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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 29 août 2025 8 minFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesNumérique

Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Chancelier allemand Friedrich Merz depuis Brégançon.

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « nous avons lancé ensemble une nouvelle page de la relation franco-allemande, cette volonté d'avoir un réflexe franco-allemand, de lancer des projets nouveaux »
  • 0:50Emmanuel MacronFait
    « une Europe plus compétitive, plus productive, la simplification de beaucoup de réglementations »
  • 1:30Emmanuel MacronFait
    « une Europe qui tient sa position géopolitique dans le conflit en Ukraine face à la guerre d'agression lancée par la Russie »
  • 1:50Emmanuel MacronFait
    « une Europe qui regarde aussi en face ces défis et qui a décidé de se réarmer pour assurer sa protection »
  • 4:10Friedrich MerzFait
    « la guerre que la Russie continue de mener contre l’Ukraine »
  • 4:30Friedrich MerzFait
    « nous essayons également d’accompagner et de soutenir étroitement la Commission européenne dans sa démarche vers une véritable simplification administrative en Europe »
  • 5:10Friedrich MerzFait
    « tout ce que nous entreprenons ici se fera en coopération avec eux au sein de l’Union européenne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, Mesdames et Messieurs. Je suis très heureux de recevoir Monsieur le Chancelier aujourd'hui, après le moment que nous avions eu à la fois de travail et de convivialité, [INAUDIBLE] en juillet dernier, aujourd'hui au Fort de Brégançon et à Toulon demain pour un Conseil des ministres franco-allemand et un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité. Et ce que je veux vous dire ici, c'est qu'au fond, dès le mois de mai dernier, nous avons lancé ensemble une nouvelle page de la relation franco-allemande, cette volonté d'avoir un réflexe franco-allemand, de lancer des projets nouveaux.

Et le travail qui a été conduit par nos équipes, l'intensité de nos rencontres depuis lors permet, à l'occasion du Conseil des ministres de demain, d'avoir huit documents stratégiques qui seront partagés, endossés, d'avoir aussi une vingtaine de projets phares, c'était ce que nous voulions d'ailleurs dès nos discussions du printemps dernier, et de pouvoir avancer très fortement. D'abord, parce que c'est bon pour nos deux pays, pour nos deux économies. Qu'il s'agisse de l'industrie, de la technologie, de la recherche, du quantique, de l'intelligence artificielle ou de l'industrie de défense, il y a énormément de domaines dans lesquels nous allons ensemble bâtir des projets nouveaux, avec des clauses de rendez-vous d'ailleurs dès le mois prochain, qui vont scander les prochains mois de l'agenda bilatéral.

Ensuite, parce qu'ensemble, nous voulons impulser une dynamique encore plus forte pour notre Europe : une Europe plus compétitive, plus productive, la simplification de beaucoup de réglementations. C'est pour nous un agenda absolument clé. Et je dois dire que par le travail des dernières semaines, on a beaucoup fait converger les positions franco-allemandes.

Et dès qu'il y a un désaccord entre l'Allemagne et la France, vous le savez, l'Europe prend plus de temps. Dès qu'on est parfaitement d'accord, les choses peuvent...

Ça n'est pas une condition totalement suffisante, mais c'est la condition nécessaire. Et je veux remercier nos équipes et nos ministres parce que sur beaucoup de sujets attendus, nous allons avancer. Et vraiment, ce Conseil des ministres est pour moi un tournant.

Et puis enfin, il y a le travail que nous menons ensemble. On l'a encore montré cet été en allant ensemble il y a quelques jours, d'abord hier, en Moldavie pour défendre l'Europe à ses frontières, des élections libres et l'idée européenne devant une foule qui nous a beaucoup impressionnés. Et puis c'est aussi le travail que nous menons et que nous avons conduits ensemble au mois d'août à Washington.

Je crois que le couple franco-allemand aujourd'hui est parfaitement aligné pour justement avoir une Europe plus forte en matière économique, commerciale, monétaire, mais aussi avoir une Europe qui tient sa position géopolitique dans le conflit en Ukraine face à la guerre d'agression lancée par la Russie, et une Europe qui regarde aussi en face ces défis et qui a décidé de se réarmer pour assurer sa protection. Voilà, je ne veux pas être plus long ici, mais pour vous dire que tout le travail qui a été conduit par nos équipes pour le Conseil des ministres franco-allemand et le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité de demain va nous permettre d'avoir des résultats très importants pour l'agenda bilatéral européen et pour nos positions internationales. Et je veux remercier Monsieur le Chancelier et son équipe, cher Friedrich, d'être là aujourd'hui et de pouvoir aussi avoir un temps de discussion plus libre et stratégique sur beaucoup de dossiers du moment.

Merci. D'abord, Monsieur le Président, cher Emmanuel. Merci pour l'invitation ici, à cette place.

C'est merveilleux, c'est une grande place, donc merci pour ça. Pour nous, c'est un grand honneur d'être ici à cet endroit. Ça fait longtemps que tu as invité des chefs de cabinet ici, c'est pourquoi c'est un honneur exceptionnel pour nous d'être ici.

Et c'est surtout une preuve que l'amitié qui nous unit, entre la France et l'Allemagne, mais aussi entre nous deux, toi et moi, c'est vraiment un grand honneur. Merci pour ça. Permettez-moi de poursuivre en allemand.

Nous nous retrouvons en France à l’occasion des consultations gouvernementales franco-allemandes, de la rencontre des deux cabinets demain et aujourd’hui, pour un entretien préalable entre le président Macron et moi-même ainsi que nos plus proches collaborateurs. Nous souhaitons préparer la rencontre de demain. Mais ce soir, nous voulons aussi reparler ensemble des grandes questions de notre époque, car il y a certaines tâches que nous ne pouvons résoudre qu’en commun.

Cela inclut malheureusement la guerre que la Russie continue de mener contre l’Ukraine. Nous devons à nouveau nous pencher aujourd’hui sur ce sujet, et ce dans le contexte du fait qu’il n’y aura manifestement pas de rencontre entre le président Zelensky et le président Poutine, contrairement à ce qui avait été convenu la semaine dernière entre le président Trump et le président Poutine, alors que nous étions ensemble à Washington. Mais la politique étrangère et de sécurité ne doit pas être le seul thème abordé.

Nous voulons également discuter de manière approfondie de la coopération économique entre l’Allemagne et la France. Je me réjouis beaucoup que nous nous soyons déjà rencontrés au printemps à Berlin et que nous ayons également préparé quelques projets dont nous voulons discuter ensemble. L’Allemagne et la France jouent un rôle central au sein de l’Union européenne, sur ce continent européen.

Nous essayons également, au sein de l’Union européenne, de poser ensemble des jalons et de faire avancer certains projets. Nous essayons également d’accompagner et de soutenir étroitement la Commission européenne dans sa démarche vers une véritable simplification administrative en Europe. Nous pouvons faire beaucoup au sein de nos États membres, mais si l’Union européenne elle-même n’est pas prête à s’attaquer sérieusement à la diminution de la bureaucratie, nous n’y parviendrons pas au niveau national.

Nous devons donc unir nos forces pour faire avancer les choses. Mais nous ne sommes pas seuls non plus au sein de cette Union européenne. Nous veillons aussi à tenir pleinement compte de nos partenaires et des États membres de l’Union européenne.

En tant que chancelier allemand, j’attache une grande importance à l’amitié franco-allemande. C’est un pilier, c’est un fondement de l’Europe. Mais il y a encore 25 autres États membres dans l’Union européenne, qui nous regardent et qui peuvent être sûrs que tout ce que nous entreprenons ici se fera en coopération avec eux au sein de l’Union européenne.

Ce n’est qu’ainsi que nous serons vraiment forts. Et que l’Europe pourra se positionner comme un acteur mondial. Au cours des dernières années, nous avons réalisé beaucoup de choses, mais certaines restent encore à accomplir.

Et c’est sur cela que nous devons maintenant travailler. Les évolutions mondiales démontrent à quel point il est crucial que nous soyons un acteur de taille sur la scène internationale, économiquement, politiquement et en matière de sécurité. Et c’est exactement sur cela que nous concentrons nos efforts.

Je suis très heureux que nous ayons la possibilité de le faire ce soir, dans ce lieu splendide. Brégançon est un endroit très renommé et apprécié, y compris en Allemagne. Et le fait que le président de la République française ait choisi un tel lieu comme résidence d’été est tout simplement estimable.

Et nous nous réjouissons de pouvoir être présents ici. Merci beaucoup. Merci, messieurs-dames.

On donnera une conférence de presse demain après le Conseil des ministres franco-allemand. Merci.