L'invité de Bourdin Direct : Xavier Bertrand - 07/07
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Bertrand, bonjour. Bonjour. Président de la région des Hauts-de-France, candidat à la présidence de la République, candidat jusqu'au bout. Vous ne serez pas candidat à une primaire éventuelle des Républiques ?
Je suis candidat à l'élection présidentielle pour être président de la République. Donc c'est-à-dire cette rencontre entre un homme, une femme et les Français, sans filtre et sans primaire.
Voilà, sans primaire, quoi qu'il arrive, même si les Républicains présentent un candidat.
Quoi qu'il arrive, mais j'aurais vous livré une conviction. Allez-y. Je suis convaincu qu'il n'y aura qu'un candidat, un seul, de la droite républicaine à cette élection présidentielle, qu'il sera qualifié pour le second tour et qu'il remportera l'élection présidentielle. Un seul candidat.
Mais sur quoi repose cette conviction, David Bertrand ?
Être candidat à l'élection présidentielle, c'est aussi un moment de vérité, de sincérité, de foi en la démocratie. Et j'ai cette conviction profonde. Je le vois avec les déplacements dans les Hauts-de-France et pas seulement dans les Hauts-de-France. Je pense que les Français, aujourd'hui, ont compris que c'était la droite républicaine, la droite populaire, qui avait les solutions pour redresser le pays. J'ai le sentiment aussi qu'il y a l'esprit de responsabilité qui va davantage souffler. Ça fait 15 ans, 15 ans, que nous n'avons pas remporté l'élection présidentielle. C'était avec Nicolas Sarkozy.
Et aujourd'hui, le fait de sentir que ce sont les solutions de droite qui feront vraiment du bien au pays et qu'on a cette possibilité de l'emporter, je pense que ça fera aussi la différence et que ça fera aussi pencher la balance dans le sens de l'intérêt général, tout en sachant que j'ai une responsabilité particulière. C'est aussi à moi de conduire ce rassemblement. C'est aussi à moi de trouver les solutions pour que chacun trouve sa place, chacun avec ses différences. Certains m'ont rejoint, m'ont déjà rejoint, Guillaume Pelletier, beaucoup d'élus locaux, des parlementaires.
Mais ce sera aussi à moi de trouver les conditions de ce rassemblement en restant sur une ligne qui est la mienne, le rétablissement de l'autorité pour mettre un terme au désordre que nous connaissons et ensuite permettre aux Français de vivre en paix et en sécurité, de vivre de leur travail et de mettre en place ce nouveau projet de société auquel je crois, et vous-même qui êtes provincial, vous voyez à quoi je fais allusion, cette république des territoires pour sortir du centralisme qui cause tant de dégâts dans notre pays.
Xavier Bertrand, nous allons entrer d'ailleurs dans vos propositions, mais regardons un peu la politique, la situation politique. Je lis ce que vient de déclarer Christian Jacob, le patron des Républicains. Xavier Bertrand a trop d'expérience politique pour savoir que seul, il ne peut pas gagner. Et il ajoute, sans les Républicains, Xavier Bertrand n'aurait pas gagné les élections régionales. Et il le sait. Et il le sait. C'est un avertissement. Comment le prenez-vous ? Je suis d'accord avec lui.
On ne gagne jamais seul. On ne gagne jamais seul dans la vie. Et pardon, je vais même plus loin. On ne dirige jamais seul. L'idée de l'homme providentiel, partait de toutes les compétences, de tous les diplômes qu'il serait capable de diriger tout seul, ça n'existe pas et ça ne marche pas. À la tête de ma région, 6 millions d'habitants, vous pensez que je l'ai dirigé tout seul ? Sans mes vice-présidents, sans travailler avec les uns et avec les autres ? Et encore une fois, toutes ces questions-là, j'ai mes idées, j'ai mes convictions. J'ai quitté les Républicains. Ce n'est plus mon parti, mais c'est ma famille politique.
Vous avez quitté les Républicains, vous demandez aux Républicains de se ranger derrière vous. Je leur dis... Comprenez. Est-ce que vous comprenez leur réticence ?
