce projet que je je propose. Donc, moi je souhaite que maximum de personnes me me rejoignent et me soutiennent. Les plus proches de moi dans leur prisme, évidemment, des François-Xavier Bellamy, des des des des Bruno Retailleau, tout ça, il y a il y a pas de souci.

Mais ce qu'il faut, c'est une grande compétition. Je suis pas là pour dire euh qui a une honorabilité républicaine ou qui a une compatibilité droitière. Est-ce que il faut exclure Éric Zemmour Je n'exclus personne.

Je n'exclus Viens qui veut et qui dit OK, je veux je je veux être dans la compétition. Je n'ai pas peur de la compétition. Qui a peur de la ?

Euh je m'en je je dis pas que euh Éric Zemmour doit soutenir Monsieur Philippe ou inversement. Je dis que celui qui perd, de toute façon, il vaut mieux perdre au quart de finale qu'en demi-finale, parce qu'autrement on fait gagner on on prend le risque de ce deuxième tour Mélenchon-Le Pen et cetera. Et que en ensuite, soit il il y a des alliances, soit il se tait jusqu'au bout.

Moi, je cherche pas de poste. J'irai pas avec les macronistes. Je ne gouvernerai pas avec des gens qui nous ont conduit dans le mur.

C'est aussi simple que cela. Donc je souhaite faire entendre le projet du terrain, la voix du terrain, la la la la voix d'une France du pays réel. Qui a peur de la primaire David Lisnard qui la refusent.

Alors Edouard Philippe notamment Edouard Philippe a peur de la ? Pourquoi parce qu'il se rappelle de ce qui s'est passé pour Alain Juppé à ? Bah je sais pas, il faut lui demander, c'est pas à moi qui Non, mais est-ce que cette compétition à la loyale, elle elle fait peur à un certain nombre de candidats qui se disent "Bah tout peut t'arriver dans une primaire, c'est une machine à perdre." C'est aussi la petite musique qu'on entend. c'est faux.

Voilà, moi j'ai j'ai connu celle de François Fillon qui a failli gagner malgré tout tout ce qui a tout ce qui s'est passé, voilà. Et que il a fait plus de 20 % c'est-à-dire plus que les quatre premiers tours de Jacques Chirac, hein. Voilà, il faut faut jamais oublier ça.

Et c'est pas ça la la la machine à perdre, c'est d'arriver totalement éparpillé et de de laisser un boulevard aux autres, voilà. La gauche s'organise, on n'est pas capable de s'organiser à ? La gauche va faire une primaire effectivement socialiste.

Et il est ouvert à d'autres places publiques et cetera. Donc avec un candidat à la clé, mais il faudra compter avec Jean-Luc Mélenchon aussi. Ah bah de toute façon, moi je pense que à la fin à gauche c'est Mélenchon qui gagnera parce que Parce qu'il aspire la ?

Oui, parce qu'il a euh il il est Vous savez ce que j'en pense, hein. Je pense qu'il a viré dans le néo-fascisme, voilà. Il traite tout le monde de fasciste, il voit pas que le fasciste c'est lui et non lui, voilà.

Ça c'est sûr. C'est c'est lourd comme Oui oui, mais je le pense parce que apologie de la violence, euh idéologie hyper-étatiste, c'est ça le fascisme contrairement à ce qu'on nous raconte, hein. Euh euh fragmentation des des individus, c'est-à-dire que l'indigénisme, le racialisme, c'est un nouveau racisme en réalité.

Euh moi je suis républicain, je suis universaliste, c'est pour ça qu'il y a des gens de gauche d'ailleurs paradoxalement qui viennent vers moi. Bon. Et euh et donc il a mais il a, il faut lui reconnaître, qu'il a euh un concept, sa nouvelle France.

Moi je lui propose la grande France. Je veux faire gagner c'est-à-dire la la en fait la belle France, la France que j'évoquais tout à l'heure qui se fout des couleurs de peau, des croyances, des origines. Moi ce que je veux c'est que les gens ils soient fiers d'être français et on défende un idéal commun au 21e siècle.

