Réunion publique à Bessières (31) : discours de Thierry Mariani
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Chapitres
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- 0:28Invité politiquePromesse
« j'ai décidé de vous rejoindre pour dans 85 jours être ensemble à tes côtés, aux côtés de Marine Le Pen pour mener cette élection qui sera décisive pour la France et pour l'Europe. »
- 0:51Invité politiqueFait
« depuis sa création, ce sont le PPE et le groupe socialiste européen qui se partagent les postes, qui ensemble se partagent le pouvoir, votent les mêmes directives, et qu'en réalité, depuis sa création, c'est la même majorité. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Pas une Europe qui est une passoire pour tous ceux qui veulent y rentrer. Pas une Europe où nos entreprises, où nos citoyens ne sont pas protégés. »
- 2:13Invité politiqueFait
« La première étape du Macron chaud, c'était dans votre région. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Oui, elle a raison. Oui, elle a raison. Mais excusez-moi, je connais bien Brigitte pour des raisons historiques. On a été dans la même formation. »
- 3:24Invité politiqueFait
« et puis qui, une fois dans la majorité, décide systématiquement de céder ce que veulent les centristes et en réalité se couche sur certains sujets. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Des fois, il dit la vérité. »
- 4:25Invité politiqueFait
« que c'est un combat entre les progressistes et les nationalistes et qui représente les progressistes. »
- 6:07Invité politiqueFait
« M. François-Xavier Bellamy est quelqu'un d'intelligent, brillant, nouveau. »
- 6:47Invité politiqueFait
« M. Bellamy, moi, ma vision de l'Europe, c'est plutôt celle de Macron que celle de Marine Le Pen. »
- 7:05Invité politiqueFait
« Franchement, ma vision de l'Europe, c'est plutôt celle de Juncker que celle de M. Orban. »
- 9:14Invité politiqueFait
« « Cela pourrait devenir souhaitable si la conscience européenne évoluait. » »
- 10:33Invité politiqueFait
« Il est évident que si les populistes ou les nationalistes arrivent à un score trop élevé, il ne faudra pas hésiter à faire une grande coalition qui ira du PPE aux socialistes en passant par les libéraux et les écologistes. »
- 12:02Invité politiqueFait
« il faut nous désormais faire un grand marché, non pas européen, mais africo-européen. »
- 13:57Invité politiqueFait
« il a rappelé que la loi du 13 juillet 1983, modifiée en 2016, il n'en est pas à l'origine, rappelait que le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de la laïcité, »
Temps de parole
- Thierry Mariani100 %
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Merci, merci pour votre accueil, merci Jordan, je disais merci pour votre accueil quand on est du Vaucluse, c'est le sud-est, c'est de l'autre côté du Rhône, mais même si on traverse le Rhône, même si on est en Occitanie, on se sent quand même un peu plus chez soi que quand on est à Paris. Alors, oui Jordan, tu l'as dit, j'ai décidé de vous rejoindre pour dans 85 jours être ensemble à tes côtés, aux côtés de Marine Le Pen pour mener cette élection qui sera décisive pour la France et pour l'Europe.
Je sais qu'on a l'habitude de dire que chaque élection est décisive, mais quand vous regardez l'histoire du Parlement européen, vous apercevez qu'en réalité, depuis sa création, ce sont le PPE et le groupe socialiste européen qui se partagent les postes, qui ensemble se partagent le pouvoir, votent les mêmes directives, et qu'en réalité, depuis sa création, c'est la même majorité. Pour la première fois, dans 85 jours, vous avez la possibilité d'écrire l'histoire. Vous avez la possibilité d'écrire l'histoire de l'Europe en donnant une autre majorité. Parce que, comme l'a dit Jordan, nous ne sommes plus seuls.