Oui, mais il faut aussi qu'ils comprennent une chose. Quoi ? C'est cette soif d'indépendance qui est la mienne, de liberté qui est la mienne. Je vous l'ai dit à l'instant, c'est ma famille... De détermination ? Bien sûr, bien sûr. Mais je crois que ceux qui me connaissent bien n'en doutent pas un seul instant, mais même les autres se rendent compte, au final, que cette détermination, c'est aussi l'une des clés de la réussite. Je vous l'ai dit, être candidat à l'élection présidentielle, c'est une longue préparation. C'est aussi de se dire qu'il y a un moment où vous êtes avec une vérité intérieure et que cette authenticité, elle est ressentie, oui ou non.
C'est pour ça que je suis candidat à cette élection présidentielle. Et c'est pour ça que c'est maintenant que j'ai le sentiment d'être préparé.
C'est quoi une primaire ? Une primaire, c'est un piège ? C'est quoi, Xavier Bertrand ?
Elle a laissé des sacrés souvenirs, cette primaire. Elle a laissé des sacrés souvenirs, avec les divisions. Parce qu'on dit, oui, mais il y a des différences, au final, on se rassemble. Non, non. On se divise plus qu'on ne se rassemble. Et il ne faut pas oublier que même par le passé, ceux qui, en 2017, sont passés par la primaire ne sont pas allés au second tour. Et puis, il y a aussi ce souci. Ce rassemblement, il est essentiel. Les Républicains, vous l'avez dit. Mais aussi la droite et le centre. Et plus largement. Vous savez, aujourd'hui, chose est certaine, je n'ai jamais eu l'esprit de clan. J'ai des défauts, mais je ne suis certainement pas sectaire.
Et je crois vraiment à cette idée de rassemblement. C'est ma famille politique, les Républicains. C'est là où j'ai le plus d'amis. Mais encore une fois, je tiens plus que tout. Ou d'ennemis. Plus que tout. D'amis ou d'ennemis. Qui n'a pas d'amis n'a pas d'ennemis.
Moi, je me souviens, je me souviens, le qualificatif. On vous appelait Séraphin Lampion. Vous vous souvenez de cela ? J'en ai entendu d'autres. Petit assureur de province. Petit assureur qui était assureur d'ailleurs. J'en ai entendu. Vous avez dépassé tout cela ? Cette image de petit assureur de province qui tout à coup vient troubler le jeu politique. C'est-à-dire Bertrand ?
Certains le pensent toujours, mais au final. Au final. Peut-être parce que je ne suis pas vraiment du système. Je n'ai pas forcément fréquenté les mêmes écoles, les mêmes grandes écoles. Mais chez moi, ça n'a jamais nourri la moindre rancœur. Jamais. Et puis, il y a aussi autre chose. Vous me parlez notamment des partis politiques, des États-majorifs. J'ai du respect pour ceux qui sont dans les partis hautes. Mais vous voyez, à la tête de la région, à la tête de la région, j'avais les comptes à rendre à 6 millions de personnes. Et je pense que c'est ça la vraie règle. Et demain, si les Français me font confiance, j'aurai des comptes à rendre à 67 millions de Français.
C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'ai entendu beaucoup de remarques après ce que j'ai indiqué. Je suis candidat pour être président de la République pour un mandat de 5 ans. Et c'est tout. Et c'est tout. Je crois, moi, à un mandat, je m'appliquerai, si les Français me font confiance, de 5 ans non renouvelables. Parce que je veux pouvoir redresser le pays sans contrainte.
Vous croyez aussi à un mandat de 7 ans non renouvelables ? Je le sais. Parce que j'ai entendu certaines de vos déclarations. Parce que je pense que ça nous donne... Si vous êtes élu président de la République, vous changerez ? Vous changerez cela ?
Je me l'appliquerai à moi-même. Oui. Et avant de savoir si nous avons le temps et si c'est une priorité que de changer ce règlement institutionnel, la Constitution en la matière, je consulterai, mais je ne veux pas non plus dicter la conduite aux autres. J'ai ce principe et encore une fois, je veux vraiment insister là-dessus. Pourquoi sur la question d'un mandat unique ? Je l'ai vu l'expérience, j'ai côtoyé des responsables politiques, des présidents, du jour où nous sommes passés à 5 ans. L'idée n'est pas de chercher à faire un mandat, mais d'en faire deux.
