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interviewLe Média· 4 septembre 2025 19 min

ALERTE ! BAYROU PROFITE DE SA CHUTE POUR FAIRE PASSER LE PIRE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Vous savez ce que c'est un contrefeu ? C'est quand Bairou fait le show devant les caméras, pendant qu'en coulisse, le gouvernement publie en 12 des décrets pour encore nous la faire à l'envers.

Et c'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment. [Musique] Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans le récap.

En politique, il y a toujours deux scènes. Celles qu'on montre, celles des grands discours, des conférences de presse bien calibré et puis celle qu'on cache ou se prennent les vraies décisions loin des caméras. Alors que Bairou et son vote de confiance monopolisent l'attention, en coulisse, les coups fourés vont bon train.

L'exécutif prépare en urgence des décrets qui frappent durement les Français et ceux sans se soumettre au vote du parlement. Le journal l'humanité a révélé le contenu de trois décrets pris en douce en urgence donc juste avant le 8 septembre et la potentielle censure du gouvernement. Un heureux hasard vous en conviendrez.

Ce jeudi 4 septembre, le conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie est convoqué en urgence pour examiner ces textes que l'exécutif entend promulguer dans la foulée. L'objectif de ces décrets ? doubler brutalement le reste à charge des patients.

Aujourd'hui, quand on va chez le médecin généraliste, on paye une somme fixe de notre poche. C'est ce qu'on appelle la participation forfaitaire et elle pourrait bien exploser avec ces nouveaux décrets. Avec les petites manigances de Bairou, on pourrait bientôt payer de notre poche jusqu'à 100 € par an au lieu des 50 € actuels.

Cela revient donc à doubler la facture maximale de chaque assuré. Mais ça ne s'arrête évidemment pas là. Le montant des franchises médicales serait aussi doublé sur les médicaments, sur les actes paramédicaux et sur les transports sanitaires, ce qui représente pour certains patients des centaines d'euros à débourser pour pouvoir se soigner correctement.

Le message est limpide. Pour équilibrer ses comptes, l'État préfère taxer les malades plutôt que de taxer les riches. Ces mesures ne sont pas isolées.

Elles s'inscrivent dans une trajectoire budgétaire plus large. Dans le projet de budget de François Bairou, 5,5 milliards d'euros de coupes sont envisagés pour 2026 sur la sécurité sociale. Sans honte, le Premier ministre parle de responsabiliser les patients avec en ligne de mire la fin de la prise en charge à 100 % des soins pour les affections de longue durée.

Autrement dit, les maladies chroniques, celles et ceux qui ont donc le plus besoin de soins, verrent leur facture exploser. Et la liste est longue. Ce sont les diabétiques, les asthmatiques, les épileptiques, les personnes cardiaques ou ayant subi un AVC, mais aussi certains cancers, la mucovécidose, l'endométriose ou les maladies psychiatriques, encore Alzheimer.

Pour ne citer que ces exemples, en France, l'assurance maladie dénombre 24 millions de personnes qui consomment des soins en lien avec au moins une maladie chronique en 2022, soit près d'un/ers des Français. Et ce chiffre ne cesse de grimper. Si les maladies chroniques explosent, ce n'est pas un hasard.

Alors oui, on vit plus longtemps, mais nos modes de vie de plus en plus sédentaire avec une alimentation déséquilibrée et un stress chronique pèse lourd sur notre santé et à cela s'ajoute une exposition croissante aux polluants environnementaux. Et il y a un autre facteur décisif, les inégalités sociales. Quand on est en situation de précarité, on a beaucoup plus de risque de développer du diabète, de l'hypertension, des maladies cardio-vasculaires.

Alors pourquoi ? Parce que manger équilibré coûte cher parce que les logements insalubres fragilisent la santé parce que l'accès aux soins est souvent plus compliqué. Résultat, les maladies chroniques ne sont pas qu'une question de génétique ou d'âge.

Elles révèlent aussi crument l'ampleur des fractures sociales et environnementales de notre pays. Mardi, nous recevions Raphaël Prado, porte-parole d'attaque dans le journal des luttes. Il nous explique comment ces décrets vont se répercuter sur le système de santé.

On l'écoute. La tension c'est beaucoup focalisé sur la journée. Moi je pense que le plus le plus symptomatique c'est le déremboursement des médicamentes.

C'està-dire qu'en fait on vous dit il faut responsabiliser les les malades comme si quand vous alliez vous soigner c'est parce qu'en fait vous faisiez plaisir. Et ça c'est très révélateur. Pourquoi ?