Donc vous vous fichez qu'on porte le voile dans la rue par ? Mais c'est-à-dire, quelle est la question exactement ? Alors, est-ce qu'il faut interdire le port du voile dans l'espace public comme le propose Je je l'affronte tous les jours.

Ce qui me trouble dans dans la proposition du RN, c'est qu'une fois de plus, c'est la politique politicienne. J'en ai marre de tout ça, ça m'intéresse pas. Pourquoi je vous dis ?

Pourquoi c'est la ? C'est pas un un un fait ? Je vais vous dire pourquoi.

Parce que quand euh j'ai été le premier maire de France à interdire le burkini euh sur un phénomène qu'on ne pouvait maîtriser à l'époque. C'était le début, c'était des troubles à l'ordre public, c'était après l'attentat de Nice. Et on voyait des provocations par des islamistes.

Voilà. Et bien à l'époque, le RN a condamné ma mesure pour des raisons politiciennes. Ils ont dit "Mais non, mais c'est gadget, c'est un vêtement et cetera." Et j'ai dit "Attendez, donc c'est une hypocrisie totale." Donc oublions le RN.

Ensuite, ils savent très bien une femme voilée dans la rue, ça vous dérange ou ? Gabriel Attal dit "Ça ne me dérange pas." Bah moi quand je je vois la dynamique de l'islamisme, ça me dérange profondément.

Parce que les les mêmes qui voient, je pense encore encore une fois les filles, qui voient du patriarcat partout, y compris dans une côte de bœuf sur un barbecue, souvenez-vous, ils disaient que le barbecue était un signe du patriarcat, ne voient pas le le le patriarcat islamique qui fait que des femmes se sentent obligées de cacher une partie de leur corps. Et donc même si c'est une soumission volontaire, c'est une soumission. Et moi je suis pour la libération des gens.

Voilà. Le truc, c'est que quand vous voyez une une dame âgée qui a un voile de façon traditionnelle, vous allez demander à la police de lui enlever le voile. Et C'est le boulot des policiers de faire ?

Et ces gosses vont dire et dire "Mais ils vont sentir une humiliation." Enfin, tout ça c'est de l'hypocrisie. Ce qu'il faut c'est casser le ressort de l'islamisme.

Ça veut dire ? Quantitativement, couper le robinet de l'immigration arabo-musulmane. Beaucoup de mes compatriotes musulmans, enfin divisé par huit.

Non, pas zéro. C'est-à-dire, faut passer en dessous de 100000. L'année dernière, ça a été en titres légaux presque 400000 sans euh le le le droit d'asile d'ailleurs, contrairement à ce que j'ai entendu, y compris Donc en fait c'était 500000 personnes, hein, c'est-à-dire presque deux fois la Corse. 17 % seulement des titres de séjour supplémentaires c'était pour du travail.

Donc c'est pas pour du travail, c'est l'immigration peuplement. Je suis dans une ville où il y a beaucoup d'immigrés, y compris maghrébins. Beaucoup sont d'accord avec moi.

Disent qu'il faut il est temps de maîtriser l'immigration, que ça ne peut plus durer. C'est tout là aussi parce qu'ils savent très bien ils sont venus en France pour des bonnes raisons. Ils ne veulent pas que la France soit j'ai vu que ça avait été repris par un candidat open bar.

C'est c'est aussi simple que ça. Donc quantitativement il est temps d'où ce que l'on propose à plusieurs dont Bruno Retailleau aussi, le référendum, la primauté du droit national sur ces questions fondamentales du droit au peuplement et ça va être compliqué juridiquement mais on va le faire. Le deuxième élément, c'est dans le travail d'intégration et d'assimilation.

Quand vous dites toute la journée vous critiquez, vous crachez sur la France, comment voulez-vous que les gens soient fiers d'être ? Donc de retrouver une ambition éducative, une ambition culturelle, de sanctionner tous ceux qui trichent immédiatement. L'autorité, la sanction sont liées à la prévention et à la nécessité de créer de la concorde nationale autour d'une fierté française.

Voilà. Et les tenues qui sont des tenues islamistes, il faut les interdire, il faut les interdire. Voilà.

Mais c'est les tenues intégrales. Donc il y a déjà la burqa. Moi je le fais respecter dans ma ville.

J'ai vu que certaines villes y compris Rennes, j'envoie quand j'y passe, hein, je le dis au passage parce que tout ça ça commence à me fatiguer. Je vais pas les citer. En plus c'est des adhérents de la MF donc je je suis pas débile.

Et deuxième élément, c'est toutes ces tenues qui sont évidemment des uniformes, des uniformes islamistes. C'est un nouveau totalitarisme. Celles-là il faut les les interdire.

Le voile simple dans la rue et c'est possible c'est trop tard. Si on l'avait fait dans les années 70 dire écoutez, en France la laïcité fait que dans l'espace public on met pas un voile donc on met pas une burqa. Enfin évidemment on met pas non plus une kippa, hein.

Tout ça ça a pas été fait. Voilà. Donc aujourd'hui principe de réalité, les policiers eux-mêmes euh qui sont pas forcément très éloignés du RN pour certains nous disent "Écoutez, il faut arrêter euh déjà on arrive pas à arrêter les dealers, donc euh soyons réalistes." Donc euh interdiction pour les mineurs, à quel ?

Ah oui, pour les mineurs. Proposition de Renaissance d'interdiction à 15 ans. je pense qu'aujourd'hui c'est à 18 ?

Euh c'est-à-dire je je pense que dans tous les lieux d'universalisme, dans l'université, je pense qu'on doit se passer de de signes ostentatoires. Et dans les accompagnants ? Et des acco- j'ai déjà dit que j'étais moi aussi favorable à l'interdiction pour les accompagnants scolaires qui doivent être considérés comme des des supplétifs de l'Éducation nationale et donc on se doit euh d'aborder une neutralité religieuse euh et idéologique, il y a du boulot idéologique, dans les écoles.

David Listar, vous êtes notre invité sur CNews et sur Europe 1. Hier il y avait des manifestations des manifestations monstres organisées en Espagne Ouais, j'ai vu. euh pour dire non à ce qui se passe à Ceuta, à ces flux migratoires incontrôlés.

Euh il y a 70000 grands 70000 migrants qui ont pénétré l'enclave espagnole avant de partir pour une une petite partie d'entre eux. Il y a beaucoup de mineurs qui sont encore sur place. Est-ce que l'Espagne, c'est c'est la France de ?

Est-ce que ce qui se passe, c'est vraiment la responsabilité pour vous du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez ou on est sur quelque chose de beaucoup plus ? Et qu'est-ce que vous ? Ah ben c'est c'est évidemment les deux.

Donc c'est la France d'aujourd'hui aussi. Euh j'ai évoqué tout à l'heure, dans une ville et est-ce que je vous dis c'est ? C'est-à-dire des Français de d'immigration peut-être de 2e ou 3e génération, mais parfois même arrivés euh il y a il y a quelques décennies qui me disent "Monsieur Listar, vous avez raison, il faut couper l'robinet d'immigration." Donc euh vous vous enfin voilà où on en est.

Et euh la finalité de l'action politique, c'est la dignité humaine et c'est la concorde nationale. Donc il est évident euh qu'il faut revoir la Constitution pour sortir de l'étau des jurisprudences européennes pour pouvoir déterminer comme pleine démocratie des quotas euh donc des des des et savoir qui on accueille, le droit au peuplement c'est fondamental dans une nation. Euh c'est c'est une évidence.

Euh il est une évidence aussi qu'on doit rétablir le délit de séjour illégal euh en France c'est ce délit a été abrogé en 2012 c'est absurde voilà il est évident aussi qu'on doit faire des des centres de traitement des visas de rétention à l'extérieur des frontières européennes vous rendez compte que il y a quasiment tous les pays européens qui sont d'accord les seuls qui ont été contre c'est la France et l'Espagne et en fait ça a révélé peut-être la seule constance du président de la République partant Emmanuel Macron qui a fait des qui a été contradictoire dans les propos et dans les quelques actes qu'il a fait il y a une constance c'est qu'il a été immigrationniste donc tout cela c'est plus supportable c'est plus possible disant le contraire évidemment oui bien sûr ça dépendait quand il faisait une interview au Figaro il était contre l'immigration et puis quand il faisait une interview sur un podcast dit de gauche tout d'un coup il était beaucoup plus ouvert une mesure concrète sur le logement vous parlez beaucoup de logement en ce moment vous dites que la crise elle empêche les jeunes de quitter le foyer parental qu'est-ce que vous proposez concrètement pour libérer le marché du logement et permettre à des jeunes des jeunes couples aussi de de d'avoir un toit c'est vous voulez vous avez raison il faut libérer le logement c'est-à-dire que on n'a pas compris en France que si on veut des locataires et moi j'ai été quasiment toute ma vie locataire il faut des propriétaires de même que si on veut qu'il y ait des salariés bien payés il faut qu'il y ait des entreprises donc des entrepreneurs et des riches et bah oui parce que il vaut mieux répartir la richesse que la pénurie or l'hyper administration la planification ça se traduit toujours tout le temps d'abord c'est toujours liberticide parce que ça multiplie les procédures les cerfas les machins et ça se traduit toujours par de la pénurie tout le temps tout le temps voilà et donc dans le logement on a fait la loi SRU qui oblige à des quotas incompréhensibles de logements sociaux des machins vous voyez les heures qu'on passe là-dessus dans toutes les mairies d'une certaine taille vous avez eu la loi Alur la loi climat et résilience le DPE diagnostic de performance énergétique qui sort de l'offre de logement ça 500000 logements 500 bien sûr qu'on enlève tout ça on a créé l'impôt non non non non tout simplement au bon sens au bon sens à la broyeuse voilà la broyeuse de de l'hyper codification si vous préférez on a eu le le le vous rendez compte que on a créé l'impôt sur la fortune immobilière donc ceux qui ont des ronds ont intérêt à investir ailleurs dans l'immobilier le seul impôt local c'est la c'est le foncier bâti. Donc l'acte et dans un pays de 68 millions d'habitants le notre pays aujourd'hui il y a 280000 logements neufs. Il y a 40 ans dans un pays de 54 millions il y avait plus de il y avait quasiment 500000 logements neufs.

Donc il faut qu'on se pose les bonnes questions. Donc et ça crée donc la pénurie crée l'envol du montant des loyers et on préfère interdire un logement classement classé G et voir des gens dormir dans la voiture c'est honteux. Donc le projet que je propose moi c'est pour les plus modestes.

C'est ça maintenant il il est temps de le dire. C'est pour tous les gens qu'on enferme dans des mauvaises écoles qu'on empêche de se loger qui sont dans des mauvais salaires. On va libérer toute la la capacité de production en France on va laisser faire les gens on va travailler avec les les les les forces locales les élus locaux de façon transpartisane et c'est et c'est comme ça qu'on va oxygéner la France.

C'est c'est c'est c'est c'est il faut en finir avec 40 ans de social-étatisme de de centralisation. vous pensez que les Français sont prêts à ? Et ils sont attachés à leur état providence David Lisnard vous vous arrivez je je j'utilisais l'image de la tronçonneuse mais est-ce que ils vont accepter encore une fois ce que vous proposez c'est des coupes claires.

Je vais essayer d'être court je vais être dur je vais être très court. Très court pas très court le le d'abord être attaché à l'état providence c'est attaché à être un système qui est mort. C'est-à-dire qu'aujourd'hui l'état providence c'est ?

On va on se paye des trucs et cetera et on envoie la facture à nos enfants à nos petits enfants. Non mais c'est ça la réalité c'est c'est c'est insupportable. Moi je connais les Français ils ont pas ça dans leur mentalité c'est pas vrai qu'on arrête de me dire ça.

Deuxième élément tous les jours on va vous voir vous allez voir vous êtes moins bien remboursé dans les médicaments on voit les choses se rogner se diminuer et cetera. Donc plutôt que de garder sous perfusion un système qui est mort moi je propose autre chose les coupes budgétaires c'est ce qui permet de c'est ce qui va permettre on va à nouveau motiver les fonctionnaires on va avoir plus de policiers dans les rues, on va avoir plus de greffiers et pourtant il y aura moins de dépenses. ?

Parce qu'on va revenir au niveau normal de la bureaucratie. Je vous donne un exemple très vite. Les Pays-Bas ont une dépense publique par rapport à la richesse de 45 % nous c'est 57 % de la richesse qui est captée par le le système public.

Les Pays-Bas ont une couverture de soins de 99,6 % nous on est 5 points de moins. 12 points d'écart de PIB c'est 350 milliards. Cet argent-là on le rend aux Français.

C'est-à-dire c'est des cotisations en moins et on met 60 % sur les salaires nets des économies qui sont réalisées. Moi dans ma mairie on m'avait dit "Vous pourrez pas baisser la dette, vous pourrez pas baisser les impôts." On a baissé la dette de 84 millions d'euros, on a baissé la fiscalité 3,6, les fonctionnaires sont mieux payés qu'avant, il y en a moins, mieux payés qu'avant, recentrés sur des bonnes missions.

J'ai pas besoin de payer l'État qui me fait des pubs pour me dire combien de temps doit durer une douche, qui me fait des pubs par l'ADEME pour me dire combien de fois je dois laver ma chemise et cetera. Que l'État mette des policiers, qu'on paye on va c'est c'est tout ça qu'on va retrouver. On n'est pas plus idiots que les que les Hollandais.

On n'est pas plus mauvais que les Allemands. C'est pas vrai. On a une classe politique qui est devenue étatiste, conformiste, technocratique et qui ouvre des boulevards à tous les extrémistes.

Dernière question. ça que je veux une alternative pas simplement une alternance. David Lisnard, vous êtes un amoureux de la liberté d'expression.

Les syndicats de Radio France appellent à la grève pour le demander le retrait de l'éditorial de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles. Visiblement on n'aime pas le pluralisme à Radio France. Bah manifestement, vous savez ce qui m'a le plus troublé alors pour c'est j'ai vu que c'était pour un un édito le dimanche une fois par semaine un monsieur qui est qui est passé par le Figaro et Le Point euh et ce qui est extraordinaire c'est que là-dedans c'est que ça a été à l'unanimité que les les les les personnels de Radio France bah ça veut dire que en fait ils sont tous quand ils disent qu'il n'y a pas de dérive idéologique c'est faux.

S'il y avait un sondage électoral à Radio France, je voudrais savoir combien de gens votent à droite. Je suis sûr qu'il a zéro. Voilà.

Donc Radio France, France Télé n'appartiennent pas ni au syndicat, ni ils appartiennent à tous les Français, les Français de gauche, les Français de droite, les Français qui sont ni de gauche ni de droite, qui s'en foutent. Ça appartient à tout le monde. Ça appartient au contribuable.

Voilà. Et tout ça il y en a assez. Il y en a marre.

C'est du bon sens. Que qui qui ait des éditorialistes de gauche, tant mieux. Vive vive l'expression de gauche.

Mais mais qu'on ne qu'on ne qu'on ne flingue pas l'expression de droite. Et vous voyez une fois de plus, le sectarisme, il est chez ceux qui pendant des années nous ont dit qu'ils étaient tolérants. Les valeurs républicaines, les machins et cetera.

Tout ça, maintenant les masques tombent. Voilà. Donc on va rétablir un peu de joie dans ce pays, un peu d'ambition collective, un peu de liberté individuelle et du pluralisme.

Le meilleur antidote à la bêtise, le meilleur antidote au sectarisme, aux fake news, c'est le pluralisme, c'est la culture, c'est l'éducation artistique et culturelle autour des grandes œuvres de l'esprit. C'est-à-dire que oui, il y a une culture française, oui, il y a une vibration française. Et le service public qui devrait partager cet amour des grandes œuvres de l'esprit, du génie français et non pas nous emmerder, pardonnez-moi cette expression un peu triviale, avec leurs pétitions, avec leurs ricanements.

Ils ricanent. On paye des gens à ricaner des autres. Ils ricanent du peuple.

Voilà. Ils exaspèrent tout le monde. Merci beaucoup David Lisnard qui était ce matin notre invité sur CNews et sur Europe 1.

Bonne journée à vous.