Et je suis convaincu que vous ne pouvez pas regarder à la fois l'intérêt général, les réformes qui sont à conduire, et votre courbe de popularité et vos sondages personnels tous les mois. Il faut choisir. Je choisis l'intérêt général. Et je le dis, ce n'est pas une question d'âge, mais j'ai le sentiment que toute votre énergie, vous devez la mettre pour faire. Avec Xavier Bertrand. Pour réussir et pour redresser.
Élections présidentielles les 10 et 24 avril. Enfin, les dates ne sont pas encore fixées. Les dates officielles ne sont pas fixées. Vous pensez que ça l'était ? On nous l'avait annoncé ? Oui, mais ça ne l'est pas. Ça n'a pas encore été présenté en Conseil des ministres. C'est le gouvernement qui l'avait annoncé. C'est le gouvernement qui l'avait annoncé. Mais ce n'est pas officiel pour l'instant. Bon, ça ne vous gêne pas. Que ce soit le 10, 24 avril ou un peu plus tard.
J'avais été très surpris quand on vous annonce qu'on donne ces dates avant même le second tour. Ce qui était certainement aussi une façon pour le gouvernement d'enjamber le second tour des régionales. Et c'était aussi une façon du... Oh, ce n'est pas si important. L'élection la plus importante sera la présidentielle. Mais je voudrais aussi revenir sur un point. On ne peut pas traiter avec désinvolture ce qui s'est passé aux élections régionales. Je ne parle pas seulement du résultat aux élections régionales. Je ne parle pas seulement du score du parti du président. Non, c'est l'abstention. Deux Français sur trois qui disent très clairement nous n'avons pas envie d'aller voter.
Ce n'est pas une anecdote. Je sais que l'abstention progresse. Elle s'installe dans notre pays depuis bien longtemps comme dans beaucoup de démocraties.
Mais parce que les Français ne vous croient plus ni vous ni les autres.
Pourquoi ils ne vous croient plus ? Je vais vous dire. Ce n'est pas de la faute des Français. C'est de la faute des politiques. À force d'entendre des politiques dire « Oh, ce n'est pas de notre faute. Oh, c'est l'administration. Oh, c'est l'Europe. » Et nous, on n'y peut rien. Les gens se disent « Mais à quoi ça sert d'aller voter ? » Eh bien, moi, je veux leur dire une chose. Ça sert d'aller voter parce que la politique n'est pas morte. La politique n'est pas morte à condition qu'elle ait bien en tête l'intérêt général et qu'elle cherche à améliorer la vie des Français. La crise de la politique, Jean-Jacques Bourdin, c'est une crise des résultats. Faites revenir la sécurité et l'autorité.
Faites revenir l'emploi et permettez à ceux qui travaillent de vraiment vivre et faire appliquer les lois plutôt que d'en voter tous les quatre matins. Dans ces conditions-là, les Français se diront « Ça sert à quelque chose d'aller à nouveau voter. » Crise des résultats. Il faut en finir avec cette crise des résultats.
Trois questions d'actualité. Ensuite, je passe aux questions sociales et économiques. Importantes, parce que les Français ont besoin de pouvoir d'achat. Xavier Bertrand, pourriez-vous travailler avec Robert Ménard ? Non. On dit ça parce que... Non, c'est simple. C'est ce que disait Guillaume Beltier. Votre soutien. C'est clair. Si Éric Dupond-Moretti est mis en examen le 16 juillet, devra-t-il quitter le ministère de la Justice ?
On va voir quelle jurisprudence va appliquer le président de la République.
Il n'y aura pas de référendum sur le climat. Le Sénat a voté contre. Est-ce que c'est une faute politique ?
Je pense que c'est le président de la République qui a cherché à faire un artifice de communication sur ce sujet plus que le Sénat. Le Sénat a posé des questions qui sont des questions très intelligentes en la matière. On a bien vu de la part du président la ficelle et la ficelle était grosse. Mais ce qui veut dire quand même que cette lutte pour le climat... Je suis père de famille. J'ai quatre enfants. Je sais pertinemment la responsabilité qui est la nôtre parce que je les veux...