Parce que si on dérembourse les médicaments, ça veut dire que demain les personnes qui en auront les moyens et bien elles vont plus passer effectivement par un remboursement public et ça va encourager une logique euh de complémentaire santé. Ça veut dire qu'en fait avec cette mesure, non seulement on fait des économies sur le dos des malades, ce qui est particulièrement scandaleux, mais en plus on réalise le rêve des libéraux. C'est pour ça aussi qu'on dit qu'ils instrumentalisent la dette publique, c'est qu'en réalité c'est ce qui leur permet de justifier ce qu'ils ont toujours voulu faire à savoir sortir la santé d'une logique de solidarité, de redistribution.

Comme toujours en Macronie, ce sont les plus vulnérables qui payaient le prix fort et tout se passe en Catini bien à l'abri des regards. Cette orientation n'est pas une surprise. Depuis 1 an, le gouvernement a déjà doublé les franchises et a durci les arrêts maladies.

Le 15 juillet, Bairou déclarait encore la santé ne peut pas être un marché où les consommateurs seraient sans frein. Remarquez le vocabulaire, on croirait un banquier en pleine leçon de moral. Faut croire qu'il a vite appris de son patron.

La multiplication des raisonnables, un certain nombre de pratiques qu'il faut réguler la multiplication des raisonnables par certains patient des visites pour contrôler un diagnostic ou pour contrôler ce que leur a dit le médecin précédent ou la multiplication toujours des raisonnables des mêmes radios ou des mêmes scaners parfois à 15 jours d'intervalle. Tout cela n'apporte rien au patient. La santé ne peut pas être seulement un marché sur lequel les consommateurs soient sans frein et sans limite.

La ministre de la santé, Catherine Vautrin, avait déjà laissé filtrer cette idée dès le début de l'été en déclarant "Il faut arrêter avec cette idée que l'assurance maladie, c'est gratuit. Le fil rouge du macronisme et de la droite, faire d'un droit universel un produit payant et faire porter la culpabilité sur les malades plutôt que d'investir dans la solidarité. Le dimanche 31 août, le Premier ministre en a rajouté une couche en mettant la responsabilité de la dette sur le dos des Français.

Votre formule laisse entendre que c'est les gouvernements qui dépensent l'argent. C'est pas vrai. C'est l'État là.

C'est l'État. Ici, c'est l'État. Oui.

Non, ce sont les Français h à qui on a mis à disposition pour les retraites et immense sommes. Et vous savez que j'ai déployé des trésors de je sais pas quoi de de d'ingéniosité pour que ce chiffre apparaisse. Les retraites, ça coûte à l'État entre 40 et 50 milliards par an.

Deuxièmement, pour la SQ. Alors non, monsieur Bairou, ce n'est pas à cause des malades ou encore des retraités, mais bien à cause des choix de ceux qui nous gouvernent que la dette augmente. Cela fait 8 ans que Macron est au pouvoir et qu'il a creusé le déficit, notamment en supprimant les impôts sur les plus riches et en multipliant les cadeaux fiscaux aux entreprises.

On a fait le point dans l'instant Porsché du 28 juillet. Je vous propose de réécouter. Quand vous regardez le niveau de la dépense publique aujourd'hui en pourcentage de PIB, on est à 57 % du PIB, elle est au même niveau qu'en 2017.

Elle est au même niveau. Donc c'est pas la dépense publique qui a augmenté, c'est les baisses de rentrée fiscale. Face à ce mépris, la colère gronde, deux syndicats, l'UNSA et la CGT se sont insurgés contre l'examen des trois décrets prévus ce jeudi.

On écoute Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT. Nous, ce que nous voulons, c'est un tout autre budget. Il faut renvoyer aux oubliettes de l'histoire ce musée des horreurs et il faut imposer nos exigences sociales.

Pour ça, euh ce projet de budget doit être construit sous le tempo de la mobilisation. Euh le 18 septembre, c'est une première date intersyndicale, mais les organisations syndicales ont convenu de se revoir euh juste après le 18 septembre ou à tout moment si c'était nécessaire pour que ce projet de budget y soit sous la vigilance et sous la mobilisation permanente des travailleuses et des travailleurs. Par exemple, pour un fonctionnaire qui gagne 2300 € par mois et qui va 2300 € brut par mois et qui va deux fois chez le médecin par an, et bien la facture ça serait 740 € en moins en 2026.

Pour un salarié du privé, ça serait 346 € en moins. C'est considérable. Même le président de la Caisse nationale d'assurance maladie, Fabrice Gombert est sorti de sa réserve.

