Municipales 2014 - Conférence de presse de Marine Le Pen
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« Nous avons présenté 597 listes contre 118 en 2008. »
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« Là où elles étaient présentes, ces listes ont obtenu en moyenne un score de 16,5%. »
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« Nous avons déjà envoyé 486 élus dans les conseils municipaux et 108 dans les intercommunalités. »
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« Notre objectif de 1000 élus municipaux sera donc très probablement atteint au soir du second tour. »
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« Dans 31 villes, nous dépassons les 30% au premier tour. »
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« Nous sommes en tête dans 21 villes et en deuxième position dans 136 autres communes. »
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« Nous sommes parvenus à gagner une ville dès le premier tour, et Nimboum. »
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« Nos listes ont été présentées dans une grande diversité de territoires, puisque seuls neuf départements ne comptaient pas de listes FNRBM. »
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« Nous arrivons à nous maintenir au second tour dans trois villes de Bretagne, Fougères, Saint-Brieuc, Lorient. »
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« En Haute-Normandie, nous nous maintenons dans huit communes alors que nous n'avions aucune liste en 2008. »
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« Nous y faisons clairement un grand retour. »
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« À Strasbourg où, contre toute attente, nous atteignons le second tour avec 11%. »
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« À Paris, nous doublons nos scores de 2008. »
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« Dans plusieurs communes de Moselle, nous dépassons les 25%. »
- 7:58PrésentateurFait
« Nous saluons le score très encourageant de Béziers. »
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« Nous avons également créé la surprise à Perpignan avec 34,4% arrivant là aussi en tête de tous les candidats. »
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« Le bipartisme français a vécu. C'est la fin de la bipolarisation. »
- 9:13PrésentateurFait
« Il est impossible désormais de faire sans le FNRBM. »
- 9:25PrésentateurFait
« Hyperfiscalisme, matraquage des catégories populaires et moyennes, clientélisme, communautarisme et laxisme face à la sécurité. »
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« C'est le cas à Formbach où nous avons 6 points de participation en plus ou encore à Fréjus où la participation était supérieure de 10 points. »
- 12:14PrésentateurFait
« Les appels des appareils politiques à voter contre le FNR-BM ne fonctionnaient plus. »
- 12:49PrésentateurFait
« Le soi-disant Front Républicain sent la naftaline. »
- 13:16PrésentateurFait
« Le PS se retirant pour faire élire des UMP, c'est en fait la version politique de la gestation pour autrui. »
- 14:30PrésentateurPromesse
« Nous nous maintiendrons. »
- 15:17PrésentateurFait
« Le parti qui parvient à faire reculer le PS, c'est bien nous. »
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« Le Bureau exécutif du Front National a donné son accord à une fusion au second tour à Villeneuve-Saint-Georges entre le candidat d'hiver droite Philippe Godin qui a fait 31,80% et la liste Front National Rassemblement Bleu Marine de Dominique Jolie qui a fait 26,04%. »
- 20:08PrésentateurChiffre
« Dans une ville de 6 000 habitants qui s'appelle l'Hôpital où nous sommes là en tête 23,98% avec un d'hiver droite là encore Jean-Marcel Labac qui faisait 18,18%. »
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Merci d'assister à cette conférence de presse, dessinée à faire un peu le point sur les résultats du premier tour des élections municipales. Il y a eu des indications sur notre stratégie en vue du second tour, à deux heures maintenant du dépôt des listes en préfecture. On est à l'état de nos analyses et de nos observations. Tout d'abord, je tiens à souligner que ces élections valident une stratégie voulue dès mon accession à la tête du parti, celle de l'implantation locale de notre mouvement.