Mais que dites-vous de l'urgence climatique ? Je n'ai pas vu grand-chose.
Que dites-vous de l'urgence climatique ? Je l'ai fait. Je ne l'ai pas seulement dit. Je l'ai fait. La région des Hauts-de-France est une région qui est pilote pour marier l'économie et l'écologie avec une politique qui n'est pas née sous mon mandat, qui est née sous le mandat de mon prédécesseur Daniel Percheron avec quelqu'un qui était Philippe Vasseur du Monde Économique qui marie l'économie et l'écologie. Moi, je ne veux pas de décroissance parce qu'aller dire aux gens qu'il faudra moins d'emplois et moins de pouvoir d'achat pour vivre dans un environnement avec un climat plus favorable. Je suis désolé, je ne suis pas d'accord. Je suis ancien ministre de la Santé.
Environnement et Santé, je connais bien le lien. Et donc, il est hors de question de passer à côté de ce rendez-vous. Maintenant, je vais plus loin, c'est la région des Hauts-de-France où vous avez des opérations plantations d'un million d'arbres sur trois ans et on va continuer avec le succès. C'est la question de la captation du carbone, de l'hydrogène également et de permettre notamment aux trains, aux transports les plus lourds et aussi à l'industrie de pouvoir se convertir. Mais je peux vous dire une chose supplémentaire là-dessus ? Oui, parce qu'on n'en parle pas beaucoup. L'écologie, elle doit être populaire, accessible à tous.
Et je trouve scandaleuse la façon dont sont mises en place aujourd'hui les fameuses zones de faibles émissions. On est en train de se préparer une nouvelle forme de révolte de ceux à qui on a dit par le passé achetez une voiture diesel. Ça ne pollue pas, ça consomme moins et ça coûte moins cher et de leur dire aujourd'hui votre voiture diesel elle est trop ancienne elle est trop polante et vous, vous n'aurez plus le droit d'aller dans le cœur des villes. Mais je suis concret. Mais attendez, je suis très concret. Ces décisions-là doivent être suspendues.
Il n'y a pas et il n'y aura pas avec moi de citoyens de second zone Vous suspendez ces décisions-là si vous êtes élu président de la République. qui sont interdits qui sont interdits d'aller notamment dans le cœur des villes tant qu'on ne leur permettra pas tant qu'on ne leur permettra pas d'avoir les moyens de changer de véhicule. Vous n'allez pas les rendre prisonniers de leur voiture et assignés à résident. Vous savez, dans le message des gilets jaunes des ronds-points des ronds-points pas ceux qui sont allés défigurer à l'Arc de Triomphe qui sont allés casser avec les Black Blocs ceux des ronds-points qui n'ont jamais cassé quoi que ce soit. Il y avait cette idée de pouvoir d'achat.
On travaille et on n'arrive pas à s'en sortir. Je vais y venir. Et quand on n'habite pas dans le cœur des grandes villes nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone. Moi ce message-là je ne l'ai pas oublié et j'y apporterai des réponses. Alors justement
les réponses on va les entendre mais l'urgence climatique qui entre faut-il faire entrer dans la Constitution l'urgence climatique ? Oui ou non ? C'était l'objet du référendum sur le climat.
Mais c'était pardonnez-moi il y avait une véritable question d'affichage et d'affichage politique à quelques mois de la France. Ce débat-là bien sûr qu'on doit l'avoir en responsabilité Est-ce qu'on doit faire entrer l'urgence climatique dans la Constitution ? Oui ou non ? On n'est pas très loin en termes d'âge. On a cette responsabilité mais avant la Constitution avant des mots dans ce qu'est notre texte le plus important ce sont des actes dont on a besoin.