Dans une lettre adressée à Catherine Vrin, il écrit "Sur un sujet aussi sensible politiquement et structurant pour l'accès aux soins, l'examen de ces textes devrait être reporté et aurait dû dès le départ être intégré au débats parlementaires. Mais comme toujours chez les macronistes, gouverner rime avec décision solitaires, passé en force, sans vote et sans écouter personne. Même son de cloche chez France Assoé, l'Union interassociative de défense des droits des malades.

Elle dénonce elle aussi l'absence totale de débat démocratique sur des mesures qui viendront entraver l'accès aux soins en augmentant les restes à charge. Pour cette fédération qui représente donc les patients, le constat est limpide. C'est un recul net du droit à la santé en France.

Mais rien n'y fait, Bairou avance encore et toujours contre le peuple. Dans les colonnes de nos confrères de LUMA, Denis Gravouille de la CGT raconte la manœuvre. Initialement, l'exécutif voulait passer ses mesures le 26 août.

Puis un conseil spécial a été convoqué le 4 septembre alors qu'une réunion était déjà programmé le 11. Ces manœuvres ont tout l'air d'un passage en force avant que l'exécutif ne puisse tomber. Et comme si s'attaquer aux malades ne suffisait pas, une autre cible est choisie, tout aussi facile.

Les étrangers via l'aide médicale d'État, la fameuse AME, devenue pensée obsessionnelle pour la droite et l'extrême droite, ce dispositif qui coûte 1,2 milliards d'euros par an, soit 0,5 % des dépenses de santé, garantit un minimum de soins aux personnes en situation irrégulière dans la limite évidemment des tarifs de la sécurité sociale. Les nouveaux décrets du gouvernement prévoi d'exclure certains actes, notamment les lunettes, les soins dentaires prothétiques ou encore les prothèses auditives et de compliquer les conditions d'accès à l'AME. L'exécutif assume une ligne de continuité.

Sophie Primas a assuré ce mercredi 3 septembre que ces décrets ne font pas prendre de risques sanitaires. Deux décrets qui qui n'empêche pas la ME naturellement, qui ne font pas prendre de risques sanitaires ou qui ne sont pas inhumains vis-à-vis de certaines populations, mais qui restreignent en fait enfin qui évitent la fraude et qui restreignent un certain nombre de prestations médicales qui sont parfois même un peu caricaturales. Les déclarations de la porte-parole du gouvernement vont pourtant à l'encontre de l'alerte lancée par le comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires, le Covars, composé de professionnels de santé.

Le comité a mis en garde le gouvernement. Le maintien de l'accès aux soins pour tous est un enjeu crucial de santé publique et de protection de la société contre les risques sanitaires. Sans prise en charge dès l'apparition des premiers symptômes, les malades pourraient répandre des infections à grande échelle.

Le covars prévient aussi que tout retard dans l'accès aux soins risque de transformer de simples pathologies peu coûteuses en hospitalisation lourde et chère. Mais malgré ses mises en garde des professionnels de santé, le gouvernement continue de faire la sour d'oreille avec un objectif en tête. Draguer le RN et chercher à raller la droite dure en espérant sauver peut-être son vote de confiance.

C'est donc une manœuvre politique autant que budgétaire. Un signal envoyé à Bruno Retaillot et au rassemblement national. Une dernière maintendue avant la chute.

La gauche de son côté fulmine. L'insoumise Manon Aubri accuse Bairou, je cite, de répondre aux obsessions racistes du RN. Olivier Fortrétaire du PS, dénonce des clins d'œil pour sauver sa tête.

Le député Génération Benjamin Lucas conclut quant à lui : "La santé et la dignité humaine sont sacrifiés par un misérable politicien." Le message mérite d'être clair. La méthode est toujours la même.

Contourner le parlement, écraser le dialogue social, gouverner par décret. C'est ce que le député insoumis Adrien Clou appelle une démocratie homéopathique. Un régime qui sert la démocratie en minuscule dose juste pour la façade mais jamais pour le peuple.

Ça ne surprendra personne. Ce budget austéritaire du gouvernement est complètement déconnecté de la réalité sociale. Selon un sondage ifOP, 37 % des Français ont déjà renoncé à un soin ou à un équipement médical faute de moyen.

Le reste à charge moyen dépasse 270 € par an et par personne et grimpe à plus de 1500 € lorsqu'on inclut les coûts cachés comme le matériel non remboursé ou les frédits de confort. Ça peut être certains médicaments, des contraceptifs également, l'installation, je ne sais pas, d'un lit médicalisé ou l'accompagnement psychologique et tout ça, c'est les chiffres de France à santé. Dans ce contexte doublé encore, les franchises revient à transformer la santé en luxe, réservé aux seuls qui peuvent se le permettre.