Je tenais à faire du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, un mouvement non plus seulement destiné à faire de bons scores aux élections nationales, et en particulier à l'élection présidentielle, mais aussi capable de s'installer dans les territoires. Apparaît ainsi aujourd'hui un front local, relais sur nos territoires du Front National. Cette réalité est visible à travers deux points majeurs. D'abord, nous obtenons des scores d'une ampleur inédite pour une élection locale, sachant que ces élections locales sont traditionnellement, et à juste titre, il faut bien le dire, présentées comme difficiles pour le Front National.
Je ne vais pas vous assommer de chiffres, mais retenons l'essentiel à travers les données suivantes. Nous avons présenté 597 listes contre 118 en 2008. Là où elles étaient présentes, ces listes ont obtenu en moyenne un score de 16,5%. Nous maintenons donc un très haut niveau électoral dans une élection où, traditionnellement, nous ne sommes pas en mesure de tutoyer notre étiage national. Rappelons que les municipales donnent généralement une prime forte aux candidats sortants et solidement implantés dans leur territoire. Ce handicap, je crois, a été plus que surmonté par les listes FNRBM. On peut donc résumer les choses ainsi. Le vote local pour le FNRBM rattrape son vote national.
Au total, ces scores élevés nous ont permis plusieurs succès. D'abord, nous avons déjà envoyé 486 élus dans les conseils municipaux et 108 dans les intercommunalités. Notre objectif de 1000 élus municipaux sera donc très probablement atteint au soir du second tour, alors que, petit rappel, nous n'avions que 80 conseillers municipaux dans toute la France. Ensuite, nous participons à 328 second tours, dont 229 dans des communes de plus de 1000 habitants, soit dans environ une commune sur quatre de cette strate.
Je précise que nombre de communes où nous ne participons pas au second tour sont des communes dans lesquelles le maire, en réalité, a été élu au premier tour et où nous avons fait d'excellents scores, je pense, par exemple. Il y a un sorgue où le maire a été élu au premier tour, mais où nous avons fait 35% dans la commune. Dans 31 villes, nous dépassons les 30% au premier tour. Nous sommes en tête dans 21 villes et en deuxième position dans 136 autres communes. Autre chiffre frappant, nous arrivons en tête dans 17 communes de plus de 10 000 habitants. Et vous le savez, un élément très symbolique nous réjouit beaucoup. Nous sommes parvenus à gagner une ville dès le premier tour, et Nimboum.
Au-delà de ces scores globaux très encourageants, un second point me permet de parler d'une réussite en termes d'implantation locale. C'est le lissage de la carte électorale et notre capacité à homogénéiser nos scores. On parlait souvent au sujet du Front National de ces bastions, ainsi le Front parvenait à réaliser de bons scores dans des zones assez circonscrites du territoire national. Il en va avec cette élection assez différemment. D'abord, nos listes ont été présentées dans une grande diversité de territoires, puisque seuls neuf départements ne comptaient pas de listes FNRBM. Vous comprennez bien que cet élément en soi est déjà parlant.
Notre force politique s'est présentée partout où la demande électorale existe. En somme, notre implantation locale est la conséquence du développement de nos idées sur des territoires auparavant moins sensibles à nos thèses. C'est le cas notamment de la région ouest du centre et du sud-ouest de la France. Ensuite, il apparaît que nous avons réalisé de bons scores dans des zones où nous étions traditionnellement faibles, ou bien dans des zones où nous avions fortement reculé lors des derniers scrutins. Quelques exemples. D'abord, bien sûr, l'ouest de la France.
Il est frappant de voir que nous arrivons à nous maintenir au second tour dans trois villes de Bretagne, Fougères, Saint-Brieuc, Lorient. Nous avons déjà, je crois, deux élus municipaux à Vannes. À Brest et à Rennes, nous frôlons le second tour. En 2008, nous n'avions qu'une liste dans cette région et aucun second tour. En Haute-Normandie, nous nous maintenons dans huit communes alors que nous n'avions aucune liste en 2008.