Oui des actes peut-être Et puis je vais plus loin vous prenez notamment la région des Hauts-de-France la région des Hauts-de-France nous avons notamment sur la métropole lilloise nous avons c'est vrai des taux de pollution qui sont importants mais contrairement à ce que l'on pense c'est pas seulement dans la région c'est pas seulement la métropole lilloise qui a la réponse parce que c'est la question également avec un certain nombre de vents dominants régulièrement ce qui nous vient de notre pays vous voulez que je vous dise une chose je rencontrerai vendredi matin Armin Lachette qui est le candidat allemand pour la chancellerie pour la CDU je vais aussi lui indiquer qu'on ne peut pas nous continuer à miser sur le nucléaire vous le savez je suis un partisan du nucléaire et je veux également que l'on accélère la mise en place des EPR et d'avoir nos amis allemands qui ont une politique qui est complètement inverse de la nôtre parce que honnêtement quand ils ont décidé la fin du nucléaire et les centrales à charbon on pense encore une fois qu'il n'y a pas d'incidence sur le climat chez nous donc vous le voyez cet enjeu il est international bien évidemment il y a les COP mais il est aussi européen
alors urgence vous ne m'avez pas répondu sur l'urgence climatique dans la constitution parce que je me méfie des grandes déclarations des principes il n'y a que les actes et les résultats autre urgence la lutte contre les inégalités et le pouvoir d'achat simplement la fortune de Bernard Reneau qui augmente de plusieurs dizaines de milliards d'euros pendant la crise sanitaire et parallèlement les français qui ne voient pas leur pouvoir d'achat augmenter pendant la même crise sanitaire n'y a-t-il pas là une inégalité flagrante ?
je voudrais davantage de français qui réussissent qui réussissent bien et dans ma région les Hauts-de-France comme en France vous avez à la fois des gens qui vont bien et des gens qui ne vont pas bien il y a deux France il y a la France qui va bien et celle qui ne va pas bien il ne faut en faire qu'une il ne faut en faire qu'une et la question n'est pas de chercher à faire partir ceux qui réussissent c'est de permettre encore une fois à tout le monde de trouver sa place je peux juste que proposez-vous ? alors que proposez-vous ?
c'est très important je vais aller à la rencontre des français pendant cet été et je vais leur proposer un certain nombre de solutions notamment pour ceux qui travaillent qui travaillent dur et qui n'arrivent pas à s'en sortir vous êtes au SMIC vous êtes un peu au-dessus du SMIC je veux qu'ils aient la possibilité de mieux vivre de leur travail faire plaisir à leurs enfants et bien justement je suis en train de travailler sur des solutions très concrètes pour leur permettre à ceux-là de mieux vivre lesquels ? des projets d'avenir les propositions elles vont venir et je suis prêt à revenir même sur votre plateau mais vous me permettez une chose non non non mais dites-moi dites-moi dites-moi
pour améliorer le poids d'achat et les conditions de vie quelle proposition
majeure allez-vous faire ? alors je reviendrai les propositions elles viendront en leur temps mais c'est mon axe majeur c'est-à-dire attendez je vous donne un exemple mais vous aviez proposé une prime j'allais y venir j'allais y venir vous connaissez bien tous les dispositifs qui existent dans les Hauts-de-France
je connais tous les dispositifs et j'ai travaillé nous aidons
votre réputation n'est plus à faire clairement nous avons décidé d'aider ceux qui travaillent et qui prennent leur voiture pour travailler plus de 100 000 personnes dans la région quand vous travaillez dans la région des Hauts-de-France et que vous devez faire garder vos enfants vous êtes aidé et nous allons
donc vous allez généraliser si vous êtes élu président de la république
