Anne Grommerch, députée de Moselle - Avec Anthony Rivat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que malgré les sondages défavorables, Sarkozy a encore ses chances ?
- 0:42OuverteRéponse partielle
Quels seront les grands thèmes de la campagne présidentielle ?
- 1:20FerméeRéponse directe
Vous êtes pour le référendum sur la réforme du chômage ?
- 2:37OuverteRéponse directe
François Hollande est en tête dans les sondages. Est-il un candidat crédible ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Sur quel critère la fermeture de Fessenheim est-elle décidée ?
- 4:38OuverteRéponse partielle
Peut-on parler d'un échec de la politique industrielle de Sarkozy en Moselle ?
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous et bienvenue. Elle a 41 ans. En 2008, elle est devenue députée de la 9e circonscription de Moselle suite au décès de Jean-Marie Deemange. Notre première invitée est Anne Gromerche. Anne Gromerche, bonjour. Bonjour. Nicolas Sarkoziier a annoncé mercredi sa candidature pour un second mandat. Est-ce que vous pensez que malgré les sondages qui lui sont défavorables, Sarkozi a encore ses chances pour Alors euh les sondages lui sont défavorables mais il n'était pas encore candidat. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui encore un français sur deux ne sait pas pour qui il va voter. C'est-à-dire que tout est encore à faire. Donc le la bataille commence et moi je suis très confiante quant à une victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain.
Quels seront à Grem les grands thèmes qui feront cette campagne de l'élection présidentielle ? Quels seront les sujets qui permettront à un candidat en particulier d'être élu ? Alors, je crois que ce qui est important aujourd'hui, c'est de de continuer euh la politique que nous avons mené jusqu'ici, c'est-à-dire de réduire les déficites au niveau de la France. Je crois que ce dont les Français ont besoin, c'est d'un candidat qui leur dit les choses, qui leur dit la vérité et pas de quelqu'un qui leur fait des promesses qui ne pourra jamais tenir. Quand on connaît l'état de nos finances aujourd'hui, quand on sait les objectifs que nous devons atteindre dans les engagements que nous avons pris au niveau de l'Europe notamment, il est évident qu'on peut pas faire n'importe quoi et qu'on
ne peut plus dépenser l'argent qu'on a pas. Voilà, donc ça c'est vraiment une certitude. Aujourd'hui, il y a il y a des thèmes qui vont être centraux. Je pense que celui du travail comme il l'a été le sera puisque c'est vraiment au cœur du débat puisqu'une société ne peut pas évoluer sans qu'on parle du travail euh se posera la question que le le président a évoqué hier euh mercredi donc au sujet des chômeurs et de savoir effectivement quelles sont les meilleures mesures à proposer pour que on ait moins de chômeurs aujourd'hui. Quand on sait qu'il y a 500000 emplois non pourvus en France et qu'à côté de ça, vous avez énormément de chômeurs qui ne répondent pas à ces demandes d'emploi, à ces offres d'emploi, c'est qu'il y a encore énormément de choses à
faire en terme de formation. Donc il y a un focus très fort qu'on a commencé sur la formation en général des jeunes, la formation par alternance et sur la formation des chômeurs bien entendu. Vous êtes pour ce mode de du référendum que propose Nicolas Sarkozy pour faire pour cette réforme du chômage. Alors Nicolas Sarkozi a proposé concernant le référendum, c'est de dire d'abord on met tous les partenaires autour de la table, les partenaires sociaux, les entreprises, tout le monde autour de la table pour essayer de trouver une solution. Si effectivement aucun accord n'est trouvé à ce moment-là, si ça coince comme il le dit à ce moment-là, ben c'est un sujet qui pourrait être présenté, proposé aux Français. Je crois que c'est important de pouvoir leur demander leur avis.