Incontestablement, la prise de conscience de nos compatriotes de l'Ouest sur les ravages de la mondialisation sauvage et de l'austérité de Bruxelles est à l'origine de cette augmentation des scores, ce qui nous permet des espoirs importants, notamment à la veille d'autres élections qui sont bien entendu les élections européennes. Dans la vallée de la Garonne, ou encore dans des villes du Limousin et d'Auvergne, nous atteignons des scores importants et jamais vus comme à Villeneuve-sur-Lotte où nous talonnons le PS et à Limoges où nous atteignons le second tour avec 17% des voix.
Ainsi, dans ce que nous appelons nos terres de mission, nous continuons une implantation déjà visible à l'élection présidentielle, législative de 2012 et lors des scrutins partiels intervenus depuis. Autre point majeur dans le lissage de nos scores, notre retour dans les grandes villes. C'est un enseignement fondamental de ces élections. En recul dans certaines grandes métropoles depuis quelques années, du fait du changement sociologique qui avait été interprété comme défavorable à notre mouvement, nous y faisons clairement un grand retour. C'est le cas à Strasbourg où, contre toute attente, nous atteignons le second tour avec 11%. L'Inde où nous progressons considérablement avec 17%.
Ou encore Lyon où, avec 13%, nous parvenons à provoquer des triangulaires dans 6 arrondissements sur 9. C'était un bel exploit. Mais je pourrais en citer d'autres. Metz, notamment, où nous a hanté 22%. Là encore, contre toute attente, puisque je crois que BVA nous donnait 3 jours avant le premier tour à 11%. Exemple très symbolique aussi, nous frelons les 20% à Roubaix. Quant à Paris, nous doublons nos scores de 2008. Je ne parle pas évidemment de Marseille où nous terrassons le Parti Socialiste et imposons des triangulaires partout. Enfin, une pierre dans le jardin en termes d'analyse de ceux qui cherchent à instrumentaliser le vote des Français d'origine immigrée.
Ceux-ci, semble-t-il, n'entendent pas se laisser considérer comme de la chair à voter. Et les quartiers ont voté aussi massivement que l'ensemble des autres pour les listes Front National. Ils font d'ailleurs une analyse précise de ces résultats. C'est vrai pour les quartiers Nord de Marseille. C'est vrai aussi pour un certain nombre de quartiers de Fort-Bac, par exemple. Ils se tournent logiquement, d'ailleurs, comme tout le monde, vers le seul parti porteur d'espoir parce que, proposant une autre politique, notre mouvement parvient ainsi à s'adresser aujourd'hui à tous les Français, quelle que soit leur origine.
Il est devenu une force de rassemblement de tous les Français, ce qui est un grand motif de satisfaction pour nous. J'ai parlé de nos terres de mission, des grandes villes où nous revenons, mais je dois aussi parler de notre enracinement dans nos zones de force, bien sûr. Dans l'Est, nous sommes beaucoup plus présents qu'en 2008 et continuons sur la lancée de la présidentielle et des législatives. Ainsi, dans plusieurs communes de Moselle, nous dépassons les 25%. Nous arrivons évidemment notamment largement en tête à Fort-Bac avec 36%, très loin devant l'UMP, avec une possibilité forte de l'emporter et de permettre enfin à cette ville de se redresser.
Dans le Nord-Pas-de-Calais, avec 55 listes contre 10 en 2008, nous dépassons les 25% dans 11 communes. Dans le bassin méditerranéen, notre influence dépasse maintenant les seuls départements de PACA. Ainsi, nous saluons le score très encourageant de Béziers. Et nous avons également créé la surprise à Perpignan avec 34,4% arrivant là aussi en tête de tous les candidats.
Dans le Var, je ne vais pas tous les citer parce que sinon ce serait long, mais Fréjus, Cogolin, Brignon, dans le Gard, Saint-Gilles, Bocquer, dans les Bouches-du-Rhône, Marseille, Tarascon, dans le Vaucluse, Carpentras, Cavaillon, Avignon, nous obtenons des scores impressionnants et des possibilités de victoire au second tour. Notre implantation locale est essentielle pour les scrutins à venir. Les Français doivent savoir que tous les conseillers municipaux et maires FNRBM qu'ils élisent serviront à les défendre dans les années à venir, mais aussi à préparer de façon professionnelle et ancrée dans les territoires les futurs combats électoraux locaux ou nationaux.