à toute la France aider les gens qui travaillent oui aider les gens qui travaillent oui je suis en train de chercher la meilleure méthode de façon à ce que l'on puisse leur dire qu'ils ne sont pas bloqués qu'il n'y a pas un plafond de verre mais vous avez quand même des gens qui travaillent et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts mais un pays dans lequel même en travaillant vous ne réussissez pas vous ne faites jamais plaisir à vos enfants mais il ne faut pas avoir fait des grandes études pour comprendre qu'on va dans le mur ça ne peut pas durer comme ça il faut à la fois libérer ceux qui donnent du travail mais il faut aussi permettre à ceux qui bossent de mieux s'en sortir et ce que j'ai fait dans ma région avec les moyens qui sont ceux du conseil régional des Hauts-de-France oui je veux le faire pour toute la France et je reviendrai vous voir pour vous faire part de ces propositions très concrètes et pas pour la fin du quinquennat défiscalisé de la première année je vais plus loin nous ne réussirons nous ne réussirons à redresser notre pays à conduire des réformes indispensables que si nous avons tout le monde avec nous les classes moyennes les catégories populaires et s'il n'y a pas du concret il n'y a pas des résultats il n'y aura pas
le retour de la confiance nous prenons rendez-vous pour la rentrée Xavier Bertrand la réforme des retraites est-ce qu'il faut l'engager avant la fin la reprendre avant la fin du quinquennat
un président de la république il a vocation à travailler jusqu'au dernier jour de son mandat c'est une évidence si vous voulez réussir une réforme il faut être en confiance il y a eu le sommet social c'est à ça que vous faites l'allusion le sujet n'a pas été clairement posé sur la table par le président et je serais très étonné qu'il en parle dans les jours qui viennent alors qu'il n'a pas abordé le sujet avec les partenaires sociaux c'est une question de respect c'est une question de confiance une réforme une belle réforme c'est une question de compromis donc il ne peut pas reprendre cette réforme sans avoir précisé certaines choses c'est la moindre des choses
vous savez quoi ça s'appelle
la transparence mais ça s'appelle la vérité mais sans transparence sans vérité il n'y a pas de confiance
mais compte tenu de la situation sanitaire va-t-il pouvoir reprendre cette réforme des retraites
vous avez entièrement raison la priorité aujourd'hui ça reste la crise sanitaire qui n'est pas derrière nous je peux revenir sur les retraites un court instant
oui un court instant parce que vous proposiez vous proposiez un système de retraite mixte retraite par répartition et retraite par capitalisation vous avez défendu si si si
vous avez défendu je vais vous dire très précisément
vous avez évolué alors
je suis né en politique d'une certaine façon en 2003 avec la réforme des retraites et j'étais rapporteur avec Bernard Accoyer pourquoi cette réforme qui était une réforme difficile elle est passée elle a été acceptée il y a eu un compromis notamment avec la CFDT il y avait des mesures qui étaient des mesures d'effort public et privé exactement la même durée de cotisation c'était pas simple à l'époque mais il y avait je suis fier de l'avoir porté des mesures de justice ceux qui avaient commencé à travailler très jeunes 14, 15, 16 ans n'allaient pas jusqu'au bout de la route et ils partaient avant mesure qui était demandée depuis des années et d'ailleurs c'est cette droite cette droite populaire cette droite sociale qui l'a mis en place si vous voulez demain préserver les pensions des retraités pour moi c'est très important si vous voulez maintenir notre système de retraite dans ces conditions là il faudra accepter et je le dis de travailler un peu plus longtemps pas du jour au lendemain d'ici la fin de la décennie il nous faudra deux années de plus si nous voulons garder le niveau des retraites et permettre aux futurs retraités d'avoir une retraite digne de ce don mais Jean-Jacques Bourdin ceux qui sont usés par leur travail ceux-là ne devront pas avoir la même durée de cotisation et puis tant que les salaires des femmes ne sont pas les mêmes alors il faut qu'il y ait des avantages en matière de retraite pour les femmes c'est une question de justice notre pays est prêt aux réformes mais il lui faut la justice or la justice comme je le disais à l'instant ça n'est pas la marque de fabrique du président de la république
Xavier Bertrand le variant Delta progresse en France tout le monde s'inquiète à juste raison Olivier Véran reçoit aujourd'hui les représentants des personnels soignants alors question simple faut-il vite obliger les soignants en fait toutes les personnes en contact avec les malades avec les fragiles les personnes âgées à se faire vacciner