Nous ne sommes plus seuls entre nos alliés italiens, autrichiens, polonais, espagnols, et je ne vais pas les énumérer tous, puisque dans les 28 pays européens, désormais, un certain nombre de personnes et de citoyens se lèvent pour dire leur attachement à l'Europe. Mais pas l'Europe que nous proposent M. Juncker et sa majorité depuis des années. Pas une Europe qui est une passoire pour tous ceux qui veulent y rentrer. Pas une Europe où nos entreprises, où nos citoyens ne sont pas protégés. Pour une autre Europe au service des citoyens.
Voilà pourquoi j'ai décidé, même si ma formation à l'origine n'est pas la même qu'un certain nombre d'entre vous dans cette salle, voilà pourquoi j'ai décidé de vous rejoindre. Et j'ai décidé de vous rejoindre aussi parce que je pense qu'à un moment, il faut regarder la réalité et en tirer les conséquences. La première étape du Macron chaud, c'était dans votre région. Je crois que c'était à Souillac. Et je parlais encore avec quelques personnes tout à l'heure qui nous disaient, mais qu'est-ce que vous pensez de l'intervention du maire de Montauban ? Est-ce que c'est pas bien ? Oui, elle a raison. Oui, elle a raison. Mais excusez-moi, je connais bien Brigitte pour des raisons historiques.
On a été dans la même formation. Mais j'ai envie de lui dire, Brigitte, tu as raison, mais tire-en les conséquences. Tire-en les conséquences et ne reste pas. Ne reste pas. Parce que si j'ai décidé de vous rejoindre, c'est parce que j'en tire les conséquences. On ne peut pas être à chaque fois dans une formation qui tient des discours musclés, à droite, nationalistes, à mettre les pithètes que vous voulez, et puis qui, une fois dans la majorité, décide systématiquement de céder ce que veulent les centristes et en réalité se couche sur certains sujets. Et en matière d'immigration ou de sécurité, à chaque fois, à renoncer à appliquer son programme.
Alors oui, Brigitte, tu as raison, mais sois cohérente et viens nous rejoindre. Alors, ce qu'il y a de bien dans le Macron-chaud, c'est que des fois, il dit la vérité, des fois, il s'arrange, des fois, il ment un peu. Alors, on va être gentil en début. Des fois, il dit la vérité. Et c'est vrai, on attend demain, paraît-il, il y a une grande déclaration du président de la République. C'est vrai que vous ne l'avez pas vue à la télé depuis hier. Il y a une grande déclaration qu'on attend sur que veut-il en Europe. Alors, en Europe, moi, j'ai étudié ces textes.
Le Macron, dans le vocabulaire, il va nous expliquer probablement, je ne prends pas de gros risques, que c'est un combat entre les progressistes et les nationalistes et qui représente les progressistes. Alors, très franchement, d'abord, tous ces nouveaux mots qu'on invente ou qu'on se racole, progressistes, je ne sais pas ce que ça veut dire. Qui est contre le progrès ? Mais c'est quoi le progrès ? Est-ce que le progrès, c'est de céder systématiquement au mode qui arrive ? Est-ce que le progrès, c'est de faire en sorte que notre pays se dénature ? Est-ce que le progrès, c'est de faire en sorte que l'on perde nos valeurs ? Je ne le pense pas. Je crains que ce soit la conception de M. Macron.
Qu'est-ce que c'est que le progressisme ? J'en sais rien. Mais en tout cas, je sais ce que c'est que le patriotisme. Je sais ce que c'est que le nationalisme. Je sais ce que c'est qu'être attaché aux valeurs de mon pays et aux valeurs traditionnelles de l'Europe.
Alors, je disais, il a raison, parce qu'en réalité, ce sera vraiment un combat, non pas contre les progressistes et les nationalistes, mais contre les mondialistes, ceux qui pensent que la France n'a plus d'avenir, qu'on doit se dissoudre dans une sorte de grand ensemble et que finalement, en dehors d'une certaine Europe, point de salut, et ceux qui pensent que la France a encore un message, que l'Europe a encore un message, à condition qu'on respecte les nations, à condition qu'on respecte les peuples. Alors oui, ce combat, au-delà du vocabulaire, à la limite, je donne raison à M. Macron, mondialiste contre patriote, je suis prêt à aller dans ce combat.
Mais dans ce combat, il faut savoir aussi où se trouvent certains partis. Et je voudrais dire un mot sur M. François-Xavier Bellamy. M. François-Xavier Bellamy est quelqu'un d'intelligent, brillant, nouveau. Et quand on a des qualités, on a souvent, on a quelquefois les défauts de ces qualités. Il y a quand même, cette semaine, quelque chose qui a été extraordinaire, qui est passé pas totalement inaperçu, puisqu'après, il a dû faire quatre pages de rectificatif, je pense qu'il s'est un peu tapé dessus. C'est que je vous invite à lire la dépêche de l'agence Rotter. Il a dû avoir une rencontre avec les journalistes.
Les journalistes sont des gens très intelligents, qui sont très bien capables de nous sécuriser. Et quand on se sent en sécurité, par moments, on dit un peu ce qu'on pense. Qu'est-ce qu'on découvre dans cette dépêche ? Je cite dans le texte. M. Bellamy, moi, ma vision de l'Europe, c'est plutôt celle de Macron que celle de Marine Le Pen. Moi, ma vision de l'Europe, c'est plutôt celle de Juncker que celle d'Orban. Et je garde le meilleur pour la fin. Franchement, ma vision de l'Europe, c'est plutôt celle de Juncker que celle de M. Orban. Mais qu'est-ce qu'il reproche à M. Orban ? M. Juncker est responsable de toute la politique européenne de ces cinq dernières années.
Qu'est-ce que peut reprocher, quand on est responsable d'une liste des Républicains, qui normalement se revendiquent d'un certain souverainisme, dans le bilan de M. Orban ? Est-ce qu'on lui reproche d'avoir su bloquer l'immigration à ses frontières, en passant outre certaines directives européennes ? Moi, je pense qu'il a eu raison. Est-ce qu'il reproche à M. Orban d'avoir relancé la natalité en Hongrie plutôt que d'accepter une augmentation de cette natalité par l'immigration ? Moi, je trouve que M. Orban a eu raison. Et enfin, est-ce qu'il reproche à M. Orban de faire référence aux valeurs chrétiennes dans l'histoire de l'Europe ? Moi, je trouve que M. Orban a eu raison.
Et donc, quand j'entends le responsable de la liste des Républicains nous dire qu'il représente une alternative souverainiste, mais qu'en même temps, il condamne ceux qui, au sein de l'Europe, ont le courage d'appliquer cette politique, il y a quand même, là aussi, comme sur le terrain national, un double discours. Plutôt Macron que Marine Le Pen. Au moins, c'est clair. Au moins, il est cohérent, puisqu'il avait appelé à voter Macron au deuxième tour des présidentielles. Peut-être qu'il s'en mord un peu les doigts, mais visiblement pas trop. En tout cas, il est clair que la vision de l'Europe qu'il a est assez savoureuse, parce que j'ai gardé quand même le meilleur pour la fin.
Le journaliste de Rother lui dit « Et qu'est-ce que vous pensez de cette conception de Macron qui dit qu'à terme, la disparition des États-nations pourrait être envisagée à un moment de la construction européenne ? » Et sa réponse est extraordinaire. Je cite, je ne veux pas déformer ses propos, « Cela pourrait devenir souhaitable si la conscience européenne évoluait. » C'est-à-dire qu'on a quand même un leader de la liste de républicains qui nous dit « Pas maintenant, mais un jour peut-être, les États-nations seront dépassés. » Franchement, est-ce que vous pensez que c'est cohérent avec le discours de son mouvement ?
Voilà pourquoi je vous mets en garde la seule liste qui effectivement mondialiste contre patriote représente les patriotes, c'est la liste de Jordan Bardella, c'est la liste de Marine Le Pen, et ce n'est pas la liste qui prend les habits du souverainisme le temps d'une élection. Et d'autre part, il faut regarder aussi les déclarations au-delà de nos frontières. Je vous invite à faire attention aux propos de M. Manfred Weber. M.