Au-delà de la validation de notre stratégie d'implantation locale, ces élections soulignent aussi plusieurs phénomènes importants qui marquent des changements majeurs dans les comportements électoraux. D'abord, nous l'avions relevé dès l'élection présidentielle, mais il fallait le confirmer au niveau local, le bipartisme français a vécu. C'est la fin de la bipolarisation. Il est impossible désormais de faire sans le FNRBM. Cela s'explique évidemment par le rejet par les Français de l'UMP et du PS, dont ils comprennent de mieux en mieux qu'au niveau national comme au niveau local, ils mènent la même politique.
Hyperfiscalisme, matraquage des catégories populaires et moyennes, clientélisme, communautarisme et laxisme face à la sécurité. L'UMP est de plus en plus, pour nombre d'électeurs, une malheureuse évidence. Ensuite, nous observons que le vote FNRBM devient de plus en plus un vote d'adhésion. D'adhésion croissante à nos idées, cela sera confirmé par la hausse de nos scores entre le premier et le second tour, mais cela est d'ores et déjà visible à travers les résultats du premier tour. Auparavant, le score du FN évoluait en poussée, dont certaines n'étaient pas suivies des faits. Il semble que désormais les choses soient différentes.
Une progression importante dans de nombreuses zones du territoire confirme en effet celle déjà relevée à l'occasion de l'élection présidentielle ou encore des élections législatives. C'est le signe incontestable d'un enracinement du vote FNRBM et surtout d'une capacité à faire adhérer les électeurs à notre ligne, scrutin après scrutin. Nous pouvons mettre cela sur le compte de notre capacité militante, de la professionnalisation de notre travail de conviction, de notre exigence à parler de tous les sujets, de la vie des Français.
Nous considérons qu'un effet boule de neige est à l'œuvre et devrait nous permettre aux prochains scrutins locaux et nationaux de démultiplier nos scores partout sur le territoire. Plus précisément, nous constatons que la participation est plus élevée dans les villes où le FN est présent à ces élections municipales. Cela va aller exactement à l'encontre des analyses qui pourtant étaient faites par les différents politologues et autres analystes. Nous observons que certaines villes voient la participation progresser par rapport au dernier scrutin alors que la tendance nationale est inverse.
C'est le cas à Formbach où nous avons 6 points de participation en plus ou encore à Fréjus où la participation était supérieure de 10 points. Il est incontestable que nous sommes en mesure de ramener les électeurs aux urnes et que nous devenons le pôle le plus attractif de la vie poétique française. L'abstention, c'est un phénomène regrettable qui naît du rejet de l'UMPS. Voilà un des enseignements de ces élections municipales. En revanche, l'abstention baisse quand le FN et le Rassemblement Bleu Marine sont présents. J'insiste sur le fait que cela, encore une fois, est en contradiction avec des analyses poussiéreuses qui considèrent que le FN se nourrit de l'abstention.
C'est exactement l'inverse. C'est là où le FN n'est pas présent ou là où il est faible que l'abstention est la plus élevée. Autre élément qui nous permet de parler d'une tripolarisation de la vie poétique française, la mort du soi-disant FN, que nous appelons plus volontiers le FN des Copains. C'est de plus en plus visible d'ailleurs. Celui-ci avait déjà du plomb dans l'aile. Les scrutins partiels de l'Oise, de Villeneuve-sur-Lotte et bien sûr de Brignolles l'avaient déjà montré. Les appels des appareils politiques à voter contre le FNR-BM ne fonctionnaient plus.