On l'a dit il y a quelques minutes, François Hollande est donc en tête dans les sondages. Est-ce que selon vous, il est un candidat assez crédible pour être sérieux ? Alors, si vous me posez la question à moi, je vous dirai que euh à mon sens euh quand je regarde le programme, j'ai énormément de doutes, d'autant que euh on voit vraiment les choses qui changent en en quelques heures. Euh à un moment donné euh dans le programme, François Hollande nous disait qu'il allait euh revenir à la retraite à 60 ans. Euh finalement, peu de temps après, il nous dit que ce ne sera pas retour pour tout le monde à la retraite à 60 ans, mais pour ceux qui ont cotisé un nombre d'années suffisants. en nous chiffrant son programme à 5 cette partie de son programme à 5 milliards d'euros alors
que ça coûtera 15 milliards d'euros et que pour que ça n'en coûte que 5, il faut rajouter les gens qui ont qui ont commencé à travailler avant l'âge de 18 ans, ce qui change tout. Euh quand on voit dans le le secteur de le domaine de la fiscalité où il nous parlait d'une grande réforme totale de la fiscalité, la mise à bas des niches fiscales, finalement il en est largement revenu et il ne parle plus que de plafonnement des niches fiscales. Plafonnement qui existe déjà aujourd'hui. Alors lui il parle d'un plafonnement à 10000 € aujourd'hui il est de 18000 plus 4 % du revenu. Donc on a des propositions qui sont faites et puis qui sont contrecarrées immédiatement sur le nucléaire puisque ici on a une circonscription avec une centrale nucléaire dans le domaine du
nucléaire. Au départ, il nous était annoncé donc une fermeture de 24 réacteurs sur 58. Finalement, on nous dit on ne va en fermer, on ne va fermer que Fenonheim. Sur quel critère ? Personne ne sait à part sur un critère d'âge parce qu'il y a une pression très forte des écolos et des Allemands en particulier. euh il il annonce la fermeture de Fessheim alors que l'autorité de sûreté nucléaire n'a pas dit qu'il fallait fermer Fessenheim et que la centrale était en danger. Donc on voit que euh euh il y a des annonces qui sont faites et puis en fonction de la réaction et ben euh il rechange et et il revient sur ses propos. Donc pour moi ça dénote d'un manque de crédibilité justement dans cette région ici en Loren tous en tête la fermeture de Gandrange et la
mort annoncée de de Florenge. Est-ce que on pourrait parler d'un échec de la politique industrielle de Nicolas Sarkozy ici en en Mazelle ? Alors, sur Gandrange, d'abord euh euh juste pour les salariés qui travaillent toujours à Gandrange, parce qu'il y a toujours 500 personnes qui travaillent à Gandrange, on n' pas tout fermé à Gandrange et il y a encore une activité à Gandrange. Ça c'est important pour les salariés qui travaillent sur Arcelormital. Rien n'est rien n n'est n'est définitif aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle nous battons, le président de la République se bat et Éric Besson en particulier sur le dossier le Cos parce que c'est bien sur ce dossier-là. Euh donc ce projet de captage de CO2 euh pour lequel nous attendons des subventions de la Commission européenne
euh qui va nous garantir euh la pérennité du site et de la sidérurgie en Laoren. Depuis quelques jours, on parle d'une d'une ultra droitation du président de la République notamment après cet entretien qu'il a accordé au Figaro Magazine. Vous en tant que député de la majorité, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est un est-ce que c'est un paris qui peut s'avérer dangereux ? Alors euh je je n'ai pas un sentiment d'ultradroitisation du de la part du président de la République. On a en revanche à l'UMP effectivement une partie quelques députés qui appartiennent à la droite populaire euh qui qui ont plutôt des idées euh beaucoup plus à droite, ce qui n'est pas mon cas. Euh moi, je fais partie de la droite sociale au côté de Laurent Voquier euh où on défend en particulier
le sujet des classes moyennes, ce qui nous paraît absolument indispensable. Euh je pense qu'il y a des sujets sur lesquels en revanche il ne faut pas il ne faut pas céder. Euh si on parle de droitisation quand on dit qu'on veut une immigration maîtrisée, alors là oui, je le je l'assume parce qu'on ne peut pas accueillir tout le monde euh si on n'est pas à même de les accueillir dans des conditions décentes. Or, ce que propose le Parti socialiste aujourd'hui, c'est de de d'ouvrir les portes, d'accueillir tout le monde et de régulariser tout le monde. Alors, c'est bien, mais qu'est-ce qu'on fait après avec ces gens ? Comment va-t-on les accueillir ? Comment va-t-on pouvoir les aider financièrement, les loger ? C'est ça la vraie question. Donc si l'immigration maîtrisait et j'ai pas
dit immigration zéro, c'est pas du tout l'idée mais une immigration si une immigration maîtrisée c'est l'ultradroisation alors là je l'assume. Oui. Ma dernière question à grand-mère, vous êtes donc député de la 9e circonscription de Moselle, député majorité présidentielle. Ces derniers temps à l'UMP, il y a eu plusieurs polémiques, notamment plus dernièr dernièrement Christian Vanest qui a eu des propos à caractère homophobe. Vous condamnez ces propos ? Ah oui, clairement, sans aucune hésitation et je salue le la décision du parti de lui retirer l'investiture au prochaines élections législatives. Le bureau de l'UMP se réunira mercredi prochain pour décider de sa sortie du parti. Je je condamne clairement ces propos qui ne correspondent pas encore une fois à nos
valeurs et et je trouve tout à fait normal qu'ils soi exclus du parti. Je vous remercie d'Avirus.
Anne Grommerch