C'est donc transformer un droit fondamental en privilège payant. Cette méthode de passage en force n'est évidemment pas nouvelle. Malgré les critiques des associations de défense des migrants et même du Conseil constitutionnel, le gouvernement avait publié en douce le 16 juillet 2024, donc juste après le 2e tour des législatives, six décrets d'application de la loi immigration à peine quelques heures avant la démission du premier ministre.

Drmanin avait donc profité du chaos politique et de la démission du gouvernement pour imposer les mesures les plus dures quit à courtcircuité la volonté populaire. Un an plus tard, le scénario se répète inexorablement et face à ces offensives politiques, l'intersyndical ne désarme pas. La CFDT, la CGTFO solidaire, la FSU et bien d'autres encore appellent ensemble à une mobilisation populaire massive à partir du 10 septembre pour bloquer l'ensemble des mesures austéritaires et faire entendre la voix des citoyens.

On passe au reste de l'actualité et la bataille des chiffres entre Ellisabeth Born et le FNES FSU, le syndicat des enseignants du second degré. À la rentrée, la ministre de l'éducation nationale a annoncé en effet un manque de 2500 professeurs. Le syndicat dément et estime que c'est en réalité beaucoup plus.

Selon l'enquête publiée jeudi 4 septembre par le FNES FSU, les 3/4 des collèges et lycées, très exactement 73 % de ces établissements, présentent une équipe pédagogique et éducative incomplète. Il manquait au moins un professeur dans plus de la moitié des établissements publics. À l'heure où la jeunesse va mal, où elle grandit dans un monde à la complexité croissante où elle a besoin de plus d'adultes, le manque de personnel est désastreux, s' alarme le syndicat.

On poursuit avec la France condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme. Jeudi 4 septembre, la Cour a épinglé l'État français pour les lacunes de son cadre juridique relatif au consentement et les défaillances de l'enquête sur un pharmacien accusé d'avoir imposé à une collègue une relation sadomazochiste. Dans l'arrêté, il est considéré que, je cite, "La France a manqué à ses obligations positives qui lui imposent d'instaurer des disposition incriminant et réprimant les actes sexuels non consentis et de les appliquer de façon effective." Plus concrètement, la CEDH reproche à la France la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme touchant à l'interdiction de la torture et au respect de la vie privée.

La France devra verser à la requérente 20000 € au titre du dommage moral et un peu plus de 1500 € pour ses frais de justice. peu avant que la CEDH ne rende son arrêt, l'avocate de la plaignante, maître Vignola, avait déclaré qu'une condamnation de la France aurait pour vertu, je cite, de motiver le gouvernement français à rendre effective une loi qui soit plus protectrice pour les femmes et à pousser les juges à améliorer l'interprétation de la loi. Nina Bonhomme Janoto, juriste à l'association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, partie civile dans cette affaire, rappelle à juste titre que c'est finalement la définition du viol qui est plus largement en jeu dans cette affaire.

Et on termine avec l'international et une mauvaise nouvelle, encore une pour le droit des femmes aux États-Unis. Au Texas, le Sénat vient en effet d'adopter à 17 voix contre neuf un projet de loi visant à limiter l'accès aux pilules abortives. Une fois promulgué, le texte permettra à tout citoyen, sans même être partie prenante, de poursuivre en justice toute personne facilitant l'acheminement de la pilule dans cet état qui interdit l'IVG depuis 2022.

Auprès de nos confrères du New York Times, la sénatrice démocrate Carole Alvarado fustige le texte en expliquant que ce dernier, je cite, donne au Texan le rôle de chasseur de prime. Cette loi permet à n'importe quel citoyen à titre privé de poursuivre en justice tout contrevenant à l'interdiction des pilules abortives avec des dommages et intérêts s'élevant à 100000 dollars. Une loi qui encourage donc vivement l'adation et qui donne encore un grand coup et liberté des femmes à disposer de leur corps comme elles le souhaitent.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas, les milliardaires financent la haine.

Le média a lancé sa reposte, une campagne de financement citoyenne pour y poster sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne. Alors, parlez-en autour de vous et si vous le pouvez, rejoignez la lutte sur campagne.fr et abonnez-vous aussi à nos deux chaînes YouTube, Le Méia TV et le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes.

Très bonne soirée sur le média. [Musique]

ALERTE ! BAYROU PROFITE DE SA CHUTE POUR FAIRE PASSER LE PIRE ! — François Bayrou · Pourquijevote