Aujourd'hui, il apparaît que ces appels ne sont même plus parfois suivis par les représentants locaux des états-majors parisiens, c'est-à-dire par les candidats aux élections. C'est notamment le cas à Béziers et très probablement d'ailleurs dans bien d'autres endroits. Ailleurs, il y a quelque chose de profondément choquant en tout de même, avoir l'UMP et le PS s'embourber dans leurs tambouilles politiciennes qui ne sont plus entendues par les Français. En particulier, le retrait des listes PS au profit des listes UMP. C'est vraiment la preuve, s'il en fallait une, de l'extraordinaire collusion de ces deux appareils politiques dans l'UMP, bien connu des Français.
Le soi-disant Front Républicain sent la naftaline. Il dessert les partis qui le promeuvent parce qu'il va à l'encontre des attentes des Français. Il correspond exactement à ce qu'il rejette. Une forme totalement datée de faire de la politique. Les Français ont bien compris que cette entente entre copains n'a qu'un seul objectif, c'est garder les places. Et je vais vous dire objectivement, le PS se retirant pour faire élire des UMP, c'est en fait la version politique de la gestation pour autrui.
Il y a donc toutes les raisons de penser que lors de ce scrutin, comme lors des précédents scrutins partiels, ces alliances très antidémocratiques d'ailleurs, il faut le dire, seront sanctionnées par les Français. Qu'elles contribueront en réalité à accroître nos scores parce qu'elles valideront notre analyse de la vie politique. Cela me mène à vous parler de notre stratégie de second tour aux antipodes de ce qu'est en train de faire l'UMPS. Nous sommes une force indépendante et sereine. Loin de toutes les compromissions, loin de toutes les magouilles, loin de toutes les malhonnêtetés. Nous n'avons pas vocation, je le répète solennellement, à être les supplétifs de tel ou tel autre parti.
Ce n'est pas ainsi que nous entendons la vie politique française. Ce n'est pas ainsi que nous comptons répondre aux problèmes des Français. J'ai dit que notre mouvement restait indépendant par rapport aux autres partis, notamment parce que nous refusons les alliances d'appareils, contrairement à la conception plus noble que se font les Français de la politique. C'est pourquoi je vous annonce que nous nous maintiendrons. S'ils votent pour le FNRBM, c'est pour obtenir des conseils municipaux et des maires FNRBM, et non pas UMP ou PS. S'ils votent pour le FNRBM, c'est pour faire valoir leurs idées, et il faut le respecter.
S'ils votent pour le FNRBM, c'est parce qu'ils suivent leurs raisons et leur cœur, c'est donc un acte d'intelligence politique. Nous rappelons par ailleurs que le vote FNRBM est le vote le plus efficace pour sanctionner le gouvernement et pour faire baisser la gauche, car voilà une autre analyse qui a tout de même été peu faite dans les médias. Le parti qui parvient à faire reculer le PS, c'est bien nous. Nous en avons la preuve dans de nombreuses villes, comme à Dunkerque, à Limoges, à Forbach, à Lille, à Roubaix, ou encore à Lyon, et de manière peut-être plus éclatante encore, à Hénin-Beaumont, et à Marseille, où nous faisons reculer le PS, quand M.
Godin, lui, est en train de faire alliance dans le deuxième secteur avec la candidate de M. Chi, en réalité la marionnette de M. Guérini. Là où nous sommes plus forts, le PS recule, parfois disparaît parce qu'il n'est pas qualifié, ou parce qu'il se saborde d'ailleurs au bénéfice de l'UMP. J'entends déjà ceux qui, comme ils l'ont fait d'ailleurs lors des élections partielles, vont nous expliquer que le Front National n'a aucune réserve de voix. Je les incite à la prudence, car au contraire que nos réserves de voix sont nombreuses. D'abord elles sont chez les abstentionnistes du premier tour.