Manfred Weber, vous allez me dire qui c'est, c'est le leader désormais de la droite européenne, c'est-à-dire, si je puis dire, le successeur de Juncker, celui qui a été élu à la présidence du PPE, Parti populaire européen, qui regroupe les Républicains, la CDU et tous les partis de droite européens. Que dit M. Manfred Weber dans une interview en Allemagne ? Il est évident que si les populistes ou les nationalistes arrivent à un score trop élevé, il ne faudra pas hésiter à faire une grande coalition qui ira du PPE aux socialistes en passant par les libéraux et les écologistes.
Ce qui veut bien dire qu'en réalité, le message est très clair, tous contre nous, tous contre vous, parce que les seuls qui défendons une autre conception de l'Europe, c'est nous. Et comment, enfin, pour finir sur ce point, ne pas s'inquiéter quand on voit les déclarations de M. Macron qui avaient dit, je sens que... Enfin, parce que la question qui se posait, c'est où est-ce que les députés en marche se raccrocheront, dans quel groupe ils se raccrocheront à l'Union européenne ? Puisqu'en marche, c'est quand même un ovni qui risque d'apparaître et de disparaître, mais enfin, pour le moment, il est toujours là. Et donc, en réalité, la réponse est tombée, ce sera avec les libéraux.
Les libéraux, c'est très intéressant, c'est M. Werenstadt, qui est le président des libéraux. Si vous regardez ces dernières déclarations de M. Werenstadt, c'est la même chose que pour le gouvernement français, où c'est toujours plus d'impôts. Là, c'est toujours plus de fuite en avant. Quelle est l'idée géniale de M. Werenstadt d'il y a 48 heures ? Oui, si on veut assurer l'avenir de l'Europe, il faut nous désormais faire un grand marché, non pas européen, mais africo-européen. Ce n'est pas une blague, vous pouvez vérifier. Africo-européen, pour assurer l'avenir de l'Europe et avoir un grand marché pour nos entreprises.
Mais on sait très bien qu'au-delà de nos entreprises, c'est un grand marché qui risque aussi d'être ouvert à l'ensemble des populations. Et ce grand marché-là, on n'en veut pas. Voilà pourquoi, oui, nous assumons ce fossé entre mondialistes et nationalistes, et nous en sommes fiers. Je disais en introduction, et pour finir, il y a des moments où il dit la vérité, il y a des moments où il ment, M. Macron. Ou alors, s'il ne ment pas, il s'arrange avec la vérité, parce que si je le combats politiquement, je pense que c'est quelqu'un d'intelligent et qui connaît la vérité, et qui, par moments, n'hésite pas à l'enjoliver.
Le dernier débat, la dernière étape du Macron-Show était savoureuse, parce qu'il y a des moments où, à force de faire campagne, pour lui, toute voix est bonne à prendre, même si, par moments, il faut danser la danse de la séduction devant une certaine forme rigoriste d'islamiste, ou d'islam, plutôt. Qu'est-ce qui s'est passé à Pessac ? Là, si vous vous souvenez de cette scène touchante d'une dame voilée qui a dénoncé les discriminations dont elle est victime, se plaignant de ne pas trouver de travail dans l'administration, et de rajouter que la mesure s'applique de fait dans les entreprises et pas de travail, et donc, en clair, elle est acculée à vivre de l'assistance.
Le président Macron a été, au début, dans la vérité. Je dis « au début », puisqu'il a rappelé que la loi du 13 juillet 1983, modifiée en 2016, il n'en est pas à l'origine, rappelait que le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de la laïcité, et à ce titre, il s'abtient de manifester dans l'exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses. Mais là où il a dérapé, et je ne peux pas croire que c'est par ignorance, mais par calcul politique, là où il a dérapé, c'est quand il dit, je cite après, « il n'y a aucune loi qui prévoit dans une entreprise qu'on n'a pas le droit d'être embauché pour un signe de religion ».
Or, il devrait quand même se souvenir qu'il a appartenu, mais peut-être qu'il avait déjà la tête ailleurs, qu'il a appartenu à un gouvernement qui a voté la loi travail, la loi El Khomri, de 2016, et que cette loi qui a été discutée, votée, promulguée alors qu'il était ministre de l'économie, reconnaît aux entreprises le droit de restreindre les manifestations de convictions des salariés. Je cite les mots exacts, les manifestations des convictions des salariés à travers une clause de neutralité, si elle est prévue dans le règlement intérieur.
Et d'ailleurs, la Cour de cassation, en novembre 2017, a rendu un arrêt qui permet légalement à un employeur de licencier une employée pour port du voile à condition que le règlement intérieur prévoit la clause de neutralité. Je dis ça pourquoi ? Parce que chaque fois qu'on empiète sur la laïcité ou la sphère de liberté des entreprises, l'administration a fait un choix, à savoir interdire la manifestation de signes religieux dans l'administration, c'est normal, mais les entreprises peuvent faire aussi le même choix si elles l'indiquent clairement dans le règlement intérieur. Et quand j'entends M.
Macron dire « cela n'est pas normal », j'espère que cela n'est pas pour nous préparer à une modification ultérieure de cette loi travail. Parce que quand on voit que là aussi, autre conception, on nous annonce une modification de la loi de 1905. Pourquoi modifier la loi de 1905 ? Elle fonctionne depuis 114 ans, si je sais à peu près compter. Voilà, avec ses qualités et ses défauts, mais c'est une loi qui fonctionne. On n'a pas à adapter nos lois à l'arrivée d'une nouvelle religion, mais les religions ont s'adapté à nos lois. Et je crois que c'est ce principe qu'il nous faudra rappeler aussi dans les mois à venir. Voilà, je vois que le temps tourne.
Je disais, je refuse ce discours qui consiste « nous sommes de M. Macron, nous sommes pour l'Europe et nous serions, nous, contre l'Europe ». Je pense que les vrais défenseurs de l'Europe, ils sont ici. Ils sont avec Jordan, ils sont avec vous dans cette salle, ils sont avec Marine Le Pen. Parce que défendre l'Europe, ce n'est pas idolâtrer une administration qui nous amène à la catastrophe, c'est changer cette administration de l'Europe. Parce que défendre l'Europe, ce n'est pas ouvrir nos frontières à tous les vents en disant que nous sommes éternellement généreux. Ce qui est assuré notre perte, c'est au contraire défendre l'Europe.
Parce que défendre l'Europe, c'est aussi être attaché à notre histoire, à nos valeurs, à notre culture, et que si, bien sûr, nous devons être tolérants, nous devons rappeler aussi quelles sont historiquement nos traditions, nos valeurs et notre culture en Europe. Voilà pourquoi je suis heureux d'être sur cette liste. Voilà pourquoi aussi je vous demande, pour finir, de faire campagne. Les élections européennes, on le sait, la dernière fois, c'était moins d'un Français sur deux qui étaient allés voter. Celui qui gagne, ce n'est pas celui qui convainc ses adversaires, c'est celui qui mobilise son électorat.
C'est celui, c'est ceux qui, comme vous, seront le 26 mai, par moment, traînés par le pantalon, l'oncle, la tante, le frère, ou je ne sais qui, en leur disant que cette fois, il faut voter. Parce que beaucoup de lois qui sont en réalité à l'Assemblée nationale ne sont que la traduction de ce qui est voté à Bruxelles. Et perdre ce combat à Bruxelles, si nous n'arrivons pas à imposer une nouvelle majorité avec nos alliés à Bruxelles, nous aurons perdu une bataille décisive. Voilà pourquoi nous avons besoin de votre aide, de votre mobilisation, de votre soutien. Dans 85 jours, on peut changer l'Europe ensemble. Merci. Merci.
Merci. Merci.
Thierry Mariani