je rencontrerai d'ici la fin de la semaine des soignants dans des établissements vaccinés et non vaccinés pour m'entretenir avec eux là c'est pareil c'est un peu comme ce que vous me disiez pour la constitution tout à l'heure voter une loi c'est pas la chose la plus compliquée et il se passe quoi derrière et il se passe quoi c'est à dire que les soignants savent bien qu'ils ont une responsabilité particulière ils ont cette façon de nous sauver d'accompagner nos plus fragiles et entre parenthèses n'oublions pas non plus que nous les applaudissions mais il est vrai aujourd'hui que quand on est en contact avec des malades on peut pas prendre le risque de les contaminer la question vous votez une loi et derrière vous faites quoi vous les mettez à pied alors qu'on en a besoin dans les établissements c'est ce que je veux comprendre moi dans les jours qui viennent c'est pourquoi ils ne sont pas vaccinés est-ce que c'est parce qu'ils sont anti-vaccin alors que nous savons toutes et tous qu'aujourd'hui c'est peut-être un geste politique alors justement il faut l'expliquer et convaincre plutôt que contraindre c'est très facile donc vous n'êtes pas favorable aujourd'hui à une obligation vaccinale des soignants je peux en parler avec des experts j'aime bien en parler avec des gens
donc vous adhérez au principe mais votre opinion n'est pas encore je veux comprendre la moitié
évidemment qu'on se dit il faut qu'ils se vaccinent et évidemment mais derrière encore une fois derrière une loi il est plus important que le vote de la loi c'est l'application de la loi en revanche en revanche j'ai participé encore une fois avec une conférence zonale toute la zone des Hauts-de-France avec les préfets avec le directeur général de l'ARS elle n'est pas derrière nous la crise sanitaire elle n'est pas derrière nous il y a d'ores et déjà des mesures pour essayer de freiner la propagation du variant qui sont là mais je souhaite par contre que l'on développe beaucoup plus vite le pass sanitaire et de dire à ceux qui ne veulent pas se faire vacciner et pas seulement les soignants qu'ils ne peuvent pas nous mettre en risque et que s'ils font le choix de ne pas se faire vacciner alors ils doivent savoir qu'ils n'auront pas la même liberté que les autres
et ne pourront pas accéder à un cinéma un théâtre un restaurant ou un café
oui parce que c'est indispensable c'est une question de responsabilité et nous avons besoin de progresser sur la vaccination encore et encore j'avais demandé voilà quelques mois que la vaccination puisse être possible sur le lieu de vacances je vois que c'est le cas tant mieux mais nous n'avons pas aujourd'hui un taux de vaccination suffisant pour être à l'abri des variants personne n'a envie de revivre des mesures dures privatives de liberté tout le monde a envie de sortir de ce tunnel mais l'épidémie elle n'est pas derrière nous et nous avons absolument besoin d'accélérer sur la vaccination et je le dis c'est peut-être une mesure le fait de l'annoncer de la proposer ne fera pas plaisir mais encore une fois au nom de l'intérêt général il faut renforcer et développer le pass sanitaire dernière question
Xavier Bertrand j'ai lu, relu tout ce que vous avez déclaré alors élu président de la république demanderez-vous la réécriture ou l'abrogation de la loi Taubira la loi Taubira mariage pour tous oui est-ce que je demande la réécriture oui la réécriture non vous avez changé d'avis vous avez changé d'avis sur la question et puis j'ai une dernière question tiens c'était pas la dernière non c'est l'avant-dernière et le président de la république est-ce que vous supprimerez le droit du sol non plus là aussi vous avez évolué
en revanche j'aurai l'occasion de m'expliquer là-dessus oui je ne veux pas qu'on devienne français sans l'avoir dit clairement avec les droits et les devoirs que cela implique et sur ces questions d'immigration si nous voulons reprendre en main notre destin reprendre le contrôle sur notre politique migratoire je ferai des propositions notamment sur une politique de quota pour les métiers que l'on arrête d'avoir un droit d'asile qui soit dévoyé mais je maintiendrai le droit d'asile parce que cette tradition gaulliste elle est aussi la France mais en revanche personne ne doit devenir français sans avoir dit clairement qu'il veut devenir français en respectant les règles et les valeurs de la république
merci Xavier Bertrand d'être venu nous voir ce matin sur RMC et sur BFM TV il est 8h54 et sur BFM TV
et sur BFM TV et sur BFM TV
Xavier Bertrand