A tous ceux qui ont voulu s'abtenir au premier tour, je lance un message clair, l'abstention est évidemment un piège. Elle n'aime pas la classe politique, ils s'en accommodent très bien, et nous l'avons vu après ce premier tour. Il y a une figure de style qui veut que les responsables politiques disent « Oh là là, l'abstention c'est quand même ennuyeux » et hop on passe immédiatement à autre chose. Donc l'abstention n'est plus un signal, n'est pas un signal entendu dans la vie politique française. Alors qu'en allant voter pour le FNRBM, on choisit évidemment la voie de l'efficacité.
Et je dis à tous les abstentionnistes du premier tour qui ne croyaient pas en nos chances de victoire, le succès de notre mouvement est possible et il ne tient qu'à vous. Vous voyez dans certaines villes l'avance considérable de nos candidats, et mobilisez-vous car vous pouvez en l'occurrence les faire gagner. Je rappelle quand même qu'il y a eu déjà un certain nombre d'élections, et notamment les élections partielles, qui ont montré que de tels mouvements des abstentionnistes de premier tour vers les urnes ou second sont parfaitement possibles et souvent même considérables. Y compris même, alors je me souviens, des dernières élections régionales.
Souvenez-vous, en langue d'eau croussillon, l'ensemble des médias s'appuyant sur des sondages, toujours aussi efficaces d'élection en élection, présentaient notre candidate comme ne pouvant pas attendre le second tour. Je crois qu'il l'accréditait de 7 ou 8%. Elle en a fait 12. Et au deuxième tour, elle en a fait 19. C'est-à-dire que nos électeurs, dans notre capacité à nous positionner de manière victorieuse au premier tour, et ils se déplacent lorsqu'ils voient que nous sommes en situation de gagner, ils se déplacent au second tour.
Par conséquent, ces réserves de voix, évidemment, elles existent, mais elles existent aussi de la part de ces électeurs de droite ou de gauche qui seront très légitimement dégoûtés par les manœuvres auxquelles ils ont assisté entre ces deux tours des élections municipales. Troisième ou en quatrième position. Je dis aux électeurs de droite qu'il ne sert strictement à rien de voter pour l'UMP lorsqu'ils se retrouvent en troisième ou en quatrième position. s'ils souhaitent faire battre la gauche, alors il faut évidemment qu'ils votent pour le candidat du Rassemblement Bleu Marine. C'est le cas dans un certain nombre de villes, dont Avignon, par exemple, ou Carpentras.
Alors je vous ai rappelé tout à l'heure la règle du maintien de nos listes partout. Nous en avons la possibilité. J'avais annoncé déjà qu'il pouvait y avoir quelques exceptions. J'avais à l'avance annoncé que ces exceptions seraient extrêmement rares.
Par conséquent, les enjeux des forces en présence par le Bureau exécutif du Front National et des propositions qui nous sont parvenues, le Bureau exécutif du Front National a donné son accord à une fusion au second tour à Villeneuve-Saint-Georges entre le candidat d'hiver droite Philippe Godin qui a fait 31,80% et la liste Front National Rassemblement Bleu Marine de Dominique Jolie qui a fait 26,04% face au candidat de gauche qui en a fait 38,87%. Nous avons également une fusion de listes dans une ville de 6 000 habitants qui s'appelle l'Hôpital où nous sommes là en tête 23,98% avec un d'hiver droite là encore Jean-Marcel Labac qui faisait 18,18% Dans la première situation c'est M.
Godin compte tenu du fait qu'il a 5 points d'avance sur notre liste qui sera la tête de liste à l'hôpital c'est notre candidat compte tenu du fait qu'il a 5 points de plus que la liste d'hiver droite qui prendra la tête de liste parallèlement de Sevran d'hiver droite de Sevran dont la deuxième de liste est une adhérente du Front National nous a demandé notre soutien le soutien du Front National et du Rassemblement Bleu Marine pour ce second tour ce que nous leur avons accordé Voilà mesdames et messieurs un peu pour ces analyses des résultats du premier tour je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions